Les actualités Malgaches du Dimanche 22 Octobre 2017

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Célébration du XV è anniversaire du TIM à Paris ce 21 Octobre 2017

L'ancien Président de la République Marc Ravalomanana a réuni lors de la célébration du XVè anniversaire du parti TIM à Athis Mons, des membres de la Diaspora, qui ont répondu nombreux à son invitation.
Le Président de TIM, Monsieur Marc Ravalomanana a souhaité inviter sans distinction tous les membres de la Diaspora malgache, de quelque parti qu'il soit, pour échanger sur la situation du pays dans une salle pouvant recevoir plus de 400 personnes.
"Nous sommes réunis ici pour notre attachement à notre pays, pour discuter, débattre et trouver ensemble des pistes de réflexion pour le développement du pays."
Nous sommes ici pour entendre de vive voix ce qui se passe réellement au pays et pas se fier uniquement à ce que les rumeurs colportent.
Le peuple malgache vit dans l'insécuriité, dans la pauvreté, dans la terreur, dans la coercition, dans l'indigence.
Comment résoudre les problèmes de Madagascar ?
Un constat, fait par des observateurs étrangers est récurrent, la division du peuple malgache. Il n'y a pas de solidarité, ni de volonté d'aider l'autre à évoluer.
La Diaspora, avec un autre regard, avec son amour inconditionnel pour la patrie, avec sa quête de vérité, son franc-parler, sa soif de partager ses projets, ses espérances, a certainement quelque chose à apporter."
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Orange récompense les 10 meilleurs projets malgaches dans le cadre du POESAM 2017

Orange Madagascar, partenaire privilégié des start-ups sociaux à Madagascar,  récompense des jeunes malgaches pour leur sens de l’innovation et leur créativité au service de la société. Ce sont les porteurs de 10 projets qui ont été présélectionnés au niveau national dans le cadre du Prix Orange de l’Entrepreneur Social en Afrique et au Moyen-Orient (POESAM), édition 2017.

Ces 10 projets concernent plusieurs domaines dont l’Energie, l’Education, l’e-commerce, l’Agriculture…

Orange partenaire incontournable des startups

Le Prix Orange de l’Entrepreneur Social en Afrique et au Moyen-Orient met en valeur les entrepreneurs proposant des produits ou services innovants, associés à l’utilisation croissante du mobile, qui répondent aux besoins sociaux et économiques des populations locales.

Cette année, le Prix Orange de l’Entrepreneur social a débuté par une phase nationale durant laquelle chacune des 17 filiales Orange participante a étudié les projets soumis dans son pays puis désigné trois gagnants pour concourir au niveau international.

A Madagascar,  Orange a mis en place au mois d’avril un programme de pré-incubation avec le centre « Incubons » pour accompagner les futurs candidats à la 7ème édition du POESAM. Ce qui leur a  permis de bénéficier de divers conseils pour transformer leurs idées en projets réfléchis de startup. S’en est suivi la phase de présélection nationale où les 10 projets récompensés ce vendredi 20 octobre 2017 se sont démarqués des autres projets de startups qui se sont inscrits au concours.

Parmi ces 10 projets, 3 projets ont été élus pour représenter Madagascar au concours international qui a débuté le 25 septembre dernier : « Manzer-Partazer », « Majika » et « Betaksys System Madagascar ». C’est un jury national composé de représentants de Solidis Garantie, de l’Agence France Universitaire, d’Orange Money et d’Orange Madagascar qui a procédé à la sélection. Le public national a également apporté sa contribution par un voting. Au niveau national, le projet « Majika » a eu le coup de cœur du public.

Orange Madagascar a remis des trophées aux trois meilleurs projets et leur a octroyé des dotations financières pour les soutenir et en guise de reconnaissance. Les 3 projets sont par ailleurs en train de définir une forme de collaboration avec Orange Money pour aider au développement de leurs activités. Ils ont également reçu chacun un certificat de reconnaissance et un domino 4G avec un an d’internet , ainsi que des goodies Orange.

Les 7 autres projets eux ont obtenu chacun un certificat de reconnaissance, un Smartphone avec 3 mois de communication, et des goodies Orange.

Orange promoteur d’une filière entrepreneuriale solide et durable Orange, encourage encore plus de participations malgaches à la prochaine édition du Prix Orange de l’Entrepreneur Social en Afrique et au Moyen-Orient, en 2018.

Un projet de startup malgache primé à la soirée AfricaCom Awards le 08 novembre prochain

Les 3 meilleurs projets malgaches ont fait partie des 51 projets mis en concurrence par les  17 filiales Orange en Afrique et au Moyen-Orient dans le cadre du POESAM 2017.

Au niveau international, les projets malgaches n’ont pas démérité. « Manzer-Partazer » et « Majika » sont classés parmi les 10 finalistes du POESAM 2017. Le projet « Majika », a obtenu le plus de votes du public à l’international tandis que le projet de start-up « Manzer-Partazer » sera parmi les 3 lauréats internationaux  à primer  le 08 novembre 2017 lors de la soirée des AfricaCom Awards au Cap, en Afrique du Sud. Les trois lauréats internationaux , rappelons-le, recevront, en plus des lots nationaux,  respectivement 25 000€, 15 000€ et 10 000€ et bénéficieront d’un accompagnement par des professionnels de la création et du financement des jeunes entreprises.

En 2015, un projet de start-up malgache est arrivé à se hisser au 9è rang parmi les centaines de projets retenus venant d’une dizaine de pays.

En 2016, le projet de start-up malgache « Nanoé » s’est vu décerné le 2ème Prix.

A propos du Prix Orange de l’Entrepreneur Social en Afrique et au Moyen-Orient

Le Prix Orange de l’Entrepreneur Social Afrique et Moyen-Orient récompense chaque année depuis 2011, les entrepreneurs proposant des produits ou des services qui s’appuient de façon innovante sur les TIC pour répondre aux besoins des gens dans des domaines comme la santé, l’agriculture, l’éducation, l’énergie, l’industrie ou encore le commerce. Le POESAM s’adresse à tout étudiant, salarié ou entrepreneur de plus de 21 ans, dont l’initiative a moins de trois ans d’âge et concerne les pays où sont employés des filiales Orange en Afrique et au Moyen-Orient.

Le Groupe Orange soutient  les entrepreneurs, les TPE et les PME en favorisant l’accès au financement, l’accompagnement dans des structures d’incubation et l’accès à des outils de développement numérique. Le prix récompense quatre projets avec des dotations de 5000, 10000, 15000 et 25000 euros.

La démarche du Groupe Orange est aussi d'accompagner les jeunes entrepreneurs  en les faisant bénéficier d’un programme « d’accélération », à savoir une formation spécifique qui va leur permettre de négocier au mieux les futures étapes de leur développement.

L’écosystème des startups reconnait Orange comme un partenaire de référence capable d’accompagner leur développement : 95% des startups lauréates depuis l’origine du prix poursuivent encore leur croissance aujourd’hui. Avec le Prix Orange de l’Entrepreneur Social en Afrique et au Moyen-Orient,  les jeunes entrepreneurs, prenant appui sur les technologies numériques  peuvent capitaliser sur la marque et la notoriété d’Orange pour crédibiliser leurs projets auprès des financeurs potentiels.

Les milliers de projets déposés ces cinq dernières années reflètent la dynamique entrepreneuriale et le potentiel des télécommunications dans la région.

Les 10 projets récompensés par Orange Madagascar le 21 octobre 2017

Manzer-PartazerMajikaBetaksys System MadagascarNew Sun Power for MadagascarBot FarmerSecrets des AffairesWeducoIrakelyTokantrano MaitsoInteraktivaRelier les jeunes

A propos des 3 meilleurs start-ups malgaches ayant concouru au POESAM 2017

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L’artisanat de luxe malgache veut se faire une place sur le marché international

Raphia, sisal, broderie, bois sculpté, s'il inonde le marché local, l'artisanat malgache, reconnaissable entre mille, reste pour le moment assez confidentiel sur le marché international.
Mais certains entrepreneurs de la Grande Île ont décidé d'abolir ces frontières et de jouer la carte de l'exportation en proposant des produits réalisés à partir d'un savoir-faire d'exception. L'artisanat malgache de luxe, celui de la maroquinerie, remet au goût du jour des techniques manuelles en voie de disparition.
Le petit atelier d'Izaho, perché sur une colline de la haute ville tananarivienne, cinq artisans aux mains d'or s'affairent autour d'un cuir de vachette d'une grande finesse. Découpe, parage, couture, assemblage, la concentration règne. Seul le bruit des outils vient animer ce lieu de création. Quand soudain, débarque un client. Il s'agit de Mahefa, le compositeur et bassiste du groupe de rock « Les Dizzy Brains ». Il vient récupérer une sangle de guitare qu'il a commandée quelques jours plus tôt. « J'avais besoin d'une sangle rock’n roll. C'est là que, Eric m'a proposé un truc avec des poils de chèvre, en cuir, fait à la main bien sûr. Je me suis dit, oh putain, ça j'aime bien ! Et c'est parti comme ça. Il y a de la mousse, elle est faite sur mesure sur mon épaule, c'est du haut de gamme quoi ! On ne peut pas trouver ça ailleurs en fait ! »
Une sangle de qualité, au design atypique et surtout unique. 3 valeurs chères à Monsieur Eric, l'un des deux associés qui a créé l'atelier en 2015. « Ce qui est important dans l'atelier, c'est le savoir-faire, c'est-à-dire la qualité qu'on apporte à chacun des objets. Il y a en fait tout un tas de savoir-faire artisanaux qui ont été amenés à l'époque de la colonisation. Vu qu'ici l'industrialisation n'a pas pris comme ça peut l'être ailleurs dans le monde, ces savoir-faire perdurent. Donc ça nous permet de nous positionner sur des marchés de niche là où des gens sont encore intéressés par des produits qui ont une âme, car faits à la main. C'est ce qui nous permet de travailler aujourd'hui sur des produits hauts de gamme avec justement des traditions et des techniques qui tendent à disparaître. Et nous, notre objectif c'est de les mettre en valeur. »
Ne plus se contenter du marché local, mais exporter ce savoir-faire au-delà des frontières : voilà l'ambition de cet atelier malgache. Alors, il s'est spécialisé dans la fabrication de prototypes, une opération habituellement très coûteuse en Occident.
Et c'est comme ça qu'Izaho et le styliste designer parisien Dany Rasoloson ont commencé leur collaboration. « Je me positionne essentiellement sur du haut de gamme-luxe, donc des produits faits à la main. Et en fait, en cherchant à Antananarivo, je suis tombé sur l'atelier d'Izaho qui proposait la technique du point sellier. Le point sellier, c'est une technique qui est utilisée par les grandes maisons de luxe françaises et italiennes. La particularité de cette technique c'est sa solidité. Chaque point constitue un nœud de serrage et l'avantage c'est que si le fil venait à craquer, le point ne se défait pas. » Le styliste vient donc de commander une série très limitée pour sa collection de bagagerie de luxe : 4 pièces par modèle.
A 60 heures de travail par pièce, on est loin des cadences industrielles. Mais c'est justement ce qui plaît aux acheteurs, intéressés par la qualité du savoir-faire malgache et le coût très compétitif. L'atelier vient d'ailleurs de conquérir de nouveaux clients, new-yorkais.
Source RFI (Afrique Economie)
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Zafy Albert. Veloma nataon-dry Hery sy Voahangy Mivady tany Betsiaka

Betsiaka, Distrikan’Ambilobe, Sabotsy 21 Oktobra 2017. Tontosa soa aman-tsara ary an-tsakany sy an-davany ny fialan’ny profesora Zafy Albert ity tany fandalovana ity. Ary dia nanatrika ny dingana farany ny filoham-pirenena mivady dia i Hery sy Voahangy Rajaonarimampianina izany. Ho gaga ianareo rehefa avy nijery ireto sary manaraka ireto. Sary, mbola averiko eto fa tsy misy fepetra ny fampiasana azy ireo.

Ho avy tsy ho ela ny videon'ny kabary

Ny Antakarana dia manana fomba manokana rehefa misy havany nodimandry. Ka ireto avy izany:

Tsy fiteny ny hoe mandevina izany fa manafina na manitrika no izy. Izany hoe afenina na asitrika ny razana. Rehefa tonga any an-toerana manakaiky ny anaovana izany dia tsy lanjaina ny razana fa tsy entina amina fiara. Izany hoe rehefa avy nanaovana porizenitra ny Profesora Zafy Albert, niaraka tamin’ireo miaramila dia anjaran’ny fianakaviana sy ny vahoaka amin’izay ny mitondra azy any amin’ny trano vato.

Ny lehilahy dia tsy maintsy manao kitamby ary ny vehivavy kosa manao salovagna (lambahoany). Marihina fa ny vady dia tsy manatrika ny fanasitrihina mihitsy. Rehefa vita ny lamesa dia mitodi-doha mody izy. Izay no nahatonga an’i Ramatoa Thérèse Zafy nitodi-doha nandeha ho any Ambilobe.

Ny zanaka indray dia mahazo manatrika fa tsy maintsy manala kiraro ary manasa tanàna avy eo ka tonga dia miverina mody rehefa voasitrika ny razana. Rehefa avy nasitrika ny razana dia mandeha mody daholo ny olona rehetra ary tsy mahazo mitodika.

Zaraina toaka ny vahoaka avy eo. Satria ny toaka dia rano sy afo mitambatra, kanefa zavatra tsy afaka miaraka. Izay no mampahery azy. Tsy tokony tratran’ny tsôfotrandra ny fanitrihina, izany hoe alohan’ny 4 na amin’ny 5 ora hariva.

Mihôsika: mandrisika ny lehilahy ary ny vehivavy kosa manesy

Ampijôry: mitondra hazo manga izay manokatra ny varavarana. Miantso Zagnahary izay vao miantso ny Razana. Izy koa no manakatona ny fasana rehefa lasa daholo ny olona

Mikehiny: misy olona miteny amin’ny Razana: « efa tontolo hafa misy anao fa aza manaraka ny velona intsony ».

Sary amin’izay.

Jeannot Ramambazafy

 

 

 

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Le DIDEC refuse la décision du Ministère de l’Éducation nationale

Avec cette épidémie de peste qui a déjà bloqué l’éducation dans moult régions pendant plusieurs semaines, le ministère de l’éducation nationale dirigé par Paul Rabary a décidé reporté la rentrée des écoles le 06 novembre 2017. Mais cette décision n’est pas appréciée par le DIDEC (Directeur diocésain des Écoles Catholiques).
Samedi dernier, le DIDEC a effectué une réunion sur cette décision du ministère, il affirme qu’il ne va pas suivre cette rentrée. Ainsi, les étudiants dans les établissements catholiques rejoindront les bancs de l’école ce 25 octobre. La réaction de Paul Rabary ne se fait pas attendre, il a posté sur son compte facebook que le DIDEC a pris cette décision de son propre chef. Le ministère a décidé de reporter la rentrée afin d’éviter des élèves infectés par la peste. En outre, des mesures ont été déjà prises pour que les programmes scolaires puissent arriver à son terme.
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Epidémie de peste, Orange Madagascar appuie le corps médical et les agents sanitaires

Face à l’épidémie de peste qui frappe actuellement le pays et en réponse à l’urgence de la lutte contre la propagation de la maladie, Orange Madagascar se mobilise et renforce ses actions solidaires envers la Communauté.

En appui au corps médical et aux agents sanitaires au service des malades dans les centres hospitaliers, Orange Madagascar, à travers son association humanitaire Orange Solidarité Madagascar fait don de 10 000 masques de protection, 20 000 gants, et 200 bouteilles de gel antibactérien de 1litre.

Les matériels sont remis le vendredi 20 octobre 2017 au Bureau National de Gestion des Risques et Catastrophes à Antanimora par une délégation conduite la Présidente d’Orange Solidarité Madagascar Josie Randriambeloma, en présence des responsables au niveau du Ministère de la Santé Publique

Le BNGRC se chargera par la suite du réacheminement des matériels octroyés qui seront répartis aux centres hospitaliers universitaires et établissements hospitaliers suivants :  CHAPA Ambohimiandra, CHU Befelatanana, CHU Anosiala Ambohidratrimo, CHU JRA,  Hôpital Anosy Avaratra, Hôpital Andohatapenaka, Hôpital des enfants Ambohimiandra, Hôpital des enfants Tsaralalàna, Hôpital Itaosy , ainsi qu’au Service des urgences Antananarivo (SURECA).

Une contribution massive à la lutte contre l’épidémie de peste

Orange Madagascar, en tant qu’entreprise citoyenne, responsable et solidaire contribue activement à la lutte contre l’épidémie de peste à Madagascar. Des dispositifs  comme la campagne de sensibilisation par sms ont été mis en place  depuis le début du mois d’octobre pour aider la population à se protéger en adoptant les mesures d’hygiène qui s’imposent et à s’informer sur la maladie. Le numéro vert 910 est aussi accessible gratuitement à partir des numéros Orange.

Solidarité envers la Communauté malgache

La responsabilité sociale d’entreprise d’Orange se réalise au quotidien dans de nombreux domaines et dans de différentes  circonstances pour apporter un appui à ceux qui en ont le plus besoin. A la suite du passage du cyclone Enawo par exemple, Orange Madagascar a offert des repas solidaires aux sinistrés de la ville d’Antananarivo, et a contribué à la reconstruction d’Antalaha ainsi que d’autres infrastructures de la région de la SAVA, en octroyant plus de 65 millions d’ariary de matériaux de construction. Face à l’épidémie de peste qui sévit actuellement, Orange Madagascar reste uni et solidaire avec les Malgaches. 

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« Albert Zafy, un homme exemplaire » selon le Président Hery Rajaonarimampianina

« Le Professeur Zafy Albert fut un modèle, un homme exemplaire tant dans sa vie professionnelle que politique » C’est à travers ces mots, empreints d’émotion, que le Président de la République, Hery Rajaonarimampianina, a décrit l’ancien Chef de l’Etat malgache, lors de la messe à l’Eglise catholique de Betsiaka, ce 21 octobre, jour de deuil national. L’Archevêque d’Antsiranana, Mgr Marc Ramaroson, a conduit la concélébration de la messe pour le repos de l’âme de l’illustre défunt.

La Nation malgache a perdu un grand homme, a déclaré le Président Rajaonarimampianina. « Nous allons nous souvenir de ce grand professeur et homme politique. Il était le père de la démocratie et de la réconciliation nationale. Un homme d’Etat au caractère simple mais ferme », a-t-il souligné. L’homélie, tirée de l’évangile selon St Jean, fut axée sur l’éducation du Professeur Zafy Albert. L’archevêque Marc Ramaroson a rappelé que l’éducation catholique qu’il a reçue l’a forgée durant toute sa vie. « C’est un Raiamandreny qui nous laisse en héritage des valeurs importantes sur la vie », a fait valoir l’archevêque d’Antsiranana.

Après la messe, une cérémonie militaire s’est déroulée dans la cour de l’Eglise, avant l’inhumation dans le caveau familial, selon les rites et les coutumes de la région. Auparavant, à son arrivée, le couple présidentiel a présenté ses condoléances à la famille de l’illustre défunt, et a exprimé le réconfort à l’épouse du professeur, Thérèse Zafy, avant de signer le livre de condoléances. La famille de l’ancien Chef d’Etat a exprimé ses remerciements et sa reconnaissance au couple présidentiel pour son soutien, à l’Etat, ainsi qu’à tout le peuple malagasy qui a tenu à manifester le respect et l’amour au professeur Zafy Albert.

L’ancien président Zafy Albert repose désormais dans le caveau familial sis à Betsiaka, une localité de 1500 habitants, située à 30 Km d’Ambilobe, sur la route nationale 5A, reliant Ambilobe et Vohémar. Betsiaka a réuni ce 21 octobre les représentants de toutes les régions de l’Île pour un dernier hommage à un Grand Raiamandreny.

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Itaosy - Un soudeur meurt d'une terrible explosion

Le corps atrocement mutilé, sanguinolent et aux membres déchiquetés d'un homme, gisait sur de la terre battue et poussiéreuse. La victime, un soudeur de  32 ans venait de recevoir le souffle terrible de l'explosion accidentelle de gaz autogène sur une bonne partie de son corps, et a été tué sur le coup. Ce drame qui a à la fois profondément ému et horrifié les témoins, s'est produit vers 9h du matin dans un lieu de réparation de moto dans le quartier d'Andrahamavola Itaosy, samedi. Tout autour de lui, la présence d'une bonbonne de gaz et du matériel de soudure, convainc que l'accident est survenu à ciel ouvert et non à l'intérieur d'un quelconque atelier.

Des collègues du trentenaire qui étaient également sur place au moment de l'explosion, étaient tous indemnes et épargnés. Or, la  puissance et surtout à en voir son effet dévastateur sur la victime, laissent plutôt croire au pire. Pour les observateurs, le fait que le malheureux se trouvait  un peu trop à proximité de la bonbonne explique cela. Selon toutefois les avis des experts,  un gaz inflammable prend feu dans sa zone d'inflammabilité dans l'air, à cause d'une source d'inflammation. Les sources d'inflammation sont nombreuses dans la plupart des lieux de travail, notamment les flammes nues, les étincelles et les surfaces chaudes. L'on parle alors de l'effet fusée, ce qui serait à l'origine du drame du samedi matin à Itaosy. Cependant, on ignore justement cette source d'inflammation dans le cas du soudeur d'Andrahamavola.  Pour revenir justement au fait, les secouristes ont cru que le soudeur était encore en vie et l'ont emmené au service des urgences à l'Hjra Ampefiloha. « Il n'y avait vraiment plus rien à faire pour le malheureux. La vie l'aurait déjà quitté avant qu'il n'arrive dans notre service. D'autant plus qu'on n'a jamais réussi à  retrouver les membres arrachés, notamment ses pieds, preuve que sa mort était  irréversible », explique un médecin de garde du service des urgences de cet établissement. Selon des informations, le soudeur allait se présenter pour ses fiançailles vendredi prochain.  Dire que c'est la mort qui a donc fauché subitement un être qui devait encore avoir toute une vie devant lui.  L'enquête en cours tente de déterminer la cause de l'accident. Franck Roland

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Vacances de peste prolongées - « Niet », des établissements catholiques !

Non à la décision du ministère de l’Education nationale (Men) de rallonger de deux semaines les vacances de peste. C’est la réponse de la Direction diocésaine de l’enseignement catholique (Didec)  qui s’est réunie samedi dernier au Falda Antanimena, faisant suite à l’injonction du Men à certains établissements scolaires dans des zones classées « rouge » de ne reprendre les cours que le 6 novembre prochain. Suite à cette réunion, la Didec a tranché d’ouvrir les portes des établissements catholiques ce mercredi 25 octobre. Et ce après plus d’une vingtaine de jours de vacances forcées à cause de l’épidémie de peste.

« La pause a duré trop longtemps qu’il faut songer aux études des élèves tout en considérant tout de même les mesures préventives contre la propagation de la peste », indique un responsable auprès de la Didec. Toutefois, des mesures drastiques vont être prises en commençant par la formation des directeurs auprès de toutes les écoles catholiques. Les actions se focaliseront sur celles à adopter face à la situation actuelle. La mise en place d’un comité de vigilance dans chaque établissement ou encore la prise de température obligatoire avant d’intégrer les salles de classe en font partie, comme le souligne le protocole adopté par le Men et ses partenaires. En outre, les responsables ont remis en cause différents points avant la prise de cette décision. Il est toujours question de ne pas trop se mêler dans la foule de sorte que cela favorise la propagation de cette maladie. Pourtant, de nombreux rassemblements s’effectuent encore dans la Capitale. Il s’agit entre autres du maintien de messes et cultes, l’ouverture des sociétés privées et publiques employant des centaines de personnes et aussi la continuité des activités au niveau des marchés publics accueillant plusieurs clients cosmopolites. Toutes ces manifestations publiques, dont les enfants figurent parmi l’assistance, devraient être suspendues pour limiter les risques de contamination de la peste. Les écoles ne sont pas les seuls lieux où cette épidémie peut frapper. Une réaction du ministre de tutelle Cette décision de la Didec a suscité de nombreuses réactions de la part des parents et du ministère de tutelle. « C’est une décision en toute liberté et conscience », dixit Paul Rabary, ministre de l’Education nationale via sa page Facebook, hier. Le Men a répondu à la détermination des écoles catholiques à reprendre l’enseignement.  Pour le ministère et ses partenaires stratégiques, les résolutions de la cellule de riposte priorisent entre autres la santé et la vie des élèves. « Certes, les enfants peuvent attraper à tout moment et n’importe où cette maladie.  En tant que responsable éducatif,  éviter que les écoliers soient contaminés au niveau des établissements scolaires demeure notre priorité. Toutefois, des résolutions s’imposent pour rattraper le retard au niveau du programme scolaire », poursuit-il.  Quant aux parents, les avis sont partagés. Il y a ceux qui prennent en compte la volonté des établissements catholiques à se surpasser de cette maladie coûte que coûte. D’autres parents d’élèves s’y opposent et veulent préserver leurs enfants à toute exposition publique jusqu’à ce que la situation redevienne normale. « Je n’enverrai pas mes enfants en classe qu’à partir du 6 novembre, même si j’ai les responsables de leur école sur le dos. Ils seront plus en sécurité à la maison, loin de la foule », s’exprime une mère de 3 élèves inscrits dans une école catholique de la Capitale. Une thèse réfutée pourtant par le Sg de la Croix rouge internationale en visite actuellement à Madagascar. Celui-ci a déclaré que  « vaut mieux maintenir les enfants sur les bancs des écoles que livrer à eux-mêmes et jouer près des déchets ou autres ». Affaire à suivre. La Rédaction

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Football- THB Ligue des Champions - CNaPS Sport à mi-parcours de la victoire

La CNaPS Sport Itasy est en route pour le titre. Les caissiers terminent à la tête du classement de la phase Aller de la poule des As disputée du 18 au 22 octobre au stade d’Ampasambazaha de Fianarantsoa. Avec 9 points, soient trois victoires, la Cnaps sport devance Elgeco crédité de 6 points contre 4 points pour le Cosfa, seul club en lice pour un doublé et ce, national.  La rencontre de la journée d’hier ayant opposé les militaires et les caissiers. Après une première période sans saveur,  la CNaPS a trouvé le chemin des filets  en marquant deux buts en deux minutes (56e et 58e). Le premier  sur une œuvre de Njiva tandis que le second porte les griffes  de Niasexe. Celui-ci a réalisé un doublé à la fin du temps additionnel.

Score final, 3 buts à rien, victoire de la CNaPS Sport.   Le Cosfa s’est montré quand même agressif durant la première période avec deux énormes occasion de buts ratés de manière inexplicable pour Nôno et un but refusé pour position de hors jeu de Ndimby à la 62ème. Le prochain défi sera les demi-finales de la Telma Coupe de Madagascar pour les militaires avant d’entamer la phase retour de la Thb ligue des champions Dans le premier match, Elgeco Plus  s’est imposé (2-1), dans la logique, face à Hzam Amparafaravola.  C’est Bela qui a ouvert le score à la 18e avant que Dino double la mise à la 34ème. Les Oranges ont mené 2 buts à 0 avant que Dominique tente de réduire le score ( 2 buts 1) avant la pause. Mais  le score au tableau reste inchangé jusqu’au coup de sifflet final.  La phase retour se tiendra les 12, 15 et 19 novembre dans un lieu non encore déterminé.Elias Fanomezantsoa

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Toamasina - Un gérant de restaurant emporté par la peste

Après la disparition du coach de l’équipe nationale seychelloise de basket féminin vers le début de ce mois dans le pays, voilà qu’on annonce la mort causée par l’épidémie de peste d’un Français de 40 ans à Toamasina. Selon l’information, son décès est survenu vers 9h du matin à l’« Hôpitalibe » de cette ville portuaire de l’Est, samedi dernier. Aussitôt après le protocole sanitaire et la confirmation d’un décès lié à la peste, le corps de la victime a été inhumé par le Bureau municipal d’hygiène (Bmh) au cimetière de Manangareza. 

De la façon par laquelle le Français a pu contracter l’épidémie, personne ne le sait, exactement comme c’était le cas pour le Seychellois. Le seul renseignement qui a filtré de l’affaire, c’est que le Français fut de son vivant le gérant d’un restaurant dans la localité d’Ampanalana.  De leur côté, les autorités sanitaires et autres ministères malagasy concernés choquent l’opinion avec leurs habitudes d’annoncer tout le temps qu’ils contrôlent la situation. Mais de quel contrôle veulent-ils dire ? Le nombre de décès ne cesse d’augmenter. La preuve, le bilan ne cesse d’alourdir. L’opinion locale ne sait plus exactement ce qu’elle doit faire pour se protégerde la peste… F. Roland

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Agriculture urbaine - Antananarivo reconnue pour ses prouesses

Les villes occupent une grande place dans le développement d'un pays. La 3e rencontre de la politique alimentaire du Pacte de Milan s'est déroulée du 19 au 21 octobre dernier à Valencia en Espagne. Cette rencontre, créée deux années auparavant, a permis aux maires du monde entier de partager leurs idées ainsi que leurs réalisations cadrant dans les objectifs dudit Pacte. C'est aussi une occasion de proposer des solutions innovantes pour arriver à bout des défis économiques, sociaux et environnementaux centrés sur la lutte contre les problèmes alimentaires. Cette année, les villes se sont mises d'accord sur le rôle important qu'elles tiennent dans la  mise en œuvre des Objectifs de développement durable (Odd) et d'un nouvel agenda urbain.

Et pour l'occasion,  la ville d'Antananarivo a reçu le deuxième prix du Pacte de Milan dans la catégorie « environnement difficile » en gagnant une somme de 15 000 euros. En effet, les prouesses de la Capitale ont été reconnues grâce à un programme de  développement de l'agriculture urbaine. Des micro-jardins potagers pour une meilleure alimentation De 2011 à 2017, Antananarivo a développé ce programme avec l'appui de la Coopération de la région de l'Ile-de-France afin d'encourager la création de micro-jardins potagers urbains dans les quartiers rencontrant des difficultés, surtout financières. Ces jardins potagers ont pour objectifs de contribuer à l'amélioration de la qualité de l'alimentation, et plus particulièrement à la génération  d'activités sources de revenus comme la vente de fruits et légumes frais et locaux. Durant ce laps de temps, plus de 16 000 personnes ont alors pu bénéficier de ce programme et apporter une évolution à leur alimentation ainsi qu'à leurs revenus. Il faut préciser que ce programme, mis en place dans la Capitale, a été évalué par un jury international composé  de représentants des agences des Nations unies, d'institutions scientifiques et de recherche,  de la société civile et du  secteur privé de la « Fondazione Cariplo » avec plus de 50 autres bonnes pratiques proposées par plus d'une quarantaine de villes. Toutefois, il a su se démarquer des autres. Propos recueillis par  Rova R.

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Obsèques de Zafy Albert - Le « trio » présidentiel répond présent

Inhumé samedi après-midi dans son caveau familial, à Betsiaka, l’ancien Chef d’Etat Zafy Albert a été raccompagné par bon nombre d’hommes politiques et de simples citoyens.  Le trio présidentiel a répondu présent lors de cet ultime hommage au père de la démocratie.

Les obsèques de l’ancien chef de l’Etat Zafy Albert ont eu lieu samedi dernier à Betsiaka à Ambilobe dans le nord du pays.  Plusieurs personnalités sont venues rendre un dernier hommage et dire adieu à cet homme politique, mais aussi de science, fortement apprécié par ses pairs et confrères.    Répondant à l’appel de la population et conformément à ses engagements, le président de la République Hery Rajaonarimampianina était présent samedi dans cette localité dans le nord ouest de la Grande île pour assister aux obsèques de l’ancien président à Betsiaka  Ambilobe.  L’absence de l’actuel Chef de l’Etat dans les premières heures qui ont suivi le décès de celui qui est considéré comme le « Père de la Démocratie » avait, pour rappel, été largement commentée et critiquée par l’opinion nationale.  De l’accueil de la dépouille mortelle à Ivato, à la veillée funéraire et la cérémonie d’hommage tenue au Palais des Sports et de la Culture à Mahamasina, le Président avait tout délégué au Premier Ministre pour cause de mission à l’étranger Rome (Italie). La cérémonie de samedi a également et notamment vu la présence de la Première Dame Voahangy Rajaonarimampianina. Quasiment invisible depuis le début de l’épidémie de peste, la patronne d’Iavoloha n’était réapparue en public que la semaine dernière lors du déplacement officiel de son mari à Rome en Italie et vendredi au côté de son époux à l’ouverture officielle de l’année scolaire des écoles catholiques et lancement du projet ProFuturo dans le diocèse d’Antsiranana.    Avant ces apparitions, la Première dame, ou plutôt son équipe s’était signalée, de bien mauvaise manière, en s’appropriant des dons  « onusiens » pour les  remettre au nom de la patronne d’Iavoloha au profit du Centre hospitalier anti-pesteux à Ambohimiandra. La précédente sortie publique de l’épouse du Chef de l’Etat datait de près de deux mois auparavant.  Le conseiller spécial Mbola Rajaonah a également fait acte de présence pour rendre hommage à  « l’homme au chapeau de paille ».  Réputé comme l’homme le plus puissant d’Iavoloha, après le Président évidemment,  cet homme s’affichait depuis quelque temps près du couple présidentiel lors des cérémonies et inaugurations. Il est ainsi considéré  comme le troisième membre composant le « trio présidentiel ».  A preuve, contrairement aux autres membres de la délégation présidentielle, Mbola Rajaonah est arrivé et reparti de Betsiaka après la cérémonie à bord de l’hélicoptère du président de la république et de son épouse. De même, cet opérateur économique était apparu la veille aux côtés du numéro Un de l’état et de la première dame à  la cérémonie de Sambava. A l’instar de la Première dame, ce conseiller du président  a été également et longtemps invisible, selon Dame rumeur, il  aurait été absent plusieurs semaines du territoire malagasy.  Recueillis par  A.R.

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Moramanga - Réouverture des maisons scellées pour les expropriés

Un petit soulagement pour les habitants d’Ambatomasina et d’Afaroratra, respectivement dans les fokontany d’Ampitambe et de Befotsy, Ambohibary Moramanga. Expulsés manu militari de leurs maisons depuis le 1er septembre (voir nos publications du 5 et du 12 septembre), ils ont dû passer leur vie dehors, en plein air jusqu’à samedi dernier où la levée du scellé est accordée. La précision émanant du maire d’Ambohibary Noelison Randriamahadera mentionne que le maître Fidiniaina Herinandrasana Andrianarisoa, le huissier de justice ayant procédé à l’exécution de la décision de justice, et l’assistant du député de Madagascar élu à Moramanga, Henri Charles Andriamahefa, sont descendus sur le terrain pour rouvrir les postes. Ceci a permis aux concernés de regagner l’intérieur de leurs maisons respectives.

InjonctionsPour rappel, un étranger du nom de Claude Jules, par on ne savait trop quels moyens, est déclaré être le nouveau propriétaire des terres pourtant occupées par les autochtones depuis les années 1960. Après des années de bataille judiciaire qui a toujours donné gain de cause à l’étranger, la mesure d’expropriation a été appliquée au début de septembre. Pris au dépourvu, les occupants traditionnels n’ont pu rien faire que de se plier aux injonctions et de se plaindre auprès des responsables locaux. Tout est bloqué à l’intérieur des maisons alors que la rentrée scolaire arrive et que les travaux champêtres battent leur plein. Autorités, élus, activistes, défenseurs des droits humains et journalistes se succèdent à l’antenne pour dénoncer le fait qui finit par être cité dans l’émission hebdomadaire le Rendez-vous (Fotoam-bita) du président Hery Rajaonarimampianina dans son édition du 13 octobre dernier. Parallèlement, les démarches en vue de régler pour de bon cette affaire qui a défrayé la chronique sont en cours. Elle est, certes, loin de se terminer. Des hauts responsables ayant servi sous la transition y sont impliqués jusqu’au cou.Manou Razafy

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L’hécatombe ?

L’épidémie de peste continue de faire rage. Le bilan s’alourdit. A en croire la dernière communication du Ministère de la Santé Publique (MSP), les  barres des cent pour les décès et des mille pour les cas suspects ou traités seraient largement atteintes, voire dépassées, en ce début de la semaine. Dans sa définition académique des termes, Larousse parle d’une « hécatombe » quand il s’agit d’un «grand de personnes atteintes ou éliminées par quelque chose ». Considérant le nombre des  victimes avoisinant les cent et plus, on est malheureusement bien dans le compte. Et quand le Ministère responsable fait appel à des Experts internationaux,  la gravité et la dangerosité du cas se confirment et que les responsables sont débordés. Et, enfin, si le Comité International de la Croix-Rouge et du Croissant Rouge a bien voulu dépêcher,  dare-dare, sur place son Secrétaire Général, le géant ou « darafify » Elhadj As Sy, il y a urgence et péril en la demeure ! Les observateurs, journalistes et analystes confondus, voudraient remettre les pendules à l’heure pour tenter finalement de décortiquer les motifs de l’hécatombe. En ligne de mire, au premier plan, se trouvent les responsables étatiques. Quoiqu’ils disent, ils sont coupables de manquements et de négligence. Toutes les actions préventives émanent, tout d’abord, de leurs initiatives. Ils sont payés pour ça. Ils savent  pertinemment que la maladie de la peste est endémique à Madagascar, tous les ans. Il suffit de prendre, à temps, les dispositions préventives  classiques pour l’endiguer. Le risque épidermique peut être évité si tous les moyens à leurs dispositions ont été normalement enclenchés, dans les temps « réglementaires ». On ne devrait pas arriver à ce stade où l’on est actuellement si les tenants du Ministère responsable avaient pris des mesures draconiennes dès lors que la maladie fut constatée à son début, le mois de  septembre. Tellement ils ont minimisé la virulence  du fléau qu’ils tardaient à prendre les dispositions qui conviennent en pareille circonstance. La problématique de la gestion de la communication complique la situation. S’il existe une chose ce à quoi ce régime excelle c’est la médiocrité de la gestion de la communication. Des fois, les observateurs n’arrivent plus à faire la différence et hésitent entre une obstination à la cachoterie et la volonté d’altérer la vérité, ou tout simplement, la non  maîtrise d’une communication professionnelle et intelligente. En ce qui concerne cette épidémie, il en ressort que le public soit mal informé. Les masses populaires ne savent pas exactement des tenants et aboutissants de la chose. Elles paniquent pour  quelque chose qu’elles ignorent totalement. Certains croient dur comme fer que l’épidémie tant décriée n’est qu’une de ces fantaisies imaginaires  ou un des canulars du régime.  Le déficit de la communication et des informations relatives au danger de l’épidémie s’explique par le refus catégorique de se plier aux mesures strictes de précautions imposées surtout en cas de décès.  Les effets collatéraux de l’hécatombe perdurent et s’aggravent. La suspension des cours des élèves étant maintenue  entame la 4ème semaine et  personne ne sait jusqu’à quand ces indésirables vacances de peste vont-elle cesser? Les voyageurs des taxi-be et taxi-brousse désertent les lieux et les réservations de la plupart des professionnels du tourisme, annulées. Bref, tous les secteurs d’activité végètent. Ndrianaivo