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Les actualités à Madagascar du Dimanche 20 Décembre 2020

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Judo- 41ème championnat d’Afrique - La relève est là

Fetra Ratsimiziva (-81kg) était le seul combattant malagasy à monter sur le podium après avoir gagné la médaille de bronze face au Gabonais Koumba. Durant la deuxième journée, on a vu la participation de Narindra Rakotovao (-57kg) et Haingoniaina Miandrisoa (-78kg). L’Egypte termine premier avec 5 médailles d’or 2 d’argent et 2 de bronze devant le Maroc qui a empoché une médaille d’or, cinq d’argent et 2 de bronze. L’Algérie complète le podium avec une médaille d’or, 3 d’argent et 2 de bronze.

 

Madagascar n’a pas démérité avec quatre médailles de bronze et finit sur le podium derrière l’Algérie et le Sénégal dans le classement par équipe mixte.  Au classement de médaille, Madagascar finit à la 13eme place, devant l’île Maurice qui a gagné 2 médailles de bronze et le Gabon qui a pu obtenir une médaille d’argent et une autre de bronze, sur 32 pays participants.

« Nous avons bien défendu notre honneur et en matière d’organisation, nous avons réalisé ce qu’aucun autre pays n’a pu faire. On peut dire que nous sommes aptes à organiser de grand chelem et d’open international. Nos combattants sont à leur deuxième année de catégorie cadette et junior. Mais ils ont tenu aux gros cylindres de judo africain. Donc, avec plus de stage et d’infrastructure digne, la relève est déjà là. Notre devoir est de maintenir leur performance. Il nous reste encore deux combattants pour la qualification olympique au Maroc d’ici quatre mois, il s’agit de Fetra Ratsimiziva et de Damiella  Nomenjanahary (-63kg) », confie Siteny Randrianasoloniaiko, président de la fédération de judo.

Rappelons que 125 combattants issus de 32 pays ont répondu à l’invitation. Un nombre record que le judo du continent n’ait jamais connu avant, même en période normale. Actuellement, tous les pays d’Afrique sont confrontés aux problèmes liés à la Covid-19. Malgré la fermeture de ses frontières, Madagascar a fait l’effort d’envoyer des avions aux pays compétiteurs pour qu’ils puissent participer au championnat et les ramener dans leurs pays respectifs. Cet évènement est d’une importance capitale non seulement pour tous les judokas des autres pays mais aussi pour les Malagasy. Car, c’est la dernière ligne droite pour le judo du continent avant les J.O de Tokyo.

« Personnellement, je tiens à remercier et féliciter particulièrement les responsables du pays et l’Etat d’avoir affrété des avions pour passer prendre les athlètes en France, à Nairobi et à Addis Abeba pour participer à la compétition à Madagascar. Je ne vois pas beaucoup de pays qui auraient fait ça », dit Mohamed Meridja, le vice-président de la Confédération africaine de judo. « Pour moi, c’est la preuve du sérieux que montre Madagascar. Et c’est un exemple à suivre pour d’autres pays dans le monde entier », poursuit-il.

Quant à Siteny Randrianasoloniaiko, il n’a pas manqué de souligner que tout cela n’aurait pu avoir lieu sans l’accord de l’Etat malagasy.

Elias Fanomezantsoa

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Conseil de Gouvernement à l'ACMIL d'Antsirabe - Poursuite de la restructuration de l'Armée

Le Premier ministre Christian Ntsay a organisé son deuxième Conseil de Gouvernement délocalisé à l'Académie militaire d'Antsirabe, samedi dernier. Le principal sujet abordé était la mise en place des structures liées à la restructuration de l'Armée. Le Premier ministre Christian Ntsay a convié les membres du Gouvernement à l'Académie militaire d'Antsirabe pour tenir le Conseil de Gouvernement, samedi dernier. Il s'agit du deuxième Conseil de Gouvernement délocalisé. Un mois passé en effet, le Conseil de Gouvernement s'est tenu à l'usine militaire de Moramanga.

 

A l'ouverture du Conseil, le Chef du Gouvernement a fait savoir que même à l'approche des fêtes de fin d'année, de nombreux sujets doivent être abordés. Ces sujets touchent la vie politique du pays et qu'il faut discuter dans le calme et la sérénité. Ils méritent également d'être débattus à fond, dont les questions qui touchent l'insécurité.

Ainsi, la mise en place des structures liées à la restauration de l'Armée a été abordée. Il s'agit d'instaurer et d'opérationnaliser les trois Etat- majors aux côtés de l'Etat-major des Armées. Le ministère de la Défense nationale va procéder à la mise en place de plusieurs bataillons et qu'il faut en débattre. Toutefois, des zones de défense et de sécurité et des délégations militaires régionales ont également été mises en place.

La restauration de la sécurité sur tout le territoire national est en effet une question prioritaire pour le Gouvernement. La protection des personnes et de leurs biens constitue un objectif à atteindre pour que la population puisse travailler en toute sérénité et apporter sa contribution au développement du pays.

Refonte des lois sur les jeux d'argent et les jeux de hasard

Par ailleurs, le Conseil de Gouvernement délocalisé s'est également penché sur la refonte des lois sur les jeux d'argent et les jeux de hasard. Les textes en vigueur actuellement ne sont plus adaptés à la réalité constate le Conseil de Gouvernement puisqu'ils datent de 1971.

Or, les jeux d'argent et les jeux de hasard ont connu de nombreuses évolutions si l'on ne cite que les jeux qui sont sur Internet. La raison pour laquelle le Gouvernement de Christian Ntsay tient à renouveler ces textes. Toutefois, ces textes doivent respecter les valeurs malagasy et s'adapter à ces valeurs, précise le Conseil du Gouvernement.

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Enfant brutalisé à Soavimasoandro - Le débat continue

L'affaire du père de famille qui a sévèrement puni son fils, suite à une mise à pied par son école, a continué d'alimenter les sujets de discussion sur les réseaux sociaux notamment. Accusé de maltraitance d'enfant, ce père de famille a été déféré au Parquet en fin de semaine dernière. A l'issue de son audition, il a été placé en détention préventive en attendant son procès qui serait prévu cette semaine. Un passage par la case prison que certains disent « mérité » tandis que d'autres affirment que cette sanction est disproportionnée.

Pour rappel, la semaine dernière, des images de ce père de famille en train de « punir » son fils ont fait le tour des réseaux sociaux. Ces images qui avaient suscité une indignation, les autorités policières les ont également vues. Ces dernières ont ainsi décidé de réagir en ouvrant une enquête laquelle a débouché, en fin de semaine dernière, au placement en détention préventive du père de famille. En prison depuis vendredi dernier, cet homme pourrait voir son séjour se prolonger si la Justice en décide ainsi ce jeudi, le jour de la veille de Noël. Devant cette affaire, les discussions sont acharnées sur Facebook notamment où la vidéo, où le père de famille a été vu en train de corriger son fils, a été rendue publique. Une frange de l'opinion soutient ainsi que ce père est allé beaucoup trop loin. De ce côté, l'on soutient que le père n'a pas simplement puni mais a littéralement brutalisé l'enfant. Et que dans ce sens, la loi doit s'appliquer à son encontre. Et si la loi prévoit un emprisonnement, ce père de famille devra s'y plier, car aucune exception ne doit être faite. Pour cette partie de la population, sanctionner le père permettra par ailleurs peut-être à l'enfant de prendre conscience de la portée de ses actes.

De l'autre, une partie de l'opinion, tout en reconnaissant le principe de tolérance zéro envers les auteurs de violence, l'on estime que placer ce père de famille en prison est une sanction trop sévère et ne résout aucun problème, au contraire, au vu des circonstances. Pour cette

catégorie de personnes, le lynchage médiatique et les jours passés en prison, durant la garde à vue et durant cette détention préventive, devraient ainsi être suffisants pour remettre la tête à l'endroit à ce père de famille, dont le seul tort aura été de punir son fils de manière plus ou moins brutale et que l'action soit filmée puis diffusée sur les réseaux sociaux. Désormais, le père de famille y repensera en effet à deux fois à chaque fois qu'il aura envie de lever la main sur ses enfants. Et de noter d'ailleurs que les proches du père de famille le défendent. En pleurs, le fils de l'inculpé a supplié pour que son père ne soit pas emprisonné et a affirmé que les coups de son père l'ont assagi puis indiqué toujours aimer son père, tandis que la femme de ce dernier a estimé que la correction infligée au fils par le père était nécessaire. Ces proches n'ont d'ailleurs pas porté plainte contre le père de famille. Au pire donc, la décision la plus juste serait ainsi pour cette partie de la population, de laisser à l'homme ou à sa famille de choisir sa sanction si besoin. L'envoi de ce père de famille en prison équivaudrait, du reste, selon cette partie de l'opinion, à priver ses enfants d'un repère lorsque certaines fois il déviera de la route.

La Rédaction

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Appel entendu

Face à la gravité des impacts du Kere dont la famine dans le Sud et à l'urgence des actions à entreprendre, le Gouvernement malagasy s'adresse à la Communauté internationale. Le Chef de l'Etat, en personne, a convié au Palais d'Etat d'Iavoloha les pays amis et bailleurs de fonds traditionnels afin de leur exposer de vive voix la dramatique situation qui prévaut sur place et de solliciter leurs aides. Vu l'immensité des besoins, le Gouvernement ne peut pas, à lui seul, les supporter en totalité dont le montant a été évalué à 60 millions de dollars en besoins directs et immédiats pour soutenir la population en situation de précarité extrême. Et la Communauté internationale ne tarde pas à répondre. Les vrais amis se reconnaissent dans l'adversité.

 

Les Etats-Unis d' Amérique ouvrent le bal. L'ambassadeur américain, en réponse à l'appel du Gouvernement malagasy et au nom du Gouvernement des Etats-Unis, a remis au Chef de l'Etat malagasy, le lundi 14 décembre, une enveloppe de 100 millions de dollars à titre d'aide d'urgence et d'aide au développement. Une aide consistante que le peuple américain veuille bien apporter afin d'accompagner les efforts des dirigeants en place pour alléger sinon éradiquer le malheur dont est victime le peuple malagasy dans le Grand Sud. L'Agence américaine pour le développement international (USAID) supervisera la gestion effective de cette importante aide. Elle sera épaulée, comme d'habitude, par le Catholic Relief Service (CRS) et par d'autres entités bien rodées. Devons-nous rappeler que le Gouvernement et le peuple américain s'apprêtent toujours à assister le Gouvernement ainsi que le peuple malagasy dans l'adversité. Un geste qui témoigne du lien de fraternité et de solidarité entre les deux pays qui date depuis plus d'un siècle.

La Banque Mondiale, l'un des piliers de la finance mondiale, emboîte le pas. Elle répond présente à l'appel de l'aide du Gouvernement malagasy. Le Conseil d'administration de la Banque a donné son feu vert, le 10 décembre, pour l'octroi d'un don de 100 millions de dollars en faveur de la région du Sud de la Grande île dans le cadre du projet « Mionjo », un dialecte local signifiant « se tenir debout » ou « se relever ». Un vaste programme dont la finalité réside dans le redressement définitif du « deep south ». Le dossier relatif à ce don a été signé le jeudi 17 décembre, au Palais d'Etat d'Iavoloha entre la représentante résidente de la BM à Madagasikara, Marie-Chantal Uwanyiligira et le ministre des Finances et ce en présence du Chef de l'Etat Rajoelina Andry.  L'IDA (International Development Association) filiale de la BM assurera des décaissements. D'ailleurs, la mission principale de l'IDA consiste à assister les pays en difficulté.

Compte-tenu des ces « réponses positives » qui seront, espérons-le, suivies par d'autres, l'appel lancé par le Gouvernement, au nom du peuple malagasy, a été entendu quelque part. Loin d'être un « appel dans le désert », le cri de détresse émis par le régime Rajoelina a reçu un écho favorable. Et cela pour cause, le Gouvernement malagasy, contrairement à ce que les détracteurs le laissent entendre, jouit de la confiance et de la crédibilité auprès des partenaires techniques et financiers ainsi qu'auprès des bailleurs traditionnels. Ils prennent acte et au sérieux le programme présenté par les Malagasy.

Ndrianaivo

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Réserves nationales d’or - L’initiative de la Banque centrale fait mouche

Concrétisation. Suite à la signature de la convention de partenariat avec seize opérateurs aurifères en fin octobre, la « Banky Foiben’i Madagasikara » (BFM) a commencé à acheter de l’or depuis maintenant trois jours. Bien que certains opérateurs aient émis des doutes avant, la viabilité du processus convainc plus d’un. L’initiative fait mouche pour de multiples raisons. Citons entre autres le prix d’achat proposé par la BFM qui s’aligne au cours international, moins les frais relatifs à la transaction. L’exonération de la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) est déjà entrée en vigueur et est effective lors des ventes de la semaine dernière. Et le dernier point qui enlève toute appréhension concerne le paiement qui peut se faire au plus tard 12 heures après la vente. Bref, des procédures qui font des deux parties contractantes des gagnants.  

 

Forte de ce succès, la Banque centrale de Madagascar lancera un autre appel à manifestation d’intérêt cette semaine pour permettre à d’autres opérateurs de s’associer à la consolidation des réserves nationales d’or. Il s’agit de rendre pérennes les impacts dudit projet et de contribuer véritablement à la stabilité de la monnaie nationale. D’après les informations reçues, la BFM prévoit acheter une tonne d’or d’ici la fin de l’année 2021.

Suspension

A noter que l’exportation de l’or reste suspendue.

Le Gouvernement remet actuellement de l’ordre dans le secteur. « Cette mesure n’est pas anti-économique. La gabegie règne trop dans le secteur. On procède actuellement à la mise en place de l’amélioration et des réformes dans le secteur minier en général », déclare Fidiniavo Ravokatra, ministre des Mines et des Ressources stratégiques (MMRS), lors du face-à-face entre les membres du Gouvernement et les députés.

Baisse de l’exportation

Outre la suspension de l’exportation, le secteur aurifère figure également parmi les victimes de la crise sanitaire. L’exportation a connu une chute à hauteur de 50 % cette année. « Nous avons exporté 3,5 tonnes d’or en 2018. Cette quantité s’est établie à 2,4 tonnes en 2019. Puis, nous avons enregistré 1,39 tonne d’or exporté jusqu’en septembre 2020 », rapporte Fidiniavo Ravokatra. Toutefois, les recettes non fiscales issues des produits miniers se sont nettement améliorées. Leur montant s’élève à 50 milliards d’ariary contre 36 milliards d’ariary l’année dernière. Le secteur minier contribue actuellement à hauteur de 4,86 % du Produit intérieur brut (PIB) si ce taux était de 4,5 % l’année dernière. « Nous sommes dans la bonne voie pour faire du secteur un pilier du développement économique », se réjouit le numéro un du MMRS.

Solange Heriniaina

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1ère édition de la foire 4M - Démarrage timide mais prometteur

Clap de fin pour la toute première édition de la Foire 4M-Madagasikara Mijoro, Miray hina, Mifaly. Au cours de ces quatre derniers jours, les exposants, les opérateurs et les producteurs issus de divers secteurs d’activité ont pu valoriser le savoir-faire et les produits « Vita Malagasy ». En effet, ils ont encore du chemin à faire pour dissuader les citoyens malagasy à consommer local. Cet événement est une étape dans ce long et pierreux périple, surtout que le développement de l’industrie malagasy dépendra de la consommation. Ce moment de partage et d’échanges a ainsi été bénéfique autant pour les exposants que pour les visiteurs.   

 

La foire 4M vient ainsi clôturer l’année pour l’agence Première Ligne. Même si cette première édition n’a pas vraiment suscité l’engouement espéré, les organisateurs terminent quand même sur une note positive, plus particulièrement après l’année chaotique que le monde de l’événementiel a dû subir, à cause de la pandémie de coronavirus. L’événement a certes démarré timidement, mais il reste quand même prometteur, notamment pour plusieurs filières telles que la pharmacopée malagasy et les huiles essentielles, les produits cosmétiques ou encore l’industrie nationale du cinéma.

A son niveau, chaque secteur a pu promouvoir ses activités à travers des échanges professionnels avec des opérateurs étrangers, notamment avec le « Digital Business Network » où trois industries pharmaceutiques ont pu vanter les mérites de leurs produits, mais aussi des échanges directs avec des clients et des potentiels consommateurs. « Nous débutons encore dans le milieu. Notre marque de produits de beauté et de bien-être commence à peine à se faire connaître sur le marché. Tout au long de l’événement, nous avons donc eu des retours émanant des personnes qui utilisent nos produits. Un point particulièrement important vu que cela nous permet d’améliorer au fur et à mesure la qualité et l’efficacité de nos produits. Cependant, nous sommes également à la recherche de nouveaux clients. Le fait de leur permettre d’essayer directement les produits et de ne pas se contenter de voir des photos sur les réseaux sociaux est aussi un bon point », se réjouit la fondatrice d’une marque de produits cosmétiques fabriqués à partir de produits naturels. « Cela nous a également permis d’évaluer un peu la concurrence », rajoute-t-elle.

Toutefois, quelques participants ont été un peu déçus en raison de la rareté des visiteurs. Pour ces participants, l’impact d’un événement repose sur le nombre d’articles vendus, et pas seulement sur les échanges avec les clients. Mais en gros, pour une première édition, chacun a été satisfait à son niveau.

« Mifaly »

La quatrième composante « Mifaly » de la Foire 4M a été particulièrement mise en avant à l’occasion de la journée de clôture. « Avec la Covid-19, cette année a été morose et remplie d’incertitude. Nous avons voulu casser cela en apportant cette quatrième composante. En plus du business, cet événement est le lieu des retrouvailles, surtout avec cette petite "  séparation"  . Un moment de pure convivialité et rempli de sourire, même derrière les masques », ont rappelé les organisateurs. Et ces retrouvailles se sont traduites par des séances de dédicace et de rencontres avec des artistes de renom comme le groupe Ambondrona ou encore le couple mythique Shyn et Denise. Ambondrona, au grand complet, a été présent pour faire la promotion de son nouvel album mais aussi et surtout de sa nouvelle gamme de parfum, de nouveaux produits lancés le 11 décembre dernier. Les adeptes du groupe ont alors pu partager un moment avec les artistes, et leur demander un autographe. De même Shyn et Denise sont venus à la foire 4M pour tirer les noms des heureux vainqueurs de la tombola de Noël organisée par E-sanandro à l’occasion du Salon des bonnes affaires 4M. A l’occasion de la sortie de son album « Tsara Joro », datant de la semaine dernière, Denise s’est donné à cœur joie dans la dédicace et l’immortalisation de ces petits moments de plaisir et de partage. En tout cas, c’est la première fois que des artistes viennent à de tel événement, pour le plus grand plaisir des visiteurs, et peut-être aussi pour les exposants.

Un jour, un sponsor

CNaPS : Accompagner ses adhérents tout au long de leur vie

La Caisse nationale de prévoyance sociale (CNaPS) a aussi participé à cette première édition de la Foire 4M en tant que sponsor. Regroupant les acteurs issus de différents secteurs, cet événement est une occasion pour la CNaPS d’accompagner les producteurs dans la valorisation du savoir-faire et des produits « Vita Malagasy ». Tout au long des quatre jours de l’événement, les participants ont donc pu demander des conseils au niveau du stand de Caisse. L’équipe présente sur les lieux a également pu traiter directement des dossiers et des demandes de tout genre. Cette démarche s’inscrit notamment dans sa volonté de mettre les adhérents au centre de ses préoccupations. A l’aube de l’année 2020, la CNaPS a notamment choisi de faire évoluer sa culture d’entreprise pour pouvoir accompagner ses adhérents tout au long de leur vie, et pas seulement au moment de la retraite. « Parce que couverture sociale veut aussi dire chaque personne et chaque famille tout au long de sa vie, depuis la naissance jusqu’à la retraite, cette perspective parfois oubliée deviendra désormais le centre du travail de chaque employé »,  soutient Mamy Rakotondrainibe, directeur général de la CNaPS.

Dossier réalisé par Rova Randria

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Scolarisation à Toliara - La cantine scolaire reste un défi majeur

« Des élèves affamés qui disparaissent vers 14h pour aller chercher de la nourriture à la maison, et dont la majorité ne reviennent plus que le lendemain en ayant toujours ce même problème ». C’est à cela que se résume le quotidien des élèves en classe de 7ème de l’Ecole primaire publique (EPP) située à Ifaty, d’après leur enseignant. Depuis 2018, la dernière année de l’opérationnalisation de la cantine scolaire au sein de cet établissement scolaire, l’enseignement s’est plus ou moins compliqué.

« Le fait que plusieurs élèves manquent l’école à cause de la faim réduit ainsi l’égalité de chance à l’éducation des enfants inscrits dans une même classe  », a révélé Andrianiaina Nomenjanahary Pascal, un enseignant subventionné de l’EPP d’Ifaty. Et d’ajouter que de nombreux enfants ont été aussi contraints de quitter l’école après que leurs parents décident de déménager dans des endroits répondant à leurs besoins en alimentation. D’après les explications de Florine, directrice de cette école située dans la Circonscription scolaire de Tuléar II, ainsi que celles de la Direction régionale de l’Education nationale du Sud-ouest, l’effectif général n’a atteint que 200 élèves contre 300 à 400 inscrits pour les années précédentes. Mais depuis le mois d’octobre dernier, les salles de classe ont commencé à se remplir avec 327 inscrits, et cela à cause de la gratuité de l’éducation.

Cependant, l’EPP de Sakabera, dirigée par Rejela Belthazar Mahavaly, offre un repas par jour vers 9h à ses 422 élèves. Avec l’aide du Programme alimentaire mondial (PAM), une cantine a été mise en place dans cet établissement afin de retenir la concentration des élèves et d’inciter les parents à scolariser leurs enfants. «  Quotidiennement, la préparation débute dès 6h du matin et 3 heures après, les responsables commencent déjà à servir les élèves. Chaque lundi, le menu est composé de produits de la mer. Et le jour suivant, le plat est concocté à partir de légumes. Le mercredi et jeudi, les élèves ont droit à des légumineuses et des œufs. Et c’est au 5ème jour  qu’il y aura de la viande », a avancé Rejela Belthazar Mahavaly. Selon Etienne Tchecounnou, chef de bureau PAM à Toliara, cet organisme d’aide alimentaire de l’ONU et de la FAO est intervenu auprès de cette école depuis 2015. Une livraison trimestrielle  des vivres y est organisée et dont la distribution est établie en fonction de l’effectif et surtout de la ration d’une personne. L’essentiel est surtout de respecter l’équilibre alimentaire.

« Nous avons remarqué que le taux d’inscription et de fréquentation a augmenté depuis que la cantine scolaire est opérationnelle. Sa mise en œuvre assure ainsi le maintien des enfants à l’école pendant qu’ils étudient, et cela afin d’obtenir de bons résultats scolaires », a-t-il fait savoir. En outre, afin de ravitailler la cantine, un projet de jardin potager y est réalisé. Il s’agit notamment d’une culture maraîchère gérée par les parents. « Nous les parents, nous rencontrons de nombreuses difficultés qui empêchent nos enfants de se nourrir convenablement. Il nous arrive de les envoyer à l’école sans rien dans le ventre.  Mais depuis que nos enfants ont bénéficié de la cantine solaire, ils sont devenus très productifs à l’école. Une bonne raison de notre implication à ce projet d’alimentation en milieu scolaire », a expliqué Nolavindrainy Tsiambany Martin, un parent d’élèves.

Kanto Rajaonarivony 

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Pullulement des masques chirurgicaux sur le marché - Des mesures répressives en vue

Des mesures répressives sur la vente ambulante des masques chirurgicaux. Depuis la fin de la période de confinement et l’obligation du port de masque à cause de propagation de la pandémie de coronavirus, une forte demande en la matière a été constatée sur le marché local. Beaucoup se ruent ainsi vers la commercialisation de ces masques chirurgicaux et respiratoires, si auparavant, les vendeurs ne font qu’écouler leurs stocks. Ces produits se vendent actuellement comme des petits pains dont le prix varie entre 500 à 1 000 ariary l’unité.

 

Face au pullulement de ces produits sur le marché, le ministère de la Santé publique a sollicité l’aide du Gouvernement pour l’application des mesures répressives contre leur vente ambulante. Lors du Conseil du Gouvernement qui s’est tenu samedi dernier à l’Académie militaire d’Antsirabe, le ministère a eu gain de cause. Bientôt, la vente de ces masques dans les rues sera interdite. Cette décision a été prise afin de protéger la population. En effet, on ne sait plus si ces masques faciaux médicaux qui envahissent les marchés sont conformes ou non aux normes de la santé, ou s’ils sont des produits de contrefaçon.

Dans la plupart des cas, des vendeurs n’ayant aucune expérience dans le secteur des produits thérapeutiques importent des masques en vue de leur revente. Comme dans le marché des friperies, tout le monde peut choisir l’article qui lui convient, passer ou annuler sa commande. Et souvent, le niveau de protection de ces produits ne correspond pas à celui exigé par les normes sanitares. De plus, ces masques mis en vente en plein air sont en contact direct avec les mains, une pratique qui s’avère la principale cause de la contamination à la Covid-19.

Dans la semaine du 11 au 18 décembre 2020, 46 nouveaux cas de coronavirus ont été enregistrés à Madagascar. On a également recensé un décès lié à cette pandémie.

Anatra R.

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Incendies - 70 maisons brûlent à l’ouest, 100 autres à l’est

Samedi rouge, rouge de flammes ! Deux localités différentes du pays dont le District de Mitsinjo sur la côte ouest, et celui de Fenoarivo-Atsinanana à l’est, ont été les théâtres d’importants incendies aux conséquences particulièrement graves, samedi après-midi dernier. A commencer par le sinistre qui a dévasté le bazar sis dans la Commune de Matsakambanja-Namakia. Selon une source d’information, 70 maisons, en majorité constituées de magasins de gros et de détails, ont été complètement détruites. Si le sinistre a débuté vers 17h, les secours n’ont pu vaincre totalement le feu que très tard la même nuit. “Un court-circuit qui a démarré d’une boutique, serait à l’origine de ce sinistre dont les pertes sont incalculables”, confie un député de Madagascar élu dans la Région.

 

L’ampleur des dégâts est expliquée par l’absence d’un service de sapeurs-pompiers à Mitsinjo. A notre interlocuteur d’ajouter encore qu’il a fallu pour la société COPLAN de se mobiliser, faute de pompiers. Cette entreprise a envoyé un camion-citerne ainsi qu’un engin pour combattre les flammes. “Il a fallu démolir de nombreuses autres constructions voisines, histoire de stopper une éventuelle propagation du feu, et donc de limiter autant que possible les destructions”, a-t-il avancé.  Par ailleurs, les riverains mais aussi les commerçants se sont donné la main pour tenter d’éteindre tant bien que mal le feu avec les moyens du bord.  A part donc, au problème grave lié à l’absence de service de pompiers, devait s’ajouter la difficulté pour accéder sur le site du sinistre “De ma vie, je n’ai jamais vu un tel brasier à Mitsinjo”, poursuit le député. Ce dernier s’adresse aux autorités du pays pour venir en aide aux sinistrés de Namakia.

Et pourtant, pas plus tard que la veille, la Commune a convoqué une réunion afin justement d’évoquer tous ces problèmes à Mitsinjo.

A l’est, c’est encore pire !

Alors que les esprits sont encore captés par cet incendie survenu en fin d’après-midi, samedi dernier à Mitsinjo, les désastres qui étaient en train de se produire parallèlement à cela à Vohilengo, District de Fenoarivo-Atsinanana, se trouvant cette fois sur la côte est, font également peur ! La Parcelle 4 s’est embrasée dans cette Commune de Vohilengo, provoquant ainsi 409 sinistrés, d’un seul coup. Les dégâts ont été particulièrement importants avec la destruction de 100 maisons par les flammes.

Un véritable désastre pour les habitants qui y ont tout perdu : les économies mais également tous leurs biens. Pour l’heure, l’origine du sinistre n’a pas été encore élucidée.

Devant cette situation catastrophique, le pouvoir en place n’a pas attendu longtemps pour se mobiliser. Il a dépêché sur place le gouverneur de l’Analanjirofo, en l’occurrence, le docteur Marcellin Randriamanantena, hier. Ce dernier n’y était pas venu les mains vides. Il a apporté de l’aide, des produits de première nécessité aux sinistrés.

Il s’agit encore d’une aide provisoire car d’autres vont encore suivre. Au gouverneur de déclarer aux habitants de Vohilengo que le pouvoir en place ne les abandonnera pas. Une occasion aussi pour cette personnalité pour profiter de sensibiliser la population locale afin qu’elle soit prudente dans l’utilisation du feu, notamment en cette période de grosse chaleur.

Franck R.

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Fête de fin d’année - Les journalistes font preuve de solidarité

Plus de 200 journalistes réunis ! Ils sont issus de divers organes de presse, associations et clubs issus des Régions d’Analamanga, Itasy, Bongolava et Vakinankaratra. Ils se sont donné rendez-vous à l’espace Ankona, à Ambohidrazaka Alasora dans l’Avaradrano, samedi dernier pour une journée récréative. Celle-ci résulte de l’initiative de Fetra Rakotondrasoa, journaliste et député à la tête de la commission communication auprès de l’Assemblée nationale, avec l’appui de Soava Andriamarotafika et autres agents de la presse. L’objectif étant de renforcer le lien et la solidarité entre les journalistes, tout en fêtant comme il se doit la fin de l’année 2020. D’ailleurs, les occasions de rencontre et de fête étaient rares cette année, avec la crise sanitaire liée au coronavirus.

 

Au programme de la journée, les invités ont pu faire du zumba, danser et chanter ainsi que profiter de la piscine à leur disposition. Diverses animations étaient également au rendez-vous, sans oublier les rafraichissements et les repas de solidarité. Leur transport aller-retour était aussi assuré. « Cela fait longtemps que je n’ai pas assisté à ce genre de rencontre, avec une ambiance festive. J’ai pu faire connaissance et prendre contact avec d’autres journalistes d’Antananarivo et d’autres Régions, ce qui élargit mon réseau. De plus, j’ai pu me défouler au max », nous confie Jacky R., de la presse d’Antsirabe. « De telle journée récréative entre journalistes devrait se faire régulièrement, histoire de renforcer la solidarité et déterminer des actions concrètes pour mettre en valeur la profession et pour satisfaire les besoins en informations du public », ajoute M.R., journaliste d’Antananarivo. Notons que de nombreuses activités sont prévues pour la presse en 2021.

P.R.