Les actualités à Madagascar du Mercredi 22 Juillet 2020

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Midi Madagasikara137 partages

Air Madagascar – Air Austral : Divorce officialisé, la CNAPS devient actionnaire

Divorce officialisé Air Madagascar – Air Austral.

L’accord signé vendredi dernier prévoit la cession de 123 866 266 actions représentant 43,78% du capital social d’Air Madagascar détenues par Air Austral Invest au profit de la CNAPS.

C’est désormais officiel. Le divorce est consommé entre Air Madagascar et Air Austral. La signature de la résiliation du Pacte d’associés et de l’Accord de partenariat entre l’Etat Malagasy représenté par le ministre de l’Economie et des Finances, Richard Randriamandrato et le ministre des Transports, du Tourisme et de la Météorologie, Joël Randriamandranto, Air Austral, Air Austral Invest, Air Madagascar et la Société CNAPS a été effectuée le 17 juillet dernier. Un document résiliant, avec effet immédiat, le Pacte d’associés signé le 17 novembre 2017, sous l’ère Rajaonarimampianina. Cet accord prévoit aussi la cession de 123 866 266 actions représentant 43,78% du capital social d’Air Madagascar détenues par Air Austral Invest au profit de la CNAPS et de 420 981 actions représentant 6,79% d’Air Austral, détenues par la CNAPS, au profit d’Air Austral dans le cadre d’une réduction de capital. Désormais donc, la CNAPS devient actionnaire dans  la Société de transport aérien de Madagascar. Air Austral a rétrocédé les 12 millions de dollars de la CNAPS en guise de transfert d’actions. L’article 2 de ce protocole prévoit quant à lui la résiliation de l’accord de partenariat conclu le 9 octobre 2017 entre l’Etat Malagasy et Air Austral, concernant la Strategic Partnership entre Air Austral et Air Madagascar qui était un partenariat d’égal à égal. Ceci entraîne automatiquement aussi la démission des administrateurs au Conseil d’Administration d’Air Madagascar désignés par Air Austral Invest.

Intenses négociations. Cet accord a été trouvé après d’intenses négociations qui ont duré 8 mois, ou enfin presque. Rinah Rakotomanga, la Directrice de la Communication et des Relations Publiques auprès de la Présidence de la République était parmi les acteurs majeurs de la réussite de cette résiliation de partenariat avec Air Austral qui quitte définitivement la Compagnie de transport aérien Malgache. Aux yeux de bon nombre d’observateurs, ce partenariat dit  » Stratégique  » a tout simplement été un échec monumentale dans la mesure où durant 3 ans, Air Mad n’a cessé de régresser. D’après les informations, la prochaine étape consistera à la restructuration. Le Conseil d’Administration se réunira dans les jours qui viennent pour tracer la feuille de route de la relance d’Air Madagascar qui doit désormais prendre en main son envol. La résiliation de tous les contrats et la reprise des négociations avec les avionneurs tels qu’Airbus et Boeing figureraient parmi les priorités. Il serait aussi question de changement de statut et de renégociation de tous les contrats conclus auparavant, y compris ceux du personnel. La réouverture du capital de la Compagnie nationale est fortement envisagée. D’après les informations, les négociations avec Ethiopian Airlines qui souhaiterait contribuer à la relance d’Air Madagascar seraient en bonne voie. Les membres du Conseil d’Administration désignés par Air Austral vont déposer leur démission d’ici peu. Air Austral accepte finalement de quitter Air Madagascar en cette période où le transport aérien tourne au ralenti avec la suspension des liaisons aériennes dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire.

Davis R

Midi Madagasikara42 partages

Exploitation d’Amazonite : Ruines et désolation de la population d’Andina-Ambositra, la société ci...

Un pont en bois branlant en guise de reconnaissance pour ce village durant ce quart de siècle d’exploitation

A Andina Ambositra les paysans dénoncent les effets dévastateurs d’une exploitation minière dont les origines sont, par ailleurs douteuses

Si l’exploitation minière est censée  contribuer au développement socio-économique des collectivités, dans la majorité des cas, il n’est pas ainsi.  On ne voit que ruines et désolation, comme en témoignent des nombreux habitants à travers toute l’île, où ce genre d’exploitation souvent illicite se perpétue.

Dévastateurs

C’est bien le cas de la commune rurale d’Andina dans la localité  d’Apinga dans le fokontany de Talaky, district d’Ambositra  où une exploitation minière d’amazonite a été ouverte, il y a moins d’un quart de siècle  avec  ses lots dévastateurs et dont les origines de cette carrière demeurent douteuses quant au respect des règlements en vigueur, comme la majorité des petites exploitations minières pour ne parler que de cela. Le président de l’association Tafo Mihaavo nationale, une association civile, Razafimanandraibe Louis de Gonzague, accompagné des journalistes se sont rendus sur les lieux pour constater de visu la situation. Razafimanandraibe Louis de Gonzague de fustiger ouvertement qu’il y a anguille sous roche dans cette affaire et d’interpeller les hauts responsables, tels que le ministère des mines et le BIANCO d’ouvrir une enquête sur les tenants et les aboutissants de cette exploitation minière illicite dont la commune ignore les origines puisqu’elle n’a pas été  partie prenante et ne perçoit rien et encore moins les habitants bénéficiaires.

Environnement

Bien au contraire, plus de 80 ha de rizières  et des infrastructures agricoles ont été endommagées, se lamentent les habitants qui dénoncent également le fait que  de nombreuses terres cultivables ont été abandonnées.   Avec la dégradation de l’environnement, les choses ne sont pas prêtes de revenir à l’initial. De plus des familles ont même été traduites en justice. « On nous a pris nos biens et nos terres; nos maisons sont menacées de démolition avec les creusets souterrains qu’effectuent les exploitants et nous lançons un appel pressant aux autorités » concluent ces sinistrés.

Chan Mouie Jean Anastase

Midi Madagasikara30 partages

Filière vanille : Le prix FOB minimum à l’export fixé à 250 USD/kg

Près de 1 580 tonnes de gousses de vanille ont été exportées lors de la dernière campagne 2019-2020.

Madagascar veut maintenir sa position de leader mondial en fixant ces prix de référence minima, et ce, pour avoir une meilleure visibilité sur le marché.

Le Conseil National de la Vanille (CNV) est déjà à pied d’œuvre pour promouvoir et développer cette filière stratégique. Il regroupe 25 membres dont 12 membres issus de l’administration, y compris dix ministres concernés et 12 autres représentent le secteur privé opérant en amont jusqu’en aval de la filière. Le Gouverneur de la Banky Foiben’i Madagasikara (BFM), y est également impliqué. « A l’issue de leur première réunion qui a été basée sur des échanges entre toutes les parties prenantes, un compromis a été trouvé concernant la fixation du prix FOB minimum de la vanille à l’export à 250 USD/kg pour cette campagne d’exportation 2020-2021. Quant au prix minimal sur le marché local de la vanille préparée stabilisée, c’est fixé à 650 000 Ar le kilo », a annoncé le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, lors d’une conférence de presse hier.

 Révisés à la baisse. Comparé à la dernière campagne d’exportation de 2019-2020, ces prix de référence minima ont été respectivement révisés à la baisse, soit de 100 USD et de 250 000 Ar. « Cela s’explique par l’augmentation de l’offre de production de la vanille cette année. En effet, nous nous basons toujours sur la compétitivité de ce produit stratégique sur le rapport qualité/prix, afin de maintenir la position de Madagascar en tant que leader mondial sur le marché. Le pays détient d’ailleurs plus de 70% de part de marché sur le plan international. Et la détermination de ces prix de référence minimal a également été basée sur les prévisions de production et les prix affichés par les autres pays concurrents. L’objectif vise à avoir une meilleure visibilité à l’international pour pouvoir pérenniser le marché », a-t-elle fait savoir. Et lui d’enchaîner que le prix de référence minimal de la vanille verte n’a pas été fixé cette année, étant donné que l’ouverture de la campagne de collecte a déjà eu lieu bien avant, soit le 25 mai 2020 pour Ambanja. Dans la région de la SAVA qui détient plus de 80% de la production, la campagne de collecte a démarré depuis le 15 juillet 2020. « Toutefois, les acteurs concernés doivent s’arranger sur la détermination du prix minimal de la vanille verte compte tenu de ces nouveaux prix de référence publiés par le Conseil National de la Vanille », a-t-elle insisté.

1 580 tonnes de vanille expédiées. Il est à noter que le Conseil National de la Vanille va également publier prochainement la date d’ouverture de la campagne d’exportation pour les neuf régions productrices. « Certes, il y a eu une certaine perturbation du marché surtout au niveau de la logistique en raison de cette crise sanitaire liée à la pandémie de covid-19, mais notre département s’engage à soutenir les acteurs concernés pour faciliter les procédures d’exportation. Les professionnels de cette filière disposent d’ailleurs d’un portefeuille de clients qui passent des commandes régulières et stables chaque année, et ce, malgré cette pandémie. Dans la foulée, le CNV se charge de la veille commerciale tout en menant une campagne de communication positive sur ce produit stratégique. Il faut rappeler que Madagascar exporte de la vanille vers 61 pays », d’après toujours les explications du ministre de tutelle. Lors de la dernière campagne d’exportation, Madagascar a pu expédier 1 580 tonnes de gousses de vanille, plus de 103 tonnes de produits dérivés de la vanille et 94 tonnes d’extraits de vanille. « C’est à peu près la même quantité exportée lors de la campagne précédente alors qu’on a commencé à fixer le prix de référence minimal de la vanille à l’export. Mais les opérateurs ont également pu vendre au-delà de ces prix de référence compte tenu de la qualité de leurs produits », a-t-elle précisé.

Protocole sanitaire. Par ailleurs, pour faire face à cette crise sanitaire liée à la pandémie de covid-19, les parties prenantes ont mis en place un protocole sanitaire de la vanille. En effet, « le traitement de la vanille se fait manuellement depuis l’exportation, en passant par sa préparation jusqu’à son conditionnement à l’exportation. Le ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat a déjà contrôlé 833 marchés de la vanille dans tous les districts de la SAVA afin de mieux respecter les gestes barrières. De nombreux matériels dont 100 000 masques et 4 998 gilets, y ont été acheminés afin de contribuer à la lutte contre la propagation du coronavirus. Cela constitue en même temps une garantie pour les consommateurs finaux tout en soutenant les exportateurs à augmenter notre part de marché à l’échelle internationale », a évoqué le ministre Lantosoa Rakotomalala.

Navalona R.

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Développement humain : Grand recul pour les pays ayant les plus longues durées de confinement

Ceux qui gagnent moins de 3,1 dollars par jour, soit environ 350.000 ariary par mois, sont considérés comme pauvres, selon le seuil adopté par le PNUD.

La crise de la pandémie de Covid-19 est en train de bouleverser le classement mondial des pays, suivant leurs niveaux de développement humain. Malheureusement, Madagascar, dans la catégorie des pays à faible IDH, risque de reculer encore loin.

Au 29e rang sur 54 pays en Afrique et 162e sur 189 pays dans le monde. C’est la position actuelle de Madagascar dans le classement du PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement), suivant le niveau de développement humain. La Grande-île se trouve dans la catégorie des pays faibles, avec un Indice de développement humain (IDH) de 0,521. Cette note est d’autant plus faible, lorsqu’elle est ajustée aux inégalités (IDHI) et baisse à 0,385. En effet, cette situation est bien loin de celle de l’île Maurice qui affiche un IDH de 0,790 et un IDHI de 0,683. Certes, la performance de Madagascar dans son processus de développement humain est fortement handicapée par les inégalités, bien que le pays ait enregistré un fort indice de développement du genre à 0,962. A noter que ces indices varient de 0 pour les pires des situations, à 1 pour les situations idéales.

Risque de dégringolade. Les rapports publiés au fil des années ont montré que le développement de Madagascar évolue positivement dans le temps. Cependant, cette évolution risque fort de tourner en sens inverse, à cause des mesures de confinement, pour lutter contre la pandémie de Covid-19. Le rapport du PNUD explique que l’IDH est établi, suivant trois indicateurs clés, notamment ceux liés au niveau d’éducation, à la santé ou à l’espérance de vie à la naissance, et enfin à la qualité de vie de la population. Certes, ces trois volets affichent une forte dégradation pour cette année, à cause de la crise sanitaire. Pour l’éducation, cela fait près de 5 mois que les établissements scolaires et universitaires ont fermé leurs portes. Bien que les dirigeants aient déclaré que les examens officiels se tiendront cette année pour éviter une année blanche, il faut reconnaître que suspension des cours a inévitablement des impacts sur la performance des étudiants, qu’ils soient en « classe d’examen »… ou pas. A ce risque sur le niveau de performance s’ajoutent les risques de déscolarisation. En ce qui concerne la santé et l’espérance de vie à la naissance, l’indice attribué à Madagascar – tout comme ceux des autres pays – affichera certainement une baisse, à cause de la crise sanitaire et des risques qu’elle présente, pour les temps à venir. Enfin, du côté de la qualité de vie, Madagascar est également très impacté par la suspension des activités économiques. La majorité de la population, qui vit au jour le jour, ne peut échapper à une dégradation du niveau de vie, face aux mesures de confinement. D’après le dernier rapport du PNUD avant la crise liée à la pandémie, 86,4% des employés à Madagascar gagnent moins de 3,1 USD ou 11.960 Ariary par jour – soit environ 350.000 Ariary par mois – et sont considérés comme pauvres.

Antsa R.

Midi Madagasikara7 partages

Dépistage Covid : Attention aux tests non validés et peu fiables

Le risque d’obtenir des résultats faussement négatifs est très élevé lorsqu’il s’agit de tests non conformes.

On assiste actuellement  à la multiplication des offres proposant des tests Covid-19 à prix abordable. L’affolement de la population d’Antananarivo depuis quelques semaines face à l’explosion des cas de Covid-19, amène nombre de tananariviens à vouloir se faire dépister pour être fixés sur leur état de santé. Par ailleurs, certaines entreprises exigent de leurs employés un certificat de non positivité à la  Covid-19 avant de réintégrer leurs locaux. Alors que les tests gratuits dans les structures sanitaires publiques ne sont plus indiqués maintenant qu’aux patients présentant des symptômes évocateurs de la  Covid-19, les personnes voulant se faire tester se tournent vers d’autres possibilités de dépistage.

Mauvaise qualité. Le ministère de la Santé publique met en garde face à l’existence de tests non fiables et de qualité moindre qui peuvent donner des résultats faussement négatifs. Le directeur général de la fourniture des soins (DGFS) au sein du ministère de la Santé publique, le Pr Zely Randriamanantany, en fait mention en déclarant que ces tests n’ont pas été validés par le ministère et exposent à des dangers, compte tenu des risques d’erreurs dans les résultats. « Il faut s’assurer que le test en question a obtenu une validation du ministère avant d’être proposé au public. Le mieux pour la population est de se faire tester auprès des structures hospitalières, ou au Village Voara où on procède à des tests PCR ».

Induits en erreur. Les patients sont induits en erreur car on leur présente un test PCR, avec prélèvement nasal ou nasopharyngé, réalisé à l’aide d’un écouvillon. « Or, à y voir de plus près, il s’agit en réalité d’un TDR », souligne le DGFS. Et à lui d’expliquer qu’il existe deux types principaux de TDR (tests de diagnostic rapide) : le TDR anticorps qui, comme sa dénomination l’indique, recherche des anticorps dans le sang, permettant de savoir si l’organisme a déjà rencontré le virus et développé des anticorps ; et le TDR antigène (NDLR, qui consiste à détecter des protéines du virus, et réalisé à partir d’un prélèvement des cavités nasales comme pour le test PCR, d’où sans doute la confusion dans les esprits du public).

1 sur 20 ! Parmi les tests actuellement proposés au public, certains n’ont pas été validés, encore moins testés afin de savoir s’ils atteignent les performances requises. Des vérifications récemment effectuées ont permis de découvrir pour ce type de test non validé, un taux de sensibilité de 56% et de spécificité de seulement 5%, souligne le DGFS. Autrement dit, « en prenant un échantillon de 20 tests à résultat négatif, il s’avère après vérification qu’un seul parmi ces tests est réellement négatif, tous les autres étant positifs », explique le DGFS. Le danger est réel dans la mesure où les personnes ainsi testées à l’aide de ces tests non validés, se croient non porteuses du coronavirus, alors qu’en réalité, elles le sont bel et bien, et peuvent contaminer leur entourage.

Hanitra R.

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Eleazar Ludmilla Raolinirina : Une entrepreneure du tourisme culturel dans le Nord de la Grande-Ile

Eleazar Ludmilla Raolinirina ,la plus féministe des Antakarana.

La femme malgache, une image d’élégance conjuguée à un esprit entrepreneurial . Non seulement elle soigne les traditions sociales, culturelles, et spirituelles de son pays en renforçant les valeurs familiales mais elle nourrit également l’esprit d’entreprise de Madagascar en jouant un rôle exemplaire à travers sa profession, les affaires et les industries. Ludmilla Eleazar Raolinirina   est parmi ces Malgaches! 

Audacieuse, cette jeune femme  née à Antsiranana, une ville cosmopolite située au Nord de la Grande-Ile, est militante culturelle qui n’a jamais baissé les bras.  Depuis son jeune âge, elle était déjà  consciente  à ce moment -là qu’elle choisirait un très bon domaine de travail et qu’elle aurait les bonnes aptitudes  pour l’assurer. « C’était mon rêve d’adolescence. Promouvoir la culture de mon pays. Alors, j’ai commencé par la création d’un centre culturel que j’ai baptisé Zana’Gasy, qui veut dire littéralement enfants de Madagascar, localisé à Antsiranana et Ambilobe, deux villes qui ont marqué mon enfance. Mon  objectif est de valoriser la tradition ancestrale »  a-t-elle expliqué avec un sourire aux lèvres.  Ambitieuse, Ludmilla Eleazar ne s’est pas arrêtée là. Elle a créé une agence de voyages dans sa ville natale afin que les touristes nationaux et internationaux puissent  découvrir la culture malgache.  En effet, elle éprouve une profonde satisfaction  à retourner à ses racines et à utiliser sa connaissance de la culture et de l’identité malgaches  pour aider les jeunes à se libérer de leur peur de l’avenir.  Son parcours témoigne d’une personne non seulement exceptionnellement douée, mais posée et qui a les pieds sur terre.   « Inspirée  par l’histoire de Nkwame Nkrumah et la femme activiste Winnie Mandela. J’ai décidé de faire une sorte de révolution culturelle à Madagascar. Ayant grandi dans le nord, j’ai commencé par la création d’un centre culturel pour la promotion de la tradition et  des coutumes propres au  Nord malgache , ensuite la mise en place d’un tour operator pour le tourisme patrimonial et culturel. Avec comme objectifs de restaurer l’identité malgache  dès le bas âge,  qui a été affectée  par l’impérialisme pendant la colonisation; ainsi que la valorisation de la coutume Antakarana ».

Féministe Antakarana. Mère d’un enfant et célibataire, Ludmilla Eleazar est une  femme indépendante.  Féministe,  elle  se concentre également sur la question du droit de la femme.  « Pour moi les femmes Antakarana sont des femmes naturellement belles, battantes et intelligentes. Mais la tradition leur a obligée d’être toujours  inférieures aux hommes. Ici être une bonne épouse, c’est être une femme au foyer. Une femme qui dépend totalement de son conjoint. Aussi le fort caractère des hommes Antakarana provoque des conséquences psychologiques sur les femmes. Donc en tant que féministe, l’objectif du mouvement Zana’Gasy est aussi d’influencer les femmes sur l’entreprenariat, être une femme indépendante financièrement et stable émotionnellement. Donner de l’espoir aux victimes  et booster leur compétence pour plus de production ou de création “Made in Ankarana ”.

Ludmilla Eleazar  travaille infatigablement à faire participer les jeunes. Elle sert la jeunesse de son pays avec beaucoup de compassion. La route est encore longue pour cette jeune entrepreneure, mais elle a toute la jeunesse devant elle pour atteindre son but, faire voyager la culture africaine à travers le monde.

Le tourisme culturel est en panne  à  cause de la situation sanitaire actuelle.  Les évènements culturels sont mis en veille. Et en ce moment de confinement les équipes ou « Squad Zana’Gasy » profitent  pour analyser et créer une bonne stratégie pour mener à bien leur  projet, suivant l’expérience et l’actualité, de trouver aussi un bon moyen de s’adapter à  cette crise économique.

Iss Heridiny

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Marc Ravalomanana : Rencontre avec l’ambassadeur japonais

En visite de courtoisie, l’ambassadeur japonais, Higuchi Yoshihiro, fait le tour des salons des anciens présidents. Hier, ce diplomate a pris ses fonctions en début de cette année, a rencontré l’ancien président Marc Ravalomanana au domicile de ce dernier, à Faravohitra.  Le régime Ravalomanana, notons-le, a privilégié la coopération avec le gouvernement japonais. A l’instar d’Ambatovy, dont le japonais Sumitomo Corporation est un actionnaire important dans la joint venture qui détient  les commandes de ce projet minier, d’autres investissements japonais, comme la construction de la route reliant la nationale 7 à la nationale 2 baptisée « boulevard de Tokyo », ont sorti de terre sous le règne de l’actuel principal opposant du régime. Le 10 juin dernier, Higuchi Yoshihiro, a aussi rencontré l’ancien président Didier Ratsiraka durant laquelle « l’ambassadeur a fait la connaissance d’un grand homme politique âgé de 83 ans, fort expérimenté, qui de plus est une véritable encyclopédie vivante de l’histoire politique moderne de Madagascar » a souligné une dépêche de l’ambassade japonais.

Recueillis par Rija R

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Mariage des enfants : 40 % des filles de 20 à 24 ans mariés avant 18 ans

Le taux de prévalence du mariage des enfants à Madagascar est en moyenne de 41,2%. Une pratique décriée par la presse et les organisations de la société civile mais qui continue de faire des milliers de victimes chaque année.

Le mariage forcé des enfants est un fléau qui constitue une violation des droits humains reconnue à l’échelle internationale. Mais qui, cependant, continue de se faire d’une région à l’autre de la Grande Île. En effet, selon Rakotonirina Patricia, secrétaire générale auprès du ministère de la population, de la protection sociale et de la promotion de la femme : «le taux de prévalence moyenne au niveau national est de 41,2%». Une information recueillie lors du lancement officiel du rapport sur l’état de la population mondiale diffusé en ligne le 11 juillet dernier. L’intervention de Rakotonirina Patricia a ainsi permis de savoir que le taux de prévalence est supérieur à la moyenne dans des régions telles que Melaky qui affiche un taux de 63,6%, Atsimo Atsinanana qui est à 59,8%, Menabe à 58,4% et Ihorombe avec 58,1%. Les situations d’Atsimo Andrefana et de Sofia seraient également au dessus du taux de prévalence moyenne d’après toujours les dires du secrétaire général auprès du ministère de la population. Les raisons qui favorisent le mariage précoce des enfants sont nombreuses à Madagascar. «Elles peuvent être économiques, culturelles et traditionnelles ou par simple carence d’encadrement et d’éducation» selon les dires des intervenants qui se sont succédés durant le lancement officiel du rapport en question.

Théories. Outre cela, Rakotonirina Patricia a également soulevé la problématique de «la non application des textes réglementaires et législatifs » parmi les causes qui font que de telles pratiques perdurent.  En effet, «Madagascar ne dispose pas encore de loi spécifique régissant le mariage des enfants bien que le pays ait ratifié des conventions internationales et régionales comme la convention des droits des enfants ou encore la charte africaine des droits et du bien être des enfants». L’on peut toutefois se référer à des textes comme la loi sur les droits et protection des enfants à Madagascar ou encore la loi sur le mariage et les régimes matrimoniaux qui fixe l’âge du mariage à 18 ans. Toujours dans cette optique des lois existantes, le pays dispose de textes qui punissent le mariage précoce des enfants. Le Sg du ministère de la population a donné l’exemple de la loi contre la traite des êtres humains qui punit d’une «peine d’un an à trois ans d’emprisonnement avec amende allant d’un millions à trois millions d’ariary la peine d’infraction de mariage forcé commise à l’encontre des enfants». En sus des textes, le pays dispose du document cadre de lutte contre le mariage précoce des enfants. Si les textes sont bien rédigés et font une image plutôt positive du pays, leur application reste le bémol de la lutte contre le mariage des enfants. Les acteurs étatiques, dans leur apparition publique, affirment en être au courant. La seule question est pourquoi la situation est toujours la même.

José Belalahy

Madaplus.info0 partages

Madagascar : Mon Seigneur Odon Arsène Razanakolona à la tête de la FFKM

Après la mort du pasteur David Rakotonirina, qui était président des églises luthériennes à Madagascar (FLM), mais aussi président en fonction du conseil œcuménique des églises chrétiennes à Madagascar (FFKM), la FFKM a désigné un nouveau président.
Celui-ci n'est d'autre que le Mon Seigneur Odon Arsène Razanakolona, faisant partie de l'Eglise Catholique Romaine et archevêque d'Antananarivo. Il est actuellement à la tête du conseil œcuménique, succédant le pasteur David Rakotonirina.
Madaplus.info0 partages

Madagascar : Des cas positif du Coronavirus à Antanimora

Après la prison d'Arivonimamo et celle de Toamasina, c'est maintenant à la prison d'Antanimora où l'on a recensé des cas positif de coronavirus. La transmission du virus au sein de ce genre d'établissement, surtout vu les situations des prisons à Madagascar peut être très rapide. Le ministère de la justice a bénéficié de plusieurs aides, afin d'y remédier rapidement.
Huit personnes ont été testés positif, tandis que quatre autres n'ont pas encore été testés mais semblent présenter des symptômes de la maladie. Les soins se font dans les locaux même de la prison d'Antanimora. Une seule personne, considérée vulnérable, a du être soigné à l'hôpital. Un autre, qui fait parti des responsables du lieu, présente lui aussi des symptômes.
La Vérité0 partages

Etat d’urgence sanitaire - Abondance des produits périmés

Des plaintes sur la vente des produits périmés ont été reçues par le Réseau national pour la protection des droits des consommateurs (RNDC). Depuis le début de l’urgence sanitaire dans le pays, les produits ayant dépassé la date limite de consommation (DLC) envahissent les marchés locaux, autant dans la Capitale que dans d’autres régions comme Ambanja et Ambilobe. D’après le président du RNDC, Rabetsara dit Lita, les commerçants profitent de la situation actuelle, dans laquelle la population est confrontée à des problèmes socio-économiques, pour berner les consommateurs. Bien que tout le monde soit encore occupé dans la lutte contre la propagation du coronavirus dans le pays, les profiteurs se mettent en œuvre pour écouler leurs produits.

 

En tant que réseau œuvrant dans la protection des droits des consommateurs, le RNDC effectuera une descente sur terrain afin de constater de visu la réalité et faire une investigation, parallèlement à la demande des consommateurs. Et ce, en collaboration avec l’Office de policier judiciaire (OPJ).

De son côté, la Direction régionale de l’Industrie du Commerce et de l’artisanat (DRICA) ne ménage pas ses efforts afin d’éradiquer ce phénomène. D’une part, elle encourage les consommateurs de faire une dénonciation et de l’autre, les entreprises ou importateurs pour une déclaration quant à l’existence des produits périmés dans  leurs magasins de stockage.

Les produits périmés présentent un danger pour la santé des consommateurs.

Anatra R.

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Baume « Fosa » - Attention aux produits « fake »

L'un des produits phares du moment. Le baume Fosa, destiné notamment pour la prévention du Covid-19 à travers l'inhalation, se vend comme des petits pains depuis la propagation de cette pandémie. La queue se forme dans les points de vente et pharmacies qui en disposent à Antananarivo, au point que la production n'arrivait plus à répondre aux demandes. Depuis, des profiteurs abusent de la situation pour élaborer des produits contrefaits, avec différentes appellations. Ceci en tenant compte des compositions et de la couleur du produit principal. « J'ai acheté un baume à 5 000 ariary dans les rues des 67 Ha.

D'après le marchand, il s'utilise comme le fameux baume "Fosa" que je n'arrivais pas à m'acquérir jusqu'à maintenant. Son odeur semble prouver cette affirmation, sauf que je ne sais pas s'il contribue vraiment à la prévention du coronavirus », nous confie Eugénie R., mère de famille résidant à Ampasika. « Je pense que j'ai été dupé. J'ai acheté cette petite boîte de baume Fosa à 4 000 ariary mais une fois à la maison, grande fut ma surprise en constatant un genre de mélange ayant une odeur pestilentielle. Je suis retournée à l'endroit où je l'ai acheté, mais le marchand n'y était plus. Apparemment, il m'a vendu un produit contrefait », se désole Odon A., parmi les victimes des produits contrefaits.

Des mesures à prendre

« Des baumes "fake" circulent sur le marché, imitant le baume Fosa (même design, même composition ou presque, même couleur, etc.) avec différentes appellations », reconnait le groupe JCR. Ce producteur dudit produit phare l'a récemment confirmé dans sa page Facebook. « Nous sommes actuellement en train d'identifier les mesures à prendre pour faire face à cette situation, d'autant plus que les produits contrefaits peuvent induire en erreur les clients, et pourraient même s'avérer dangereux pour la santé. En attendant, les victimes peuvent apporter des échantillons de ces produits contrefaits auprès de notre siège à Antsakaviro ou nos points de vente, en précisant les lieux où ils s'en sont acquis », informe notre source auprès dudit groupe. « En dehors de nos points de vente, les pharmacies et distributeurs agréés constituent les seuls endroits recommandés pour acheter les produits authentiques », ajoute-t-elle. Le groupe prévient ses clients de faire attention à leurs sources d'approvisionnement.

Par ailleurs, bon nombre de personnes profitent du fait que les baumes « Fosa » soient très prisés en ce moment pour en tirer profit. Outre la vente en ligne sur les réseaux sociaux, l'on remarque dans nombreux coins et ruelles de la Capitale qu'ils se vendent presque au double de leur prix, allant de 4 000 à 12 000 ariary. Pourtant, la quantité d'achat dans les points de vente est limité à 5 pièces par personne, mais les gens malintentionnés trouvent d'autres moyens pour s'en acquérir en grande quantité, jusqu'à engager des tierces personnes. Des mesures devront être prises pour y remédier !

Recueillis par Patricia Ramavonirina

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Transport clandestin de passagers sur la RN4 - 14 personnes devant la Justice

Belle prise des éléments de la compagnie de Gendarmerie d’Ankazobe vers 22h mardi dernier à Andoharano, quelques kilomètres à l’entrée nord de cette ville, sur la RN4. Ils ont intercepté un fourgon transportant clandestinement 14 personnes en provenance d’Antanimbary à Maevatanàna. Avec l’accord tacite des transporteurs dont le chauffeur et deux convoyeurs, elles ont envisagé de regagner en cachette la Capitale. D’après une source auprès de cette compagnie, les 14 personnes de ce fourgon intercepté ont été d’abord soumises à une audition à la Gendarmerie. Par la suite, elles seront déférées au Parquet de Maevatanàna. Les transporteurs en cause ont expliqué que les passagers sont montés dans le véhicule à Mahatsinjo.

 

Les gendarmes ont intercepté le véhicule à un checkpoint d’Andoharano. Apparemment, il semble n’avoir transporté que des marchandises. Mais grâce à leur flair, les gendarmes sentaient que quelque chose clochait, et ont décidé de fouillé l’intérieur du fourgon. « Effectivement, il y avait bel et bien de la marchandise. Mais à en voir de plus près, nous avons surpris ces personnes qui se cachaient au milieu de la cargaison, de manière à ce qu’on ne puisse les voir au premier coup d’œil », confie cette source auprès de la Gendarmerie. Le conducteur et les convoyeurs risquent gros dans cette affaire. La possibilité d’une amende associée à un retrait probable de licence, sans parler de la mise en fourrière du véhicule serait envisageable. « Le dernier mot appartient à la Justice », se contente d’affirmer notre interlocuteur. Quant aux passagers, ils encourent également des sanctions en relation avec la nature de l’infraction dont on les incrimine, étant donné que la Région Analamanga se trouve en tête pour appliquer les mesures restrictives prévues à freiner la propagation de Covid-19.

Ce n’est pas la première fois que des véhicules suspects ont été ainsi interceptés par la Gendarmerie aussi bien  sur cet axe reliant le Nord que dans d’autres. Déjà le 4 juillet dernier, deux autres véhicules de transport ont été mis en fourrière après le constat de même type d’infraction, cette fois sur la RN1. A l’image de la compagnie d’Ankazobe, la Gendarmerie veille bien sur les grands axes du pays, aussi bien de jour comme de nuit. Depuis que les mesures corollaires à la crise sanitaire ont été décrétées, tous les points-clés d’Analamanga dont Ambohibao, Talatamaty, Mandrosoa Ivato, Ankazobe, Ambohimangakely, Ambohimalaza, Ambatolaona, Ampitatafika, Ambatofotsy sont particulièrement surveillés, selon à la fois le commandement et la Circonscription régionale de la Gendarmerie.

Franck R.

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Pandémie - 548 nouveaux cas confirmés pour Analamanga

Sur les 614 nouveaux cas confirmés de Covid-19 dont un cumul de deux jours pour deux laboratoires d'analyses,  déclarés hier par le Centre de commandement opérationnel (CCO) -Covid-19,  548 individus infectés sont enregistrés dans la Région d'Analamanga. Il s'agit du plus grand nombre de cas positifs recensés en jour. Rien qu'en trois jours, la Capitale comptabilise 984 nouvelles contaminations au coronavirus.

 

La Région d'Itasy a également recensé 27 porteurs du virus hier. Il en est de même pour Amoron'i Mania avec 12 individus l'ayant contracté. Le Professeur Vololontiana Hanta Marie Danielle, porte-parole dudit centre, a aussi annoncé un nouveau cas à Menabe, 4 à Vatovavy- Fitovinany, 5 à Betsiboka et 8 autres dans la Région d'Anosy. « L'Institut Pasteur de Madagascar  (IPM) a traité 259 prélèvements ayant révélé 62 cas confirmés. Le Centre d'infectiologie Charles Mérieux  (CICM) a effectué 60 tests PCR dont 26 se sont avérés positifs. Les 20 et 21 juillet  derniers, le Laboratoire d'analyse médicale malagasy(LA2M)  ainsi que  le Centre hospitalier universitaire Joseph Ravoahangy Andrianavalona (CHU-JRA) ont identifié 502 cas positifs sur 1 006 tests PCR réalisés. 54 analyses par les laboratoires GèneXpert ont été accomplies auprès des Régions d'Analamanga, Diana, Anosy, Vatovavy-Fitovinanay et dont les résultats ont révélé 24 cas positifs », avance la porte-parole.  

En outre, le fait que des milliers de patients ont recouvré la santé est toujours encourageant dans le maintien de la propagation du coronavirus. Seulement hier, 376 personnes ont rempli les critères de guérison, notamment la disparition de tous les symptômes de cette maladie virale. Le nombre total des cas guérison est de 4 662. En parallèle, 3 431 patients sont encore en cours de traitement dont 84 présentant des formes graves.

Malheureusement, le taux de létalité augmente en même temps que le nombre de personnes infectées. Le pays est actuellement à 69 décès liés au Covid-19 dont 4 cas viennent d'être déplorés hier. Un patient présentant des formes symptomatiques graves a succombé dans la Région de Boeny et les 3 autres ont été traités à Antananarivo.

Recueillis par K.R.

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Nouveaux cas confirmés de Covid-19 - Les rapports quotidiens ne reflètent pas la situation du moment

Non, le nombre de nouveaux cas, rapporté quotidiennement dans l’émission spéciale Covid 19 diffusée sur les stations audiovisuelles publiques et privées en milieu de journée, n’est pas le  reflet de la situation au jour J-1 et ce, contrairement à ce qui est ancré dans l’opinion publique jusqu’ici. Cela ne sous-entend nullement cependant que les chiffres rendus publics par les sources officielles soient erronés, loin de là. Il se trouve seulement que, pour différentes raisons, les chiffres en question sont décalés.

 

En premier lieu, ce décalage s’observe lorsque certains laboratoires d’analyse ne publient pas leurs résultats pour les cumuler dans les journées qui suivent. La conséquence est que le chiffre publié, dans un premier temps, est anormalement bas pour bondir par la suite d’une manière spectaculaire. C’est ce qui explique, par exemple, que le nombre de nouveau cas augmente ou diminue considérablement d’une journée à une autre, faisant ainsi croire à une aggravation ou au contraire, à une amélioration de la situation dans l’esprit du simple citoyen.

En second lieu, il convient de faire remarquer que les résultats des tests n’interviennent pas d’une manière instantanée. Si les déclarations officielles  font état d’un délai minimum de 72 heures pour les tests PCR, divers témoignages affirment être en attente de résultat plus de 10 jours après le prélèvement. Dans tous les cas, quel que soit le délai d’attente, ce dont on est sûr, c’est que les chiffres publiés quotidiennement lors de l’émission spéciale Covid-19, quant au nombre de nouveaux cas confirmés, ne concernent nullement le jour J-1. Ne serait-ce que pour donner une idée de la date de la situation qu’ils décrivent, les rapports quotidiens gagneraient donc à préciser, aussi bien les dates des prélèvements correspondant aux résultats publiés, que les dates des résultats sortis par les laboratoires.

Il est clair que, en l’état actuel de la remontée des données, il est pratiquement impossible d’avoir un cliché plus ou moins proche de la réalité du moment. Néanmoins, de telles précisions s’avèrent utiles et nécessaires, lorsque l’on sait que les pouvoirs publics  - dont les autorités au niveau des régions ou des collectivités décentralisées  -  s’appuient sur les chiffres officiels pour asseoir leurs décisions (confinement, couvre-feu, restriction des activités, etc.). Celles-ci peuvent donc se révéler être en déphasage par rapport à la situation qui prévaut dans les localités concernées. Le problème pourrait se poser notamment lorsque les mesures prises, dans un sens comme dans l’autre, sont en contradiction avec le vécu de la population.

La Rédaction

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Gestion de la crise de Covid-19 - Le Gouvernement recadre le ministre de la Santé

La lettre envoyée par le ministre de la Santé publique, Ahmad Ahmad, aux partenaires techniques et financiers a fait des vagues sur les réseaux sociaux et suscité des réactions en haut lieu. Une correspondance dans laquelle il fait appel à une aide d’urgence pour la gestion de la crise liée au Covid-19 en joignant une liste de fournitures et équipements nécessaires. Par conséquent, le Gouvernement, à travers une déclaration signée par son porte – parole, en la personne du ministre de la Communication et de la Culture, Lalatiana Andriatongarivo, a émis un communiqué visant à recadrer l’action du ministre. D’après le communiqué, la lettre en question relève d’une initiative du ministre de la Santé et n’a pas reçu l’aval des membres du Gouvernement.

 

D’après toujours les explications, ce genre de correspondance doit passer par le ministère des Affaires étrangères et doit être validé au conseil du Gouvernement. Des procédures qui n’ont visiblement pas été suivies par le patron de la Santé publique. D’ailleurs, les règles de base dans l’administration publique stipulent qu’un subordonné (ministre en l’occurrence) doit toujours rendre compte à son supérieur et respecter la voie hiérarchique. « Le ministre de la Santé publique a été dépassée par l’épidémie », souligne un passage du même communiqué qui rappelle que 2400 concentrateurs d’oxygène avec les équipements y a afférents ont déjà été commandés et vont arriver bientôt. Un compte rendu du ministère de la Santé au Gouvernement avait également fait part de tous les détails relatifs aux stocks d’équipements de protection individuelle et n’avait jamais évoqué un manque quelconque.

Mauvaise tournure

Comme d’habitude, la polémique a enflé sur les réseaux sociaux. Plusieurs faits ne manquent pas de faire tiquer dans cette situation. D’abord, la publication sur les réseaux sociaux d’une correspondance censée être confidentielle. Puis, les publications orientées sur les réseaux sociaux qui clouent au pilori le ministre de la Communication, d’une part, et loue l’initiative du ministre de la Santé, d’autre part. Ce dernier est désormais considéré comme une victime dans toute l’histoire tandis que la plupart des commentaires diabolisent le porte – parole du Gouvernement.

Avec un peu de recul, il est évident que la situation a, de nouveau, pris une mauvaise tournure puisque la haine envers une personnalité politique a pris le pas sur la raison chez un grand nombre d’internautes. Certains allant jusqu’à affirmer que la lutte contre la pandémie a été politisée et que la tête de file de ce combat contre le Covid-19 aurait dû être confiée au ministre de la Santé dès le début. Il faut pourtant savoir que le poste de ministre, quel que soit le département, est avant tout un poste politique au même titre que celui de Premier ministre, entre autres. Dans le cas du Gouvernement actuel, les portefeuilles ministériels sont tout simplement confiés à des technocrates. Ce qui n’enlève en rien le caractère politique de la fonction. Par conséquent, un ministre peut aussi bien travailler qu’il soit au-devant de la scène ou dans les coulisses. Seul l’esprit de leadership et la capacité d’adaptation à une situation donnée, une crise sanitaire en l’occurrence, peuvent alors faire la différence.

La Rédaction

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Crise sanitaire - L’autorité et l’intégrité des Forces armées à l’épreuve !

La devise des Forces armées « Ho an’ny tanindrazana » est plus que jamais d’actualité en cette période de crise sanitaire. En effet, outre les membres du personnel médical, les hommes en treillis sont également au front dans ce combat contre le Covid-19. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle l’accueil et la prise en charge des malades du centre de traitement au Palais des sports de Mahamasina ont été en grande partie confiés aux médecins et spécialistes dans les rangs des militaires. L’on ne doute d’ailleurs pas de la force et l’influence de notre Armée. Plus d’un pense que l’arrivée massive des Forces de l’ordre à Toamasina a contribué, en grande partie, à maîtriser la pandémie dans la capitale du Betsimisaraka. La présence des hommes en uniforme a encouragé les citoyens à respecter les gestes barrières ainsi que les mesures liées au confinement.

 

Depuis le début de l’épidémie, les militaires ont joué un rôle majeur dans l’exécution des dispositions prises par l’Etat. A titre d’exemple, le déploiement des éléments à chaque recoin de rue pour faire respecter les mesures telles que le port de masque. L’on se souvient également de la distribution du tambavy Covid- Organics par les militaires à travers des porte- à-porte.

Des missions sacrées

Partir en guerre n’est pas la seule et unique vocation des Forces armées. Etant donné le contexte de lutte contre l’ennemi invisible qu’est le virus Covid-19, le combat va au-delà de l’usage des armes. Soutenir la population en cas de catastrophe, défendre le pays contre toute attaque extérieure constituent, entre autres, les principales missions qui incombent aux Forces armées. Des missions que les Forces armées n’ont pas vraiment pu s’approprier depuis longtemps et ce pour diverses raisons. Par conséquent, les militaires étaient sujets à de nombreux préjugés qui les éloignaient de la population. En ce moment, force est de constater que l’autorité des Forces armées est mise à rude épreuve. Les hommes en treillis étaient confrontés à de multiples contestations dans plusieurs endroits comme à Antananarivo, à Ilakaka ou à Toamasina.

Malgré tout, la situation de crise actuelle est une occasion pour les éléments des Forces armées de faire leur preuve en étant plus que proche de la population. Les exactions qui ont fait la Une des actualités de ces derniers jours, bien qu’elles puissent considérer de cas isolés,  risquent de ternir, une nouvelle fois, l’image des Forces armées et de réduire à néant les efforts de plusieurs éléments dévoués à la Patrie. L’heure est venue pour les hauts responsables militaires de lancer un rappel à l’ordre à l’endroit de leurs brebis galeuses…

La Rédaction

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TRIBUNE LIBRE

 Campagne de dénigrement du CVO : pourquoi tant d'acharnements des médias français?

 Le débat sur l’efficacité du Covid Organics (dénommé aussi CVO), remède traditionnel contre le Covid 19, développé par l’Institut Malagasy des Recherches Appliquées (IMRA) refait surface depuis la décision du gouvernement de Madagascar de reconfiner la Capitale Antananarivo. La controverse survient après l’augmentation du nombre de cas testés positifs au Coronavirus, suivie de l’intervention de Monsieur Umaro Sissoco Embalo, Président de la Guinée-Bissau sur France 24, lors de laquelle il a confirmé la guérison de ses compatriotes, porteurs du SARS-CoV-2, qui ont choisi d’utiliser le Covid Organics de Madagascar.

Depuis, certains médias notamment Radio France Internationale, France 24 et TV5 Monde et le journal Le Monde, s'acharnent sur Madagascar, ou plutôt sur ses dirigeants, présentant le pays comme apocalyptique dans le cadre de la lutte contre le Covid-19. Ces médias vont même jusqu'à  dénigrer les vertus du remède traditionnel amélioré CVO développé par les scientifiques Malagasy. Par ailleurs, les correspondants locaux de ces médias à Madagascar multiplient les articles tendancieux et biaisés qui s’éloignent de toute éthique journalistique. 

 Généralement écrits par des journalistes français et africains travaillant pour le compte des medias occidentaux, et avec la collaboration de certains scientifiques africains, ces articles soulignent l’augmentation des cas testés positifs à Madagascar malgré l’utilisation du Covid-19 pour conclure à l’inefficacité de cette tisane dont le principe actif est l’artemisinine, extrait de l’Artemesia annua. Ces médias manquent de professionnalisme en ce qu’ils ne prennent même le temps de vérifier leurs informations, ni d’essayer de comprendre la place des remèdes traditionnels dans la vie quotidienne des Malagasy et de leurs frères et sœurs africains. Incapables de faire preuve de recul et d’objectivité, ces médias jouent le jeu infâme des firmes pharmaceutiques occidentales et leurs lobbies. Il faut croire que le Président Malagasy Andry Rajoelina dérange depuis qu’il a dévoilé le Covid-Organics qui intéresse de nombreux pays africains. 

 A la lecture de ces articles, on se rend compte que ces medias pro-occidentaux et leurs complices africains ne font que reprendre la fable de ces firmes pharmaceutiques et qui est récitée et relayée à satiété malheureusement par certains scientifiques africains selon laquelle le Covid Organics est peu efficace ou ne donne pas de résultats concluants.

 Comment peut-on juste conclure en une phrase que le covid organics n’a pas été efficace ou est peu efficace car le nombre des cas actifs a augmenté même après la prise de la composition dite « préventive », et qu’il y a eu des décès malgré l’utilisation de la version curative du CVO, alors que dès son lancement, il a été précisé que le covid organics n’est nullement un vaccin, que c’est d’abord une tisane censée renforcer les défenses immunitaires du corps humain, et que par ailleurs avec un dosage différent, peut apporter une guérison?

 Parallèlement à cela en Occident et dans d’autre pays, le nombre de victimes du Covid 19 ne cesse d’augmenter, mais aucun de ces médias n'a jamais remis en cause le protocole hydroxychloroquine - azythromicine, toujours utilisé pour soigner les malades jusqu’à aujourd’hui. Pourquoi donc quand c’est à Madagascar que le nombre de cas actifs augmente, sont-ils si prompts à tirer cette conclusion ? Pourquoi serait-ce forcément parce que « le CVO ne marche visiblement pas » ?

 Le retour au confinement n’est pas propre à la Grande Île. C’est un phénomène mondial qui avait été prévu par les plus grands professeurs en médecine du monde entier. Ce n’est pas parce que Madagascar n’échappe pas à cette tendance que l’on doit conclure à l’inefficacité du Covid-19. 

 Pourquoi ces correspondants de presse étrangère ignorent-ils les cas de guérison grâce au CVO qui se comptent en plusieurs centaines non seulement à Madagascar mais aussi par exemple au Tchad, dont les dirigeants sont d’ailleurs revenus à Antananarivo pour en reprendre, et en Guinée Bissau comme l’a attesté le Président Umaro Sissoco Embalo, lors de son passage en France ainsi que son interview sur France 24 ? Pourquoi sont-ils subitement silencieux au sujet du taux de guérison par CVO particulièrement élevé à l’Hôpital de Morafeno à Toamasina, dans la Région Atsinanana? 

 La réponse est simple. En plus d’une jalousie déplacée, il faut bien comprendre que nous faisons face à des enjeux  financiers colossaux. 

 Depuis des décennies, les progrès sont presque toujours attribués au pays du Nord. Les vaccins ainsi que les médicaments conventionnels ont été développés par leurs scientifiques et leurs laboratoires. Ce n’est donc pas surprenant qu’ils se mettent à critiquer voire même discréditer les résultats des recherches des scientifiques des pays du Sud. Puis d’autre part, il y a cette crainte de voir un pays en voie de développement, faisant partie des pays les moins avancés, produire un remède efficace contre le covid-19, une nouvelle maladie que beaucoup de scientifiques n’arrivent toujours pas à bien cerner. Un orgueil et un complexe qui s’ajoutent à la protection du business des médicaments par les industries pharmaceutiques qui veulent avoir le monopole des vaccins et autres traitements et qui craignent une chute du cours boursier de leurs actions si la découverte du remède miracle contre le Covid-19 était attribué à un pays en voie de développement. Nul besoin de rappeler le combat sans merci mené par les grands laboratoires occidentaux depuis des décennies contre l’artemisia, cette plante médicinale utilisée en Asie et en Afrique pour contrer le paludisme. Le combat est le même. Il est utile de souligner que les 10 plus grandes entreprises pharmaceutiques sont américaines, suisses, anglaises, allemandes et françaises. 

 Je m'exprime ici en tant que simple citoyen interpellé par le virage dangereux qu'opèrent certains acteurs locaux et internationaux dans une entreprise de déstabilisation orchestrée depuis des milliers de kilomètres de chez nous. Pouvons-nous penser à ce qui se passe au Mali où les opposants sont financés pour descendre dans la rue? Tout simplement parce que le Président Malien a eu le malheur de tenir tête à certains "grands de ce monde" dans l'Occident? Comment pourrait-on encore être étonnés que les journalistes étrangers en poste à Madagascar et les opposants soient utilisés comme les deux principaux instruments de la déstabilisation politique?

 Mais ce qui est désolant, c’est de voir des scientifiques africains et des journalistes africains jouer le jeu malsain de ces lobbys industriels et politiques, et de devenir leurs bras armés chargés de discréditer les résultats des recherches de leur confrères et consœurs de Madagascar, à l’heure où le continent Africain cherche pourtant à s’émanciper et tracer sa route vers l’émergence.

 Cette situation rappelle l’histoire de la colonisation qui n’a pu prospérer qu’avec l’appui des « collaborateurs » qui ont travaillé pour le compte des colons. Ils leur ont fourni des informations et aussi contribué à la propagation de leur idéologie. Et nous connaissons trop bien la portée de la devise « diviser pour régner » qui a permis à la France de garder son pré-carré en Afrique. 

 Décidément, les séquelles de la colonisation, même 60 ans après les vagues de décolonisation des pays Africains, restent encore bien ancrées dans le cœur et l’âme de certains africains. Il faut relire « Les Damnés de la Terre» de Frantz Fanon. 

 Philippe Disaine Rakotondramboahova

Avocat au Barreau-Journaliste

 

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Sur le fil du rasoir !

La surchauffe ! La tension monte d’un cran. La paix ou l’ordre public ne tient qu’à un fil. La gestion de la crise sanitaire due à la pandémie du nouveau coronavirus se corse. Elle risque à tout moment de déclencher une explosion sociale. Depuis le 20 mars, date à laquelle le Chef de l’Etat, Rajoelina Andry, annonçait l’apparition pour la première fois du virus Covid sur le territoire national, ayant contaminé trois personnes, le pays vit dans l’incertitude. Quatre mois après sa première apparition en Chine, Covid semblait épargner la Grande île. Mais, à partir de ce « vendredi noir » du 20 mars, c’est le chaos. Le Président de la République fit savoir, ce jour-là, le début du confinement à Madagasikara, plus précisément à Analamanga, le premier foyer de la pandémie. Ce fut donc le commencement de la galère et les activités économiques en pâtissent.

 

Au premier rang des victimes collatérales du Covid-19 se trouve le Tourisme ainsi que toutes les activités annexes qui en dépendent. Etant entendu que le ciel malagasy ferme ses « portes », le transport aérien subit de plein fouet l’impact destructif de la pandémie. Tous les professionnels de ce secteur porteur vivent dans la tourmente, dans l’anxiété d’un avenir incertain. Les tenants du pouvoir font de leur mieux. Mais, vu la  fragilité des moyens à bord, l’Etat ne peut pas prétendre apporter des solutions à la fois solides et pérennes. Le doute s’installe et se transforme peu à peu en indignation.

 Viennent après, les activités industrielles et textiles qui, elles aussi, subissent durement les effets pervers du confinement. Les plateformes regroupant les opérateurs selon leurs activités se démènent et remuent ciel et terre pour sonner le tocsin et ce pour attirer l’attention des autorités étatiques sur le péril qui guette et trouver incessamment les voies et les moyens afin d’anticiper le danger. Le Groupement des entrepreneurs de Madagasikara (GEM) et le Fivondronan’ny Mpandrahara Malagasy (FivMpaMa) ne cessent de monter au créneau. Des milliers de salariés risquent de perdre leurs emplois et se retrouveront sur le pavé. Les solutions avancées par les tenants du régime ne les satisfont pas assez. Le marasme et inquiétudes gagnent en puissance.

Le secteur informel qui englobe la grosse partie de l’économie nationale souffre d’une douleur profonde. Les activités tertiaires (petits commerces, grands espaces de vente et les micro-activités non répertoriées nulle part, …) occupent le gros de la troupe. Ce secteur incontrôlé et incontrôlable échappe à tout système fiscal nourrit la très grande partie de la population. Avec le durcissement des mesures pour maîtriser la pandémie, entre autres, le re-confinement décrété par le Gouvernement récemment, le petit peuple traverse une période critique. Et le ras-le-bol  ravive la tension sociale.  Cela ne tient qu’à un fil  pour que malheureusement tout s’explose!

Les Forces de défense et de sécurité, chargées en première ligne de faire appliquer les consignes, ont grandement intérêt à prendre toutes les précautions nécessaires afin de ne pas déclencher l’explosion. Il ne faut jamais oublier qu’elles s’activent sur des œufs ou sur un terrain miné. Les moindres bavures ou dérapages coûteront cher.

Les dirigeants du pays, du sommet de l’Etat à la base, marchent sur le fil du rasoir. Attention, danger de mort !

Ndrianaivo

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Pandémie de coronavirus - Une révolution pour le monde du travail ?

Cette pandémie de coronavirus a impacté sur le quotidien de la population du monde, bien plus qu’elle ne puisse l’admettre. A lui seul, le Covid-19 a réussi à révolutionner tous les domaines que ce soient sur le plan médical ou social, mais surtout économique. Et la Grande île n’est pas en reste. Ce n’est pas vraiment évident mais la pandémie a chamboulé le quotidien professionnel de plusieurs milliers de travailleurs. Avec la mise en place des mesures de confinement, les entreprises ont dû trouver des solutions pour continuer leurs activités sans pour autant enfreindre les restrictions émises par les autorités.

C’est là que le pays, mais plus particulièrement la Capitale et la ville de Toamasina, a fait face à une hausse considérable du recours au télétravail. Pourtant, cette pratique était encore peu connue à Madagascar au cours des dernières décennies. De plus, le pays ne dispose aucunement de loi ou de code régissant ce type de travail. « Nous n’avons pas encore de code régissant cette activité. Toutefois, il peut tout de même rentrer dans la catégorie du travail à domicile, régie par les articles 47, 48 et 49 du Code de travail. Le travailleur à domicile est un travailleur qui effectue des tâches, conformément aux instructions de son employeur dans un lieu ou local de son choix mais n’appartenant pas à ce dernier. C’est à peu près les mêmes conditions pour les deux catégories sauf que le télétravail doit être " normalement " limité dans le temps », explique un juriste.

Conditions

Toutefois, cela n’a pas empêché son développement au cours des derniers mois. Les avancées technologiques des dernières années ont conditionné, un tant soit peu, ce basculement vers le télétravail et la réduction du contact pour éviter toute contamination par la pandémie. Entre les réunions en visioconférence et le travail en réseau à travers diverses plateformes numériques, la distance n’est plus un obstacle pour la réalisation d’un travail. « Nous travaillons à distance depuis le début de la pandémie. Mais nos performances n’en sont pas moins réduites. Nous travaillons exactement comme à nos habitudes, mais la seule différence est la distance. Et nous maintenons le contact autant avec nos collaborateurs que nos supérieurs pour que nos actions soient toujours coordonnées », explique un expert en information, travaillant dans la gestion de serveurs à distance. Les contacts directs ont ainsi été réduits au maximum. Il suffit juste d’avoir une connexion Internet et des matériels adéquats. Mais ces derniers sont loin d’être à la portée de toutes les entreprises. De plus, malgré le développement technologique, certaines activités restent difficiles à réaliser à distance.

C’est pourquoi, les secteurs ayant recours à cette alternative travaillent pour la majorité dans l’informatique, dans le traitement de données ou encore la gestion de serveurs à distance. Certaines entreprises « offshore » ainsi que financières ont aussi opté pour le télétravail. Tous les différents travaux de consultance peuvent également se faire à distance. En tout cas, l’avenir du télétravail à Madagascar reste encore une question sans réponse jusqu’à aujourd’hui. Plusieurs points doivent encore être étudiés avant de pouvoir dire que cette pratique peut se généraliser dans le pays.

Rova Randria

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Remboursement du crédit TVA - La période du dépôt des demandes de nouveau repoussée

Normalement, les demandes périodiques de remboursement des crédits de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sont effectuées cinq jours à partir du 15 de chaque mois. Vu le contexte actuel, la Direction générale des impôts (DGI) a repoussé la date pour mardi dernier, et l’a de nouveau reportée à lundi prochain. « Compte tenu du prolongement des mesures de confinement au-delà de l’échéance exceptionnellement fixée du 21 au 31 juillet pour le dépôt des demandes de remboursement et le dépôt des réclamations, cette échéance est à nouveau renvoyée à la période allant du 27 juillet au 7 août.

La présente mesure étant tributaire de la situation d’urgence sanitaire, une décision gouvernementale de prolongement du confinement entraînera nécessairement la prise de nouvelles mesures », note Germain, directeur général des impôts. Rappelons que le délai de dépôts est rallongé de cinq jours durant cette crise sanitaire.

D’après le Code général des impôts, les entreprises admises au régime de Zone franche, les professionnels de l’exportation, les crédits bailleurs dûment agréés et toutes entreprises assujetties à la TVA et réalisant des investissements peuvent demander le remboursement des crédits de taxe.

Solange Heriniaina

 

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Covid-19 : 3 décès, 395 nouveaux cas et 498 guérisons

Trois nouveaux décès survenus à Analamanga, dont 1 à l’hôpital Anosiavaratra et 2 à l’hôpital Joseph Raseta Befelatanana (HJRB) ont été rapportés, hier, portant à 65 le nombre de décès dû au coronavirus à Madagascar depuis le début de l’épidémie au mois de mars 2020. Les malades continuent également d’augmenter en nombre. Hier encore, 395 nouveaux cas ont été enregistrés parmi lesquels 351 ont été identifiés à l’issue de 805 tests PCR réalisés par trois laboratoires  (211 tests à l’IPM ; 98 au CICM et 496 au LA2M) et 44 cas identifiés à l’issue de 144 tests geneXpert réalisés dans cinq localités, à savoir la région Atsinanana (20 tests geneXpert) ; HJRB (16) ; la région Analanjirofo (7) ; le CHU Mitsinjo Betanimena Toliara (85) et à Fianarantsoa (16).

Antananarivo, principal foyer actuel de l’épidémie, abrite toujours le plus grand nombre des nouveaux cas d’hier. En effet, 356 sur 395 sont localisés à Analamanga ; 5 à Arivonimamo ; 1 dans le Boeny ; 6 à Fianarantsoa ; 1 à Lalangina ; 23 à Toliara ; 1 à Toamasina ; 1 à Vavatenina et 1 à localisation inconnue.

Les formes graves sont actuellement au nombre de 79. Ces patients sont actuellement pris en charge dans divers hôpitaux : HJRB (41) ; CHU Anosiala (4) ; Andohatapenaka (4 ) ; hôpital militaire (8) ; Fenoarivo (2) ; HJRA (15) ; Antsirabe (1) ; Alaotra Mangoro (1) ; Toliara (2) ; Bongolava  (1).

498 guérisons ont été, par ailleurs, rapportées, dont 427 à domicile, portant à 4 286 le nombre de guérisons à ce jour. Le cumul des cas confirmés est de 7 548 dont 3 197 encore en cours de traitement actuellement. Le total des tests PCR réalisés est de 33 943 au 20 juillet 2020.

Hanitra R.

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Faux négatif mais vrai danger !

Les craintes d’attraper la Covid-19 est telle actuellement que tout le monde se méfie de tout le monde… Ou pas ! Si d’un côté il y a les insouciants, de l’autre il y a les paranoïaques qui s’assument, et au milieu, les prudents. Alors est-on à l’abri ? En tout cas, commençons par être fixé : est-on infecté ou pas ? « Eh, bien, faisons-nous tester » ! Mais la confusion n’est pas bien loin.

Faux négatif mais vrai danger !

Chez le tananarivien, on assiste maintenant à un comportement à deux visages : si dans certains endroits, le port du masque est très hautement surveillé et la distanciation sociale, fortement respectée, ailleurs, c’est l’inverse : la promiscuité est une seconde nature tandis que le masque ne l’est plus que de nom, tellement il est porté sur le menton, ou laisse les narines à l’air, comme une invitation au coronavirus à entrer ! Résultat : on ne se sent pas à l’abri de toute contamination. Pour savoir si l’on est contaminé, il y a le test. Effectué par peur, ou par nécessité, ou encore pour de nombreuses autres raisons. Mais, problème : certains tests, au lieu de rassurer, causent des dégâts à cause de leur qualité douteuse. Car d’après ce qui a été appris du ministère de la Santé, les tests en question ne répondent pas du tout à l’attente : celle de permettre à un individu d’être fixé sur son statut vis-à-vis du coronavirus. Ces tests non fiables vendus ici et là, au lieu d’être un outil essentiel, deviennent des dangers potentiels pour les usagers. Un faux négatif dans les résultats d’un test, amène à se croire non porteur du virus, alors que Dame Corona a déjà infesté le sujet, et son entourage, et à un niveau encore plus élevé en l’absence des gestes barrières. On a dit qu’un individu infecté peut contaminer jusqu’à 5 autres personnes, voire plus. En cas de présence prolongée dans un lieu confiné, comme dans le cadre d’un travail dans un bureau peu aéré, et sans respect des mesures barrières, la contagion va à une vitesse exponentielle. Une seule situation dans ce genre, si elle venait à se multiplier, on imagine aisément les résultats dans quelques semaines. Espérons seulement que nous n’arriverons pas jusqu’à l’hécatombe, comme c’était le cas ailleurs, il y a quelques mois. Loin de nous le désir de jouer les oiseaux de mauvais augure !

Hanitra R.  

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Musique : « Fanantenana », “l’OVNI” du rap malgache

Les groupes de rap comme Da Hopp ont insufflé une dynamique jamais retrouvée du rap malgache.

En 2003, sortait « Fanantenana ». L’unique album, jusqu’à maintenant, de Da Hopp, considéré comme les pionniers du genre à Madagascar. Produit culturellement important, puisqu’il cumulait le long cheminement du rap national existant depuis la fin des années ’80 dans les grandes villes du pays. Il fallait une musique aux jeunes, des sonorités nouvelles, des messages qui leur représentaient, des tendances à affirmer…

2003 a été une année d’espoir politique, à peine sortie d’une crise majeure. Le titre de l’opus tombait à point nommé, « Fanantenana » se traduit ainsi par « espoir ». Le hip hop malgache, grâce à ce disque, se positionnait alors en voiture ouvreuse. Profitant alors d’une dynamique nouvelle. La reprise économique du pays a été fulgurante après des ponts dynamités, des barrages économiques, des affrontements armés… Le contexte voulait que « Fanantenana » ait réussi à se tailler une place dans le monde « adulte » de la musique.

L’album a décrispé la société tananarivienne sur ce genre venu des « States ». Plutôt caricatural au début, porté par des groupes comme Benny B, Vanilla Ice… d’un côté. Et Public Enemy, d’un autre. Un genre afro–américain, des descendants d’esclaves, rapidement légué au rang de passe–temps de jeunesse par la pensée dominante tananarivienne. Il y a encore quelques années, des rappeurs célèbres se plaignaient de recevoir des cachets dérisoires. En partageant pourtant la scène avec des vedettes de la variété, touchant deux fois plus.

Si aux Etats–Unis, le jazz, est considéré comme la première musique ayant revendiqué la liberté des noirs  et la jouissance des mêmes droits que les blancs. Un genre également affilié aux voyous et aux mafieux. Le rap, son cousin, était la nouvelle voix des revendications d’une communauté « afro–descendant » classée de sous–hommes. Dès lors, « Fanantenana » avait ce poids historique à revisiter à la sauce malgache dans les veines. Des titres/hymnes comme « Kay le an’ah », « Oz’iz Mama »… L’album collait à la vision de la vie et aux galères de sa génération.

Da Hopp parlait pour sa communauté, celle de la génération active et montante qui voulait démontrer sa part de sagesse et responsabilité. Une voix qui savait se faire entendre musicalement, sur des instrumentaux tirés du terroir du sud malgache. Le disque avait une identité propre à elle. Une véritable prouesse, que le métal ou le reggae malgache ont mis des années à mériter. A côté de Da Hopp, se trouvaient des pointures comme Shao Boana, Takodah sy Ngah Be…

Une promotion du rap jamais inégalée depuis tout ce temps. Ces « gars » diffusaient du rap conscient et contestataire. Shao Boana, par exemple, revendiquait son africanité en utilisant les termes comme « Makoa ». Une révolution. Takodah sy Ngah Be ont été à la limite de l’outrage envers la pensée dominante. Des écorchés vifs. Ces gens faisaient du rap pour les Malgaches, combattaient avec des rimes le système. Loin de la dynamique actuelle avec un pays presque aussi pauvre que le Soudan. Malgré les inégalités sociales flagrantes. Les violences économiques ou plutôt de la torture économique.

Maminirina Rado

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Eglise luthérienne de Madagascar : Pèlerinage annulé à Ankaramalaza

L’église luthérienne prend toutes les mesures et précautions nécessaires pour éviter le risque de transmission du virus. Après la fermeture des églises luthériennes, interdites aux cultes, dans le cadre du reconfinement de la région Analamanga, le bureau central du centre de réveil Ankaramalaza, une branche de l’église luthérienne, vient d’annoncer que le pèlerinage annuel dans la ville d’Ankaramalaza, dans la région Vatovavy Fitovinany, n’aura pas lieu pour ce mois de juillet. Chaque année, ce rendez-vous spirituel rassemble non seulement plus d’un millier de fidèles venus d’ici et d’ailleurs, mais aussi des gratins de la politique. Mais à cause de la crise sanitaire qui sévit  dans le pays actuel, touchant les 19 régions de l’île, avec une flambée des contaminations à Analamanga ainsi que les mesures restrictives relatives à la limitation des voyages vers d’autres villes, le plus célèbre pèlerinage organisé par l’église luthérienne est annulé, s’il devrait avoir lieu le 27 juillet au 02 août prochain. La petite ville d’Ankaramalaza, devenue depuis des décennies un foyer chrétien, n’accueillera pas cette fois-ci la foule de fidèles qui se bousculent chaque année pour recevoir la bénédiction des leaders du centre de réveil. Toutefois, les organisateurs veulent tirer profit des avantages offerts par la nouvelle technologie, et vont tenir des cultes virtuels pour cette occasion. Selon un communiqué du bureau central du centre de réveil, les cultes seront rediffusés sur les réseaux sociaux et sur les ondes de la radio luthérienne « Radio Tenin’ny Fiainana ». En effet, les fidèles protestants, adeptes de ce rendez-vous spirituel, peuvent suivre en ligne les cultes et d’autres rituels du foyer chrétien et centre de réveil d’Ankaramalaza. La même expérience a été déjà vécue lors des fêtes de Pâques, en avril dernier.

Rija R

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Andoharanofotsy : Razana efa simba : zaza menavava sy ny reniny

Efa tsy nisy intsony ny tapany ambany tamin’ilay zaza. Torak’izany koa, efa potika tanteraka ny vatan’ilay ramatoa izay hita faty niaraka taminy. Nivarahontsana ny mpandalo izay sendra nahita izany tetsy Ambohimanala-Andoharanofotsy, omaly maraina. Rehefa nandeha ny fanamarinana dia voamarina, fa mpianaka izy ireo ary efa nanomboka tsy hita nanomboka ny 15 jolay lasa teo. Ny fisian’ny filazana izay nandeha tamin’ny tambajotra sosialy mahakasika ny fahaverezan’ireo mpianaka ireo no nanamora ny famantarana. Ny ampitson’iny (omaly) dia hita izy mianaka, fa efa maty ary tsy vitan’izany fa efa potipotika ny razana. Raha araka ny fanampim-baovao, dia eo amin’ny manodidina an’ilay toerana izay nahitana azy mianaka ihany no toeram-ponenan’izy ireo. Ilay zaza dia mbola menavava ary vao teraka roa herinandro lasa izay. Ilay reniny kosa dia tombanana ho 35 taona eo ho eo. Ilay zazakely no hita voalohany ary natsingevan’ny rano tamin’ny tanimbary. Taorian’izay, dia mbola nitohy ny fisafoana teo amin’ny manodidina ary hita nandritr’izany koa ny reniny. Raha araka ilay filazana nataon’ny havan’ny maty dia teny Anosizato ilay renim-pianakaviana no nisy nahita farany. Manam-bady izy ary manan-janaka roa. Tonga teny an-toerana ny dokotera mpizaha razana, ary koa ny zandarimaria. Nijery ifotony teo ireo mba hahafahana manao ny tatitra. Amin’ny raharaha toy izao rahateo dia tsy maintsy misy ny fanadihadiana sokafana mba hamantarana izay tena antony nahafaty ireo olona.

D.R

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Maka Alphonse : « L’insécurité commence à gagner du terrain »

Le président du CFM déplore que l’insécurité commence à gagner du terrain. ( Photo d’archives)Le Conseil du Fampihavanana Malagasy dispose de trois Commissions, Commission Vérité et Pardon de la  Commission Réparation/Indemnisation et de Commission Refondation de la Nation et de la République.

La propagation du Coronavirus a impacté le vécu quotidien des individus, selon le président du CFM Maka Alphonse, lors de son intervention sur une station privée de la capitale. Et ce n’est pas tout car l’insécurité commence à gagner du terrain dans certaines régions du pays, entre autres, Sofia, Atsimo-Andrefana et Atsimo-Atsinanana. Toujours d’après Maka Alphonse, les forces de l’ordre sont préoccupées par le problème du Coronavirus et que les malfrats ne font que profiter de cette situation. Ces derniers exploitent cette situation  pour procéder à des vols de bovidés. En outre, il craint qu’avec la campagne de vanille, il pourrait y avoir des vindictes populaires avec notamment le vol de ce produit de rente. Face à cette situation déplorable, le président du CFM propose ainsi qu’il faudrait resserrer davantage l’unité nationale.

Résolution pacifique. Faut-il rappeler que le Conseil du Fampihavanana Malagasy a pour missions de conduire le processus de réconciliation nationale en mettant en œuvre les dispositifs prévus à cette fin par la présente loi ;contribuer à instaurer une atmosphère politique sereine pour garantir la non répétition des situations conflictuelles pouvant porter atteinte à l’unité nationale d’une part ; et d’autre part un environnement favorable au respect de la constitution, de l’Etat de droit, au respect des droits de l’Homme et l’approche genre et de  formuler des recommandations de nature à permettre la résolution pacifique de toutes les situations conflictuelles et de tout problème dont la gravité risque de constituer une atteinte à la cohésion nationale ou communautaire, un facteur de blocage au fonctionnement régulier des pouvoirs publics ou aux rouages de l’économie, ou une entrave au développement harmonieux et équitable des territoires.

Recueillis par Dominique R.

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Maintirano : Un colonel de la gendarme tire sur un véhicule de l’armée.

Cette histoire remonte au dimanche 19 juillet dernier, dans la ville de Maintirano, chef-lieu de la région Melaky. Intervenant dans un accident de la circulation dans la ville de Maintirano, le commandant du groupement de la gendarmerie de la Région Melaky a tiré sur un véhicule de l’armée malgache, en délit de fuite après avoir heurté la voiture d’un particulier. Présent sur les lieux au moment de l’accident, l’officier supérieur a dû tirer sur le pneu du véhicule, conduit par un sergent, pour l’arrêter. Cependant l’affaire ne s’arrête pas là car le député élu à Maintirano a dénoncé l’agissement de ce haut responsable des Forces de l’ordre en le qualifiant d’abus d’autorité lors de son intervention dans une station télévisée de la capitale, le 20 juillet dernier. Il a affirmé que cet officier avait une attitude violente et qu’il avait déjà commis beaucoup d’erreurs dans l’exercice de ses fonctions. Il a ajouté que ce commandant de groupement n’hésitait pas à se servir de son arme pour imposer son autorité.

La gendarmerie explique. Face à cette affaire qui porte atteinte à l’image de la gendarmerie, le commandement de cette institution a tout de suite réagi à travers un communiqué, publié hier. Ce dernier affirme que l’accident à l’origine de ce problème est d’ores et déjà réglé suite à une entrevue entre les responsables de la gendarmerie et de l’armée dans la localité. Un procès-verbal a déjà été envoyé aux autorités supérieures. Le communiqué affirme que le colonel incriminé a agi dans le cadre légal, dicté par le décret 63-253 du 29 mai 1963 dans son article 21 sur le recours aux armes dans cette situation. En effet, la relation et la collaboration entre les deux entités reste au beau fixe. Le sergent, conducteur du véhicule de l’armée, a accepté d’assumer le coût des réparations de la voiture qu’il a percutée. Le commandant de la gendarmerie affirme n’avoir jamais failli à ses responsabilités envers ses subordonnés.

En ce qui concerne la réclamation de l’affectation du commandant du groupement faite par le député de Maintirano, le communiqué réitère que la gendarmerie dispose d’une structure bien établie qui se charge de ce genre d’opérations. Les élus et les politiciens ne doivent pas s’immiscer. Pour terminer, la gendarmerie affirme être toujours à l’écoute des doléances du public sur les bavures commises par des gendarmes. Pour cela, les numéros de téléphone 0341401388 et 0341200525 sont toujours disponibles.

T.M.

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Musique : « Mbola hiverina » ou la grande promesse des Js Twins

Les JS Twins sont très présents sur la scène de la diaspora.

Il y a deux ans, presque jour pour jour,  les JS Twins ont littéralement enflammé la toile avec leur première chanson « Avelao ». Depuis, les jumeaux Mathile enchaînent des nouveaux titres et ne s’arrêtent plus.  Récemment, Jayzo et Slimjee  ont mis en ligne « Mbola hiverina »,un extrait de leur projet « Nofy ». Toujours fidèles à leur registre, ils optent toujours sur un suave mélange de genres aux couleurs multiples. Du rnb, du dancehall et bien sûr une résonance de zouk réalisé par Rado Tolotsoa, avec un coup de main de Scotty Raz. Certes, un rythme nettement plus  langoureux que fera certainement le bonheur des amateurs de danse en couple.

Dans un endroit pittoresque entre les graffitis des banlieues  ou à l’abri de grandes verdures proches des paysages de jardins typiquement asiatiques, ils sont toujours aussi sensuels Toujours de l’amour dans l’air, c’est en bourreaux de cœurs qu’ils se positionnent, des déclarations d’amour  flamboyantes qui font chavirer bien des cœurs. Une fois de plus, ils n’hésitent pas à déclamer  des sentiments bien plus profonds mais sans faire, pour autant, dans l’exagération.  Si pour eux, il s’en faut loin le « loin des yeux est  loin du cœur », ils n’hésitent pas à dire à sa belle de prendre son mal en patience car l’aventure débouchera sur une aspiration à un mariage d’amour ou plutôt une promesse de vie meilleure, ensemble sous  les bonne augures.

Evidemment, comme leurs autres titres comme « Babonao », « Malagasy queen » en featuring avec Big Mj, ou encore « Tsy andriko » avec Pit Leo, le duo de choc que forment les frères Mathile sont on ne peut plus actif notamment au sein de la diaspora en France. Brillants ainsi, parmi d’autres talents malgaches en Europe.

Zo Toniaina

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Maintirano : Un colonel de la gendarmerie tire sur un véhicule de l’armée.

Cette histoire remonte au dimanche 19 juillet dernier, dans la ville de Maintirano, chef-lieu de la région Melaky. Intervenant dans un accident de la circulation dans la ville de Maintirano, le commandant du groupement de la gendarmerie de la Région Melaky a tiré sur un véhicule de l’armée malgache, en délit de fuite après avoir heurté la voiture d’un particulier. Présent sur les lieux au moment de l’accident, l’officier supérieur a dû tirer sur le pneu du véhicule, conduit par un sergent, pour l’arrêter. Cependant l’affaire ne s’arrête pas là car le député élu à Maintirano a dénoncé l’agissement de ce haut responsable des Forces de l’ordre en le qualifiant d’abus d’autorité lors de son intervention dans une station télévisée de la capitale, le 20 juillet dernier. Il a affirmé que cet officier avait une attitude violente et qu’il avait déjà commis beaucoup d’erreurs dans l’exercice de ses fonctions. Il a ajouté que ce commandant de groupement n’hésitait pas à se servir de son arme pour imposer son autorité.

La gendarmerie explique. Face à cette affaire qui porte atteinte à l’image de la gendarmerie, le commandement de cette institution a tout de suite réagi à travers un communiqué, publié hier. Ce dernier affirme que l’accident à l’origine de ce problème est d’ores et déjà réglé suite à une entrevue entre les responsables de la gendarmerie et de l’armée dans la localité. Un procès-verbal a déjà été envoyé aux autorités supérieures. Le communiqué affirme que le colonel incriminé a agi dans le cadre légal, dicté par le décret 63-253 du 29 mai 1963 dans son article 21 sur le recours aux armes dans cette situation. En effet, la relation et la collaboration entre les deux entités reste au beau fixe. Le sergent, conducteur du véhicule de l’armée, a accepté d’assumer le coût des réparations de la voiture qu’il a percutée. Le commandant de la gendarmerie affirme n’avoir jamais failli à ses responsabilités envers ses subordonnés.

En ce qui concerne la réclamation de l’affectation du commandant du groupement faite par le député de Maintirano, le communiqué réitère que la gendarmerie dispose d’une structure bien établie qui se charge de ce genre d’opérations. Les élus et les politiciens ne doivent pas s’immiscer. Pour terminer, la gendarmerie affirme être toujours à l’écoute des doléances du public sur les bavures commises par des gendarmes. Pour cela, les numéros de téléphone 0341401388 et 0341200525 sont toujours disponibles.

T.M.

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Ambohidratrimo : Zafikely nahavita namono ny renibeny tamin’ny fomba feno habibiana

Omaly no niakatra teny amin’ny Fampanoavana, ny raharaha mahakasika ilay vono olona mahatsiravina nitranga tao Anovorano Merimandroso, distrikan’Ambohidratrimo, ny herin’ny sabotsy lasa teo. Zazalahy vao 17 taona monja, izay tsy iza fa zafikelin’ilay lasibatra ihany no voarohirohy tamin’izany. Nadoboka am-ponja vonjimaika moa ity farany.

Raha tsiahivina : ny alin’ny sabotsy 11 jolay dia vatana mangatsiakan-dramatoabe, efa mananika ny 70 taona mahery no hitan’ny fokonolona nalatsaka tao anaty lavadrano. Fantatra, fa tsy hoe loza nitranga no nandatsaka azy tao fa natao fanahy iniana. Izany hoe vono olona an-kitsirano. Rehefa nampakarina avy tao mantsy ny razana, dia hita fa ratra maromaro teny amin’ny vatany izay vokatry ny vely vato sa zava-maranitra ? Marihana fa mipetra-drery ity vehivavy lehibe ity ary mitana tsenakely eo an-tanàna no antom-pivelomany.

Nandray an-tànana ny raharaha avy hatrany ireo tompon’andraikitry ny filaminana nikaroka izay olona nahavanon-doza. Niantefa avy hatrany tamin’ny zafikeliny iray, zazalahy 17 taona ny ahiahy rehetra. Izy rahateo tsy teo an-toerana tamin’io fotoana io. Fantatra  mantsy, hoy ny fampitam-baovao, fa efa matetika ity zafikeliny ity no mangalangalatra ao amin’ny toeram-pivarotany ary mazàna mifamaly amin’izay foana izy mianaka. Nezahina notiliana ny misy ity zazalahy ary nosamborina avy hatrany sy nentina nofotorana. Nandritra ny fakana am-bavany azy teny amin’ny biraon’ireo mpitandro filaminana no niaikeny nony farany, fa izy no tao ambadik’ilay vono olona mahatsiravina nitranga. Hatreto tsy fantatra mazava izay tena antony nahatonga ity zafikely mamoa-doza ity ho tonga hatramin’ny famonoana ny renibeny. Ny fantatra dia hoe nodarodarohany tamin’ny vato ho faty ilay ramatoabe, ary natsipiny tao an-davadrano nony avy teo. Nandray fepetra ny hametraka azy avy hatrany etsy Antanimora moa ireo mpitsara mpanao famotorana, omaly, tetsy amin’ny Fampanoavana Anosy, mandra-piandry ny fotoam-pitsarana ity zazalahy ity.

m.L

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Mois Mandela : Les familles vulnérables du centre Saint Vincent de Paul Tanjombato à l’honneur

Dans le cadre de la célébration de la journée internationale Nelson Mandela, le Rotary Club Ivandry présidé par Larissa Ratsiraka et l’ambassadeur d’Afrique du Sud, Sisa Ngombane se sont donné rendez-vous au centre social Saint Vincent de Paul Tanjombato le samedi 18 juillet 2020. En présence de quelques représentants du Système des Nations Unies, les deux parties ont remis à plus de 250 familles des produits de première nécessité (riz, haricots, biscuits, huile et savon). Des dons qui ont été fournis par la société sud-africaine SHOPRITE et d’autres donateurs privés. Une action sociale qui a particulièrement ravi les personnes nécessiteuses au niveau du centre social géré par la Sœur Annick. Un centre qui, rappelons-le, accueille des familles vulnérables afin de les nourrir, leur offrir des soins et une chance d’évoluer dignement.

Petit rappel concernant le Mois Mandela. Le mois de juillet est dédié à Nelson Mandela en l’honneur de son dévouement et des valeurs qu’il a défendues au service de l’humanité. Dans le monde, les hommes sont invités durant ce mois à consacrer 67 minutes de leur temps pour aider les autres. C’est dans cet esprit que cette deuxième action du mandat 2020-2021 du Rotary Club Ivandry a été effectuée.

Anja RANDRIAMAHEFA

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Histoire : La « carrière coloniale » brillante de Marcel de Coppet

De Coppet assiste au début de l’insurrection et organise sa répression jusqu’en décembre 1947.

Jules Marcel de Coppet né le 18 mai 1881 à Paris et mort le 31 août 1968 à Quiberville  est un administrateur colonial français. C’est également un acteur de la vie intellectuelle et littéraire de son temps, proche d’André Gide et surtout de Roger Martin du Gard dont il épouse la fille.

Marcel de Coppet est issu d’un milieu protestant. Il passe une licence en droit et est diplômé en malgache de l’École des langues orientales. Franc-maçon, il appartient à la Grande Loge de France. Il fait la connaissance de Roger Martin du Gard en 1902, lors de son service militaire et devient l’un de ses plus proches amis : « Personne ne saura jamais ce que je dois à Coppet. Je puis dire que je n’existe que parce que je l’ai rencontré« , confie Martin du Gard à son cousin.

Il épouse en 1905 Edith Olivier, rencontrée lors des vacances estivales à Quiberville ; Martin du Gard et Gustave Valmont sont ses témoins de mariage. Ils se séparent en 1913 et divorcent en 1918. Il épouse en secondes noces, en 1929, la fille de Roger Martin du Gard, Christiane, avec laquelle il a deux enfants, Daniel (1933-2002, anthropologue, directeur d’études à l’EHESS) et Anne-Véronique. Ils divorcent en 1948.

Il commence sa carrière coloniale en 1906 à Madagascar, où il est attaché au cabinet du gouverneur Jean-Victor Augagneur, puis au Sénégal en 1910. Nommé administrateur en 1917, il est envoyé en Guinée. Il devient administrateur en chef en 1923, et gouverneur par intérim du Tchad de 1926 à 1928. C’est à ce poste qu’il reçoit Marc Allégret et André Gide, qu’il a connu par l’intermédiaire de Martin du Gard, et qui publiera ensuite Voyage au Congo et Le Retour du Tchad.

À nouveau gouverneur par intérim du Tchad de 1929 à 1932. Il est gouverneur du Dahomey (actuel Bénin) de 1933 à 1934. Gouverneur de la Côte française des Somalies, d’août 1934 à juin 1935, il est rappelé en France après la mort de l’élève-administrateur Albert Bernard et pour avoir proposé de transférer des territoires à l’Italie sans attendre la ratification de l’accord « Laval-Mussolini ». En novembre 1935, il est nommé lieutenant-gouverneur de Mauritanie.

Ses amitiés socialistes  lui permettent de devenir gouverneur général de l’Afrique-Occidentale française (AOF) le 27 septembre 1936. Il fait alors réaliser une enquête sur les femmes et la famille en AOF par Denise Moran. Il est remplacé le 14 juillet 1938, à la fin du gouvernement du Front populaire. À son départ, Léon Geismar fait fonction pendant quelques mois, avant l’arrivée de Pierre Boisson.

Il succède à Léon Cayla comme gouverneur général de Madagascar de juin 1939 à l’été 1940. Il est limogé par le régime de Vichy pour avoir tenté de maintenir la Grande Île dans la guerre au côté des Britanniques, et révoqué le 25 novembre 1940. Il est remplacé par Léon Cayla.

Réintégré dans l’administration coloniale en septembre 1944, nommé au Conseil d’État en décembre 1945, il devient haut-commissaire à Madagascar en mars 1946, où il assiste au début de l’insurrection et organise sa répression jusqu’en décembre 1947.

 

Il dirige les parties consacrées à Madagascar d’une encyclopédie publiée en 1947. Il est président du conseil d’administration de la Banque de l’AOF en 1948.

Recueillis Iss Heridiny

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Omnisports : « Tamia » fête ses huit ans

Tamia vise encore loin dans sa vocation.

Une association hors du commun. « Tanora Mibanjina ny ho Avy » (TAMIA) souffle ses huit bougies cette année. Comme son nom l’indique, Tamia regroupe une centaine de jeunes passionnés du sport, mais aussi ambitionnent de bâtir leur avenir dans la commune d’Ankaraobato. C’est une initiative de Lovaniaina Rakotonirainy, son président.

En effet, Tamia avait commencé par le football. Les dirigeants ont rajouté, par la suite, les autres disciplines en l’occurrence l’athlétisme, le kick boxing et la danse sportive. Nombreux sont les joueurs qui avaient évolué dans ce club et qui se trouvent actuellement dans les grands clubs. En football, l’association est actuellement composée de 199 joueurs. Ils se répartissent en catégories moins de 10 ans, minime, cadet, junior, senior et catégorie féminine. Les U-20 ont déjà remporté le Championnat de Tana Ville, tandis que les seniors ont été éliminés en demi-finales du Championnat de la deuxième division d’Analamanga.

Puisque c’est la passion pour le sport qui a attiré l’attention du président à créer cette association, de ce fait, les membres n’ont payé aucun frais. Ce qui differencpe Tamia des autres clubs. D’ailleurs, c’est même le club qui s’occupe des matériels de ses joueurs lors des compétitions et des soins médicaux quand un membre en a besoin.

En cette période de crise sanitaire, l’association était à la rescousse de ses démembrements et s’est activée en leur offrant des produits de première nécessité. En plus du volet sportif, Tamia donne aussi une éducation gratuite aux enfants démunis des alentours.

Manjato Razafy

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Covid-19 : Tinoka Roberto en émissaire dans le Sud

Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Tinoka Roberto a fait le déplacement à Morondava, Menabe.

Pour faire face à la lutte contre la propagation de la pandémie de Covid-19, des équipements, des vivres et des médicaments ont été offerts à différentes structures de la partie Sud du pays.

Le périple du ministre de la Jeunesse et des Sports, Tinoka Roberto dans toute la province de Toliara se poursuit. Après Toliara, c’est au tour de Morondava, capitale du Menabe d’en bénéficier sa part d’aide de l’Etat dans le cadre des mesures prises afin d’atténuer les incidences de la propagation de la  Covid-19. Comme Menabe, est l’une des régions touchées par la pandémie de coronavirus, le ministre, au nom du président de la République, Andry Rajoelina a remis une ambulance équipée, des EPI, des « Covid-Organics ». Une occasion pour ce ministre coach de la province de Toliara d’exhorter les autorités locales à éviter tout relâchement dans leurs efforts, et la population à accepter de se soumettre aux restrictions exigées par la situation. Le membre du gouvernement a par ailleurs encouragé le gouverneur et le préfet de Morondava à oser prendre des mesures spécifiques face à des situations spécifiques, sans pour autant ignorer les mesures globales adoptées au sommet de l’Etat. Une somme d’argent a été également offerte au Centre de Commandement Régional Menabe pour l’achat de carburant. Les députés élus à Morondava, Tsiliva Christophe et de Mahabo, Yvonne Razafindrazalia  ont assisté le ministre coach de la province de Toliara, lors de cette distribution, lundi dernier. A Toliara, des masques, des appareils respiratoires, des médicaments entre autres des Vitamine C, Azithromycine et des « Covid-Organics ». Des « Vatsy Tsinjo » ont été également offerts au CRO Menabe. Les bénéficiaires sont répartis entre les ménages vulnérables répertoriés et des plus nécessiteux.  » Cette opération est la suite des opérations sur l’ensemble du territoire national« , a indiqué, Tinoka Roberto.

T.H

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9e Jeux de la Francophonie : Madagascar parmi les 31 pays engagés

Les drapeaux des pays engagés aux Jeux de la Francophonie à Abidjan.

Le comité international des Jeux de la Francophonie (CIJF) a publié, lundi dernier, la liste des 31 pays engagés pour les 9e Jeux de la Francophonie qui se tiendront finalement du 19 au 28 août 2022 dans la ville de Kinshasa, en République Démocratique du Congo. « Nous avons déjà envoyé notre engagement de principe pour les Jeux de Kinshasa. Nous aurons encore deux ans pour nous préparer, d’autant plus que nous n’avons pas encore d’athlète qualifié, au vu des circonstances actuelles », a souligné Rosa Rakotozafy, Directeur général des sports auprès du ministère de la Jeunesse et des Sports et point focal des Jeux de la Francophonie à Madagascar. Les autres pays auront encore jusqu’au 31 octobre pour confirmer leur participation. Plusieurs disciplines seront au programme des jeux : l’athlétisme (h/f, 18-35 ans), le basket-ball féminin (18-25 ans), le football masculin (moins de 20 ans), le handisport, l’athlétisme (h/f, 18-35 ans), le judo (h/f, 18-25 ans), les luttes (lutte africaine et lutte libre, h/f, 18-30 ans), le tennis de table (h/f, 18-21 ans), le cyclisme sur route (h:19-25 ans; f: 19-35 ans) et des disciplines d’animation en plus des concours culturels.

T.H