Les actualités à Madagascar du Samedi 22 Février 2020

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Affaire 50 000 Ariary : Un délai de 72 heures pour trouver une solution

La plateforme des associations et des syndicats de l’éducation  à Madagascar qui regroupe le personnel enseignant et administratif du ministère de l’Education nationale a haussé le ton hier lors d’une réunion à Ampefiloha. La raison de cette réunion serait la revendication concernant le non paiement de l’indemnité spéciale de 50 000 Ariary qui leur est due depuis le début de l’année 2020. 

Le personnel enseignant et administratif au sein du ministère de l’Education nationale, de l’enseignement technique et professionnel (MENETP) aurait fait une demande auprès de l’Etat en 2018 pour une indemnité spéciale d’une valeur de 500 000 Ariary. Après négociation, il aurait été convenu que les enseignants et le personnel administratif recevraient 100. 000 Ariary d’indemnité spéciale répartie en trois tranches: 25 000 Ariary pour octobre 2018, la même somme pour le mois de janvier 2019 et 50 000 Ariary pour janvier 2020. Toutefois, pour l’instant, ces fonctionnaires de l’éducation n’ont pas trouvé la somme de 50 000 Ariary dans leurs bons de caisse en raison de la perte d’un code rubrique selon les explications qu’ils ont obtenues auprès des responsables. Réunis au petit amphithéâtre du lycée technique à Ampefiloha hier matin, les membres de ce syndicat ont convenu d’accorder un délai de 72 heures à l’Etat malgache pour trouver une solution rapide à ce problème. « Nous leur avons déjà proposé l’utilisation du code rubrique de 2018 s’ils ont perdu celui de cette année mais jusqu’à maintenant, nous ignorons le vrai problème », a expliqué un des membres du syndicat, chargé d’études au sein de la Direction générale de l’enseignement technique et professionnel.

Ils vont se retrouver au même endroit lundi prochain pour voir l’évolution de la situation. Pour l’heure, ils n’ont pas indiqué la suite des événements si jamais la somme de 50 000 Ariary ne figure toujours pas dans leurs bons de caisse après le délai qu’ils ont accordé à l’Etat. « Nous attendons les réactions des responsables et nous déciderons ensemble des suites de notre revendication lundi”, ont-ils fait savoir.

Anja RANDRIAMAHEFA

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Toby Ratsimandrava : La brigade anti-kidnapping inaugurée hier

Poursuivant ses efforts pour lutter contre les actes de kidnapping qui ont terni l’image du pays depuis ces dernières années, la gendarmerie vient de mettre en place une unité spécialisée dans cette action au Toby Ratsimandrava à Andrefan’Ambohijanahary. “Baptisée Brigade anti-kidnapping, cette unité servira de centre opérationnel stratégique pour toutes les actions à mener dans cette lutte. Elle se charge de la collecte et de l’analyse des données concernant les kidnappings afin d’orienter et de coordonner les actions d’intervention”, explique le Secrétaire d’Etat chargé de la Gendarmerie nationale auprès du ministère de la Défense nationale (SEG), le général Richard Ravalomanana dans son discours à la cérémonie d’inauguration de cette nouvelle infrastructure, hier. A cet effet, cette brigade souhaite collaborer avec les autres entités des forces de l’ordre (police nationale, armée malgache) ainsi que la Justice. Une collaboration que le SEG espère ne poser aucun problème vu la solidarité déjà établie entre les Forces de l’ordre où le cloisonnement et le corporatisme n’ont plus de place. En ce qui concerne la Justice, un magistrat référent sera affecté à cette brigade. Ayant également pris la parole à cette cérémonie, le ministre de la Justice a manifesté sa détermination à soutenir cette initiative de la Gendarmerie à travers l’envoi des magistrats sur le terrain pour épauler les forces de l’ordre dans la conduite de leur enquête. Cette décision est prise pour améliorer le fonctionnement de la Justice et afin de rétablir la confiance de la population envers cette institution.

Eviter l’erreur de la CME. Ayant patronné la cérémonie d’hier, le ministre de la Défense nationale (MDN), le Général Richard Rakotonirina a loué cette initiative de la gendarmerie nationale de mettre en place cette brigade. Il souhaite que le personnel de cette nouvelle structure n’aille pas ternir l’image des forces de l’ordre ainsi que celle de la nation malgache comme à l’époque de l’ancienne Cellule mixte d’enquête (CME). Ayant monopolisé le traitement de ce genre d’affaire, des membres de cette cellule l’ont exploitée pour s’enrichir en versant dans la corruption. « C’est une honte du fait que des éléments des forces de l’ordre et des magistrats aient été impliqués dans cet acte de haut banditisme », déplore le MDN. Il admet que, mis à part celui qui a eu lieu en décembre, le kidnapping en milieu urbain n’existe plus depuis l’année dernière. Pour expliquer ce résultat, le général Richard Ravalomanana affirme que la Gendarmerie a beaucoup contribué dans cette lutte. Pour préserver cet acquis, il a réitéré que la répression et la prévention ne suffisent plus. Il faut prioriser les actions de dissuasion, dit-il.  Il faut inculquer dans la tête de ces malfaiteurs qu’en continuant de commettre leurs méfaits, ils devront être arrêtés et iront en prisons ou être tués. Ils vont tout perdre. Dans son discours, le SEG a demandé la mise en place d’une loi autorisant la confiscation des biens acquis par les auteurs d’actes de kidnapping. Une demande à laquelle le ministre de la Justice a accédé en annonçant qu’actuellement, son ministère est en train de réviser le code de procédure pénale.

T.M.

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TIM-HVM:Main dans la main contre le régime en place

Unité face à l’adversité pour les deux anciens présidents

Sentant une période de flottement dans les rangs de l’équipe au pouvoir, le camp d’en face compte reprendre du terrain. Le HVM et le TIM  repartent à la contre-attaque presque en même temps sinon à tour de rôle.

En effet, les « Cravates bleues » vont organiser le 24 février prochain en la salle Ravinala A du Carlton à Anosy, un débat sur le thème : « Etat de droit, garant du développement ». Un sujet brûlant d’actualité avec les affaires politico- judiciaires qui ont secoué récemment le microcosme. Cette contre-offensive de l’ex-parti au pouvoir s’inscrit aussi dans le prolongement de la déclaration de l’ancien président Hery Rajaonarimampianina qui veut préparer dès maintenant la prochaine présidentielle. La réintégration d’anciens barons du régime HVM au sein de certains secteurs clés, fait partie de cette stratégie de reconquête du pouvoir.

Trésor de guerre. Bon nombre d’élus de la majorité (IRD et IRK) estiment que « l’objectif inavoué et inavouable de pareil retour en force, tel que c’est le cas récemment au sein d’une Direction générale stratégique, est de se constituer un trésor de guerre en vue de l’échéance de 2024 ». Charles-Maurice Talleyrand qui avait réussi à traverser neuf régimes disait que: « le meilleur moyen de renverser un gouvernement, c’est d’en faire partie ». Ce n’est peut-être pas un hasard de calendrier si les rumeurs de motion de censure contre le gouvernement Ntsay avaient presque coïncidé avec le retour à Antaninarenina de ces caméléons qui sont coutumiers du fait dans l’art de manipuler et/ou de patenter des individus ou des groupements politiques ou syndicaux.

Alliance objective.  Le TIM va également remonter sur le terrain ce 26 février au Yandy By Pass. Le choix de l’endroit n’est pas visiblement fortuit puisque cet important axe routier faisait partie des « zava-bita » du régime Ravalomanana dont le slogan était : « Tohizo ny lalantsika ». Ce qui signifie littéralement, « Poursuivons notre route ». Jusqu’en 2024 ? Reste à savoir avec quel candidat car, l’ancien président aura alors 75 ans. Il est du reste, en train de procéder à une opération de rajeunissement du parti avec la nomination de Rina Randriamasinoro au poste de secrétaire général du TIM. Le numéro Deux du …team sera d’ailleurs présenté pour l’occasion aux cadres de l’appareil (COMTIM, DISTIM) par Marc Ravalomanana qui reste le numéro Un de l’appareil, à moins qu’il abdique en faveur de celui qui apparaît comme son dauphin. Qui plus est, le candidat naturel du pouvoir en place sera à peine quinquagénaire lors de la présidentielle de 2024 à l’occasion de laquelle, le HVM et le TIM seront probablement main dans la main. Une alliance objective entre les ex-numéros 12 et 25 qui vont multiplier les tirs croisés contre l’ancien numéro 13.

R. O 

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Gaspillage des deniers publics : L’Assemblée nationale rappelée à l’ordre par la HCC

L’arrêté portant création, organisation, attributions et fonctionnement du comité de coordination des projets de l’Assemblée nationale est passé comme une lettre à la poste à Ambohidahy. En revanche, la HCC a émis des réserves par rapport à l’arrêté portant modification de certaines dispositions de l’arrêté fixant la structure et les missions des services de l’Assemblée nationale.

Bonne gouvernance. Le juge constitutionnel considère que « les modifications apportées aux articles 4,5,6 et 7 concernent en particulier les assistants parlementaires et les conseillers techniques des membres du Bureau permanent ; que si l’Assemblée nationale est souveraine pour son organisation interne, il n’en demeure pas moins qu’elle est soumise aux principes de « bonne gouvernance » dans la conduite des affaires publiques posées par le Préambule de la Constitution et de « promotion », instauration, renforcement et consolidation de la bonne gouvernance prévus par les articles 2.6 et 12.1 de la Charte Africaine de la Démocratie, des élections et de la gouvernance ».

Administration. Et de considérer « par ailleurs que l’article 39 in fine de la Constitution précise que l’Etat « organise l’Administration afin d’éviter tout acte de gaspillage », que le terme « Administration » concerne l’ensemble de l’Administration de l’Etat dont l’Administration parlementaire ; que toute Administration est soumise à cet impératif constitutionnel de préservation des deniers publics et de bonne gestion des ressources financières de l’Etat ». En somme (au propre comme au figuré), la HCC a rappelé à l’ordre la Chambre basse sur « tout acte de gaspillage des deniers publics».

Recueillis par R. O

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Football – Coupe Arabe U20 : Madagascar défie le Maroc ce jour

C’est la rencontre de la dernière chance pour la Grande île. Les Barea de Madagascar affronteront les Lions de l’Atlas du Maroc demain lors de la dernière journée des éliminatoires du groupe B de la Coupe arabe U20 à Riyad, Arabie Saoudite. Déjà qualifié pour la suite de l’aventure, le Maroc aborde cette rencontre avec beaucoup de confiance, contrairement à Madagascar qui est condamné à remporter une victoire pour espérer avoir une chance de qualification pour les quarts de finale. Une qualification qui sera aussi conditionnée par l’issue de la rencontre entre Djibouti, déjà éliminé, et Bahreïn, crédité du même point que Madagascar. La bande à Arnaud n’aura pas droit à l’erreur ce soir ne serait-ce que pour défendre l’honneur d’une première participation.

T.H

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Digitalisation de l’administration : Deux ans pour connecter toutes les communes à internet

387 communes ont bénéficié chacune de 15 millions d’Ariary du PAPSP.

Faciliter la fourniture de services publics et épargner les citoyens malgaches de la lourdeur administrative qui fait la renommée de notre administration, tel serait en gros l’objectif principal du projet de digitalisation mené par l’Etat. 

L’Etat semble être bien lancé pour concrétiser le projet de digitalisation de l’administration publique. Et les défis ne sont pas des moindres.Outre les capacités des agents de l’administration – surtout des communes lointaines et enclavées – à maîtriser les nouvelles technologies de l’information et de la communication, il y aurait également les problématiques relatives à l’accès à l’électricité ou à la couverture énergétique. Les dernières statistiques révèlent que seuls 15% de la population malgache sont raccordés à un réseau électrique. Un manque chronique se constituant comme un frein au développement du pays, mais surtout à l’épanouissement de la population. Interrogé sur la question, Balisama Andriantseheno, coordonnateur général auprès du Programme de Réformes pour l’Efficacité de l’Administration (PREA) lors d’un point de presse en marge de la communication sur le transfert de subventions aux communes dans le cadre du Projet d’Appui à la Performance du Secteur Public (PAPSP) de noter « si nous perdons notre temps à citer les problèmes de ce pays, nous n’allons pas avancer. Bien sûr, les défis existent mais pour nous charger des réformes, à chaque problème il y a une solution ». Notre interlocuteur de prendre comme exemple l’accès à l’électricité « les solutions techniques existent pour doter les communes d’électricité. Le pays dispose de ressources énergétiques propres comme le soleil, le vent ou encore l’eau qui n’attendent qu’à être exploités ». Avant de poursuivre « nous ne pouvons pas attendre que la Jirama arrive à assurer une couverture énergétique totale du pays pour agir. Le temps presse, le deadline de deux ans avance ». La couverture internet suivrait de près l’accès à l’électricité dans la liste des défis à relever par le PREA dans la réalisation de cet ambitieux projet. 

Perception. Le principe de digitalisation est encore difficilement compréhensible pour de nombreux Malgaches. Les avis divergent sur la question et vont d’une simple informatisation de l’administration à une tentative pour l’Etat de contrôler encore plus les citoyens. « Dans le cercle administratif, l’on est encore à l’idée de dotation d’ordinateurs de tous les bureaux », déplore Balisama Andriantseheno. Une idée qui n’est toutefois pas fausse lorsque l’on voit à quel point les bureaux administratifs sont sous-équipés. Les faits sont pourtant là, la digitalisation de l’administration pourrait être bénéfique pour les citoyens et l’Etat lui-même. D’un côté, le premier sera débarrassé des difficultés relatives à la jouissance des services publics. La différence serait palpable lorsqu’il ne serait plus question pour un citoyen de faire la queue durant toute une journée, et fournir trois ou quatre papiers administratifs pour jouir d’un acte comme la copie d’état-civil. De l’autre, l’Etat disposera d’une importante base des données automatiquement à jour. Des outils d’aide à la décision devant lui permettre d’orienter ses actions et activités de développement. Disposer d’une base des données unique sur le système d’état-civil permettra par exemple à l’État d’épargner des millions, voire des milliards d’Ariary affectés aux processus de mise à jour des listes électorales, ou encore au dénombrement de la population. La digitalisation devrait également permettre à l’Etat d’asseoir, petit-à-petit, la bonne gouvernance tant criée et promise par les dirigeants malgaches. Comme digitalisation rime avec dotation d’ordinateurs dans les services publics, espérons juste que les agents s’attèlent plus à leur travail qu’à des parties de solitaire.  

José Belalahy

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MBA International Paris : Pour développer les compétences des futurs managers et dirigeants d’entreprise

Ce sont les promoteurs de MBA International Paris à Madagascar.

Analysis Institute of Madagascar (AIM), basé à Maurice, qui est le partenaire de l’Université Paris-Dauphine et de l’IAE de Paris – Sorbonne (Sorbonne Business School) depuis plus de 14 ans, lance le programme de formation en management MBA International Paris (MBAIP) à Madagascar.  

« Jusqu’à présent, plus de 300 diplômés sont issus des îles de l’Océan Indien. Ce sont notamment des ingénieurs, des cadres moyens, des managers, des entrepreneurs et des professionnels exerçant des fonctions libérales comme médecin et légiste. Parmi lesquels, il compte 28 diplômés malgaches qui occupent maintenant des postes à responsabilité plus importants à Madagascar. Notre objectif est de dispenser un programme de formation internationale de qualité pour permettre le développement des compétences des jeunes, des futurs managers et des dirigeants d’entreprise », a expliqué Kaushall Ramlackhan, la directrice de l’AIM, lors d’une conférence de presse hier. Notons que l’AIM propose ce programme de formation dans sept pays, à savoir, Tunisie, Maroc, Sénégal, Egypte, Liban, Algérie et Maurice. 

Forte demande. « Nous avons décidé de l’implanter à Madagascar suite à une forte demande des apprenants malgaches qui souhaitent poursuivre cette formation internationale de qualité. Ceux-ci n’ont plus ainsi besoin de se déplacer à Maurice pour décrocher ce diplôme de MBA International Paris. En revanche, nous allons faire venir des experts auprès de ces deux universités prestigieuses partenaires dans la Grande île pour dispenser la formation. Ce sont notamment des professeurs-chercheurs  et des maîtres de conférences qui se spécialisent dans les domaines du management, des finances stratégiques et de la gestion d’équipe, entre autres », a-t-elle ajouté. Il faut savoir que l’AIM offre à Madagascar un programme de formation modulaire à temps partiel sur 16 mois pour les professionnels. 

Diplôme européen. « En tout, dix séminaires seront proposés aux apprenants. Avant l’examen, ceux-ci seront répartis en groupe de quatre ou cinq personnes pour présenter une étude de cas d’une entreprise. Cela fait l’objet d’une évaluation. Enfin, chaque apprenant doit soumettre un projet professionnel. Le MBAIP est un diplôme d’Etat français et européen, conférant le grade de Master 2. La première promotion sera lancée en novembre 2020, mais l’inscription est déjà ouverte. Pour être qualifié, il faut avoir trois ans d’expériences dans le domaine de management au minimum avec un diplôme de Bac+4. Les candidats ne répondant pas à ces critères mais bénéficiant de la validation des acquis de l’expérience avec au moins dix ans d’expériences professionnelles, peuvent également y participer », a-t-elle conclu.            

Navalona R.

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COVID-19 : L’inquiétude remonte en Asie

Toujours aucun cas de Covid-19 à Madagascar. Il n’en est pas de même dans 25 autres pays où le coronavirus a déjà infecté des malades. Si en Chine, on assistait à la diminution du nombre de nouveaux cas quotidiens de coronavirus COVID-19 depuis le début de la semaine, ce nombre est reparti à la hausse avec 889 nouveaux cas hier, contre 673 avant-hier, et 118 décès supplémentaires enregistrés hier. Ce qui porte à 2 236 le nombre des morts de cette épidémie – et plus de 75 000 personnes contaminées – selon l’annonce faite par les autorités sanitaires chinoises. En Corée du Sud, le nombre des contaminations a doublé hier, si l’on se réfère au bilan de plus de 200 cas dont 120 concernant des membres d’une secte chrétienne « Église Shincheonji de Jésus » à Daegu, dans le Sud-Est du pays. Une personne qui ignorait être contaminée aurait transmis le virus en assistant à plusieurs offices religieux. La population de la ville a été invitée à ne pas sortir. En Iran, on déplore deux autres décès. En effet, l’Iran a annoncé hier que 13 nouvelles personnes avaient été contaminées par le Covid-19, dont deux en sont morts. La plupart de ces nouvelles contaminations sont localisées à Qom, au Sud-Ouest de Téhéran. Le bilan dans ce pays est à ce jour de 18 contaminations et quatre décès.

En Israël, une personne a également été déclarée positive au Covid-19, à son retour d’un voyage à l’étranger.

En Afrique, l’Egypte est le premier pays à avoir enregistré un cas. Pour Madagascar en particulier, les dispositions ont été renforcées en prévision d’une éventuelle introduction de ce virus dans le pays. Mais pour le moment, nous n’en sommes pas là. La vigilance doit rester au plus haut niveau.

Hanitra R. 

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Crise de la biodiversité : Actions urgentes des nations sollicitées par l’UCCLAN

Le réseau UCCLAN appelle les gouvernements à faire preuve d’un leadership audacieux, à tous les niveaux, pour s’attaquer collectivement à la crise d’extinction des espèces. La collaboration est indispensable pour des actions efficientes, selon Patrick Rafidimanantsoa.

Madagascar est l’un des pays les plus riches au monde en matière de biodiversité. Cependant, nombreuses d’entre les espèces sont actuellement menacées d’extinction. Selon le réseau des anciens du Master en Leadership de la Conservation de la nature de l’Université de Cambridge (UCCLAN). « Les gouvernements doivent reconnaître explicitement la crise de la biodiversité et l’urgence climatique. Ils doivent agir maintenant et établir des mécanismes pour une plus grande redevabilité », ont déclaré les membres du réseau. En effet, en réponse au projet de plan récemment publié par la Convention des Nations Unies sur la diversité biologique pour sauver la nature, ces plus de 100 praticiens et chercheurs de plus de 60 pays demandent à leurs nations d’agir de manière décisive pour faire face à l’accélération de l’extinction des espèces. L’UCCLAN fait valoir que les causes profondes de la crise telles que la consommation et la production illimitées, doivent être traitées de toute urgence par des actions concrètes dans le projet de plan des Nations Unies pour la biodiversité. Pour garantir des pratiques durables et inverser la dégradation de l’environnement, le réseau recommande de redéfinir la croissance économique sur une planète aux ressources limitées, et de restructurer les systèmes gouvernementaux, y compris les taxes, les subventions et les réglementations. Cette transition doit être juste et équitable, en valorisant les droits et le bien-être des êtres humains et de la nature dans son essence même.

Législation. Dans sa réponse détaillée au projet de plan pour sauver la nature, l’UCCLAN souligne la nécessité pour les gouvernements, de reconnaître le droit de la nature à exister et les invite à intégrer le nouveau plan, une fois adopté dans leurs principaux cadres juridiques nationaux. Ils proposent de faire de l’Ecocide une loi internationale afin de créer l’obligation légale de prendre soin de toute vie sur terre qui risque d’être endommagée par la destruction des écosystèmes. « Nous avons besoin que ce cadre mondial et les objectifs de conservation soient adaptés au contexte national. Pour ce faire, la collaboration entre les parties prenantes est essentielle, ainsi que le partage des informations, le renforcement des capacités et l’intégration de la conservation de la biodiversité dans nos différentes politiques sectorielles », a indiqué Patrick Rafidimanantsoa, ancien du Master (UCCLAN) venant de Madagascar. D’autres membres venant de divers pays comme le Royaume-Uni et les Etats-Unis ont souligné que, l’avenir de l’humanité repose sur la biodiversité, qui doit être impérativement protégée.

Antsa R.

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Create 2030 : la créativité à l’ère numérique, un levier de développement

Les participants à la consultation nationale jeudi dernier

Rideau sur le rapport périodique quadriennal de la convention de 2005 sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles.  D’une part, renforcer les dialogues culturels pour réfléchir ensemble sur les opportunités et les défis de promotions de la diversité d’expressions culturelles, dans l’environnement numérique  et d’autres part, de connaître les situations et l’évolution de ce secteur, ainsi que  d’élaborer une feuille de route nationale pour l’environnement numérique.  Tels sont les objectifs du ministère de la communication et de la culture avec l’appui de l’Unesco jeudi dernier. Le débat a gravité autour du thématique qui consiste à « Soutenir la créativité à l’ère numérique, de la protection à la promotion : Une valeur ajoutée à la croissance. »

Plusieurs points ont été soulevés, comme « comment moderniser les politiques en faveur de la créativité de l’environnement numérique », ou encore « comment soutenir la créativité des jeunes et des femmes avec les opportunités offertes par le numérique, source d’épanouissement d’emploi et de marché.» Parmi les panélistes, artistes, universitaires, responsables politiques et entrepreneurs culturels qui ont participé à des débats autour des différents moyens d’investissements numériques dans la création, pouvant être un accélérateur pour l’atteinte des objectifs de développement durable à l’horizon 2030.

Recueillis par Zo Toniaina

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Crédit avec Education : Partage de bonnes pratiques entre les 1 000 femmes

Depuis novembre 2002, le réseau Otiv Tana a mis en œuvre le Crédit avec Education (CAE) en faveur des groupes solidaires de femmes. Ce crédit basé sur la caution solidaire est destiné à une association de femmes appelée Fitafi. La garantie matérielle n’est pas exigée afin de faciliter l’accès des membres aux services financiers. Le CAE est plutôt un micro crédit de proximité accompagné d’actions d’éducation et de formation pour les femmes qui investissent dans le petit commerce, la micro-entreprise, l’artisanat, l’agriculture et l’élevage. Il s’agit notamment d’une éducation sur la gestion des finances, sur la gestion des activités génératrices de revenus, sur la santé maternelle et infantile, sur l’hygiène et de la santé reproductive.

Améliorer le niveau de vie. Notons que le Crédit à l’Éducation est caractérisé par la simplicité des démarches et le suivi régulier et rapproché du fonctionnement des membres de Fitafi des opérations d’épargne et de crédit, ainsi que de l’utilisation des fonds. L’objectif en est d’améliorer le niveau de vie des femmes engagées solidairement dans des changements positifs, et à développer leurs activités génératrices de revenus. Plus de 1 000 femmes regroupées au sein de plus de 100 associations ont bénéficié de cette offre de crédit. Elles sont membres de l’agence Mahasoa, une des douze agences de l’Otiv Tana, qui opère dans le 6e Arrondissement, district d’Ambohidratrimo. Comme chaque année, cette agence a organisé hier une rencontre entre ces 1 000 femmes membres à l’espace Saha Edena à Ambohijanahary-Antehiroka, en vue de partager des expériences et de bonnes pratiques entre elles, sans compter la présentation des success-stories. Des séances de formation sur l’éducation financière et la gestion des activités génératrices de revenu ne sont pas en reste.

Navalona R.

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Lutte contre le Covid-2019 : Huawei Technologies Ltd apporte sa contribution à Madagascar

Li Mao, directeur commercial d’Huawei Technologies, remet des fournitures destinées à la lutte contre le coronavirus au ministre de la Santé publique, le Pr. Ahmad Ahmad. (crédit photo : Anja)

La propagation de l’épidémie coronavirus ne laisse pas indifférentes les grandes sociétés implantées à Madagascar. Préoccupée par la situation, Huawei Technologies a souhaité apporter son aide à l’Etat malgache en dotant le ministère de la Santé publique de matériels médicaux. La délégation de cette grande marque de smartphone, menée par son directeur commercial, Li Mao, s’est donc rendue au bureau du ministre de la Santé publique, le Pr. Ahmad Ahmad, le vendredi après-midi pour remettre en mains propres 60 thermomètres électroniques, 100 désinfectants ainsi que 600 cache-bouches. Ces fournitures sont destinées aux aéroports et ports  afin d’éviter l’entrée du coronavirus à Madagascar. Notons que la société chinoise Huawei a participé pleinement dans la construction du grand hôpital à Wuhan pour traiter les patients atteints du Covid-2019 en Chine, et que cette action auprès du ministère de la Santé est en accord avec les instructions du gouvernement chinois et des centres de contrôle et de prévention de la maladie.

Anja RANDRIAMAHEFA

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Fisolokiana : MD koa ny naman’ilay maorisiana

Omaly no natolotra ny fampanoavana ireo olona telo izay voarohirohy ho mpiray tsikombakomba amin’ilay teratany Maorisiana, efa  eny Antanimora ankehitriny. Nidoboka am-ponja koa ireo olona ary eny Antanimora ihany. Olona efa ho roa arivo no voasolokin’ireo ary volabe no heverina fa efa azon’ity tambajotra iray ity. Ilay Maorisiana dia nilaza fa manodidina ny iray hetsy ariary no alainy aman’olona. Ireo namany kosa indray dia mihoatra noho izany ny vola azony ary tonga hatramin’ny iray tapitrisa ariary, raha araka ny fanamarihan’ny mpitandro ny filaminana. Tany am-boalohany dia efa nampitolagaga ny vitan’ireto olona ireto, satria olona 600 no nifandimby nametraka fitoriana raha vao fantatra fa voasambotra ilay Maorisiana. Tsy nijanona teo anefa izany ary tafakatra hatramin’ny 2000 ny olona izay efa voasoloky. Mora ho azy ireo ny manatontosa ny asa ratsy, satria iaraha-mahalala ny tsy fisian’ny asa eto amin’ny Nosy. Betsaka ny roboka ary indrindra koa, tamin’ity indray mitoraka ity, dia nampanantenaina ny olona fa any Maorisy no hiasa. Izany hoe sady mandray devizy izany no afaka amin’ny fahantrana mihoapampana eto . Izay avy hatrany no tao an-dohan’ny maro izay namorona ny tsy misy mba hamondronana ny vola izay nilain’ireo mpanome asa. Kinanjo fisolokiana tanteraka no nitranga. Tsy vao voalohany koa  no niseho endrika fangalarana volan’olona avy amin’ny fisolokiana toy izao. Ny samy teratany malagasy no mifanabotry amin’ny fisandohana, fa mahalala olona ambony ary afaka mampiditra ho mpiasam-panjakana. Betsaka koa ny roboka amin’io endrika fisolokiana iray io ary na efa betsaka aza ny voasambotra tamin’ireo mpanao ratsy dia mbola misy ihany ny olon-tsotra izay tafiditra ao anaty vela-pandrika maloto.

D.R

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Hajo Andrianainarivelo : « Le parti MMM reste fidèle à ses principes »

Le MMM soutient toujours le président Andry Rajoelina à 100%, selon son président Hajo Andrianainarivelo.

Hajo Andrianainarivelo:Les membres du parti MMM, ayant des postes à haute responsabilité, ont reçu une formation organisée en partenariat avec la fondation Friedrich-Ebert.

Le parti Malagasy Miara Miainga  (MMM) a organisé une formation pour ses membres élus aux élections, afin que ceux-ci soient performants dans la réalisation des défis de leurs mandats. Selon Hajo Andrianainarivelo, président du parti,  le MMM reste fidèle à ses principes et à ses idéologies. « Comme au tout début, nous soutenons à 100% le président de la République de Madagascar, Andry Rajoelina. Le MMM a beaucoup contribué aux efforts menés pour le faire élire. Aujourd’hui, nous sommes disposés à œuvrer, chacun dans notre domaine d’activité, à la réalisation des Velirano du président. C’est d’ailleurs la raison qui nous a incités à former nos membres pour qu’ils soient plus performants », a déclaré le président du MMM en marge de l’atelier de formation qui s’est tenu jeudi dernier au Fofikri à Ankadikely Ilafy.

Influent. Selon les membres du MMM, des communications sont véhiculées par certains politiciens dans l’optique de torpiller l’alliance entre ce parti et le président Andry Rajoelina. « Ce sont surtout les opposants qui ont tendance à œuvrer ainsi. En effet, le MMM est un parti ayant un poids considérable à Madagascar. Cela est vérifié par les plus de 250 maires et les plus de 900 conseillers communaux élus sous les couleurs de ce parti. Mais comme nous l’avons toujours martelé, nous sommes avec le président Andry Rajoelina et cela restera ainsi », a-t-il affirmé lors de l’atelier de formation organisé en partenariat avec la FES (Friedrich-Ebert-Stiftung). A noter que cette fondation a toujours collaboré avec le MMM dans le cadre de la formation et du renforcement de la capacité des jeunes membres du parti en leadership. Ce, afin que ces derniers puissent constituer une bonne relève politique.

Antsa R.

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Mangarano Toamasina : Nananganan’ny mponina sorabaventy ny filoham-pokontany vao notendrena

Ny alarobia teo, dia nihetsika nitondra sorabaventy ireo vahoaka tao amin’ny fokontany Mangarano I P/elle 11/46, raha nahita ny filoham-pokontaniny vaovao napetraky ny prefektiora taorian’ny nahafaty ny filoham-pokontany teo aloha. Tsy eken’ny vahoaka ny fanendrena an’Atoa Lamas ho filoham-pokontany ao amin’izy ireo noho ity farany izay tsy mponina ao amin’ny fokontany akory, hoy ireo vahoaka, fa mponina ao amin’ny fokontany mifanila amin’izy ireo P/elle 11/43. Nohamafisin’ny vahoaka izany tamin’ny filazana, fa tsy misoratra amin’ny bokim-pokontan’izy ireo Atoa Lamas, sy tsy ao anatin’ny lisi-pifidianana amin’ny fokontaniny misy azy ireo ihany koa, ary tsy manana karinem-pokontany ao amin’ny P/elle 11/46. “Tsy ekenay ny voahangy latsaka ohatra izao, hoy ny mponina, fa mba manana ny olonay izahay mahavita ny asa izay navelan’ny filohanay efa nodimandry teo aloha. Ataovy ny fifidianana filoham-pokontany voalazan’ny lalàna fa izahay vahoaka no mahay izay filoham-pokontany mety aminay”, hoy ireo mponina tamin’ny alàlan’ny solontenany. Misy noho izany ny fanangonan-tsonia nataon’ny mponina amin’ny tsy fanekena ity filoham-pokontany vao avy notendren’ny prefen’i Toamasina ity, halefa isan’ambaratongany izany Sonia voaangona izany, aorian’izao hoy hatrany ireto vahoaka. Hatreto aloha tsy mbola nahitan-teny ilay filoham-pokontany tsy eken’ny mponina ho filohany ity, nefa olona ao anatin’ny birao politikan’ ny antokom-panjakana eto Toamasina ny tenany izao toherin’ny vahoaka ao amin’ny fokontany Mangarano I P/elle 11/46 izao.

Malala Didier

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Pluies torrentielles : Les rues de Tana inondées

Décidément, la ville des Mille ne s’accordera jamais avec le temps pluvieux. Quelques heures de pluie suffisent pour que les eaux montent dans une grande majorité des quartiers de la capitale. Avec trop de déchets jetés dans les canaux, des systèmes d’évacuation défectueux et bien évidemment des nids-de-poule à chaque coin de rue, dès que la capitale fait face à une certaine quantité de pluies, la circulation devient vite invivable que ce soit pour les véhicules ou pour les piétons. Peut-on donc espérer que cette situation s’améliore dans un futur proche ? En tout cas, on peut déjà remarquer les quelques efforts produits par les responsables, notamment dans la réfection des routes et le ramassage des ordures. Toutefois, le chemin semble encore très long. 

Anja RANDRIAMAHEFA

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Fisolokiana amin’ny alàlan’ny Facebook : Telo lahy voasambotry ny zandary teny Tsaramasay

Efa nahatratra hatrany amin’ny 10 tapitrisa ariary tany ho any, ny vola  lasan’ireto mpisoloky raindahiny ireto, talohan’izao nahasamboran’ny zandary avy ao amin’ny tobim-paritra Ambohimanga Rova azy ireo izao, ny voalohandohan’ny herinandro teo, teny Tsaramasay. Amin’ny alàlan’ny tambazotra sosialy Facebook moa no hanjonoan’ireto olon-dratsy ireto ny hazany.

« Mila mailo amin’ny fampiasana ny tambazotran-tserasera, fa maro sy mitombo andro aman’alina ny asa fisolokiana amin’io sehatra io » hoy ireo tompon’andraikitra eo anivon’ny zandarimariam-pirenena. Raha ity tranga iray ity tokoa mantsy, dia nilaza fa orinasa iray mivarotra kojakoja mahakasika ny  angovo azo ahodina izy ireo. Nampitondrain’izy ireo ny anarana hoe « Echossolaire » ireo voalaza fa orinasa ireo araka ny fampitam-baovao avy tamin’ny zandarimariam-pirenena hatrany. Amin’ny alàlan’ny Facebook ihany moa hifandraisany amin’reo mpanjifa amin’ny voalohany ary ataony mihitsy izay haharesy lahatra ity farany. Rehefa tena mihaona amin’izay, dia hakàn’ireto olon-dratsy ireo antsasa-bola avy hatrany ilay mpanjifa ary hatomboka ny asa.  « Tonga manatanteraka ny asa tokoa izy ireo, saingy entana tsy tamin’ilay nifanarahana tamin’ny voalohany no nentina  no sady tsy zarizary mba hahafahan’izy ireo manery an-kolaka ireo mpanjifa handoa vola hafa» hoy hatrany ny vaovao. Tsy vitan’izay anefa, fa « maro ihany koa ireo sady nandoa vola no tsy nahazo entana. Arirarirany amin’izay ireo mpanjifa hahafahany mandany ny “garantie” nifanarahana ». Nisy tamin’ireo voasoloky moa no nametraka fitoriana avy hatrany ka nahafahan’ireo mpitandro filaminana nanao ny fanadihadiana sy nikaroka ireto olon-dratsy ireto. Marihana fa  olona maro tamin’ny toerana samihafa no efa voan-dry zalahy ireto, raha tsy hiteny fotsiny, afa-tsy tany : Mangamila, Itaosy, Ivato, Ambondromamy, Antanifotsy ary ny teny Ambohimanga Rova. Mbola ao anatin’ny famotorana sy ny fanadihadiana tanteraka moa ireo mpitandro filaminana, hahafantarana izay mety ho mpiray tsikombakomba amin’izy ireo hafa. Rehefa vita izay, dia hatolotra  ny Fampanoavana tsy ho ela ny raharaha, hoy hatrany ny vaovao voaray.

m.L

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Tsaralalàna : Mpivarotena am-polony maro noraofin’ny polisy

Tao ireo nanarina fotsiny ary rehefa voasava kara-panondro dia navela nandeha, tao kosa ireo tsy maintsy nentina natao andrimaso tany amin’ny birao noho ny fampisehoana fihetsika mamoafady eny an-dalambe, izay voararan’ny lalàna velona eto amintsika.

Mbola mitohy hatrany ny hetsika ataon’ny polisy, indrindra fa ireo eo anivon’ny kaomisarian’ny boriborintany voalohany amin’ny ezaka « fanadiovana » amin’ny lafiny rehetra, iny faritra Analakely sy ny manodidina azy iny. Ny herinandro teo, dia niroso tamin’ny « fananarana » ireo mpivarotena izay efa mampalaza ratsy iny faritra Tsaralalàna ny polisy. Ny tompon’andraikitra voalohany eo anivon’izany kaomisaria izany, ny Commissaire Ted Steven, mihitsy no mirotsaka an-tsehatra. Tao anatin’izany dia fantatra fa nahatratra am-polony maro tany ho any ireo mpivarotena no noraofina teny an-toerana. Nisy tamin’izy ireo no mbola tsy ampy taona mihitsy kanefa, noho ny antony maro isan-karazany dia lasa mandeha mivaro-tena eny an-toerana. Marihana, raha ny fanazavana azo avy tamin’ny tompon’andraikitra hatrany, fa tsy manakana akory ny fiveloman-tenan’izy ireo ny polisy. Fifampiresahana sy fanabeazana no fototry ny zavatra ataonay, fa tsy voatery hoe famaizana amin-kery na tsindry bokotra sy fanamparam-pahefana akory. Paikady efa nampiharina foana na tamin’ireo mpivarotra amoron-dàlana aza, ary izao atao amin’ireo mpivarotena izao. Raha miafinafina fa tsy niseho  masoandro sy an-kalamanjana, tsy hisy haninona azy ireo. Ny olana mantsy, raha ny voalaza hatrany, dia misy ny sasany amin’izy ireo no tsy tahotra tsy henatra akory fa dia eo imasom-bahoaka no misolo atin’akanjo, miboridana ary ny miantsoantso ireo lehilahy, hanao firaisana henon’ny rehetra. Tsy vitan’izay, fa mbola mitabataba sy manakorontana ireo mponina eny amin’iny manodidina ihany koa.

Tsiahivina, fa ny lalàna velona eto amintsika dia tsy manakana velively ny fivarotan-tena, saingy ny fampisehoana fihetsika mamoafady an-dalambe kosa (atteinte aux mœurs), ny fitaomana olona hanao firaisana imasom-bahoaka (racolage), ny faneràna mpivarotena (proxénétisme) dia mety hitondra any amin’ny fonja avokoa, araka ny fehezan-dalàna famaizana. Manginy fotsiny ny fanakorontanana amin’ny andro alina (tapage nocturne).

m.L

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journée mondiale de la langue maternelle : La langue malgache est une « langue du coeur » selon Havatsa...

« La langue est le miroir et le portrait de l’âme ». Une population qui n’a pas sa propre langue est une population pauvre !

21 février est une journée internationale consacrée à la langue maternelle. Pendant que la ministre de la communication et de la Culture organise un évènement à Maevatanana à cette occasion,   l’ Union des Poètes et Ecrivains Malgaches, Havatsa-Upem, a effectué des différentes activités dans les murs de Nosy Tv hier à partir de 10 heures.  Conférence-débat animée par les membres  de l’Union des Poètes et Ecrivains Malgaches, théâtre joué par les étudiants de l’Université  d’Antananarivo, exposition des dix-neuf  grands écrivains comme Dox, Georges Andriamanantena,  E.D.Andriamalala, Clarisse Ratsifandriamanana, ou encore Esther Randriamamonjy, ont marqué la journée du 21 février.

La définition de la langue maternelle,  la langue malgache et l’éducation, le malgache et la médecine, l’audiovisuel dans l’apprentissage de la langue malgache,  et enfin  le malgache dépasse la frontière nationale, sont les sujets développés par les intervenants : la journaliste Griffine Bakoliniaina, Hajaina Andrianasolo la présidente de Havatsa-Upem, Jacynthe. Lors de son allocution, la présidente de l’association  a souligné que  la langue malgache est une langue vivante. « nous sommes avantageux  parce que  nous avons une langue pour nous communiquer entre nous. Nombreux pays n’ont pas cette chance ! ». « cette journée est une occasion pour nos compatriotes de prendre conscience de la grandeur de notre langue », a signalé Griffine Bakoliniaina.  Lors de son intervention, Jacynthe affirme que la langue malgache dépasse la frontière grâce à la diaspora  résidant à l’étranger. C’est d’ailleurs le thème choisi par l’UNESCO pour cette année,  » Langues sans frontières ». « L’édition 2020 de la Journée internationale de la langue maternelle contribue à la promotion d’une approche pacifique du dialogue et au développement de sociétés inclusives ».

Après le  français, le malgache est la deuxième langue la plus parlée dans la région du Sud-ouest de l’Océan Indien car les malgaches comptent 25 millions d’habitants. Par ailleurs, bon nombre de vocabulaires malgaches sont employés dans les îles soeurs, notamment Mayotte.

Iss Heridiny 

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Art culinaire : Voyage gastronomique au coeur de la capitale

Ceux qui aiment les aventures culinaires seront bien servis. Au Centell Antanimena, les représentations culturelles sont en mouvement à travers l’art culinaire des chefs. De l’Amérique à l’Asie, en passant par l’Europe et l’Océan Indien , les petits plats de cet hôtel, récemment ouvert emmènent les convives dans un voyage gastronomique au coeur de la capitale. Sous l’égide d’un chef malgache jusqu’au bout des ongles, la clientèle cosmopolite retrouve toujours un petit bout de son pays, même à des milliers de kilomètre de chez eux. De même que les  amateurs de bonne cuisine partent à l’aventure. Pour ce week-end, ils misent sur les entremets asiatiques le temps d’un buffet à volonté demain.  Une virée qui en vaut le détour!

Zo Toniaina

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Christian Ntsay : « Inciter les gens à protéger l’environnement »

A l’instar des autres Institutions, la Primature n’a pas manqué de participer au reboisement qui fait partie notamment de l’une des stratégies de l’Etat pour sortir le pays de sa situation actuelle. Le reboisement en question s’est déroulé hier dans le Fokontany d’Ampangabe, dans la commune rurale  d’Ambalavao, dans le district d’Atsimondrano. 25 000 jeunes plants ont été mis en terre sur une étendue de 9 ha. « Le personnel de la Primature ne s’est pas ainsi dérobé à son obligation si on peut le dire ainsi, reboiser est un devoir », selon le Premier ministre. Lors de  ce reboisement,  le Premier ministre n’a pas manqué de remercier tous ceux qui ont participé à la concrétisation de cette action noble en faveur de l’environnement. Et lui de rappeler que c’est le devoir de tout un chacun.

Besoins de la population. Le reboisement est un défi écologique, notamment dans la lutte contre le changement climatique. Sur ce point d’ailleurs, le Premier ministre a fait savoir qu’il s’agit surtout de conscientiser et de sensibiliser les citoyens à la protection de l’environnement. Il regrette que les gens gaspillent le bois pour leurs besoins personnels, entre autres pour le chauffage, la construction et la menuiserie. Et lui de continuer que ces besoins de la population devrait nous motiver davantage à procéder au reboisement».

Dominique R.

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Football Orange Pro League : Un sulfureux Elgeco Plus-Adema

La 13ème journée de l’Orange Pro League offre un somptueux face-à-face avec ce Elgeco Adema qui promet des étincelles dans le jardin d’Alfred Randriamanampisoa qui plus est. Et si Elgeco n’a pas perdu dans son jardin, Adema, qui plus est dans une phase de redressement avec l’arrivée d’un nouvel entraîneur qu’est Roro Rakotondrabe, ne va pas se laisser marcher sur les pieds. Au bout, le match prendra l’allure d’une finale qui va plaire au public appelé à venir nombreux pour donner de la consistance à une épreuve qui a du mal à faire le plein des stades. La meilleure affluence se trouve être le stade Rabemananjara mais c’est plus lié aux nombreux supporters de Fosa Juniors auxquels s’ajoute cette passion des Majungais pour le football. Un Fosa Juniors qui va se déplacer ce jour au stade Ampasambazaha où l’attend de pied ferme le FCA Ilakaka qui a repris du poil de la bête ces derniers temps. Voici le calendrier des autres matches de cette 13ème journée:

Samedi 22 février Vontovorona 14h30 : Ajesaia contre Tia Kitra

Dimanche 23 février Vontovorona : CNaPS Sport contre Zanakala FC Barikadimy; Club M contre JET Mada.

Clément RABARY

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Infrastructures routières : Les Vélirano en cours de réalisation, selon le MATP

La qualité est désormais exigée dans la réalisation d’infrastructures publiques. C’est ce qu’a souligné le ministre de l’Aménagement et des Travaux Publics, Hajo Andrianainarivelo, lors de sa rencontre avec les médias, jeudi dernier au Fofikri à Ankadikely Ilafy. Mais outre la qualité, le ministre a indiqué que les routes reconstruites seront nombreuses et seront plus longues que celles réalisées auparavant. « C’est un défi que nous lançons. Aujourd’hui même, nous constatons déjà les avancées réalisées depuis le mandat du président Andry Rajoelina. Comme vous le savez, la Banque Mondiale qui est l’un de nos principaux partenaires techniques et financiers, a affirmé que la préparation et les décaissements du projet de reconstruction de la RN44 se sont faits en moins de huit mois, alors que cela se faisait en deux ans, à l’accoutumée. Cela indique une meilleure capacité des techniciens malgaches et prouve que nous pouvons faire de grandes choses à grande vitesse, tout en maintenant la haute qualité », déclaré le ministre Hajo Andrianainarivelo. D’après ses dires, plusieurs projets routiers sont déjà concoctés dans les différentes régions de la Grande-île, et seront mis en œuvre.

Antsa R.

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MIDIRAMA : Un début d’année ne se présentant pas sous les meilleurs auspices

Petit à petit, la menace d’une épidémie de coronavirus se précise. La Chine, malgré tous les efforts déployés, n’a pas réussi à contenir la propagation du fléau. Les victimes sont, pour la plupart, chinoises, et les cas de contamination sont localisés  dans l’Empire du milieu, mais les autres nations ne sont  plus à l’abri en dépit des multiples précautions qu’elles prennent. Hong Kong, l’Australie et la Corée du sud  sont maintenant classés territoires à risque après les constatations faites par l’OMS. L’Afrique est, elle aussi, touchée puisque les autorités égyptiennes ont annoncé qu’un de leurs ressortissants ayant débarqué au Caire cette semaine était porteur du virus. L’inquiétude est en train de gagner tout le continent car il est maintenant prouvé que personne n’est à l’abri derrière ses frontières. A Madagascar, les contrôles dans les aéroports et dans les ports sont rigoureux, et les mises en quarantaine de personnes suspectes sont systématiques. Il règne une angoisse diffuse qui se répand au sein de la population appréhendant l’annonce de premiers cas de contamination sur le territoire. Les Malgaches ont cependant d’autres problèmes à résoudre. Le kere dans le sud de la Grande île n’avait pas retenu  l’attention des autorités. Il a fallu que les organes de presse internationaux tirent la sonnette d’alarme pour que le président de la République annonce la  prise de mesures urgentes. Il a été nécessaire que la Banque mondiale affirme que 97 % des enfants malgaches sont analphabètes pour mettre en émoi les autorités. La signature de deux accords bilatéraux entre la France et Madagascar, avant-hier à Iavoloha, a souligné l’importance accordée au domaine social et à l’éducation.

Sur le plan international, c’est vers le Moyen-Orient que tous les yeux se tournent en ce moment. Le face-à-face entre la Syrie, appuyée par la Russie, et la Turquie devient de plus en plus tendue et risque de dégénérer en un véritable conflit entre les deux parties. La Syrie est en train de reconquérir Idleb qui était aux mains des  djihadistes aidés par la Turquie. Le président Erdogan a reçu l’autorisation du parlement pour qu’il envoie des militaires turcs sur place. L’aviation syrienne a tué, lors d’un de ses raids, plusieurs soldats turcs, provoquant ainsi la colère d’Ankara. Le chef de l’Etat turc semble décidé à ne pas rester inerte et promet d’intervenir de façon musclée. Pour le moment, il n’est resté qu’au stade des menaces, mais la situation risque très vite de se dégrader car la Syrie a la ferme intention de reconquérir son territoire.

Les Iraniens vont aller aux urnes ce week-end pour renouveler leur parlement. Ces élections intéressent très peu la population et l’on s’attend à un fort taux d’abstention. Dans ce contexte, ce sont les conservateurs qui risquent de rafler la mise. Le scrutin a lieu dans un climat de défiance envers le régime. La tension exacerbée entre Washington et Téhéran a provoqué le découragement de la frange modérée de l’électorat.

Aux Etats-Unis, les primaires démocrates battent leur plein. Le débat qui a opposé six candidats a tenu toutes ses promesses. Les échanges entre les principaux prétendants ont été très vifs, mais le milliardaire Michael Bloomberg a été la cible de toutes les critiques.

En France, le débat sur la retraite au parlement est en train de sombrer dans la confusion. Le président de l’Assemblée nationale n’a pas caché son agacement et a affirmé qu’il serait impossible d’examiner les 41.000 amendements déposés. Il parle même d’un blocage systématique de l’opposition. L’idée d’avoir recours au 49,1% qui permet une adoption du projet sans vote fait son chemin.

La population malgache continue de se débattre dans ses multiples problèmes. En toile de fond, il y a la menace du coronavirus, mais la réapparition de la peste n’est pas le moindre de ses soucis. A tout cela s’ajoutent les difficultés de la vie quotidienne aggravées par une hausse généralisée des prix. Ce début d’année 2020 ne se présente pas sous les meilleurs auspices, mais nos concitoyens savent endurer les épreuves. Ils continuent d’avancer sans se plaindre et espèrent que demain sera meilleur qu’aujourd’hui.

Patrice RABE

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Musée de la photographie : Jean-Yves Le Drian en visite à Madagascar

Hier, 21 février 2020, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, accompagné de la ministre malgache de la Communication et de la culture, l’Ambassadeur de France et le Maire d’Antananarivo, a effectué une visite au Musée de la Photographie de Madagascar. Cette visite a été guidée par Tamara Teissedre-Philip, représentante permanente de la Région Île-de-France, et Tsiory Randriamanantena, responsable du Musée.

L’incarnation du Musée de la Photographie de Madagascar dans ce bâtiment de la Commune est donc le fruit d’une collaboration fructueuse entre la Commune urbaine d’Antananarivo, la Région Île-de-France et le Musée lui-même. Au cours de cette visite, le ministre français des Affaires étrangères n’a pas hésité à saluer cette collaboration qui a conduit à la valorisation de la culture malgache.

Le Musée de la Photo est inclus dans le périmètre géographique de la haute-ville qui sera proposé à l’UNESCO pour être inscrit au patrimoine mondial. Il accueille plus de 1 000 visiteurs par mois. Une affluence qui constitue un point fort du dossier pour la mise en valeur touristique de la colline, aux côtés des autres bâtiments emblématiques et musées de la haute-ville. Ce projet est mis en oeuvre par le ministère de la Communication et de la culture avec le soutien de la Région Île-de-France.

Recueillis par Iss Heridiny

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Agenda culturel : Samedi 22 février

Is’art galerie Ampasanimalo

Les artistes apportent leur « anjara biriky »

Comme à la maison, Bolo, Drwina, Jimmy B Zaoto, Vy Mamay, ce beau petit monde participe au concert Anjara biriky en faveur des enfants de l’Ong maison des enfants Onlus. C’est à l’Is’art galerie Ampasanimalo ce soir que la générosité retentissante des artistes et de leurs inconditionnels feront le bonheur de ces jeunes enfants dans le besoin. En parallèle, le oeuvres de Mendrika Ratsima feront l’objet d’une vente aux enchères, pour la même cause.

Madagascar Underground Antsahavola

Michael Remboho dans la place

Retrouvez  Michael Remboho pour une soirée pleine d’ambiance à la découverte de ses nouveaux titres à Madagascar Underground, Antsahavola. Au programme, chansons traditionnelles, reggae et tropical pour un début de soirée tout en musique et bonne humeur.  Ses influences, du roots music, les chansons françaises des années 60, du dance hall et les musiques du terroir.Un beau mélange qui donne sur  une musique des plus réconfortantes.

 

Le Glacier Analakely

Dr JB Junior aux commandes

Le Dr JB Junior sera sur la scène du Glacier Analakely ce soir. C’est l’une des soirées les plus alléchantes de ce vendredi à Antananarivo. Digne fils de son père, Dr Jb Junior nous livre cette musique particulière.  Une musique qui sonne toujours juste que ce soit dans les paroles, les mélodies et les rythmes du salegy, malesa et Antosy. Les « Ahia alainao aloha», « Aody lahy », et tous les titres qui ont fait la renommée de  son père de la musique malgache seront attendus.

Maminirina Rado

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Assemblée nationale : Un lieu d’expression de toutes les sensibilités

Le débat sur le projet de loi des retraites qui a lieu en ce moment en France  devrait inspirer notre démocratie malgache. L’Assemblée nationale française est le siège de controverses pouvant paraître outrancières, mais permettant l’expression de toutes les sensibilités. La tournure prise par  les discussions peut agacer, mais il s’agit de l’exercice de la démocratie. La loi sera certainement votée, mais tous les recours offerts par le règlement auront été utilisés pour   empêcher son adoption.

Assemblée nationale : Un lieu d’expression de toutes les sensibilités

A Madagascar, les députés en session examinent  des projets  de loi qui sont au  préalable passés  en commission.  Ces derniers émanent du gouvernement et les discussions sont de pure forme et sont votés par une  majorité qui lui est favorable.  Seule, la loi sur  la violence basée sur le genre a suscité des discussions passionnées mais a été adoptée à l’unanimité. Le parlement malgache ne permet pas l’instauration d’un véritable débat  d’idées entre une majorité favorable au  régime et une opposition pouvant porter la contradiction . En France, le cadre de la démocratie est différent.  L’Assemblée nationale est le siège de joutes oratoires  parfois enflammées qui  sont le reflet de l’opinion des citoyens , mais  à la fin, le vote permet d’avaliser ou non  les opinions exprimées. Cela est une réalité intangible. Actuellement ,  l’image du parlement est sensiblement écornée  car le débat sur le projet de loi sur les retraites suscite une véritable polémique. Le dialogue entre la majorité et l’opposition n’est plus possible. Cette dernière approuvée par une partie de l’opinion, a décidé de  s’y opposer et demande son rejet. La confrontation  est à la limite du supportable. Pour le pouvoir, il s’agit  d’une des grandes réformes du quinquennat et, elle doit être  adoptée coûte que coûte. Tous les artifices réglementaires sont utilisés par les opposants pour  l’empêcher. L’exercice de la démocratie est à ce prix.  Notre système favorise plutôt la consensualité, mais il serait bon que  notre Assemblée nationale ne soit pas qu’une  chambre d’échos du pouvoir et  qu’une opinion différente  puisse s’exprimer.

Patrice RABE

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Royal Spirits : 400. 000 plants reboisés depuis plus de vingt ans

Le personnel de Royal Spirits a reboisé sur une surface détruite par les feux en vue d’une restauration forestière.

« Zay mamboly hazo mitsinjo taranaka », littéralement « Qui plante un arbre agit pour la postérité ». Tel est le leitmotiv du personnel de Royal Spirits, société certifiée ISO 9001 et HACCP, spécialisée dans la fabrication et la vente de diverses boissons alcoolisées, en décidant de restaurer les forêts qui n’ont pas été épargnées par les feux dans le district d’Ankazobe. En tant qu’entreprise citoyenne, elle entend par cette action, répondre à l’appel de l’Etat pour lutter contre le réchauffement climatique en agrandissant les surfaces forestières tout en confirmant son engagement par rapport à la préservation de l’environnement. En effet, depuis plus de vingt ans, cette entreprise a reboisé 400. 000 plants de diverses essences dans ce district. Et tout récemment, elle vient de mettre en terre 10. 000 plants d’arbres d’acacia, de jacaranda et d’eucalyptus, soit sur une surface de 13 ha dans la commune d’Ambohitromby, toujours à Ankazobe, et ce, en collaboration avec les ministères chargés de l’Environnement et de l’Agriculture. A part le suivi systématique et l’entretien de ses plants reboisés, Royal Spirits a également construit des infrastructures de base telles que des pistes long de 5km pour désenclaver la commune de Mangasoavina, le centre de santé de base et un 2e barrage permettant d’éviter la pénurie d’eau pendant la période sèche. Les communautés locales ont pu ainsi pratiquer la riziculture en terrasse deux fois dans l’année tout en développant la pisciculture en bassin. L’entreprise conclut en même temps un partenariat dans la plantation de géranium. La contribution dans la construction d’une école secondaire publique et la réfection d’une autre piste, ainsi que la réhabilitation de la mairie à Ambohitromby, n’est pas en reste.

Navalona R.

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JICA-MENETP : La phase 2 du projet TaFiTa débute en juin

La phase 1 du projet d’appui à la gestion participative et décentralisée de l’école (TaFiTa) prendra fin au mois d’avril. Rappelons que  ce projet a permis d’obtenir de bons résultats durant la phase 1 dans les deux régions pilotes, à savoir Analamanga et Amoron’i Mania, d’après la déclaration du représentant de l’Agence Japonaise de Coopération Internationale (JICA), UMEMOTO Shinji. Ce second volet sera donc la suite logique du premier puisqu’il se fixe comme objectif de capitaliser et de vulgariser les acquis lors de la 1ère phase. Toutefois, une extension du programme vers d’autres régions figure parmi les points importants du projet pendant les quatre prochaines années. En tout, TaFiTa 2 sera mis en oeuvre dans onze régions à savoir Diana, Itasy, Vakinankaratra, Bongolava, Betsiboka, Melaky, Atsinanana, Haute Matsiatra, Ihorombe, Amoron’i Mania et Analamanga.

La signature du procès-verbal pour le « Projet d’appui à la gestion participative et décentralisée de l’école » s’est tenue hier matin à la salle de conférences du MENETP à Anosy entre le représentant de la JICA à Madagascar et le nouveau secrétaire général du MENETP, Herimanana Razafimahefa.

Anja RANDRIAMAHEFA

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Volley-ball- Championnats d’Afrique zone 7 : Stef’Auto et GNVB en finale

La victoire de Stef’Auto face à Cascade.

Chez les dames, Stef’Auto affrontera Quatre Bornes et GNVB sera aux prises avec Tampo Gecko de la Réunion pour les finales de la Coupe des Clubs champions de la CAVB Zone 7 au Palais des Sports. 

C’est au bout d’un long suspens que Stef’Auto a décroché son ticket pour la finale de la 26e édition de la Coupe des Clubs champions de la Confédération africaine de volley-ball zone 7. Devant leur public, les joueuses d’Atsinanana qui sont sous la houlette de Gildas Zafindalana ont été intraitables et ont réalisé un sans-faute. Elles se sont imposées, non sans peine, face aux Seychelloises de Cascade par 3 sets à 2. Un duel qui n’a rendu son verdict que lors du tie-break décisif après presque deux heures de jeu, (18/25 ; 20/25 ; 25/23 ; 25/22 ; 15/09). Les Seychelloises ont attaqué d’entrée de jeu en menant sur le score de 2 sets à 0. Heureusement, le coach malgache a réagi rapidement face à cette situation en remplaçant les titulaires. Très revanchardes, les Jessy, Fifi et Hasina sont arrivées à égaliser le score  mais ont dû attendre leur cinquième balle pour s’imposer et se qualifier pour la finale. « On a perdu confiance lors des deux premiers sets. Mais cette défaite précoce nous a permis de nous remonter le morale. C’est grâce notamment aux expériences de notre coach qu’on a pu renverser le score aux deux derniers sets et gagner le match au tie-break. Notre adversaire en finale est une bonne équipe puisque Quatre Bornes est la championne en titre. Mais avec un Stef’Auto qui se rajeunit grâce à ses nouvelles joueuses, on espère remporter cette victoire », a déclaré Elia, la libéro de l’équipe. Stef’Auto rencontrera Quatre Bornes ce jour au palais des Sports. Les Mauriciennes ont défait Saint Denis Olympiques de la Réunion lors de la première demi-finale par 2 sets à 0 (25/18 ; 25/19 ; 25/21).

« On avait pleinement la volonté de gagner ce match à l’égard des coaches et des joueuses. Notre objectif c’est de remporter la finale et de renouer avec le titre qu’on avait perdu en 2011. Par rapport à notre adversaire, je connais bien l’équipe mauricienne. On est prêt à l’affronter. On a joué à 5 sets aujourd’hui mais on sait bien récupérer la force pour résister à l’intensité et la dureté de cette finale », a ajouté le coach. Chez les hommes, la finale opposera la Gendarmerie nationale volleyball (GNVB) au Tampo Gecko Volley de la Réunion. Les gendarmes ont pris le dessus sur les Mauriciens du Trou aux Biches par 3 sets à 1, (22-25, 25-19, 25-19, 25-20).

Manjato Razafy/T. H

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Madagascar. Des îles: désillusion de la raison d'Etat des illusions

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, et le Président de la République de Madagascar, Andry Rajoelina

Dès cette première ligne, je préfère vous avertir : oui, le Président Andry Rajoelina possède une volonté de fer dans le sens du développement effectif de Madagascar. Il a plusieurs atouts en mains mais quid des ressources humaines et des moyens financiers autour de lui, pour les premières et encore à trouver pour les seconds ? Là est ma question et celle, surtout, de l'opinion publique. En partant du principe que gouverner c'est prévoir, les démarches entreprises depuis son accession au pouvoir, en janvier 2019, sont en contradiction avec sa personnalité même de jeune décideur décidé à faire bouger les choses, et la situation s'aggrave à cause du manque flagrant de culture et de curiosité d'un entourage au premier degré en qui il a confiance les yeux fermés mais qui, en réalité, lui ferment les yeux -et les oreilles- avec des flatteries ineptes, au nom de l'incompétence masquée par des actions bien arrosées de poudre de perlimpinpin. C'est quoi? Il s'agit d'un remède prétendument miraculeux mais totalement inefficace. Le drame socio-économique de Madagascar repose sur un attentisme chronique doublé d'un manque de suivi-évaluation strict et triplé d'une carence en sanctions exemplaires. Il est grand temps de remédier pour de bon à tout cela. Sinon, rien n'ira jamais plus. Essayons.

Ayant déjà entamé un livre sur les 365 jours du président Andry Rajoelina au pouvoir, j'ai décidé de suspendre ce projet car il y a plus urgent. Oui. Il s'agit de cette affaire des îles malagasy dans le Canal du Mozambique dont le dernier épisode, la visite, le 20 février 2020, du ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian. Elle vient de démontrer que l'Histoire reste un éternel recommencement, au bénéfice de l'ancienne puissance colonisatrice. Je me donne moins d'un mois pour publier un livre rédigé en malagasy, sur les étapes concernant une affaire que l'ONU a, elle-même, dénommé «îles malgaches». Ayant participé à trois Assemblées générales au siège des Nations Unies à New York, j'ai pu y tisser un réseau de connaissances qui m'a permis de faire des recherches très poussées concernant ces îles appartenant à Madagascar, au peuple malagasy. Ce dossier contient quelques extraits des résultats de ces recherches qui feront donc l'objet d'un prochain ouvrage... Allons-y.

Depuis 1896, les îles dénommées Éparses étaient rattachées, pour leur administration, à la Colonie française de Madagascar. 64 ans plus tard, par décision unilatérale du Général Charles De Gaulle, le décret du 1er Avril 1960 (Note: 2 mois avant le retour de l'Indépendance de la Grande île, le 26 juin 1960) place ces îles sous l’autorité directe du ministre français de l’Outre-mer, le préfet de La Réunion étant alors chargé de leur administration (qui sera transférée en 2005 à l’administrateur devenu, depuis, préfet des TAAF-Terres australes et antarctiques françaises). L’affirmation de cette souveraineté française sur ces îles Éparses ne fera l’objet d’aucune contestation par Madagascar jusqu’au milieu des années 1970 et l’arrivée au pouvoir de Didier Ratsiraka, dans un contexte prononcé de rupture avec l’ancienne puissance coloniale. Sous l’impulsion de cet ancien attaché militaire à l'ambassade de Madagascar à Paris, la Grande île portera tout d’abord ses nouvelles revendications territoriales, en 1978, au niveau de l’Organisation de l’unité africaine (OUA) et du Mouvement des non-alignés (MNA), avant de faire endosser sa position par la résolution 34/91 de l’Assemblée générale des Nations Unies (AGNU) du 12 décembre 1979 (Passage lu dans“La Revue maritime” n°504, décembre 2015, p. 70-87, ird-01414230).

Ce 12 décembre 1979, la France est invitée à négocier avec Madagascar concernant les îles éparses. Le contenu de la résolution 34/91 de ce 12 décembre 1979, est limpide. Titre : « Question des îles Glorieuses, Juan de Nova, Europa et Bassas da India ». Cette résolution «invite le Gouvernement français à entamer, sans plus tarder, des négociations avec le Gouvernement malgache, en vue de la réintégration des îles précitées, qui ont été séparées arbitrairement de Madagascar». Cette résolution 34/91 est adoptée par vote à 93 contre 7 avec 36 abstentions. Le 30 novembre 1979, un autre vote a eu lieu et la résolution est toujours adoptée à 74 contre 6 avec 34 abstentions (in UN Yearbook 1979 UN/1979/P1_SEC1, page 268 à 270). Il convient, toutefois, de rappeler que les résolutions de l’Assemblée générale de l'ONU (AGNU) n’ont pas de valeur juridique contraignante en droit international public, contrairement aux résolutions du Conseil de sécurité («Security Council»).

Ainsi, depuis cette année 1979, il y a 41 ans, le sujet est systématiquement renvoyé à l'année suivante avec, à chaque fois, l'immuable motif suivant : « les délégations française et malgache sont en consultation régulière ». Donc, en raison de ce contact périodique qui se poursuit entre les deux gouvernements, la question îles glorieuses, Juan de Nova, Europa et Bassa da India n'a jamais été discuté en AG durant l'année en cours.

Cette situation a perduré, nous amenant à l'an 2004 où, soudain, «dans le cadre d’un gentleman’s agreement diplomatique négocié sous les présidences de Marc Ravalomanana et de Jacques Chirac et prévalant jusqu’en 2014), Madagascar et la France avaient convenu de ne plus faire débattre l’AGNU sur la question des îles Éparses, qui restait cependant inscrite à son ordre du jour et chaque année faisait l’objet d’une décision de report » (Jean-Marc Chataigner, ancien ambassadeur de France à Madagascar : «Lesîles Éparses: enjeux de souverainetéet decogestiondans l’océan Indien» in «LaRevuemaritime» n°504, décembre 2015, p. 70-87, ird-01414230).

A cette époque, la France n'était pas du tout pour l'adhésion de Madagascar à la SADC (Communauté de développement de l'Afrique australe) dont le poids lourd reste l'Afrique du Sud considérée comme «le bras armé de la diplomatie anglo-américaine»de la région. Il faut aussi se rappeler qu'en 2005, le groupe français Bolloré avait perdu la concession du port de Toamasina. Or, la France était le premier partenaire économique de Madagascar avec près de 600 entreprises françaises implantées sur l’île, qui employaient près de 100.000 personnes. Et, au titre de l’initiative des Pays pauvres très endettés (IPPTE) Madagascar avait bénéficié d’une remise de 2,5 milliards USD de sa dette publique, dont 500 millions au compte de la France.

Tous ces gestes de la France de Jacques Chirac a permis à Marc Ravalomanana de créer l'illusion et de faire croire qu'il était un président de la république exceptionnel. Mais, au fil du temps, la réalité a démontré que c'est la plupart des entreprises françaises sur place qui a bénéficié du pseudo libéralisme économique qu'il avait initié. Souvenons-nous de la détaxation... On connaît la suite et la fin minable d'un président qui n'a jamais tenu parole depuis les accords de Dakar de 2002... Concernant Andry Rajoelina, il ne pouvait pas faire grand'chose étant donné que, de 2009 à 2014, il était le président d'un régime de transition partagé avec tous les partis au pouvoir existant à Madagascar. Celui qui ose dire le contraire est un vaurien qui ne vaut rien. A commencer par Marc Ravaloanana et son parti Tim en total perdition.

Une fois au pouvoir, en janvier 2014, Hery Rajaonarimampianina lui, n'aura fait que suivre les traces de la traîtrise de Marc Ravalomanana. Pourtant, en octobre 2013 dans le cadre de ses propagandes (le mot est juste ici), avant d'avoir été élu président de la république, il avait martelé : «Je vais me battre, me battre dur et fort, avec le peuple derrière moi, pour que les Iles Eparses nous soient restituées». Entre un traître et un menteur, il n'y a eu aucune différence sur le sort des quatre îles. Une fois au pouvoir donc, l'ami Hery s'est mis à baragouiner, mais cela a permis de savoir à quel point il était un président de la république menteur doublé d'un lâche : «Ce n’est pas facile de demander leur restitution, depuis 40 ans. Nous avons fait beaucoup de bruit sans résultat. Est-ce que faire du bruit nous les rendra ? Si les Français disent qu’elles leur appartiennent, pourquoi le Président Chirac a proposé une cogestion? Si elles étaient la vraie propriété de la France, est-ce que, même une seconde, il aurait fait allusion à une cogestion? ». Pour sa punition, il finira avec le score minable de 08% au premier tour de l'élection présidentielle de 2013. Nous savons tous pourquoi, à présent.

Ainsi, les îles malagasy éparpillées dans le Canal du Mozambique n'auront fait l'objet d'aucune attention de la part des dirigeants d'après la chute de Ravalomanana et jusqu'au 29 mai 2019, date à laquelle le Président Andry Rajoelina est reçu au palais de l'Elysée par le Président Emmanuel Macron. Les déclarations du Président Rajoelina de ce jour, resteront historiques et dans les annales de l’Histoire politique de Madagascar. En voici les extraits à retenir : «Les relations bilatérales entre la France et Madagascar seront transformées en un réel partenariat (...). Les îles éparses sont une question d’identité nationale (...). Je demande en mon nom personnel, et au nom des 25 millions de Malgaches, la gestion ou la restitution des îles éparses. Et, dans cette optique, une commission mixte sera mise sur pied afin de trouver cette solution commune».

Réponse du Président Emmanuel Macron, à propos de cette commission mixte : «Elle sera mise sur pieds le plus tôt possible. Ce sera un travail conjoint, totalement partenarial et ce sera un bel aboutissement». Lequel? Nul ne le sait jusqu'à maintenant. En tout cas, il était clair que le président Andry Rajoelina voulait faire l’Histoire de Madagascar afin de ne plus la subir.

De ce patriotisme malagasy sans faille, pourtant, le Président Macron va en casser l'élan sur la Grande Glorieuse, une des îles l'archipel malagasy des Glorieuses, sur laquelle il a déclaré, le 23 octobre 2019: « On va dire que je suis déconnecté parce que je suis à la plage, alors qu'il y a des grèves en métropole, mais non, ici c'est la France, ce n'est pas une idée creuse ». ICI C'EST LA FRANCE ! Commentaires de Radio France internationale à cela : «Une réaffirmation sans équivoque de la souveraineté française sur un territoire que revendique Madagascar et pour lequel il a été convenu en mai dernier par les deux présidents que des négociations commenceraient cette année». Ce n'est que le lendemain, 24 octobre 2019, qu'on peut lire la réaction du Président Rajoelina sur son compte Twitter : « Le respect de l’intégrité territoriale et la défense de nos intérêts passent par le dialogue ».

Après cette première déclaration contraire à l'éthique de la parole donnée, du président français, pourtant, la première réunion de la commission mixte malagasy-française, concernant les îles malagasy éparpillées dans le Canal du Mozambique, a bien lieu le lundi 18 novembre 2019 au Palais de Premier ministre Rainilaiarivony sis à Andafiavaratra. Voici le nom des membres des deux délégations.

GRAND FORMAT ICI

Pour Madagascar

Christian Ntsay, Premier ministre, Chef de la délégation

Pr Raymond Ranjeva, Président de l'Académie malagasy, ancien vice-président de la Cour internationale de justice (CIJ) de La Haye aux Pays-Bas

Vice-amiral Louis Antoine de Padoue Ranaivoseheno, Secrétaire général du ministère de la Défense nationale

Capitaine de vaisseau Jean Edmond Randrianantenaina, Directeur général de l'APMF (Agence portuaire maritime et fluviale)

Dr Djacoba Liva Tehindrazanarivelo, Professeur et Expert en droit international et en relations internationales (actuel ministre des Affaires étrangères)

Eric Soloherinaina Ratsimbazafy, Chargé d'études et coordinateur du Centre d'études et d'analyses stratégiques au ministère des Affaires étrangères.

Pour la France

Marcel Escure, Ambassadeur chargé de la coopération régionale dans l'océan Indien, Chef de la délégation

Christophe Bouchard, Ambassadeur de France à Madagascar

Rémi Marchaux, Ministre plénipotentiaire, Directeur pour l'Afrique et l'océan Indien au sein du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères

Arnaud Suquet, Conseiller des Affaires étrangères, sous-directeur d'Afrique australe et de l'océan Indien à la direction d'Afrique et de l'océan Indien au sein du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères

Didier Ortolland, conseiller des Affaires étrangères, sous-directeur de la sous-direction du droit de la mer, droit fluvial et des pôles au Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères

Jean Pierre Balcou, administrateur civil hors classe, sous-directeur des affaires juridiques et institutionnelles à la Direction générale des outre-mer au conseil d'administration de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides.

Jusqu'à aujourd'hui, samedi 22 février 2020, il n'y a pas eu de seconde concertation pourtant prévu à Paris. Par contre, lors du conseil de gouvernement du 3 décembre 2019, au palais de Mahazoarivo, le Premier ministre Christian Ntsay a annoncé la tenue d'une concertation nationale, faisant suite à une initiative prise suite à la décision du conseil des ministres du 7 août 2019. Cette concertation nationale, dénommée « Dinika Nosy Malagasy Ampitao ny hevitrao », a eu lieu au CCI Ivato, du 9 au 11 décembre 2019, avec quelque 1.200 participants venus des quatre coins de Madagascar, en présence du Président Andry Rajoelina à la cérémonie de clôture. Il s'agissait de rassembler toutes les idées autour de l’enjeu de souveraineté malagasy sur ces îles. Ce, en prélude à cette seconde concertation parisienne qui n'a pas vu le jour. Ainsi, par exemple, la renomination de ces îles comme suit : Nosy Bedimaky pour Bassas Da India, Nosy kely pour Juan de Nova, Nosy Ampela pour Europa et Nosy Sambatra pour les Glorieuses.

Mais il faut se rappeler que le 3 décembre 2019, le Président Macron remet le couvert de la contradiction envers lui-même, en annonçant la mise en place d’une station de recherche sur les îles éparses en 2020. Et, le 13 février 2020, à Chamonix, sur le Mont-Blanc, il confirme la création d’une réserve naturelle nationale dans les îles Glorieuses d’ici juin 2020, mois de la célébration des 60 ans du retour de l'Indépendance de Madagascar. En précisant: «C’est une présence scientifique indispensable». Étrangement, il n'y a eu de très peu de réaction à cette infamie dans les médias et chez les dirigeants de Madagascar. L'effet de l'annonce a été anesthésiant.

Dans la foulée, une semaine après la déclaration de Chamonix du président Macron, le ministre français des Affaires Étrangères, Jean Yves Le Drian, débarque à Madagascar avec, dans sa valise, 240 millions d'euros dont la moitié sous forme de dons... Voici ce qu'on peu lire dans le communiqué officiel de la direction de la communication de la Présidence de Madagascar: « (...) La France a décidé de mobiliser pour les quatre années à venir, 240 millions d'euros pour la mise en œuvre des projets prioritaires inscrits dans le Plan Emergence de Madagascar (PEM). La moitié de cette enveloppe sera offerte à titre de dons, et l'autre moitié à titre de prêt et sera activée par l'Agence française de Développement (AFD) (...) ».

Il faut préciser que l'AFD est, depuis toujours, avec la région Ile-de-France, un partenaire privilégié de la Commune urbaine d'Antananarivo dirigé par Naina Andriantsitohaina, ancie ministre des Affaires étrangères. Lors de son interview, le ministre Jean-Yves Le Drian ne s'est pas empêché de déclarer : « 240 millions d'euros, ce n'est pas rien »... Ce pseudo-père Noël se serait-il trompé de date, ma parole? En tout cas, ce n'est pas du domaine du langage diplomatique mais c'est carrément se payer la tête des pauvres Malagasy. Par ailleurs, sur son compte Twitter, le ministre Le Drian a écrit : «Rencontre très positive avec le Président de la République @SE Andry Rajoelina à Madagascar». A quoi fait-il allusion ?

Franchement, je ne vais pas y aller par quatre chemins pour vous dire que si j'étais à la place du Président Rajoelina, j'aurai déjà été dans le Sud de la Grande île confronté à une grave pénurie en eau potable, et j'aurai laissé à mon nouveau ministre des Affaires étrangères le soin d'accueillir son égal. Surtout que, concernant les îles malagasy, la suite nous fera faire un formidable bond de 40 ans en arrière.

En effet, voici ce qu'on lit dans le communiqué officiel de la Présidence de Madagascar à propos de Jean-Yves Le Drian et ces îles : «Lors d'une brève interview, le MAE français a évoqué les négociations en cours entre la France et Madagascar concernant la restitution des îles malgaches de l'Océan Indien. Jean-Yves Le Drian de soutenir que "les négociations vont se poursuivre en confiance, en amitié et en clarté. Selon ses dires, la question des îles éparses mérite une discussion approfondie».

44è AGNU de 1989. En souligné : «En raison des contacts périodiques qui se poursuivent entre les autorités françaises et malgaches, il a été demandé que la Commission reporte l'examen de cette question...»

Cela mérite la palme d'une profonde naïveté plutôt! En effet, avec cet artifice et 240 millions d'euros qui ne sont donc «pas rien», il est clair que comme de 1979 à 2019, la question des îles Glorieuses, Juan de Nova, Europa et Bassas da Indiaqui ont été séparées arbitrairement de Madagascar, ne figurera pas à l'ordre du jour de la 75è AG de l'ONU qui célèbre ses 75 ans d'existence cette année 2020. Car pour la énième fois, le motif que «les délégations française et malgache sont en consultation régulière», sera évoqué pour la 41ème fois. Et on prétend avoir le Rwanda comme exemple à suivre... Laissez-moi rafraîchir la mémoire des dirigeants malagasy actuels.

«S’il y a une candidature africaine au poste de secrétaire générale de la Francophonie, elle aurait beaucoup de sens. Si elle était africaine et féminine, elle aurait encore plus de sens. Et donc, je crois qu’à ce titre la ministre des Affaires étrangères du Rwanda, Louise Mushikiwabo, a toutes les compétences pour exercer cette fonction (…). Je crois qu’avoir une candidate africaine est une très bonne nouvelle et, à ce titre, je la soutiendrai». Ainsi parlait Emmanuel Macron, le 23 mai 2018, lors de la réception au palais de l‘Élysée du président rwandais Paul Kagame. Et, effectivement, Louise Mushikiwabo a été élue Secrétaire générale de la Francophonie, le 12 octobre 2018, à Erevan (Arménie), au détriment de la canadienne d'origine haïtienne Michaëlle Jean, Secrétaire générale sortante lâchée par tout le monde.

Mais il est important de savoir que Paul Kagame s'est momentanément mis à l'écart de la Francophonie et a fait entrer son pays, le Rwanda, au sein du Commonwealth, le 29 novembre 2009. Voilà pourquoi le Président Macron a littéralement rampé pour un retour du Pays-des-Mille-Collines au sein de la Francophonie. Par ailleurs, il ne faut pas perdre de vue que le Rwanda est devenu le pays de haut niveau qu'il est actuellement à force de travail, d’exigence, d’excellence, de solidarité et de vigilance pour la mémoire même de son peuple. Voilà les secrets de la réussite.

Dans tout cela, la raison d’État qui sera évoqué, ici, c'est le Plan Emergence Madagascar qui exige le nerf de la guerre. Mais ce ne sera jamais que des illusions sachant que la France, dans ce marché de dupes, restera le grand gagnant encore et toujours. A moins de s'imposer une bonne fois pour toutes et démontrer de manière stricte ce que souveraineté signifie, qui ne se monnaie à aucun prix.

Pour le moment, ne sachant pas s'imposer de manière stratégique pour le bien de la nation -Madagascar étant tout de même le pays de l'Afrique où il y a plus grand nombre de Français et d'entreprises françaises que diable!-, les dirigeants actuels ne font que perpétuer un statu quo qui n'a plus sa raison d'être. Certes, à compter du 13 mai 2022, Emmanuel Macron ne sera plus président de la république française mais son successeur agira comme lui, au nom d'un héritage laissé par Joseph Gallieni. Voilà ce qui s'appelle intérêts supérieurs de la Nation, que le président français soit de gauche, de droite, centriste ou extrémiste.

Le reste semble n'être plus que bling bling cachant difficilement des amateurs qui s'ignorent, ni ne s'améliorent, en perpétuelle recherche d'un savoir-faire professionnel qu'ils peinent à atteindre. C'est très malheureux car tout retombe sur le Président Andry Rajoelina qui est de plus en plus mal entouré -à en devenir masochiste- par des personnages qui vont encore passer leur temps à me diaboliser au lieu de rectifier leurs tirs ou démissionner par honnêteté. Mais ce mot a-t-il encore un sens et qui sont-ils ?

Pour clore ce dossier qui doit servir à faire réfléchir plutôt qu'à être un sujet à polémique pour les ignares, ci-après, en malagasy non traduit, les conseils d'un Ombiasy (personne aux grandes vertus) du temps jadis à ses enfants: « Ny fanahy, raha tsy fahanam-pahendrena sy fianarana, dia osa ary tsy vanon-ko inona. Sakaiza sy namana tokoa izay mampianatra fahendrena marina. Ny fahendrena rehefa tafiditra ao an-tsaina tokoa dia tsy azon'ny fahavalo sy ny olon-dratsy esorina. Ny vola sy ny zavatra hafa zaraina mangingina sy am-pahibemaso amin'ny loholona dia jono manafina ny heviny. Aza avelanao hanakaiky anao ny mpandrobo sy ny mpandroba, ary izay rehetra manao ny vola sy ny fananana sasany ho mahasolo ny fahendrena, roahy lavitra izy fa mamahan-dalitra ». RAINANDRIAMAMPANDRY (Tantara sy Fomban-drazana, takelaka 13-22).

Dossier de Jeannot Ramambazafy - Également publié dans "La Gazette de la Grande île" du samedi 22 février 2020