Les actualités à Madagascar du Dimanche 22 Janvier 2017

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Madagascar Tribune115 partages

Le président de la République sort du silence

Cela fait exactement une semaine qu’Houcine Arfa, le fugitif de Tsiafahy a réussi à s’enfuir en France et a fait ses accusations à la Justice malgache face à la presse française. Accablant le système judiciaire malgache mais également l’Exécutif et l’entourage du Chef de l’Etat Hery Rajaonarimampianina, Houcine Arfa qui s’est déclaré ancien conseiller du président de la République a imputé son inculpation et sa détention au fait qu’il était devenu gênant pour certains proches du président de la République. Ce dernier s’est enfin exprimé sur cette affaire à Brickaville samedi dernier. Pour Hery Rajaonarimampianina, il ne s’agit que d’accusations portées par un criminel évadé de prison à l’étranger afin de salir la réputation de l’Exécutif. Des propos qui confirment ceux du Premier ministre Olivier Mahafaly qui avait pour sa part souligné que c’est parole contre parole.

La ministre de la Justice de la justice, Elise Alexandrine Rasolo, citée dans cette affaire, dans un entretien diffusée sur la radio et la télévision nationale, a quant à elle démenti vigoureusement les accusations d’Houcine Arfa. Elle compte réagir en portant plainte contre ce dernier. Pour rappel, Houcine Arfa avait déclaré que pour son évasion, il aurait payé au total 100 000 euros à certains responsables malgaches dont la ministre de la Justice actuelle et ses proches collaborateurs.

Association de malfaiteurs, usurpation de fonction, détention illégale d’armes, tels sont les principales accusations véhiculées par les médias, pourtant selon la ministre de la Justice, Hourcine Arfa a un dossier criminel très chargé déjà lorsqu’il était en France. Extorsion de fonds, menace de mort, tentative de kidnapping, faux et usage de faux, il a été juge et condamné pour trois ans ferme pour ces chefs d’inculpation et maintenant il s’est rendu coupable d’évasion.

La ministre de la justice a aussi dénoncé l’exploitation politique dans cette affaire. Elle a répondu également à ses détracteurs qui réclament sa démission en annonçant qu’elle va continuer les réformes et les efforts entrepris jusqu’ici et ne se laisserait pas déstabiliser par les manœuvres politiques.

Tananews27 partages

Les travaux de construction de l’autoroute Tana-Tamatave devraient démarrer avant la fin de l’année

Si c’est ce que le Ministère des Travaux publics a annoncé, Saint-Thomas quand à lui a dit : “Les promesses n’engagent que les ivrognes qui y croient”.

Ceux qui se sont saoulés avec le délestage promis être résolus en 6 mois doivent encore avoir une sacrée gueule de bois en ce moment.

Nous préférons donc mettre de côté la bibine pour le moment et nous avons plutôt programmé une alerte sur notre smartphone pour le 1 janvier 2018 pour nous rappeler de vérifier ce jour là si le moindre coup de pelle a été donné pour cette autoroute.

Ou pas.

Tananews1 partages

10:35 Jiramaty : et une bonne petite coupure une

Zut alors, si on ne peut même plus aller à la messe pour écouter le bon dieu et ses seins mais où va-t-on ?

Madagascar Tribune0 partages

Le président de la République sort du silence

Cela fait exactement une semaine qu’Houcine Arfa, le fugitif de Tsiafahy a réussi à s’enfuir en France et a fait ses accusations à la Justice malgache face à la presse française. Accablant le système judiciaire malgache mais également l’Exécutif et l’entourage du Chef de l’Etat Hery Rajaonarimampianina, Houcine Arfa qui s’est déclaré ancien conseiller du président de la République a imputé son inculpation et sa détention au fait qu’il était devenu gênant pour certains proches du président de la République. Ce dernier s’est enfin exprimé sur cette affaire à Brickaville samedi dernier. Pour Hery Rajaonarimampianina, il ne s’agit que d’accusations portées par un criminel évadé de prison à l’étranger afin de salir la réputation de l’Exécutif. Des propos qui confirment ceux du Premier ministre Olivier Mahafaly qui avait pour sa part souligné que c’est parole contre parole.

La ministre de la Justice de la justice, Elise Alexandrine Rasolo, citée dans cette affaire, dans un entretien diffusée sur la radio et la télévision nationale, a quant à elle démenti vigoureusement les accusations d’Houcine Arfa. Elle compte réagir en portant plainte contre ce dernier. Pour rappel, Houcine Arfa avait déclaré que pour son évasion, il aurait payé au total 100 000 euros à certains responsables malgaches dont la ministre de la Justice actuelle et ses proches collaborateurs.

Association de malfaiteurs, usurpation de fonction, détention illégale d’armes, tels sont les principales accusations véhiculées par les médias, pourtant selon la ministre de la Justice, Hourcine Arfa a un dossier criminel très chargé déjà lorsqu’il était en France. Extorsion de fonds, menace de mort, tentative de kidnapping, faux et usage de faux, il a été juge et condamné pour trois ans ferme pour ces chefs d’inculpation et maintenant il s’est rendu coupable d’évasion.

La ministre de la justice a aussi dénoncé l’exploitation politique dans cette affaire. Elle a répondu également à ses détracteurs qui réclament sa démission en annonçant qu’elle va continuer les réformes et les efforts entrepris jusqu’ici et ne se laisserait pas déstabiliser par les manœuvres politiques.

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Christian Ntsay reconduit à son poste

Il fallait s’y attendre. Christian Ntsay est reconduit à son poste de Premier ministre et Chef du gouvernement à l’issue d’un conseil des ministres spécial qui s’est déroulé hier au palais d’État d’Iavoloha. La procédure de désignation du chef du gouvernement s’est ainsi conformée à l’article 54 de la Constitution qui indique que « Le Président de la République nomme le Premier ministre, présenté par le parti ou le groupe de partis majoritaire à l’Assemblée Nationale ».

Les députés élus sous la bannière de la plateforme Mapar, majoritaire à Tsimbazaza auraient proposé ce natif d’Antsiranana au même poste qu’il a déjà occupé depuis le mois de juin 2018. Les élus auraient trouvé logique de le reconduire à son poste. Le nouveau président, Andry Rajoelina, n’aurait pas non plus trouvé d’inconvénient à ce que Christian Ntsay reprenne les commandes de la Primature.

Mais il s’agit d’une mission à durée déterminée, Christian Ntsay devrait diriger le gouvernement jusqu’aux élections des nouveaux membres de l’Assemblée nationale qui devraient se dérouler après le 20 mars prochain. Si aucun projet de changement de la Constitution n’est envisagé, le parti ou le groupe de partis majoritaire à l’Assemblée nationale, à l’issue des élections législatives présentera un nom que le président de la République nommera par la suite nouveau chef du gouvernement.

Pourquoi Christian Ntsay ?

L’histoire de l’arrivée de cet ancien directeur général du Bureau international du Travail (BIT) dans la zone océan Indien à la tête du gouvernement au mois de juin de l’année expliquerait au mieux sa reconduction à ce poste. A l’issue du mouvement des 73 députés Mapar et Tim qui réclamaient la démission du président Hery Rajaonarimampianina, la Haute Cour Constitutionnelle (HCC) a décidé de dissoudre le gouvernement d’Olivier Mahafaly et ordonné la formation d’un gouvernement de coalition à la tête duquel se trouve une personnalité présentée par le parti ou le groupe de partis majoritaire à l’Assemblée nationale. C’est ainsi qu’Andry Rajoelina et ses députés ont proposé Christian Ntsay.

Christian Ntsay et son gouvernement composé de différentes personnalités issus des différentes entités politiques majoritaires à l’Assemblée nationale dont le Tim de Marc Ravalomanana et aussi le HVM de Hery Rajaonarimampianina, avait pour mission d’organiser l’élection présidentielle. En dehors de l’organisation de cette élection, le gouvernement a plutôt un bilan mitigé, mis à part la restauration de l’utilisation des plaques d’immatriculation rouge sur les voitures appartenant à l’État.

L’impartialité des membres du gouvernement et de l’administration dont il était le haut représentant lors de l’élection présidentielle a été l’un des crédos de Christian Ntsay. Malgré cette déclaration, il n’était pas à l’abri des critiques, car des candidats à l’élection présidentielle ont estimé qu’il aurait favorisé le candidat qui l’a propulsé à son poste, Andry Rajoelina. Les dispositions prises par le gouvernement dans le cadre des difficultés rencontrées par les candidats, notamment lors de la mobilisation des hélicoptères nécessaire à la campagne électorale, confirmaient entre autres cet enclin.

Le candidat Andry Rajoelina est finalement arrivé au pouvoir, malgré les contestations éphémères de son adversaire à l’issue du deuxième tour. Une fois de plus, Christian Ntsay pourrait être considéré comme le principal artisan de son élection à la magistrature suprême.

Madagascar Tribune0 partages

Une femme à la tête du cabinet civil de la Présidence

Trois autres nominations ont accompagné hier celle du Premier ministre, le nouveau président de la République, Andry Rajoelina, a nommé les principaux cadre du staff de la Présidence. De nouvelles têtes font ainsi leur entrée à la Présidence. Leur point commun, ce sont des jeunes.

Stéphanie Delmotte, une des experts de l’investissement de l’IEM est nommée directeur du cabinet civil de la Présidence. Diplômée d’une executive MBA de l’université de Montréal au Québec, elle a gravi les échelons chez General Electric dans le cadre de sa spécialisation : la gestion du risque client. Elle dirige les deux services du crédit et des comptes fournisseurs chez Premier Tech une multinationale canadienne spécialisée dans la robotique, le génie industriel, les technologies environnementales et les intrants agricoles, selon les informations sur le site de l’IEM.

Un autre sortant des universités canadiennes, Valérie Ramonjavelo, directeur des ressources humaines au sein du groupe STAR est nommé secrétaire général de la Présidence. Dina Onja Andriamaholy, jeune magistrat administratif, et ancien directeur de cabinet de la Primature est quant à lui promu, secrétaire général adjoint de la Présidence.

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Christian Ntsay reconduit à son poste

Il fallait s’y attendre. Christian Ntsay est reconduit à son poste de Premier ministre et Chef du gouvernement à l’issue d’un conseil des ministres spécial qui s’est déroulé hier au palais d’État d’Iavoloha. La procédure de désignation du chef du gouvernement s’est ainsi conformée à l’article 54 de la Constitution qui indique que « Le Président de la République nomme le Premier ministre, présenté par le parti ou le groupe de partis majoritaire à l’Assemblée Nationale ».

Les députés élus sous la bannière de la plateforme Mapar, majoritaire à Tsimbazaza auraient proposé ce natif d’Antsiranana au même poste qu’il a déjà occupé depuis le mois de juin 2018. Les élus auraient trouvé logique de le reconduire à son poste. Le nouveau président, Andry Rajoelina, n’aurait pas non plus trouvé d’inconvénient à ce que Christian Ntsay reprenne les commandes de la Primature.

Mais il s’agit d’une mission à durée déterminée, Christian Ntsay devrait diriger le gouvernement jusqu’aux élections des nouveaux membres de l’Assemblée nationale qui devraient se dérouler après le 20 mars prochain. Si aucun projet de changement de la Constitution n’est envisagé, le parti ou le groupe de partis majoritaire à l’Assemblée nationale, à l’issue des élections législatives présentera un nom que le président de la République nommera par la suite nouveau chef du gouvernement.

Pourquoi Christian Ntsay ?

L’histoire de l’arrivée de cet ancien directeur général du Bureau international du Travail (BIT) dans la zone océan Indien à la tête du gouvernement au mois de juin de l’année expliquerait au mieux sa reconduction à ce poste. A l’issue du mouvement des 73 députés Mapar et Tim qui réclamaient la démission du président Hery Rajaonarimampianina, la Haute Cour Constitutionnelle (HCC) a décidé de dissoudre le gouvernement d’Olivier Mahafaly et ordonné la formation d’un gouvernement de coalition à la tête duquel se trouve une personnalité présentée par le parti ou le groupe de partis majoritaire à l’Assemblée nationale. C’est ainsi qu’Andry Rajoelina et ses députés ont proposé Christian Ntsay.

Christian Ntsay et son gouvernement composé de différentes personnalités issus des différentes entités politiques majoritaires à l’Assemblée nationale dont le Tim de Marc Ravalomanana et aussi le HVM de Hery Rajaonarimampianina, avait pour mission d’organiser l’élection présidentielle. En dehors de l’organisation de cette élection, le gouvernement a plutôt un bilan mitigé, mis à part la restauration de l’utilisation des plaques d’immatriculation rouge sur les voitures appartenant à l’État.

L’impartialité des membres du gouvernement et de l’administration dont il était le haut représentant lors de l’élection présidentielle a été l’un des crédos de Christian Ntsay. Malgré cette déclaration, il n’était pas à l’abri des critiques, car des candidats à l’élection présidentielle ont estimé qu’il aurait favorisé le candidat qui l’a propulsé à son poste, Andry Rajoelina. Les dispositions prises par le gouvernement dans le cadre des difficultés rencontrées par les candidats, notamment lors de la mobilisation des hélicoptères nécessaire à la campagne électorale, confirmaient entre autres cet enclin.

Le candidat Andry Rajoelina est finalement arrivé au pouvoir, malgré les contestations éphémères de son adversaire à l’issue du deuxième tour. Une fois de plus, Christian Ntsay pourrait être considéré comme le principal artisan de son élection à la magistrature suprême.

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Une femme à la tête du cabinet civil de la Présidence

Trois autres nominations ont accompagné hier celle du Premier ministre, le nouveau président de la République, Andry Rajoelina, a nommé les principaux cadre du staff de la Présidence. De nouvelles têtes font ainsi leur entrée à la Présidence. Leur point commun, ce sont des jeunes.

Stéphanie Delmotte, une des experts de l’investissement de l’IEM est nommée directeur du cabinet civil de la Présidence. Diplômée d’une executive MBA de l’université de Montréal au Québec, elle a gravi les échelons chez General Electric dans le cadre de sa spécialisation : la gestion du risque client. Elle dirige les deux services du crédit et des comptes fournisseurs chez Premier Tech une multinationale canadienne spécialisée dans la robotique, le génie industriel, les technologies environnementales et les intrants agricoles, selon les informations sur le site de l’IEM.

Un autre sortant des universités canadiennes, Valérie Ramonjavelo, directeur des ressources humaines au sein du groupe STAR est nommé secrétaire général de la Présidence. Dina Onja Andriamaholy, jeune magistrat administratif, et ancien directeur de cabinet de la Primature est quant à lui promu, secrétaire général adjoint de la Présidence.

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Christian Ntsay reconduit à son poste

Il fallait s’y attendre. Christian Ntsay est reconduit à son poste de Premier ministre et Chef du gouvernement à l’issue d’un conseil des ministres spécial qui s’est déroulé hier au palais d’État d’Iavoloha. La procédure de désignation du chef du gouvernement s’est ainsi conformée à l’article 54 de la Constitution qui indique que « Le Président de la République nomme le Premier ministre, présenté par le parti ou le groupe de partis majoritaire à l’Assemblée Nationale ».

Les députés élus sous la bannière de la plateforme Mapar, majoritaire à Tsimbazaza auraient proposé ce natif d’Antsiranana au même poste qu’il a déjà occupé depuis le mois de juin 2018. Les élus auraient trouvé logique de le reconduire à son poste. Le nouveau président, Andry Rajoelina, n’aurait pas non plus trouvé d’inconvénient à ce que Christian Ntsay reprenne les commandes de la Primature.

Mais il s’agit d’une mission à durée déterminée, Christian Ntsay devrait diriger le gouvernement jusqu’aux élections des nouveaux membres de l’Assemblée nationale qui devraient se dérouler après le 20 mars prochain. Si aucun projet de changement de la Constitution n’est envisagé, le parti ou le groupe de partis majoritaire à l’Assemblée nationale, à l’issue des élections législatives présentera un nom que le président de la République nommera par la suite nouveau chef du gouvernement.

Pourquoi Christian Ntsay ?

L’histoire de l’arrivée de cet ancien directeur général du Bureau international du Travail (BIT) dans la zone océan Indien à la tête du gouvernement au mois de juin de l’année expliquerait au mieux sa reconduction à ce poste. A l’issue du mouvement des 73 députés Mapar et Tim qui réclamaient la démission du président Hery Rajaonarimampianina, la Haute Cour Constitutionnelle (HCC) a décidé de dissoudre le gouvernement d’Olivier Mahafaly et ordonné la formation d’un gouvernement de coalition à la tête duquel se trouve une personnalité présentée par le parti ou le groupe de partis majoritaire à l’Assemblée nationale. C’est ainsi qu’Andry Rajoelina et ses députés ont proposé Christian Ntsay.

Christian Ntsay et son gouvernement composé de différentes personnalités issus des différentes entités politiques majoritaires à l’Assemblée nationale dont le Tim de Marc Ravalomanana et aussi le HVM de Hery Rajaonarimampianina, avait pour mission d’organiser l’élection présidentielle. En dehors de l’organisation de cette élection, le gouvernement a plutôt un bilan mitigé, mis à part la restauration de l’utilisation des plaques d’immatriculation rouge sur les voitures appartenant à l’État.

L’impartialité des membres du gouvernement et de l’administration dont il était le haut représentant lors de l’élection présidentielle a été l’un des crédos de Christian Ntsay. Malgré cette déclaration, il n’était pas à l’abri des critiques, car des candidats à l’élection présidentielle ont estimé qu’il aurait favorisé le candidat qui l’a propulsé à son poste, Andry Rajoelina. Les dispositions prises par le gouvernement dans le cadre des difficultés rencontrées par les candidats, notamment lors de la mobilisation des hélicoptères nécessaire à la campagne électorale, confirmaient entre autres cet enclin.

Le candidat Andry Rajoelina est finalement arrivé au pouvoir, malgré les contestations éphémères de son adversaire à l’issue du deuxième tour. Une fois de plus, Christian Ntsay pourrait être considéré comme le principal artisan de son élection à la magistrature suprême.

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Polémique autour de l’exploitation de 60 000 Ha de terrain par les arabes

Le partenariat signé par l’Etat malgache avec la société arabe Elite Agro LLC d’Abu Dhabi, capitale des Emirats Arabes Unis, dans le cadre du projet Bas Mangoky, est au cœur d’un débat politique et social. Pas plus tard qu’hier, la ministre de la Communication, Lalatiana Rakotondrazafy, a longuement palabré sur la question sur sa propre page Facebook en indiquant en substance que le contrat signé entre les deux parties la semaine dernière « ne mentionne nullement la location de 60 000 ha de terrains, encore moins sa vente à cette société arabe ».

Lors de sa rencontre avec les journalistes et patrons de presse au palais d’Iavoloha, lundi dernier, le président de la République, a également rebondi sur la question en précisant que les productions agricoles (riz, maïs, tomates…) ne seront pas exportées, mais destinés au marché local. Ce, contrairement au communiqué du ministère de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche sur le sujet. Celui-ci indique notamment qu’une partie des productions sera destinée au marché national et une partie à l’exportation.

Le président de la République a également mentionné que le contrat avec cette société arabe dure 30 ans. Puis après le terrain reviendra aux Malgaches. Ainsi, l’apport de la partie malgache dans ce partenariat se limite au terrain. Par contre, la partie arabe s’occupe des matériels, semences et rémunération des employés. « Nous en tirerons davantage de profit, parce que cela ne nous permettra plus d’importer et donc de ne plus payer les frais de transports », explique Andry Rajoelina.

Par ailleurs, la ministre de la Communication insiste sur le fait que ce projet ne ressemble à rien à la cession de 1 300 000 Ha de terrains à Daewoo Corporation en 2008. La société étrangère ne pourra pas exporter les récoltes, argumente-t-elle. Le projet Daewoo était à l’époque une des raisons de la chute de l’ancien président Ravalomanana. Sur cette comparaison toutefois, la juriste Arlette Ramaroson, indique que dans le projet Daewoo, il n’y a pas encore eu de signature d’accord, mais cette fois-ci, l’accord est déjà fait sans consultation au préalable des habitants locaux.