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Les actualités à Madagascar du Dimanche 21 Mars 2021

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Eliminatoires CAN 2021 - Le Gouvernement malagasy utilise les gros moyens

Vu l’enjeu du match contre les Waliya, l’Etat malagasy mobilise les gros moyens en faveur de l’équipe nationale, les Barea de Madagascar. Un jet privé loué par le Gouvernement malagasy transportera les joueurs expatriés malagasy évoluant en Europe à partir de France vers l’Ethiopie. Un autre avion spécial de Seychelles Airways quittera le tarmac de l’aéroport d’Ivato, ce dimanche à minuit, pour amener la délégation malagasy composée de la staff, des joueurs locaux, du ministère et de la fédération pour rallier directement la ville de Bahir à 400km d’Addis Abeba en vue de la 5eme  journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2021.  

Ce même avion ramènera toute l’équipe vers Toamasina. Le Gouvernement malagasy ne lésine pas sur les moyens pour mettre toutes les chances du côté des Barea afin de décrocher le sésame pour Cameroun et les victoires pour les deux dernières journées des éliminatoires de la CAN.

« Toutes les dispositions relatives à ces matches sont déjà prêtes que ce soit pour le match en Ethiopie ou pour la rencontre à Toamasina contre le Niger. L’Etat malagasy a affrété deux avions spéciaux pour que les joueurs entament ces deux rencontres dans une condition optimale physiquement et mentalement. Pour éviter de quelconque incident, le Gouvernement a décidé de prendre ces mesures pour que les joueurs puissent honorer le match et continuent à faire rêver les 25 millions de Malagasy », explique Tinoka Roberto, ministre de la Jeunesse et des Sports aux médias, hier, dans son bureau.

Effectivement, grâce aux efforts fournis par la Fédération malagasy de football appuyée par la diplomatie de l’Etat malagasy, vis-à-vis de l’Etat français et aux clubs de la ligue 1 et la ligue 2, seuls cinq joueurs sur les 8 titulaires indiscutables à la CAN seront présents pour cette rencontre face à l’Ethiopie.

Quant au match amical de l’Ethiopie face au Malawi (4-0), Dupuis a répliqué que ce résultat ne fait que motiver les joueurs. « Car, il connaissent déjà la difficulté de la tâche qui les attend. Battre l’Ethiopie chez eux ne sera pas une mince affaire mais nous avons aussi quelque chose à mettre en valeur durant cette rencontre pour exploiter la moindre faille des Ethiopiens ».

Elias Fanomezantsoa

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Patients du Covid-19 - Le scanner nécessite une prescription médicale

Un outil primordial. Les patients du Covid-19 présentant le syndrôme de détresse respiratoire aiguë nécessitent un scanner thoracique afin d’évaluer le dégré de la destruction de leurs poumons. Afin de renforcer la lutte contre cette pandémie, le Président de la République, Andry Rajoelina, a informé, samedi dernier, durant sa déclaration à la Nation, que le scanner pour les personnes atteintes du coronavirus sera gratuit.

 

Pour exécution, le ministre de la Santé publique, Professeur Rakotovao Hanitrala Jean Louis a effectué une descente au Village Voara à Andohatapenaka, hier. Il a mis en place des dispositifs afin que l’utilisation de ce matériel médical ne soit pas excessive. D’après lui, seules les personnes ayant obtenu une prescription médicale, délivrée par les médecins, bénéficiera de ce scanner thoracique. « La réalisation du scanner thoracique est gratuite. Toutefois, ce n’est pas tout le monde qui pourra en bénéficier, mais les personnes qui ont le plus besoin, c’est-à-dire les patients qui présentent les formes graves du coronavirus », avance le ministre de la Santé publique.

Le scanner est un outil important dans le traitement approprié de la Covid-19. Effectivement, ceci pemet d’obtenir des données plus précises afin de connaître le taux de la dégradation des poumons et de diagnostiquer d’autres problèmes respiratoires. Durant cette occasion, le ministre a ainsi sollicité toutes les personnes ayant des symptômes de la maladie à rejoindre sans tarder les Centre de santé de base (CSB) et hôpitaux, habilités pour traiter le coronavirus. Du CVO « Tambavy » sera octroyé à tous ceux qui n’ont pas encore effectué un test et du CVO+ sera distribué gratuitement aux cas positifs.

Pour Antananarivo Renivohitra et Avaradrano, les 18 CSB II qui s’y trouvent peuvent tous prendre en charge les patients. D’autres CSB II comme celui d’Andoharanofotsy, Tanjombato, Fenoarivo, Itaosy Cité, Ambohimangakely, Ambohimanambola, Alasora sont aussi opérationnels dans le traitement de la Covid-19.  Tous les médicaments et consultations y sont gratuits. Pour les urgences, notamment durant la nuit, le CTC-19 Village Voara Andohatapenaka est ouvert 24h/24.

Recueillis par Anatra R.

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Disparition d’un bébé à Sambaina Manjakandriana - Trois personnes bientôt devant le Parquet

Le kidnapping, puisqu’il s’en est agi ainsi, d’un nourrisson d’à peine un an à Sambaina Manjakandriana, connaît un recent rebondissement. Bientôt, trois suspects seront déférés au Parquet, et ce, à la suite de leur arrestation par la Brigade criminelle (BC). La jeune domestique de 20 ans de la famille du bébé, figure dans la liste des individus potentiellement impliqués dans cette affaire. Car il faut dire que c’est la jeune femme qui l’avait emmené avec elle, avec un objectif diabolique dans la tête. Notons au passage que le 19 mars dernier était l’anniversaire du bébé, qui a donc désormais un an. Du coup, la BC, bien que l’affaire soit déjà entre les mains de la Brigade de gendarmerie de Manjakandriana, a été saisi d’office. Et pour cause, la victime est encore mineure.

 

Les circonstances du kidnapping, qui n’a donc duré que quelques heures, sont dignes d’un film policier. Enlevé autour de midi mercredi dernier, le nourrisson n’a donc plus donné aucun signe de vie, depuis. Or, le même jour, un inconnu a contacté son père au téléphone, le menaçant ouvertement tout en faisant du chantage, selon le service de renseignement de la Police. « Si tu veux revoir ton gosse vivant, donne-nous alors 8 millions ariary, sinon nous devrons lui faire subir les pires choses », aurait lancé le ravisseur à l’intention du chef de famille. Cédant à la pression, et surtout à la peur, ce dernier a été poussé à payer finalement la rançon, mais du moins partiellement. Il a accepté de verser 2,35 millions ariary aux bandits.

Entre-temps, les fins limiers de la BC furent renseignés que la petite victime a été séquestrée par un couple domicilié à Ambatomitokana, une Commune située dans le District d’Antananarivo Avaradrano. Ses éléments furent dépêchés sur les lieux pour y arrêter le couple en cause.

Or, pendant que le père de famille s’est plié aux exigences des ravisseurs,  la domestique en cause, elle, s’était rendue auprès du poste de gendarmerie de Carion, lui racontant sa presumée mésaventure. Elle a raconté aux gendarmes qu’elle avait été enlevée, et que ses ravisseurs l’avaient violée. « Bien entendu, il ne s’agissait là qu’une tentative de la part de la jeune femme pour se blanchir aux yeux des Forces de l’ordre », commente notre source policière.

Mais au fil de l’enquête,  la Police parvenait à faire le point. Il a été clair que toute cette histoire a été un coup monté, d’abord par la domestique elle-même, et ensuite par le couple ravisseur d’Ambatomitokana. Les dés sont alors jetés. Les trois suspects ne sont que des complices dans ce kidnapping. « Le mari en cause entretiendrait une relation intime avec la jeune domestique. Au moins, les deux se connaissent donc parfaitement », confie la source policière. La balle est donc dans le camp du Parquet pour la suite de l’affaire.

Franck R.

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Tagnamaro édition mars 2021 - La construction de bacs à déchets sélectifs au programme

Une mobilisation pas comme les autres. Pour l’édition de mars 2021, le « Tagnamaro » initié par le ministère de la Communication et de la Culture (MCC) s’est démarqué par le lancement du programme « Kolo Voary ». Ce dernier consiste à promouvoir et à adopter des petits gestes écologiques au quotidien, à commencer auprès des employés dudit département ministériel.

Samedi dernier, la construction des bacs à ordures pour effectuer le tri sélectif a été au programme, avec la participation des collaborateurs du MCC et ce dans les 22 Régions de l’île. La ministre Lalatiana Andriatongarivo a participé à la journée de mobilisation à Nanisana, où des employés ont été dépêchés pour ce faire. Les bacs à déchets sélectifs ont été construits en 4 couleurs, pour mieux faire le tri. Ils seront installés dans les bâtiments, bureaux et sites culturels sous tutelle du MCC, selon les informations recueillies.

Le respect des mesures sanitaires et gestes barrières a été imposé aux participants de cette 3è édition du Tagnamaro au titre de 2021, non seulement à Nanisana mais dans les autres Régions. Outre le port de masque obligatoire et la distanciation sociale exigée, les personnes mobilisées ont dû fréquemment se laver les mains avec du savon ou avec du gel désinfectant. Ceci face au contexte sanitaire actuel, où la pandémie de Coronavirus continue à frapper fort.

Le « Kolo Voary » en 4 formes

L’éducation par l’exemple, une nouvelle pratique au sein du MCC, constitue la première forme du programme « Kolo Voary ». Cela consiste entre autres à éteindre la lumière en sortant du bureau, à débrancher tous les équipements électriques ou à bien fermer le robinet après chaque utilisation. Ne pas jeter un papier si le « verso » est encore utilisable et opter pour l’utilisation d’email ou de clé USB au lieu d’imprimer font également partie des petits gestes écologiques à adopter. Concernant le tri sélectif des déchets, les bacs pour ce faire sont disponibles en 4 couleurs. Le vert devrait contenir les déchets biodégradables, à l’exemple des miettes d’aliments et de plantes, tandis que le jaune est destiné pour les papiers ou cartons. Le bac bleu renferme les déchets en plastique si les autres ordures comme les boîtes de conserve, en aluminium, en verre ou encore les ampoules et les sachets de biscuits et bonbons devraient être jetés dans le bac rouge. Lors de leur ramassage, les déchets en plastique et en verre seront récupérés par une entité déjà identifiée par le ministère tandis que ceux biodégradables seront transformés en composts.  

Par ailleurs, le programme « Kolo Voary » inclut la plantation culturelle d’arbres autochtones, endémiques ou autres, selon le climat dans le site où ils vont être mis en terre. Les arbres spécifiques ou sacrés dans ces sites seront aussi privilégiés. D’un autre côté, le MCC va intégrer dans ses activités, à l’exemple de la promotion de la lecture ou des jeux de société malagasy, l’éducation civique environnementale, d’après la ministre de tutelle. L’objectif étant de renforcer la culture de préservation de l’environnement dans le quotidien des employés et des citoyens.

Recueillis par Patricia Ramavonirina

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Conjoncture - Andry Rajoelina réplique à l’opposition

Le Président de la République a choisi son intervention télévisée pour répondre à toutes les critiques récentes de l’opposition et défendre sa politique. Les détracteurs du régime tirent sans discontinuer sur le pouvoir ces dernières semaines, notamment sur le plateau du « Miara-manonja ». Derniers faits d’armes en date, le leader de cette opposition a saisi la communauté internationale pour suspendre les aides voire pour sanctionner Madagascar. « L’attitude actuelle des opposants rappelle les évènements durant la période transitoire dans le pays entre 2009 et 2014 lorsqu’ils ont demandé à la communauté internationale de sanctionner Madagascar, notamment à arrêter l’AGOA. Ils avaient obtenu gain de cause, mais à quel prix. De nombreux malagasy employés dans les zones franches ont perdu leurs emplois », rappelle le Président Rajoelina.

 

Il y a quelques semaines, des ténors de cette opposition avaient aussi lancé une invitation à l’invasion armée de Madagascar. Pour le Président Rajoelina, ces pratiques sont condamnables surtout venant de personnes censées représenter des raiamandreny. « Si les politiciens avaient encore de l’amour pour leur patrie, leur objectif devrait être la recherche de l’intérêt de la majorité. Madagascar ne mérite plus cela », dit-il.

Le Président Rajoelina martèle par ailleurs la nécessité du respect de la démocratie. « Les institutions démocratiques doivent être respectées. Nous n’accepterons pas de nous laisser faire. La majorité de la population n’acceptera pas la déstabilisation », soutient le Chef de l’Etat, rappelant le choix fait par la population en sa faveur et en faveur de la coalition présidentielle IRD lors des différentes élections dans le pays.  « Les choses sont claires et on ne peut pas revenir là-dessus » se doit de rappeler Andry Rajoelina. Pour lui, il est nécessaire de se focaliser sur l’alternance démocratique.

« Madagascar ne mérite plus des troubles »

« Madagascar n’a plus besoin de crise politique. Les études montrent que si Madagascar avance vers trois élections présidentielles, nous pourrons atteindre un produit intérieur brut de 4 000 dollars par personne contre 500 seulement aujourd’hui », soutient le Chef de l’Etat. Il dit ne pas avoir voulu de guerre civile en 2013, raison de son acceptation de ne pas maintenir sa candidature à la présidentielle. Conséquence de cette décision, Madagascar, remarque-t-il, a vu son classement en termes de démocratie, grimper. « Nous n’accepterons pas que ces efforts soient détruits », tonne le locataire d’Iavoloha.

Andry Rajoelina rappelle qu’entre 2014 et 2018, il s’est mis en retrait de la scène politique malgré sa divergence d’opinion avec le pouvoir en place pour l’intérêt supérieur de la Nation. Une voie qu’il souhaite être suivie par l’opposition. « Je n’ai pas appelé à descendre dans la rue. J’estime que cela est de la sagesse. Le pays n’a pas besoin de vivre des troubles cycliques », souligne-t-il. Et lui d’appeler à se remémorer de l’histoire pour ne pas effectuer les mêmes erreurs. « Il ne faut pas oublier ce qui s’est passé en 2002, notamment l’armée qui s’est tirée dessus. Nous n’avons plus besoin des hazalambo », conclut-il.

Parlant du vaccin, Andry Rajoelina a tenu à condamner les critiques stériles et irréfléchies systématiques de certaines personnes contre les actions du régime. « Toutes les décisions que nous prenons sont dictées par le bien de la population » confie-t-il, rappelant d’ailleurs que l’opposition l’a accusé de vouloir mener une campagne massive de vaccination et de vouloir se servir des Malagasy comme cobayes lors du lancement du CVO. Une opposition qui réclame aujourd’hui l’utilisation des vaccins à Madagascar. A ces détracteurs en particulier, Rajoelina promet qu’ils recevront les premières doses des vaccins qui arriveront dans le pays…

La rédaction

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Covid-19 à Madagascar - Le variant sud-africain s'invite au cœur de la 2ème vague de l'épidémie

C'est officiel ! Le Président Andry Rajoelina a confirmé, au cours de son intervention télévisée sur la chaîne nationale samedi que Madagascar entame bel et bien la deuxième vague des contaminations de l'épidémie liée à la Covid-19, un an jour pour jour après l'annonce des premiers cas dans le pays. Une déclaration prévisible qui, néanmoins, a tenu en haleine des millions de Malagasy devant leur poste télévisé puisque le Chef de l'Etat a aussi annoncé la présence du variant sud - africain à Madagascar, selon le résultat d'une quinzaine de tests envoyés à l'institut Pasteur de Paris en France le 11 mars dernier. Selon les hypothèses, ce variant a pu s'introduire dans le pays par le biais de migrants transportés à bord d'embarcations clandestines en provenance des Comores. En ce moment, Mahajanga et Nosy  Be recensent des cas avec ce variant sud - africain.

 

D'après les statistiques de l'Organisation mondiale de la Santé, cette nouvelle souche du Coronavirus est présente dans 58 pays. Le variant sud - africain peut réinfecter les personnes ayant déjà contracté la maladie et peut apparaître avec des symptômes plus sévères. Au mois de février dernier, cette organisation a fait part de son inquiétude face à la baisse d'efficacité des vaccins contre le variant sud - africain du Coronavirus. D'après des experts européens, le variant sud - africain serait 50% plus contagieux que la souche classique. Pour le cas de Madagascar, ce variant touche une classe d'âge de plus en plus jeune avec un risque de décès plus élevé.

Le Président prévient aussi sur l'existence de faux - négatifs qui pourraient être trompeurs. Face à cette nouvelle menace, le Président a lancé un vibrant appel à toutes les personnes présentant les symptômes classiques du Covid-19 c'est-à-dire toux, fièvre, diarrhée à rejoindre les centres de santé comme les CSBII et les hôpitaux « manara - penitra » pour recevoir le traitement adéquat sans attendre les tests de dépistage.

Les gélules « CVO plus » intégrées dans le protocole de traitement

Dès cette semaine débutera la distribution du tambavy « Covid Organics »   dans les Fokontany de la Capitale, ainsi que les trois autres Régions qui enregistrent une hausse des cas de contaminations comme dans la Région de DIANA, Boeny et Atsinanana. Le Chef de l'Etat informe également que le protocole de traitement des patients inclura désormais l'utilisation de « CVO plus » qui sera distribué à toutes les personnes testées positives. Ces dernières bénéficieront également d'un scanner gratuit en cas de besoin pour la détection des complications de la maladie.

Le Président de la République a également abordé la question qui entoure la vaccination contre le Covid-19.

« Moi personnellement, je n'ai pas été vacciné et je n'envisage pas de le faire. Ceci (le CVO plus) m'aide à me protéger et à protéger ma famille », a-t-il déclaré. Le numéro un de l'Exécutif a également clarifié la position de l'Etat face à cette question de vaccination. Et lui de souligner que « le Gouvernement malagasy n'a jamais affirmé être contre la vaccination. Nous sommes juste en phase d'observation car la question nécessite encore une profonde réflexion ».

Le régime ne s'oppose néanmoins pas à ce que les différentes représentations diplomatiques à Madagascar procèdent à l'importation de vaccins pour leurs ressortissants.

L'homme fort du pays rappelle les nombreuses contraintes liées à l'importation et l'utilisation des vaccins comme le mode de conservation ou encore la fréquence des injections (au moins deux fois pour une meilleure efficacité) qui doivent être prises en compte avant de prendre une décision. Il annonce la poursuite des consultations auprès des membres de l'Académie malagasy de médecine à la suite de sa lettre de saisine à l'endroit de la même Académie, la semaine dernière.

Pas de confinement mais …

Durant l'annonce des mesures pour faire face à la 2ème vague de la Covid-19, le Président écarte, pour le moment, le retour au confinement du pays. Toutefois, il a réitéré, à plusieurs reprises, le message à l'endroit du peuple malagasy en vue du strict respect des gestes barrières : port de masque et respect de la distanciation sociale. Concernant la prise en charge des patients, le Chef de l'Etat annonce la réouverture du centre d'accueil des formes graves au sein du village à Andohatapenaka et ce, outre le centre de dépistage. La Brigade d'intervention spéciale (BIS) et ainsi que la plate - forme CovData pour l'orientation en ligne des malades seront également de nouveau opérationnelles.

Pour les autres dispositions, le Président affirme que les compétitions sportives peuvent encore avoir lieu mais sans public à condition d'obtention d'autorisations spéciales. La décision du Conseil des ministres pour les rassemblements de personnes limités à 200 au maximum est maintenue. En revanche, les enterrements ne doivent compter plus de 10 personnes et l'inhumation des personnes décédées à la suite de la Covid-19 doit s'effectuer le plus rapidement possible.

Etant donné la présence du variant sud - africain, l'Etat a décidé la fermeture des frontières intérieures pour Nosy  Be et Mahajanga et ce pour une durée de 15 jours. Les derniers vols depuis l'île aux parfums à destination de l'étranger seront programmés pour samedi prochain avant la fermeture totale des frontières aériennes. Ces mesures pourront évoluer en fonction de l'évolution de la pandémie sur l'ensemble du territoire. Cette intervention du Président Andry Rajoelina pourrait donc être le début d'une nouvelle série de sorties médiatiques dans cette 2ème vague de l'épidémie.

La Rédaction

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Remise au pas incontournable !

Clap de fin à la négligence, à l'indiscipline, à l'insouciance, l'anarchie, etc. ! Il faut qu'on se réveille. La pandémie de Covid-19 refait surface. Elle revient au galop, en puissance. Les bilans de ces derniers jours sont sans appel. Le nombre des nouveaux, au chiffre de 114, ce week-end passé, accuse une montée ahurissante, celui des cas graves de même et le nombre des décès croissent froidement.

 

A un an, jour pour jour, ce samedi dernier 20 mars, 20 mars 2020 - 20 mars 2021, le Chef de l'Etat Rajoelina Andry Nirina donna le « la ». Un moment critique pour un sombre anniversaire où il fut question d'une macabre nouvelle et un grave rappel à l'ordre. Le n° 1 du pays a dû user de tout son poids pour remettre au pas le pays. Le 20 mars 2020, Rajoelina annonça, en personne, des « cas importés » de la Covid-19. Une triste nouvelle qui a bouleversé ou même traumatisé le pays. Jusque-là, la Grande île fut épargnée. Et le Chef de l'Etat, sans attendre, mit le pays en confinement. Le 20 mars 2021, un an après exactement, Rajoelina fait part d'une double nouvelle peu encourageante. D'abord, en un mois, le pays contracte 2 483 nouveaux cas et qu'on déplore 45 décès. Soulignons qu'en un an, le pays comptabilise 340 décès. Et le pays subit la redoutable deuxième vague. L'autre triste nouvelle : le variant sud-africain débarque. Apparemment, Mahajanga est le point d'ancrage de la nouvelle souche. Plus dangereux que celui du britannique, le nouveau virus se répand rapidement et « s'attaque » surtout aux personnes de moins de 60 ans. Selon les dires du Président, il résiste au vaccin. La remise au pas est incontournable !

La Grande île n'a aucun autre choix que se soumettre aux consignes sanitaires. Les gestes barrières s'imposent obligatoirement. Aucune alternative ! Soit on obéit et on a toutes les chances de survivre. Soit on l'ignore et on mourra ! Nous savons tous que la Covid-19, notamment ce nouveau variant d'origine sud-africaine, ne plaisante point. Il frappe aveuglément. Un fait curieux, il semble s'acharner sur des personnalités de divers horizons (opérateur, enseignant-chercheur, hommes d'église, etc.). Peut-être du fait que leur train de vie supposée aisée qui les expose facilement à la maladie de diabète complique les traitements en cas de contamination.  

Lors de cette intervention du 20 mars 2021, le Président de la République Rajoelina Andry Nirina s'attardait longuement sur l'option vaccin. Un cas de débat qui fait, depuis un certain temps, couler beaucoup d'encre et de… salive. L'Opposition qui y trouve une occasion facile pour bastonner pilonne la position officielle adoptée par le pouvoir public. Le Gouvernement priorise pour le moment l'option CVO+ et se met en phase d'observation sur l'option vaccin. A ce titre, le Chef de l'Etat sollicite l'avis scientifique de l'Académie de médecine du pays.

De toutes les manières et quel que soit le résultat final des experts de la médecine, le pays doit obligatoirement se remettre au pas. Le contrôle du respect des consignes sanitaires de base doit être renforcé et endurci. Inutile d'envisager le recours au confinement, et cela, à une seule condition que tout le monde (autorités publiques et population) se ressaisisse et s'y mette sérieusement.

Ndrianaivo

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Non rapatriement des devises - Les noms des sociétés exportatrices d’or révélés au grand jour

Une grande première. Le Président de la République, Andry Rajoelina a mis à nu les malversations des exportateurs d’or durant son intervention sur la chaîne de télévision nationale. Sur vingt-deux opérateurs ayant reçu l’autorisation, onze ont exporté de l’or au titre de l’année 2020. La majorité d’entre eux n’ont pas rapatrié leurs devises. Une des raisons pour lesquelles le Gouvernement a suspendu l’exportation en octobre dernier.

 

Les statistiques montrent que l’année dernière, Madagascar a exporté officiellement 1 938,95 kilos d’or d’une valeur estimée à 394 milliards d’ariary. Cependant, le taux de rapatriement des devise reste très faible voire insignifiant puisque celui-ci s’élève à 1,15 %. 4 milliards d’ariary seulement ont été rapatriés. 389 milliards d’ariary circulent alors dans la nature sans être injectés sur le Marché interbancaire de devises (MID). A travers un tableau, le Chef de l’Etat a exposé au grand public le nom de chaque entreprise concernée, son adresse, les gérants, les associés, la date et la quantité d’or exportée ainsi que sa situation en matière de rapatriement des devises. « Sur cette liste, on peut constater la situation des opérateurs. Pour le cas de Draden Metal Export, cette entreprise a exporté 714,31 kilos d’or d’une valeur à hauteur de 178 milliards d’ariary en mai dernier. Le taux de rapatriement est égal à zéro. Il en est de même pour l’entreprise Fiz Art SARLU. Cette dernière a vendu 511 kilos d’or d’une valeur de 88 milliards d’ariary. Elle n’a pas non plus rapatrié ses devises », annonce-t-il.

Le Code de change stipule qu’un opérateur dispose de quatre-vingt-dix jours pour rapatrier les devises issues des échanges commerciales et les verser dans un compte national. Pourtant, beaucoup d’opérateurs enfreignent cette loi. Cela ne concerne pas uniquement le secteur aurifère mais presque tous les autres domaines d’activité, pour ne citer que les entreprises franches.

Le Gouvernement durcit désormais les mesures au point de bloquer le compte des opérateurs. Sans ce compte, les exportateurs et importateurs ne pourront plus effectuer des échanges au reste du monde. Le Chef de l’Etat entend pratiquer la « zéro tolérance » aux malfaiteurs dans l’objectif de stabiliser l’ariary.

Solange Heriniaina

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Projet câble METISS - Madagascar comme plus gros investisseur

Avancée technologique. Le câble METISS est enfin opérationnel, et ce depuis le 05 mars dernier. La Grande île bénéficie d’une troisième sortie internationale au niveau de Taolagnaro, à l’extrême sud-est du pays. Cette nouvelle infrastructure contribuera grandement à l’amélioration des services de télécommunications disponibles dans la région mais plus particulièrement dans la Grande île. Il offrira en effet des débits 24 fois plus supérieurs en comparaison avec ceux des câbles déjà existants dans la zone indianocéanique. Madagascar, par le biais de TELMA, est ainsi le plus gros investisseur du projet METISS, porté et financé par un consortium de six acteurs de l’océan Indien dont EMTEL, CEB FIBERNET, SFR, CANAL+ TELECOM et ZEOP, sans oublier TELMA.

 

Dans cet esprit de collaboration, les acteurs espèrent que cela ne se limitera pas seulement dans le domaine des télécommunications. « Nous attendons beaucoup de ce câble pour faciliter les échanges entre les îles de l’océan Indien, notamment dans le domaine de la santé et de l’éducation. De nombreux partenariats sont en place entre les hôpitaux à Maurice, La Réunion et Madagascar et des programmes de coopération ont été conclus entre des universités malagasy et réunionnaises. L’ouverture de cette liaison internationale permettra de renforcer ces partenariats. A Madagascar, cette troisième sortie internationale répondra aux besoins croissants des usages observés durant la crise sanitaire », a soutenu Patrick Pisal Hamida, administrateur directeur général de TELMA lors d’une conférence de presse en ligne, tenue le week-end dernier. 

Cette nouvelle infrastructure confirme ainsi la volonté des opérateurs à multiplier les investissements afin de participer activement au développement du pays, de ses entreprises et de ses administrations. A l’ère du numérique, ce type d’infrastructure fait pratiquement partie intégrante des différentes activités économiques, surtout que les déplacements sont particulièrement restreints avec la pandémie de coronavirus. 

En tout cas, avec le câble METISS, Madagascar pourra consolider sa première place en termes de meilleure qualité de connexion en Afrique. L’amélioration de la qualité de la connexion devrait alors se faire ressentir par les abonnés du pays d’ici peu.

Rova Randria