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Les actualités à Madagascar du Mercredi 21 Avril 2021

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Midi Madagasikara76 partages

Tourisme : Amélioration du savoir-faire, en pleine période de crise  

En période de crise sanitaire, le Programme Miatrika Covid organise des formations en mode virtuel pour ses bénéficiaires.

La nouvelle vague de Covid-19 représente un vrai coup de massue pour le secteur du tourisme. Néanmoins, ce secteur profite de sa traversée du désert pour renforcer le savoir-faire, en vue d’améliorer la qualité de services proposés aux touristes étrangers.

Le patronat, le salariat, les prestataires individuels et tous les autres acteurs du secteur du tourisme prennent un grand élan et se préparent à une relance, dès l’ouverture des frontières. Ces dernières semaines, les témoignages des bénéficiaires concernant l’utilité du Programme Miatrika Covid se multiplient. Mis en œuvre depuis le mois de janvier, le projet vise à maintenir les emplois de base dans les entreprises par le renforcement de compétences de base ; renforcer la capacité de mobilité professionnelle des travailleurs ; et renforcer les capacités des auto-entrepreneurs du secteur tourisme. Le weekend dernier, six sessions de formation ont été achevées, d’après les responsables auprès de la CTM (Confédération du tourisme de Madagascar), chargés de la mise en œuvre du Programme. « Près d’une centaine de bénéficiaires ont reçu leurs attestations de fin de formation, la semaine dernière. Des formations de Commis de cuisine, de personnel de chambre, de serveur-barman, d’accueil et communication, de langue, etc. Il y a également d’autres formations plus spécifiques, si l’on ne cite que celles sur la géologie et l’us et coutume pour les guides. Il faut noter que tous les acteurs du secteur du tourisme peuvent bénéficier du programme, en visitant la plateforme www.miatrika.mg. Jusqu’ici, les bénéficiaires du projet se montrent très satisfaits du programme ainsi que de ses impacts », nous ont-ils confié.

Témoignages. En effet, une porte-parole des bénéficiaires de la formation donnée par les formateurs auprès de Vatel, dans le cadre du Programme, a souligné que malgré leurs expériences professionnelles, la formation a apporté d’importants progrès et amélioration du savoir-faire. A noter que Vatel est reconnu à l’international pour les formations de cadres et de cadres supérieurs du secteur du tourisme. Pour cette fois, cet institut a initié le projet Fanorona avec la CTM, pour former les travailleurs de base et les acteurs opérationnels, afin de « répondre au besoin urgent du secteur et surtout pour l’intérêt de la nation et du secteur du tourisme », selon le directeur de Vatel Madagascar. Une optique également partagée par l’ESSCA, l’ISCAM et l’INSCAE, qui figurent parmi les nombreux centres de formation travaillant avec le Programme Miatrika Covid. D’après les informations, 250 sessions de formations seront organisées, visant à atteindre 5000 bénéficiaires. Il faut croire que ce programme de renforcement de capacité apportera de grands changements sur la qualité de l’offre de services touristiques à Madagascar, ainsi que la performance des travailleurs de ce secteur d’activité reconnu pour son caractère de pourvoyeur d’emplois et de devises.

Antsa R.

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Drame maritime à Sambirano : 7 morts et 4 passagers disparus dans le naufrage d’un boutre

Jusqu‘à hier en fin d’après-midi, les recherches pour retrouver les quatre personnes portées disparues dans le naufrage du boutre « Nany », survenu lundi 19 avril vers 15 heures au large de Sambirano, sont restées infructueuses. Le poste de gendarmerie de Sambirano l’a annoncé hier, pour répondre à nos questions sur l’évolution de la situation sur place. Vers 2 heures du matin ce même jour, le boutre, avec 35 personnes à bord dont trois personnes faisant partie de l’équipage, a quitté Maintirano pour rejoindre Tambohorano. Il s’est échoué à l’entrée de l’embouchure de Tambohorano. Le bilan fait état de 7 morts et 24 rescapés. 4 autres sont portés disparus.

Selon le témoignage d’un rescapé ayant réussi à alerter la gendarmerie de Sambirano, l’accident a été provoqué par la violence du vent et des vagues. D’après son récit, le bateau à voile de modèle antique a connu une panne de pompe avant son passage à cet endroit. L’équipage a alors arrêté les moteurs pour résoudre ce problème. Une fois la réparation faite, les marins ont repris la traversée. Mais l’incident s’est produit quand ils ont manœuvré pour franchir cette embouchure de Sambirano. Les moyens de communication, entre le capitaine et le matelot qui se charge du guidage de l’embarcation, ne fonctionnaient pas. Le vent soufflait très fort et la mer était très agitée, provoquant des vagues d’environ 6 mètres de haut. Le bateau a alors chaviré et a heurté un rocher. Le choc a brisé sa coque, laquelle s’est coupée en deux. Englouti par les vagues avec une douzaine de personnes, il affirme avoir vu un objet en forme de radeau devant eux. Ils se sont alors accrochés à cet objet qui les a amenés sur le bord de la mer. Ils ont ainsi pu s’en sortir. C’est à ce moment qu’il a eu le réflexe d’aller à la gendarmerie de  Sambirano pour raconter le déroulement des événements. Pour venir à la rescousse des naufragés, deux vedettes rapides ont été mobilisées par les gendarmes appuyés par des membres du ‘fokonolona’. Cette opération, qui a duré jusqu’à la tombée de la nuit, a permis de sauver 24 personnes, dont les 3 membres de l’équipage, ainsi que de récupérer 6 dépouilles. A cause de l’obscurité, les sauveteurs ont été obligés de suspendre l’opération et attendre le jour. Poursuivant les recherches le lendemain, ils ont repêché un autre corps, ce qui porte à 7 le nombre de victimes. Comme quatre personnes sont encore portées disparues, les recherches ont encore continué hier.

Des fonctionnaires en mission. Selon les informations, des fonctionnaires, dont trois gendarmes, étaient à bord de ce bateau. Ayant effectué un défèrement à Maintirano, ces éléments de force de l’ordre sont en route pour rejoindre leur unité à Besalampy. Parmi les personnes décédées, le premier porte le grade de GHC. Le deuxième, qui fait partie des rescapés, est un gendarme de deuxième classe. Portant le même grade que lui, le troisième figure parmi les personnes disparues. Mis à part ces gendarmes, une sage-femme et une déléguée d’arrondissement ont également péri dans ce naufrage. Cette dernière est décédée avec ses deux enfants. Il est à noter qu’à cause du mauvais temps dans la localité, l’APMF de Maintirano avait déjà refusé de donner l’autorisation de naviguer à cette embarcation.

T.M.

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Faliarivo-Ampitatafika : Le domicile du DG des projets présidentiels cambriolé, 4 suspects arrêtés

La technologie a de nouveau fait preuve de son efficacité dans le domaine de la sécurité. La nuit du 19 au 20 avril, le domicile du Directeur général des projets présidentiels (DGPP), Augustin Andriamananoro, à Faliarivo-Ampitatafika, a été cambriolé. Selon les informations, les malfaiteurs, qui ont pu s’échapper, ont dérobé plusieurs appareils de sonorisation dont un ampli-baffle, deux tables mixeurs ainsi qu’un poste téléviseur à écran plat. Avisés de ces faits vers minuit, des gendarmes du poste avancé de Faliarivo se sont immédiatement rendus sur place pour constater les faits et pour enclencher les poursuites. Procédant au ratissage des lieux, les éléments de force de l’ordre ont découvert une partie des objets volés par les malfaiteurs au nord de la cour de la propriété. Ils les auraient abandonnés à cause de la précipitation. Puisque le domicile est équipé de caméras de surveillance, les enquêteurs ont pu, par la suite,observer les images capturées par le dispositif. Les images ont révélé quatre malfaiteurs non identifiés en train de forcer la serrure de la porte de la salle cambriolée. Les gendarmes sont donc partis à la recherche des auteurs de cet acte. L’investigation a porté ses fruits. Arrêté le lundi matin même, les malfaiteurs ne sont autres que des habitants de la localité. Ils sont actuellement placés en garde à vue au poste avancé de Faliarivo. En effet, la gendarmerie a pu réaliser cette arrestation dans un très court délai grâce aux caméras installées par le propriétaire des lieux, étant donné la réputation de dangerosité du quartier où ce dernier habite. Malgré tout, le renforcement des patrouilles des forces de l’ordre dans la localité est fortement souhaité. Ce n’est pas normal de voir des bandits réussir à pénétrer aussi facilement dans le domicile d’une haute personnalité de l’Etat comme ce DGPP.

T.M.

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Journalisme : 73% des pays évalués dans une situation difficile, selon RSF

Le métier de journaliste n’est pas de tout repos.

Selon Reporters Sans Frontières (RSF), le classement mondial de la liberté de la presse, qui évalue tous les ans la situation de la liberté de la presse dans 180 pays et territoires, montre que l’exercice du journalisme, principal vaccin contre le virus de la désinformation, est gravement entravé dans 73 des 180 États du classement établi par RSF et restreint dans 59 autres, soit au total 73% des pays évalués. Ces chiffres correspondent au nombre de pays classés rouge ou noir sur la carte mondiale de la liberté de la presse, c’est-à-dire ceux dans lesquels le journalisme est dans une “situation difficile”, voire “très grave” et à ceux classés dans la zone orange, où l’exercice de la profession est considérée comme “problématique”.

Sources d’information. Le blocage du journalisme est révélé par les données du classement qui mesurent les restrictions d’accès et les entraves à la couverture de l’actualité. RSF a enregistré une dégradation flagrante de l’indicateur sur la question. Les journalistes sont confrontés à une “fermeture des accès” au terrain comme aux sources d’information, du fait ou au prétexte de la crise sanitaire. Seront-ils d’ailleurs rouverts après la fin de la pandémie ? L’étude montre une difficulté croissante pour les journalistes d’enquêter et de faire des révélations sur des sujets sensibles, en particulier en Asie et au Moyen-Orient, ainsi qu’en Europe. Le baromètre Edelman Trust 2021 révèle une défiance inquiétante du public envers les journalistes : 59% des personnes interrogées dans 28 pays considèrent que les journalistes tentent délibérément d’induire le public en erreur en diffusant des informations qu’ils savent fausses. Néanmoins, la rigueur et le pluralisme journalistiques permettent de contrer la désinformation et les “infodémies”, c’est-à-dire les manipulations et les rumeurs.

Principal garant. De son côté, le secrétaire général de RSF, Christophe Deloire, a déclaré que “le journalisme est le meilleur vaccin contre la désinformation. Malheureusement, sa production et sa distribution sont trop souvent bloquées par des facteurs politiques, économiques et technologiques, et parfois même culturels. Face à la viralité de la désinformation par-delà les frontières, sur les plateformes numériques et les réseaux sociaux, le journalisme est le principal garant pour que le débat public repose sur une diversité de faits établis”. Pour la cinquième année consécutive, la Norvège est classée au premier rang,  même si les médias ont mis en exergue un manque d’accès aux informations publiques sur la pandémie. La Finlande conserve sa place de deuxième, tandis que la Suède (3e, +1) retrouve sa place de troisième, perdue l’année dernière au profit du Danemark (4e, -1). L’édition 2021 du classement confirme donc une forme de “domination nordique” ou, sous un angle moins concurrentiel, de “modèle nordique”.

Recueillis par Dominique R.

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Contrôle de commerce : Un bâtiment de stockage de médicaments scellé par l’Etat

Le quartier d’Ambohipo est réputé pour l’expansion du commerce de rue de médicaments.

Trois ministères ont effectué une descente inopinée, hier, dans les quartiers d’Ambohipo et d’Ambolokandrina.

Face au problème de disponibilité de médicaments, surtout ceux utilisés pour le renforcement du système immunitaire et le  traitement de la covid-19 auprès des centres de santé et des officines réglementaires, trois départements ministériels ont effectué un contrôle de commerce inopiné hier. Il s’agit du ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, du ministère de la Santé Publique et du ministère de la Sécurité Publique. Ce contrôle conjoint a été mené suite aux instructions du président de la République, Andry Rajoelina, et a commencé par une descente à Ambohipo et à Ambolokandrina. En effet, ce sont des quartiers réputés pour l’expansion du commerce de rue de médicaments dans la Capitale, et ce, depuis des années.

Contrôle de prix. Ainsi, un bâtiment de stockage de médicaments qui est localisé à Ambohipo, vient d’être scellé par l’Etat. On y trouve de nombreux médicaments dont, entre autres, ceux utilisés pour le traitement du coronavirus et de nombreux antibiotiques. Dans la même foulée, le propriétaire, de ce bâtiment sous scellé, a également été arrêté par les éléments de la force de l’ordre. Toujours dans le cadre de cette descente inopinée, la délégation représentant les trois ministères a procédé au contrôle des stocks de médicaments pouvant être en corrélation avec la perturbation du circuit de distribution au niveau des officines réglementaires ainsi que le contrôle de leurs dates de péremption. L’objectif consiste à assurer la protection des consommateurs tout en luttant contre la concurrence déloyale. Il a été évoqué que cette opération se poursuivra afin de lutter contre le commerce illicite de médicament pour que la population puisse faire face à cette crise sanitaire liée à la pandémie de covid-19. Parlant du contrôle de prix des médicaments qui connaîtrait une hausse, le ministère en charge du Commerce et celui de la Santé travaillent actuellement en collaboration avec l’Ordre National des Pharmaciens et l’Autorité Nationale des Médicaments en vue de mener une étude visant à les maîtriser.

Navalona R.

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TIM et consorts - Appel à la rébellion en pleine crise sanitaire

Comme il fallait s’y attendre, le parti « Tiako i Madagasikara » et consorts choisissent encore le mauvais moment pour jouer les opportunistes. Alors que le pays plonge encore dans la crise sanitaire liée à l’épidémie de la Covid-19 et plusieurs compatriotes luttent encore contre la mort, Marc Ravalomanana et sa troupe n’ont pas trouvé mieux que de poursuivre leur quête insatiable du pouvoir.

 

Dans une récente déclaration diffusée sur les ondes du « Miara – manonja », ces opposants ont sans la moindre gêne appelé la population à contredire les consignes et mesures sanitaires établies par l’Etat. Sur cette lancée, les Hanitra Razafimanantsoa et consorts vont jusqu’à réclamer l’ouverture des écoles, des églises ainsi que tous les lieux de rassemblement tout en incitant leurs partisans à sortir dans la rue, faire du bruit afin de s’opposer au confinement total prévu le week – end prochain à travers une manifestation demain. Ils estiment que les centres de traitement mis en place par le régime n’ont aucune utilité alors que les familles de patients peinent à trouver des places pour leurs malades qui désirent s’y faire soigner. Bref, un appel direct et ouvert à la rébellion alors que la population est confrontée à la 2ème vague de l’épidémie. Une période d’autant plus compliquée par la présence du variant sud – africain.

Provocation 

Une fois de plus, l’Opposition verse encore dans la provocation. Faut – il rappeler les dernières épisodes de manifestations orchestrées par le camp « Miara – manonja » sous couvert d’excursion puis de compte-rendu parlementaire.  Cette fois – ci, il est clair que la stratégie qui se cache derrière cette démarche est de pousser le régime à commettre une maladresse. Comme d’habitude, les opposants surfent sur la vague en utilisant un sujet à polémique pour créer le chaos. La dernière controverse en date est celle relative à la fermeture des églises et des écoles. Ils instrumentalisent ainsi la frustration des propriétaires d’écoles et de certains fervents chrétiens pratiquants en faisant semblant de défendre leurs arguments. Au final, leur unique intention est pourtant de trouver une brèche pour attaquer le régime. L’on est même tenté de penser que l’Opposition souhaite fortement ou même aurait beaucoup à gagner dans la propagation des contaminations à la Covid-19 pour mieux acculer les tenants du pouvoir.

En tout cas, ces membres de l’Opposition savent pertinemment que le contexte d’Etat d’urgence sanitaire n’est pas le moment propice à ce genre de manifestation. Ils ne doivent donc pas s’étonner s’ils font l’objet de sanctions.

La Rédaction 

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Propagation de la Covid-19 et ses variants - L’entrée à Madagascar définitivement fermée

Afin de protéger les Malagasy d’une éventuelle entrée à Madagascar d’autres variants de la Covid-19 qui commencent à sévir à l’extérieur, les autorités malagasy ont pris une décision stricte, celle de fermer définitivement l’entrée dans la Grande île. Les passagers en provenance de l’extérieur ne sont plus autorisés à rentrer sur le territoire de Madagascar, peu importe leur provenance. La décision a été prise en Conseil des ministres hier. Autorisée sous certaines conditions, l’entrée de certains passagers sur le territoire national depuis l’étranger est donc dorénavant totalement interdite.

A contrario, pour les ressortissants étrangers bloqués à Madagascar, les vols de retour chez eux demeurent autorisés, indique le Conseil des ministres. Les avions qui viendront rapatrier ces étrangers devront cependant venir à vide dans la Grande île, comme cela a été imposé l’an dernier lors de la suspension des liaisons aériennes commerciales internationales. La mesure prise par l’Etat malagasy répond aux inquiétudes liées à la recrudescence des différents variants de la Covid-19 et plus particulièrement celui apparu au Brésil et qui commence à sévir dans plusieurs autres pays. Ce variant brésilien, appelé P1 est considéré comme plus contagieux, plus sévère et préoccupe surtout en raison de sa résistance aux vaccins contre la Covid-19. Aucun cas de contamination à ce variant n’a été dépisté à Madagascar jusqu’ici.

Fixation des prix effective

Le rapport du Conseil des ministres rapporte également la décision du Gouvernement de fixer le prix de certains médicaments nécessaires à la lutte contre la Covid-19 vendus au niveau des pharmacies. Une décision prise après des consultations entre le ministère de la Santé, le ministre du Commerce ainsi que l’Ordre des pharmaciens de Madagascar et les acteurs concernés. Aussi les prix des médicaments concernés seront affichés sur la devanture des pharmacies tous les vendredis. Ces prix seront réactualisés tous les vendredis, précise-t-on. Dans un communiqué paru hier dans la soirée, le ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat cite notamment le Lovenox, l’Azithromycine, Uvimag, Magné B6, Revitalose et les Vitamine C. Lors de son allocution de dimanche dernier, le Président de la République Andry Rajoelina avait annoncé que, pour lutter contre la hausse incompréhensible des prix des médicaments et pour renforcer la lutte contre le marché noir, un système de contrôle des prix des médicaments va être mis en place en collaboration avec le ministère de la Santé et l’Ordre des pharmaciens.

Centralisation de budget

Le Conseil des ministres autorise l’Etat à acheter directement auprès des producteurs locaux ou étrangers les intrants nécessaires à la lutte contre la Covid-19, et ce, dans une perspective de bonne gouvernance et dans un souci de transparence, afin notamment de ne pas passer par des intermédiaires qui seraient tentés de gonfler les prix. Le communiqué rapportant les décisions prises lors de cette réunion hebdomadaire des ministres mentionne également que le budget et les dépenses dans le cadre de la lutte contre le coronavirus doivent passer par le Centre de commandement opérationnel, doivent recevoir l’aval du ministre de la Santé publique et du ministre de l’Economie et des Finances et doivent avoir été autorisés par la Primature et la Présidence. Le Conseil des ministres annonce par ailleurs que les producteurs en provenance des localités autour d’Antananarivo approvisionnant les marchés d’Antananarivo sont autorisés à travailler et à circuler.

La Rédaction

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Institution - La HCC rend ses premières décisions

Encore dans l’attente de son nouveau président, qui devra être connu dans une semaine au plus tard, la Haute Cour constitutionnelle a néanmoins déjà rendu son premier arrêt. Ainsi, suite à la saisine de la présidente de l’Assemblée nationale, Ambohidahy a constaté la vacance de siège au sein de l’Assemblée nationale hier et a procédé au remplacement d’un député, suite au décès du parlementaire élu à Manakara.

Par l’arrêt, le second de la liste « Isika rehetra miaraka amin’i Andry Rajoelina » de la circonscription électorale de Manakara Région Vatovavy-Fitovinany, le candidat Bonaventure Ramaroson est proclamé élu député de Madagascar. Le nouveau député fera son intégration auprès de ses pairs d’ici quelques semaines pour la session ordinaire du Parlement. Pour rappel, le député Giscard Andriano est décédé le 12 avril dernier dans la Commune rurale d’Ankadikely Ilafy, District d’Antananarivo Avaradrano.

La Haute Cour constitutionnelle a également déclaré conforme à la Constitution la loi n°2021-001 autorisant la ratification de l’Accord de prêt relatif au financement du Projet d’appui à la gouvernance digitale et aux réformes de l’état civil et les identifiants Prodigy, conclu le 12 octobre 2020 entre la République de Madagascar et l’Association internationale de développement (IDA). Il en est de même pour la loi n°2021-002 autorisant la ratification de l’Accord de prêt relatif au financement additionnel du Projet de Développement urbain intégré et de résilience (Produir), dans le cadre du renflouement et de la restructuration du projet suite à l’activation des ressources CERC-MRI, signé le 18 décembre entre la République de Madagascar et l’Association internationale de développement  (IDA).

La Rédaction

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« Zéro coupure ! »

Coup de théâtre, le Président Rajoelina somme la JIRAMA à soumettre incessamment un plan de mise en œuvre garantissant le « zéro coupure ». En parlant de la JIRAMA et de ses caprices déconcertants, Rajoelina n’est pas à son premier coup de semonce. Lors de l’inauguration de la centrale hybride à Toamasina, le 24 janvier de la même année, le Chef de l’Etat s’en était pris publiquement à la JIRAMA. Il rejetait vertement le nouveau mode de tarification Optima. Franchement, le Président a craché sur la place publique ce que d’autres murmurent sous cape.  Vonjy Andriamanga a eu la sueur froide dans le dos.

 

Les interventions publiques du Président de la République Rajoelina Andry réservent toujours des surprises parfois cinglantes. Gare à celui qui se fait prendre ! Ce dimanche 18 avril, le numéro un du pays n’y était pas allé avec le dos de la cuillère pour tacler les coupures intempestives d’électricité et d’eau de la JIRAMA. En effet, l’indésirable délestage a fait des victimes parmi les cas graves traités de la Covid-19 dans les Centres hospitaliers de la Capitale, la semaine passée. Un déplorable épisode qui n’a pas laissé indifférent le Chef de l’Etat en personne.

Il a fallu qu’un cas extrême de ce genre se produise pour que le Sommet de l’Etat se décide enfin à taper sur la table. Oui, il fallait que JIRAMA tue des innocents en difficulté sanitaire pour que l’on prenne les dispositions pour stopper à jamais le calvaire enduré par le peuple de Dieu ! Le délestage de trop. Et le vase déborda ! Combien de fois n’avait-on pas crié au scandale pour dénoncer avec la plus grande fermeté les impacts nuisibles des éternels délestages en eau et électricité dans la vie des ménages et dans les unités de production. Les coupures devenues lot quotidien des usagers abonnés plongent la vie dans le noir et dans le dérangement total. Non seulement les usagers souffrent des services exécrables mais ils doivent ingurgiter l’amer à boire des factures trop salées. Tout le monde endure l’enfer imposé par l’imperturbable JIRAMA.

Qu’on se le dise, le départ prématuré du régime Bleu de Rajaonarimampianina retrouve l’une de ses  origines dans l’inobservance par les dirigeants politiques de ces énormités répétées d’Ambohijatovo, rue Rainandriamampandry, entendre siège social de la JIRAMA. Evidemment, le peuple souverain infligea une sévère sanction à l’encontre de Rajao, le premier responsable, de par ses manquements répétés aux engagements pris solennellement devant la Nation. En tout cas, c’est une première dans les annales des élections présidentielles en Afrique de devoir abandonner, avec humiliation et par la très petite porte, le pouvoir au bout d’un seul mandat !

Entièrement conscient du péril qui guette et évitant de subir la même « correction », Rajoelina Andry anticipe et prend la bête par les cornes. « Zéro coupure », les usagers ont patiemment attendu ce moment depuis belle lurette. Il n’est pas sans savoir que la JIRAMA, cette bête indomptable, est capable d’abattre tout toréador maladroit qui s’aventurera à le terrasser.

 Les pauvres concitoyens impuissants attendent de pied ferme de quoi demain sera fait. Ira-t-on revivre la dérive sans fin de la JIRAMA. Les dirigeants de la Société seront-ils enfin en mesure de relever le défi ?

Ndrianaivo

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Confinement week-end - Ouverture des épiceries du quartier jusqu’à 13h

La nouvelle mesure restrictive adoptée par le Président de la République Andry Rajoelina, dimanche dernier, entre en vigueur à partir de ce week-end. Le confinement total s’applique dans la Région Analamanga durant les deux derniers jours de la semaine pour freiner la propagation de la Covid-19. Ainsi, seuls les secteurs considérés comme essentiels poursuivent leurs activités.

Pour le cas du commerce, le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation Razafimahefa Tianarivelo et le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat Lantosoa Rakotomalala ont signé une note, hier, concernant les heures d’ouverture et de fermeture. Ils stipulent que « tous les commerces de produits de consommation courante ne sont autorisés à ouvrir à l’exception des épiceries du quartier ou « Tsenakely » dont l’horaire d’ouverture est limité jusqu’à 13 heures ». En revanche, l’interdiction d’ouverture pendant le weekend du confinement total s’applique également aux grandes et moyennes surfaces. L’approvisionnement en nourriture reste un besoin fondamental pour la population. Et, le Gouvernement encourage toujours l’envoi d’une seule personne, dans chaque foyer, pour faire les courses.

Contrôle

Outre les horaires d’ouverture, le ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat continue la vérification de prix et du stock des Produits de première nécessité (PPN). En plein état d’urgence sanitaire, nombreux sont ceux qui profitent de la situation pour gonfler les prix. Cette fois, l’institution élargit sa tâche au contrôle des médicaments. Réputé par la vente libre et la non-conformité aux règles de vente des produits pharmaceutiques, le quartier d’Ambohipo et d’Ambolokandrina ont été les premières cibles des représentants du MICA et du ministère de la Santé publique. Un magasin de stockage a été scellé pour non-conformité aux règles en vigueur. D’après les responsables auprès du MICA, cette surveillance et contrôle vont se poursuivre quotidiennement afin de protéger les consommateurs.  

Solange Heriniaina  

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Confinement total les week-ends - Des mariages civils avancés, d’autres annulés

Une nouvelle organisation s’impose. La décision étatique de passer au confinement total les week-ends dans la Région Analamanga, du moins pour les 12 prochains jours, a perturbé l’organisation tant des couples que celle des Communes et Arrondissements accueillant les mariages civils. A l’exemple du premier Arrondissement de la ville d’Antananarivo, 16 couples ont prévu d’officialiser leur union pour le samedi 24 avril prochain.

« Avec le confinement total qui s’applique dès samedi prochain, nous avons contacté ces futurs mariés qui ont déjà complété leurs dossiers. Ainsi, 8 d’entre- eux ont décidé d’avancer leur union civile pour ce jeudi ou vendredi. Les 8 couples restants ont opté pour l’annulation de leur mariage civil. Ils préfèrent attendre le déconfinement pour choisir d’autres dates qui tombent un samedi », fait part Arinosy Jacques Razafimbelo, délégué au maire dudit arrondissement, dont le bureau se trouve à Soarano. Cette nouvelle organisation, engendrant l’avancement ou le report des dates, s’applique également pour les mariages civils prévus le 1er mai prochain, 2è samedi de confinement total.

D’autres Communes ont aussi adoptée cette organisation dont celle d’Andranonahoatra Itaosy. « Le seul mariage prévu pour samedi prochain sera célébré demain, avec les 2 autres déjà au programme. Nous avons proposé la date du vendredi 23 pour ce couple, mais ils ont préféré le faire jeudi. Les 2 autres mariages prévus pour le 1er mai auront le choix entre le jeudi 29 ou le vendredi 30 avril, sauf s’ils veulent annuler », précise Hajanirina Rasamison, maire de ladite Commune de l’Atsimondrano.

Pour leur part, les mariés semblent soucieux. « Nous avons prévu de nous marier à la Mairie en septembre de l’année dernière, mais les impacts de la Covid-19 nous en ont empêchés. Le 1er mai 2021 est notre date finale, et voilà qu’Analamanga passe au confinement total. Jusqu’ici, nous avons encore décidé de le reporter à une date ultérieure, en attendant que la situation sanitaire s’améliore », nous confie H.A., future mariée résidant aux 67Ha. Pour ce jeune couple, tous les préparatifs ont été suspendus, même si les tarifs pour quelques prestations comme celle du photographe ou du traiteur ont déjà été réglés en partie. Contrairement à eux, d’autres ont décidé d’avancer les dates, malgré tout, en privilégiant leur union et en annulant la célébration avec leurs familles…

Patricia Ramavonirina

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Cimetière de la solidarité à Anosiala - L’Etat et les villageois se donnent la main

Les travaux de construction du  cimetière de la solidarité « fasan’ny firaisam-po », se trouvant au Fokontany Mandrosoa, Commune Anosiala et District d’Ambohidratrimo ont commencé, hier. Ils sont assurés par la Région Analamanga. D’ailleurs, les engins de terrassement sont déjà sur place pour aplanir le terrain, et aménager la chaussée menant à cet endroit.

De leur côté, quelques employés s’attelaient à la construction de la clôture. « Comme l’a annoncé le Président de la République, Andry Rajoelina, un enterrement digne sera offert aux personnes ayant succombé à la Covid-19. C’est pour cette raison que l’Etat a fait tout le nécessaire », avance le maire de la Commune d’Anosiala, Olivier Andriafaharintsoa Randrimihaja, lors de sa descente sur terrain. D’une superficie de 5 000 m2, ce cimetière est implanté au beau milieu d’un champ de manioc.Un terrain appartenant au ministère de la Justice.

Avant le début des travaux, les habitants du village se sont rassemblés. Ils envisageaient de faire une manifestation afin de contester le projet, mais finalement, ils se sont désistés. « Nous sommes comme des personnes indignes. Le centre pour les personnes amnésiques et les jeunes délinquants, c’est ici ( ndlr : Anosiala), le centre de traitement de la Covid- 19 y est également. Et dernièrement ce cimetière pour les personnes qui en sont décédées », soutient l’un des habitants. Selon le maire de cette localité, « Ces habitants s’inquiètent. Ils ont peur d’avoir mauvaise réputation au sein de la communauté, mais après s’être entretenu avec eux, leur doute s’est dissipé ». Ces gens sont conscients que c’est une grande aide qu’ils apportent aux familles des victimes, à la population malagasy et la Nation. « Ils ont aussi peur de contracter le virus puisque avant d’arriver à l’endroit où le cimetière est implanté, le convoi doit passer par le village. Et d’ajouter « Nous leur avons déjà expliqué comment se passe l’enterrement et le traitement des dépouilles avant d’en arriver là ».

A noter que la majorité des personnes décédées des suites du coronavirus ne sont pas inhumées dans leur caveau familial respectif. Elles sont enterrées soit quelque part soit au cimetière d’Anjanahary, pour Antananarivo.

Recueillis par Anatra R.

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Intempérie dans le Nord - La Tempête Tropicale « Jobo » s’éloigne !

Comme prévu par la Direction générale de la météorologie à Ampandrianomby, la dépression tropicale qui évolue au large de Cap d’Ambre s’est intensifiée en tempête tropicale avant-hier. Et elle a été baptisée Jobo par Météo Madagascar, mardi dernier à 18 heures locales. Et hier, vers 21 heures locales, son centre a été localisé à 226 km au Nord-Nord-Est d’Antsiranana.

Le vent moyen est estimé à 75 km/h avec des rafales autour de 95km/h. Elle s’est déplacée vers l’Ouest à un rythme moyen de 18km/h. Ce système est de petite taille et donc ne représente pas un danger pour Madagascar. La zone de vent fort (50 –60 km/h) devrait se concentrer sur mer le long des côtes Nord-Est jusqu’à hier en fin de matinée.

Le dernier bulletin émis par le service de prévision météorologique concernant ce système a par contre indiqué quelques cumuls pluviométriques modestes attendus sur le Nord associés à ces systèmes nuageux. Météo Madagascar continue de rassurer qu’il n’y a pas d’alerte cyclone à Madagascar.

Ce jour, les pluies persistent sur la moitié nord de l'île. De plus, il pourrait y avoir des crachins sur la partie Est des Hautes terres tandis qu'il va avoir des averses en fin de journée sur Melaky et Miandrivazo. Par contre, il fera sec sur les autres régions du pays. Pour demain, les précipitations continueront mais quelquefois par intermittence ou prenant un caractère d'averses sur Diana, Sofia et Sava. Le temps sera sec partout ailleurs.

Notons qu’après une cyclogenèse qui s'est déroulée entre Agalega et le Nord de Madagascar,  selon le blog de cyclone de l’océan Indien, ledit système traverse à présent les îles extérieures des Seychelles. « Jobo » devrait encore gagner en intensité et le stade de cyclone tropical pourrait potentiellement être atteint mais sans influencer la Grande île

Recueillis par KR. 

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Bilan Covid-19 du 19 avril 2021 : Onze décès et 404 nouveaux cas, dont 81,4%, à Analamanga

191 nouvelles contaminations pour Tana-ville pour la journée du 19 avril 2021, sur les 329 enregistrés à Analamanga. Sur l’ensemble du pays, il a été relevé 404 cas et 11 décès.

Petite baisse des contaminations en 24h et quelques décès en plus, ont été observés le 19 avril 2021 si l’on se réfère au dernier bilan quotidien diffusé hier, lequel rapporte 404 nouveaux cas de Covid-19 sur l’ensemble du territoire national, sur 1.603 tests. Soit un taux de positivité de 25,2%. Parmi les 404 cas, Analamanga en compte 329, dont 191 pour le seul district d’Antananarivo Renivohitra, le reste étant dans plusieurs autres districts d’Analamanga : Ambohidratrimo 43 ; Antananarivo Atsimondrano 65 ; Antananarivo Avaradrano 29 et Manjakandriana 1. La région Analamanga concentre ainsi 81,4% des nouvelles contaminations enregistrées le 19 avril sur l’ensemble du pays.

Décès, formes graves et guérisons. On déplore, par ailleurs 11 autres décès, survenus dans six régions : Analamanga 4, DIANA 3, SAVA 2, Anosy 1 et Ihorombe 1. Ce qui porte à 563 le nombre des malades n’ayant pas survécu à la maladie depuis le début de l’épidémie à Madagascar, en mars 2020.

Actuellement, 6.342 cas actifs sont en cours de traitement, dont 319 cas graves, traités en majorité dans les hôpitaux publics et les cliniques privées, lesquelles sont déjà saturées actuellement.

Au chapitre des guérisons, 274 patients ont été déclarés guéris de la Covid-19, relevés dans sept régions : Analamanga 203 ; Atsinanana 13 ; DIANA 13 ; Atsimo-Andrefana 26 ; Analanjirofo 9 ; Sofia 6 et Betsiboka 4.

Forme grave n’est pas synonyme d’issue fatale. Si la majorité des guérisons est issue des cas modérés et des cas asymptomatiques, il arrive également que des patients présentant une forme grave de la Covid-19 sortent de cette phase et finissent par vaincre la maladie. Une grande satisfaction pour les soignants, le patient et les proches. En général, la phase de rétablissement et de récupération physique prend plusieurs semaines, voire plusieurs mois, durant lesquels les exercices de rééducation respiratoire quotidiens, entre autres, sont primordiaux. Il arrive également que le coronavirus laisse quelques séquelles au niveau d’un ou plusieurs organes, nécessitant un suivi régulier.

Hanitra R.

 

Localisations des nouveaux cas du 19 avril 2021

 

Régions Nouveaux casAnalamanga329Atsinanana19Haute Matsiatra14SAVA13Vatovavy Fitovinany8DIANA7Atsimo-Andrefana4Analanjirofo3Androy3Alaotra Mangoro2Vakinankaratra1Atsimo-Atsinanana1

 

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Filière bovine : Implication du secteur privé dans les réformes

Une meilleure identification et traçabilité du cheptel bovin s’impose.

La mise en place du nouveau système d’identification et de traçabilité de la filière bovine se précise.

Dénommé Livestock Identification and Trace-back System (LITS) ce projet pilote est destiné, comme son nom l’indique, à mettre en place un système d’identification et de traçabilité du bétail, plus précisément du cheptel bovin à Madagascar. Une première table ronde des acteurs privés de la filière bovine a été organisée hier en visioconférence.

Démarche consultative

Une occasion pour les acteurs d’identifier les préoccupations, et les priorités communes, ainsi que de proposer des pistes de réflexion dans le but d’améliorer le futur de la filière et sa pérennité. Cette démarche consultative constitue en tout cas l’une des spécificités de ce projet piloté par le ministère de l’Agriculture et de l’Elevage pour une meilleure gouvernance de cette filière qui joue un rôle déterminant dans le développement socio-économique du pays. En effet, cette étape primordiale permet de recueillir les avis de toutes les parties prenantes, de formuler une perspective commune et d’aboutir à un consensus indispensable à la mise en œuvre de la réforme.

Dialogue fructueux

La SFI du groupe de la Banque mondiale a joué le rôle de facilitateur de ce premier dialogue fructueux, qui a permis à tous de s’exprimer et d’aborder des thèmes beaucoup plus larges touchant la filière tels que: l’alimentation animale, le suivi sanitaire des cheptels, la vaccination, la gestion de l’eau et des ressources de manière durable, la préservation et l’amélioration des races bovines malgaches incluant la gestion actuelle de reproduction ciblée, la sécurité liée à la filière dans les localités pastorales, la compétitivité du label malgache au niveau international en cas d’exportation. En tout cas , cette table ronde a été une première réussie dans cette démarche qui va révolutionner la filière bovine. Une dizaine d’acteurs majeurs de la filière y ont participé. On peut citer entre autres les abattoirs, les coopératives et les vétérinaires privés. La réunion d’hier fait suite à la table ronde des acteurs publics qui s’est tenue le 13 avril dernier. C’était en tout cas une occasion pour le secteur privé de démontrer son implication dans les réformes de la filière bovine.

R.Edmond

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Football-Orange Pro League : Des zones de turbulence en vue !

L’organisation d’Orange Pro League va connaître quelques perturbations dans les jours à venir. Le confinement imposé va en effet bouleverser un calendrier déjà malmené par les reports notamment pour les matches de Fosa Juniors depuis la fermeture de la liaison avec la ville de Mahajanga. Et cela ne va pas s’arrêter là puisque le confinement total est instauré durant le week-end à Tana. Tout est donc compromis car même si on décide de tenir les matches durant les jours ouvrables, le problème se poserait encore pour les clubs qui doivent rallier la Capitale ou se déplacer en province à cause des barrages sanitaires dressés sur nos routes nationales. De fait, les Clubs de Football de l’Elite à Madagascar vont accuser un gros retard par rapport au calendrier international et sur lequel a été basé sa conception. En vrai professionnel va-t-on dire même si les derniers incidents de Vontovorona lors du match Cosfa-JET Kintana montrent que ce CFEM aura encore du chemin à faire. Après trois jours en effet, on ne connaît pas encore les sanctions qui s’imposent. Comme la bagarre a éclaté après le coup de sifflet de l’arbitre Andofetra Rakotojaona, on ne pense pas qu’on irait jusqu’à remettre en question le score final de 2 à 2 même si c’est frustrant pour les deux formations. Une victoire des militaires leur aurait permis de se qualifier au play off. Tandis que JET n’aurait pas perdu l’espoir d’aller plus loin s’il a su préserver ses deux buts d’avance. C’est tout aussi simple que cela.

Clément RABARY

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Secrétariat général du Gouvernement : Indriamanga Miadatsanta prend les commandes

Passation de service entre l’intérimaire Elie Clément Rakoto et le nouveau Secrétaire général du Gouvernement.

Indriamanga Miadatsanta Rakotoarisoa prend officiellement ses nouvelles fonctions de Secrétaire général du Gouvernement. La passation de service s’est tenue, hier matin, au Palais de Mahazoarivo. Le nouveau numéro 2 de laPrimature avait déjà occupé plusieurs postes dans l’administration avant de débarquer à Mahazoarivo. Miadatsanta Rakotoarisoa a déjà occupé le poste de secrétaire général du ministère de l’Environnement et du Développement durable en 2019 après avoir été aux commandes, pendant une année, de l’Ecole nationale de la magistrature et de greffes. Récemment, ce magistrat financier de carrière, a été candidat au poste de Haut Conseiller auprès de la Haute Cour Constitutionnelle.  Cependant, il a perdu la course vers Ambohidahy et a très rebondit à Mahazoarivo pour prendre le relai de Rondro Lucette Razanadrainiarison Rahelimanantsoa qui a été, quant à elle, nommée par le président de la République et investie, depuis deux semaines, Haute Conseillère auprès de la Haute Cour Constitutionnelle.

Rija R.

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Société civile : Aristide Velompanahy tire sa révérence

Aristide Velompanahy était un enseignant-chercheur de carrière.

Aristide Velompanahy est mort à Paris, hier à 13h. L’information est vite relayée sur les réseaux sociaux après l’annonce officielle de Fizafato Europe sur sa page Facebook. En politique, son nom a beaucoup marqué les dernières années de la seconde République de Didier Ratsiraka. D’avril 1989 à août 1991, Aristide Velompanahy a été ministre de l’Enseignement secondaire et de l’Education de base, période  durant laquelle il a lancé le projet Crédit de Renforcement du Système Educatif (CRESED) qui a insufflé des réformes au niveau du système éducatif du pays, son domaine de prédilection. Il a mis fin à sa carrière politique avec la chute du régime Ratsiraka en 1991.

Néanmoins, malgré son retrait de l’arène, Aristide Velompanahy n’avait pas réellement quitté la scène publique et était devenu un membre actif de la société civile en mettant ses compétences et son expérience à disposition et au service des actions citoyennes durant des décennies. Il a été membre de la coalition des organisations de la société civile. En 2009, son association s’est alliée avec le KMF-CNOE, le groupement des entreprises franches de Madagascar, ainsi qu’à l’alliance des organisations de la société civile. Il est également intervenu en tant que médiateur durant la crise politique de 2009.

Cette disparition d’Aristide Velompanahy a davantage assombri le ciel des organisations de la société civile. Ces dernières semaines ont été marquées par la disparition de grandes figures de la société civile. La disparition subite de Mahamoudou Ndriandahy le 30 mars 2021 a beaucoup attristé les militants citoyens. Puis celle de Parfait Randrianitovina qui est également décédé le 13 avril dernier. « Grande fut notre consternation car nul d’entre nous n’aurait imaginé que ce solide gaillard, simple et affable, disparaîtrait ainsi, et d’une façon aussi terrible », a réagi le Sefafi après la mort de ce dernier.

Rija R.

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Journée mondiale du livre et du droit d’auteur : Echanges de livres au Madagascar Underground

Livres (photo d’archives)

L’auberge de jeunesse Madagascar Underground à Antsahavola propose aux amoureux des livres de s’échanger des ouvrages, mais aussi d’en discuter dans son bar à tisanes ce vendredi 23 avril 2021 durant toute la journée. Même les vendeurs de livres peuvent se rendre sur les lieux pour y exposer leurs ouvrages. Cette activité entre dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur. En effet, en ces temps difficiles où sortir de chez soi n’est pas conseillé, la lecture figure parmi les meilleurs moyens de s’instruire et de continuer à accéder à la culture. D’ailleurs, quelques entités, à l’instar de l’Institut Français de Madagascar, proposent à ses adhérents des plateformes en ligne pour profiter de milliers de contenus. Sinon, pour ceux qui ont envie de découvrir de nouveaux livres, le commerce de romans sur les réseaux sociaux commence à trouver preneurs parmi les internautes. Et si la connexion Internet le permet, divers sites web dédiés offrent également des livres au format numérique (e-book), disponibles à l’achat ou gratuitement, selon la politique de chaque plateforme.

Anja RANDRIAMAHEFA

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Cimetière à Sabotsin’Ambatofotsy : Les riverains font appel au président de la République

Les contestations des riverains de Sabotsin’Ambatofotsy, ont continué hier. L’enterrement qui devait se dérouler hier soir n’a pas eu lieu à cause des barrages des ‘fokonolona’. Même les forces de l’ordre, qui étaient sur place, n’ont pas réussi à dégager la route. Les représentants des ‘fokonolona’ ont rencontré la maire de la commune de Tsiafahy hier, comme convenu, mais la commune a réitéré que ceci constituait une nécessité pour l’État. Elle ne pouvait donc pas intervenir face à cette situation. En outre, la maire a essayé de convaincre les riverains, hier soir, de laisser les agents de BMH procéder à l’enterrement aux lieux indiqués, mais en vain. Les habitants de Sabotsin’Ambatofotsy n’ont pas accepté, depuis hier soir, et continuent leurs manifestations jusqu’à ce jour. En effet, ils ont lancé un appel au président de la République pour que celui-ci voit de près ce problème. « Nous n’accepterons jamais la mise en place de ce cimetière près de chez nous. Une lettre de doléance sera envoyée au président Andry Rajoelina et on espère qu’il considérera notre demande. En attendant, nous installerons un barrage pour éviter toute tentative d’enterrement ici »,  déclare d’un représentant du ‘fokonolona’.

Simultanément, hier matin, des éléments de la région d’Analamanga étaient sur place pour observer le terrain en question. Ils n’ont pas rencontré les contestataires. Les riverains confirment que les autorités n’ont pas eu le temps de les recevoir. Pour le moment, l’État n’a pas encore donné sa version des faits sur une éventuelle nouvelle décision. Implanter les deux nouveaux cimetières est une mesure d’urgence qui a été initiée par l’État. C’est à cause de l’interdiction de sortie des dépouilles mortelles des zones en quarantaine que l’État a pris la décision de construire des cimetières de solidarité par district, selon le président de la République.

Yv Sam

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Littérature : Rayan Izika : « Je raconte des histoires ordinaires de personnages ordinaires »

Le jeune poète-écrivain qui a toute la jeunesse devant lui.

Poète-écrivain, la plume du jeune Rayan Izika fait hocher la tête des passionnées de la littérature. Résident dans la partie septentrionale de la Grande Ile, ce jeune auteur est l’un des précurseurs de la littérature 2.0 dans la région. L’équipe de Midi Madagasikara a eu l’occasion d’interviewer Rayan Izika.

 Midi Madagasikara. Izika, c’est un nom original, est-ce votre nom d’artiste ?

 Rayan Izika. Oui je m’appelle Izika. C’est un prénom monté de toutes pièces par mon père et qui veut dire tout simplement Izy ka. Izika est un garçon qui essaye de garder de l’intérêt pour le monde, et il y parvient quand il se laisse fondre dans ce monde. Être au contact des êtres humains, aussi. Ça donne plus de substance à la vie, ça donne envie.

 Midi Madagasikara. Je vois que vous lisez beaucoup, qui est votre auteur préféré ?

 Rayan Izika. C’est John Irving. C’est un écrivain américain. Et c’est cocasse, parce qu’en vrai il écrit des romans fleuves. Des pavés d’une épaisseur qui me tiennent captif. Je trouve qu’il a le talent de raconter des fictions réalistes, tristes a priori, mais il les raconte d’une manière tellement drôle. Et c’est en cela que réside la beauté de son art, je pense.

Midi Madagasikara. Que racontez-vous dans vos livres ? Qu’est-ce qui vous inspire ?

Rayan Izika. Des histoires courtes. Qui concentrent la substance de moments captés sur le vif. Jusqu’à maintenant, ce que j’ai écrit de plus long, c’est une nouvelle d’une dizaine de pages. Je fais de la poésie également, assez formelle et calibrée. Les réseaux sociaux sont la plate-forme principale où je m’exprime. Ma page Facebook s’appelle Lohasaha mangina. Vous avez ici un exemple en matière d’histoire courte et un autre en matière de poésie. Les œuvres de mes amis peintres et photographes sont une source d’inspiration.

 Midi Madagasikara. Vos écrits sont brefs mais très profonds, des textes sommaires et souvent paradoxaux est-ce fait exprès ? Est-ce votre style ?

 Rayan Izika. Dans mes écrits, il y a souvent un rapport entre des personnages, qui ne sont pas forcément mentionnés ou qui se lancent dans une action subjective, un rapport entre eux donc et un certain milieu. Un contexte dans lequel ils évoluent, où ils se retrouvent engagés dans un périple assez succinct, assez court. La brièveté de mes textes se veut fonctionner à la façon d’un shot d’alcool, je crois. Il vous ancre dans la réalité par le choc sensoriel mais vous amène vers le fantasme et l’onirique. Je raconte des histoires ordinaires de personnages ordinaires. Mais j’essaye à chaque fois de faire en sorte que l’on ressente l’étrangeté, la beauté comme la laideur qui nous animent en filigrane. Je n’ai par ailleurs pas encore été publié. Je n’ai pas encore été édité par une maison d’édition. La nouvelle en format de dix pages dont je vous parlais précédemment a été présentée à un concours littéraire, mais avec la situation sanitaire, il n’y a pas eu de suite pour le moment.

 

 Midi Madagasikara. On vous voit dans certaines publications sur les réseaux sociaux ces derniers temps. Avez-vous un projet ?

Rayan Izika. Mon projet c’est de devenir un médium, c’est-à-dire un moyen d’expression, qui utilise l’écriture pour rendre l’humain un peu plus fier d’être humain. Nous sommes actuellement si honteux de nous-mêmes. Alors mon projet, idéalement, serait celui-là. Pragmatiquement, j’ai comme projet d’aller au bout de l’école doctorale en littérature sur laquelle je lorgne depuis quelque temps à l’Université d’Antsiranana. Et j’ai un roman en cours d’écriture aussi. Nous avons également une galerie d’art ici à Antsiranana, une association culturelle créée par Chamina Sebany et Kaliana Mahaly qui s’appelle le Loko. Les peintres locaux et régionaux y sont exposés. D’ailleurs, avec un illustrateur qui s’appelle Steve, nous avons un conte poétique illustré qui y est exposé. Ce tiers-lieu est en passe de devenir un carrefour culturel, dans la mesure où les artistes des autres régions qui passent par Diego viennent y déposer leur contribution. Souvent, des fresques murales, par exemple. On y a eu Catmouse, Mat Li, entre autres.

Propos recueillis par Iss Heridiny

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Développement rural : La route Ampitatafika-Antsahadinta reconstruite par le MATP

Réception provisoire du Lot 1 de la route réhabilitée sur l’axe Ampitatafika – Antsahadinta.

Un grand progrès au niveau social et économique. C’est ce que les communautés locales sur l’axe Ampitatafika – Antsahadinta attendent de la reconstruction de la route, menée par le MATP (Ministère de l’Aménagement du Territoire et des Travaux Publics). Hier, la réception technique provisoire du lot 3 du projet a été faite par les représentants du ministère, avec les autorités locales. Cette partie traverse trois communes, notamment celles d’Ampitatafika, d’Alatsinain’Ambazaha et d’Androhibe. « Le mauvais état de cette route a causé d’innombrables problèmes. On avait des difficultés à transporter les malades et les femmes enceintes, car très peu de véhicules pouvaient emprunter cette route. Nous remercions le MATP car ces problèmes sont désormais résolus. En outre, les paysans peuvent transporter leurs productions pour le commerce et la sécurité publique va certainement s’améliorer, grâce à la facilité des interventions. Nous avons constaté la haute qualité des travaux, certainement due aux contrôles stricts menés par le ministère de tutelle », a affirmé le maire d’Ampitatafika Ramparaoelina Rado, lors de la réception technique. Des propos appuyés par le maire d’Alatsinain’Ambazaha, qui a indiqué que 80% de la population dans sa commune sont des paysans producteurs, à la recherche de débouchés. Selon lui, le projet routier ne peut qu’améliorer le niveau de vie de la population, grâce au développement des sources de revenus.  A noter que la reconstruction menée par le MATP s’opère sur 5,5Km divisés en 3 lots, un budget de 573 millions d’ariary. Selon le directeur interrégional de l’Aménagement du territoire et des Travaux Publics d’Antananarivo, Solomanoro Andriamalalavonjy, le MATP est aujourd’hui strict, quant à la qualité et à la durabilité des routes réhabilitées. Après cette réception provisoire, l’entreprise chargée des travaux doit donc garantir que cette route ne subit aucune dégradation pendant au moins un an.

Antsa R.

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Drame maritime à Sambirano : 7 morts et 4 passagers disparus dans le naufrage d’un boutre

Le boutre ‘Nany’ a été complètement détruit.

Jusqu‘à hier en fin d’après-midi, les recherches pour retrouver les quatre personnes portées disparues dans le naufrage du boutre « Nany », survenu lundi 19 avril vers 15 heures au large de Sambirano, sont restées infructueuses. Le poste de gendarmerie de Sambirano l’a annoncé hier, pour répondre à nos questions sur l’évolution de la situation sur place. Vers 2 heures du matin ce même jour, le boutre, avec 35 personnes à bord dont trois personnes faisant partie de l’équipage, a quitté Maintirano pour rejoindre Tambohorano. Il s’est échoué à l’entrée de l’embouchure de Tambohorano. Le bilan fait état de 7 morts et 24 rescapés. 4 autres sont portés disparus.

Selon le témoignage d’un rescapé ayant réussi à alerter la gendarmerie de Sambirano, l’accident a été provoqué par la violence du vent et des vagues. D’après son récit, le bateau à voile de modèle antique a connu une panne de pompe avant son passage à cet endroit. L’équipage a alors arrêté les moteurs pour résoudre ce problème. Une fois la réparation faite, les marins ont repris la traversée. Mais l’incident s’est produit quand ils ont manœuvré pour franchir cette embouchure de Sambirano. Les moyens de communication, entre le capitaine et le matelot qui se charge du guidage de l’embarcation, ne fonctionnaient pas. Le vent soufflait très fort et la mer était très agitée, provoquant des vagues d’environ 6 mètres de haut. Le bateau a alors chaviré et a heurté un rocher. Le choc a brisé sa coque, laquelle s’est coupée en deux. Englouti par les vagues avec une douzaine de personnes, il affirme avoir vu un objet en forme de radeau devant eux. Ils se sont alors accrochés à cet objet qui les a amenés sur le bord de la mer. Ils ont ainsi pu s’en sortir. C’est à ce moment qu’il a eu le réflexe d’aller à la gendarmerie de  Sambirano pour raconter le déroulement des événements. Pour venir à la rescousse des naufragés, deux vedettes rapides ont été mobilisées par les gendarmes appuyés par des membres du ‘fokonolona’. Cette opération, qui a duré jusqu’à la tombée de la nuit, a permis de sauver 24 personnes, dont les 3 membres de l’équipage, ainsi que de récupérer 6 dépouilles. A cause de l’obscurité, les sauveteurs ont été obligés de suspendre l’opération et attendre le jour. Poursuivant les recherches le lendemain, ils ont repêché un autre corps, ce qui porte à 7 le nombre de victimes. Comme quatre personnes sont encore portées disparues, les recherches ont encore continué hier.

Des fonctionnaires en mission. Selon les informations, des fonctionnaires, dont trois gendarmes, étaient à bord de ce bateau. Ayant effectué un défèrement à Maintirano, ces éléments de force de l’ordre sont en route pour rejoindre leur unité à Besalampy. Parmi les personnes décédées, le premier porte le grade de GHC. Le deuxième, qui fait partie des rescapés, est un gendarme de deuxième classe. Portant le même grade que lui, le troisième figure parmi les personnes disparues. Mis à part ces gendarmes, une sage-femme et une déléguée d’arrondissement ont également péri dans ce naufrage. Cette dernière est décédée avec ses deux enfants. Il est à noter qu’à cause du mauvais temps dans la localité, l’APMF de Maintirano avait déjà refusé de donner l’autorisation de naviguer à cette embarcation.

T.M.

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CGM/GZ : Les artistes sur la scène virtuelle

Môssieur Njo fait partie des artistes à participer au meinOrt (crédit photo : Mialy R.)

Suite à l’annonce du confinement tous les week-ends, les artistes reprennent leurs droits sur les réseaux sociaux. Pour sa part, Cmg/Gz continue sa lancée sur le projet MeinOrt. Lancé il y a un an de cela, les vidéos continuent d’être diffusées sur leur page. Dernièrement, ce fut au tour de l’écrivain Môssieur Njo d’apporter sa pierre à l’édifice. Dans sa vidéo, l’homme de lettres a présenté son « autodafé ». Une vidéo conceptuelle tournée avec un téléphone qui met en scène une certaine émotion de l’écrivain qu’il a par rapport à l’état du livre et de l’édition à Madagascar. C’est aussi un émoi pour Ray Bradbury. Surtout à son livre Fahrenheit 451, à cette vieille dame qui choisit d’aller avec ses livres, et une sorte d’humour envers les films de super-héros qui envahissent nos imaginaires ces derniers temps.

Pour rappel, le Cgm/Gz a encouragé les artistes de toute discipline de l’art et de la culture en leur donnant une scène virtuelle accompagnée d’un soutien financier et pour cela, il s’est vu soutenir environ 100 artistes de tout le pays.

Zo Toniaina

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Secteur de l’énergie : Trois manifestations internationales pour attirer les investisseurs

Compte tenu de l’importance de ses ressources minérales, Madagascar accorde une importance particulière au secteur des mines, du pétrole et de l’énergie, pour tirer sa croissance. Dans les pays d’Afrique, il s’agit également d’une tendance généralisée. « Il faut investir davantage dans le secteur de l’énergie, pour favoriser l’essor économique ». C’est ce que soutient l’Africa Oil Power, qui devient aujourd’hui Energy Capital Power, selon la déclaration faite par ses dirigeants, lundi dernier. Cette transition représente l’engagement de l’organisation dans le futur de l’investissement, la durabilité, l’inclusion et la diversification énergétique. « Chez Africa Oil Power, notre mission a toujours été de raconter l’histoire de l‘énergie en l’Afrique et cela ne changera pas. Même si, avec les événements de l’année passée qui ont provoqué des perturbations aux proportions sismiques, dans les industries du monde entier, l’histoire l’a fait elle-même. Nous sommes ravis de nous repositionner dans un paysage énergétique et d’investissement encore plus vaste et de refléter l’évolution des priorités en matière de viabilité environnementale, d’inclusion, et de diversification énergétique. Notre vision pour l’avenir de l’Afrique est claire et notre engagement envers le continent est plus fort que jamais ; nous invitons la communauté énergétique africaine et mondiale à se joindre à nous pour redéfinir l’avenir de notre industrie », a déclaré Kelly-Ann Mealia, présidente d’Energy Capital Power. Cette entité a incité les investisseurs à participer aux manifestations qui se dérouleront en juin au Sud Soudan, en juillet à Washington et en octobre à Houston. Des événements au cours desquels, les différents pays pourront mettre en avant les opportunités qui se présentent.

Antsa R.

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Journée des travailleurs : Un 1er mai confiné ?

Les manifestations du 1er mai pourraient ne pas avoir lieu cette année.

La Journée internationale des travailleurs sera un samedi cette année, jour de confinement total si l’on se réfère à l’adresse du président de la république du 17 avril dernier. Ce qui pourrait poser problème chez les syndicalistes malgaches, surtout ceux des grandes villes comme Antananarivo, Toamasina, Antsiranana et Mahajanga.

«Nous, syndicalistes regroupés dans le « Randrambao sendikaly », avons toujours fait savoir que nous sommes contre le confinement. Nous avons toujours interpellé sur la nécessité de laisser les gens travailler à condition, toutefois, d’imposer des règles strictes et des sanctions sévères pour le respect des gestes sanitaires« . Ce sont là les propos de Barson Rakotomanga, Secrétaire général auprès du Syndicalisme et Vie des Sociétés (SVS) quant à la situation qui prévaut actuellement dans le pays, notamment, sur un probable confinement lors de la célébration de la Journée internationale des travailleurs. Tombé un samedi, ce rendez-vous annuel cher aux syndicalistes malgaches pourrait ne pas avoir lieu. « Comme la décision relative au confinement est politique, les autorités étatiques pourraient faire de la journée internationale des travailleurs une exception », avance Barson Rakotomanga.

Processus. L’entretien avec le Secrétaire général de la SVS a également permis de savoir que les syndicalistes ont déjà déposé une demande d’autorisation de manifester auprès de la préfecture d’Antananarivo. « Notre demande a été envoyée auprès du préfet d’Antananarivo il y a de cela un mois », fait savoir notre interlocuteur. Lui de renchérir « le 1er mai est la seule journée mondialement reconnue pour les travailleurs et syndicalistes. C’est un moment et une opportunité pour les syndicats de transmettre les messages auprès des travailleurs malgaches. Ce sera également une occasion pour nous d’interpeller les autorités étatiques sur les maux qui rongent le monde de l’emploi et du travail dans le pays, mais surtout de rappeler les diverses revendications non satisfaites jusqu’ici. Enfin, c’est une journée durant laquelle les syndicalistes avancent des solutions pour résoudre les différentes problématiques du secteur ». L’interview a, par ailleurs, été l’occasion pour Barson Rakotomanga de marteler leur « désapprobation du principe du confinement. Notre position s’explique par la simple raison que l’État ne peut pas garantir une vie décente des travailleurs en subvenant à leurs besoins durant la période définie », lance notre source. Avant de rappeler « les sept vagues de confinement que le pays a vécu l’année dernière étaient des preuves irréfutables de cette incapacité de l’Etat ».  L’idée de rester à la maison le 1er mai ne plairait pas aux syndicalistes malgaches. Reste à savoir si les autorités étatiques seront favorables à leur doléance.

José Belalahy

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Nosy Be : Olona 33 saika hiondrana an-tsokosoko any Mayotte

Sambo iray nitondra mpandeha an-tsokosoko indray no tra-tehaky ny Tafika an-dranomasina mpiandry sisin-tany. Nitondra olona niainga avy tao Nosy-Be izy ireo ary saika handeha hiondrana any Mayotte.

Makarakara loatra ny sisin-tany eto Madagasikara ! Hany ka ireo izay te hiditra dia miditra ary izay te hivoaka dia lasa mivoaka. Izay toe-javatra izay, izay efa tsapan’ny fitondram-panjakana fa nitera-doza ary efa nolazain’ny Filoham-pirenena fa anisan’ny nampiditra ilay aretina «Covid-19 variant» avy atsy Afrika Atsimo, no anisan’ny nanetsehana ny teo anivon’ny Foloalindahy, indrindra fa ny teo anivon’ny Tafika an-dranomasina, hiaro amin’ny fomba rehetra ny sisin-tany. Indrindra moa ny any amin’iny tapany avaratry ny Nosy iny.

Ankoatra ireo teratany vahiny miisa telo, saika hiditra an-tsokosoko teto amintsika, herinandro vitsivitsy izay, dia fantatra izao fa mpandeha am-polony maro indray, teo amin’ny 33 teo, araka ny fampitam-baovao azo avy amin’ny Ministeran’ny Fiarovam-pirenena, no saika handeha hiondrana an-tsambokely, ho any amin’ny Nosy Mayotte ary tra-tehaky ny Tafika an-dranomasina izy ireo ny alakamisy lasa teo, tao amin’ny fari-dranomasin’i Nosy Be. Saika hanatanteraka fiondranana tsy ara-dalàna ireto olona ireo, raha ny fizaram-baovao azo hatrany. Nogiazana avy hatrany moa ity sambokely ity ary nentina niverina nihazo ny sisin-tany ireto olona tratra ireto, niaraka tamin’ireo mpanamory ity fitaovam-pitaterana ity. Efa natolotra ny zandary any an-toerana izay tompon’andraikitra amin’ny fanadihadiana sy famotorana moa izy ireo.

Toeram-pilalaovan’ireo olon-dratsy, mpiray tambajotra ao anatin’ny fanondranana sy fampidirina olona an-tsokosoko any amin’ireo Nosy raharavavy tokoa, raha iny tapany Avaratra andrefan’ny Nosy iny. Miara-mahatadidy tokoa ny rehetra tamin’ny fanamborana ireo kaomorianina telolahy voasambotry ny miaramila hatrany tany amin’iny tapany Avaratra iny. Kaomorianina izay nilaza fa mpanjono kanefa, rehefa natao ny fisavàna dia tsy nahitàna taratasy milaza izany, ankoatra ny iray tamin’izy ireo, saingy efa lany andro ihany koa. Noahiahiana ho ao anatin’izany tambajotra izany izy ireo ary efa nosamborina sy natolotra ny tompon’andraikitra mahefa amin’izany, ho amin’ny fanadihadiana.

m.L

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Analalava : Lehilahy iray maty notapahin-doha

Nisy nampandre ny zandary tao Anjiamangirana ny asabotsy teo, tokony ho tamin’ny 7 ora hariva, mikasika ny faty olona any Anketsany, amin’ny toerana atao hoe Bemangazona, fokontany Andrafiabe, kaominina ambanivohitra Marovatolena, distrikan’Analalava. Sahabo ho 8 km atsinanan’ny fokontany Andrafiabe voalaza etsy ambony no nisy ilay razana. Ny ampitson’io tamin’ny 5 ora maraina dia nidina tany an-toerana ny zandary enin-dahy niaraka tamin’ny mpitsabo hanao ny fitsirihana ny razana. Araka ny voalazan’ny dokotera dia efa tokony ho telo andro teo no nahafatesan’io io olona io raha ny fahitana ny fahasimban’ny razana. Kapa antsy nanapaka ny tendany no nahafaty ilay olona ary nalevin’ny nahavaon-doza tao anaty lavaka tokony ho 5m miala ny vatany ny lohany. Fanatra fa mpamboly izy io. Araka ny voalazan’ireo tompon-kavana dia efa fantampantatr’izy ireo ny olona nahavita izao heloka bevava izao fa aorian’ny fandevenana izy ireo no nilaza fa hametraka fitoriana eny amin’ny biraon’ny zandary Anjiamangirana. Natolotra ny fianakaviana ny razana taorian’ny fitsirihana. Misokatra ny fanadihadiana.

Yv Sam

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Union Africaine de Judo : 44 fédérations africaines derrière Siteny

Siteny entouré de son équipe.

Les quarante jours en Afrique ont permis à Siteny Thierry d’unir la voix du judo africain. Il est sur la voie royale pour devenir le prochain président de l’UAJ.

A l’allure où approche la date de l’élection au sein de l’Union Africaine de Judo (UAJ) prévue du 18 mai 2021 au Sénégal, le soutien au candidat, Siteny Randrianasoloniaiko afflue des quatre coins du continent. De retour au pays après son périple africain de quarante jours, Siteny Randrianasoloniaiko est confiant de son élection à la tête de l’Union Africaine de Judo. Les déclarations de soutien se suivent et se ressemblent que ce soit au niveau des présidents de fédérations francophone, anglophone, arabophone, lusophone. « Tous les pays de l’Afrique du Nord et les Iles de l’Océan Indien sont derrière moi », nous a confié Siteny. Au cours de notre entretien téléphonique, plusieurs fédérations l’ont encore appelé pour confirmer leur soutien au candidat Siteny. A l’heure actuelle, elles sont 44 fédérations à avoir déclaré officiellement leur soutien. Et cette liste est loin d’être exhaustive à trois semaines de cette élection dans la capitale sénégalaise.

Rassembleur. Ce qui a motivé les présidents des fédérations africaines c’est la personnalité du candidat Siteny Thierry et ses relations sur la scène internationale. « Je ne peux diriger l’UAJ sans le soutien et la collaboration de toutes les fédérations nationales membres. Il faut que l’Afrique parle d’une même voix et s’unit. Il est temps de mettre fin aux différents clivages linguistiques et au statut de grande ou petite fédération. Notre programme est axé aussi sur la promotion et le développement de la discipline sur le continent », poursuit Siteny. Déjà les membres du comité directeur de l’équipe Siteny est très hétérogène avec la présence des différentes zones, des groupes de langue et la présence de la gente féminine. Autant dire que la candidature de Siteny réunit le judo africain. Les élections du 18 mai ne seront plus qu’une simple formalité. Après Ahmad à la tête de la Confédération Africaine de Football, Siteny pourrait être le second malgache élu à la tête d’une confédération. Une aubaine et une fierté pour toute une nation et tous les sportifs !

T.H

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Vaccination : une opération en bonne  voie

Madagascar est donc maintenant prêt à s’engager dans la voie de la vaccination pour enrayer l’épidémie de Covid-19. La décision a été prise et le choix de quatre vaccins fait en coordination des membres de l’académie de médecine montre que nos dirigeants ne tergiversent plus. Leur refus initial nous a fait perdre un temps précieux et nous a coûté très cher, mais comme on dit, il n’est plus question de ressasser le passé. La balle est dans le camp des autorités qui ont un choix difficile à faire et qui doivent faire aboutir ce projet vital pour la population malgache.

Vaccination : une opération en bonne  voie

Le pouvoir avait signifié son refus de la vaccination à cause des risques encourus lors des injections de doses de certains vaccins proposés. L’Astrazeneca avait été particulièrement incriminé après la survenue de thromboses chez quelques personnes vaccinées. Mais le nombre de décès était si insignifiant que les autorités médicales ont jugé le risque peu élevé. Nos dirigeants sont cependant restés inflexibles alors que l’initiative Covax était lancée et que de nombreux pays y ont souscrit. La deuxième vague de la pandémie a eu lieu et les premiers bénéficiaires du projet Covax ont eu leurs premiers lots de vaccins. Le Niger, le Ghana, la Côte d’Ivoire et plus près de nous les Comores ont commencé leur campagne. Madagascar, devant la gravité de la situation, a décidé de s’y mettre. Les autorités ont décidé de prendre de multiples précautions et de demander l’avis éclairé des membres de l’académie de médecine. Ces derniers ont fait des propositions. Un choix de quatre vaccins a donc été fait. Cependant, ce sont les autorités malgaches qui décideront de faire leurs commandes. La procédure va prendre un certain temps. Il est à noter que le choix est varié et il se fera en fonction des avantages et des commodités offerts. L’urgence est là car le nombre de personnes contaminées et de décès croît de jour en jour. Mais il ne faut pas se précipiter. On devrait être fixé dans un laps de temps relativement court.

Patrice RABE

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Antohomadinika : Mpanendaka roa lahy nadoboka am-ponja

Faritra mena amin’ny resaka tsy fandria-mpahalemana, fa indrindra ny resaka sinto-mahery sy fanendahana raha iny faritra Antohomadinika sy ny manodidina iny. Tsy vitsy ireo olona no mitaraina sy mametraka fitarainana eny anivon’ny pôlisin’ny kaomisarian’ny boriborintany fahefatra. Antony iray nahatonga ny fisafoana andro aman’alina eny an-toerana fa indrindra amin’ireo faritra voalaza fa ho tokotany filalaovan’izy ireo, toy ireo elakelan-trano sy ny toerana fiandrasana «bus». Ny faran’ny herinandro lasa teo, nandritra izay fisafoana izay indrindra no tra-tehaky ny pôlisy teo am-panaovana ny asa ratsiny ny mpanendaka roa lahy, 18 sy 34 taona. Araka ny fampitam-baovao azo avy amin’ny pôlisy hatrany dia isan’ireo tontakely rain-dahiny sy efa nokarohina fatratra izy roa lahy ireo, nampitondra faisana olona maro teny an-toerana sy ny manodidina. Natolotra ny Fampanoavana omaly izy roa lahy ireto ary fantatra fa nadoboka am-ponja avy hatrany etsy Antanimora.

Fa ankoatra izay, mpangalatra iray no tra-tehaky ny pôlisy tetsy Ambolonkandrina, omaly tokony ho tamin’ny roa ora maraina. Raha ny fampitam-baovao azo dia avy nangalatra vavahady vy ingahirainy. Nitsotra avy hatrany moa ity farany, tao anaty famotorana fa tena avy nangalariny izany vavahady izany. Notazomina eny amin’ny biraon’ny kaomisarian’ny boriborintany faharoa moa ity mpangalatra ity, miandry ny fanolorana azy eny anivon’ny Fampanoavana.

m.L

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Jazz : Décès de Désiré Razafindrazaka, président du festival Madajazzcar

Le festival Madajazzcar a permis de décrisper le jazz en le popularisant, un des fameux podiums jazz de 2003.Désiré Razafindrazaka, président du comité d’organisation du festival international Madajazzcar, en 2005.

C’est une perte immense pour le jazz malgache.  Désiré Razafindrazaka s’en est allé rejoindre à jamais les immortels de l’art national dans la nuit de lundi. Mais au-delà de la musique, il avait d’autres attributions. 

Désiré Razafindrazaka, l’homme aux multiples casquettes, est décédé dans la soirée du 19 avril à 59 ans. Les causes de sa disparition n’ont pas été annoncées, sa famille voulant probablement opter pour la discrétion dans ce malheur qui la frappe. Connu pour son amour du jazz, Désiré Razafindrazaka était encore président du comité d’organisation du festival international Madajazzcar avant son décès. Deux ans de coronavirus, durant lesquels, le festival a dû composer avec le contexte sanitaire. La plupart des Malgaches, surtout des Tananariviens, se souviendront probablement de lui à travers cet évènement majeur.

En plus de son statut de chef de file de l’un des plus grands festivals de la Grande Île, Désiré Razafindrazaka était un ardent défenseur du patrimoine malgache. C’est grâce à lui que l’association « Amis du Patrimoine de Madagascar » a pu être entendu à travers les débats nationaux à propos des  enjeux autour des biens culturels immatériels et matériels. Bon nombre d’étudiants de l’université d’Antananarivo sont aussi passés par ses cours. Il enseignait, notamment, la psychologie sociale. « Un jour, il m’a dit, des fois, il faut un peu oublier les grandes théories, va sur le terrain et renforce ta culture générale », se souvient un ancien étudiant de la faculté des Lettres et Sciences Humaines de l’université d’Ambohitsaina.

Il était aussi aux manettes de l’Afrobaromètre à Madagascar. Une structure panafricaine qui établissait des statistiques politiques et socio-économiques du pays. Ce qui l’a amené à intervenir dans des colloques ou des conférences sur la situation de la Grande Île. Il avait donc plusieurs cordes à son arc. Il serait quelque peu égoïste pour le milieu musical malgache de s’accaparer la perte de Désiré Razafindrazaka. C’est bel et bien dans plusieurs secteurs de la vie nationale que sa disparition laisse un grand vide. Les hommages ont plu dès l’annonce de son décès sur les réseaux sociaux. Rossy a salué un ami, « parmi mes producteurs avec Adrien et sa famille en France », témoigne le roi du Tapôlaka.

La chanteuse Lalatiana n’a pas manqué de le remercier pour ses réalisations dans le domaine de la musique malgache. L’un des meilleurs jazzmen de sa génération Njaka Rakotonirainy a rendu hommage, entre autres, à une personne ouverte sans distinction à toutes les générations de musiciens. La dépouille a été mise en terre hier au caveau familial à Anjanahary.

Maminirina Rado

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Etat d’urgence sanitaire : La HCC non consultée par le président

Le fauteuil de président est encore vacant à Ambohidahy.

Le locataire d’Iavoloha a juste demandé l’avis des présidents des deux Chambres du Parlement.

« La situation d’urgence, l’état de nécessité nationale et la loi martiale est proclamé, par décret pris en Conseil des ministres, après avis de la Haute Cour Constitutionnelle et du président de l’Assemblée Nationale Populaire ». En application de ces dispositions de l’article 2 de la loi n°91-011 du 18 juillet 1991 relative aux situations d’exception, le président de la République a consulté les présidents de l’Assemblée nationale, du Sénat et de la HCC avant de prendre le décret n°2021-390 du 03 avril 2021 proclamant l’état d’urgence sanitaire sur tout le territoire de la République.

Situation ambigüe. En revanche, le président Andry Rajoelina n’a pas consulté la HCC pour le décret n°2021-443 du 17 avril 2021 portant sur la prolongation de l’état d’urgence sanitaire pour une nouvelle période de 15 jours. D’après ledit décret, le président a demandé, en Conseil des ministres, l’avis du président de l’Assemblée nationale et du président du Sénat. Il ne s’est plus référé à Ambohidahy où la situation est plus ou moins ambiguë au lendemain de l’installation solennelle des nouveaux membres, la doyenne des Hauts Conseillers présents n’ayant pas rang de chef d’Institution.

Seconde prorogation. En effet, le président sortant est déjà parti alors que le président entrant n’est pas encore élu. Selon l’article 12 nouveau du Règlement intérieur, « dans les vingt et un (21) jours suivant l’installation de la Haute Cour Constitutionnelle, le doyen d’âge des Hauts Conseillers convoque les membres de la Haute Cour pour élire le président ». La cérémonie d’installation ayant eu lieu le 8 avril dernier, l’élection du président aura donc lieu au plus tard le 29 avril prochain au plus tard. Soit d’ici 8 jours. Une seconde prorogation de l’état d’urgence sanitaire pour une troisième période de 15 jours étant plus que probable, le futur président de la HCC sera consulté par le président de la République.

R.O

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CEPE et BEPC : Inscriptions repoussées

Le ministère de la Santé publique via la note de service numéro 2021/392-MEN/SG/DGES/DEXAMC vient de repousser, respectivement, les inscriptions aux examens du CEPE et du BEPC/2nde au vendredi 30 avril et vendredi 07 mai prochains. Une décision prise face à la situation épidémiologique actuelle d’après toujours le ministère de tutelle.

Recueillis par José Belalahy