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Les actualités à Madagascar du Dimanche 22 Novembre 2020

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Installation de bornes Wifi gratuites : une aubaine pour les géants du net

Cette année a été marquée par la mise en place d’offre d’internet gratuite à travers différents pays d’Afrique. L’inauguration d’une première borne par le président Andy Rajoelina le 10 octobre à la gare de Manakara marquait le début de l’
Une initiative ambitieuse qui prévoit l’installation de 180 bornes Wifi gratuites, à des endroits stratégiques, dans les 22 provinces du pays. Cinquante de ces bornes devraient être installées d’ici la fin de l’année.
Avec cette initiative, Madagascar suit le pas d’autres pays africains comme l’Ouganda et le Nigeria, et affiche ses ambitions de développer l’économie, et encourager l’éducation en ligne. Grâce à ce programme, la quantité d’utilisateurs d’internet devrait rapidement augmenter dans le pays. Cette augmentation, qui aidera sans aucun doute le développement du pays, sera aussi synonyme d’opportunités de croissance pour les géants du net.
Les réseaux sociaux, premiers bénéficiaires
C’est devenu presque systématique, aussitôt connectés, les nouveaux utilisateurs s’inscrivent sur les plateformes de réseaux sociaux. Leur offre de contenu varié et les possibilités d’interaction avec ses proches ou le reste du monde les rendent incontournables. Parmi ces réseaux, Facebook apparait comme le plus grand bénéficiaire potentiel. Avec plus de deux milliards d’utilisateurs, elle est la plateforme la plus populaire au monde. Première à attirer de nouveaux utilisateurs dans les populations précédemment dépourvues de connexion, Facebook est au centre de nombreuses offres [d’internet gratuit]url: https://afrique.tv5monde.com/information/en-afrique-linternet-gratuit-grace-facebook-mais-quel-prix travers le monde, ce qui lui permet de continuer sa croissance. Avec les réseaux sociaux comme Facebook viennent la possibilité de campagnes publicitaires localement ciblées, et nul doute que le succès du réseau auprès du peuple malgache offrira de nombreuses possibilités de croissance pour les entreprises locales.
Les jeux en ligne très populaires
Les jeux en général et de hasard en particulier ont la cote auprès des Malgaches. En généralisant l’accès internet la façon de jouer des Malgaches va se transformer. Motivés par la variété des jeux et les mises minimales réduites, les utilisateurs se tournent vers les plateformes de casino en ligne et mobiles. De nombreux casinos offrent par exemple aux nouveaux joueurs des tours gratuits de machines à sous sans dépôt. Nul doute que les joueurs malgaches ne seront pas insensibles à
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L’ensemble de l’offre numérique
Au bout du compte, plus d’utilisateurs en ligne, cela veut dire plus d’opportunités pour quiconque vend un produit ou service en ligne. En conséquence, tous les géants du net devraient profiter de l’installation de ces bornes pour accroître leurs activités dans le pays. Le leader de
ou encore les plateformes de streaming comme Netflix et HBO ne sont que quelques exemples d'entreprises que nous verrons grandir à Madagascar.
L’installation de bornes Wifi gratuites à travers le pays offrira de nombreuses opportunités à tous, notamment aux entreprises voulant vendre leurs produits et services, mais aussi à la population. Internet c’est avant tout une base de données infinie où chaque individu peut trouver ce qu'il recherche. À chacun de gérer son utilisation pour en tirer le meilleur avantage. Dans tous les cas, on ne peut que se réjouir de cette initiative.
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Projet Tana-Masoandro - Le site idéal a toujours été Imerintsiatosika

Le site idéal pour l'implantation du projet présidentiel Tana-Masoandro a toujours été Imerintsiatosika. La pose de première pierre aura lieu d'ici la fin de l'année.

La création d'une nouvelle ville n'est pas un fait nouveau. Elle date depuis l'antiquité même. Cette création d'une nouvelle ville entre dans le cadre d'une extension territoriale des civilisations. Mais de nos jours, elle se fait pour diverses raisons comme pour des raisons économiques comme ce fut le cas de la création d'un pôle industriel à Hong Kong et Shangai en Chine.

 

Elle peut se faire pour des raisons sociales par le rééquilibrage de l'emploi et de l'habitat. C'est le cas des villes franciliennes autour de Paris ou la métropole londonienne en 1949. Des raisons stratégiques par la réalisation de cités scientifiques peuvent également être à l'origine de cette création de nouvelle ville. Tsukoba au Japon et Louvain-la neuve en Belgique sont des exemples concrets.

Madagascar ne fait pas exception à la création de nouvelles villes. Le projet présidentiel Tana-Masoandro est initié par le Président Andry Rajoelina pour des raisons politiques. Les quartiers administratifs qui s'entassent dans la Capitale seront transférés vers une autre localisation. Le site choisi pour l'implantation est fixé à Imerintsiatosika. Le vice-ministre Zasy Angelo en a fait la déclaration au début de ce mois.

D'ailleurs, le site de Tsimahabeomby a toujours été le site idéal pour accueillir ce projet pharaonique du Chef de l'Etat. Ce premier choix de site ne date pas d'aujourd'hui. Les critères fixés par le régime actuel ont déjà fait l'objet d'une étude approfondie depuis la transition même. Les résultats ont démontré que ce site répond positivement à des critères géographiques, fonciers, économiques et sociaux.

Actuellement, le projet Tana-Masoandro est revenu sur les bons rails grâce au travail minutieux du ministère de l'Aménagement du territoire et des Travaux publics ainsi que le vice- ministère chargé des Nouvelles villes et de l'Habitat qui y est rattaché. Les études techniques avancent dans le bon sens en vue de concrétiser le projet du Chef de l'Etat. Le Président Andry Rajoelina procèderait à la pose de première pierre pour le démarrage des travaux avant la fin de l'année.

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Exportation illicite - 15 kilos d'or interceptés par les autorités

Les risques sont aujourd'hui plus importants. Suite à l'annonce du Président de la République, Andry Rajoelina, sur la suspension temporaire des exportations d'or, les trafiquants de ressources naturelles redoublent de créativité pour échapper aux contrôles des autorités tout en continuant leurs sales affaires. La dernière tentative d'exportation d'or, interceptée par les douaniers, en est la preuve. Les agents de la Direction générale des douanes (DGD) ont en effet appréhendé, vendredi dernier, 15, 245kilogrammes  d'or durant le contrôle des marchandises, pour un vol fret à destination de Dubaï, d'une valeur d'à peu près un million de dollars.

« Les modes opératoires de contrebande deviennent de plus en plus complexes. Les 15 kilogrammes d'or ont notamment été répartis en 257 feuillards, puis repeints pour ressembler à de l'aluminium. Ils ont ensuite été dissimulés dans une grande caisse métallique, qui devait servir pour l'exportation d'oeuvres d'art artisanaux faites de ferronnerie en forme de baobab. La couverture idéale. En plus, la caisse a été suffisamment grande pour ne pas rentrer dans le scanner » a expliqué Lainkana Zafivanona, directeur général des douanes, samedi dernier, à l'aéroport international d'Ivato. Toutefois, cette grandeur disproportionnée de la caisse n'est pas passée inaperçue, au contraire.

« Les trafiquants ont surtout voulu échapper au scanner, sachant que des dimensions de référence sont déjà fournies aux exportateurs dans ce genre de cas. Outre la taille de la caisse, la destination fait également des facteurs de risque. Dubaï compte parmi les destinations à haut risque. Les douaniers restent alors vigilants sur les vols vers cette destination et les contrôles sont renforcés », rajoute ce responsable.

Ce mode opératoire n'est qu'un exemple parmi tant d'autres. Les trafiquants évoluent au fil du temps. Leurs modes opératoires deviennent de plus en plus compliqués. Les douaniers doivent alors se mettre au niveau pour éviter de laisser passer les trafics de ce genre. « Dans tous les cas, la DGD travaille de pair avec toutes les entités travaillant au sein de l'aéroport international d'Ivato mais aussi de Nosy-Be pour renforcer le contrôle des frontières, plus principalement de toutes les zones donnant accès aux avions. Une réunion vient même de se faire, dans ce sens. Les contrôles doivent être renforcés, surtout pour la filière aurifère sachant que les devises non rapatriées en termes d'exportation d'or atteignent jusqu'à un milliard de dollars, au moins », soutient le premier responsable de la DGD.

Les autorités ont déjà arrêté l'auteur de cette infraction mixte, à la fois douanière et minière, un ressortissant malagasy. Ce dernier est déjà détenu au violon, en attente de déferrement et de la décision de justice qui reviendra au PAC. Mais les enquêtes sont encore en cours. « Dans la majorité des cas, les trafiquants utilisent d'autres personnes pour se couvrir et éviter que les autorités remontent à eux. C'est ce que nous allons vérifier », déclare le DG de la douane malagasy. Quant à l'or, d'après les explications fournies par les responsables, « le stockage de saisie sera également décidé par la Justice en fonction des lois en vigueur ». A partir de là donc, la continuité des choses repose entre les mains de la Justice.

Rova Randria

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Salon international de l’habitat - « Les résultats sont concrets», dixit le vice-ministre des Villes n...

La 22ème édition du Salon international de l' habitat (SIH) s’est terminée hier, au parc des expositions Forello, à Tanjombato. Les organisateurs ont clôturé l’événement sur une note positive. Pour cette année, les organisateurs ont changé leur approche en favorisant les rencontres et la collaboration entre les différents acteurs dans le domaine du bâtiment et des travaux publics. Un effort particulièrement salué par Angelo Zasy, vice-ministre des Villes nouvelles et de l’Habitat mais aussi parrain de l’événement. Il a en effet consacré quelques heures de sa journée pour échanger avec les visiteurs mais aussi les participants. A travers les quelques lignes, il évoque ainsi ses impressions mais aussi les apports que le SIH pourrait avoir dans «la mise en chantier de Madagascar».

 

La Vérité (+): Quels sont les apports du Salon international de l’habitat sur la concrétisation du Plan Marshall, le plan de redressement de l’économie du pays ?

Angelo Zasy, vice-ministre des Villes nouvelles et de l’Habitat (-): Dans des événements comme le Salon international de l’habitat, surtout dans la mise en chantier de Madagascar, vous avez des acteurs assez multiples qui viennent se présenter, ceux dans l’électroménager, la construction ou encore dans la conception. Ce que j’ai remarqué c’est que les gens échangent et discutent un peu plus. Cela veut dire que nous sommes vraiment à une phase où les opérateurs veulent apporter leur contribution dans la concrétisation de chaque projet. Ce salon nous a permis de comprendre les projets évolutifs. Avec ces différents échanges, nous découvrons alors ce qui se passe, on s’adapte, et on améliore au fur et à mesure tous les projets. Ce salon favorise ainsi les rencontres permettant d’améliorer de manière qualitative les projets individuels mais surtout de ceux de l’Etat en particulier.

(+): Pour votre part, est-ce que vous avez fait des rencontres intéressantes pour la construction des nouvelles villes?

(-): Au niveau de la conception des nouvelles villes, il y a de très grands professionnels qui travaillent dessus mais nous sommes encore à la recherche des petits détails qui vont apporter leur charme et leur authenticité à chaque projet. Nous découvrons de nouveaux produits tout au long du salon. J’ai discuté, avant-hier, avec une entreprise travaillant énormément sur le paulownia, une excellente alternative au palissandre, qui m’a montré ce qu’elle pouvait faire.  Un bois assez fabuleux à travailler. Ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres. D’autre part, j’ai également rencontré des personnes que je mets ensuite en relation pour qu’ils puissent collaborer.  

(+): Quelles sont vos impressions sur le SIH, surtout qu’il est le premier grand événement économique post-covid?

(-): Je suis très content de cet événement. Avec les organisateurs, nous avons été agréablement surpris. Cela dépasse complètement nos attentes. Il y a beaucoup de personnes qui sont là, pas seulement des curieux, mais des gens qui vont vraiment se positionner sur des produits, comme les jardins citadins ou les éco-briques ou encore les signatures de convention de partenariat entre notre ministère et les Communes. Nous assistons à des réalisations concrètes et à des collaborations naissantes. Ce n’est pas que de l’habillage ou de la mise en scène mais nous observons de résultats palpables et des transformations. C’est un événement très positif qui tombe à point nommé surtout après le contexte que nous connaissons tous.

Propos recueillis par Rova Randria

 

Favoriser la collaboration avec les collectivités

Le vice-ministère des Villes nouvelles et de l’Habitat a signé une convention de partenariat avec les Communes de Bongatsara et d’Anosiavaratra, hier, à Tanjombato. A travers cette collaboration, l’Etat veut notamment favoriser le développement des collectivités. « L’Etat n’a pas vocation à faire seul des projets. Quand nous faisons des projets, nous voulons aller dans le sens de l’autonomie des collectivités locales. C’est donc le rôle du vice-ministère d’accompagner les Communes dynamiques dans la concrétisation de leur projet » soutient Angelo Zasy, vice-ministre des Villes nouvelles et de l’Habitat. « Les besoins en logements augmentent en même temps que le nombre de la population. D’où tout l’intérêt de cette collaboration avec le vice-ministère dans la construction de logements adaptés aux besoins de la population et aux normes internationales» rajoute Luc Razafimahefa, maire de la Commune d’Anosiavaratra. Ces deux Communes seront des projets pilotes. Des terrains ont déjà été identifiés. Et les projets pourront prendre forme dans les plus brefs délais.

Un jour, un sponsor ...

Direction générale des impôts : La facilitation de l’enregistrement au service des opérateurs dans la construction

En pleine campagne de régularisation fiscale. La Direction générale des impôts (DGI) soutient activement la réalisation du Plan Marshall et le « Logement pour tous » du Gouvernement. En effet, l’immatriculation des opérateurs facilite l’accès aux logements sociaux et l’accès de toutes les entreprises aux grands projets d’infrastructures. Ces quatre jours d’exposition ont été alors l’occasion de faire connaitre aux visiteurs les codes fiscaux régissant les opérateurs dans la construction comme le barème fiscal des transporteurs, l’assujettissement à la Taxe sur la valeur ajoutée, la fiscalité immobilière mais surtout la présentation de l’initiative « Anjara Hetrako ». Pendant deux mois, jusqu’au mois de décembre, une Carte d’identité nationale (CIN) et un certificat de résidence suffisent lors du premier enregistrement. Aucune amende ni pénalité ne frappe les contribuables nouvellement inscrits. En plus, la carte fiscale est délivrée sur place. Non seulement, cette sensibilisation favorise le civisme fiscal mais permet aux opérateurs d’accéder aux services financiers comme les prêts bancaires. Quant au Plan Marshall, le Gouvernement prévoit d’octroyer les marchés publics aux bénéfices des entreprises locales l’année prochaine. A noter que cette campagne de formalisation fiscale ne se limite pas seulement au salon mais aura lieu dans les six Arrondissements de la Capitale visant tous secteurs confondus. Les actions se poursuivent aujourd’hui au Coum 67ha, le mardi au Tranompokonolona Isotry, le mercredi à l’arrêt de bus Vasacoss et enfin le jeudi à l’Esplanade Analakely.

 

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Baisse du droit d’accise sur les télécommunications - Telma améliore ses offres et ajuste ses tarifs I...

Promesse tenue. Dès l’annonce de la baisse du droit d’accise sur les télécommunications dans la loi de Finances initiale (LFI) 2021, l’opérateur Telma Madagascar a déjà amélioré le ratio entre le volume et le prix de l’Internet de ses abonnés. Une baisse qui sera appliquée sur tout le territoire de Madagascar. Pour rappel, cette diminution de la taxe est un combat que les opérateurs dans le domaine ont déjà mené depuis l’année dernière. Dans la loi de Finances initiale et même rectificative 2020, le Gouvernement a revu à la hausse le droit d’accise en le faisant passer de 8 à 10%.

Patrick Pisal Hamida, administrateur directeur général de Telma a souligné à l’époque durant son lobbying qu’un point sur le droit d’accise équivaudra à dix points sur le prix de la fibre optique pour le grand public. Donc, si l’Etat baisse de 3 % ces taxes, son établissement diminuera de 30 % les prix. Ils étaient même prêts à réduire de moitié et même au-delà tant que la réduction du droit d’accise soit effective. Et voilà qu’aujourd’hui le Gouvernement a révisé la taxe à 8%, l’opérateur devient plus généreux dans l’offre de connexion Internet. On peut citer le cas du « Net One Day » à 1 000 ariary qui bénéficie désormais de 150 Mégaoctet (Mo) d’Internet si elle était 50 Mo seulement auparavant. Le « Net One Month » reste au prix de 25 000 ariary mais les usagers peuvent surfer sur 3 Gigaoctet (Go) au lieu de 2 Go. Quant au prix, une certaine amélioration a été apportée. Le « Net One Week » 1 Go coûte maintenant 10 000 ariary au lieu de 12 500 ariary et contient 1,5 Go de Data au lieu de 1Go.

Souvent pointé du doigt par le coût élevé de la connexion, l’accès à Internet ne sera plus un luxe à la population grâce à ces modifications. Pour l’heure, seulement 3 Malagasy sur 10 ont accès à ces produits, alors que cela devrait dépasser plus de la moitié de la population.

Solange Heriniaina

 

 

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Décès dus à la rougeole - La Covid-19 peut déstabiliser le combat

Les décès dus à la rougeole ont augmenté de 50 % dans le monde entre 2016 et 2019, pour atteindre 207 500 en 2019.  Selon Henrietta Fore, directrice générale du Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF), avant qu’il y ait cette crise sanitaire liée au coronavirus, le monde était en proie à une crise de la rougeole, qui n’a pas disparu. « Bien que la pandémie de Covid-19 pèse très lourdement sur les systèmes de santé, notre combat contre une maladie mortelle ne peut se faire au détriment de notre combat contre une autre », a-t-elle souligné.

Et d’ajouter qu’il faut pour cela garantir que nous disposons des moyens nécessaires pour poursuivre les campagnes de vaccination contre toutes les maladies à prévention vaccinale, alors même que nous luttons contre la pandémie croissante de coronavirus. « Nous craignons que la Covid-19 contribue à une hausse du nombre de cas de rougeole et de décès dus à cette maladie. La rougeole ne s’arrête pas aux frontières et il est impératif que nous coopérions pour vacciner davantage d’enfants et poursuivre la lutte contre cette maladie évitable. A travers le monde, les volontaires de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge aident des familles issues de communautés généralement non vaccinées à protéger leurs enfants. Joignez-vous à cet effort », a déclaré Gail Mc Govern, présidente-directrice générale de la Croix-Rouge américaine.

Pour Madagascar,  90 % des cas de rougeole ont été notifiés en Afrique en 2019. En 2018, le pays a été frappé par une épidémie de rougeole qui a touché plus de 16 000 enfants. Une campagne nationale de vaccination menée au premier trimestre 2019 a atteint 5,3 millions d’enfants âgés de 9 mois à 14 ans sur les 7,2 millions ciblés. L’UNICEF a contribué à la campagne en fournissant et en transportant les vaccins et en sensibilisant le public grâce à la mobilisation communautaire. Malgré les perturbations causées par la pandémie de Covid-19, l’UNICEF soutient la continuité des services de vaccination en 2020 et soutient le pays dans la préparation et l’organisation d’une campagne de rattrapage « rougeole-rubéole » pour 2021 ciblant les enfants jusqu’à l’âge de 14 ans.

Dans un communiqué publié par l’UNICEF, ces flambées épidémiques de rougeole se produisent lorsque des personnes qui ne sont pas immunisées contre le virus sont infectées et transmettent la maladie à des populations non vaccinées ou insuffisamment vaccinées. Pour combattre la rougeole et prévenir les flambées épidémiques ainsi que les décès, il faut que le taux de couverture de la première et de la deuxième dose du vaccin atteigne 95 % et soit maintenu au niveau national et infra-national.

Propos recueillis par K.R. 

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Journée mondiale de l’enfance - Le « Rova » s’illumine en bleu !

« Je ne sais pas ce que cela signifie mais ce bleu est sûrement symbolique. En tout cas, cet éclairage est à la fois attrayant et spécial ». Roland R., père de famille résidant à Mahamasina l’a avancé en constatant que le « Rova » s’est illuminé en bleu depuis la soirée de jeudi dernier. Comme lui, bon nombre de citadins se sont posé des questions sur la signification de cette couleur. Le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) a tenu à leur répondre, à travers des informations. « Chaque nuit du 19 au 24 novembre, le « Rova » sera éclairé avec la couleur bleue de l’UNICEF, un rappel de l’engagement du Gouvernement malagasy dans la promotion des droits de l’enfant », communique ledit organisme onusien.

Cela marque la campagne mondiale « Going Blue », à laquelle Madagascar s’est jointe dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale de l’Enfance (JME) de cette année. Dans cette campagne, des bâtiments et monuments célèbres sont éclairés en bleu pour montrer leur soutien aux Droits des enfants. Cette fois-ci, le ministère de la Communication et de la Culture participe à cet évènement en mettant à la disposition de l’UNICEF le Palais de la reine qui s’illumine en bleu. Il s’associe à d’autres monuments du monde entier pour devenir bleu pour les enfants.

Rencontre avec le Président de la République

« …En éclairant en bleu l’un de nos bâtiments symboliques, en même temps que d’autres monuments du monde entier, Madagascar montre son engagement à la réalisation des droits de nos enfants », avance Andry Nirina Rajoelina, Président de la République de Madagascar. D’ailleurs, le Chef de l’Etat sera l’invité des enfants et jeunes issus de différentes Régions de l’île et qui vont venir dans la Capitale pour participer à une émission-débat sur les Droits de l’enfant. Cet évènement sera diffusé sur les chaînes de la TVM et VIVA, le 29 novembre prochain à 20h. « Je suis ravi de pouvoir interagir directement avec nos jeunes et discuter de leurs attentes et espoirs pour l’avenir du pays », affirme le Président de la République.

Toujours dans le cadre de la JME 2020, l’évènement « TEDx Youth » s’est tenu vendredi dernier à l’Hôtel de ville, Analakely. 16 enfants étaient à l’honneur, en racontant leur histoire et parcours de vie ainsi que les obstacles qu’ils ont dû surmonter. Ils ont aussi parlé des initiatives qu’ils ont prises afin d’intervenir auprès de leurs communautés. L’événement a été diffusé en direct sur les pages Facebook de l’UNICEF Madagascar et « TEDx Youth Antananarivo », avant sa rediffusion hier sur la TVM et la RTA.

Pour information, divers évènements mettent les enfants au-devant de la scène pour leur permettre de se faire entendre, dans le cadre de la JME. Célébrée le 20 novembre dans le monde, il s’agit d’une journée mondiale d’action en faveur des enfants. Elle marque aussi l’anniversaire de l’adoption de la Convention relative aux Droits de l’enfant. C’est également un jour où les bureaux de l’UNICEF dans le monde soutiennent l’autonomisation des enfants et des jeunes en tant que défenseurs de leurs propres droits.

Recueillis par Patricia Ramavonirina

 

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Incendie à l’université d’Antsiranana - Une personne tuée, 5 autres blessées

La nuit du samedi, le campus d’Antsiranana a été le théâtre d’un incendie à la fois meurtrier que dévastatateur. Le sinistre a coûté la vie à un jeune étudiant de 29 ans qui est originaire de Marovato à Andapa, dans la Région de Sava. Puisque le feu a attaqué un bâtiment servant de logements à une cinquantaine d’universitaires issus des quatre coins de l’île, cinq parmi les camarades de chambre du malheureux sont blessés. Ils ont été admis dans un centre de soins de la ville du nord. Enfin, le drame a jeté une quarantaine d’autres dans la rue, attendant d’être accuieillis dans un quelconque centre d’hébergement provisoire. Quant aux dégâts, ils sont particulièrement lourds.  Aucun mobilier, ni autre effet des locataires, n’a pu être sauvé de ce brasier, commente une source d’information locale.

 

La thèse d’un court-circuit semble être la plus plausible pour tenter de donner une explication à ce sinistre qui a vraiment pris de court les locataires. « Le drame est survenu en plein milieu de la nuit où la plupart des occupants du campus sont déjà endormis. Lorsque l’alerte fut donnée, les étudiants ont eu à peine le temps d’évacuer le bâtiment qui était déjà noyé par d’épaisse fumée, sans parler de cette chaleur infernale liée à la virulence des flammes, qui s’étaient attaqué à l’ensemble de la construction en un temps record », déclare un témoin sur place. Inutile de décrire la panique et l’affolement général qui s’étaient emparé de ces étudiants. Ces derniers ont tenté de s’échapper par tous les moyens, en ayant cherché toutes les issues afin de s’éloigner du bâtiment en feu.

Des étudiants, des riverains, plus tard joints par les sapeurs-pompiers de la ville, se sont donné la main pour circonscrire le feu. Cependant, les flammes étaient particulièrement opiniâtres du fait des combustibles mais aussi de nombreux objets ou autres produits inflammables qui se trouvaient à l’intérieur. Ce qui fait que les soldats de feu n’ont réussi à maîtriser totalement la situation qu’à l’issue de presque trois heures d’un combat acharné. De plus, il ventait cette nuit du samedi et les effets du problème lié au manque d’eau ou de source, situation observée comme partout dans d’autres villes du pays, se sont fait lourdement sentir. En l’espace de deux mois seulement, des logements d’étudiants de trois grandes villes du pays ont été ravagés par des incendies similaires. Car après les campus d’Ankatso et de Maninday (Toliara), voilà que c’est au tour de celui d’Antsiranana de partir ainsi en flammes.

F. Roland

 

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Projet « activités rentables » - Un fonds de départ pour 96 bénéficiaires

Promouvoir les activités rentables afin que les bénéficiaires puissent avoir une autonomie financière. Tel est l’objectif du projet “ quartier précaire”, initié par la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA) et l’ONG Positive Planet International. A l’issue d’une formation en éducation financière et micro entrepreneuriat, un appui technique et financier, 96 bénéficiaires pourront désormais monter leurs propres affaires. Outre la connaissance, ces jeunes ont reçu chacun une somme de 200 000 ariary en guise de fonds de départ pour les activités qu’ils ont choisies. Ils sont sortants de deux promotions différentes, dont une trentaine en 2019 et une soixantaine en 2020.

 

La formation s’est divisée en deux parties dont le volet social et l’économie. Durant la première phase, ces apprenants ont été informés sur l’existence du « centre Ilaiko » ou « Centre d’accès social » (CAS). « Ils ont été sensibilisés qu’il est important de consulter les centres spécialisés en cas de violence au niveau de la communauté. Non seulement pour porter des plaintes, mais aussi pour recevoir des conseils et connaitre la loi. Nous en disposons quelques-uns dans la Capitale », avance le responsable au sein de la CUA. Sur le volet économie, la formation concerne la dignité humaine, la connaissance des activités et travaux adaptés au niveau et besoin, ainsi que le choix des apprenants. Certains d’entre ces bénéficiaires sont issus du système RF2 (Rafitra fikojana rano sy fahadiovana) tandis que d’autres ont consulté le CAS. La remise de certificats pour ces apprenants s’est tenue, vendredi dernier, à l’Hôtel de ville à Analakely.

Selon une estimation de l’ONG Positive Planet International, 85 % des Malagasy vivent avec moins de 2 dollars par jour. En situation de grande fragilité, la population a peu de perspective durable de développement.

Anatra R.

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Ministère de la Jeunesse et des Sports - Priorisation des infrastructures de qualité

Madagascar se porte volontaire pour l’organisation de la 11eme édition des Jeux des îles de l’océan Indien en 2023. Effectivement, le ministère de la Jeunesse et des Sports, dirigé par Tinoka Roberto envisage de faire de cet évènement un fait inoubliable. Mais tout doit commencer par la construction des infrastructures sportives prêtes en temps voulu avant cette année. Par ailleurs, le développement du sport avec le projet de construction de stades, de gymnases et de piscines partout à Madagascar figure parmi les 14 priorités du Président de la République. L’organisation des JIOI 2023 sera donc une charge de plus pour le ministère de tutelle. Puisque, le Chef d’Etat malagasy voudrait une organisation inédite, le défi est de taille pour le MJS. Ce dernier envisage de répartir les compétitions partout dans le pays pour éviter que tout se déroule dans la Capitale.

 

Dans ce sens, le ministre Tinoka Roberto a ses hommes de main et de confiance à qui il a confié les tâches pour la coordination des projets de son département. Il s’agit en particulier de son Coordonnateur général de projet (CGP), le colonel Raherinjanahary. Ce dernier, un travailleur de l’ombre au sein du ministère de la Jeunesse ne ménage aucun effort et ne lésine sur les moyens pour assurer ses engagements. Il est le premier homme de confiance du ministre Tinoka pour suivre de près le bon déroulement de tous les chantiers et le respect des cahiers de charge exigés aux entreprises titulaires. Etant le premier responsable des infrastructures, il fera la réception définitive du stade Barikadimy. Si tous les cahiers de charge étaient respectés, c’est en partie grâce au CGP.

« Après 2014, le stade Barikadimy était laissé en chantier. Mais le Gouvernement d’aujourd’hui a tout repris comme il l’a laissé après la transition. C’est l’une des merveilles que Madagascar entreprenne suivant les normes exigées par la CAF. Après ceux de Toamasina, les travaux de chantier d’Antsiranana seront aussi bientôt inaugurés et Morondava est déjà à la moitié du chantier. Trois chefs-lieux de Province auront trois grands gymnases de 4 000 places , il s’agit de Mahajanga, Toamasina et Toliara dont les travaux débuteront cette semaine pour Toamasina. Toliara aura aussi une piscine olympique digne de ce nom. Mais pour le MJS, sa priorité n’est pas le nombre d’infrastructures mais surtout la qualité», explique le colonel Raherinjanahary. Il a également tenu à remercier le Président de la République, Andry Rajoelina, qui n’hésite pas à donner son avis pour donner plus de perfection aux infrastructures. « Comme le cas de Barikadimy où il a ajouté à la liste des améliorations les différents bureaux qu’il a financés par ses propres moyens».

Elias Fanomezantsoa

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Affaire Villa Antoinette. En souvenir de notre cher Aimé Razafy et plus…

En faisant des recherches pour un sujet d’article, je suis tombé sur une caricature de notre Aimé Razafy national, décédé le 19 décembre 2009 à 50 ans, et qui repose dans le tombeau familial d’Ambohipo Ampahateza Antananarivo. Cet ami, ce frère, je le connaissais depuis 1988, depuis notre entrée au nouveau quotidien papier « Madagascar Tribune » qui venait alors de paraître. « Affaire villa Antoinette ». Mais que vient faire l’ancien président Didier Ratsiraka, habillé en juge dans cette caricature d’Aimé Razafy ? Un dessin à sens multiples à… dessein. Voilà l’histoire.

Le 8 juillet 1999, Roland Hubert Rasoamaharo, plus connu sous l’appellation de Lôla Rasoamaharo, souscrit un bail emphytéotique concernant un terrain jouxtant la résidence de l’Ambassadeur de France à Madagascar, à Ivandry. Un permis de construire est, par la suite, octroyé par la municipalité de la ville d’Antananarivo, pour que Lôla puisse y bâtir une villa qu’il baptise «Antoinette», en souvenir d’une parente proche… Soudain, Sophie Ratsiraka, fille chérie du président de la république de l’époque, arrive en trombe pour lui opposer un acte de vente concernant un terrain de 42 hectares sur lequel est inclus l’emplacement de ladite villa «Antoinette» (d’où le nom de l’affaire), faisant donc cette Sophie la propriétaire du lieu.

Cet acte de vente est signé du ministre de l’aménagement du Territoire et de la Ville (c’était l’appellation de ce temps-là), un certain Herivelona Ramanantsoa. Du coup, la fille à papa, sûre de son « droit », intente un procès. Mais, malgré sa situation « privilégiée », ce procès sera renvoyé à trois reprises. Le troisième et dernier round avait été mené en 2001 par le regretté Me André Randranto. Ayant piloté la défense avec une maestria peu commune, il infligea une défaite retentissante à cette fille du Président Didier Ratsiraka. Celui-ci en a trois, Olga, Annick et, donc, Sophie, plus un fils, Xavier.

Il faudra attendre la chute du Président Ratsiraka pour que le droit reprenne… droit de cité pour faire vaincre la vérité et la justice. Le 1er mars 2002, Julien Reboza devient ministre de l'Aménagement du Territoire dans le premier gouvernement nommé par Marc Ravalomanana, devenu président. Le 21 mai 2002, le ministre Reboza signe un arrêté qui n’est autre que « l'annulation du titre de vente sous conditions résolutoires, approuvé le 10 octobre 2000 au profit de Mme Sophie Ranaivo Ratsiraka », sur un terrain dépendant de la propriété «Villa Antoinette ». Le même arrêté constate que le titre accordé à Mme Sophie Ranaivo est « entaché de vice de forme et de vices de procédures ». L'article 3 stipule que « le terrain visé revient dorénavant au domaine privé national ». De quoi s’agit-il ?

C’est la loi n° 60-004 du 15 février 1960, modifiée par l’ordonnance n° 72-031 du 18 septembre 1972 (J.O. n°872 du 11.11.72, p. 3001) qui est relative au domaine privé national dont la définition se trouve à l’article premier, qui dit : « Le domaine privé national s'entend de tous les biens et droits mobiliers et immobiliers qui sont susceptibles de propriété privée en raison de leur nature ou de la destination qui leur est donnée ». Voilà. Dommage qu’Internet n’en était qu’à ses balbutiements à Madagascar à l’époque. Mais gageons que Lola a une copie de l’acte de vente de Sophie La Marquise… Didier Ignace est-il responsable des frasques de sa seconde fille chérie ? Passons.

Ainsi, l’acte de vente signé par Herivelona Ramanantsoa a été résilié légalement par son successeur, Julien Reboza. A cette époque donc, l’Etat de droit semblait être de retour et la corruption n’avait pas encore de Bianco, de PAC ni de tout le tralala, inutile jusqu’à preuve du contraire, si l’on se réfère au cas «d’anciens ministres» du régime Hvm dont la procédure pour les amener devant la HCJ (Haute cour de Justice) a été retardée pour la énième fois. Et si Didier Ratsiraka était resté président de la république ?... Alors, Aimé Razafy aurait eu raison à travers sa caricature…

Mais l’histoire ne saurait en rester là et je ne sais pas si cela s’appelle de l’ironie ou de la volte-face mais une autre villa, par la suite, a fait l’objet d’une même tentative mais sans Aimé Razafy. Je veux parler de la « villa Elisabeth » ou plus exactement du terrain où se trouve cette habitation allouée au Président Zafy Albert en tant qu’ancien chef d’Etat. Pour votre culture personnelle, voici les origines de l’appellation : Villa Elisabeth(Elizabeth en anglais), encore située à Ivandry Antananarivo. Il s’agit du nom de l’ancienne résidence britannique à Antananarivo. Baptisée Elisabeth en l'honneur du couronnement, le 2 juin 1953, de la Princesse Elizabeth Alice Louise, devenue, dès lors, Sa Très Gracieuse Majesté Elizabeth II, Dei GratiaRegina, Reine du Royaume-Uni. Ainsi, la Villa Elisabeth est devenue un monument national car faisant partie des patrimoines historiques de l’État. Vouloir la vendre est un acte antipatriotique, une haute trahison envers la Nation malagasy toute entière.

Début octobre 2017, l’affaire « Villa Elisabeth » fait la Une des journaux. Il est annoncé que l’Etat, ou plus exactement le régime Hvm du président Hery Rajaonarimampianina, a vendu à un tiers la Villa Elisabeth sans même en avoir avisé l’occupant au préalable. Une notification indique que « le Pr Zafy Albert doit libérer sa résidence d’ancien chef d’Etat avant janvier 2018 ». Après l’annonce de cette soudaine et terrible nouvelle, le Pr Zafy, 90 ans, est victime d’un AVC (Accident Vasculaire Cérébral). Evacué d’urgence à l’île de La Réunion, il y meurt le 13 octobre 2017… Interrogés sur cette vente, des responsables à la Direction du Patrimoine de l’État, ont avancé une excuse tirée vraisemblablement du moulin de la bêtise : « A notre connaissance, c’est le terrain qui a fait l’objet d’une vente et non les bâtiments qui  y sont construits ». Information irresponsable venant de parfaits irresponsables…

Le ridicule n’ayant plus jamais tué personne et, dans cette affaire a atteint son summum lorsque l’État, ancien propriétaire  qui a bradé son bien, a demandé au nouveau propriétaire de lui octroyer 700 m2 du terrain pour y construire une maison  à deux étages pour le compte du ministère des Finances et du Budget (Mfb) (la construction avait bel et bien commencé et on peut la voir de la route). Une demande accordée par le propriétaire, le 13 septembre 2017, qui lui cède gratuitement  la surface voulue qui a retrouvé son ancienne appellation  de «Saint Antoine».

En fait, dans cette histoire qui a entrainé et précipité la mort du Pr Zafy Albert,la transaction avait été signée le 24 janvier 2014 (la veille de la prestation de serment du président Hery Rajaonarimampianina) par le gérant de la Société Mada Terrain 0321, et aussi promoteur de la très destructrice entité « Tany Gasy » (3.600 victimes d’escroquerie de promesse de vente de terrain), Herilanja Gérald Ramangasoavina -fils unique indigne du renommé avocat Alfred Ramangasoavina qui fut vice-Président de la 1ère république- et par le Vice-Premier Ministre chargé de l’Aménagement du territoire  de l’époque qui n’était autre que… Julien Reboza. Incroyable, n’est-il pas ?

Si Herilanja Gérald Ramangasoavina, malgré un mandat d’arrêt lancé contre lui, en 2018, court toujours, Julien Reboza, pour sa défense, a affirmé avoir signé le document « par inadvertance » : «Voasonia tsy nahy ny fivarotana ny villa Elisabeth». A son niveau, cela signifie se foutre de la gueule des gens, tout simplement. Que signifie « vu et approuvé » au-dessus de sa signature ? Dire qu’il avait été juste, droit et protecteur de la veuve et de l’orphelin en 2002. Mais qu’est-ce qui fait donc changer les anges en démons, ici-bas ?

Où en est-on, à présent, de cette affaire « Villa Elisabeth » ? Aux dernières nouvelles, qui remontent bien avant la pandémie de coronavirus, le Bianco a bouclé ses enquêtes. Rendues publiques, cela donne : quatre personnes impliquées, qui sont : l’ancien Vice-Premier Ministre en question, un ancien Directeur général des services fonciers, un autre employé des services fonciers et le promoteur immobilier, en cavale depuis maintenant plus de trois ans.

Parmi ces personnes, trois ont été placées sous mandat de dépôt : l’ancien Dg des services fonciers, Hasimpirenena Rasolomampionona ; le conservateur et l’autre employé des Domaines. Et puis plus rien. Certes, depuis, les travaux de construction du bâtiment destiné au Mfb ont été suspendus.

Mais doit-on s’attendre à un rebondissement « inédit » vu que plus personne ne parle de cette affaire-là ? Et jamais deux sans trois : après Antoinette et Elisabeth, à qui le (mauvais) tour ? Aimé Razafy doit bien rigoler dans sa tombe.

Jeannot Ramambazafy - Dossier également publié dans "La Gazette de la Grande île" du Samedi 21 novembre 2020

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