Les actualités à Madagascar du Dimanche 21 Mai 2017

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Madagascar Sport auto. Jimmy de la FSAM and Co aggravent leur cas

Bravo les gars! En effet, il faut les féliciter car ils ont réagi exactement comme des coupables à qui il a été prêté un semblant de pouvoir. Et ils en ont abusé jusqu’à présent. Qui çà “ils”? Mais tout simplement Jimmy Rakotofiringa, président de la Fédération de sport automobile à Madagascar (FSAM) et son entourage immédiat ainsi que des dirigeants très avisés du club ACCT.

Article paru dans le quotidien Freenews avant l'intervention des copains proches du pouvoir de Jimmy Rakotofiringa

Or, qu’attendait-on d’eux? Qu’ils acceptent que leurs comptes financiers pour l’année 2016, dont de l’argent venant de la Fédération internationale de l’automobile (FIA), soient audités. Face à leur mépris, quatre licenciés de clubs ont déposé une plainte. Il s’agit de membres pilotes et/ou co-pilotes licenciés des deux plus grands clubs du sport automobile de Madagascar: la FMMSAM et l’ASACM. C’est alors que Jimmy and Co sont montés sur leurs grands chevaux et ont appelé à leur rescousse de hauts dirigeants dont les noms vous seront divulgués en temps voulu, hormis le Sénateur Hvm qui a repris ses esprits.... C’est à travers ces démarches qu’il a été découvert que Monsieur le donneur de leçon, Jimmy Rakotofiringa, n’était pas aussi clean qu’il voulait le faire paraître. Les documents suivants se passent de commentaires. Et il ne faut pas qu’il croit que le dossier est clos. Loin de là... Ignore-t-il le précédent Nivo Ratiarison dans le domaine de l’audiovisuel public?...

AMBARA FA MELOKA signifie: EST DÉCLARÉ COUPABLE et NIVADIKA FITOKISANA veut dire A ABUSÉ DE LA CONFIANCE

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En voulant gagner du temps, -pourquoi au fait?- Jimmy and Co ont soudainement frappé avec la “force” des lâches en interprétant à leur avantage le règlement intérieur. Je ne vais pas rentrer dans les détails de ce dernier.

Patrick Rabetrano, DTN (directeur technique national) et "représentant chargé de l'instruction". Et pourquoi pas un DTFN (directeur technique financier national) tant qu'ils y sont?

Seulement, les plaignants ont été signifiés qu’ils passeront en conseil de discipline (CODIS) le 29 mai 2017. Dans la foulée, le rallye Elf Michelin 2017 (20, 21 mai 2017) était organisé et les plaignants y étaient tous engagés. Et là, très mauvaise surprise! C’est à la veille du départ qu’ils ont reçu une notification les informant que leur licence de pilote étaient suspendues. Pour certains, l’huissier s’est même pointé à 5h et demie du matin. Quelle finesse, n’est-ce pas?

Rosa Rakotozafy, the right woman at the right place

Contactée, Rosa Rakotozafy a fait de son mieux pour régler ce problème fâcheux pour le sport automobile à Madagascar. Rosa Rakotozafy est Directeur du Sport Fédéral (DSF) depuis mai 2014. Sportive de très haut niveau, il est plus que normal qu’elle possède l’esprit sportif et le “Fair-play” dans les veines. Vraiment la femme qu’il faut à la place qu’il faut. Déjà au courant du problème, elle avait planifié une rencontre dans son bureau de toutes les parties concernées par l’affaire, pour le lundi 22 mai 2017.

Teddy a reçu cette "notification de retrait à titre préventif" la veille du départ du rallye alors qu'il se trouvait au PC

Or, mise au courant de cet empêchement - vraiment de dernière minute- à participer au rallye Elf Michelin de dernière minute, elle est réellement tombée des nues et à contacter Jimmy Rakotofiringa qui, pour sa défense, a répondu qu’il n’était pas signataire de la note de signification de suspension. “Quand bien même, a répliqué alors Mme Rakotozafy, vous êtes le président de la FSAM. Laissez ces licenciés prendre part à ce rallye et nous nous verrons, comme prévu, lundi”.

Peine perdue pour le DSF Rosa qui était bien en attente, dans la soirée du vendredi 19 mai à l’hôtel Ibis à Ankorondrano: la sanction n’a pas été levée. Ainsi donc, faisant fi du “Fihavanana” bien malagasy et au nom d’un pouvoir emprunté, Jimmy Rakotofiringa et le club ACCT ont condamné des licenciés sportifs avant même qu’ils aient été jugés et malgré les recommandations du DSF du ministère de tutelle. Effectivement, ils ne sont pas encore conscients de ce que ce dernier acte va avoir comme retombées...

Henintsoa Rakotomanga, ancien de la STAR, signataire de la "notification de retrait à titre préventif", du club ACCT; et qui sera également le président du CODIS du 29 mai 2017

Pour l’heure, la guerre est déclarée, il n’y a pas d’autres termes, et la réunion du lundi semble être tombée à l’eau. La FSAM vient de déclencher un mécanisme qu’ils ne pourront pas maîtriser. Déjà, des perspectives se tournent vers le tribunal à Anosy pour savoir de quelle manière, monsieur le signataire de la notification de suspension a quitté la société STAR... Et qui cherche, trouve toujours.

Jean Todt, président de la FIA, et Sandy, co-pilote licenciée de la FMMSAM

Enfin, les sponsors des participants empêchés arbitrairement à concourir le week-end passé -quoi qu’ils disent-, ont été avisés et la FIA de Jean Todt également informée. Tout çà, parce que ces messieurs cherchent à gagner du temps pour procéder à l’audit de leurs comptes financiers.

Non, messieurs le temps n’effacera jamais les crimes commis et vous ne pourrez jamais trafiquer des comptes enregistrés et facilement authentifiés. Enfin, sachez que l’orgueil est un péché mortel. Quant à moi, ils pourront toujours m’attaquer pour diffamation publique. A condition, évidemment, qu’ils arrivent à prouver que tout ce que j’ai montré et écrit depuis -et que j’écrirais encore-, n’est qu’un tissu de mensonges.

Pour résumer les derniers développements de cette minable affaire qui ternit le monde du sport automobile à Madagascar, voilà: Sur on-ne-sait quel motif, le club ACCT a demandé à ce que les plaignants soient sanctionnés. Ce, sur une recommandation de Jimmy alias BB, président de la FSAM.

Il semble bien que ce sont les licenciés et les clubs qui déboursent le plus pour faire tourner la FSAM

Puis, dans la foulée, le président du club ACCT, bafouant le règlement, a fait voter en AG (Assemblée générale) une suspension de 5 ans pour les licenciés plaignants. Finalement, il a renoncé à cette sanction en AG car c'était contre le règlement. En effet, un club à tiré la sonnette en rappelant que l'AG n'a pas de pouvoir disciplinaire, mais voilà-t-il pas que Jimmy BB annonce qu’un comité de conseil de discipline (CODIS) sera mis en place. Lequel CODIS ne repose sur aucun fondement réel. Et devinez qui en est le Président. Tout simplement le signataire, membre du club ACCT.

A la vue de ces tableaux, un expert-comptable comme le Filoha Rajaonarimampianina constatera que quelque chose cloche dans ces tableaux. Et c'est le but, l'objectif d'un audit que d'expliquer tout cela

Et ils croient dur comme fer que ce tour de passe-passe très “ady gasy” passera inaperçu. A présent, on verra bien qui, exactement, aura “contribué au désordre incalculable”. Les licenciés plaignants qui ne demandent que plus de transparence de la part d’un élu, ou moi journaliste qui informe le public, ou ce président de la FSAM qui, lui-même n’est pas clean et a des antécédents en matière d’abus de bien sociaux et de détournement de fonds, justement?

Jeannot Ramambazafy – 21 mai 2017

 

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Naivo Rahamefy: Un réalisateur pionnier de la TVM s’est envolé pour toujours

 

Il a eu 75 ans le 30 mars dernier et est décédé le 15 mai 2017 au Port-Marly en France. Il s’agit de Naivo Ranaivoarivony plus connu sous le nom de Naivo Rahamefy. Il mérite, de ma part, un hommage à la hauteur de sa vie bien remplie. Comme si c'était hier...

Réalisateur à la chaine nationale TVM (Televiziona Malagasy) de 1969 à 1982, Naivo Rahamefy a été formé au studio école de l’OCORA (Office de coopération radiophonique) devenu ORTF (Office de radiodiffusion télévision française) sis à Maisons-Laffitte, dans les Yvelines (78), près de Paris, à la fin des années 1960. Il était de la même promotion que Tsilavina Ralaindimby, Léon Razafitrimo, Gisèle Razafindrakoto, Olga Randrianatoavina.

Gisèle Rakotoarivony, en lunettes noires, entre Lucien Rajaonina et Jackie Andrianarisoa, épouse de Joachim du même nom

Parmi les tous premiers pionniers de cette télévision nationale malgache inaugurée par le président Philibert Tsiranana, le 24 décembre 1967, je citerai:

Louis Ménard, Gisèle Rakotoarivony, Lucien Rajaonina, Jackie Andrianarisoa, François Rakotobe, Gaby Rabesahala, Robert Vidue, Jocelyn Rafidinarivo alias Jean-Louis Rafidy, Jean Jack Ramambazafy, Gilles Boutiron (je me souviens très bien de ce géant au visage de bébé joufflu), Roger Mullet, Paul Randrianarivelo, Pierre Raynal (chef de la station à l’époque), Pascal Randriambololona, Guy Bernède, Jeanne Rasoanarimalala alias Rasoabakobako. Ensuite vinrent Naivo Rahamefy et... les autres. Il se peut que j’en ai oublié mais ils sont presque tous sur la photo ci-dessus, un peu floue mais c’est mieux que rien, non ?

C'est dans ce modèle de Peugeot 404 que Naivo Rahamefy circulait à Antananarivo. C'est aussi dans ce même modèle que le colonel Richard Ratsimandrava a été assassiné le 11 février 1975 à Ambohijatovo ambony. A proximité du collège Saint Laurent Ambohimanoro alors dirigé par Rakotovao Martin...

A l’époque, je me souviens, il roulait dans une Peugeot 404 noire et fumait comme un pompier.

Le beau Naivo «maditra» (le turbulent) était l’un des pionniers du film documentaire malgache et un grand complice du journaliste photographe décédé au Canada, Lucien Rajaonina (avec qui il a fait les 400 coups) et du journaliste de radio, grand écrivain, Latimer Rangers (à qui j'ai rendu visite la semaine passée), tous les deux également formés à Maisons-Laffitte.

Au-dessus de Naivo Rahamefy, il s'agit plutôt de Richard Claude Ratovonarivo, décédé le 11 août 2013

De 1982 à 1989, Naivo Rahamefy a été Directeur technique du Centre social Protestant de Djibouti. Puis il s’installe définitivement en France avec sa famille. De 1990 à 1993, il est monteur à la Télévision Française Antenne 2, pour le compte de Présence Protestante. Ensuite, il travaille dans plusieurs pays d’Afrique et c’est le silence... radio.

Le 25 mars 2003, de retour passager au pays, il présente à Antananarivo, "Iarivo indray Mihelatra" (dont la traduction est: Antananarivo en un battement d'aile). Au centre sujet: les évènements de 1947, Rainandriamampandry, plus particulièrement, et le MDRM (Mouvement Démocratique de la Rénovation Malgache) dont les chefs de file étaient: Joseph Ravoahangy Andrianavalona, Joseph Raseta, Jacques Rabemananjara, Gisèle Rabesahala, Ratsifehera Arsène, Rakotovao Martin, Andrianaly Georges, Rakotonirainy Georges, Rajaonah, Tata Max, Rakotoarison Augustin, Joël Sylvain, Bezara Justin, Ranaivo Jules, Raherivelo.

Puis il refait surface et réapparaît en public en 2007, lors du passage du groupe Mahaleo à l’Olympia à Paris. Il est pris en photo avec le peintre d’exception Clark Andriambelo, un ami commun, décédé le 16 septembre 2014, sur qui il a réalisé «Les couleurs de mon âme», film documentaire de 18 minutes.

«Une tentative de portrait d’un ami disparu», selon les propres termes de Naivo Rahamefy

Avant sa disparition, Naivo Rahamefy avait en tête, le projet d’un film de fiction reposant sur les aventures d’IKotofetsy sy Imahakà qu’il a défini comme «deux mecs qui ont choisi délibérément le clan du mal».

IKotofetsy sy Imahakà sur agir.avec.madagascar ICI

Ce projet ne verra pas le jour de son vivant, mais je suis certain qu’il sera réalisé par ses enfants, tôt ou tard. Cela pour perpétuer un héritage de professionnalisme et de savoir-faire authentiques et pour honorer la mémoire de leur père.

Il faut alors savoir que, parmi les enfants de Naivo Rahamefy, Eva Knauth, née Rahamefy, est écrivaine et Lizah Ranaivoarivony, monteuse de film professionnelle.

L'aïeul commun du côté maternel, cité plus haut. Il est de notoriété publique que pour les enfants, les parents du côté maternel sont plus proches que ceux du côté paternel

Enfin, pour que leurs racines malgaches ne disparaissent jamais, les descendants de Naivo Rahamafy ne devront jamais perdre de vue que leur mère et grand-mère, Annick, est la fille de feu Rakotovao Martin, grande figure patriotique des évènements de 1947 à Madagascar.

En mon nom personnel, celui de mon frère Jean Jack Ramambazafy -journaliste doyen, pionnier retraité de la Tvm- et de l’équipe de madagate.org, j’adresse à toute la famille de Naivo Rahamefy, mes condoléances les plus profondes. En ce qui concerne ses obsèques, nous en saurons plus dans les jours à venir.

Jeannot Ramambazafy – 21 mai 2017

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Accident mortel: les internautes malgaches choqués

Le contenu d'une publication sur facebook dont l’intégrale est en dessous a choqué les utilisateurs des réseaux sociaux à Madagascar.
Cette publication raconte un accident d’un mini Cooper auquel le conducteur ne pouvait plus contrôler après avoir roulé à tombeau ouvert. Il tue deux jeunes femmes et d’un nourrisson. Le conducteur a tout de suite affirmé qu’« il a roulé lentement et a montré qu il était armé en cas de “justice populaire”. après plusieurs partage de la publication, on voit la rage des internautes en traitant le conducteur de tous les noms.
Madaplus.info1 partages

Les 4 X 4 et les députés…. Une autre histoire

Au début du mandat des députés du régime Rajaonarimampianina, il a été stipulé qu’il n’y aura pas d’octroi de 4 X 4.
Pourtant la semaine dernière, l’octroi de ces véhicules a été remis au tapis par des rumeurs affirmant que certains députés auraient déjà reçu un 4 X 4 de chaque. Mais, des conditions doivent être respectées pour être récipiendaire de ces véhicules de prédilection des parlementaires. En effet, il faudrait que les bénéficiaires apportent leurs soutiens au régime actuel. On se demande toujours si l’octroi de ces voitures est la priorité du moment. On pourrait faire un don de ces voitures pour les députés qui travaillent dans les zones difficiles d’accès.
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Sport auto - Rallye - Elf Michelin Team Berthin frappe fort

Vainqueur de l’avant-dernière manche du championnat de Madagascar 2016, un pensionnaire du team Berthin frappe d’entrée à la saison 2017. Il s’agit de l’équipage Lova-Lucas à bord de la Mitsubishi Evo x qui a enlevé la victoire au rallye Elf Michelin qui s’est achevé hier. Après trois jours de compétition spectaculaire, le fils de Berthin Randriamihaingo au volant de cette bête puissante a trusté la plus haute marche du podium.

Avec Lucas comme coéquipier, Lova a survolé le débat du début jusqu’à la fin de l’épreuve. L’équipage Team Berthin termine la compétition en roue libre en comptant plus de deux minutes d’avance sur ses poursuivants directs. « L’avance que nous avons acquise durant les deux premiers jours nous a permis de gérer à notre guise la dernière journée », explique Lova Randriamihaingo  à l’issue du rallye Elf Michelin, première manche du championnat de Madagascar 2017. De cette seconde victoire en quelques participations en rallye, le jeune Lova s’affirme comme un sérieux client pour les autres concurrents. Un statut de favori que les vainqueurs du rallye Elf Michelin balaient d’un revers de main. « Nous ne bataillons pas pour un quelconque titre. On essaie de se préparer minutieusement et d’accomplir ensuite un rallye parfait. La  victoire serait ainsi la cerise sur le gâteau », rétorque le jeune pilote qui apparemment ne veut pas encore porter le lourd fardeau d’un favori. Des 27 concurrents au départ, 17 équipages ont franchi le drapeau à damier. Ndrianja-Fanja (Subaru) et Tahiana-Tahiry (Subaru) forment le trio de tête tandis que Haja Danielson- Alain (Ssangyong) et Hariandry- Miangaly (Subaru) complètent le top 5 de la 2e édition du rallye Elf Michelin.Rata

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Foire internationale de Madagascar - Succès et innovations

La 12e édition de la Foire internationale de Madagascar (Fim) a fermé ses portes hier. Elle s’est déroulée au parc des expositions Forello, Tanjombato. Pour les organisateurs, ce salon a permis une fois de plus de valoriser les produits « vita malagasy », de promouvoir l’entrepreneuriat à l’échelle internationale. 

Durant cet évènement économico-commercial, la France et le Groupement des femmes entrepreneures de Madagascar (Gfem) ont été les focus. Le Gfem a été représenté par des femmes entrepreneures issues de différentes régions. Elles étaient venues pour exposer et commercialiser leurs produits. Pour les femmes entrepreneures de la Région de Vakinankaratra, la Fim constituait une opportunité afin de développer des relations commerciales et d’augmenter le nombre de clients. « Les offres spéciales « fête des mères » sur les bijoux  étaient particulièrement appréciées par les visiteurs», confie le responsable de la société Joyau.  Les exposants sont satisfaits de ces quatre jours du salon. A titre d’exemple, pour l’entreprise Vitafoam, la vente s’est améliorée au fil des jours. Du côté des visiteurs, la longue queue qui s’est formée pour l’achat du  « Smart Watch » a été observée durant tout le salon. De même, les démonstrations et la vente d’ustensiles de cuisine et d’équipements électroménagers par Shimono ont fasciné plus d’un. Pour le Groupe Sicam-Cfao Automotive, sa participation à la Fim 2017 a été une occasion de présenter la Peugeot 208 berline. L’anné dernière, le marché de l’automobile a stagné mais la vente évolue en fonction de la marque.  Pour Bia Madagascar, une société belge qui est présente dans une vingtaine de pays africains, sa participation à cet évènement a été une occasion de faire connaître l’entreprise, de représenter le secteur de la construction, l’équipement de gazon, le secteur minier. Selon le responsable de cette société, le secteur de la construction est actuellement en difficulté, mais les investisseurs veulent être présents au bon moment. Le retablissement de la confiance des investisseurs est nécessaire et pour cela, il faut avoir de la bonne volonté. 

D.H.R.

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Claudine Razaimamonjy - Incarcération à Antanimora dans 10 jours

Claudine Razaimamonjy franchira-t-elle finalement le seuil de la prison d’Antanimora ? La question se pose dans le contexte où son hospitalisation au service neurochirurgie de l’hôpital Joseph Ravoahangy Andrianavalona devra se terminer incessamment. En effet, l’arrêté ministériel numéro 4673 du 10/11/60 fixant le régime d’hospitalisation des détenus stipule dans son article 8 que « toute hospitalisation d’une durée probable supérieure à 45 jours doit être appréciée par une commission spéciale composée par le médecin-chef de l’hôpital concerné, le médecin-chef de la division de santé au ministère de la Justice, ainsi que de deux chirurgiens ». L’échéance précitée est donc la durée maximale autorisée pour un détenu hospitalisé. A défaut d’abrogation, le texte en question reste en vigueur sur tout le territoire malgache. D’ailleurs, le texte a encore fait l’objet d’une note de rappel au niveau du Tribunal d’Antananarivo, au mois mars 2004, et devrait « normalement » s’appliquer à tous les détenus incluant la conseillère spéciale d’Iavoloha. 

En principe, l’hospitalisation de Claudine Razaimamonjy s’est fait à partir du 23 avril étant donné que son retour à la suite de son « évacuation sanitaire » à l’île Maurice s’est fait dans la nuit du 22 avril aux environs de 23h 40, d’après le communiqué officiel du régime. Cela fait donc exactement 30 jours que la conseillère spéciale du Président est théoriquement sur son lit d’hôpital. Son hospitalisation devra donc prendre fin au début du mois de juin prochain et elle devra regagner la prison d’Antanimora où elle est censée se trouver depuis la décision de placement sous mandat de dépôt prononcé au niveau du Parquet de la Chaîne Pénale anti- corruption. 

Echappatoires

A l’approche de cette date butoir, la milliardaire pourrait user de deux options possibles dans l’unique but d’échapper à la prison. En guise de première échappatoire, elle pourrait demander une liberté provisoire bien que dans son cas, étant donné les charges de détournement de deniers publics, elle ne devrait pas en bénéficier. Nous avons déjà relaté dans nos colonnes que la belle-sœur de Riana Andriamandavy VII aurait déjà, par le biais de son avocat, entamé une démarche pour demander une liberté provisoire auprès de la Justice. En second lieu, elle pourrait prolonger son séjour à l’hôpital pour motif d’hospitalisation à longue durée. Un recours qui devra pourtant avoir l’aval de la commission spéciale suscitée dans l’article 8. Toutefois, il est à préciser que dans l’article 11, paragraphe 3 dudit décret, il est indiqué que « l’hospitalisation doit être dûment motivée et ne doit en aucun cas être une échappatoire à la détention ». Une 3e option envisagée par Claudine Razaimamonjy et ses compagnons de lutte au sein du Hvm se murmure également de manière officieuse mais reste encore à vérifier. Celle d’une nouvelle « évacuation » à l’île Maurice. Histoire à suivre de très près !

S.R. 

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40ème Anniversaire du « Toby Kristy Vaohombo » à Mangaoka : « Honneur aux valeurs chrétiennes »

« Je rends hommage aux valeurs chrétiennes et j’en appelle à toute la population d’honorer Dieu pour développer le pays. Si tout le monde est chrétien, les maux, comme la justice populaire, la corruption et les problèmes socio- économiques disparaitront de ce pays » C’est en ces termes que le Président dela République Hery Rajaonarimampianina s’est adressé aux chrétiens du « Toby Kristy Voahombo » à l’occasion de son 40ème anniversaire.

« C’était le 20 Mai 1977 que ce Toby a pris naissance dans cette localité de Mangoaka » selon les explications du Pasteur Rajakoba Daniel, sous la direction du pasteur-enseignant Razafiarison Emilien, assisté par d’autres enseignants comme Petera et Jaona. Ce lieu est un don du « Dieu Créateur » a-t-il poursuivi, avec une apparition de Jésus Christ, et Neny Lava d’Ankaramalaza faisait partie de l’équipe enseignante. « Nous avons toujours travaillé avec l’Etat » a ajouté le Pasteur Daniel Rajakoba, dans la mise en place des infrastructures.

Dans son homélie, le président du FJKM, Irako Andriamahazosoa Ammi a expliqué d’une façon très pédagogique l’idée maîtresse de cette célébration, tirée de la Bible, dans Philippiens 3-14 : « Je poursuis ma course vers le but pour remporter le prix attaché à l’appel que Dieu nous a adressé du haut du ciel dans l’union avec Jésus-Christ ». Il a prêché l’importance du courage et de la volonté dans l’atteinte des objectifs pour répondre aux problématiques de la vie.

C’est ce thème qui a inspiré le Président de la République dans son discours. Il a expliqué le rôle important des enseignants dans la chrétienté et la place prépondérante du FJKM dans le Toby Kristy Voahombo, ainsi que le rôle des « Mpiandry » dans la société chrétienne et a déclaré : « Je poursuis ma course pour faire respecter Dieu pour le bien de notre pays, le développement de notre pays pour que la population vive aisément dans ce pays. J’encourage le gouvernement à développer les régions défavorisées et en difficulté »

Pour conclure, le Président a interpellé le ministre des Travaux Publics à envoyer des techniciens pour la réhabilitation de la route qui mène au Toby, puis pour la construction de la toiture du temple. C’est le couple présidentiel qui offrira à la population ces infrastructures. Des dons ont aussi été remis à la population de Mangoaka : 30 sacs de riz ; 10 sacs de sucre ; 10 cartons d’huile ; 5 sacs de sel ; 7 sacs d’haricots ; 7 sacs de grains et des médicaments. Le couple présidentiel a offert au Toby, 10 millions d’ariary pour contribution aux diverses activités.

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Nitsidika ny FIM 2017 ny Praiminisitra Lehiben’ny Governemanta

Tonga nisolotena ny Filoham-pirenena Hery Rajaonarimampianina tamin’ny fitsidihana ireo tranoheva ny tsenabe iraisam-pirenena eto Madagasikara na “Foire Internationale de Madagascar” , andiany faha 17, ny delegasiona notarihin’ny Praiminisitra Lehiben’ny Governemanta Mahafaly Solonandrasana Olivier ny alahady 21 may 2017 tao amin’ny Zone Forello Tanjombato. Tonga nanotrona azy tamin’izany ny minisitry ny indostria sy ny fampandrosoana ny sehatra tsy miankina, Chabani Nourdine, ny minisitry ny filaminana anatiny, Andrianisa Mamy Jean-Jacques, ary ny minisitry ny asa sy ny fampianarana teknika ary ny fiofanana arak’asa,  Toto Raharimalala Marie Lydie.

            « Miara miasa sy manohana ireo ezaka ataon’ireo  tompon’andraikitra izay manomana sy mikirakira ny tsenabe iraisam-pirenena  ny fitondram-panjakana. Kitro ifaharan’ny fampandrosoana ny sehatra tsy miankina » hoy ny nambaran’ny Praiminisitra Mahafaly Solonandrasana Olivier.

 Hita tamin’ny fitsidihana natao fa vao mainka niroborobo ny fandraisana anjara. Tsy ireo mpandraharaha teto an-toerana ihany no nandray anjara, fa teo koa ireo avy any ivelany. Nitombo araka izany ny tranoheva, ka niakatra hatrany amin’ny 400 isa. Nanamafy ny lehiben’ny Governemana fa “ilaina ny fananana orinasa goavana sy orinasa salantsalany noho izy ireo miteraka asa sy mampandroso ny toe-karena”.

Anisany nampiakava ity andiany faha 17 ity ihany koa ny fandraisan’anjaran’ireo mpanao asa-tanana. “Ilaina ny mpanao asa tanana mba tena hanana traik’efa mba ahafahany manondrana ny entana any ivelany. Sarotra ny fifaninanana amin’ny lafin’ny tsena iraisam-pirenena amin’izao ka mila vonona amin’izany ireo mpanao asa tanana. Mila hofanina sy hanana toetra matihanina. Amin’izay fotoana izay dia afaka manondrana ny entana any ivelany izy ireo. Mampitombo ny harin-karena eto Madagasikara izany” hoy hatrany izy.  

Nambaran’ny Praiminisitra Mahafaly Solonandrasana Olivier fa “Zava-dehibe ny firoborobon’ny mpandraharaha avy any ivelany mandray anjara aty Madagasikara. Izay ilay atao hoe “intégration régionale”. Ilaina ny fifanakalozana traik’efa, sy ara-barotra satria izay no ahafahana mampandroso ny toe-karena”.

Niarahaba amin’ny fomba manokana ny tompon’andraikitra rehetra izay nikarakara ity hetsika ity, ny Lehiben’ny Governemanta satria fahombiazana no hita. “Tsy maintsy miara-dalàna hatrany amin’ny ezaka ataon’ireo mpandraharaha eo amin’ny sehatra tsy miankina ny fitondram-panjakana”.

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Football - D1 Ligue Analamanga - Une humiliation, une bonne claque pour l’As Adema

Le match des extrêmes ! Après avoir mené 1-0 à la 11ème sur une pénalité transformée par Jonah, capitaine de l’équipe, l’As Adema semble passé au travers du match. Les protégés de Raniry ont été humiliés et pris une bonne claque. Ils ont ramassé 4 buts à 1 face Elgeco Plus, hier, sur un doublé de Bela (21e, 48e) et un  but de Zola (67è) et Flavio (92e), lors de la 13eme journée de la ligue Analamanga.

Une victoire qui rassure déjà les Orange de remporter le titre cette année  avec 30 points sur son compteur. Après avoir laminé son dauphin, l’As Adema (27 points, sur ce score, le plus dur est déjà fait.  Tana Formation occupe la troisième place provisoire au classement tandis que le SabNam et le FC Tana restent  dans la zone de relégation avec 9 points et 5 points respectivement.  L’affrontement entre l’équipe de l’aéroport et le Tana FC, programmé jeudi 25 mai prochain, sera sanglant pour la 14ème  journée.  E.F.

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Kidnapping d’Yanish Ismaël - Le policier succombe à ses blessures

Le rapt d’Yanish Ismaël (26 ans),  le fils du propriétaire du groupe Smatp,  connaît un récent développement.  Hier, l’on vient d’annoncer la mort du policier d’une vingtaine d’années et qui fut grièvement blessé au cours de sa tentative de contrecarrer les ravisseurs le dimanche 14 mai dernier près d’un cimetière à Ankadikely-Ilafy. La victime détachée dans le service de sécurisation, a laissé une veuve et des orphelins. Le corps du  policier  fut presque truffé de balles lors de cette fusillade.

Il a perdu connaissance lorsqu’on l’a évacué à l’hôpital depuis, et jusqu’à ce qu’il a donc rendu l’âme hier matin. La Police a été atterrée par la disparition de son élément. Cette affaire risque également  de conforter la position de la France, qui s’est traduite par la fermeté de  son ambassade  envers l’Etat malagasy. Déjà l’ambassadeur de  l’Hexagone a exigé des résultats et des actions de la partie malagasy (Gouvernement),  et a  jugé le kidnapping d’Y. Ismaël d’inacceptable, comme d’ailleurs lors de ses maintes condamnations des précédents enlèvements de personnes de nationalité française résidant dans la Capitale malgache.Parallèlement, la Police observe un silence total sur les éventuelles révélations qu’aurait fait l’autre policier, rescapé à la fusillade.  Les deux membres des Forces de l’ordre ont formé les gardes rapprochées de la famille de l’ industriel indopakistanais. Pour le rapt d’Yanish Ismaël, la Police a encore dit n’avoir aucun élément à fournir concernant la situation de l’otage actuellement. Cependant, elle a formellement rejeté l’information de ces dernières heures et avançant que la victime aurait été relâchée par ses bourreaux. Ainsi, l’on constate que les affaires de kidnapping qui se produisent dans le pays ne cessent de faire de plus en plus de victimes et d’endeuiller des familles entières, et ce, dans des circonstances souvent cruelles et meurtrières. A part donc le triste sort réservé à ce policier garde-corps, le cas de la jeune Annie (14 ans), enlevée puis exécutée par ses ravisseurs l’année dernière à Toamasina suffit d’horrifier à jamais l’opinion locale. Affaire à suivre.Franck Roland

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Saison hivernale - Place à la circoncision

Bienvenue la saison hivernale, la fête commence ! Nettoyer l’impureté à la naissance ou encore se protéger des maladies, notamment l’inflammation du pénis mais surtout transformer ces petits garçons en vrais hommes sont les véritables causes de cette tradition ancestrale.

En ce temps-ci, les familles ayant des petits garçons entre 1 à 4 ans, en moyenne, procèdent à la circoncision. Il s’agit de la période propice à cette opération chirurgicale à Madagascar où le temps accélère la cicatrisation. « Mon premier fils a fêté ses 2 ans le mois d’avril dernier. Ainsi, moi et mon mari, nous avons décidé de le transformer en un vrai homme cette semaine. Par ailleurs, il va être inscrit à l’école au mois de septembre prochain qu’il ne faut pas attendre que la période d’hiver passe pour réaliser sa circoncision », a expliqué Santatra J., mère d’un petit garçon.  Dans la Grande île, cette pratique se fait avec une grande fête qui réunit toute une famille. Pour cela, il faut se préparer au niveau budgétaire. « L’opération va nous coûter 40 000 ariary. Ensuite, les nourritures et tout ce qui va avec durant la journée festive peuvent être facturés à 200 000 ariary d’après nos calculs. Et il ne faut pas oublier le plus important, son jouet, qui pourra se chiffrer à 100 000 ariary  », a-t-elle continué. D’après ses explications, du point de vue pécuniaire, la préparation a déjà commencé des mois à l’avance pour éviter les imprévus.  Par ailleurs, les Malgaches se contentaient auparavant des méthodes traditionnelles, moins coûteuses. Mais aujourd’hui, face à la mondialisation, ils se ruent vers la circoncision à l’américaine, demandant beaucoup plus d’argent. Compte tenu des dépenses y afférentes et de la pauvreté qui touche la population malgache, beaucoup profitent d’une circoncision de masse organisée par diverses associations humanitaires.  Rappelons que la vente des jouets devient en cette période un commerce prépondérant. Les mini-voitures allant jusqu’à la bicyclette ou une grande voiture téléguidée se commercialisent facilement pendant les mois de mai, juin, juillet dans la Grande île. L’achat de ces produits est nécessaire voire obligatoire pour amadouer ces petits garçons circoncis.  

Kanto R.

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Département américain du travail - 4 millions de dollars pour promouvoir la filière « vanille »

Appui financier dans la Région de Sava. Le Département américain du travail (« U.S. Department of Labor ») a accordé 4 millions de dollars au Bureau international du travail (Bit), afin d’appuyer Madagascar dans la promotion d’une filière « vanille » durable. Un appui qui se traduit surtout par la promotion du travail décent et l’éradication du travail des enfants dans le secteur « vanille » de la Région de Sava.

 En effet, en 2011, une étude initiée par le Bit a indiqué l’existence du travail des enfants dans le secteur « vanille », ainsi que les mauvaises conditions de travail des agriculteurs, facteurs affectant la compétitivité de la vanille malgache au niveau mondial. Des actions notables ont ainsi été entreprises par le Gouvernement de Madagascar et les opérateurs économiques avec l’appui du Bit. Parmi ces actions figure la signature en décembre 2015 du Code de conduite pour la lutte contre le travail des enfants dans le secteur de la vanille.  « Le Gouvernement américain a noté les efforts positifs déployés et les engagements des autorités et acteurs nationaux pour intensifier les actions déjà entreprises. D’où l’octroi des fonds pour ce nouveau projet baptisé "Soutenir les acteurs de la vanille au bénéfice des enfants" ou "Sava-Be" », a articulé le communiqué de presse. Lancé le jeudi 18 mai dernier, le projet s’étendra sur une durée de quatre ans pour assurer la poursuite des changements initiés depuis 2016, ainsi que la pérennisation des actions. Il sera mis en œuvre par le Bit, en partenariat avec « Sustainable Vanilla Initiative » (Svi). 

Lutter contre le travail des enfants

« Le principal objectif du projet est d’améliorer d’une façon pérenne les conditions de vie des communautés productrices de vanille, en s’assurant qu’il n’y ait pas de travail des enfants », a-t-on appris. Ainsi, la professionnalisation de la filière, l’encadrement et l’accompagnement de la situation de travail des enfants aux niveaux régional et local constituent les composantes du projet. Parmi ses objectifs figure également la mise en œuvre du Code de conduite afin d’améliorer les conditions de vie et de travail des agriculteurs opérant dans cette filière, en particulier celles des enfants, ainsi que de promouvoir une meilleure structuration et compétitivité de la filière  « vanille ».

Renforcement des capacités

Les capacités des différents acteurs seront renforcées pour une meilleure application des lois et des politiques de lutte contre le travail des enfants. Les autorités, les organisations d’employeurs et de travailleurs, les opérateurs économiques et la société civile seront impliqués dans la mise en œuvre de ce projet pour un secteur « vanille» durable.  La cérémonie officielle de lancement du projet a été honorée par la présence du chef de Région, du spécialiste de l’emploi au sein du Bit, du chef de la section politique et économique de l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique à Madagascar et de tous les acteurs du monde du travail et ceux opérant dans le secteur « vanille » de la Région de Sava. 

 T. Samantha

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Précipitation

Le ministère de l’Education nationale (Men) fait savoir que le changement qu’il entend apporter au sein de ce secteur débutera dès l’année scolaire prochaine 2017-2018. Il touchera, d’abord, le calendrier scolaire. Le changement total entrera en vigueur, entièrement et à plein régime, en 2020. Du coup, les parents paniquent en raison de ce brusque chamboulement. Les observateurs avertis redoutent la confusion entre vitesse et précipitation dans la démarche des techniciens du Men. 

D’aucuns ne nient pas, depuis toujours d’ailleurs, la nécessité et l’urgence du changement. Seulement, un tel constat ne nous pousserait pas à la précipitation conduisant, à terme, au précipice. Une urgence qui ne justifierait point le fait de brûler des étapes. Une habitude ancrée en un siècle ne pourrait pas être modifiée, par une baguette magique, en trois ou cinq ans. Le jeune roi Radama 1er (1810-1828), introduisit pour la première fois dans son royaume les écoles. Madagascar bascula de la langue orale à la langue écrite. Vers la fin de la royauté, le pays s’était doté d’un système d’enseignement, relativement calqué sur celui du Royaume-Uni avec comme langues du savoir, le malagasy et l’anglais. Il faudrait attendre le débarquement de la colonisation, en 1896, pour que les écoles et le système d’enseignement français fassent leur percée et connaissent l’essor et le boum voulus, et cela, jusqu’à la fin… tragique de la 1ère République.

A l’époque coloniale jusqu’aux années 70, l’enseignement, francisé, servit à « sculpter » des agents « à tout faire » de niveau élémentaire, tout au plus, secondaire, capables d’exécuter les ordres des « Vazaha », dans les manufactures ou bien dans les bureaux administratifs. L’établissement de formation Lemyre De Villers, de Mahamasina, en assurait le rôle principal. Si les responsables du Men, au jour d’aujourd’hui, entendraient mener un changement radical, comme d’autres l’avaient déjà fait avant eux, qu’ils se donnent le temps à bien peser et évaluer. D’abord, il faudrait fixer les objectifs humains à atteindre : l’enseignement pour QUI et POUR QUOI faire ? La population, les parents doivent avoir, ensuite, une idée claire sur le DEVENIR de leurs enfants, au moment où ils enverraient leurs enfants à l’école. De même, les élèves ont le droit de savoir où aboutiront les études qu’ils effectueront. Soyons clairs, ce n’est pas une affaire de quelques ateliers et d’une conférence nationale.

Ce n’est qu’après avoir décrypté les objectifs bien définis et acceptés par tous les acteurs et partenaires concernés qu’on devrait confectionner le contenu de l’enseignement. Des programmes suffisamment étudiés et surtout testés à tous les niveaux en commençant par la base pour en finir à l’université. La retouche du calendrier scolaire interviendrait en tout dernier ressort. Un changement total et radical exige beaucoup de travail minutieux et du temps suffisant. En France, le remodelage de l’enseignement touchant tous les niveaux d’études avait pris une quinzaine d’années. A Madagascar où le principe de la continuité d’Etat fait défaut, les responsables ministériels sont parfois tentés d’imposer, durant leur court passage, souvent, pour des raisons politiques, des changements que d’autres après eux risqueraient, plus tard, de modifier.

Le Men et ses collaborateurs au sein de ce ministère, en coordination avec ceux de l’Enseignement supérieur, pour mieux asseoir un vrai changement, devraient revoir leurs copies, entreprendre l’utile recadrage et éviter les pièges de la précipitation.

Ndrianaivo

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Campagne de vanille à Madagascar - Un enjeu de près de 5 700 milliards d’ariary

Hier, la réponse du Premier ministre Olivier Mahafaly Solonandrasana à la question relative à la présente campagne de vanille reste évasive. Celle-ci aurait à générer moins de 2 milliards de dollars au bas mot. Le kilo des gousses traitées a grimpé jusqu’à 2,4 millions d’ariary en ce moment si, pour le vert, la même quantité s’arrache à 300 000 ariary. Madagascar exporte annuellement entre 2 000 et 2 500 tonnes. Nos produits occupent environ 65 % du marché international, le pays étant le premier producteur mondial de vanille naturelle. Selon la « Public Radio International », 80 % de la vanille naturelle consommée aux Etats-Unis vient de la Grande île. Il n’est pas alors étonnant si le département américain du Travail (Usdol) a accordé 4 millions de dollars (12,4 milliards d’ariary) au Bureau international du travail (Bit) pour appuyer le pays dans la promotion d’une filière « vanille » durable, en particulier par la promotion du travail décent et l’éradication du travail des enfants dans le secteur « vanille » dans la Région de Sava. Le projet y afférent a été lancé jeudi dernier.

Fonds suspects

Le même jour, le Président Hery Rajaonarimampianina a tenu à Sambava une séance de travail avec les opérateurs de la filière dans la Sava. Il a été alors question de l’importance du respect et de l’application des lois, ainsi que des règlementations en vigueur. « Des mesures sévères seront prises pour mettre fin à cette pratique car il faut respecter, faire respecter, et protéger la qualité de la vanille de Madagascar », note un communiqué d’Iavoloha. Parallèlement, la presse nationale a rapporté l’existence de mouvements de fonds suspects à la Banque centrale de Madagascar. Des convois de fonds hautement sécurisés sont régulièrement vus partir d’Antaninarenina en direction de l’aéroport d’Ivato, d’où des vols spéciaux transportent l’argent à destination de la Sava. Le montant mobilisé tourne autour de 19 milliards d’ariary. Aucune précision n’est toutefois disponible sur les identités des personnes derrière ces opérations douteuses.

Evènements malheureux

Des événements malheureux en lien avec les tristement célèbres vindictes populaires dans la brousse sont constamment rapportés. Mais la recrudescence de l’insécurité relative à la campagne de la vanille promet de s’intensifier jusqu’à la fin de la campagne quelles que soient les mesures préventives et punitives annoncées par les autorités. La raison en est que le prix de cette épice, la deuxième plus chère au monde après le safran, ira toujours croissant.

Manou Razafy

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La présence de Andry Rajoelina avec les candidats-députés suscite une vive polémique

La descente du président de la République, Andry Rajoelina, dans les quartiers de la capitale hier, aux côtés des candidats aux élections législatives de la plateforme « Isika rehetra miaraka amin’i Andry Rajoelina » (IRD) a suscité de vives polémiques.

Le chef de l’État s’est rendu dans la journée d’hier au 4ème arrondissement et 3ème arrondissement de la capitale. Il a été accompagné respectivement du candidat-député Rossy, des candidates-députés Anyah (3ème arrondissement) et Lanto Rakotomanga (2ème arrondissement) et des membres du gouvernement.

La candidate de la plateforme au 3ème arrondissement, Anyah, rapporte même dans une publication sur sa page Facebook officielle de propagande que la population de Besarety va bénéficier de la réhabilitation des routes et des canaux d’évacuation annoncée par le président de la République lors de son passage dans ce quartier. Avec fierté, elle publie les photos de cette descente sur les lieux avec Andry Rajoelina. Il aurait inauguré un barrage au 4è arrondissement.

Dans ces deux cas, les dispositions de la loi organique N°2018-008 relative au régime général des élections et des référendums sont claires dans son article 61, alinéa 1 « Toute inauguration officielle est interdite pendant la durée de la campagne électorale ». L’alinéa 2 de ce même article précise qu’ « aucune annonce majeure liée à, ou visant à créer une perception favorable envers un parti politique, un candidat ou une liste de candidats ne doit être faite par l’Administration de L’État ou des Collectivités décentralisées pendant la période de la campagne électorale ».

Ces dispositions de l’article 61 de cette loi organique s’appliquent notamment lorsque les événements auxquels les candidats députés assistent ont été organisés par l’Administration. Dans le cas contraire, on reprochera notamment à l’Administration l’utilisation du pouvoir en faveur d’un candidat. Ce qui est surtout proscrit par les autres articles de la même loi, dans la section « Neutralité de l’administration et l’impartialité des services publics ».

Mais il s’avère que le président de la République aurait également agi de la même manière à Toamasina, en faveur de la candidate-députée de la plateforme IRD, Irmah Naharimamy. Cette dernière aurait été aperçue aux côtés du chef de l’État le week-end dernier en pleine campagne électorale. Ce qui a indigné la plupart des candidats de l’opposition et leurs partisans.

Une source auprès de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) qui requiert l’anonymat explique que « réagir et commenter ne suffisent pas ». En cas de constatation d’une violation de la loi par rapport aux élections, il faut rassembler les preuves et porter plainte auprès de la juridiction compétente à savoir la Haute Cour constitutionnelle (HCC). Et pour que la requête soit recevable, elle doit être déposée par le candidat de la partie adverse, qui se sentirait lésé par les pratiques du camp adverse.

« L’Administration prendra des mesures », selon Christian Ntsay

Le Premier ministre, Christian Ntsay a déclaré hier à Mahazoarivo que l’Administration qu’il dirige va prendre des mesures contre les fonctionnaires, civil ou militaire, et agent non encadré de l’État et des collectivités territoriales décentralisées qui participent à la campagne électorale. Les dispositions de la loi organique N° 2018-008 relative au régime général des élections et des référendums interdit à tout fonctionnaire, la participation à une campagne électorale en faveur d’un candidat.

« Ils sont soumis à des obligations de neutralité, de plein emploi et d’honnêteté », explique le chef du gouvernement, sans pour autant préciser les sanctions. Mais on se demande également si le chef du gouvernement va oser rappeler à l’ordre au moins les membres du gouvernement qui ont accompagné le Chef de l’État dans sa descente dans les quartiers de la capitale hier, aux côtés des candidats aux élections législatives, en pleine période de campagne électorale.

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73 communes du Grand Sud en état d’urgence nutritionnelle

Au 1er trimestre 2019, le système de surveillance nutritionnelle, mis en œuvre dans les districts du Grand Sud par le Ministère de la Santé publique avec l’Unicef a révélé une situation alarmante. 24 communes sur 154 sont en état d’alerte nutritionnelle, et 73 autres en état d’urgence. Le Sud est depuis de nombreuses années sujet à l’insécurité alimentaire et aux crises nutritionnelles récurrentes dus à sécheresse.

Les districts d’Ambovombe, Ampanihy, Bekily et Betioky sont les plus sévèrement touchés par les carences alimentaires et la malnutrition aiguë affectant, en premier lieu, les femmes et les enfants.

En 2018, les déficits pluviométriques et l’infestation de la chenille légionnaire, ont entrainé une perte de la production agricole de près de 60% dans huit districts du Grand Sud (Amboasary, Ambovombe, Ampanihy, Bekily, Beloha, Betioky, Taolagnaro et Tsihombe). Par conséquent, cette zone est en alerte selon le cadre intégré de classification de l’insécurité alimentaire d’octobre 2018 du Bureau national de gestion des risques et catastrophes (BNGRC).

C’est dans ce contexte que le groupe sectoriel de nutrition, qui a la responsabilité de coordonner les activités de préparation et de réponse aux urgences nutritionnelles dans le pays, va bénéficier cette semaine d’une formation de cinq jours dans la capitale sous le thème « La Nutrition en situation d’urgence ». Celle-ci est organisée par l’Office National de Nutrition (ONN), institution-chef de file du groupe sectoriel et par l’UNICEF Madagascar, co-chef de file, avec le soutien d’une experte venue tout spécialement du bureau régional de l’UNICEF à Nairobi.

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73 communes du Grand Sud en état d’urgence nutritionnelle

Au 1er trimestre 2019, le système de surveillance nutritionnelle, mis en œuvre dans les districts du Grand Sud par le Ministère de la Santé publique avec l’Unicef a révélé une situation alarmante. 24 communes sur 154 sont en état d’alerte nutritionnelle, et 73 autres en état d’urgence. Le Sud est depuis de nombreuses années sujet à l’insécurité alimentaire et aux crises nutritionnelles récurrentes dus à sécheresse.

Les districts d’Ambovombe, Ampanihy, Bekily et Betioky sont les plus sévèrement touchés par les carences alimentaires et la malnutrition aiguë affectant, en premier lieu, les femmes et les enfants.

En 2018, les déficits pluviométriques et l’infestation de la chenille légionnaire, ont entrainé une perte de la production agricole de près de 60% dans huit districts du Grand Sud (Amboasary, Ambovombe, Ampanihy, Bekily, Beloha, Betioky, Taolagnaro et Tsihombe). Par conséquent, cette zone est en alerte selon le cadre intégré de classification de l’insécurité alimentaire d’octobre 2018 du Bureau national de gestion des risques et catastrophes (BNGRC).

C’est dans ce contexte que le groupe sectoriel de nutrition, qui a la responsabilité de coordonner les activités de préparation et de réponse aux urgences nutritionnelles dans le pays, va bénéficier cette semaine d’une formation de cinq jours dans la capitale sous le thème « La Nutrition en situation d’urgence ». Celle-ci est organisée par l’Office National de Nutrition (ONN), institution-chef de file du groupe sectoriel et par l’UNICEF Madagascar, co-chef de file, avec le soutien d’une experte venue tout spécialement du bureau régional de l’UNICEF à Nairobi.