Les actualités à Madagascar du Mardi 21 Juillet 2020

Modifier la date
Midi Madagasikara216 partages

CSB2, Trésor, banques : Des queues partout

Des gens faisant la queue devant un CSB2.

Le Covid-19 fait parler de lui ces derniers temps où l’on assiste à une hausse du nombre des contaminés.

Est-ce par effet de psychose ou autre que les gens font la queue devant les centres de santé de base, le trésor public, les banques et les pharmacies? Sans parler du nouveau centre de traitement du Covid-19, sis au village Voara Andohatapenaka.

Ce qui fait penser certains observateurs à des lacunes au niveau de la gestion de cette pandémie. Toujours est-il que la sortie des résultats des tests accuse d’énormes retards car il faudrait attendre plusieurs jours. La situation est également la même dans le ravitaillement en médicaments des centres de santé de base. Il en est de même pour les Équipements de Protection Individuelle (EPI) du personnel médical. Et jusqu’à preuve du contraire, le comité « Loharano » n’a pas donné les effets escomptés.

Débordés. Avec la propagation de cet ennemi invisible dans la capitale, les hôpitaux de la ville des Mille sont actuellement engorgés. De ce fait, les médecins et les paramédicaux sont débordés, pourtant le personnel n’est pas assez protégé. Si Antananarivo est devenu en quelques semaines le nouveau foyer de développement de l’épidémie, maintenant le virus se propage aussi ailleurs. C’est notamment le cas dans les régions Diana et Atsimo Andrefana. Heureusement, des dispositions ont été prises par les autorités locales pour éviter de nouvelles contaminations.

Maladie contagieuse. Malgré tout, le pouvoir essaie de faire de son mieux pour endiguer cette maladie contagieuse en multipliant les informations dans les médias à travers l’émission « Miara-manonja ». Il a également procéder à la désinfection des établissements publics, notamment les ministères. Mais du côté de la population, les gestes-barrière ne sont pas respectés, en particulier la distanciation physique de un mètre. Toutefois, le port de cache-bouche est observé presque intégralement même si certains le font par crainte des forces de l’ordre.

Dominique R.

Midi Madagasikara162 partages

BNI Madagascar : Clovis Raveloson tire sa révérence

Clovis Raveloson a passé un demi siècle de carrière au sein de la BNI Madagascar

Clovis Raveloson est décédé vendredi dernier. A travers lui, le monde banquier, en général, et la BNI Madagascar, en particulier, perd un grand homme. En effet, il a travaillé pendant presque 50 ans au sein de BNI Madagascar, soit presque la moitié de l’âge de cette vénérable institution.

Il est le symbole même de l’engagement, du professionnalisme et de la persévérance. En témoignent ses différentes formations et son parcours professionnel.

Dynamique. En effet, après avoir fait des études de droit à la Faculté de droit et de sciences économiques à l’Université de Madagascar, et des études financières, économiques et bancaires au Centre d’études financières, économiques et bancaires à Paris, il rejoint l’équipe de la BNI Madagascar en 1968 au poste d’adjoint à la représentation d’Ambatondrazaka. Sa banque étant alors cheville ouvrière de la contribution au développement industriel du pays, Clovis a accompagné cette dynamique en devenant chef du département industriel en 1970 et sous-directeur du Crédit industriel en 1973. Il devient directeur des participations, des études et du contentieux en 1975. BNI étant privatisée en 1991, il est nommé Secrétaire général de la banque jusqu’en 1997 et devient Directeur général adjoint/administratif jusqu’en 2003. De 2003 à 2016, il assure le poste de conseiller du Directeur général où il s’occupa particulièrement du secrétariat du Conseil d’administration et des relations institutionnelles de la banque.

 Monde économique. Mis à part ces lourdes tâches professionnelles, Clovis Raveloson était patriote et se voulait utile pour le monde économique. Il occupa ainsi plusieurs fonctions auprès de plusieurs institutions : le Centre d’arbitrage et de médiation de Madagascar (administrateur), la Fondation pour les aires protégées et la biodiversité de Madagascar (administrateur), le Groupement des entreprises de Madagascar (trésorier et président de la commission juridique), la Commission de réforme du droit des affaires (coordonnateur de la représentation du GEM), la Chambre de commerce et d’industrie d’Antananarivo (membre élu), le Comité national de privatisation (membre), le Conseil supérieur de la comptabilité (membre) et le SIPEM (administrateur), le Fonds de garantie malagasy et l’Association professionnelle des banques. C’est une grande figure du monde des affaires qui nous a quittés.

La Direction générale de la BNI a rendu hommage à Clovis Raveloson, un des siens, qui a beaucoup fait pour la banque et pour la Cité. Et un message de condoléances et de réconfort a été envoyé à ses proches.

R.Edmond.

Midi Madagasikara59 partages

Interview : Prosper Razafimandimby – Patrimoine vivant de la musique malagasy

Raprôsy, le maître « Lokanga », « Jejy voatavo », etc.

Si le « Horija » est roi sur les terres du groupe humain Betsileo, Prosper Razafimandimby en est la mémoire. Il accorde un entretien pour revenir sur son périple depuis Befeta jusqu’à Tripoli. Quand la tradition emmène aux larges.

Vous faites partie d’une « génération dorée » de la musique malagasy, pouvez–vous résumer votre parcours musical ?

Je suis né le 18 décembre 1957 à Befeta Ambohimahasoa. Prosper Razafimandimby, connu à Fianarantsoa sous l’appellation Raprôsy, j’ai commencé à jouer vers 1972 des instruments traditionnels « Betsileo ». Mon destin était de devenir un laboureur et non un bureaucrate. J’ai arrêté l’école en classe de septième, mais j’ai persévéré dans le « kabôsy » et d’autres instruments. En fait, c’est un héritage, un don… Apprendre à jouer de la musique a été très naturel pour moi et, plus tard, j’ai pu créer des titres. Actuellement, je joue du « lokanga », du « jejy voatavo », du « sodina », du « kabôsy »… Jusqu’à maintenant, j’œuvre encore dans la musique, comme avec le groupe Oladad par exemple. J’ai mon propre groupe « Raprôsy », tout en apposant aussi ma signature dans d’autres formations.

Est-ce que vous avez eu des références et des repères pendant vos apprentissages ?

Je me souviens de feu Randalana, de feu Marcel un natif de Nasandratrony. Ce sont des aînés et maîtres/joueurs, nous avons ensuite joué ensemble. Jean Emilien a été aussi un grand précurseur. Nous sommes probablement trois ou quatre, venus de Fianarantsoa, à avoir pu emmener notre musique à l’étranger. J’ai aussi eu l’opportunité de visiter toutes les régions de Madagascar, avec mes collaborations avec d’autres groupes comme Oladad.

Vous ne vous êtes pas cantonné dans votre terroir, vous vous êtes ouvert au monde. Et vous avez vu d’autres horizons…

J’ai suivi une formation à la Galerie Six Analakely en 1994, du temps de Tsilavina Ralaindimby. Grâce à celle-ci, j’ai pu sortir aux Seychelles. Il y a eu une sélection et nous étions assez nombreux, entre autres, Benja Gasy, Seta, Fanaiky, Tombo Daniel de Toamasina… J’ai reçu une attestation, un représentant étatique seychellois est venu assister à nos ateliers. J’ai beaucoup voyagé, comme le festival « Créole » aux Seychelles, « Gasikara maitso volo » en 1995, à Tripoli en 2010. Il ne faut jamais oublier le traditionnel puisqu’il peut nous mener plus loin. Mais je peux accompagner les instruments « lourds », les instruments modernes donc.

Le « Horija » a-t-il un lien avec le « jejy voatavo » ?

Parce que le « Horija Betsileo » est né grâce à l’accompagnement du « jejy voatavo », parce qu’avant, le « Rija » était accompagné de battements de mains, de « kidodo »… Un jour, quelqu’un s’est demandé pourquoi ne pas utiliser cet instrument, et c’est de cette manière qu’est apparu le « Horija ».

Est-ce que son histoire remonte à l’époque d’avant la colonisation ? Et comment cela a évolué ?

Bien sûr. Le Horija a déjà existé du temps des « Ntaolo ». Je me souviens de mon père qui jouait déjà du « jejy voatavo ». Il jouait avec des cordages en raphia, l’instrument comportait trois cordes. Et ça sonnait bien déjà. Ensuite, les câbles des freins des bicyclettes ont été utilisés pour en faire des cordes. Après, sont apparus les Horija à quatre cordes, ensuite six. Comme je suis artisan/menuisier, après une formation, j’ai pu fabriquer des instruments. Et maintenant, je joue avec un « jejy voatavo » à huit cordes. Même le « lokanga », à l’époque en 1995, nous en jouions un à quatre cordes, maintenant à cinq cordes. Avec le « kabôsy », on peut aller jusqu’à huit cordes, mais celui à six cordes est plus conventionnel. Erick Manana va d’ailleurs m’envoyer des jeux de cordes après son passage à Fianarantsoa, nous avons joué ensemble.

Recueillis par Iss Herdiny

Midi Madagasikara19 partages

Agriculture biologique : Plus de 110 millions d’euros de recettes en devises

En tant que pays à vocation agricole, Madagascar dispose d’une large gamme de produits bio.

Près de 270 entreprises opèrent actuellement dans le domaine de l’agriculture biologique à Madagascar.

Elles travaillent en étroite collaboration avec des familles d’exploitants agricoles comptant plus de 30 000 paysans représentés par environ 120 coopératives de producteurs. L’agriculture biologique constitue un secteur en pleine expansion aussi bien sur le plan international que dans la Grande île. En fait, la majorité de la production est destinée à l’exportation. Elle a rapporté, l’an dernier, plus de 110 millions d’euros de recettes en devises à la nation. En ce moment, une superficie d’exploitation totale de 48 000 ha, destinée à l’agriculture biologique, est certifiée zone bio, d’après les informations publiées par le ministère en charge de l’Agriculture.

Inspection tous les ans. Il faut savoir que selon les règlementations internationales en vigueur, l’agriculture biologique est un mode de production qui proscrit l’utilisation d’intrants chimiques, notamment les engrais et les pesticides, tout au long du processus de culture. La préservation de l’environnement par une gestion raisonnée des sols et des ressources s’avère également primordiale en vue d’une exploitation durable. A titre d’illustration, les cultures sur brûlis sont interdites. En outre, la traçabilité des produits depuis la production jusqu’à la commercialisation est assurée. Cela fait d’ailleurs l’objet d’une inspection tous les ans par un organisme accrédité qui délivre un certificat de conformité en agriculture biologique. Ce certificat est indispensable pour toute transaction des produits, a-t-on appris. A part cela, l’agriculture biologique offre un avantage non négligeable pour les paysans qui s’y mettent car elle consomme moins d’eau et d’énergie que dans le cadre de l’agriculture dite « conventionnelle ». Ce sera ainsi moins d’investissement pour les exploitants agricoles.

Représentation professionnelle. Toujours dans le cadre de cette agriculture biologique, les acteurs qui y opèrent disposent actuellement d’une représentation professionnelle qu’est le Symabio (Syndicat Malgache de l’Agriculture Biologique). Ce syndicat a été créé en mars 2011 à l’initiative d’opérateurs conscients de l’enjeu représenté par la filière sur les plans économique, social et environnemental, et de la nécessité de se structurer en groupements pour sensibiliser l’opinion et les autorités dans la promotion de l’agriculture biologique. Il compte une trentaine de membres exerçant dans la filière bio et disposant de certificats de conformité de leurs produits biologiques. Le réseau compte également 5 000 partenaires producteurs en milieu rural, localisés dans différentes régions de Madagascar.

Large gamme de produits bio. Par ailleurs, une nouvelle loi sur l’agriculture biologique a été adoptée récemment au niveau de l’Assemblée nationale. Elle porte sur la définition et les principes généraux de l’agriculture biologique à Madagascar, son champ d’application, les conditions de mise sur le marché des produits et le système d’évaluation de la conformité des produits ainsi que les infractions y afférentes. Une Commission nationale de l’Agriculture biologique sera ainsi mise en place, pour ce faire. Grâce à cette nouvelle réglementation, on peut promouvoir et protéger la filière bio tout en permettant aux consommateurs malgaches d’accéder aux aliments sains et de qualité. Le développement de l’exportation n’est pas en reste, d’autant plus que le pays n’arrive pas encore à satisfaire la demande incessante au niveau mondial jusqu’à maintenant. Il est à noter qu’en tant que pays à vocation agricole, Madagascar dispose d’une large gamme de produits pouvant être certifiés bio. Il s’agit, entre autres, des épices, de la vanille, du cacao, des fruits et légumes, des plantes à parfums, des plantes aromatiques et médicinales, des produits d’origine animale. Par ailleurs, les produits qui sont cultivés ou cueillis à l’état sauvage sont considérés comme des produits biologiques. Les opérations de cueillette constituent une source de revenus pour d’innombrables villageois dans les zones répertoriées bio, a-t-on conclu.

Navalona R.

Midi Madagasikara2 partages

Covid-19 : 3 décès et 104 nouveaux cas, hier

104 nouveaux cas de Covid-19 et 3 décès, hier. Le coronavirus continue de progresser bien que le nombre des nouveaux cas ait connu une légère baisse, hier. L’épidémie n’a pas encore atteint son pic jusque-là.

Tout Antananarivo est envahi par le Coronavirus. Les habitants de la capitale le pensent, au regard des chiffres communiqués quotidiennement par la porte-parole du Centre de commandement opérationnel (CCO) Codiv-19, car les vagues quotidiennes de nouveaux cas continuent d’être observées. Hier encore, les nouveaux cas étaient au nombre de 104 (relevés parmi 287 tests, tous effectués par l’Institut Pasteur de Madagascar). Signalons également 128 tests geneXpert réalisés dans diverses régions qui n’ont détecté aucun cas positif. Le nombre de 104 nouveaux cas est légèrement en dessous des statistiques des jours précédents, mais indique toujours une progression de l’épidémie à Madagascar. Sur ces 104 nouveaux cas, 71 sont localisés à Analamanga et 33 dans le Boeny. A noter que la région Boeny est en confinement depuis hier.

Quant aux décès, ils étaient au nombre de 3, hier. Il s’agit de patients hospitalisés à l’hôpital Joseph Raseta Befelatanana (HJRB). Le cap des 60 décès vient ainsi d’être atteint à Madagascar, le total des décès étant de 62.

 Etendue de l’épidémie. Mais toutes ces statistiques ne concernent que les cas ayant fait l’objet de tests PCR ou de test geneXpert dans les divers services en charge des tests. Ne sont ainsi comptabilisées comme cas confirmés positifs dans les statistiques du CCO, que les personnes ayant effectué les tests. Aussi, l’appréciation de la véritable étendue de l’épidémie de Covid-19 n’est-elle pas suspendue aux seules statistiques des cas confirmés vus dans les statistiques. En effet, nombre de malades, présentant des symptômes évidents de Covid-19, ne sont pas comptabilisés car ils n’ont pas effectué de test. D’ailleurs, les recommandations auprès des centres de santé de base (CSB) consistent actuellement à considérer tout cas de symptômes évocateurs comme un cas Covid, auquel cas, le médecin est appelé à débuter immédiatement le traitement sans besoin de recourir à un test. Ces malades, non comptabilisés dans les statistiques, sont extrêmement nombreux à en juger par le nombre des malades reçus en consultation dans les CSB II d’Antananarivo et des environs, ainsi que dans les cabinets médicaux ou centres de santé privés. Certains d’entre eux reçoivent jusqu’à 200 patients par jour dont la grande majorité présente des symptômes du Covid-19.

Pour en revenir aux cas comptabilisés dans les statistiques officielles, citons les malades en situation de complication et sont catégorisés parmi les formes graves. Hier, ils étaient au nombre de 72 dont 39 hospitalisés au HJRB, 10 autres à Anosiala, 18 à l’hôpital Joseph Ravoahangy Andrianavalona (HJRA), 1 à Antsirabe, 2 dans la région Boeny et 2 à Toliara. Quant aux guérisons, 290 patients rétablis ont été annoncés, hier, dont 254 à domicile et 36 à l’hôpital (10 à Anosiala, 9 au HJRB, 1 à Andohatapenaka, 2 à Ambohimiandra, 1 à Antsirabe, 7 à Analanjirofo, 1 à Alaotra Mangoro, 1 à Arivonimamo, 1 à l’hôpital militaire régional Ampahibe et 3 au Centre médical Kintana à Ambatomena Antananarivo).

Rappelons que le total des cas confirmés de Covid-19 est actuellement de 7 153 dont 3 303 sont en cours de traitement. Le total des guérisons est de 3 788. Le nombre des tests PCR réalisés depuis le début de l’épidémie au 19 juillet 2020 est de 33 118.

Hanitra R.

Midi Madagasikara1 partages

Rolly Mercia à Antanimora : Son état de santé inquiète sa famille

Maître Eric Rafidison et la femme de Rolly Mercia, Clarisse Razafy.

La défense de Harry Laurent Rahajason déplore l’absence de date exacte quant au procès de ce membre du HVM placé en détention préventive à Antanimora depuis jeudi 16 juillet dernier. Aucune date d’audience pour le procès de ce dernier n’a été communiquée dans le dossier, a affirmé, hier lors d’une conférence de presse à Ambolokandrina, le maître Eric Rafidison, avocat de l’ancien ministre. L’avocat de la défense y voit une manière de maintenir son client en prison jusqu’à expiration du délai de trois mois de mise en détention préventive. Pourtant, le mandat de dépôt devrait être une exception, a-t-il rappelé. Mais également, l’accusation de Harry Laurent Rahajason est basée sur une « simple dénonciation faite par une personne », affirme toujours son avocat.

Le cas de ce membre du parti d’opposition témoigne, selon le maître Eric Rafidison, « une insécurité juridique qui expose tout citoyen lambda à un risque d’emprisonnement à partir d’un simple réquisitoire d’une personne ». Le nom de l’ancien ministre a été balancé, selon son avocat, par « l’une des quatre personnes arrêtées à Ambohipo le 13 juillet, qui n’est autre qu’un simple collaborateur de la personne qui s’est présentée comme coordonateur national de l’association solumma de Berija Ravelomanantsoa ».

Harry Laurent Rahajason, alias Rolly Mercia, risque de se retrouver sous les verrous pendant plusieurs semaines. Accusé de complicité pour atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat, incitation à la haine du gouvernement malagasy et attroupement illégal, selon sa défense, l’ancien ministre risque d’en prendre pour un bon bout de temps car les charges à son encontre pèsent lourd. Pourtant, sa famille s’inquiète pour son état de santé. « Il suit des traitements spécifiques et nous demandons à ce qu’il revienne parmi nous pour qu’on puisse poursuivre les soins qui lui sont administrés », a soutenu sa femme, hier lors de la conférence de presse.

Rija R.

Midi Madagasikara1 partages

Personnes rapatriées : Fin de quarantaine et retour à la maison

213 personnes nouvellement rapatriées ont terminé leur période de mise en quarantaine de 14 jours et ont été autorisées à regagner leurs domiciles respectifs. Elles ont été immédiatement placées en quarantaine à leur arrivée au pays, le 6 juillet 2020, et hébergées à leurs propres frais dans plusieurs lieux à Antananarivo, notamment à Ambatomirahavavy, au Domaine St François ou encore à Talatamaty. Aucune de ces personnes n’a développé le Covid-19 durant la période de quarantaine. Aucune d’entre elles n’a non plus été déclarée positive au Coronavirus après les tests.

Parmi ces personnes, 157 sont domiciliées à Antananarivo tandis que 56 sont originaires de diverses autres régions de Madagascar. Le Centre de commandement opérationnel (CCO) ayant autorisé la levée de la quarantaine, ces personnes ont pu rentrer chez elles, hier. Celles originaires des régions et ne disposant pas de véhicules pour rejoindre leurs lieux de destination se sont vu proposer des véhicules de transport par le CCO avec le concours d’un partenaire dans le domaine du transport de voyageurs. A la sortie des lieux de quarantaine, les passagers ont aussitôt embarqué à bord des véhicules pour rejoindre immédiatement leurs destinations respectives. C’est ainsi qu’elles ont pu emprunter les axes RN2, RN6, RN7 ou encore RN45.

Hanitra R.

Madaplus.info0 partages

Madagascar : La population d'Ilakaka est descendue dans les rues

Une manifestation a eu lieu, ce lundi 20 juillet, à Ilakaka. La population est en colère. Selon les sources, un membre de la force de l'ordre a tiré sur un individu n'ayant pas de masque. Le port de masque est obligatoire, dans presque tout le pays, et des punitions sont attribuées à ceux qui ne respectent pas les mesures.
Pour le cas de cet individu à Ilakaka, selon un habitant de la ville, celui ci a été interpellé car il ne portait pas de masque. Une dispute s'est déroulée entre celui ci et le membre de la force de l'ordre, et ce dernier lui a tiré dessus. La population réclame la justice et s’est manifestées. Le Ministère de la Défense Nationale a présenté ses excuses sur la brutalité des forces de l'ordre.
La Vérité0 partages

Emotion d'une lectrice sur le Covid-19

« Avec la volonté de tout un chacun, on y arrivera »

La critique reste aisée et les solutions face à la pandémie de coronavirus ne courent pas les rues. Mais notre pays  très vulnérable socialement et économiquement est en danger. A ceci s'ajoute la présence du paludisme, de la peste et tout le reste. Il est donc de notre devoir en tant que citoyen de cogiter pour sortir de cette crise sans trop de dégâts. "Ny hevitry ny maro no mahataka-davitra", comme dirait le dicton.

 

L'Etat n'ayant pas beaucoup d'alternatives suggère le confinement comme ce qui s'est fait un peu partout dans le monde. Charge à tous les citoyens de proposer des solutions adéquates selon les différents secteurs d'activité si on aime notre pays car les possibilités d'un coiffeur par exemple ne sont pas celles d'un transporteur ou d'un boucher. Mettons toutes les Communes et tous les Fokontany à contribution ainsi que les Forces de l'ordre pour adapter et faire appliquer les solutions suggérées car il est temps de changer nos comportements, remettre de l'ordre et du civisme.

Les masques étant déjà de rigueur, ne serait-il pas envisageable de faire avancer les piétons que dans un seul sens par exemple pour éviter les contacts d'un trottoir à l'autre? De même dans les marchés, pourquoi ne pas tracer un circuit d'entrée qui ramène à une seule sortie dont le trajet serait balisé par des autorités compétentes? Chaque Fokontany devrait avoir sa propre organisation pour accéder au déconfinement et permettre aux citoyens de travailler en respectant les mesures préconisées.

C'est le moment d'utiliser le recensement à bon escient. Ce n'est qu'avec la volonté de tout un chacun que nous pouvons y arriver car l'étendue des possibilités de contagion sont trop vastes et nous devons nous apprêter à faire face à toutes les adversités. Si nous ne sommes pas capables de faire preuve de solidarité et de bon sens, la fatalité aura raison de nous. Et c'est un peu dommage, triplement dommage !

Soamiadana

La Vérité0 partages

Lutte contre le Covid-19 - Un ministre rassurant à Morondava

Tinoka Roberto s’est déplacé à Morondava le lundi 21 juillet. Le ministre de la Jeunesse et des Sports, coach de la Province de Toliara, a remercié les acteurs mais également porté un message d’espoir. Il est allé à la rencontre des acteurs du territoire, du centre de commandement régional. La délégation était venue avec de matériels et des médicaments pour les soins médicaux.

Au nom du Président de la République malagasy, Tinoka Roberto a remis des tonnes de médicaments dont des CVO, des antibiotiques, des masques chirurgicaux, des vitamines C, de l'EPI, des cache- bouches, une ambulance équipée et entre autres des filets de sécurité sociale «  Vatsy Tsinjo » qui ont été débarqués à l'aéroport des trois chefs-lieux des 3 Régions.

 Le ministre Tinoka Roberto a été assisté par le député du District de Morondava et celui de Miandrivazo. Depuis quelques semaines, la Région de Menabe fait face à la pandémie de coronavirus. Face à cela, c’est toute une Région qui s’est réorganisée. Des plans d’action ont été mis en place pour endiguer l’expansion du Covid-19 vers d’autres Communes de la Région.  Il a lancé que « Quoi qu'on dise et quoi qu'on pense, ce n'est pas les gens qui nous critiquent qui vont souffrir et mourir de ce virus mais c'est nous- mêmes si on ne reste pas prudent, donc ensemble on va se donner la main pour lutter contre le coronavirus ».  

Cette visite a été porteuse d’espoir. Les dernières données sont rassurantes. Le nombre de cas positifs ne dépasse pas encore les 20 cas confirmés. Pourtant, nous devons rester vigilants, dixit le ministre coach.

Recueillis par Elias Fanomezantsoa

La Vérité0 partages

Lourd incendie à Andohatapenaka - 230 familles restent sans-abri

Un délai de grâce accordé. Trois-quarts des sinistrés recensés au site d’hébergement dans l’enceinte de Ny Havana aux 67Ha, soit plus de 800 personnes, s’y abritent encore. Et cela, un mois après le tragique incendie survenu le 22 juin dernier à Andohatapenaka, à l’issue duquel un millier de personnes réparties dans plus de 300 familles ont perdu leurs habitations et la majorité de leurs biens. « Ces sinistrés aurait dû quitter les lieux 10 jours après le drame si l’on se réfère au plan de contingence national.

77 familles l’ont fait pour s’abriter chez leurs proches et connaissances ou après avoir pu reconstruire leurs maisons. Par contre, les 230 familles restantes demeurent sans-abri jusqu’ici. Elles n’ont nulle part où aller ni des familles qui peuvent les accueillir. C’est pourquoi elles restent dans le site d’hébergement et ce, jusqu’à nouvel ordre », informe Paolo Emilio Rasolonavalona, directeur des études sur la gestion des risques auprès du Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC). Certaines familles reconstruisent actuellement leurs maisons sur leurs parcelles incendiées, après avoir enlevé les décombres, récupéré certains matériels et aménagé la surface. « Ils se chargent de la reconstruction dans la journée avant de rejoindre les tentes la nuit pour y dormir. Certains y restent juste pour marquer leur présence au cas où des institutions ou associations remettent des dons », avance un membre de comité mis en place après cet incendie à Andohatapenaka. 

Aucun budget ni fonds spécial

Les centaines de personnes occupant le site d’hébergement provisoire aux 67Ha constituent des charges conséquentes, à en croire le directeur des études au sein du BNGRC. « Nous ne disposons d’aucun budget ni de fonds spécial pour prendre en charge ces sinistrés. Du coup, les divers dons obtenus depuis le drame servent à maintenir leur survie, outre les aides régulières émanant des institutions, associations et personnes de bonne volonté », évoque notre interlocuteur. Le ministère de la Population, la Région d’Analamanga, la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA), la Croix-Rouge Malagasy ou encore le BNGRC constituent les principaux collaborateurs au chevet des sinistrés d’Andohatapenaka. Ces derniers ont déjà reçu divers dons, dont des produits de première nécessité, des couvertures, des ustensiles de cuisine et autres. Les collaborateurs se chargent, quant à eux, de leurs repas quotidiens, de l’électricité ainsi que des dispositifs d’hygiène - notamment du savon, gel désinfectant, masques, etc., indispensables en cette période de pandémie du Covid-19. Dernièrement, une association « Karàna » a remis des vêtements, des friandises pour les enfants ainsi que trois repas hebdomadaires pour les sinistrés. Quoi qu’il en soit, les responsables renforcent leur appel à l’aide pour ces familles victimes d’incendie, lesquelles semblent désespérées puisque leur situation s’empire avec la crise actuelle liée au coronavirus.

Patricia Ramavonirina

La Vérité0 partages

Traitement du Covid-19 au niveau des CSB II - Les patients toujours insatisfaits !

Ces derniers jours, le traitement des cas symptomatiques au niveau des Centres de santé de base, niveau II (CSB II) devient un sujet polémique sur les réseaux sociaux. Nombreux se plaignent de l’absence des médicaments ou encore de la défaillance, sans parler de la non gratuité du traitement. « Les CSB II ne sont pas censés effectuer des analyses pour identifier si le patient est atteint du coronavirus. Ceci dit, notre attribution porte sur le traitement symptomatique dont le renforcement du système immunitaire avec de la vitamine C.

Si le sujet présente une fièvre, du Paracétamol lui sera prescrit. Le Magné B6 est également offert gratuitement, mais le Covid-Organics n’est pas obligatoire. Il arrive des fois où quelques patients présentent en même temps une angine. En tant que médecins, nous leur demandons de prendre des antibiotiques, d’où la nécessité de s’en procurer à la pharmacie avec un coût supplémentaire », avance un médecin auprès d’un CSB II. Et d’ajouter que ce n’est qu’après l’obtention d’un résultat positif au test PCR qu’un médecin pourrait prescrire d’autres médicaments tant exigés par les patients, et cela en suivant un schéma thérapeutique. 

Selon le directeur de cabinet auprès du ministère de la Santé publique, la gamme disponible au niveau des CBS II pour une prise en charge d’un cas simple comprend de la vitamine C, du magnésium, du Paracétamol ainsi que le Covid-Organics (CVO). L’Azithromycine ou encore l’Hydroxychloroquine ne sont pas affectés à un traitement ambulatoire. Ce qui veut dire qu’ils ne sont nécessaires qu’en cas d’hospitalisation. « On vient de m’informer à l’instant que les CSB II situés à Sabotsy-Namehana ont par exemple bien réceptionné les médicaments. Certainement, il pourrait y avoir une rupture de stock avec le taux de fréquentation très élevé, enregistré dernièrement »,souligne ce responsable auprès du ministère.

Un gestionnaire de stock de médicaments pour un traitement du Covid-19 a par contre  affirmé que l’information qui lui est parvenue stipule que 15 articles de médicaments seront distribués à tous les CSB II pour le traitement d’un sujet présentant des formes symptomatiques simples du Covid-19. « Jusqu’à aujourd’hui (ndlr : hier), l’établissement sanitaire où je suis assigné n’a reçu que 6 articles constitués de vitamine C, Azithromycine, Paracétamol, Magné B6, CVO Pack familial,  Nivaquine. Nous essayons ainsi de traiter les patients avec les médicaments disponibles, sans pour autant être au courant de l’acheminement des articles restants », avance la source. 

K.R. 

La Vérité0 partages

Partenariat stratégique Air Madagascar – Air Austral - Divorce acté !

C’était dans l’air du temps. C’est désormais acté. Le partenariat stratégique entre Air Madagascar et Air Austral est désormais de l’histoire ancienne. Le mariage officialisé en grande pompe entre les deux compagnies vers la fin du deuxième semestre de l’année 2017 aura donc duré deux ans. Selon une source proche du dossier, la résiliation du pacte d’associés, de l’accord de partenariat et du contrat de cession de créances, a été signée hier, avec d’un côté Air Austral Invest et le Groupe Rajabali, et de l’autre, Air Madagascar,  le ministre de l’Economie et des  Finances, le ministre des Transports, la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNAPS), ainsi que le directeur général par intérim d’Air Madagascar. Entamées par la partie malagasy, les démarches ayant abouti à ce divorce ont démarré en fin d’année dernière. Au moins une vingtaine de réunions ont précédé la signature de cette séparation.

  Les parts de compagnie réunionnaise dans le capital de la compagnie malagasy, à hauteur de 43%, seraient reprises par la CNAPS. Le reste appartenant à l’Etat malagasy. Il est par ailleurs intéressant de noter que, sur les 12 millions de dollars investis par AA Invest, 10 millions seraient en fait des fonds de la CNAPS et 2 millions du Groupe Rajabali. Cela signifierait concrètement que le transporteur réunionnais n’aurait injecté aucun euro dans la compagnie malagasy et que les fonds utilisés seraient des fonds entièrement malagasy…

Conclu en 2017, le partenariat s’annonçait très prometteur pour les deux compagnies de l’océan Indien avec les réformes annoncées. Mais au final, ce partenariat s’est avéré être une série d’échecs, notamment pour la compagnie malagasy. Débarrassée de la tutelle d’Air Austral, une nouvelle étape va désormais commencer pour Air Madagascar. Cette dernière va devoir élaborer une nouvelle feuille de route. L’on s’attend ainsi déjà à un changement à la direction du transporteur malagasy. Tous les contrats conclus avec Air Austral devraient vraisemblablement être résiliés. Les négociations avec les avionneurs tels qu’Airbus et Boeing devraient reprendre. Une restructuration du groupe Air Madagascar serait également attendue. La nouvelle direction devrait également s’atteler à la recherche de nouveaux partenaires. Les discussions avec Ethiopian Airlines, Emirates ou encore Qatar Airways pourraient rapidement redevenir d’actualité. Une réouverture du capital de la compagnie malagasy serait alors nécessaire.

La rédaction

La Vérité0 partages

Pour une efficacité optimale et continue - La cure préventive CVO à refaire toutes les 2 à 3 semaines

Comme il fallait s’y attendre, les détracteurs du Covid- Organics ou CVO n’ont pas manqué de se servir de l’augmentation du nombre de nouveau cas et de décès liés au nouveau coronavirus pour clouer au pilori ce remède traditionnel amélioré développé par l’IMRA (Institut malagasy de recherches appliquées) dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Covid -19.

Ces mêmes anti-CVO d’enfoncer davantage le clou lorsqu’il est apparu que des personnes plus ou moins connues aient été contaminées par le virus alors que, quelques temps auparavant, elles avaient déclaré publiquement avoir pris le CVO. Au vu cependant des témoignages de ces malades eux-mêmes, il faut se demander si ce semblant inefficacité du remède de l’IMRA ne procède pas en fait de son mauvais usage.

On a pu remarquer en effet que, parmi ceux qui, malgré la prise de CVO, sont tombés ultérieurement malades, certains avaient avoué ne pas avoir mené à son terme la cure préconisée.  Dans la plupart des cas, la raison évoquée  est l’apparition d’effets secondaires dès les premières prises. Par précaution, les sujets ont alors préféré arrêter le traitement. Certains autres (les plus nombreux), en l’absence de préconisation sur la nécessité d’un rappel, se sont contentés d’une cure unique. Dans l’un ou l’autre cas, il est apparu que le CVO n’avait aucune efficacité ou n’avait qu’une efficacité limitée dans le temps.

Hier, intervenant lors de l’émission spéciale Covid-19 sur les ondes des stations audiovisuelles publiques et privées du pays, le Professeur Randriamanantany Zely, directeur général de la fourniture des soins au ministère de la Santé publique, avait révélé ce que ces prédécesseurs avaient omis de mentionner auparavant. A savoir que, en réalité, la cure préventive du CVO était à renouveler « toutes les 2 à 3 semaines ».  Sans qu’il soit nécessaire de le préciser, un tel rappel périodique est nécessaire pour une efficacité optimale et continue de la prévention. En effet, la propriété de ce remède traditionnel est de stimuler la défense immunitaire de l’organisme et il est plus qu’évident que son effet, contrairement à celui d’un vaccin qui est d’apporter une immunité plus ou moins durable, est limité dans le temps.

Quoi qu’il en soit, bon nombre d’adeptes du CVO, sans attendre la préconisation d’un rappel de la part des autorités sanitaires ou des scientifiques de l’IMRA, ont repris de leur propre chef la cure préventive. Et apparemment, bien leur en a pris car beaucoup d’entre eux restent indemnes du Covid-19 jusqu’ici. Dans tous les cas,  à ce jour, aucun effet inquiétant, signe de « surdosage », n’a été rapporté parmi ceux qui reprennent d’une manière périodique le CVO préventif. Preuve s’il en était encore besoin que ce remède, administré à bon escient, ne peut avoir que des effets bénéfiques sur l’organisme.

La Rédaction

La Vérité0 partages

Drôle de paradis !

En vingt ans de règne sans partage, l’Amiral Didier Ratsiraka gavait le peuple l’espoir un jour d’un « paradis socialiste ». Chaque jour que le Bon Dieu fait, les dirigeants et les prosélytes de l’idéologie socialiste à la doutchéenne du régime AREMA de Ratsiraka arpentaient monts et vallées à travers le pays pour « évangéliser la bonne nouvelle » d’un paradis sur… terre. Lequel paradis qui n’est autre que l’aboutissement de la lutte révolutionnaire, le « Tolom-piavotana ».

Quinze années passées, le peuple n’a jamais vu venir même l’ombre de ce  fameux paradis. Il en a subi, au contraire, l’enfer. En réalité, l’hypothétique paradis s’éloigne davantage. Au final, le « vahoaka » en a assez  du mensonge et de la tromperie et se décida à le chasser du pouvoir. Quel drôle de paradis !

L’Evangile, le vrai, parle d’un paradis… au ciel ! Les croyants pratiquants, chrétiens, judaïques ou musulmans, espèrent le voir un jour et en faire partie, au fait, de ce « Royaume des cieux ». 

Mais, en attendant l’avènement de ce « paradisa an-danitra», d’autres sur terre font parler d’eux quelque part dans le monde et attirent beaucoup l’attention des mieux lotis peu catholiques.  Il s’agit des paradis fiscaux se trouvant dans certains pays ou endroits du monde où ils existent, en toute discrétion,  sous la forme d’« institutions financières » pouvant mettre en lieu sûr l’argent, quel que soit le montant ou la quantité, d’un quidam et ce hors d’atteinte de tout système fiscal. Evidemment, ces « institutions financières » agissent en dehors de tout circuit légal sur le plan national et international. Elles échappent entièrement du cadre juridique régissant la fiscalité au niveau d’un pays ou à l’échelle internationale. En totalité ou presque, l’argent déposé émane d’une source douteuse pour ne pas dire d’« argent sale ». Les trafics de drogue, de la vente d’armes hors circuit officiel et surtout des quantités incommensurables dérivées des détournements des deniers publics, de la corruption  au sommet des Etats des pays pauvres et endettés alimentent ces « banques » pas comme les autres. Et dans ces… paradis, les « épargnants » n’ont aucun souci des charges fiscales. La Suisse, le Luxembourg, les Iles aux caïmans et certains pays d’Asie du Sud-est ont la renommée mondiale d’héberger ces hors-la-loi de la finance internationale.

Le rapport de la Banque mondiale (BM) du 21 février 2020 dénonce des malversations concernant les aides qu’elles allouent aux pays pauvres. Elle soupçonne qu’une partie des aides destinées à soutenir les pays pauvres atterrit aux paradis fiscaux à hauteur d’au moins 5 % du montant total alloué. La BM pointe du doigt les élites locales sinon les dirigeants politiques du pays victime comme principaux responsables du délit. Dix-neuf des vingt-deux pays concernés viennent d’Afrique dont Madagasikara. En effet, selon le rapport des experts de la BM, les dépôts annuels vers les paradis fiscaux représentent des  sommes importantes. Pour Madagasikara, on note la somme effarante de 193 millions de dollars, 145 millions pour la Tanzanie et 103 millions pour le Burundi et ce au titre des vingt dernières années.

Drôle de paradis ! Des endroits ou plutôt des institutions à éradiquer de la carte. En tout cas, que les responsables paient et remboursent !

Ndrianaivo

La Vérité0 partages

3ème édition du Forum de l’orientation et des métiers - Le premier événement organisé en ligne

Exploiter les avantages des technologies. Depuis le début de la lutte contre la propagation de la pandémie de coronavirus dans le pays, l’événementiel a été parmi les premiers secteurs impactés. Avec l’annulation des concerts, des spectacles, des divers salons, sans oublier les mariages, le secteur se retrouve aujourd’hui en grande difficulté. Toutefois, son cas est rarement abordé. Pour faire face à cette situation, les opérateurs ont ainsi étudié au cours des derniers mois, la possibilité d’organiser des salons sur la toile.

La période de confinement a particulièrement augmenté le temps passé sur Internet pour la majorité des « consommateurs », plus particulièrement sur les différents réseaux sociaux. C’est pourquoi le Programme SESAME a décidé d’organiser la 3ème édition du Forum de l’orientation et des métiers, le tout premier événement en ligne. « Actuellement, en cette période, tout le monde cherche un moyen de passer le temps. Rester chez soi à ne rien faire est particulièrement ennuyeux. Avec notre salon, nous donnons aux internautes, plus particulièrement les jeunes, d’optimiser leur temps. Bacheliers ou non, de nombreuses personnes sont encore à la recherche de leur voie professionnelle. Nous leur fournissons alors les moyens de s’orienter et de réfléchir à leur avenir professionnel tout en restant sur leur canapé »,s’enthousiasme Mirana Rakotonirina, développeur et gérant de E-Rohy, parmi les organisateurs de l’événement. 

Le concept de salon virtuel est simple. Il suffit d’avoir un appareil électronique comme un smartphone, une tablette ou encore un ordinateur et d’une connexion Internet, sans aucune inscription obligatoire ni de frais supplémentaire. « L’événement est ainsi accessible sur la page Facebook du Programme SESAME, et ce, à n’importe quel moment. Nous venons d’effectuer des mises à jour. Ainsi, les internautes pourront également accéder au forum via le site web du programme à partir d’aujourd’hui »,rajoute ce responsable.  A travers ces deux plateformes mais avec les mêmes concepts que les salons « conventionnels », une quarantaine de participants exposent ainsi les formations et les métiers à leur disposition, offrant aux internautes visiteurs une panoplie de choix, durant deux semaines. « Des conférences viennent également s’alterner avec ces expositions. Nous avons choisi dix thématiques particulièrement intéressantes comme la connaissance de soi, celle du monde professionnel ou encore la rédaction d’un projet de vie »,se réjouit Mirana Rakotonirina. 

Avantages

Dans tous les cas, ce salon virtuel comporte de nombreux avantages rien qu’au niveau du temps par exemple. En effet, cet évènement n’est pas limité dans le temps. Les visiteurs pourront accéder aux différentes expositions et conférences à toute heure de la journée. « J’aime particulièrement ce concept vu que j’aurai tout mon temps. Je n’ai pas besoin de me hâter dans la lecture des vidéos. S’il y a certains points de la conférence que je n’ai pas très bien compris, je pourrai revisionner la vidéo. De plus, je peux poser autant de questions tout en échangeant avec des centaines de jeunes venant de tous horizons »,félicite Candy, une lycéenne préparant actuellement son baccalauréat. Les avancés technologiques offrent aujourd’hui une panoplie de possibilités sur le plan social, mais surtout sur le plan économique. Ce salon nous apprend également que cette pandémie a également des répercussions positives, notamment en termes de créativité et d’innovation. 

Rova Randria

La Vérité0 partages

Filière vanille - Une baisse du prix de référence

Un nouveau prix affiché. Le ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (MICA) a annoncé, hier, le prix de référence du kilo de la vanille préparée durant cette nouvelle campagne 2020-2021. Une légère baisse a été constatée car le prix à l’exportation passe de 350 à 250 dollars, soit une diminution de 100 dollars, tandis que le tarif sur le marché national s’élève à 650 000 ariary s’il était de 900 000 ariary l’année dernière, soit une réduction de 250 000 ariary.

« Le bureau provisoire du Conseil national de la vanille (CNV) a travaillé en étroite collaboration avec le secteur privé pendant deux semaines pour fixer ce prix. Nous avons considéré plusieurs variables, entre autres la tendance du marché mondial. L’objectif étant de pérenniser la filière malgré la baisse de la demande au niveau mondial à cause du coronavirus. Cela permet d’éviter un éventuel crash. En effet, le prix de référence est un prix minimal. Les opérateurs peuvent vendre au-dessus de ce prix. Le plus important consiste à apporter une visibilité du marché. Toutes les chaînes de valeur dans l’exploitation de cet or vert agiront ainsi dans ce sens, comme la fixation du prix de la vanille verte régie par la loi de l’offre et de la demande », explique Lantosoa Rakotomalala, numéro un du département, lors de la conférence qui s’est tenue hier à Anosy.

Bien que la vanille synthétique commence à dominer sur le marché mondial, notre pays veut garder sa position de leader dans la filière, et ce, en misant sur la qualité et le prix. « Madagascar occupe 70 % du marché mondial de vanille. Nous approvisionnons 61 pays. Le fait de vendre des produits naturels représente déjà une compétitivité par rapport aux concurrents », souligne le ministre.

Selon les dernières statistiques reçues, la quantité exportée a connu une stabilité au cours des dernières années. Nous avons exporté 1 580 tonnes de gousses de vanille, 163 tonnes de produits dérivés et 93 tonnes de liquides et d’extraits lors de la dernière campagne.

Solange Heriniaina

Midi Madagasikara0 partages

Anjozorobe : Nodoran’ny dahalo ny trano ary lasany ny omby

Nitrangana fanafihan-dahalo mivaivay indray mantsy tao amin’ny kaominina Fieferana Marovazaha ny faran’ny herinandro teo. Dahalo maromaro mirongo basy no nandroba fananan’olona tao an-toerana. Tsy vitan’ny nandroba anefa izy ireo fa mbola nodorany izay tsy zakany.

Araka ny fampitam-baovao azo avy any an-toerana dia tokony ho tamin’ny fito ora hariva teo no tonga nanafika tao amin’io tanana io ireo dahalo am-polony maro. Voalaza fa nirongo fitaovam-piadiana ireto farany ary namantana avy hatrany tamina tokatrano iray teo an-toerana. Poa-basy sy tsioka kiririoka toy ny mahazatra no nentin’izy ireo mampitahotra ireo mponina ka tsy nisy sahy nivoaka. Tetsy andanin’izay ihany kosa, namantana avy hatrany tany amin’ny valan’omby izy ireo ary namoaka ireo omby. Mitotaly 16 no lasa tamin’io fotoana io. Tsy vitan’io fangalarana omby io ihany anefa fa mbola nodoran’izy ireo tsy tam-pisalasalàna mihitsy ireo zavatra sarobidy nananan’ity fianakaviana ity ary tsy zakan’izy ireo, toy ny tranon-kisoa, izay mbola nisy an’ireo biby fiompy ireo tao anatiny, ny tranon-tsarety ary fitaovana iray fitotoana vary eo an-tanana. Tao anatina poabasy hatrany moa no nitsoahan’ireto farany, izay entin’izy ireo hampitahorana ihany koa izay olona sahy mibahana ny lalany. Taorian’io vao afaka niantso mpitandro filaminana ireo lasibatra.

Manao sesilany tokoa ny resaka tsy fandriampahalemana any amin’iny distrikan’Anjozorobe iny, raha ny tsapa tato ho ato. Vao tsy ampy herinandro akory mantsy izay no nisian’ilay vono olona mahatsiravina nitranga tao amin’ny fokontany Kamanja, kaominina Anjozorobe ka nahitàna ny fatin’ilay lasibatra nifatotra tongotra aman-tanana ary notsindriana vato tao anaty rano dia izao nisiana fanafihan-dahalo izao indray. Tsiahivina ihany koa fa mbola samy miandry ny tohin’ilay raharaha  nahavoarohirohy zandary voalaza ho nanolana ankizivavy tany amin’iny kaominina Amboasary ihany koa ny rehetra amin’izao fotoana izao.

m.L

Midi Madagasikara0 partages

Lutte contre le Covid-19 : Quid de notre capacité de riposte ?

Les statistiques publiées par le Centre de Commandement Opérationnel CCO Ivato démontrent une hausse continuelle du nombre des personnes infectées par le Covid-19. « Une situation normale » dans la courbe d’évolution d’une épidémie, selon les épidémiologistes, mais qui poserait un défi de taille que le système de santé publique malagasy doit impérativement relever. Ledit défi correspond à la capacité de l’Etat à « doter les centres de traitements des cas sévères de Covid-19 d’équipements permettant une assistance respiratoire – répondant aux normes – des patients pris en charge chez eux » si l’on se réfère aux dires d’un responsable auprès du ministère de la Santé publique. La demande desdits équipements serait actuellement énorme compte tenu de la hausse continuelle du nombre des cas graves. Interrogé sur le nombre des aspirateurs artificiels existants, le Pr Duval Solofomalala Gaëtan a répondu, du moins pour le cas d’Analamanga : « nous disposons d’environ une centaine de respirateurs artificiels. Ceux-ci sont répartis dans les centres de traitement des cas sévères de Covid-19 de la capitale ». En effet, connaître le nombre des respirateurs artificiels dont dispose le pays ou une localité permettrait d’avoir une vision de l’aptitude de l’Etat à limiter le nombre des décès causés par le Covid-19.

Appréciation. Le nombre exact des lits pour les soins intensifs constituerait également un facteur déterminant de la capacité de riposte de l’Etat dans la lutte contre le Covid-19. Une question qui pourrait facilement être répondue si l’on se base sur la logique : « un lit de soins intensifs contre le Covid-19 est (normalement) accompagné d’un respirateur artificiel ». Ce qui constitue une piste permettant d’avoir un aperçu des structures mises en place (dont on dispose) pour soigner les cas graves. Si l’on revient sur le cas d’Analamanga, le fait de suivre cette logique nous fait savoir qu’il y a (devrait y avoir) une centaine de lits d’urgence répartis dans les centres de traitement de cas sévères. Ce qui ne serait qu’une supposition, étant donné que le ministère de la Santé publique – interrogé sur la question – n’a pas donné de chiffre exact. Si les chiffres sont difficiles à obtenir, les faits sont toutefois là. Le gouvernement, via le ministère de la Santé publique, s’efforce de renforcer la capacité d’accueil du système de santé afin de permettre une meilleure prise en charge des malades du Covid-19.

José Belalahy

Midi Madagasikara0 partages

BNI Madagascar – JCI : Ensemble pour la croissance de MPME

Coordonner les initiatives pour la promotion commune de l’entrepreneuriat et favoriser le développement des activités des jeunes entrepreneurs, tel est l’objectif de BNI Madagascar et de la Jeune Chambre Internationale d’Antananarivo qui viennent de signer une convention de partenariat.

Grâce à cet accord signé entre Alexandre Mey, DG de la BNI Madagascar, et Karine Rabarijohn, Présidente de la JCI Antananarivo, les deux parties mutualisent leurs efforts en vue de contribuer au développement d’une culture entrepreneuriale forte.

300 jeunes bénéficiaires. Elles vont, main dans la main, accélérer la croissance des micro, petites et moyennes entreprises (MPME). Les deux entités se fixent également comme objectif de développer des programmes d’assistance technique pour les jeunes entrepreneurs, afin d’accélérer la croissance de leurs activités. Concrètement, d’ici à fin 2022, 300 jeunes bénéficieront d’un programme de mentorat, et pourront aussi avoir droit à des financements de BNI Madagascar et de ses partenaires: « Engagée comme acteur majeur soutenant la croissance économique et l’emploi, BNI Madagascar a identifié le segment de clientèle PME comme étant un levier du développement pérenne pour le pays. D’où la mise en place de la Plateforme intégrée de développement des PME dont la mission est de fédérer les ressources nécessaires à leur développement, aussi bien en matière de financement que pour les besoins en assistance technique. D’où également la participation active de BNI Madagascar dans les différents projets de développement tel que PEJAA, PIC et le Programme national Fihariana, en accompagnant les entrepreneurs dirigeants de TPME, porteurs de projets créateurs de valeur, », a déclaré Alexandre Mey. Grâce à la Plateforme Intégrée de développement des PME, mais aussi à ses produits et services innovants notamment en matière de financements des entreprises et son expertise financière, BNI Madagascar a tous les ingrédients pour réussir ce partenariat ambitieux qui s’inscrit dans l’engagement de la première banque malagasy», a-t-il ajouté.

Opportunités. « La Jeune Chambre Internationale (JCI) Antananarivo a pour vocation de contribuer au développement de la communauté, offrir aux jeunes en quête d’excellence des opportunités pour développer leur prise de responsabilité sociale, leur capacité de leadership, cultiver l’esprit d’entreprise, renforcer la solidarité vis-à-vis de la communauté dans laquelle elle est impliquée. Cette collaboration avec BNI Madagascar est, pour nous, une grande opportunité en vue de l’épanouissement de nos membres et sympathisants, afin que ceux-ci puissent mettre ainsi leurs compétences au service des jeunes et du développement du pays », a, pour sa part, déclaré Karine Rabarijohn.

Elle a manifesté la détermination de la JCI Antananarivo à se mobiliser pour la mise en œuvre de ce programme et pour mettre la BNI Madagascar en relation avec les JCI dans les autres régions en vue de la réalisation d’actions communes : « Les membres et sympathisants de la JCI Antananarivo sont conscients de l’importance de leur contribution en soutenant ces jeunes, notamment en ces temps de crise sanitaire où les conseils en matière de gestion d’entreprise peuvent être précieux pour les jeunes entrepreneurs ». A travers ce partenariat, BNI Madagascar et la JCI Antananarivo vont mobiliser les bailleurs de fonds actifs dans le développement des coopératives et des TPME pour soutenir les activités convenues. Il s’agira, entre autres, de la mise en place de base de données, de l’assistance technique, de l’appui financier, de la subvention, et de l’octroi de crédit. La mise en place d’une équipe de coordination en vue de la planification, la mise en œuvre et le suivi des activités définies dans le cadre de la convention font également partie des engagements mutuels des deux partenaires.

R.Edmond.

Midi Madagasikara0 partages

Polibrèves

*La déclaration publique du député du parti Tiako i Madagasikara élu à Andramasina, concernant sa guérison du Covid-19 après avoir suivi un traitement au Covid-organics a provoqué un tollé au sein du parti. Le député d’Ambatondrazaka, Fidèle Razara Piera, et non moins responsable de la communication de ce parti de l’ancien président Marc Ravalomanana, a critiqué avec virulence son collègue d’Andramasina, Bina Liantsoa Andriamanjato. Le témoignage de ce dernier n’était pas du goût de l’aile dure du parti.

*L’archevêque d’Antananarivo, Odon Marie Arsène Razanakolona, occupera le fauteuil du président du conseil œcuménique des églises chrétiennes (FFKM) jusqu’en décembre 2021. Il a pris le relais après la disparition de l’ancien président de l’église luthérienne de Madagascar, David Rakotonirina. La représentation de l’église catholique au sein du bureau central du FFKM est assurée par l’archevêque d’Antananarivo. Raison pour laquelle, monseigneur Odon Marie Arsène Razanakolona ne quitte pas encore le poste au sein du conseil au titre de son institution.

Recueillis par Rija R.

Midi Madagasikara0 partages

Pandémie de Covid-19 : Le confinement d’une demi-journée inquiète

La pandémie au centre des discussions dans les quartiers de la capitale. (crédit photo : Princy)

Lors de la première période de confinement décrétée par le gouvernement au mois de mars de cette année, la population de la capitale avait le droit d’envoyer une personne par foyer pour s’occuper des courses. Une mesure dont le suivi a été assez difficile. Aujourd’hui, le même schéma est en train de se reproduire, les rues grouillent de monde durant la première moitié de la journée.

Impossible de savoir combien de personnes par ménage sortent pour faire les courses et, encore, si elles sortent vraiment de chez elles pour acheter quelque chose. Malgré la hausse du nombre des cas et des décès dus au Covid-19, la maladie ne semble toujours pas inquiéter une partie des habitants de la ville des Mille. D’un autre côté, les plus inquiets se posent des questions concernant l’efficacité et l’utilité de ce confinement. « Déjà la première fois, on avait l’impression que les personnes pensaient que le Covid-19 ne se transmet que durant l’après-midi ; on en a même fait une blague. Les gestes-barrière étaient totalement négligés et les Tananariviens ne tenaient pas longtemps pas chez eux. Actuellement, on a entendu dire que l’application allait être plus stricte ; or rien n’y fait », s’est plaint Hervé, un père de famille habitant à Ampitatafika. En pénétrant dans les quartiers, on peut même se rendre compte que beaucoup de personnes ne portent toujours pas de masque.

Après-midi. Il est vrai que sortir pour s’approvisionner en PPN est autorisé avant midi. Beaucoup le font en groupe, loin de la surveillance des agents de police. Mais pour l’après-midi, il a été clairement indiqué que personne n’a le droit de sortir. Ce qui n’est pas du tout respecté que ce soit dans les ruelles ou dans les rues. Pas moins de 20 attroupements ont été observés entre Ankorondrano et Ankadifotsy. Cas de figure visible dans plusieurs quartiers d’Antananarivo. Et un peu plus en arrière-plan, dans les ruelles, entre deux faire-part annonçant des décès, des femmes discutent tranquillement comme si de rien n’était, des enfants s’amusent innocemment et des adultes jouent aux belotes ou aux dominos. Une ambiance qui renvoie à la belle période des grandes vacances.

Retour à la normale. Toutes ces personnes n’attendent que le retour à la normale. Mais pour arriver à ce jour, il faut que la pandémie régresse et que la sécurité de tous soit assurée. Or, si la population refuse de prendre ses responsabilités dans cette lutte, la crise risque de perdurer.

Anja RANDRIAMAHEFA

Midi Madagasikara0 partages

Des chiffres et des …êtres

A la mesure même de l’état d’urgence sanitaire qui est en vigueur sur toute l’étendue du territoire, les « effets secondaires » frappent l’ensemble du pays.

Des chiffres et des …êtres

Mesurer l’impact de l’épidémie de Covid-19 sur les conditions de vie des ménages à Madagascar. C’est l’objectif de l’enquête réalisée par l’INSTAT selon l’approche CATI (Computer Assisted Telephonic Interview) afin de respecter les mesures-barrière et notamment la distanciation physique. Il ressort notamment de l’enquête qu’ « au total, 10,1% des ménages accusent une perte d’emploi depuis la période de confinement ». Les branches d’activité principalement touchées étant la restauration et l’hébergement (61%) ; le transport (38%) ; la transformation et la fabrication (13,8%) ; le commerce (12,8%). Des chiffres qui affectent des …êtres humains compte tenu de l’impact du ralentissement des activités productives, dû aux mesures restrictives comme le couvre-feu, sur les revenus des ménages. « La première raison de la privation d’emploi », selon l’enquête qui souligne la place importante des activités nocturnes sur le tissu économique. Il s’agit, entre autres, du transport de marchandises durant la nuit, des services aux ménages comme le gardiennage, des emplois liés à l’hôtellerie et la restauration… La restriction des déplacements inter-régionaux a également freiné la mobilité des travailleurs, et induit un effet néfaste sur l’emploi, d’après toujours l’enquête par téléphone assistée par ordinateur menée par l’INSTAT qui vise à « soutenir les efforts du gouvernement dans la mise en œuvre du plan national de réponse sociale et de relance économique ». Dans l’immédiat, les résultats de l’enquête devraient aussi amener l’Exécutif à voir et revoir « l’application des mesures restrictives qui a bouleversé le quotidien des ménages des régions confinées ou non, tant au niveau social qu’au niveau économique ». Surtout en cas de énième prolongation de l’état d’urgence sanitaire pour une nouvelle période de 15 jours qui pourrait correspondre, du moins en partie, à la deuxième vague d’enquête prévue par l’INSTAT, avec probablement des chiffres plus révélateurs sur les conditions de vie des ménages dont le travail est la raison d’ …être.

R.O

Midi Madagasikara0 partages

Football – Cosmopolitaris : Madagascar éliminé en phase de groupe

Les protégés de Andro Ratre ont terminé sixième du groupe B à la Coupe du monde « Rissoise » organisée par Cosmopolitaris.

Cette première participation n’était pas la bonne. Pour sa première participation à la Coupe du monde de football Cosmopolitaris de Ris Orangis, Madagascar plie bagage dès la phase de groupe. Malgré une belle entame dans la compétition, les protégés de Ando Ratre ont essuyé trois défaites de suite face à la République Démocratique du Congo, à la Turquie et au Portugal, qui ont causé leur élimination précoce. Lors de la dernière journée des rencontres de groupe, vendredi 17 juillet dernier, l’équipe malagasy a été opposée à celle portugaise. C’est sur le score de 6 buts à 4 que la bande à Odon s’est inclinée devant les Portugais. Déjà à la pause, les Portugais ont mené par 4 buts à 3. Grâce à un triplé d’Andaman, élu homme du match, le Portugal a distancé l’équipe malagasy et s’offre la victoire finale. Les deux équipes sont toutefois éliminées. La France, Dom-Tom, la RD Congo et la Turquie sont qualifiés pour les quarts de finale dans le groupe B. « La formule du football à 6 n’est pas tellement adaptée à notre style de jeu. Nos joueurs sont habitués au football à 11, ils sont plus dans le spectacle, et ont du mal à jouer sur la défense. Presque dans toutes les rencontres, on a mené au score », a expliqué Solonirina Raharijaona, joueur de l’équipe. « Nous allons participer à la prochaine édition. Nous allons le faire figurer dans notre calendrier au même titre que la Rencontre Nationale Sportive et le tournoi du Dom-Tom Cup », continue Jaona. Avec l’annulation des deux compétitions majeures, notamment la RNS et le Dom-Tom Cup, ce tournoi rendu possible, surtout grâce à l’initiative d’Odon Rakotovao, a permis aux footballeurs malagasy de reprendre un peu le chemin des stades. Il est à signaler que l’équipe malagasy a séduit le public de Ris-Orangis par le style de jeu et le talent des joueurs, et sans oublier l’ambiance et la joie de vivre partagées par les nombreux footeux malagasy. L’attaquant Rijkaard s’est démarqué en inscrivant 7 buts.

T.H

Les résultats :

Madagascar- France: 4-2.

Madagascar- Dom-Tom: 2-2Madagascar-Mali: 2-2.

Madagascar- Côte d’Ivoire : 6-2

Madagascar- Turquie: 2-3.

Madagascar- RD Congo : 1-3.

Madagascar- Portugal : 4-6.

Midi Madagasikara0 partages

Seha-pitaterana eto amintsika : Manome 72 ora ny fanjakana ireo mpitatitra

Mitaraina ireo mpitatitra amin’ny zava-manjo azy ireo noho ireo fepetra maro noraisin’ny fanjakana nefa mamoritra ireo mpitatitra kosa. Vokany, nanome 72 ora ny fanjakana ireto mpitatitra hamahana izany olana izany araka ny fanambaran’ireto mpitatitra. Ny anton’izao fanomezana fe-potoana ny fanjakana izao dia ny fahatsapan’ireto mpitatitra fa tena manararaotra loatra ny fanjakana amin’ny fakana vola eo amin’ny “Balance” amin’ny lalam-pirenena faharoa. 20.000 ariary isaky ny taonina no alain’ny fanjakana amin’ireo entana mihoatra ny 44 taonina nekena handeha amin’ny lalam-pirenena faha-02. Lafo loatra izany, hoy ireo mpitatitra sy ny tompon’ny kamiao, ka hangatahan’izy ireo ampidinina ho 10.000 ariary. Angatahan’izy ireo ampiakarina ho 50 taonina koa ny entana afaka mandeha tsy hakana sarany amin’ny “Balance”, satria saika izay avokoa ny lanjan’ny entana tonga avy any ivelany, hoy ireto mpitatitra entana. Ho azy ireo izay entana mihoatra an’io 50 taonina io no handoavana sarany amin’ny 10.000 ariary. Eo koa ny fidirana ao an’Antananarivo izay manomboka amin’ny 04 ora maraina, hatramin’ny 07 ora maraina ihany, ary ny fivoahana manomboka amin’ny 02 ora hatramin’ny 07 ora hariva ihany koa. Nambaran’ireto mpitatitra nihaona tamin’ny mpanao gazety ireto, fa 2.200.000 ariary ny saran’ny entana “container” iray 20’ miala eto Toamasima mihazo an’Antananarivo; izany anefa dia ialan’ny saran’ny solika mahatratra 1.650.000 ariary sy ny volan’ny mpamily sy ny mpanampy azy 60.000 ariary. Raha misy fahasimbana eny an-dalana nohon’ny fahasimbana sy ny haratsian’ny lalana, dia tsy misy raisina intsony ny tompon’ny fiara. Ankoatra izany dia olana ho an’ny fiara fitaterana ireto koa ny fametrahana ny “couvre feu” eny an-dalana. Saika tara avokoa ireo entana ahondrana eto amin’ny seranan-tsambon’i Toamasina vokatra izany. Manginy fotsiny ihany koa ny ataon’ireo mpitandro ny filaminana an-dalana amin’ny fanararaotam-pahefany.

Malala Didier

Midi Madagasikara0 partages

Patrimoine : Le « rija », un héritage des immortels du Betsileo

L’Isandra, une terre de pierres et de massifs

Peu connu, peu révélé, le « Rija » est un genre musical traditionnel issu des siècles de formation du royaume d’Isandra sur les terres du groupe humain Betsileo. Son histoire remonterait très loin, du temps des Iarivo, des « Tompontany »…

Le « rija », communément appelé bien plus tard « Horija Betsileo », serait né dans l’Isandra, un ancien royaume de la région Amoron’i Mania. Il s’agit d’un carrefour historique ayant abrité des vagues successives largement étalées dans le temps, où la tradition orale a entremêlé la présence de « Hova Merina », des nobles arabisés, et des Vazimba.

C’est dans le fief de Ralambo, ou Ralambovitao, un roi conquérant vers le 18ème siècle, que cette tradition musicale pratiquée encore aujourd’hui est née. Au 21ème siècle, cette zone géographique est plutôt réputée pour le « Zafindraony », un chant habituellement en a capella. Cependant, les différents groupes migrants ont laissé des traces, dont la source du « Isa ». L’aïeul du « Rija » a donc été le « Isa », un style chanté en a cappella également.

Au fil du temps, les pratiquants ont ajouté des clappements de mains. Le « kidodo » a ensuite été introduit. Après, du nom de « rija », il a été communément appelé le « Horija ». Un style moderne assimilé des dynasties plus tard par des groupes utilisant les instruments électroniques. Les noms les plus réputés de ce genre musical du temps des cassettes et CD restent Jean Emilien, Raprôsy… De véritables patrimoines, immortels et vivants, à Fianarantsoa et ses alentours.

Avant eux, les Edouard Razafilahy et Alphonse Rakoto, toujours vivants mais atteints de cécité, ont été des aînés incontournables. Des virtuoses et « stars » locaux du temps de la première République. Grâce à eux, la tradition a été respectée. Le genre a encore été pratiqué avec ses sonorités les plus proches de l’originel. Actuellement, rares sont les groupes à avoir réussi à garder cette sensibilité ancestrale. L’« Horija » subit un métissage inévitable.

Jean Emilien, un des gardiens de l’« Horija » aujourd’hui parmi les immortels.

Le génie Rabeniandro. Des villages comme Talatanampano, Befeta et d’autres encore continuent de garder la flamme du « Rija ». Sans doute, au grand bonheur de Rabeniandro d’Isandra. C’est encore la tradition orale qui remonte l’existence de ce génie du temps des premiers royaumes. C’est lui qui aurait introduit le « jejy voatavo » au « Isa », donnant ainsi le nom de « Rija ». Son style était une nouveauté à l’époque, dont la renommée a traversé les siècles.

Un dicton lui a même survécu, « Ny salamanga dia Rabeniandro no tiana ho hita », ou « Le Salamanga, c’est plutôt pour venir voir Rabeniandro ». Puisque le fameux ancêtre était un « mpandrombo », musicien des rituels du « bilo » ou « salamanga », il s’agit de rites sacrés de possession entre l’oracle et la divination. Cependant, les prouesses du musicien ont fait que les gens venaient assister aux cérémonies rien que pour écouter le virtuose Rabeniandro.

L’oralité a traversé le temps de l’Isandra, du « Rija » et de toute la région du groupe humain Betsileo, marquant la richesse historique de ce genre musical et la codification qui l’accompagne.

Maminirina Rado/Zo Toniaina

Midi Madagasikara0 partages

Tsy fandriam-pahalemana Toamasina : Mirongatra ny vaky trano isam-pokontany amin’izao

Mirongatra izay tsy izy ny vaky trano isam-pokontany amin’izao, ka ireo fokontany lavitra ny tanan-dehibe no tena lasibatra mafy amin’izany. Tra-tehaky ny FIP notarihan’ny komandany Rafaliarivo Jules ireo mpangalatra 05 lahy avy nanao ny asa ratsiny tokony ho tamin’ny misasak’alina, ny sabotsy teo. Raha ny fanazavan’ny FIP avy nanao fanadihadiana an’ireo andian-jiolahy tratra ireto, dia tranon’olona tao amin’ny “Pont Mainty” no nidiran’izy ireo. Ny fomba fanaon’izy ireo raha ny fanazavan’izy ireo tamin’ny polisy ihany dia mandondona trano aloha, ka raha tsy misy mamaly mandritra izay dia poirin’izy ireo amin’ny “barra à pince” ny varavarana, dia miditra an-keriny izy ireo ao amin’ny tranon’olona tiany hidirana. Tamin’ity tranga vaky trano tao amin’ny “pont mainty anefa dia henon’ny tompom-trano tsara ny fidiran’izy ireo tao an-trano fa ninia tsy niteny izy ireo fa nandefa someso tamin’ny FIP no nataony. Tsy ela akory taorian’izay dia tonga ny polisy ary tonga nanampy azy ireo teo koa ny fokonolona tao an-tanana. Raikitra avy hatrany ny fanarahan-dia sy ny fisamborana ka tratra tamin’izany izy 05 lahy namaky trano sy ireo entana avy nangalariny, tahaka ny “panneau solaire” sy ny “Batterie-ny” izay efa noeritreretin’izy ireo hamidy 5 alina ariary amin’ireo sahy hividy azy. Efa eo am-pelatanan’ny polisy ny raharaha izao ka ho hita eo ny tohiny, fa eo am-panaovana famotorana ry zareo.

Malala Didier

Midi Madagasikara0 partages

Antanimora : Mpiandry fonja sy gadra voan’ny Coronavirus

Tao anatin’ny herinandro izay dia samy mihorohoro tanteraka na ny mpiandry fonja na ny voafonja na koa ny fianakavian’izy ireo avy. Ny antony dia satria tongan’ny coronavirus koa ao an-toerana. Tao anatin’ny herinandro monja dia efa 12 ny olona voamarina fa tratran’io valanaretina io. Efa-dahy sy efa-bavy ary ny efatra ambiny kosa dia mbola miandry valin’ny fitiliana fa kosa efa nosokajiana ho toa ny voa, satria manakaiky be ny soritraretina ny fisehony amin’ireo olona. Natoka-monina avokoa ireo voafonja ireo, raha araka ny tompon’andraikitra ambony eo anivon’ny fonja. Loharanom-baovao hafa kosa no nahenoana fa isan’ny voa ny lehiben’ny fandraharahana ny fonjan’Antanimora ary nalaina maika tao an-toerana dia nentina notsaboina any amin’ny CCI Ivato. Voamarina izany ka ny alin’ny alatsinainy teo no nisehoan’ilay « évacuation sanitaire ». Isan’ny fepetra noraisina maika ao Antanimora ny fanokana-monina haingana ireo mitondra ny valanaretina. Ny iray tamin’ireo voafonja hatrany, no tsy maintsy nalefa ao amin’ny hopitaly Befelatanana. Vehivavy izay sady manana aretina amin’ny tosi-drà izy io. Fantatra koa fa voan’ny Sida ny iray amin’ireo lehilahy izay nidiran’ny Coronavirus. Isan’ny namparefo azy ny valanaretina voalohany voalaza, ary nanamora ny fidiran’ny valanaretina faharoa. Ny fonja no isan’ny toerana atahorana indrindra fa mora iparitahan’ny Covid-19 noho izy maro olona mifanakaiky sy mifampikasokasoka ao anaty toerana voafetra. Iaraha-mahalala anefa ny zava-misy amin’ny fonja eto amintsika dia ny fitazomana olona eo anivony mihoatra lavitra noho izay zakany. Efa tonga tanteraka eo anivon’ireny toerana ireny ankehitriny ny valanaretina izay tena ahiana hiparitaka raha tsy voafehy maika. Tany amin’ny fonjan’Arivonimamo koa dia efa nisy 396 natao fitiliana ary andrasana ny valiny. Tany Toamasina indray dia efa 31 ny isan’ny voafonja voa. Raha araka ny fanazavana dia vehivavy voafonja ka niteraka ary niverina tao no nitondra « voan-dàlana » Covid-19. Mila fehezina malaky izy ity mba ho fitsinjovana ny ain’ireo mpandraharahan’ny fonja sy ny voafonja. Tokony hajanona koa, toy ny misy maneran-tany, ny tsy fampidirana am-ponja ireo olona tsy atahorana ny hitsoaka. Voamarina rahateo fa ireo izay nofonjaina vao haingana no nitondra ny valanaretina.

D.R

Midi Madagasikara0 partages

Rugby : FTM au chevet de ses joueurs

Lors de la distribution des aides alimentaires à Ambodivona.

Le club FT Manjakaray donne le bon exemple à tous les clubs sportifs en cette période difficile qui met à genou les démembrements. D’autant plus que les aides de l’instance nationale se limitent au niveau de l’équipe nationale. En effet, les joueurs de Dakar ont réuni leurs forces et s’entraident pour réduire les charges de leurs coéquipiers qui se trouvent en majorité sans travail. Il s’agit encore d’une initiative de Kyle Ranto Rajaona, la deuxième ligne de l’équipe. « La première aide était destinée aux enfants de l’école de Rugby. Cette fois-ci, c’est au tour des grands d’avoir leur part. A travers la collecte de fonds que j’avais lancée auprès de mes anciens amis rugbymen et entre les membres de l’équipe, on a pu rassembler une somme de un million deux cent mille d’ariary», a-t-il fait savoir. Ainsi, une trentaine de joueurs évoluant au sein de l’élite fédérale et des membres du staff technique du club ont bénéficié de cette aide, notamment des produits de première nécessité (PPN). Chacun est rentré chez lui hier, depuis le stationnement d’Ambodivona, avec un sac en plastique noir contenant 14 kg de riz et 1 litre d’huile. « La solidarité comme cela compte énormément en cette période de crise sanitaire. Puisque les évènements sportifs ne sont pas encore autorisés, c’est ce geste qu’on pourrait faire en attendant », a ajouté le coach Rarivoson Heriniaina.

Par ailleurs, il a expliqué que les joueurs continuent toujours à s’entraîner individuellement pour maintenir leur forme jusqu’à la reprise du Championnat. « Malgré la situation, nous ne permettons pas à nos joueurs de rester inactifs en leur donnant des devoirs comme des exercices d’endurance et des séances de musculation. D’ailleurs, notre objectif pour la prochaine saison est de remporter à nouveau la coupe qui nous a échappé l’an dernier », a-t-il enchaîné. Le coach a expliqué que, chaque année, il y a toujours des joueurs qui partent à la retraite. De ce fait, de nouveaux joueurs renforceront la première division de FTM. Il faut croire que le club a toujours pensé à la relève.

Manjato Razafy

Midi Madagasikara0 partages

Un homme blessé par balle : Émeute contre les militaires à Ilakaka

Une situation comme cette crise sanitaire représente une occasion pour les forces de l’ordre de prouver leur professionnalisme et le respect de l’éthique et de la déontologie dans l’exercice de leurs fonctions. Pourtant, la réalité sur le terrain semble loin de cette attente.

Depuis le début de l’état d’urgence sanitaire, l’on remarque une série des bavures policières et militaires. Et ce, bien malgré les sanctions et les prises de responsabilités des trois ministères concernés qui procèdent à un assainissement et qui sont en train de tout mettre en œuvre pour rappeler à l’ordre leurs éléments. Pas plus tard qu’hier, une émeute s’est produite à Andohan’ Ilakaka suite à une bavure commise par un militaire qui aurait tiré sur un homme n’ayant pas porté de masque. La situation a dégénéré et la population locale est descendue dans les rues pour sanctionner ces éléments incontrôlés et pour mettre fin à ces mauvaises pratiques. A noter, à ce sujet, que cet incident à Ilakaka ne constitue pas un cas isolé. Pas plus tard que le week-end dernier, un autre militaire à Toamasina a violenté un homme de 62 ans qui refusait de mettre son masque car il était en train de manger quelque chose. Ce qui est évident car nul n’ignore que l’on ne peut pas continuer à porter son cache-bouche en mangeant. L’on attend désormais un rebondissement dans cette affaire car aux dernières nouvelles, la victime, ayant obtenu un certificat médical, a déposé une plainte au parquet du tribunal de première instance de Toamasina. En tout cas, le ministère de la Défense nationale s’est déjà excusé suite à ces deux affaires à Ilakaka et à Toamasina.

Victimes. Mais l’armée malagasy n’est pas la seule entité concernée par les bavures et excès de zèle dans l’application des mesures dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire. Pour ce qui est de la police nationale, les témoignages des victimes fusent sur les réseaux sociaux. Pas plus tard qu’hier, l’histoire d’un couple qui se serait fait racketter du côté d’Isotry a fait le tour de Facebook. Après avoir demandé au couple où il a pu acheter des boulons car, normalement, les quincailleries ne doivent pas ouvrir, des policiers auraient tenté de lui soutirer 100 000 ariary. Finalement, ce couple aurait payé 30 000 ariary. Nous utilisons le conditionnel car pour le moment, le ministère de la Sécurité publique ne s’est pas encore prononcé sur ce témoignage. L’on sait en tout cas qu’une enquête va être ouverte pour faire la lumière sur cette affaire.

Indiscipline. En tout cas, les hauts responsables des forces de l’ordre devraient prendre des mesures concrètes pour améliorer la situation sur le terrain. Il faut en effet reconnaître que ce n’est pas facile pour les éléments de terrain de garder leur calme face à l’indiscipline de la population. C’est tout à fait normal qu’on soit sur les nerfs quand on est au front pour faire face directement aux risques de contamination au Covid-19. En outre, parfois, les ordres reçus sont différents et changent à tous les niveaux. Depuis le début de cette pandémie, de nombreuses incompréhensions sont constatées notamment au niveau des barrages policiers à Antananarivo. Comme ce fut le cas, vendredi dernier, du côté de By-Pass où après 14h, l’unique agent en faction a bloqué la route d’Androndrakely vers Ankadimbahoaka à tous les véhicules. Cette initiative a provoqué un embouteillage monstre jusqu’à Iavoloha et sur la route d’Ankadindratombo. Pourtant, ce genre d’excès de zèle est courant depuis le début de la pandémie. Les Forces de l’ordre jouent un rôle crucial dans la gestion du Coronavirus, une certaine souplesse est donc de mise pour éviter les tensions en ce temps de crise. C’est aussi le moment de tester le respect de l’éthique et la déontologie dans les rangs des  » Tandroka aron’ny vozona « .

Davis R

Midi Madagasikara0 partages

Ambohimanarina : Mpamonjy didim-poitra am-polony noraofin’ny polisy

Rava ny « bal » … Noraofin’ny polisy avokoa ireo fitaovana fanamafisam-peo ary nosamborina sy nentina natao fanadihadihadiana tany amin’ny biraon’ny kaomisaria ireo olona rehetra tao.

Efa nilazana mantsy fa tsy azo atao ny fivorivoriana amin’izao fotoanan’ny fihibohana izao, mba tsy hanaparitahana ilay valan’aretina Covid-19, eny fa na dia ny lanonam-pianakaviana aza izany. Mbola nisy anefa ireo mafy loha ary mbola sahy nanatanteraka izany ihany teny amin’iny faritra Ambohimanarina iny. Famoran-jaza no natao tamin’io fotoana io, ny faran’ny herinandro lasa teo. Ekena tokoa fa ririnina izao ary maro ireo fomban-drazana tanterahin’ny maro rehefa vanim-potoana toy izao. Kanefa tsy mitombina ihany ny fomban-drazana izay tsy hita izay maharatsy azy, rehefa misy trangana valan’aretina mahafaty olona. Ireto fianakaviana teny Ambohimanarina ireto dia tsy nihanona fotsiny tamin’ny famitàna ny fomba, natao mangingina fa mbola nanohy tamin’ny fandihizana sy ny fanangonana olona be dia be. Notongavan’ny polisy tao ireto mpamonjy famoran-jaza ireto. Notapahina ny herinaratra, nogiazana ireo fanamafisam-peo isan-karazany ary nosamborina avokoa ireo olona efa nahatratra tany amin’ny 112 tany ho any tao an-toerana. Fifaliana no nokasaina natao kanjo famotorana tany amin’ny biraon’ny polisy no niafaràny.

Fa ankoatra ireo mpamonjy famoran-jaza ireto dia fantatra fa nisy mpirevy am-polony maro ihany koa voasambotra teny amin’iny faritra Ambohimanarina iny ihany sy tetsy Namontana. Nosamborina niaraka tamin’ny tompon’ny fivarotana moa izy ireo ny faran’ny herinandro teo hatrany. « Mitohy ny fampanarahan-dalàna ataon’ny polisim-pirenena hiarovana ny olom-pirenena amin’ny fiparitahan’ilay valan’aretina covid-19 »

m.L