Les actualités Malgaches du Dimanche 22 Avril 2018

Modifier la date
La Vérité4 partages

Répression militaire à Analakely - Des morts, 13 blessés et 73 députés menacés d’arrestation

Une utilisation de forces démesurée.  La rencontre prévue par les députés pour faire un rapport à leur électorat a été réprimée dans le sang par les Forces de l’ordre, déployées massivement à Analakely samedi. Le bilan communiqué par les responsables auprès du CHU-HJRA fait état de 2 morts. Du côté des députés, l’on parle de 4 morts au moins, dont certains ont été tués par balles. Une quinzaine de blessés ont été évacués vers les centres hospitaliers de la Capitale. Des députés et des journalistes ont également été grièvement blessés. C’est le bilan de la manifestation projetée par les députés TIM-MAPAR, samedi dernier à l’Hôtel de Ville.

La rencontre était prévue être pacifique. Les députés élus dans la Capitale et leurs confrères avaient annoncé vouloir simplement rendre compte à leur électorat les évènements ayant émaillé l’adoption des lois électorales à polémique à l’Assemblée nationale. A quelques mois de l’élection présidentielle, ces élus s’insurgent du contenu de ces lois qui tendent à favoriser le Président Rajaonarimampianina et exclure les potentiels candidats adversaires. Cependant, les caciques du pouvoir ne voyaient pas la chose du même œil. Des milliers d’hommes en treillis ont ainsi été déployés à Analakely pour réprimer violemment les manifestants.Répression militaireL’une des victimes décédées, a été atteinte par une balle réelle, lorsque, vers midi, la foule a débordé les policiers, les gendarmes et les militaires déployés, à l’issue d’un face à face tendu de trois heures sur la place du 13 Mai, à Analakely, selon de nombreux témoins. Les Forces de l’ordre avaient auparavant multiplié les tirs de grenades lacrymogènes et ceux avec des balles en caoutchouc sur la foule de manifestants, qui a répliqué à coups de jets de pierre. Les grenades lacrymogènes balancées par les éléments de l’EMMO ont atterri dans la cour de la Croix Rouge et de l’hôpital située à quelques mètres de l’ancien site de l’Ambassade de France. Des enfants hospitalisés ont été asphyxiés (voir article par ailleurs). Le député Paul Bert Rahasimanana dit Rossy, le seul à réussir à pénétrer sur le parvis de l’Hôtel de ville d’Analakely, au prix d’une empoignade avec les Forces de l’ordre, a déclaré vouloir « la démission de Rajaonarimampianina » à la suite de cette répression militaire. Une demande reprise durant les interventions des députés à la tribune installée sur le parvis de l’Hôtel de ville vers la fin de l’après midi. Des jets de grenades lacrymogènes avaient débuté vers 9h du matin lorsque les députés de l’opposition et leurs soutiens ont fait leur apparition du côté d’Ambohijatovo pour descendre à pied vers le centre d’Analakely. Une veillée mortuaire devait avoir lieu sur le parvis de l’Hôtel de Ville  hier durant la matinée en l’honneur de ces disparus, mais elle a été annulée. En effet, les corps des défunts n’ont pu sortir des hopitaux que vers midi, après les formalités d’usage. La veillée avait pourtant été prévue pour débuter à 10h du matin. En outre, hier, dès l’aube, le centre-ville a été inondé par les Forces de l’ordre. Leur nombre a quintuplé par rapport à samedi, sur ordre express du Président de la République, selon les informations qui circulent. Des éléments armés issus des Régions aux alentours de la Capitale ont été réquisitionnés pour empêcher la manifestation prévue. Rendez-vous ce jourSamedi dans la soirée, le Premier ministre Mahafaly Solonandrasana Olivier et le président du Sénat Rivo Rakotovao et non moins président du parti au pouvoir, avaient tenu des discours d’apaisement appellant notamment au dialogue. La présence massive des militaires armés jusqu’aux dents d’hier vient toutefois de désavouer ces appels à l’apaisement. Notons par ailleurs que le locataire d’Iavoloha est rentré hier en catimini, comme lors de son départ. En tout cas, la présence massive des Forces de l’ordre a été dissuassive. La veillée prévue par les 73 députés a été annulée. Ces élus seraient par ailleurs aujourd’hui sous la menace d’une arrestation par le pouvoir, selon les informations. Notons que l’ancien Président de la Transition Andry Rajoelina a fait parvenir une délégation auprès des familles des victimes. En dépit de l’annulation de la veillée, des milliers de manifestants se sont donné rendez-vous à Analakely, hier. Aucun heurt n’a été enregistré. Rendez-vous est de nouveau donné ce jour par les députés. La manifestation risque d’être de plus grande ampleur. Les fonctionnaires et les syndicalistes sont invités à venir renforcer les rangs des manifestants. En tout cas, bien que réprimée, la manifestation de samedi est loin d’être un échec. Pour les observateurs, il se pourrait que la mort de ces victimes soit les meurtres de trop pour le régime du Président Hery Rajaonarimampianina, dont les mains sont quoi qu’on dise, souillées de sang. La Rédaction

Madagate4 partages

Antananarivo 21 avril 2018. La CNIDH rappelle la Convention de Genève

Madagate0 partages

Antananarivo 21 avril 2018. CRAM mangataka ny fametram-pialan’ny tompon’andraikitra voalohany tamin’i...

CERCLE DE RÉFLEXION POUR L’AVENIR DE MADAGASCAR

FANAMBARANA

Ny mpikambana amin’ny Birao nasionalin’ny Cercle de Réflexion pour l’Avenir de Madagascar (CRAM) dia manao izao fanambarana manaraka izao mikasika ny habibiana nataon’ny mpitondra fanjakana tamin’ny mpiray tanindrazana aminy teo Analakely ny 21 avril 2018.

MANEHO NY FIARAHA-MIORY

Ny CRAM dia maneho ny fiaraha-miory amin’ireo mahery fon’ny firenena sady tia tanindrazana lavon’ny balan’ny mpitandro filaminana malagasy nandritra ny fihetsiketseham-bahoaka am-pilaminana, teo Analakely ny asabotsy 21 avril 2018,izay tonga hiaino ny tatitra ataon’ireo Solombavam-bahoaka voafidy teto Antananarivo Renivohitra, notronin’ireo Solombavam-bahoaka rehetra izay nitsipaka ny volavolan-dalàna fehizoro laharana 05/2018 mahakasika ny fepetra ankapoben’ny fifidianana sy ny fitsapan-kevi-bahoaka, ny laharana 06/2018 mahakasika ny fifidiana Filohan’ny Repoblika ary ny laharana 07/2018 mahakasika ny fifidianana solombavam-bahoaka teo anivon’ny Antemieram-pirenena.

Mirary fiononana feno ho an’ny fianakavian’izy ireo izahay.

Mirary fahasitranana haingana ho an’ireo olona rehetra izay naratra sy sempotry ny zera «bombes lacrymogènes » vary raraka nataon’ny mpitandro filaminana.

MANGATAKA NY FAMETRAHAM-PIALANA

Manoloana ny fampiasan’ny mpitondra fanjakana ny mpitandro filaminana ho fitaovana:

- namoretana sy nentina nanampenam-bava ny vahoaka ;

- nampiasan-kery tamin’ny solombavam-bahoaka teo anaoloan’ny Lapan’ny Tanànan’Antananarivo Renivohitrasy tamin’ny mponina sivily ;

- nitifirana ny mpiray tanindrazana aminy ka nahatonga izao habibiana izao izay tsy mendrika intsony amin’ny vanim-potoana iainantsika ankehitriny ;

Ny « Cercle de Réflexion pour l’Avenir de Madagascar » (CRAM) dia :

- Manameloka tanteraka izany fihetsiky ny mpitondra fanjakana izany ;

- Mangataka ny fametram-pialan’ny tompon’andraikitra voalohany tamin’izao «rà mandriaka» izao mba tsy hitohizan’izany fandrimpahana ny ain’ny mpiray tanindrazana izany intsony manomboka ny alatsinainy 23 avril 2018 mba hifikirana eo amin’ny fitondrana.

Marihina fa :

- araka ny voafaritry ny Lalàmpanorenan’ny Repoblika faha efatra (4) ao amin’ny andininy 56 :« Ny Filohan’ny Repoblika no Filoha Faratampon’ny Foloalindahy ka izy no miantoka ny maha iray tsy mivaky azy. » (…) ;

- na dia miantso fitoniana sy fifanantonana aza ny mpitondra fanjakana manoloana izao krizy goavana eto amin’ny firenena izao ka mbola manao ny fomba rehetra hanampenam-bava ny vahoaka izy ireo sy mampiasa ny herim-pamoretana hatrany hiarovana ny seza ary mitady ny tetika rehetra amin’ny fanomanana ny fifidianana izay ho Filohan’ny Repoblika amin’ny volana novambra 2018 ho tombontsoan’ny mpitondra ankehitriny irery ihany dia hiafara amin’ny fifandonana sy ny « fitokonana faobe manerana an’i Madagasikara » izany, izay tsy maintsy hitarikaamin’ny fionganan’ny mpitondra. Aza adino fa «ny hery tsy mahaleo ny fanahy» ary «efa maimbo rà ny vahoaka» izay iharan’ny kolikoly, ny jadona, ny fivarotana tanindrazana amin’ny fanomezana ny tany sy ny fidrandrahana ny harem-pirenena ho an’ny vahiny, ny fitsaram-bahoaka, ny sakan-dalàna ataon’ny jiolahy amin’ny mpandeha fiara iombonana amin’ny lalàm-pirenena, ny tsy fananana asa ho an’ny tanora maro an’isa, ny fanampenam-bava, ny vaky fasana, ny fandorana tanàna tany Antsakabary, ny asan-dahalo, ny fametavetana masera, ny tsy fandriampahelamana na an-tanàn-dehibe na ambanivohitra, ny tsy fitsinjarana ara-drariny ny fahefana sy ny harem-pirenena, ny tsy fananan’ny fitsarana ny fahaleovantenany, ny fahantrana lalina mianjady amin’ny maro an’isa kanefa ny vitsy an’isa migalabona amin’ny fanondranana an-tsokosoko ny harem-pirenena sy ny fanodikodinana ny volam-bahoaka ;

- zanam-bahoaka ny miaramila sy ny zandary ary ny polisy ka tsy hamela irery ny mpiray tanindrazana aminy amin’izao tolona ho fanavotana an’i Madagasikara izao izay hitondra ny vahoaka malagasy tsy ankanavaka amin’ny fanorenana ifotony sy ny fanarenena ny firenena.

« NY FAHAMARINANA NO MANANDRATRA NY FIRENENA ».

Masina ny Tanindrazana.

Andriamanitra miaro an’i Madagasikara.

Alasora, faha 22 avril 2018

JOEL HARISON Marie René

Président Cercle de Réflexion pour l’Avenir de Madagascar (CRAM)

Madagate0 partages

Antananarivo 21 avril 2018. L’UE se manifeste et déplore sans condamner

Déclaration de l’Union européenne et des États membres à Madagascar suite aux évènements du 21 avril 2018 à Antananarivo

1. L’Ambassadeur de l’Union Européenne et les Ambassadeurs des États Membres, l’Allemagne, la France et le Royaume Uni, expriment leur compassion et leur solidarité avec les familles des victimes des événements du 21 avril à Antananarivo.

2. Les Ambassadeurs européens appellent tous les acteurs politiques à faire preuve de responsabilité et de retenue, et à privilégier le dialogue. Ils déplorent l’utilisation de la violence.

3. L’UE réitère sa position de principe en faveur d’élections présidentielles en 2018, crédibles, transparentes et inclusives. L’UE rappelle la nécessité de respecter les droits de l’homme, notamment la liberté d’expression et le droit de réunion pacifique.

mg.ambafrance.org

Dernière modification : 22/04/2018

La Vérité0 partages

Consommation en électricité - Un prix unique de 370 ariary pour le troisième tarif de la Jirama

Les études ont enfin abouti. Le nouveau tarif 16 de l’électricité a finalement vu le jour. Un prix unique de 370 ariary sera ainsi appliqué pour la première et la deuxième tranche de la consommation de ce mois-ci. Selon les explications apportées par le ministère de l’Eau, de l’Energie et des Hydrocarbures, Lantoniaina Rasoloelison, cette nouvelle tarification sera reservée aux abonnés de la Jirama dont la consommation se classifie entre 25 KWh et 130 KWh.

Cette tranche touche particulièrement les ménages à revenus moyens. Effectivement, auparavant, ils ont été associés aux grands consommateurs. Cette mesure de les séparer envisage surtout d’atténuer les impacts de la révision des tarifs de l’électricité de la compagnie énergétique. Il faut rappeler que ces études relatives à la création du troisième tarif ont été réalisées suite aux nombreuses plaintes des abonnées de la Jirama. Lors de la révision tarifaire au mois de janvier, les consommateurs se sont en effet lamentés face au gonflement de leurs factures.  La compagnie a donc effectué des analyses tarifaires pour y remédier. Ainsi, les autres tarifs sont restés les mêmes. Reste à voir si l’application de cette nouvelle offre tarifaire portera ses fruits. Recueillis par Rova R.

La Vérité0 partages

Point de non-retour !

Ligne rouge. Le pire a été fait. Tombés dans leur propre piège, les tenants du régime ont franchi la ligne rouge, à savoir « verser du sang et attenter à la vie d’autrui ». Une erreur monumentale qu’il ne fallait jamais commettre ! Quels que soient les cas de force majeure, sur terrain, une bavure de ce genre, c’est-à-dire user des balles réelles face à une foule… sans arme, est une faute impardonnable. L’usage des bombes lacrymogènes assourdissantes ou suffocantes devait être banni. Si vous êtes en face de redoutables et dangereux « dahalo », dotés d’armes puissantes, vous devriez utiliser tous les moyens pertinents pour les neutraliser ou les exterminer, s’il le faut.

Les dérives d’autorité absolue dont les dirigeants en place font preuve, dépassent dangereusement les limites acceptables. Les abus de pouvoir dans tous les domaines de la vie nationale contribuent à les discréditer totalement.Le ministre de la Communication, un ancien confrère, brandit de façon permanente la menace de « frapper » les média indépendants véhiculant des idées proches de l’opposition. A travers le Code liberticide de la communication médiatisée, il se caresse l’idée d’étouffer la presse privée. L’opération « brouillage des ondes » des stations de radio non inféodées au régime ne cesse de faire le sien. Un phénomène qui rappelle, étrangement, la méthode fasciste et nazie au moment fort de la Seconde guerre mondiale. La liberté d’expression et d’opinion encaisse de sérieux coups fatals.Le fait d’ôter, abusivement, à tous les citoyens, le droit de circuler librement sur le territorial national, en particulier à ceux qui gênent le penchant dictatorial de nos dignitaires, enfreint frontalement la Constitution. Restreindre la liberté de mouvement de certaines personnalités susceptibles de faire ombrage à l’aura du Chef de l’Etat relève d’une bévue inconcevable de la part de ces apprentis sorciers du régime. Finalement, c’est une bêtise voire une énormité que les détenteurs du pouvoir ne réussissent pas du tout à surpasser.Mais l’acharnement des dirigeants aux cravates bleues d’empêcher les élus parlementaires proches de l’opposition de rendre compte auprès de leurs électeurs les travaux durant les dernières sessions qu’ils sont censés de s’acquitter, cadre exactement dans le concept du politiquement incorrect. A Toamasina, les députés MAPAR élus dans les Circonscriptions de l’ancien « Faritany » s’étaient donné rendez-vous dans un gymnase couvert de la ville pour le besoin des rapports d’activité. Seulement, les autorités locales obéissant aveuglément les ordres « d’en haut », faisaient blocage. Le même scénario, samedi dernier, à Tanà-ville pour les onze députés ! Ils ont été empêchés farouchement par le préfet de la ville d’intégrer, avec leurs électeurs, le parvis de l’Hôtel de ville, lieu où devrait normalement se tenir la séance. Cependant, les citoyens venus en masse sur le lieu ne se laissaient pas faire. Ils ont résisté jusqu’au péril de leur vie. Bombes assourdissantes ou étouffantes et balles réelles n’y pouvaient rien. Les éléments de la FIGN (Gendarmerie) et de la FIP (Police nationale) sous-estimèrent la capacité de résistance des « vahoaka » et finirent par se replier. Mais tôt le matin d’hier, une forteresse d’hommes armés assiégeait l’Hôtel de ville.Les dérives, à l’infini, du régime poussent les acteurs politiques de l’opposition ainsi que l’opinion vers des positions extrêmes en atteignant, à terme, le point de non-retour.Ndrianaivo

La Vérité0 partages

Manifestation à Analakely - Série de déclarations de la communauté internationale

L’évolution de la situation actuelle est suivie de près par les acteurs internationaux. Suite aux évènements survenus aux alentours de l’Hôtel de ville à Analakely, les déclarations des membres de la communauté internationale s’enchaînent. L’Union européenne à Madagascar a déclaré que « l’ambassadeur de l’Union européenne et les ambassadeurs des Etats membres, l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni, expriment leur compassion et leur solidarité avec les familles des victimes des événements du 21 avril à Antananarivo ». Sur cette lancée, les ambassadeurs européens appellent tous les acteurs politiques à faire preuve de responsabilité et de retenue, et à privilégier le dialogue tout en déplorant le recours à la violence.

Ce fut aussi l’occasion pour l’Union Européenne de réitérer sa « position de principe » en faveur d’une élection présidentielle crédible, transparente et inclusive, prévue cette année. L’UE rappelle aussi la nécessité de respecter les droits de l’Homme, notamment la liberté d’expression et le droit de réunion pacifique.Appel au calmeL’Union Africaine n’est pas en reste. Sur sa page « Facebook », Ahmed Youssouf Hawa, représentante spéciale du président de la Commission de l’Union africaine à Madagascar, a partagé une brève déclaration au nom du Bureau de l’Union africaine à Madagascar qui appelle au calme, à la sérénité, à la retenue et à la responsabilité de toutes les parties prenantes malagasy. L’Union africaine encourage les autorités nationales et les leaders des partis politiques au dialogue. « Madagascar n’a pas besoin de replonger dans une situation difficile à quelques mois des élections », indique cette représentante de l’UA. De son côté, l’Ambassade des Etats-Unis à Madagascar, à travers son chargé d’affaires Stuart Wilson, a présenté ses condoléances aux familles et aux proches des personnes décédées au cours de la manifestation. « Au nom du peuple et du Gouvernement des Etats-Unis, j’exprime ma profonde sympathie pour ceux qui ont perdu des être chers. Je suis particulièrement attristé par la mort des deux enfants au cours de l’événement d’hier. Nous espérons que ceux qui sont endeuillés trouvent du réconfort et du soutien à travers les pensées et les prières de leurs familles, de leurs communautés et de leur pays », a-t-il indiqué. Sandra R.

La Vérité0 partages

Football- Match amical international - La CnaPS s’impose face à l’AE Ramassa (9 buts à 1)

L’équipe championne de Madagascar n’a même pas levé le pied hier face à l’AE Ramassa, une équipe de quatrième division espagnole, plus précisement de Barcelone. Après le coup de sifflet final, la nouvelle recrue de la CnaPS Armando est allée de ses triplés tandis que,  Eric et Bourahim, ont fait leur doublé, enfin Bernardin  et Eric complètent le score. Toutefois, Guillen a sauvé l’honneur de l’équipe étrangère sur un coup franc bien placé à la 30ème mn.

Malgré le contexte que traverse le pays, cela n’a pas empêché le public de venir en masse pour voir le match. Le stade était rempli à 60%. Signalons que cette rencontre amicale était sous l’égide du ministere de la Jeunesse et des Sports (MJS), la Fédération malagasy de football (FMF), le Programme des Nations Unies pour le developpement (PNUD), le Consul honoraire d’Espagne qui était venu honorer de sa présence le match et sans oublier la CnaPS qui n’a pas ménagé ses efforts sur l’organisation depuis l’arrivée de l’équipe espagnole à Ivato. Le personnel de la CnaPS a encore une fois montré son professionnalisme dans le sens de l’organisation. Les mille premiers tickets vendus ont obtenu de bandoulière de la boite tandis que les deux mille premiers venus ont bénéficié d’une entrée gratuite. Ce match entrera dans les annales car, non seulement, il a été organisé pour une bonne cause, mais la CnaPS restera la première équipe malagasy à avoir battu une équipe étrangère sur le sol malagasy sur ce score.  Comme promis, une remise de dons a été tout de suite effectuée juste après le match, et chaque joueur a remis une médaille en guise de son fair-play et sa solidarité pour la bonne cause. Rappelons que la recette du match a été remise à l’ONG Yamuna pour les aider dans l’éducation des enfants en difficulté.Elias Fanomezantsoa

La Vérité0 partages

Palais des sports Mahamasina - Un Mage 4 ... triomphant !

Magique, exceptionnel… tous les qualificatifs ne pourront pas expliquer le concept donné par Mage 4 hier, au Palais des sports Mahamasina. Malgré les rumeurs comme quoi l'événement n'aura pas lieu, le public est venu nombreux et a même rempli la salle jusqu'à la dernière place. Il est 14h et les alentours de Mahamasina commencent à être noirs de monde. De metaleux et de simples mélomanes voulant voir ce qu'un show avec Mage 4 dans un endroit comme le Palais des sports donnera. Impatiente mais aussi pressée d'entendre la première note de guitare, une foule immense commence à remplir les deux entrées, du côté du Gerb’or mais aussi du Bazar du quartier. Les fouilles étaient strictes... sûrement suite aux récents événements dans la Capitale.

En tout cas, c'était un visage rempli d'émotions, de sourire qui faisait la queue pour entrer dans la grande salle du spectacle. Et une heure après le début du concert, beaucoup de fans n'ont pas encore réussi à entrer. A l'intérieur, tout est déjà carré et planifié au millimètre près. Car c'est Ivenco qui est derrière l'organisation, cette boîte qui a fait la promesse de faire de l'organisation événementielle un art. Effectivement, c'était bel et bien le cas, sonorisation, lumières, instruments de musique et même les grands écrans pour diffuser le live avec les paroles étaient excellents. Une grande nouveauté en effet dans le monde du showbiz et du spectacle à Madagascar. Le public était aussi gâté car même la salle était organisée de manière à ce que tout le monde puisse jouir du spectacle...la promesse du groupe qui était de faire passer aux inconditionnels un excellent moment. Comme prévu, le concert a commencé à l'heure avec un Mage 4 déterminé, venu au grand complet pour l'un de ses plus grands moments dans sa carrière musicale.En harmonieDepuis le début, la tension est montée à son summum. Les jeunes et les moins jeunes au devant de la scène, les plus âgés assis sur les chaises de réservation parce que oui, le public était de tous âges et était vraiment des fans de la formation puisque tout le monde connaissait par cœur les chansons du groupe. Comme il a été prévu, les meilleurs tubes du groupe figuraient dans le répertoire. Pas de pause pour Ken et ses acolytes, les morceaux s'enchaînent et ne s'arrêtent pas. Pour tous les goûts, il y avait du slow, du rock bien électrique mais le plus attendu et aimé par tous était les ballades, les morceaux ornés de tendresse de la voix de Ken. " Tsy sahy ", " Lafatra ", " Maratra hambo-po " ou encore l'incontournable  " Fo vaovao ", étaient repris à tue-tête par les aficados. Une ambiance sans fin qui se renouvelle après chaque titre. Main levée, en forme de cornes de zébu comme les metaleux les aiment, sans oublier le headbanging à chaque refrain...c'était la chaleur totale dans la salle. De son côté, la troupe à Ken se donne à fond. Tous dans leur coin avec leur instrument de musique respectif mais jouant en harmonie pour rendre le spectacle grandiose. Jouer sans fausse note, ils étaient tout simplement professionnels. Infatigable, Ken chante de tout son cœur en s'amusant à jouer avec son pose micro sans fil en le berçant comme si c'était une fille. Une complicité sans pareille, musicien, chanteur ou encore choriste jouent en harmonie sur la planche. Les morceaux évangéliques, avec comme interlude une voix de chorale comme dans les opéras, ont  fait une grande étincelle dans le cœur de tous. Bref, c'était un grand spectacle et la célébration de leur 25eme anniversaire était clôturée de la plus belle manière qu'elle puisse être. Ambiance, émotions et musique étaient les mots maîtres du spectacle. Tahiana Andrianiaina

La Vérité0 partages

Formation de la CNaPS à Farafangana - Les accidents de travail mis en exergue

Destinés pour les patrons d’entreprise, les délégués syndicaux et les employés d’églises luthériennes (FLM). Une délégation de la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNaPS) s’est rendue récemment à Farafangana pour dispenser 2 ateliers de formation simultanés. Le premier a été focalisé sur la vulgarisation du Code de protection sociale et sur les prestations offertes par la Caisse, notamment les rentes en cas d’accidents de travail. Ces derniers concernent les accidents au cours de l’exercice du travail ou pendant le trajet allant de la maison vers le lieu de travail et vice-versa ou encore ceux qui touchent les employés pendant les missions professionnelles.

« Au cas où les salariés sont accidentés à partir de ces définitions, la CNaPS prend en charge leurs rentes. Par contre, si les victimes ont changé de direction allant de la maison vers son lieu de travail, leurs dossiers sont rejetés car c’est contre la loi sociale », a expliqué Paola Rabemanantsoa, l’une des formateurs. Notons qu’un accident de travail devrait être déclaré à la Caisse dans les 48h du drame. Dans tous les cas, mieux vaut prévenir que guérir, comme l’a affirmé le Dr Théodoret, chef de région Atsimo Andrefana, lors de la session.Par ailleurs, les représentants de 2 synodes FLM à savoir « Atsinanana » et « Vondrozo » n’étaient pas en reste et ont bénéficié d’une formation sur les droits des employés d’église. Selon les statistiques émanant du pasteur Octave Benil Andrianjafy, vice-président de la FLM, le synode « Atsinanana » enregistre 1020 églises, 140 « fitandremana » et 28 « fileovana », avec 13 « toby », 4 écoles et 01 dispensaire. Celui de « Vondrozo » présidé par le pasteur Kotobesoa compte 169 églises, 35 « fitandremana » conduits par 31 pasteurs et 7 « fileovana », 2 établissements scolaires et 17 676 chrétiens. Bref, la FLM emploie des milliers de travailleurs qui méritent d’avoir une protection sociale, d’où sa convention avec la CNaPS pour éviter le non droit.Recueillis par Patricia R.

La Vérité0 partages

Troubles à Analakely - Des peureux ont pris la fuite sur la RN7

Des convois suspects ont emprunté la route nationale 7 tandis que la chaudière d’Analakely a bouillonné samedi. Des voitures de luxe, de grosses cylindrées avec des vitres fumées sauf les pare-brises, ont dévalé cet axe menant vers le Sud. Leurs allures font penser à un déplacement urgent des hautes personnalités de l’Etat. Seulement, la soudaineté du croissement avec la file de voitures n’a pas laissé le temps de les prendre en photos. La scène a été plus remarquable entre la ville d’Ambohimahasoa et celle d’Ambositra aux environs de 11 heures ce jour-là.

Les circonstances ont invité à songer que c’est bien l’heure de passage dans ce secteur si les voyageurs ont quitté Antananarivo de bon matin. L’on s’est demandé s’il s’agissait de hauts responsables gouvernementaux qui auraient pris la décision de s’éloigner du centre névralgique du mouvement de protestation de l’opposition dans la Capitale en cherchant des refuges plus sûrs face à la situation. Pourtant, aucun indice précis n’a pu être collecté afin d’établir les identités des occupants de la cohorte.Voiture ouvreuseUne autre surprise a aussi capté l’attention au niveau de la capitale d’Amoron’i Mania aux environs de 13 heures. La présence d’un 4x4 pick-up neuf (encore immatriculé WWT) de couleur blanche avec un gyrophare bleu sur la cabine et des vitres latérales fumées s’offre à la vue au bord de la route vers la sortie de la ville. C’est la voiture ouvreuse de l’escorte du président de l’Assemblée nationale Jean-Max Rakotomamonjy. En tant que tel, le véhicule est facilement reconnaissable.L’on était alors curieux de savoir si l’homme au perchoir à Tsimbazaza était bien dans les parages à cette heure précise et ce qu’il y ferait si tel était réellement le cas. Deux éléments de réponse peuvent être avancés. Peut-être que le successeur de Christine Razanamahasoa, une native d’Amoron’i Mania, serait venu se ressourcer chez soi. En effet, il est aussi un fils de l’Amoron’i Mania. Ses parents venaient de l’Imady Ambositra. Ambositra serait la ville la plus proche pour s’abriter, en cas de grave problème de voisinage à Antananarivo, au lieu et à la place de son fief électoral dans le Nord du pays.ParoxysmeLa deuxième raison explicative probable est que la capitale d’Amoron’i Mania a abrité la veille la cérémonie de sortie officielle des élèves-gendarmes même si sa présence effective à la fête a été inaperçue. Par ailleurs, le Premier ministre Olivier Mahafaly Solonandrasana était hué par l’assistance, composée en majeure partie par des membres des familles des militaires, ce jour-là. Dans ce cas, la désaffection populaire à l’égard des dirigeants a atteint son paroxysme. Le Premier ministre et chef du Gouvernement assure la sécurité, la paix et la stabilité sur toute l’étendue du territoire national dans le respect de l’unité nationale. A cette fin, il dispose de toutes les forces chargées de la Police, du maintien de l’ordre, de la sécurité intérieure et de la défense, selon la Constitution de la République en son article 72.CouardiseEn poursuivant la progression vers Antananarivo ce samedi, l’on était encore surpris en croisant une autre file de voitures qui a faufilé à vive allure dans la vallée de Manandona, au niveau du village d’Ambohimanjaka aux environs de 14 heures. Un véhicule 4x4 de couleur verte de la Police nationale les a suivies. De plus, la voiture de la force de sécurité a allumé son gyrophare et a sonné la sirène afin de laisser la voie libre. A Antsirabe, les forces de sécurité ont reçu l’ordre de monter la garde à proximité des éventuels foyers de troubles spontanés. Les environs immédiats du bureau de la société AAA à Vatofotsy en sont particulièrement surveillés. Un camion avec des gendarmes lourdement armés y ont été postés au vu et au su de tous. Autant d’indices traduisant la couardise de nos dirigeants qui ont toutefois fait la sourde oreille aux multiples cris et appels lancés de partout. Aux dernières nouvelles, une députée a confirmé que Jean-Max Rakotomamonjy a été bel et bien de retour à Antananarivo. « Il était là ce matin (ndlr : le jour de dimanche). Mais il a changé de voiture », a indiqué la source.Manou Razafy