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Les actualités à Madagascar du Mardi 23 Février 2021

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Manasé Bezara ancien ministre : « Madagascar est devenu un Etat très centralisé »

L’ancien sénateur et ex-ministre de la Décentralisation, Manasé Bezara, a procédé à une enquête portant sur 110 individus dont 5 par région. Il en est ressorti que 71 enquêtés ont répondu que « Madagascar est devenu un Etat très centralisé ». Il estime ainsi que « nonobstant les nombreux discours autour du sujet, cette culture politique où l’identité de chaque région devrait s’affirmer dans un esprit de mutuelle estime, de respect réciproque et de tolérance, est restée floue. Alors que la gouvernance pourrait, non seulement aider à vivre la complémentarité, mais surtout gérer les contradictions voire apporter des réponses durables à certains défis de notre société ». Et d’enchaîner que « en réalité, une gouvernance décentralisée exige une répartition différente du pouvoir, voire une notion différente et, c’est là le point de difficulté. Car, il est naturel que les lobbies centralisateurs se dessaisiront difficilement d’une prérogative qui leur a toujours accordé, puissance, richesse et honneur. Profitant de la timide volonté politique ambiante à décentraliser de l’Etat, ils lissent les pentes pour déconstruire les stratégies de partage de pouvoir. Par compensation, ils adoubent ensuite ensemble une décentralisation de façade, ces genres de slogan attrape-nigaud utile en période de campagne électorale. Concernant les Faritra, la décentralisation n’est pas un fruit à cueillir, c’est un champ à cultiver, un processus long et méthodologique ». Il pense, par ailleurs, qu’« une voie vers une décentralisation réussie réclame aux habitants une mise en ressources de leurs valeurs en matière de savoir et de qualités humaines ».

Recueillis par Dominique R.

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Lu pour vous : Les pépites de « Tradition et dynamique sociale à Madagascar »

« Tradition et dynamique sociale à Madagascar », un ouvrage qui pourrait guider chercheurs, culturalistes voire cinéastes.

« Tradition et dynamique sociale à Madagascar », porte un éclairage de 424 pages sur la société malgache à travers un regard scientifique sur des thématiques riches et suscitant la curiosité. Édité par l’Institut d’études et de recherches interethniques et interculturelles en 1978, ce document recèle le travail minutieux, c’est peu de le dire, de plusieurs universitaires.

En onze grands chapitres, les écrits brassent les phénomènes économiques, comme « Une enquête sur l’emploi à Madagascar » mais aussi sociaux comme « Ambositra. Structure sociale d’une petite ville malgache ». Des phénomènes politiques comme dans le chapitre « Aux origines de l’administration malgache ». Et enfin, des chapitres abordant la culture avec « Histoire des ancêtres Antemoro–Anteony » dont le corpus a été d’une rareté inestimable.

Le chercheur, Jacques Philippe Rombaka, qui l’a rédigé a, en effet, eu droit aux « Volomposa » et « Ilovango », des manuscrits sacrés datant d’au moins cinq siècles. Ils conserveraient les transcriptions de l’histoire par des scribes de ce groupe humain, de ses contacts avec d’autres.

Il est ainsi étonnant de constater que l’origine de Ramakararo, le premier « ancêtre » était d’Ephèse en Asie mineure. Ce roi a migré avec son groupe, composé d’islamisés sous ses ordres et son sabre, à Madagascar. Emmenant avec eux la religion islamique et surtout l’écriture. Dans son escorte se trouvaient entre autres des Antalaotra dont les origines étaient de Séville en Espagne et des Hova issus des Zouaves venant de la tribu Kabyle d’Algérie. Bref, un chapitre riche tout comme les autres d’ailleurs.

Recueillis par Maminirina Rado

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Bourses d’études : La digitalisation des paiements, confiée à Paositra Money

Les étudiants en Médecine recevront leurs bourses d’études ce jour, via Paositra Money.

Le président Andry Rajoelina est resté ferme, quant à sa décision concernant la digitalisation de la gestion des bourses d’études pour les étudiants des universités publiques. L’option Banque primaire est désormais laissée de côté. 

Les premiers paiements de bourses d’études par monnaie électronique seront lancés ce jour, pour les étudiants de l’Université d’Antananarivo. D’après les informations que nous avons pu recueillir auprès de quelques responsables proches du dossier, les étudiants en médecine seront les premiers bénéficiaires du nouveau système. Après plusieurs mois de confusion sur l’institution chargée de la digitalisation de la gestion des bourses d’études, il est aujourd’hui confirmé que le marché est attribué à la Paositra Money, le service financier de la Paositra Malagasy. A noter que le président de la République, Andry Rajoelina, a annoncé cette option depuis le mois de mai 2020. Entre-temps, des procédures contradictoires ont été initiées par le PIFM (Projet d’Inclusion Financière de Madagascar), dans le cadre du projet de modernisation des services de proximité, initié par le MEF (Ministère de l’Economie et des Finances).

Une commission de 5 millions USD. Cette affaire a éveillé un soupçon de clivage au sein du gouvernement. D’un côté, le ministre de l’Energie et des Hydrocarbures, Christian Ramarolahy – qui se chargeait auparavant de la Poste, des Télécommunications et du Développement Numérique et connaît très bien le dossier – défendait ardemment l’idée de confier la digitalisation de la gestion des bourses d’études à la Paositra Money. De l’autre, de hauts responsables au sein de l’administration qui penchaient plutôt sur le processus enclenché par le PIFM, avançaient que le marché aurait été attribué à la BNI Madagascar, suite à un appel à manifestation d’intérêt lancée le 19 juillet 2019. Selon notre source, l’enjeu majeur de la lutte concerne une commission de 5 millions de dollars US, soit environ 18,85 milliards d’ariary. Ce montant représente la prestation de la banque, pour le service de digitalisation de la gestion des bourses d’études. D’après les explications fournies, la solution Paositra Money permettrait à l’Etat de réduire considérablement ce coût et même d’éviter d’emprunter cette somme auprès des bailleurs de fonds traditionnels.

Malaise. Bien que l’Etat puisse se réjouir de ce progrès technologique à moindre coût, la question se pose, si le choix « imposé » de la Paositra Money n’a pas une incidence sur la relation avec la Banque Mondiale. En effet, outre l’annulation éventuelle de la demande de prêt de 5 millions USD, pour financer ce projet de digitalisation, le malaise entre les dirigeants malgaches et les responsables auprès de l’institution de Bretton Woods, est déjà perceptible, depuis la divergence d’opinions sur l’application ou non du tarif Optima de la Jirama. Pour l’heure, le président de la République et le gouvernement se montrent fermes, et martèlent l’importance de la souveraineté nationale, pour défendre l’intérêt du peuple malgache, avant toute chose.

Antsa R.

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EITI : Une nouvelle approche de validation

L’EITI ou Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives a adopté une nouvelle approche en matière de validation des pays ayant adhéré à cette norme internationale. Cette validation constitue une procédure permettant d’évaluer les progrès réalisés par les pays pour se conformer à cette norme visant à promouvoir une gestion ouverte et responsable des ressources extractives. Ainsi, à compter du mois d’avril 2021, ceux-ci se verront attribuer un score basé sur trois composantes à savoir, la transparence, l’engagement des parties prenantes ainsi que  les résultats et impacts. C’est le fruit de larges consultations et de délibérations approfondies, entre les membres du conseil d’administration de l’EITI représentant les pays mettant en œuvre l’EITI, la société civile et l’industrie, a-t-on appris. Il est à noter que la validation permet de recueillir les points de vue des parties prenantes et de faire ressortir leurs perceptions quant à l’efficacité et la durabilité de la mise en œuvre de la norme EITI.

Navalona R.

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Retard du paiement des bourses d’études : Université de Toamasina et ministère se renvoient la balle

Les responsables auprès du ministère de l’Enseignement supérieur ont fustigé le président de l’université de Barikadimy.

Les déclarations s’enchaînent après les échauffourées à l’université de Barikadimy. Le ministère de l’Enseignement supérieur pointe du doigt la gabegie dans la gestion des bourses à Toamasina et Conscient Zafitody accuse le ministère d’être à la recherche d’un bouc émissaire pour justifier sa défaillance.

Multirécidiviste. C’est ainsi que le secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (Mesupres), Gil Dany Randriamasitina, a qualifié les agissements du président de l’université de Toamasina, Conscient Zafitody, concernant le retard du paiement des bourses des étudiants. Un cas similaire  avait déjà été enregistré lors de l’année scolaire 2018-2019. Selon la déclaration faite par ce responsable, ce retard n’en est pas à sa première et des  malversations ont été découvertes dans la gestion de l’université après la vérification et le contrôle effectué par le ministère central. « Les étudiants redoublants ne devraient pas bénéficier de bourses, or ce n’était pas le cas. Le nombre des bénéficiaires des bourses dépasse largement le nombre des étudiants inscrits. Le ministère a déjà procédé au transfert du bordereau en juillet pour le paiement d’un mois de bourse et d’équipements; pourtant cette université a fait exprès de ne pas procéder aux paiements y afférents alors que celles de Mahajanga et Antsiranana y ont déjà procédé fin janvier», a-t-il souligné

De l’autre côté, le président de l’université, Conscient Zafitody, n’a lui non plus pas manqué de mettre les points sur les « i ». D’après lui, les allégations lancées à son encontre ne sont pas fondées. Il ira même jusqu’à dire que le ministre de tutelle, même si ce n’est pas elle en personne qui a lu la déclaration, manquait  d’éthique universitaire en étalant ces accusations infondées à la presse. « Cette affaire a fait beaucoup de bruit car une perte en vie humaine a été déplorée. Ainsi, le ministre de tutelle est actuellement à la recherche d’un bouc émissaire pour cacher sa défaillance », a-t-il souligné. Il a aussi nié en bloc les accusations à son encontre comme l’octroi de bourses pour les étudiants qui ne sont même pas inscrits. Il a par ailleurs indiqué que la clôture des inscriptions a connu un retard à cause du chevauchement des années universitaires.

Narindra Rakotobe

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Etudiants de Barikadimy : Ultimatum de 72h aux autorités pour admettre «une bavure»

La journée de marche silencieuse, en hommage à leur pair, dans les rues de Toamasina se serait soldée par une réunion entre les présidents des associations régionales.

Les étudiants de l’Université de Toamasina revendiquent que justice soit faite sur les circonstances ayant entraîné le décès de l’un des leurs. C’est ce qui aurait été le point saillant d’une réunion des présidents des associations régionales de ladite université dans l’après-midi d’hier. « Les présidents des vingt-deux associations régionales se sont réunis après la journée de marche silencieuse d’hier. Des décisions ont été prises. Les étudiants de l’Université de Toamasina donnent un ultimatum de 72 heures à l’État pour que celui-ci déclare publiquement que le tir qui a abattu notre ami n’était pas un tir de sommation et encore moins de la légitime défense mais une bavure des forces de l’ordre», avance un président d’une association estudiantine joint au téléphone qui a préféré taire son nom par peur de représailles. Notre source de révéler : « les étudiants de l’Université de Toamasina contestent la version des faits communiquée et véhiculée par les autorités. Ceux qui ont assisté à la manifestation de jeudi dernier ont certifié qu’il y a eu deux tirs à balles réelles au lieu d’un seul. Et ce n’était pas celui qui a touché la cuisse de l’un des nôtres, comme soutenu par les responsables étatiques, qui a entraîné son décès ». Outre le « démenti étatique », «les étudiants de l’université de Barikadimy exigent également le paiement de quatre mois de bourses d’études ainsi que de leurs équipements» mais surtout « la condamnation du ou des responsables des tirs à balles réelles sur des étudiants qui ont manifesté dans une enceinte universitaire ». Enfin, les étudiants « revendiquent la démission du président de l’Université de Toamasina ». «Si nos revendications ne sont pas satisfaites dans les 72 heures, il a été convenu entre les présidents des associations régionales que les étudiants reviendront à la charge », a indiqué notre source.

Solidarité. Une marche silencieuse à travers les rues de la capitale économique du pays a été organisée par les étudiants du campus universitaire de Barikadimy, hier, en hommage à leur pair qui a perdu la vie suite à la manifestation estudiantine de jeudi dernier. Vêtus de noir pour honorer la mémoire de l’un des leurs, ils ont parcouru Toamasina dans une manifestation pacifique qui a ému les observateurs. Une initiative de solidarité estudiantine face à « l’injustice qu’ils ont subie de la part de ceux qui devaient les protéger ». Et qui est survenue suite à un appel lancé vendredi 19 février dernier par des associations régionales d’étudiants. La marche silencieuse était également un message fort pour que « la vérité sur les circonstances ayant entraîné le décès de l’un des leurs éclate au grand jour ». Sur ce point précis, les autorités du pays ont affirmé vouloir mener une enquête afin d’apporter plus de lumière. Par ailleurs, des étudiants d’autres universités se sont joints à l’appel à la solidarité pour la journée de deuil d’hier. A Antananarivo par exemple, les étudiants de l’Ecole Normale Supérieure d’Ampefiloha ont également opté pour le port des vêtements sombres. Contrairement à leurs camarades de l’université de Toamasina, ils n’ont toutefois pas organisé des rassemblements ou des marches silencieuses. A l’heure où nous mettons ces informations sur colonnes, une rencontre entre les étudiants aurait dû avoir lieu à Ankatso afin de manifester la solidarité mais surtout pour définir et décider de la forme qu’allait prendre l’hommage à leur pair. A suivre.

José Belalahy

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 Toamasina : Les étudiants réclament le départ du président de l’Université

Les étudiants de l’Université de Barikadimy ont de nouveau manifesté hier. Vêtus de noir, ils sont descendus dans la rue pour faire une marche pacifique en la mémoire de l’étudiant de 22 ans, étudiant en 2e année d’économie, qui a perdu la vie, la semaine dernière, après l’échauffourée avec les forces de l’ordre. Avec une fureur toujours intacte, les étudiants réclament le départ du président de l’Université de Toamasina, Conscient Zafitody, lequel a été accusé par les manifestants d’être à l’origine de la cacophonie qui règne actuellement dans le campus de Barikadimy.

Investigation. À Toamasina, le retard du paiement des bourses f’étude a déclenché la violence qui a gagné la semaine dernière à l’Université. Le président de l’Université, qui est déjà dans une mauvaise posture après l’éclatement de l’affrontement entre forces de l’ordre et étudiants, a fourni des explications à la presse pour se dédouaner de la situation devenue polémique dans la ville. Pourtant, suite à une enquête menée dans le cadre de cet évènement, les faits sont têtus et la responsabilité de la présidence de l’Université de Toamasina ne peut être détachée aux circonstances qui ont concouru à la crise qui frappe actuellement le campus.

Janvier. Le retard du paiement des bourses aurait été évité si la présidence de l’Université avait agi dans les temps. Les différentes filières et établissements au sein de l’Université de Toamasina ont déjà finalisé les inscriptions vers la fin du mois de décembre 2020. La liste des inscrits, nécessaire pour établir une liste des boursiers, a été donc bouclée quelques temps après. Et les demandes de bourses devront être également clôturées sept jours après la fin de ces inscriptions pour pouvoir publier 20 jours après, non seulement, une liste finale des bénéficiaires des bourses, mais aussi un calendrier de paiement de ces allocutions d’études.

Face cachée. Courant mois de janvier, l’Université a donc terminé une grande partie de la procédure nécessaire pour les bourses. Mais l’Université de Toamasina aurait délibérément choisi de dépasser ce délai. Aussi, les différentes sous-commissions au niveau de tous les établissements de l’Université ont déjà terminé les réunions le 05 février dernier, pour boucler cette procédure sur le paiement des bourses d’études. Mais, la présidence de l’Université, qui aurait pu tout de suite planifier ce paiement, a décidé de prendre du temps, donc du retard. En tout cas, cette inadvertance de la présidence de l’Université de Toamasina laisse entrevoir d’autres faces cachées de la gestion du campus.

Différence. Dans les rangs des étudiants, on commence alors à soupçonner une malversation derrière la gestion de ces allocutions d’études. Puisque des anomalies sont relevées dans le montage des listes des boursiers. Notamment sur l’existence des listes qui dépassent largement le nombre des étudiants inscrits. Pour le cas de l’Université de Toamasina, une différence de près de 1.000 étudiants apparaît dans la liste des étudiants boursiers qui s’élèvent à 13.909 et les étudiants officiellement inscrits qui sont actuellement à 13.006. Pour l’Université de Fianarantsoa, le nombre des étudiants boursiers qui sont de 28.988 et ceux inscrits à 23.625 remet en surface une différence de près de 5.400 étudiants, sans parler pour autant du dépassement des étudiants inscrits par rapport à la capacité d’accueil des Universités.

Rija R.

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Andry Rajoelina : Pour le « patriotisme économique »

« Nous devons revoir nos politiques publiques », dixit le numéro Un malgache dans son intervention par visioconférence.

Le président malgache a pris part au 20e Forum Economique International sur l’Afrique qui s’est tenu hier en format numérique.

« Investir pour une relance durable en Afrique ». C’est le thème du forum qui a été organisé hier par l’OCDE avec la participation des décideurs politiques africains, des investisseurs, d’universitaires, de la société civile et des organisations internationales. Et en partenariat avec le Sénégal.

Partage d’expériences. « Je tiens à féliciter et à remercier le président Macky Sall pour son leadership et son engagement à œuvrer pour une Afrique dynamique et émergente », a déclaré d’emblée le numéro Un malgache dans son intervention. Une rencontre en ligne pour respecter les mesures barrières dictées par la Covid-19. « Les initiatives de partage d’expériences et d’échanges telles que celle-ci nous permettront de nous concerter dans la mise en place de stratégies adéquates pour faire face aux effets de la pandémie et pour relancer l’économie de l’après-Covid-19 », souligne-t-il.

Stratégies. « Le bien-être de nos populations doivent être au cœur de nos réflexions et de nos stratégies », estime le président Andry Rajoelina.  Dans sa note de présentation, l’OCDE de souligner que « les stratégies post-Covid doivent s’attaquer à deux obstacles majeurs à la croissance durable à long terme en Afrique : la dépendance vis-à-vis des marchés extérieurs et l’incapacité des secteurs économiques formels à créer suffisamment d’emplois de qualité ».

Unité Africaine. Le locataire d’Iavoloha partage l’avis de l’Organisation de Coopération et de Développement Economique (OCDE) en déclarant que « l’Afrique doit aujourd’hui capitaliser sur les enseignements de cette crise pour accélérer l’industrialisation du continent et considérer l’autonomie alimentaire, énergétique et sanitaire comme une urgence continentale et nationale. Cela, pour construire une Afrique autosuffisante et donner un nouveau souffle à la vision de « l’Afrique que nous voulons ». En trouvant ensemble des solutions permettant de se relever de la crise. Et en faisant preuve d’« Unité Africaine et surtout de patriotisme économique ».

Horizon 2023. En ce qui concerne la solution trouvée par Madagascar, Andry Rajoelina de rapporter que « nous avons ainsi décidé d’encourager et de soutenir la recherche scientifique malgache ainsi que nos chercheurs. C’est dans cette logique que nous avons mis en place en octobre 2020, l’usine pharmaceutique Pharmalagasy. Une grande fierté pour notre grande île. Le premier produit de Pharmalagasy est le CVO+ en gélule, issu de l’artemisia annua. Une plante endémique de Madagascar. Avec cette dernière, nous avons la capacité de traiter et prévenir de nombreuses maladies telles que le coronavirus, le paludisme ou la bilharziose. L’usine peut produire 32 millions de gélules par jour et nous visions à lancer à l’horizon 2023, plus d’une dizaine de médicaments qui répondront aux besoins des Malgaches ».

« Made in Madagascar ». Continuant sur sa lancée, le président de la République a fait savoir que « Madagascar doit produire localement tout ce dont les Malgaches ont besoin au quotidien ». Et de citer l’exemple du projet « One District, One Factory » qui vise à l’industrialisation de chaque collectivité territoriale décentralisée. Ou encore l’usine « Gasycar » qui aura pour ambition de fabriquer des voitures « Made in Madagascar » répondant aux normes requises. Il a aussi fait part de « la transition numérique effective à Madagascar », notamment par la mise en place de « la digitalisation de tous les services publics ». Ce qui cadre avec le Rapport de l’OCDE sur « le potentiel de la transformation digitale pour créer des emplois de qualité et réaliser l’Agenda 2063, en vue de renforcer la résilience des économies africaines face à la récession mondiale déclenchée par la pandémie de Covid-19 ».

Fracture sociale. Le président Andry Rajoelina a touché « maux » des conséquences sociales de la pandémie qui a entraîné « l’accentuation de la fracture sociale au sein des communautés ». Les moyens de subsistance des ménages, ajoute-t-il, ont été considérablement réduits par les mesures restrictives de la gestion de la pandémie. « Des mesures qui furent difficiles mais nécessaires et vitales pour la protection de la population ». Et d’indiquer que « les classes moyennes tendent à disparaître et trop de familles basculent dans la précarité totale ».

Recueillis par R.O

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Madagascar : propreté – la commune de nouveau responsable de l’assainissement d’Antananarivo

Si la propreté de la capitale a toujours été sous la responsabilité de la SAMVA, une nouvelle décision a été prise pour la commune urbaine d’Antananarivo. Le dernier conseil de ministre a décidé la dissolution de la SAMVA, au profit de la Société Municipale d’Assainissement.
La propreté de la commune urbaine d’Antananarivo sera, à partir de maintenant, à la responsabilité de la commune urbaine. Les fonctions de la SAMVA ont été transférées à la Société Municipale d’Assainissement, qui prendra en charge l’assainissement de la capitale, ainsi que les matériels, et les personnels.
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Université de Toamasina - Malgré tout, le président toujours en place

Davantage de dénonciations. Les responsables du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (MESUPRES) ont dernièrement mis à nu des malversations auprès de l’université de Toamasina. Les preuves à l’appui concernent notamment les bourses et les inscriptions pour l’année universitaire 2019-2020. Une source locale a également informé que le président de cette université a recruté près de 100 personnels administratifs et techniques, sans avoir l’aval du Conseil d’administration de l’établissement. A cela s’ajoute la vente aux enchères de quelques véhicules en bon état, destinés au personnel de l’université. D’un autre côté, le premier responsable du campus de Barikadimy est pointé du doigt pour son favoritisme. Selon les informations recueillies, son directeur de cabinet ne serait autre que son beau-frère.Une semaine après la manifestation estudiantine à Barikadimy, le président de l’université de Toamasina est toujours maintenu à son poste. Ceci malgré ses fautes répétitives, entraînant la manifestation « mortelle » des étudiants, jeudi dernier. Les responsables du MESUPRES classent ce président d’université de « multirécidiviste », tout en dénonçant une mauvaise gouvernance. Pour leur part, des étudiants ont effectué une marche silencieuse lundi dernier, entre autres pour réclamer la démission ou le limogeage dudit président. Pour rappel, ce n’est pas la première fois que le paiement des bourses se fait tardivement à Toamasina. En décembre 2019, les dossiers ont déjà été envoyés par le ministère mais le paiement n’a pu se faire qu’en mai 2020, soit 5 mois plus tard, d’après le Pr Gil Dany Randriamasitiana, secrétaire général du MESUPRES. Ce retard de paiement a entraîné une manifestation des étudiants. Il a fallu que le ministère intervienne et calme la tension, avant que le calendrier sorte…Recueillis par Patricia R.

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Diffamations envers les enfants du Président Rajoelina - Des mesures seront prises !

Vers des poursuites pénales. La publication de la Première Dame Mialy Rajoelina suite à la vidéo calomnieuse de Fanirisoa Ernaivo fait le tour des réseaux sociaux depuis lundi soir. Cette ancienne magistrate expatriée a proféré des attaques personnelles et des menaces envers les enfants et la famille du Président Andry Rajoelina en les traitant entre autres de drogués. Bien que l’épouse du Chef de l’Etat n’ait pas évoqué des poursuites envers l’auteur de ces insultes et diffamations envers ses enfants, une source digne de foi a confié que « des mesures seront prises incessamment ». Les injures et diffamations publiques sont passibles de sanctions pénales jusqu’à 5 ans d’emprisonnement et des amendes jusqu’à 100 millions d’ariary, selon l’article 20 de la loi sur la cybercriminalité. Le Code pénal souligne également des peines conséquentes.La Première Dame n’a pas caché sa colère, à travers sa publication sur Instagram laquelle est partagée par les internautes. «Tant de fois je me suis tue, non pas par faiblesse mais par sagesse et dignité. Je ne voulais pas m'abaisser à répondre à tous ces coups, ces insultes, ces diffamations, ces méchantes calomnies mensongères et gratuites que j’ai encaissés depuis. Tout simplement parce qu’on me dit que ça fait partie de la "politique". Mais aujourd'hui, je décide de sortir de mon silence…», a-t-elle publié.Non aux violences«…Mais qui est cette femme qui s'acharne à déverser ses propos haineux et diffamatoires sur mes enfants sur les réseaux sociaux ? Mais qui est-elle pour se permettre de proférer ses menaces ? Mais pour qui se prend-elle pour cracher ainsi son venin en traitant gratuitement mes enfants de drogués ? Je n'accepte plus de me faire insulter. Je n'accepte pas qu'on bafoue la dignité de ma famille. Je suis une maman qui a toujours élevé dignement ses enfants et qui continue à le faire. Je n'admets pas que cette femme que je ne connais ni d'Adam ni d'Eve vienne juger ma façon d'éduquer mes enfants », s’est exprimée Mialy Rajoelina dans son compte Instagram. « Que chacune s'occupe d'élever ses enfants comme bon lui semble mais qu'on arrête les propos haineux et les jugements infondés sur mes enfants. D'une maman outrée qui dit non à toutes ces violences qu'on nous fait subir ", ajoute la Première Dame, avant de signer la déclaration. Faut-il rappeler que la Première Dame, à travers l’association Fitia, a déjà mis en garde ceux qui créent des comptes « Fake » de ses enfants sur Facebook. A part le Président Andry Rajoelina, sa femme et ses enfants n’y sont pas alors que des comptes portant leurs noms restent actifs. Les services de la cybercriminalité auprès des Forces de l’ordre suivent de près cette affaire…L.R.

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Chose due !

« Chose promise, chose due ! » Naina Andriantsitohaina, le maire élu de la Ville des mille, concrétise ses promesses de campagne. A l’image du numéro Un du pays, Andriantsitohaina tient lui aussi à honorer ses engagements.Le mercredi 17 février, le maire Andriantsitohaina, d’une part, le directeur général de l’Easy-Park, de l’autre, signèrent le document relatif au transfert des compétences à la gestion des parkings de la Capitale.  En effet, lors de son tout premier discours en sa qualité de candidat, Naina  annonça pour ses premiers mots qu’il résiliera le contrat avec Easy-Park en cas de victoire. Et nous y voilà !Easy-Park, dès le début de sa mise en service, créa des vagues de contestations. Indésirable de par son mode opératoire révoltant, Easy-Park provoqua l’ire. L’opinion dénonça la gestion des parkings de Tanà par une société privée qui ne veut que démultiplier le gain au détriment des concitoyens. Les dirigeants de la CUA, de l’époque, n’avaient rien à cirer des tracas subis par les usagers. Naina Andriantsitohaina, bien conscient du mal, s’engageait en premier lieu à mettre fin l’indésirable contrat. Et c’est fait ! Mais, d’autres points de promesses attendent incessamment la concrétisation du moins la finalisation. Pour ne citer entre autres que les plus urgents. L’assainissement de la ville, un gros paquet auquel la nouvelle équipe doit s’atteler urgemment. Le ramassage régulier et continu des ordures, les curages des dalles et les conduites d’eaux usées en particulier dans les bas-quartiers s’imposent et exigent un programme bien établi et suivi. Objectif à terme, radier du paysage urbain les flaques d’eau dès la moindre pluie. En passant, où en est-on sur le transfert de tutelle du SAMVA du ministère de l’Eau à la CUA ? Plus d’un s’interrogent y a-t-il un ou des blocages ? Partout ailleurs, la gestion de l’assainissement de la ville relève de la compétence directe de la Mairie. On doit trouver les voies et les moyens à remédier cette aberration qui a trop duré !Les bouchons qui créent des tensions à tout le monde empoisonnent la vie quotidienne. La Police de la Commune en double avec la Police nationale doit être présente de façon permanente dans les parages des points noirs pour assurer la fluidité de la circulation. C’est anormal et illogique d’avoir deux « polices » dans la ville alors que l’on vit dans le bordel et l’anarchie ! L’organisation des marchés, formels et informels, demande à Naina des actes concrets et efficaces. Les mots d’ordre, « Le marché pour les marchands, la rue pour les voitures et les trottoirs pour les piétons » ne doivent pas rester un vœu pieux.Les réparations des routes de la capitale qui sont pour la plupart en état de délabrement avancé requièrent un plan de travail sérieux et bien élaboré. Les opérations « tip-top » sont à bannir !L’éclairage de la ville surtout dans les ruelles des quartiers où les bandits sévissent au quotidien est aussi un axe prioritaire.  La sécurisation de la population en dépend étroitement.Certainement, beaucoup de ces points urgents cités en haut sont déjà en cours de chantier, il faut veiller aux réalisations finales.Toujours disposé à traduire en actes ses engagements compris dans le « Veliranon’Iarivo », Naina Andriantsitohaina n’entend jamais décevoir Antananarivo.Ndrianaivo

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Paiement des bourses à Ankatso - La carte électronique fait son entrée !

Fini les longues files d’attente ou encore les étudiants « fantômes » qui continuent de percevoir le fonds mis à disposition par l’Etat à tous les étudiants actifs. La grande avancée technologique, inscrite dans le cadre de la digitalisation à l’université Ankatso, porte particulièrement sur le paiement des bourses d’études via une carte Visa multifonctionnelle. Effectivement, à partir de ce mois de mai, une carte d’étudiant électronique va être délivrée progressivement à tous les 40 000 étudiants inscrits à Ambohitsaina. « En partenariat avec la BOA, des distributeurs automatiques de billets seront installés au sein de l’université d’Antananarivo à partir desquels les étudiants vont retirer les espèces. En plus, Paositra Money, la plateforme de services financiers en ligne comprenant les services de transfert d’argent et de paiement électronique, demeure également une autre option pour les étudiants dans le cadre de ce projet », a expliqué une source auprès de la Présidence de l’université d’Antananarivo. Faut-il rappeler que les critères des étudiants non-boursiers s’appliquent particulièrement aux étrangers et à ceux qui travaillent tout en poursuivant leurs études. Il en est de même pour les étudiants ayant triplé à titre dérogatoire. « L’université nous a demandé de se présenter ce vendredi avec une photo d’identité et notre carte d’identité nationale. Avec les quelques informations qui nous ont été fournies, ce projet nous parait très promettant. Déjà qu’il nous évite des longues procédures administratives, je suis certaine qu’il va œuvrer à instaurer le campus numérique tant convoité », s’est réjouie une étudiante en Master au Domaine des Arts, des Lettres et Sciences humaines. Mobilisée depuis hier au niveau de la Faculté de médecine, une équipe formée par l’université d’Antananarivo, les associations des étudiants et la « Paositra Malagasy » procède à la réception des dossiers et la saisie des bases de données. Suivant le calendrier de mise en place de la digitalisation, l’université d’Antananarivo, soutenue en grande partie par la Présidence de la République, en collaboration avec cette entreprise spécialisée en services postaux sur tout le territoire, dispose d’une semaine pour réunir toutes les informations des étudiants auprès des écoles supérieures et Facultés.  Toute une opération administrative et financière…Selon le Professeur Mamy Raoul Ravelomanana, président de l’université d’Antananarivo, le lancement de la digitalisation à Ambohitsaina représente un signe d’évolution technologique pour une amélioration de la comptabilité, entre autres. Effectivement, toutes les opérations administratives voire financières s’effectueront à travers une carte Visa multifonctionnelle. Il s’agit d’une nouvelle fiche individuelle numérique comprenant le cursus universitaires d’un étudiant, la Faculté où il est inscrit, ses débuts dans les études supérieures, ses relevés de note, sans oublier d’autres informations relatives à son parcours à l’université et qui sont consultables à tout moment. A ces utilisations s’ajoutent les téléchargements, l’accessibilité à la bibliothèque universitaire et aussi à des bibliothèques virtuelles, mais surtout le paiement des bourses. Tout cela sera réglé grâce à la carte d’étudiant électronique, actuellement en cours de conception, a expliqué le Professeur Gil Dany Randriamasitiana, secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (MESUPRES). Et d’ajouter que : « Outre la transparence, nous nous sommes lancés dans la digitalisation afin d’accélérer le traitement des dossiers et de renforcer les suivis budgétaires », a-t-il accentué. K.R.

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Meurtre barbare d’une adolescente à Fénérive-Est 
- Trois suspects jetés en prison


Le 5 février dernier, des voyous ont enlevé puis assassiné de façon inhumaine la prénommée Gracia, une jeune fille de 14 ans résidant à Fénérive-Est. Cependant, la section de recherche criminelle ainsi que la Brigade de gendarmerie de cette ville
n’ont pas croisé les bras. Sitôt informées, elles ont poussé leurs recherches jusqu’à ce que celles-ci aient débouché sur le résultat tant attendu. Le 19 février dernier, le funeste trio fut déféré au Parquet puis placé sous mandat de dépôt. 
Le 9 février dernier, les gendarmes ont découvert l’adolescente, ou plutôt son cadavre qui est déjà en état de décomposition avancée dans un secteur boisé du quartier d’Andreba, Commune d’Ambodimanga, dans le District de Fénérive-Est.
En approfondissant leur investigation, et en analysant le corps, les enquêteurs, en s’appuyant sur les résultats de cette analyse, ont pu déduire que la victime a été violée avant qu’on l’ait assassinée. De son côté, ses proches ont soupçonné un jeune homme comme étant à l’instigation du forfait. Le suspect fut alors arrêté, et a été aussitôt soumis à un interrogatoire. Effectivement, le concerné a fait l’aveu. Mieux, il a dénoncé ses deux complices.
Tous ont avoué leur crime. Le 13 février dernier, les dénommés S. et B.C ont été arrêtés. Pendant leur interrogatoire, ces derniers ont reconnu les faits. Pourtant, ils doivent encore purger leur peine à la prison de Fénérive-Est. Or, ils bénéficient d’un régime particulier les autorisant à quitter provisoirement leurs cellules de détention et se présenter à la prison tous les vendredis.De son côté, la Gendarmerie, bien qu’elle se montre solidaire avec la Justice, déplore toutefois que certaines procédures de detention des auteurs de crimes sont à remettre en question. Et pour cause, la mise en liberté conditionnelle de certains criminels est parfois lourde de conséquence pour l’ensemble de la société. La Gendarmerie s’interroge donc sur ces conditions de mise en liberté provisoire, car à sa connaissance, les criminels, qui sont en majorité des multirécidivistes, ne devraient pas avoir le droit d’en bénéficier. Matière à réflexion !Franck R. 

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Nouvelle tarification de la JIRAMA - « Son application reportée et non suspendue pour de bon », dixit le...

Préservation de la population malagasy. Depuis le mois de janvier dernier, la nouvelle grille tarifaire de la JIRAMA n’a pas cessé de faire des siennes, tant au niveau des abonnés de la compagnie d’eau et d’électricité qu’au niveau des autorités publiques et des partenaires techniques et financiers. Face aux différents rebondissements, le ministre de l’Economie et des Finances (MEF), Richard Randriamandrato, s’est voulu rassurant, surtout en ce qui concerne les relations actuelles avec la Banque mondiale, hier, lors d’une rencontre avec la presse. « Ce n’est pas la première fois que des situations de ce genre se présentent. Nous pouvons avoir des sujets de discorde. Mais cela ne nous empêche en aucun cas de collaborer. Le manque d’échange d’informations et de notes entre la JIRAMA et la Banque mondiale a été la principale source de dilemme, notamment concernant les décisions prises au niveau du Gouvernement. Nous y avons remédié. Des séances de discussion ont été organisées pour ce faire. Ainsi, il a été expliqué que l’application de la nouvelle grille tarifaire est juste reportée et non suspendue de manière définitive. Cette période post-Covid n’est pas un moment opportun pour cela, vu que la grande majorité des ménages malagasy rencontrent aujourd’hui de grandes difficultés financières », a-t-il expliqué. Cette bonne relation avec l’institution financière, d’après les informations diffusées par le MEF, se reflète par la préparation d’ores et déjà d’un nouveau programme de financement : le Programme contre-résultats (« P for R »). La semaine dernière, une lettre de l’Institution de Breton Woods adressée au ministère de l’Economie et des Finances a remis en cause la correction des factures exorbitantes réalisée par la JIRAMA, suite aux directives du Conseil des ministres du 20 janvier dernier. En se basant sur les analyses sommaires de ses experts, la Banque mondiale estime notamment que la mise en œuvre de ces ajustements temporaires par la Direction générale de cette société d’Etat « mènera à des pertes de revenus très conséquentes, tout à fait incompatibles avec les objectifs de son aide budgétaire ». Elle a ainsi demandé à la JIRAMA de lui fournir une analyse détaillée de la situation afin de lui permettre d’évaluer si ces actions correctives empièteraient sur l’accord de financement établi en juillet 2020. La Banque mondiale est allée jusqu’à remettre en cause le financement en question. En tout cas, d’après les propos du ministre, tout est réglé en bonne et due forme. L’évolution de la situation est quand même à suivre de près.  Rova Randria

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Stade Barea - Les travaux avancent à un rythme satisfaisant

L’avancée des travaux du stade Barea suit un rythme fulgurant. Aucun passant ne pourra remarquer les changements à l’intérieur du chantier. Notamment, les armatures métalliques érigées à une hauteur de 36 m et qui pèsent entre 16 et 21 tonnes, derrière la tribune centrale.  Les responsables étatiques auprès de la Présidence de la République et des ministères ont effectué la réception technique et l’approbation de la qualité des travaux cette semaine. Des plaques perforées en aluminium, qui feront office de décoration, seront accrochées sur les armatures métalliques lesquelles revêtiront le gradin et la tribune, qui seront ornés des lumières multicolores à la fin des travaux.Pour l’intérieur de la tribune, des ouvriers passent au carrelage et à la peinture des piliers et les différents compartiments ainsi que les couloirs. Tandis que d’autres procèdent à la pose des tuyaux d’aération et des réseaux électriques. Concernant la pelouse, elle est prête à recevoir le premier match que le stade Barea abritera. Il faut rappeler que le comité exécutif de la fédération malagasy de football s’est déjà réuni la semaine dernière pour déterminer le stade qui abritera le dernier match qualificatif des Barea contre le Niger le 30 mars. Les membres ont prévenu que cette rencontre se déroulera soit au stade Barikadimy de Toamasina soit au stade de Vontovorona. Effectivement, le suspense reste entier sur la tenue de cette rencontre au stade Barea Mahamasina.Elias Fanomezantsoa

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Musique : Kanna Jihe en résidence artistique cette semaine

Kanna Jihe, deux guitares, une basse, une batterie, et une voix résolument Beko.

Jamais le rock n’a sonné aussi malgache qu’avec Kanna Jihe. Bien de groupes de rock locaux ont tenté de combiner le rock avec des rythmes malgaches, mais les résultats laissaient toujours un peu perplexe. Peut-être parce qu’on voulait forcer une formule qui n’était pas forcément compatible. À l’écoute de “Sefo”, le premier single de ce groupe mélangeant “Beko” à des riffs hard-rock, force est de constater que le son qui en ressort est parfaitement cohérent. Ce qui n’est pas étonnant lorsqu’on sait que le hard rock vient du blues et que le blues lui-même est une musique d’incantation plaintive, tenant ses origines du continent africain. Le “Beko”, manière traditionnelle de chanter des “Antandroy”, et le rock sont donc liés quelque part dans la forme et dans le fond.

Kanna Jihe. Le nom de cette formation vient des sous genres musicaux tirés du “Beko”. Le “Kanna” est le mot employé pour désigner le rythme utilisé dans les villages d’Amboroneoky, et “Jihe” désigne le chant de rue dans la culture “Anrandroy”. Les cinq membres du groupe étant des adeptes de rock, l’idée de fusionner les genres est venue presque naturellement. L’objectif étant de conserver et de promouvoir le style musical traditionnel en la fusionnant avec des genres plus populaires. Pour la petite histoire, le groupe s’est formé en 2017 quand Rado (guitariste) et Lôlô (chanteur) ont commencé à travailler sur le titre “Sefo”. Sans ambition professionnelle au départ, le résultat inattendu de cette première maquette a poussé les trois autres musiciens (Ragé, Dourax, et Beback) à rejoindre l’aventure et à envisager la scène. Ce qui a été fait lorsque Mampiray a décidé de manager Kanna Jihe.

Un EP est prévu pour bientôt. Cette semaine, Kanna Jihe part en résidence artistique à Antsirabe dans le cadre de la préparation d’un album EP. Après quelques jours de travail intense, le groupe assurera à l’Alliance Française d’Antsirabe un concert de restitution de la résidence, le vendredi 26 février 2021 à partir de 20h. Tout ceci se fera sous l’oreille bienveillante du sixième membre du groupe qui ambitionne de rendre plus professionnelle la manière de faire de la musique à Madagascar. Ce qui est louable quand on sait que les rares productions musicales effectuées dans les règles de l’art sont ici, assurées par des structures étrangères. En attendant, le public peut déjà se préparer à accueillir cet objet musical non identifié signé par Lôlô et sa bande [non pas le Lôlô sy ny tariny,  mais Kanna Jihe].

Anja RANDRIAMAHEFA

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Miara-manonja : Prise de mesures en vue pour « incitation à la haine »

La préfecture maintient la vigilance dans la ville d’Antananarivo et annonce des mesures à l’encontre de l’émission « Miara-manonja ».

Des mesures seront prises à l’encontre de l’émission « Miara-manonja », a annoncé le préfet de police d’Antananarivo, Angelo Ravelonarivo. L’émission est accusée d’« incitation à la haine et trouble à l’ordre public », poursuit-il. Cette déclaration de la préfecture risque de réduire davantage la marge de manœuvre de l’émission et, par ricochet, de l’opposition qui a beaucoup misé sur l’influence de cette production pour mobiliser ses partisans. Samedi dernier, celle-ci a déjà subi les revers des moyens déployés par l’Etat qui la contraint d’avorter la mobilisation en vue de la tenue d’un rapport parlementaire sur la Place du 13 mai.

Critiques. Près de 3.000 éléments de l’état-major mixte opérationnel suffisamment équipés ont été mobilisés durant la journée de samedi. Un dispositif impressionnant qui a attiré la foudre des critiques les plus acerbes de l’opposition qui y voit une mesure digne d’une « dictature ». Pourtant, il s’agit de la mise en œuvre d’une « mesure légale dans le cadre de la police administrative » se défend le préfet de police d’Antananarivo. C’est « un acte préventif et non répressif », a soutenu Angelo Ravelonarivo pour répondre à l’accusation de l’opposition.

Nouvelle stratégie. Les autorités n’ont pas hésité à partager leur réjouissance après la journée de samedi dernier. « Aucun affrontement n’a eu lieu, ni une perte de vie humaine n’a été enregistrée », a affirmé le général Andry Rakotondrazaka, commandant de la circonscription régionale de la gendarmerie nationale à Antananarivo. Pourtant, dans le camp de l’opposition, on compte changer de fusil d’épaule après l’événement de samedi. Sur les ondes de « Miara-manonja », le député Fidèle Razara Piera a toujours rassuré ses partisans qu’une nouvelle stratégie sera adoptée pour « lutter contre la dictature qui s’installe ».

Consignes. L’opposition ne compte pas lâcher prise. Mais les députés restent toutefois silencieux sur les nouvelles options qu’ils tenteront pour essayer de tenir en haleine le régime. Samedi dernier, ils ont déjà appelé le ralliement de leurs partisans pour les « prochaines étapes » de leur démarche. « Il faut dès à présent suivre les consignes sur les ondes de Miara-manonja et les réseaux sociaux », a annoncé hier le député Fidèle Razara Piera. Quoiqu’il en soit, la manifestation politique sur le centre-ville « ne sera pas autorisée », a averti déjà le général Andry Rakotondrazaka.

Rija R. 

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SAF/FJKM : Des appuis aux 1 500 ménages victimes du “kere”

Chaque ménage bénéficie mensuellement d’un sac de 50kg de riz et d’une somme de 75 000Ar, pendant cinq mois.

L’Eglise de Jésus Christ à Madagascar (FJKM) ne ménage pas ses efforts pour venir en aide à la population dans la partie sud de la Grande île, qui est victime du “kere” en raison de la sécheresse frappant cette région.

C’est par le biais de son département en charge du développement, le SAF/FJKM, qu’elle intervient, en mettant en œuvre le projet AVANA (Asa Vonjy Aina ho an’ny Noana any Atsimo) au profit de ces victimes de la famine. Ce projet qui s’étale sur cinq mois, soit du 1er novembre 2020 au 20 avril 2021, est financé par Canadian Foodgrains Bank et World Renew. L’objectif consiste à appuyer 1.500 ménages touchés par le problème de malnutrition, issus des dix-sept “fokontany” dans la commune rurale de Berano Ville, district d’Amboasary Sud, dans la région Anosy. Il compte en tout environ 9.000 personnes bénéficiaires dans cette zone qui a été fortement affectée par la famine dans le Sud de Madagascar.

Aide d’urgence. Dans le cadre de la mise en œuvre du projet AVANA, le SAF/FJKM distribue mensuellement la somme de 75.000 Ar et un sac de 50kg de riz à chaque ménage, et ce, pendant cinq mois. En outre, celui-ci est doté de chèvres ou de moutons ainsi que de semences de maïs ou de lentille pour qu’il puisse relancer les activités d’élevage de petits ruminants et d’agriculture. Une forte délégation conduite par le Président de la FJKM, le Dr Irako Andriamahazosoa Ammi, s’est rendue sur place tout récemment pour distribuer des vivres au profit de ces ménages bénéficiaires. « Nous remercions Dieu car nous avons pu vous rendre visite à Amboasary Sud tout en apportant une assistance servant à faire face à ce problème de malnutrition, et ce, par le biais du SAF/FJKM. L’église travaille également en étroite collaboration avec le synode régional Ambovombe Kristy Ranovelona, qui vient en aide aux victimes grâce aux actions de solidarité menées par les fidèles. Cela témoigne que nous sommes tous unis. Nous vous apportons cette aide d’urgence tout en prêchant l’évangile. En outre, la FJKM encourage et prie toujours pour la population victime du kere dans le Sud », a exprimé le Pasteur Irako Andriamahazosoa Ammi, lors de la remise officielle de ces vivres dans la commune de Berano Ville.

Autonomie de développement. Par ailleurs, ce département chargé du développement de l’église protestante réformée, a mis en place des associations villageoises d’épargne et de crédit dénommée « VOAMAMI » ou bien groupes VSLA (Village Saving Loan Association), dans sa zone d’intervention. Les communautés vulnérables, surtout les femmes, sont ainsi sollicitées à créer ce groupe VSLA composé de quinze personnes en moyenne. Les membres de chaque groupe déposent une épargne et peuvent emprunter chaque mois. Le remboursement se fera dans trois mois moyennant un taux d’intérêt de l’ordre de 10%. En revanche, ils se réunissent toutes les semaines pour que le secrétaire de séance puisse présenter le rapport d’activité du groupe. Il est à noter que 52 groupes VLSA sont maintenant opérationnels. La mise en place de ces associations villageoises d’épargne et de crédit permettra à la population victime du kere dans le Sud de faire face à une période difficile tout en ayant une autonomie de développement. Ce qui contribue également à éviter sa dépendance à l’assistanat. Il est à noter que les ménages bénéficiaires ont reçu des formations en matière de conduite d’élevage, de techniques culturales performantes et de gestion communautaire de l’association « VOAMAMI », dans le cadre de la mise en œuvre du projet AVANA.

Navalona R.

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Transformation agro-alimentaire : Vers la professionnalisation des artisans

Outre la formation, les artisans ont bénéficié d’opportunités de stage.

Les artisans opérant dans la filière transformation agro-alimentaire dans les régions à forte potentialité comme Fianarantsoa, Toliara et Manakara se professionnalisent. En effet, ils ont bénéficié d’une formation dispensée dans le cadre de la collaboration entre le ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat et du FMFP (Fonds Malgache de Formation Professionnelle). A titre d’illustration, 85 artisans travaillant dans le district de Manakara ont reçu une formation pendant deux semaines. Parmi lesquels, 65 artisans ont été accompagnés pour se formaliser.

Opportunités de stage. Par ailleurs, d’autres artisans opérant dans la filière pâtisserie à Antananarivo, ont également bénéficié d’un renforcement de capacité pendant deux semaines. Cette formation qui se déroule depuis hier à la pâtisserie « Le Vannier », est le fruit de la collaboration entre la Caisse Nationale de la Prévoyance Sociale (CNaPS) et le Centre National de l’Artisanat Malagasy (CENAM). “L’objectif consiste à  mettre en œuvre la vision de l’emploi décent pour tous pour la réalisation du Velirano N°6 tout en développant des opportunités de professionnalisation des métiers d’artisans”, a expliqué Kajaly Audace, le Directeur général de l’artisanat. Et lui d’ajouter que ce renforcement de capacité leur permettra d’avoir une facilité d’accès aux métiers, outre leur professionnalisation et leur formalisation. Il faut savoir que des opportunités de stage sont également offertes à ces artisans bénéficiaires de la formation en pâtisserie.

Navalona R.

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Sénat : « Pas de développement sans apaisement »

Lors de la levée de drapeau, qui a eu lieu hier, au Sénat, le rapporteur général de cette institution, en l’occurrence, Rasolondratsimba Raymond, a déclaré qu’« il n’y aurait pas de développement sans apaisement ». Et de continuer que face « à la déstabilisation que certains ont l’intention d’instaurer dans le pays, nous allons tout faire pour l’arrêter ». Toutefois, il a lancé un appel au gouvernement de prêter attention à ce que dit l’opposition et de trouver une solution au problème auquel le pays fait face actuellement. Il n’ a pas manqué, également, de parler de la Covid-19 afin que tout un chacun respecte les gestes barrières et d’éviter ainsi sa propagation.

Recueillis par Dominique R.

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Transformation agro-alimentaire : Vers la professionnalisation des artisans

Les artisans opérant dans la filière transformation agro-alimentaire dans les régions à forte potentialité comme Fianarantsoa, Toliara et Manakara se professionnalisent. En effet, ils ont bénéficié d’une formation dispensée dans le cadre de la collaboration entre le ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat et du FMFP (Fonds Malgache de Formation Professionnelle). A titre d’illustration, 85 artisans travaillant dans le district de Manakara ont reçu une formation pendant deux semaines. Parmi lesquels, 65 artisans ont été accompagnés pour se formaliser.

Opportunités de stage. Par ailleurs, d’autres artisans opérant dans la filière pâtisserie à Antananarivo, ont également bénéficié d’un renforcement de capacité pendant deux semaines. Cette formation qui se déroule depuis hier à la pâtisserie « Le Vannier », est le fruit de la collaboration entre la Caisse Nationale de la Prévoyance Sociale (CNaPS) et le Centre National de l’Artisanat Malagasy (CENAM). “L’objectif consiste à  mettre en œuvre la vision de l’emploi décent pour tous pour la réalisation du Velirano N°6 tout en développant des opportunités de professionnalisation des métiers d’artisans”, a expliqué Kajaly Audace, le Directeur général de l’artisanat. Et lui d’ajouter que ce renforcement de capacité leur permettra d’avoir une facilité d’accès aux métiers, outre leur professionnalisation et leur formalisation. Il faut savoir que des opportunités de stage sont également offertes à ces artisans bénéficiaires de la formation en pâtisserie.

Navalona R.

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Muay-thaï : « Pas de suspension de la fédération » dixit Gervais Hainatiana

Une rencontre des clubs d’Analamanga s’est tenue le week-end dernier.

« La fédération n’est pas encore dissoute et existe bel et bien contrairement aux rumeurs qui circulent actuellement », a souligné Gervais Hainatiana Rakotoalizao, président de la fédération malgache de muay-thaï. Pour ce faire, il compte porter plainte auprès des autorités compétentes, contre les personnes qui essaient de diviser le monde du muay-thaï. « Non seulement, ces gens malintentionnés partagent de fausses informations, mais, usurpent aussi des fonctions », a fait savoir Mamy Rabenaivo, directeur technique national (DTN). Un procès-verbal lui est parvenu sur la réunion de clubs quant à la constitution d’une commission électorale des démembrements de la fédération. Le week-end dernier, la fédération a convoqué les clubs au sein de la ligue Analamanga. Le DTN est victime d’acharnement venant de quelques personnes surtout après sa participation à un stage à l’étranger. Mamy Rabenaivo a affirmé sa volonté de rester DTN et à collaborer avec l’équipe qui sera élue à la tête de la fédération. Les élections au niveau des ligues se tiendront au plus tard au mois de septembre et celle fédérale au mois de décembre.

T.H

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Betroka : Neuf personnes meurent brûlées par des « Dahalo »

Atrocité, les “dahalo” dans le Sud ne se contentent plus de voler les bétails, mais ils tendent vers des actes de barbarie sans la moindre peur et se montrent au public. La nuit de dimanche dernier, une attaque des “dahalo” s’est produite à Benonoky, “fokontany” Vohimary, commune rurale de Mahasoa Est, dans le district de Betroka. Après s’être introduits dans le foyer des victimes, ils ont brûlé vif neuf personnes dans leur demeure dont trois femmes et six hommes. Les “dahalo” ont également brûlé le bétail de leurs victimes. Il y avait trois bœufs et vingt moutons. Les bandits n’ont pris que deux zébus après l’attaque. Vol de zébus, attaque à main armée, lynchage des habitants, la population de Betroka n’est pas à l’abri de l’insécurité. Depuis plusieurs années, les habitants de cette localité ne savent plus vers qui se tourner. Ils sont dévastés et comptent sur la justice pour faire toute la lumière sur les circonstances exactes de ces événements et demandent aux autorités de prendre les mesures pour assurer leur sécurité. Malgré les opérations de sécurisation effectuées par les forces de l’ordre, les “dahalo” continuent de semer la terreur à Betroka. Deux thèses se présentent face à ce fait. D’abord, les assaillants effectuent une opération de représailles contre les villageois pour faire régner une psychose de peur auprès de la population. Ensuite, il peut s’agir d’un règlement de compte des bandits contre la famille. Cette pratique gagne en sadisme à mesure que les “dahalo” ratent leur coup ou qu’un des leurs est tué par le “fokonolona” au cours d’une précédente attaque. Les forces de l’ordre se sont dépêchés sur les lieux pour constater les faits. Une enquête a été ouverte. Elle tentera d’élucider ce drame.

Yv Sam

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Ambatondrazaka : Varatra nilatsaka, olona roa namoy ny ainy

Nitombo roa ireo lavon’ny hetraketraky ny natiora, ao anatin’izao fahavaratra izao. Tany amin’iny distrik’Ambatondrazaka iny dia nisy olona roa indray no maty nilatsaham-baratra, ny faran’ny herinandro teo. Tao amin’ny kaominina Amparihitsokatra, fokontany Morarano ny iray, ary tao amin’ny kaominina Ambohidava Avaratra ny iray, araka ny fampitam-baovao azo. Vehivavy tokony ho 18 taona iry voalohany ary lehilahy kosa ilay faharoa namoy ny ainy. Anisan’ny faritra iray malaza ho « masiaka varatra » ireo raha ireo faritra ao Avaratr’Antananarivo ireo, ary saika mitaintain-dava ireo mponina raha vao manomboka fotsiny ihany ny fahavaratra. Hany herin’izy ireo, raha vao manomboka mananontanona sy mihamaizina ny rahona dia samy mamonjy ny tokantranony avy hatrany ny rehetra, ankoatr’ireo tratra eny an-dàlana. Na izany aza anefa dia maromaro ihany ireo nolatsaham-potaka ao an-tranony, toy ny ireto tany Ambatondrazaka ireto. Teo ihany koa, raha tsiahivina ny tany Anjozorobe, izay vao herinandro vitsy lasa izay, naharava tanteraka ny valin-drihan’ny trano ary namoizana ain’olona sy naharatrana olona maro tao anaty fianakaviana iray. Amin’ny toe-javatra tahak’itony dia maro amin’ireo rehetra any an-toerana no mihevitra fa mazàna dia « tsy voa-janahary velively » ireny varatra milatsaka ireny. Misy ireo olona voalaza fa toa hoe « mahay milalao » izany ary « mahay mandatsaka » izany ihany koa ka « entiny haminganana izay olona mpifanandrina aminy ». Siosion-dresaka ihany aloha hatreto fa tsy mbola nisy ny porofo mazava ahafahana mamantatra izany, raha ho an’ny daholobe, eny fa na dia eo ihany aza ireo fifandrifin-javatra tsy hita hazavaina. Toy ity tany Ambatondrazaka ity, izay voalaza fa tamin’ny fotoana sy ora nitovy kanefa tanana roa sy vohitra roa samihafa tanteraka. Na izany na tsy izany, misy ireo fitandremana tokony ataon’ny rehetra rehefa andro fahavaratra ary diso fantatry ny maro loatra, mba hisorohana ny loza. Anisan’izany dia tsy tokony hihakazahana anaty orana, ny tsy fialofana ambany hazo, ny fihanihana zavatra avo, ny tsy fanakiakezana zavatra vita amin’ny vy, …

m.L

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Mpianatry ny oniversite Barikadimy : Nilahatra nanao akanjo mainty nampiseho firaisan-kina  

Notanterahan’ny mpianatra tao Barikadimy ilay filarahambe omaly izay niarahan’izy ireo, anarivony teo, niray hina tamin’ilay mpianatra maty voatifitry ny mpitandro ny filaminana. Nihazo ny faritry ny Mangarano iny, ary nivoaka taty amin’ny faritry ny sampanan’ny « Relax » ny Diabe natao, ary tamin’iny lalana iny ihany koa no niverenan’izy ireo avy eo. Nambaran’ireto mpianatra fa ninian’izy ireo ny tsy niakatra an-tanan-dehibe noho ny fahamaroan’ny olona, mba tsy hisian’ny herisetra amin’ny mpitandro ny filaminana indray. Na izany aza dia hentitra ireto mpianatra ireto nanome fe-petoana 48 ora ny fanjakana hamahana haingana ny vatsim-pianarana sy ny « équipement »-ny mpianatra efa-bolana fa tsy iray volana voalaza. Nanomboka omaly ilay fe-potoana io ka ho tapitra ny alarobia izao, satria raha tapitra izany dia milaza ny hihetsika indray ireto mpianatra ireto momba ny vatsim-pianarany efa-bolana ity. Nambaran’ireto mpianatra ihany koa fa milaza lainga tamin’ny nahafaty ny naman’izy ireo ny minisitry ny serasera tamin’ny onjam-peom-panjakana. Tsy marina avokoa ny nambarany, ka mampitandrina amin’ny filaza lainga tahaka izany ireto mpianatra mba tsy hampitroatra azy ireo indray. Ankilan’izany dia nilaza ny prezidansan’ny oniversite fa nanomboka omaly ny fizarana ny vatsim-pianarana, saingy nanao ity Diabe ity, sy tsy manaiky ny haka ilay iray volana vatsim-pianarana sy ny « équipement » izy ireo, ka tsy tonga tamin’ny fotoana nomen’ny fanjakana azy ireo. Ankoatra izay dia nilamina ity Diaben’ny mpianatra ity omaly, tsy nahitana sakoroka sy fandravana tsena samy hafa, ka misaotra ireo rehetra nandray anjara tamin’izany ny fikambanam-ben’ireto mpianatra.

 Malala Didier

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RN7 : Mpanakan-dàlana tratra am-bodiomby

Lehilahy iray no voasambotry ny zandary teo Vinaninkarena, ny alin’ny alahady lasa teo, raha nikasa hanatanteraka asa ratsy : fanakanan-dàlana tamin’iny lalam-pirenena fahafito iny. Araka ny fampitam-baovao nomen’ny teo anivon’ny zandarimariam-pirenana dia tokony ho tamin’ny 11 ora sy sasany alina tany ho any, ny alahady teo no nisy nampandre ny zandary miasa teo Vinaninkarena fa misy mametraka sakana ny lalana, eo Andohanakoho, fokontany Ankarinomby. Vato marobe sy ratsan-kaza no nataon’ireo olon-dratsy hisakanana izay fiara sendra mandalo amin’izany lalana izany. Nidina avy hatrany teny an-toerana ireo mpitandro filaminana ary niezaka nanao savahao ny manodidina, nony tonga teo amin’ilay toerana voalaza. Lehilahy iray no hita, niezaka niafina tao anaty tatatra, niaraka tamin’ny kibay lava, hoy hatrany ny fampitam-baovao. Namitsaka tsara tsy lavitra ireo sakana nataony ingahirainy, miandry fotsiny izay ho haza tafajoboka anaty ny fandrikany. Tsy nahomby anefa ny teti-dratsiny ary izao noraisim-potsiny izao. Tetsy andanin’izay kosa, nisy sasany tamin’ireo mpitandro filaminana no nanesotra ireo sakana ary nitsirika ny manodidina hatrany, sao mbola misy namany hafa mitampify anaty bozaka any. Nentina avy hatrany tany amin’ny toby moa ity olon-dratsy mpanakan-dàlana ity, hanaovana famotorana. Ary raha tsy misy ny fiovàna dia hatolotra ny Fampanoavana tsy ho ela ity mpanakan-dàlana tsy nahatontosa velively ny asa ratsiny ity. Ireo mpitandro filaminana moa dia tsy mitsahatra ny manentana ny tsirairay amin’ny fanomezam-baovao azy ireo hatrany ara-potoana hahafahana misoroka ireny karazana asa ratsy ireny. Tamin’ity tranga iray, raha tsy tonga ara-potoana izy ireo dia angamba efa maro ireo fiara no lasibatra teo, indrindra fa hoe isan’ireo lalana be mpifamezivezy iny lalam-pirenena fahafito iny.

m.L

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Outrage et détention de stupéfiants : La fille de la députée Hanitra écope de 3 mois de prison avec s...

Une comparution immédiate au procureur de la République a été faite hier au palais de la justice à Anosy, face à l’affaire impliquant une jeune femme dénomée Francesca, qui n’est autre que la fille de la députée du parti TIM, Hanitra Razafimanantsoa. Une comparution immédiate est une procédure rapide qui permet au procureur de faire juger la personne immédiatement après sa garde à vue. Elle est condamnée à trois mois avec sursis pour outrage à un agent des forces de l’ordre et écope d’une amende de 50.000 Ariary pour détention de stupéfiants. Le procureur de la République peut engager cette procédure s’il estime que les charges sont suffisantes et que l’affaire est en état d’être jugée. De ce fait, le verdict, rendu à l’issue d’une audience de flagrant délit, a été dénoncé par l’Ordre des avocats de Madagascar hier. Les membres du barreau sont venus nombreux soutenir leur consœur. Ils déclarent que : « L’ordre des avocats estime que ce qui s’est passé est injuste. Nous sommes solidaires et nous n’en resterons pas là, face à une telle affaire». De son côté, Hanitra Razafimanantsoa dit ne pas être satisfaite de la décision du parquet.

Pour rappel, la fille de la députée est une avocate de profession, qui a été arrêtée samedi à Ampitatafika. Selon le colonel Anicet Andrianarivelo, commandant du groupement de la gendarmerie nationale à Analamanga suite à une conférence de presse à Ankadilalana, c’est le refus d’obtempérer et l’outrage aux agents ainsi que la possession de produits illicites qui ont conduit les gendarmes à procéder à l’arrestation. Elle est auditionnée et placée en garde à vue avant la comparution immédiate devant le procureur de la République.

Yv Sam

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Manifestation de l’opposition : L’Emmo-Reg a confiance en la sagesse de la population tananarivienne

Hier, c’est dans la satisfaction totale que les premiers responsables de l’Etat-major mixte opérationnel de la région Analamanga (Emmo-Reg) ont dressé le bilan de leurs interventions durant la journée du samedi 20 février dernier. A la tête d’une rencontre avec la presse que cet organisme a tenue hier au camp de la circonscription interrégionale de la Gendarmerie Nationale (CIRGN) Ankadilalana, le général de division Andry Rakotondrazaka, commandant de cette unité et premier responsable de l’Emmo-Reg a tenu à remercier la sagesse et la bonne volonté manifestées par la population tananarivienne durant la journée de samedi dernier. Ce jour-là, la Capitale courait au désastre si le projet des partis de l’opposition regroupés au sein du mouvement “Miara-manonja” n’avait pas été maîtrisé. Présent à cette rencontre, le préfet de la ville d’Antananarivo a également manifesté sa satisfaction quant à la réussite des dispositifs de sécurité et de maintien de l’ordre que l’Emmo-Reg a mis en place. Il a présenté ses excuses concernant les mesures qui ont dérangé et ont créé des désagréments à la population, notamment, la fermeture de certaines routes qui a perturbé la circulation dans toute la ville et ses environs.

T.M.

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Festival : “Best of Mada danse debout”

Les participants à l’atelier 2021.

Pour cette quatrième édition, “Mada danse debout” met en avant la crème de la crème de la danse urbaine du moment. Si les ateliers et les conférences affichent complet pour cette semaine, le moment crucial se tiendra ce samedi à l’Ifm Analakely. Au programme, spectacle déambulatoire et battle. Les champions et vice-champions des éditions précédentes s’affronteront dans des battles qui détermineront le meilleur pour les catégories Popping, Locking, House Dance, Toprock et Hip Hop. Cette session best of déterminera donc les grands champions pour chaque discipline.

Zo Toniaina

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Revy gilita : Tselonina, Ifanihy, Belahy et Filah à l’Aft

Ifanihy, une légende vivante du “vazo miteny”.

Tselonina, Ifanihy, Belahy et Filah, c’est incontestablement l’affiche de rêve des adeptes du “vazo miteny”. Ces quatre chanteurs aux langues volubiles, au sens artistique du terme, retrouvent les inconditionnels à l’AFT (Alliance Française Antananarivo) Andavamamba. Un vendredi magnifique comme les aiment les noctambules. Les quatre ténors des chansons à texte. Chacun son style et chacun sa plume, mais le mélange sera détonnant. Entre quatre guitares, quatre voix et des morceaux bien connus, l’ambiance semble prometteuse.  Un concert unique en son genre avec des chansons dont les paroles s’écoutent et s’apprécient sans modération.

Iss Heridiny

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Football : Le Cosafa tourne le dos à Ahmad

L’Assemblée Générale annuelle du « Council of Southern africa football associations » ou Conseil des associations de football d’Afrique australe (Cosafa) s’est tenue samedi à Johannesburg, Afrique du Sud. Le président de la FIFA Gianni Infantino en personne ainsi que le président de l’association Phillip Chiyangwa ont honoré cette réunion par leur présence. On ne peut aussi ne pas mentionner la présence de Patrice Motsepe, candidat à la présidence de la Confédération africaine de football (Caf). En étant membre du Cosafa depuis des années, un représentant de la Grande Ile devait y assister. Lors de la dernière élection de la CAF, les 14 pays membres que sont Angola, Afrique du Sud, Botswana, Comores, Lesotho, Madagascar, Malawi, Maurice, Mozambique, Namibie, Seychelles, Swaziland, Zambie, Zimbabwe avaient soutenu à l’unanimité Ahmad à l’époque. Mais ils ont tourné le dos au Malgache et mettront leurs choix sur Patrice Motsepe. Cela signifie que pas moins de dix voix seront assurées pour le Sud-africain pour cette élection prévue se dérouler le 12 mars. Pour rappel, Madagascar a déjà remporté le Cosafa Cup U20 en 2005 et était demi-finaliste en 2007. Après six années d’absences dans la compétition, Madagascar fait son réapparition en 2019 durant laquelle les Barea ont été battus en demi-finales par les Bafana Bafana de l’Afrique du Sud à la séance de tirs aux buts. On a manqué ce rendez-vous en 2020 en raison de la Covid-19. Plus de dix compétitions seront au programme pour cette saison. Cela sera marqué par des championnats de League féminines. Le Président de la FIFA a souligné que le football africain devrait se préparer à un niveau optimal pour la Coupe du Monde de la FIFA 2026. « Doubler le nombre d’équipes participantes à la Coupe du Monde est crucial, car cela a un impact sur les jeunes et sur toute la communauté du football puisque ça donne à beaucoup plus de pays une chance concrète de se qualifier. Pour non seulement participer mais être prêt à briller en Coupe du Monde, le travail commence maintenant. L’Afrique doit être unie pour recevoir après tout ce qu’elle a donné au football mondial, et cela ne peut se faire que si nous tous travaillons ensemble », a-t-il ajouté.

Manjato Razafy

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Afrobasket 2021 : Les 14 équipes sur 16 qualifiées connues

La Tunisie va pouvoir défendre son titre dans la capitale rwandaise.

Dans 6 mois, les seize meilleures équipes nationales africaines se partageront leurs joutes à Kigali.

Les quatorze sélections nationales sur les 16 qualifiées pour le Championnat d’Afrique de basket masculin ou l’Afrobasket du 24 août au 5 septembre, à Kigali, Rwanda sont connues. Quatre nations terminent invaincues dans cette course à savoir la Tunisie, l’Egypte, la Côte d’Ivoire et le Nigéria. Dans le groupe A, la Tunisie, leader et champion d’Afrique en titre, la Centrafrique, deuxième, et la RDC, troisième, sont qualifiés pour l’Afrobasket, tandis que Madagascar termine quatrième et ne sera pas du rendez-vous au Rwanda. Les Ankoay de Madagascar ont encaissé 6 défaites sur autant de sorties. Dans le groupe B, le Sénégal, l’Angola et le Kenya ont obtenu les trois places qualificatives. Dans le groupe C, la Côte d’Ivoire, le Cameroun, la Guinée  ont tous connu des fortunes diverses, mais, ont arraché leur qualification pour Kigali. Dans le groupe D, le Nigeria, vice-champion d’Afrique en 2017 est le premier qualifié pour cette joute continentale. Le Mali et le Sud-Soudan sont également au rendez-vous. Dernier du groupe, le Rwanda en tant que pays organisateur est qualifié d’office. Enfin, dans le groupe E, l’Égypte est assuré de disputer l’Afrobasket à Kigali. Les deux autres équipes restent à déterminer dans ce groupe. Les sélections qualifiées auront 6 mois pour préparer cette plus grande fête du basket-ball africain. Organisé tous les quatre ans, non plus tous les ans, les autres équipes dont les Ankoay de Madagascar devront encore patienter jusqu’en 2025 pour espérer faire partie du gotha africain. En attendant, des réformes sur la compétition et une préparation sérieuse à tous les niveaux s’imposent.

T.H

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Restauration : Reprise progressive après la crise sanitaire

Chef Mbinina accompagné par sa femme et sa fille ont montré l’exemple à suivre.

De nombreux restaurants ont mis la clé sous la porte à cause de la crise sanitaire. Certains ont été contraints de réduire l’effectif de leur personnel. C’était  le cas pour le groupe international Gastronomie Pizza où 40% des employés ont été envoyés en chômage technique en mai 2020. Actuellement, le Président directeur général de la Gastronomie Pizza, Ambinintsoa Andrianaivo alias « chef Mbinina » a indiqué qu’il ne reste plus que 10%  des employés qui n’ont pas pu retourner à leurs postes respectifs. Malgré la présence de la Covid-19 dans le  pays, il ne s’avoue jamais vaincu et projette encore d’étendre ses activités cette année qui marque d’ailleurs la célébration du 20ème anniversaire de ce  groupe.

Les nouveaux projets en gestation sont en lien avec la nature et l’environnement. C’est dans cette optique que le groupe international Gastronomie Pizza s’est mobilisé hier à Soavohitra, commune d’Anosiala, district d’Ambohidratrimo pour une campagne de reboisement. 10.000 jeunes plants d’acacia et de mentalys ont été mis en terre sur un terrain s’étalant sur 7 hectares. Cette action entre dans le cadre de leur responsabilité sociétale d’entreprise (RSE). C’est d’ailleurs l’endroit qui sera destiné pour l’implantation de leurs nouveaux projets.

Narindra Rakotobe

 

 

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Météo : Un temps plutôt pluvieux prévu

Les précipitations seraient au rendez-vous dans la partie du Nord du pays.

«Les averses orageuses seront plus présentes dans le Nord et le Nord-Ouest du pays. On assistera à des orages classiques d’été dans l’Ouest. On espère le retour des activités orageuses sur la partie centrale et le Sud de l’île en deuxième partie de la semaine». C’est ce qu’on peut lire dans les prévisions météorologiques pour les trois prochains jours publiées par la Direction générale de la météo hier. Avant de noter que les conditions météorologiques pourraient être capricieuses dans le Nord et le Nord-Ouest. La Direction générale de la météorologie de Madagascar de noter que la situation de cyclogenèse à longue échéance est à surveiller. Du côté de la température, les maximales seraient légèrement en dessous des valeurs normales sur le Nord, indique le service de la météo de la Grande Île. Aucun changement significatif ne serait par ailleurs prévu dans les autres régions du pays si l’on s’en tient toujours aux prévisions du service météo. Pour en revenir aux précipitations, la Capitale devrait avoir sa part durant cette semaine. C’est qu’il y a de quoi à se préparer aux éventuelles montées des eaux qui reviennent chaque année avec leurs lots d’inconvénients.

Recueillis par José Belalahy

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Sénateur Richard Ramanambitana : Descente à Vakinankaratra

le sénateur Richard Ramanambitana (au centre sur la photo) et non moins président national de l’Ifi a rencontré la population de Vakinankaratra.

Le sénateur Richard Ramanambitana, à la tête d’une forte délégation, est descendu à Antsirabe, le 18 février dernier. La plateforme Ifi Vakinankaratra était notamment venue accueillir son président national. Lors de son allocution, le sénateur a annoncé qu’« à partir de maintenant, les communes et les régions ne seront plus seuls car vous avez des sénateurs comme parrains ». Et d’enchaîner que «  nous devrions nous unir pour soutenir le pouvoir actuel ». De son côté, le gouverneur de Vakinankaratra Vyvato Rakotovao a déclaré que la plateforme Ifi Vakinankaratra est solidaire et qu’elle est prête à apporter son concours pour le développement de cette région. Cette descente a vu aussi la présence des coordonnateurs régionaux du TGV.

Recueillis par Dominique R.

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Recul de l’opposition, mais contexte identique

La journée du samedi s’est déroulée sans trouble. On ne peut que se féliciter du déroulement des événements car la sagesse a prévalu. En vérité, le pouvoir a mis la ville en état de siège et les partisans de l’opposition ont été obligés de reculer. La stratégie des forces de l’ordre a payé puisqu’elles se sont rendues totalement maîtres du terrain et sont sorties vainqueur d’un combat sans combattant à cause du sens de responsabilité des manifestants qui n’ont pas cherché à faire d’esclandre. Certains diront que c’est un camouflet pour l’opposition, d’autres avancent qu’elle a montré la crainte qu’elle inspire au pouvoir en le forçant à mobiliser une véritable armée.

Recul de l’opposition, mais contexte identique

Le plan de bataille mis au point par les responsables des forces de l’ordre a été remarquable. Ce sont plusieurs centaines voire un millier de gendarmes, de militaires et de policiers qui ont été déployés sur le terrain. La stratégie employée a parfaitement réussi puisqu’ils ont bloqué les partisans de l’opposition à Tana et en dehors de Tana. Mais leur travail a été facilité puisque les les militants de l’opposition n’ont pas cherché à provoquer d’incidents et ont préféré reculer devant ces militaires prêts à utiliser la force. La chasse aux personnes vêtues de rouge a été systématique. Les leaders de “Miara-manonja” se sont donc abstenus de venir pour éviter d’être arrêtés. Certains commentateurs ont affirmé que la victoire du régime était totale car l’opposition avait reculé. Néanmoins, des observateurs plus neutres ont fait remarquer que la crainte inspirée par cette opposition a poussé les autorités à faire cette démonstration de force. L’avantage tiré est indéniable, mais cela ne résout rien car l’opposition est toujours présente et elle va continuer son offensive. Ses critiques ont marqué les esprits et elles resteront présentes. L’opposition a été obligée de reculer, mais le contexte général, lui, n’a pas changé.

Patrice RABE