Les actualités Malgaches du Dimanche 21 Janvier 2018

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Découvertes : National Geographic Traveler recommande l’écotourisme à Madagascar

Pour le magazine américain National Geographic Traveler, Madagascar fait partie des destinations touristiques « à ne manquer ». Pour l’année 2018, la Grande Ile occupe le 11e rang des pays jugés « incontournables ».

A ceux qui se rendent à Madagascar, le magazine recommande plutôt l’écotourisme, en raison notamment de la richesse du pays en termes de biodiversité. Avec un taux d’endémicité exceptionnel, la faune et la flore malgache n’a jamais cessé de susciter, en effet, l’intérêt des voyageurs et des professionnels du tourisme.

Depuis quelques années, les acteurs du secteur tourisme n’ont cessé ainsi de promouvoir l’écotourisme, qu’ils définissent comme étant un tourisme qui met l’accent sur trois volets distincts, à savoir l’écologie, l’économie et le social. Des efforts ont été ainsi déployés pour la promotion des zones protégées. La visite des parcs nationaux à travers le pays a été privilégiée. Ce type de tourisme assure un revenu économique et un soutien social aux populations riveraines des parcs. Car elles doivent tirer bénéfice de l’exploitation touristique des zones protégées pour ne pas rester en marge d’un processus auquel elles ne sont pas impliquées.

Dans le monde entier, la Grande Ile est connue pour ses lémuriens que les visiteurs peuvent rencontrer au niveau des parcs nationaux dans le pays. Dans certains endroits de l’île, les lémuriens sont cependant chassés pour leur viande alors que c’est une espèce protégée. C’est ce genre de situation qui pousse les acteurs concernés à impliquer autant que possible les populations qui habitent à proximité des aires protégées à travers le pays.

Si Madagascar fait partie de ce que le magazine National Geographic Traveler qualifie de « must-see places », c’est pourtant en raison de ces richesses naturelles. Et en raison de ses paysages très variés d’une région à l’autre, sans oublier ses plages aux sables fins que l’on a l’habitude de voir sur des cartes postales.

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Culte oecuménique: Ambohimalaza Aty Andafy - samedi 20 janvier 2018 dans le 13 ème arrondissement de Paris

Comme chaque année l'association Ambohimalaza Aty Andafy (AAA) a organisé son culte oecuménique. Une occasion pour les natifs d'Ambohimalaza de se retrouver, de se souhaiter la bonne année mais surtout de fêter les 10 ans de l'existence de l'association AAA.
Le culte a été célébré par le pasteur Hanitra Raobinarison.
Culte honoré par la présence de la chorale du FPMA de Melun.
"Honore ton père et ta mère, afin que tes jours se prolongent dans le pays que l' Éternel, ton Dieu, te donne. » Exode 20,12 (NEG), c'est avec cette sagesse chrétienne que l'association AAA ont accueilli les anciens (les plus de 65ans) afin de leur souhaiter la bonne année et de leur offrir le "solom-body akoho" comme on dit en malgache (un cadeau de bonne année).

Après le recueillement, les membres et les amis de l'AAA se sont joints pour un gouter, une occasion de couper les gâteaux des 10 ans de l'association par les trois présidents successifs, un moment pour le bureau de l'association par le biais de sa présidente Sarindra RAHARIJAONA RAZAFINDRALEVA de relater le bilan de l'association durant la dernière décennie, d'évoquer les projets de l'association notamment celui d'un voyage solidaire à Madagascar en juillet et août, puis de remercier ces partenaires durant ces 10 années d'existence.

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Collectif TANY


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Il faut sauver les tortues radiées !

C’est la mission que tous les acteurs environnementaux de Morondava dont le WWF, la police, les journalistes et les autorités de Morondava se sont donnés le week-end dernier. En effet, près de 500 tortues radiées destinées au trafic illégal international ont été découvertes dans un bateau venant de Toliara et allant vers Majunga.
Le bateau s’est échoué à Morondava le 10 janvier à cause de problèmes mécaniques et du mauvais temps. Des odeurs nauséabondes venant du bateau ont attiré l’attention de la population riveraine, qui a rapidement donné l’alerte aux autorités.
L’opération de sauvetage de cette tortue qui est en danger de disparition était urgente. Des 460 tortues radiées trouvées, seulement 223 étaient encore vivantes ! Et de nombreuses tortues étaient en train de mourir.
Le samedi de bon matin, les membres d’organismes environnementaux (FANAMBY, DURRELL, MNP, CNFEREF… ), les autorités de la direction générale environnementale, les journalistes locaux et les jeunes du consortium Mahery étaient venus nombreux afin de participer à la désinfection et réhydratation des tortues. Après avoir reçu des consignes de la part d’un animateur de WWF, tout le monde s’est donné la main pour la désinfection.
« Convaincus par l’importance de la protection des espèces protégées, nous ne pouvions pas croiser les bras en voyant ces tortues, presque à l’agonie et loin de leur milieu naturel », selon Lucien Andriafanomezana, du WWF.
Grâce à cette rapide et forte réponse de la société civile, 217 tortues ont pu être sauvées. Elles attendent leur prochain retour dans la forêt épineuse du sud-ouest de Madagascar, leur milieu naturel. Quant aux trois trafiquants sur le bateau, ils ont étés déférés.
C’est dans ce type de cas infortuné que les actions des autorités et de la société civile s’avèrent crucial. On estime que chaque année entre 2009 et 2016, autour de 15.000 tortues ont été capturées illégalement à Madagascar pour le trafic national et international. Au niveau national, WWF et TRAFFIC plaident entres autres pour le renforcement de l’application des lois pour protéger les faune et flore sauvages dont la tortue radiée.
Pour de plus amples informations, veuillez contacter le département de Communication de WWF Madagascar:
communication@wwf.mg / +261 20 22 348 85 - +261 34 49 888 05
Ou consulter l'article sur notre site web : http://bit.ly/2Dl8f2b
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DROITS HUMAINS: Edgard Razafindravahy fédère les principaux acteurs

Edgard Razafindravahy a rencontré les associations et Organisations non gouvernementales œuvrant pour la promotion des droits humains. Membre du comité des droits de l’Homme au sein du Liberal International, il propose une entraide avec les acteurs locaux
La promotion des droits de l’homme à Madagascar prend un nouveau départ. Edgard Razafindravahy, chef de file nationale du parti Antoka sy dinan’ny Nosy/ Arche de la Nation (ADN) a rencontré hier des organisations de la société civile œuvrant dans ce domaine. Elu à Johannesbourg en tant que membre de la Commission des droits de l’Homme (CDH) du Liberal International en octobre, il a poursuivi sa mission à La Haye (Pays Bas) en décembre dans une réunion de haut niveau sur les droits humains. Conjuguant le global et le local, il a invité les acteurs malgaches sur la promotion des droits de l’Homme évoluant dans de leurs secteurs de prédilection respectifs. « Vous écouter est pour moi d’une importance particulière. Notre mission est à la fois sacrée et grandiose. Je pense que les discussions pendant cette séance vont nous permettre d’avancer » souligne le commissaire des droits de l’Homme du Liberal International.
A travers les échanges, les participants ont effectué un tour d’horizon sur la situation à Madagascar. Il s’agit entre autres des droits de l’enfant, des femmes, des personnes en situation de handicap, des personnes âgées ou des sujets brûlants comme l’affaire Antsakabary ou l’incarcération de Clovis Razafimalala ainsi que les Iles éparses. Pour sa part, Edgard Razafindravahy a également partagé son vécu. « A travers mes tournées politiques, j’ai également constaté que la violation des droits de l’Homme est banalisée. Cette situation a motivé ma candidature dans cette commission pour que je puisse agir à la fois avec vous et à l’échelle international », a-t-il souligné.
Dans cette optique, Edgard Razafindravahy propose une main tendue à tous les acteurs œuvrant pour la promotion des droits de l’homme. « Ensemble, nous pouvons agir d’une manière plus efficace » continue-t-il. Une idée qui a suscité l’adhésion des participants présents. « Je salue cette initiative de rassembler tous les acteurs dans ce domaine » répond Sammy Rabenirainy du SOS Village d’Enfants. « C’est une bonne initiative. Nous allons unir nos idées pour nous rendre plus fort », continue Arlette Ramaroson de l’Association Nosy Malagasy. « Vous êtes déjà au sommet, vous pouvez nous servir de relais dans les hautes instances » poursuit Jean Cadet Randriantsarazoky de la FTMM.
A l’issue de la première rencontre, les participants ont décidé de s’entraider pour faire face aux différentes contraintes évoquées dans chaque domaine d’intervention. Pour confirmer cette adhésion, les participants se sont accordés un nouveau rendez vous au mois de février. La réunion avec les organisations de la société civile d’hier est ainsi la première d’une série de rencontres. «Des milliers d’associations et ONG font des efforts inestimable pour promouvoir les droits de l’Homme. Parfois, elles travaillent de manière localisée. Ainsi, je les invite à nous rejoindre afin que nous puissions unir nos forces. » conclut Edgard Razafindravahy.
L’agenda de la commission des droits de l’Homme du Liberal International est fourni pour 2018. Edgard Razafindravahy assistera et prendra part à ces grands rendez-vous. Les plus proches sont ceux de février et mars à Genève.
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Football - Super Telma coupe - Victoire de la Cnaps Sport

La razzia continue pour la Cnaps Sport Itasy. Les joueurs de Typet Andriambololona enfoncent un peu plus les Fosa Juniors Fc Boeny et s’offrent une nouvelle victoire pour la Super Telma coupe de Madagascar (1-0) ce samedi  20 janvier au Complexe sportif de Vontovorona. Grâce à leur 3e titre de la saison et leur 3e super coupe (2010 ,2013) , les caissiers viennent de recevoir les 2 millions d’ariary offerts par  le sponsor, Telma Madagascar, l’opérateur mobile et internet, ce samedi. 

 

Après le match nul (0-0) du match aller à Mahajanga il y a une semaine, les caissiers, face aux Fosa, ont confirmé leur supériorité sur leur pelouse grâce à un superbe coup de tête de Lucien Kassimo alias «  Foroche », sur une passe décisive de Rija Rasoanaivo, homme du match, à la 34eme. 

Et à la vue de la classe d'écart entre les deux formations sur les deux matches, on se dit que cette double confrontation d'avant campagne africaine pourrait bien être annonciatrice du rapport de force de l'exercice à venir.   Alignés en 4-1-4-1 les Fosa, méconnaissables, ont du mal à finaliser malgré leur nette domination sur le terrain.  Les  charnières de la Cnaps étaient toujours  bien présentes pour renvoyer ses attaquants en contre attaque. Malgré l’expulsion de  leur milieu défensif (Tojo) à la 65e et le coup d’arbitrage, Foroche et Francis attaquants de la Cnaps ont  brillé en marquant  des  buts. Les deux équipes n’ont pas eu le temps de tester les nouveaux renforts que dans les 20 dernières minutes mais plus rien n’a changé au score. 

Les deux équipes auront encore une quinzaine de jours avant de recevoir la ligue des champions de la Caf le 10 février à domicile et les Fosa  Juniors Fc défieront l’Afc  Léopards de Kenya à Nairobi le même jour.  « Notre objectif est de faire mieux que l’année dernière. Autrement dit, aller le plus loin possible dans cette campagne africaine. A part les quelques blessés, tout le monde attend de pied ferme l’arrivée des Ougandais », ambitionne Andoniaina Rakotondrazaka capitaine de la Cnaps Sport. « Nous avons encore deux semaines pour faire les rectificatifs, comme vous le constatez, nos deux attaquants, Francis et  Lucien ne sont pas encore au top de leur forme, car ils viennent de rejoindre le regroupement il y a seulement deux semaines. Donc, nous allons faire tout notre possible pour faire revenir leur niveau ou même plus », relate Type Andriambololona. 

Quant aux Fosa, Andriamirado Haroasina alias Dax, membre de l’équipe nationale place la barre très haute.  Il assure que  son équipe jouera le jeu face à l’Afc Léopards, ne serait- ce que pour l’honneur du pays. « Cette fois-ci, nous allons défendre les couleurs de Madagascar mais non plus de notre région. C’est l’honneur du pays qui est en jeu.  Effectivement, chaque joueur de Fosa vendra cher sa peau », avance la capitaine des Oranges.

Elias Fanomezantsoa

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Ivato - Un colonel du Bianco dépossédé de sa voiture

Le 13 janvier dernier, un individu de 50 ans a été placé sous mandat de dépôt à Antanimora pour le vol de la voiture appartenant à un colonel au sein du Bureau indépendant anti-corruption (Bianco). L’enquête de la Police et de la Gendarmerie a révélé que le quinquagénaire est un récidiviste et a été déjà incarcéré deux fois consécutive toujours pour affaires de vol.  Le forfait, c’est-à-dire le vol du véhicule remonte au 29 décembre dernier à Analakely. Depuis, la victime a déposé une plainte auprès de la Police et la Justice est actuellement en charge du dossier en vue de restituer le véhicule à l’officier supérieur. 

 

Quant aux circonstances de l’arrestation du quinquagénaire, elles étaient le fait d’une patrouille de Gendarmerie d’Ambatolampy Tsimahafotsy à Ivato, le 9 janvier dernier. Les gendarmes l’ont surpris en train de voler la batterie d’une voiture garée à un endroit.  Interrogé sur la raison de ses faits et gestes, le quinquagénaire a expliqué qu’il a besoin de cette batterie pour démarrer sa voiture. Cela a renforcé la suspicion des Forces de l’ordre à son égard. En même temps, le propriétaire de la batterie était apparu et a déclaré qu’on a affaire à un voleur puisqu’il ne connaît guère le quinquagénaire. Une raison de plus pour les gendarmes de vérifier les papiers du véhicule que le suspect a qualifié être le sien, alors garé à quelques mètres plus loin. Le quinquagénaire a affirmé que les papiers sont entre les mains de son épouse, un mensonge évidemment. Sur cette entrefaite, les gendarmes l’ont embarqué sur-le-champ vers leur poste pour l’interroger encore. C’est là que l’homme a fini par avouer son forfait et qu’il est en train de chercher  justement un acheteur pour la voiture laquelle il a affirmé ne pas connaître le propriétaire.

Après ses aveux, la Gendarmerie a fait circuler un communiqué pour informer le propriétaire victime. Les papiers du véhicule en main, le colonel du Bianco s’est donc rendu au poste avancé de la Gendarmerie d’Imerimandroso en vue de récupérer sa voiture.

F. Roland

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Météo - La pluie va perdurer cette semaine !

Des averses orageuses dans presque tout Madagascar. La plupart des Régions enregistrent un week-end arrosé, avec la tombée des pluies non seulement dans la journée mais aussi la nuit. Pour Antananarivo, les averses étaient plutôt faibles dans la journée de samedi, au point de se renforcer dans la soirée jusqu’à s’enchaîner dans la journée d’hier. Questionnée à ce sujet, Mamy Nirina Randrianarivelo, ingénieur météo et non moins chef du service de la communication auprès de la Direction météo d’Ampandrianomby, a fait savoir qu’ « un amas nuageux dans le canal de Mozambique engendre des pluies abondantes dans bon nombre de régions.

Depuis son entrée dans la Région du Melaky, cette intempérie se déplace vers l’Est et affecte non seulement les Hautes-terres mais aussi certaines zones côtières. L’extrême Sud reste le seul épargné ». La pluie va encore tomber dans les 3 prochains jours. « La situation générale se caractérise par le système de basse pression, laquelle engendre des averses orageuses », souligne notre météorologue. Le système entraîne également une légère baisse de la température minimale et maximale, variant entre 1 et 2°C. Cette intempérie n’a aucun rapport avec le cyclone Berguitta, lequel ne cesse de s’éloigner des côtes malagasy. Cependant, les larges du Sud-est en sont partiellement affectés, avec des vents et houles cycloniques. La population locale, notamment les usagers de la mer, devrait redoubler de vigilance.  La tombée des pluies impacte sur la vie quotidienne des habitants, notamment ceux résidant dans les bas-quartiers. La montée des eaux, jusqu’à leur pénétration dans les foyers, y est devenue chose courante. A cela s’ajoutent les ruelles boueuses ainsi que les nids de poule grandissantes sur les routes, une des causes des accidents de circulation. D’un autre côté, les maladies saisonnières à l’exemple de la grippe et de l’asthme gagnent de l’ampleur actuellement, avec le temps qu’il fait. Les médecins recommandent la consommation d’aliments chauds et riches en vitamines, outre le port de vêtements chauds et les accessoires imperméables. Dans tous les cas, la prudence est de mise.

  Patricia Ramavonirina

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Sérénité oblige !

Ca y est ! Le Bureau indépendant anti-corruption (Bianco) est, finalement, saisi du compromettant dossier relatif à « l’affaire Houcine Arfa ». En effet, le Syndicat des magistrats de Madagascar (Smm) a pris la responsabilité d’engager la saisine de ce service public en charge des affaires ayant des liens aux allégations de corruption ou d’extorsion de fonds. 

 

Suite aux fracassantes révélations de ce bouillant évadé, à Paris, selon lesquelles le ministre de la Justice aurait touché, à titre de pot-de-vin, une coquette somme de 70 000 euros de sa part et le procureur de 30 000 euros, de même le directeur de cabinet dudit ministère, une série d’enquêtes s’impose. Certes, les contribuables ont bien le droit d’en savoir exactement et les coupables devraient payer de leurs errements. Les révélations, en question, avaient fait l’effet d’une bombe dans le pays et mis les hautes personnalités citées dans la tourmente. Sur le plan externe, elles avaient fait le chou gras de la presse internationale, du moins, française.

Bref rappel, deux chefs d’accusation pesaient sur Houcine Arfa, ressortissant français, à savoir tentative d’extorsion de fonds, usurpation de titre de fonction et détention illégale d’armes, d’une part, et association de malfaiteurs, de l’autre. Mme la procureure Razafimelison Odette Balisama, lors d’un point de presse, annonçait que ce célèbre évadé serait déjà fiché par les autorités judiciaires de son pays pour « vol à main armée, coups et blessures volontaires et enlèvement ».

Ainsi donc, le Bianco est maintenant saisi. Et l’enquête est normalement ouverte. Seulement voilà, quelques « conditionnalités » ou préalables s’imposent si l’on veut aboutir à un quelconque résultat digne de foi ou autrement dit si l’on veut que la vérité éclate au grand jour. 

Le premier point de ces préalables réside dans l’indépendance, sinon la liberté d’action des enquêteurs. Pour mener à bien ou à terme son travail, le Service d’Ambohibao doit avoir les coudées franches. Le pouvoir central doit se garder de s’immiscer dans leurs tâches. Une deuxième conditionnalité coule de source et s’ajoute à la première, à savoir la démission systématique de toutes les personnalités impliquées ou citées dans le dossier. Il ne faut jamais que les « accusés » puissent bénéficier des avantages de la puissance publique. Bien sûr, après que les agents du Bianco aient terminé leur travail et qu’au cas où les accusations n’aient pas été avérées, preuves à l’appui, ils pourraient, éventuellement, « récupérer » leurs fauteuils. Mais dans le cas contraire, il appartiendrait à la Justice de statuer. 

Sous d’autres cieux, en pareille circonstance, la démission des personnes concernées, si haut placées soit elles, revêt le caractère d’automatique. Cela va de soi ! La question ne pose même pas. Il s’agit d’une volonté, plus précisément, d’une obligation morale de se plier ou de se soumettre aux exigences de la quête de la vérité.  En fait, c’est une affaire d’étique et de déontologie.

Il y a trop de magouilles qui ternissent l’image de ce régime et qui affectent, durement, sa cote de popularité. Alors, les dirigeants de ce pays qui, visiblement, visent pour un deuxième mandat ont grandement intérêt à porter toute la lumière nécessaire à certaines zones d’ombre voilant la visibilité et à laisser travailler sans aucune pression les agents en charge des dossiers. Sérénité oblige !

Ndrianaivo

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Vente de médicaments - Persistance du marché illicite

A remédier. Le marché illicite de médicaments reste un secteur que l’Etat malagasy n’a toujours pas réussi à éradiquer. En effet, le marché noir d’Ambohipo attire continuellement de nombreuses personnes qui désirent acheter des médicaments à des prix moins chers, les produits proposés auprès des pharmacies étant plus coûteux. La pauvreté étant un fléau à Madagascar, la population se résigne à se soigner du mieux qu’elle peut, avec les moyens dont elle dispose. Ainsi, quand la médecine ancestrale ne s’avère pas efficace pour traiter telle ou telle maladie, la population se tourne vers la consommation de médicaments bon marché. Que la personne malade ait oui ou non demandé l’avis d’un médecin certifié, tant qu’elle n’a pas les moyens financiers nécessaires pour pouvoir acheter les médicaments vendus en pharmacie, elle priorisera toujours l’achat de médicaments proposés sur le marché noir. 

 

Beaucoup de commerçants, dont la plupart sont des épiciers, continuent à vendre des médicaments. Même si ces derniers savent que cette pratique est illégale, ils décident tout de même de renforcer les rangs du marché noir, et ce parce que la demande de médicaments est considérable au niveau des consommateurs. De plus, la proximité des épiceries par rapport aux pharmacies est un avantage pour ces catégories de commerçants. 

Les médicaments issus du marché illicite sont pour la plupart des contrefaçons. Ces dernières présentent de réels  dangers pour la santé, au lieu de l’améliorer.  Et étant donné qu’en Afrique, le trafic de médicaments est un business très lucratif, des milliers de personnes sont, chaque année, victimes des faux médicaments. D’après l’Oms (Organisation mondiale de la santé), un médicament sur dix dans le monde est une contrefaçon.  Sur le  continent africain, le chiffre en question peut atteindre 7 sur 10. Ce  qui fait qu’annuellement, au moins 100 000 personnes du continent meurent à cause de faux médicaments. Par ailleurs, cette réalité s’explique surtout par la corruption effectuée par des responsables de santé publique, lesquels décident d’acheter des médicaments contrefaits et peu coûteux en Chine et en Inde, l’essentiel des faux médicaments étant fabriqués dans ces pays.

Recueillis par Marinà R.

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Loi sur la Zone économique spéciale - Benjamina Ramanantsoa humilié

Mettre la charrue avant les bœufs. C’est ainsi que l’on pourrait qualifier le geste du ministre d’Etat en charge des projets présidentiels, de l’aménagement du territoire et de l’équipement (M2pate), Benjamina Ramanantsoa Ramarcel par rapport à la loi régissant la fameuse Zone économique spéciale. Bien que cette loi n’ait pas encore été promulguée, il s’est d’ores et déjà hâté de réunir les acteurs dans le cadre de ce projet. Ce fut au cours d’un atelier de partage co – organisé avec l’Edbm (Economic Development Board of Madagascar) au Dlc (Development Leaning Center) Anosy, jeudi dernier. Un atelier au cours duquel le ministre a exposé les tenants et aboutissants de cette loi tout en répondant aux objections du Fonds monétaire international. Plus d’uns fut a lors surpris de cette initiative du ministère qui semblait déjà considérer pour acquis la promulgation de cette loi. Initiative qui, selon les indiscrétions, aurait été poussé par le directeur général de l’Aménagement du territoire au sein de son département ministériel.

 

Après son adoption au niveau du parlement, le texte attendait encore l’avis des juges constitutionnels d’Ambohidahy pour conformité ou non à la Constitution avant de passer entre les mains du Président de la République pour promulgation. Il faut dire que ce le M2pate a fortement encouragé l’adoption de cette loi. Mais le ministre d’Etat a pourtant été vite coupé dans son élan suite au dernier avis de la Haute Cour Constitutionnelle. 

Rejet de la Hcc

 Vendredi dernier, la Hcca publié des avis par rapport à trois lois adoptées par les deux chambres du parlement la fameuse loi n°2017-023 relative aux Zones Economiques Spéciales (Zes) qui a fait l’objet d’une polémique au sein de l’opinion publique depuis son adoption au niveau de l’Assemblée nationale le 8 novembre dernier puis au Sénat deux semaines plus tard. A Tsimbazaza, l’adoption du texte s’est faite par moins d’une quarantaine de députés et de surcroit sans amendement.

D’après l’avis de la Hcc, les dispositions des articles 6, 17 et 39 alinéa 2 de la loi n°2017-023 relative aux Zones Economiques Spéciale sont contraires à la Constitution. Les juges constitutionnels ont également émis des réserves par rapport à d’autres articles. Parmi les articles sur lesquels la Hcc a émis un bémol, l’article 31 alinéa 2 de la loi en question qui dispose que « les entreprises ZES peuvent embaucher des cadres ou des cadres supérieurs expatriés en tant que de besoin ». Pourtant, l’article 27 de la Constitution dispose que « le travail et la formation professionnelle sont, pour tout citoyen, un droit et un devoir », dont pour la Hcc le droit au travail ou droit d’obtenir un emploi ne s’entend pas comme une obligation de résultat mais comme une obligation de moyens. Il faudrait donc y ajouter une interprétation de « fautes compétences nationales ».

En principe, la mise en place d’un régime spécifique de Zone Economique Spéciale ambitionne « l’attraction et la mise en place de projets d’investissement, la création d’emploi et la valorisation de Zones à fortes potentialités économiques servant de levier pour le développement d’une région ou d’un pays » avec des lois plus libérales.

S.R.

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Changement de gouvernement - Bruit de bottes à la primature

Les rumeurs d'un changement au niveau du gouvernement alimentent les spéculations. Hery Rajaonarimampianina tenterait de donner un second souffle, le dernier, à son équipe dans la dernière ligne droite de son mandat. Pour atteindre cet objectif un assainissement au niveau du Gouvernement de Mahafaly Olivier Solonandrasana figure parmi les stratégies.  La reconduction ou non du Premier ministre d'ailleurs est au centre du débat politique.  L’actuel locataire de Mahazoarivo ne serait plus en odeur de sainteté auprès de l'équipe d'Iavoloha. En outre, certains barons du Hery vaovao ho an’i Madagasikara le parti au pouvoir,  prêtent des ambitions présidentielles à l’actuel Premier ministre. 

 

D'autres sons de cloches laissent entendre que ce ne serait pas l'amour fou entre l'administrateur civil Mahafaly Solonandrasana Olivier et le Président du Sénat, Rivo Rakotovao, qui accessoirement deviendrait le numéro Un du pays en cas de démission de Hery Rajaonarimampianina lequel devrait briguer un second mandat et qui deviendrait ainsi le patron de l’actuel Premier ministre.  L'on parle donc dorénavant plus d'un changement de gouvernement que d'un remaniement.   Parmi les pressentis à la succession de Mahafaly Solonandrasana Olivier à la Primature deux noms en particulier reviennent avec insistance Il s'agit notamment de deux hauts gradés. Le Général Béni Xavier Rasolofonirina, actuel ministre de la Défense nationale et le Général Angelo Ravelonarivo, actuel Préfet de police de la ville d'Antananarivo. Le premier est l’actuel homme fort de l’armée malagasy ayant été notamment l’ancien Chef d'Etat major Général de l’Armée malagasy de 2014 à 2016 avant de migrer vers Ampahibe.  Le second, un administrateur civil, a déjà été pressenti à quelques reprises à la Primature avant d’atterrir à la Préfecture de Police. Le nom du Général Ravelonarivo Angelo, lorsque celui-ci fut encore colonel, a été cité parmi les possibles remplaçant de son homonyme de nom, le Général de brigade aérienne Jean Ravelonarivo.  

En tout cas la nomination d’un militaire à Mahazoarivo dans une période électorale risque de soulever des questionnements. Une nomination pareille laisserait à penser que le régime Hvm se préparerait à mener un véritable combat. Un combat contre quoi ou contre qui, telle serait la question. Pour certains observateurs, un général pourrait avoir pour rôle de gérer la délicate période pré électorale. Le « gouvernement de combat » de Mahafaly Solonandrasana Olivier qui a échoué à sa mission sera remplacé par un gouvernement de combat de rue, ironisent certaines personnes.   Ceci étant dit, il se susurre un grand bouleversement car, bon nombre de ministres de l’actuel gouvernement pourraient rendre le tablier. De nombreux indices laissent entrapercevoir ces départs. Quelques ministres sont conscients d’être en mauvaise posture et se préparent déjà à quitter le gouvernement.

 Recueillis par L.A.