Les actualités à Madagascar du Dimanche 20 Août 2017

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3 gamers malgaches sélectionnés pour l’Africa Games Show au Maroc

Le rideau est tombé sur le tournoi national de e-Sport de Madagascar. Tournoi entrant dans le cadre de la sélection des meilleurs gamers africains qui iront représenter leur pays à l’Africa Games Show à Casablanca, au Maroc, au mois de septembre prochain.

La finale nationale s’est déroulée le samedi 19 août à l’IKM Antsahavola, et a vu la participation des gamers gagnants des tournois de présélection régionale qui se sont déroulés aux mois de juillet et août à Antsirabe, Toamasina, Mahajanga et Antananarivo.

Les gagnants du grand tournoi national sont :Street Fighter V : Ranto Manoro Ratsimialavahoaka alias MakaAsphalt 8 : Mamitiana Michel RakotoarisonPES 17 : Ony Michael Rabarison

Les trois gamers représenteront Madagascar à l’Africa games show en septembre, dans chacune de leur discipline.

La plateforme utilisée pour le tournoi est le « Wolrd Gaming Federation » (WGF).  Elle offre un profil unique pour tous les joueurs et regroupera tous les tournois de la phase finale des 10 Pays en plus de ceux effectués lors de la dernière CAN (Orange Football Club e-Sport).

L’Africa Games Show de septembre regroupera les meilleurs Gamers africains venant de Madagascar, de Guinée Conakry, du Sénégal, du Maroc, de Tunisie, du Cameroun, de Côte d’Ivoire, de la République Démocratique du Congo, du Mali et de la Réunion. 

Orange apporte son soutien à la communauté des gamers

L’e-Sport est devenu un divertissement grand public à forte audience qui a besoin du meilleur des réseaux et d’une connexion optimale. Eléments essentiels de l’arsenal de tout compétiteur, qu’Orange Madagascar met à la disposition de la communauté des Gamers avec la 4G Orange.

Depuis 2013, Orange Madagascar s’est lancée dans la démocratisation de l’usage de l’internet sur mobile en mettant à la disposition des malgaches des smartphones performants et abordables. En 2017, Orange Madagascar s’est fortement impliqué dans le domaine du gaming en soutenant par exemple la start-up Lomay pour le développement du jeu 100% Malagasy « Gazkar ».

Orange collabore avec l’association e-Sport Mada, mais aussi des influenceurs, start-ups et acteurs web spécialistes du E-Sport pour mieux accompagner la communauté et explorer ce terrain d'innovation à la croisée des jeux, des contenus vidéo et des médias sociaux. Avec ces différentes initiatives, Orange est aujourd’hui l’opérateur le plus impliqué sur la scène e-Sport malgache et contribue à populariser la pratique et à structurer l'écosystème.

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La 4G d’Orange Madagascar à Antsiranana

Benja Arson, le Directeur Général Adjoint d’Orange Madagascar, représentant le Directeur Général, a procédé le 18 août 2017 au lancement officiel de la 4G d’Oange à Antsiranana, à l’occasion d’une cérémonie honorée par la présence de André Neypatraiky Rakotomamonjy, Ministre des postes, des télécommunications et du développement numérique.  Arsène Banoma, Préfet d’Antsiranana, Eddie Jean Aimé Tongazara, Chef de la Région Diana, et Cécile Manorohanta, Présidente de l’Université d’Antsiranana, étaient également présents à cette cérémonie, tout comme l’ensemble des opérateurs économiques de la ville.

Antsiranana est la plus grande ville de la région Nord, et le troisième port de Madagascar. L'économie de la capitale de la région Diana se base en partie sur la pêche, les industries du bois et les salines. Le tourisme reste néanmoins le principal secteur économique porteur de développement, et les activités liées au tourisme y contribuent à la création de 6 000 emplois.

L’ensemble des opérateurs économique ont répondu présent à la cérémonie, et l’occasion a été saisie par la délégation d’Orange Madagascar pour recueillir directement les besoins des clients et futurs clients en vue d’apporter les meilleures solutions pour le développement de leurs activités et ainsi offrir la meilleure qualité de service. La soirée a permis un échange constructif autour des offres et services d’Orange Madagascar, et notamment la 4G d’Orange qui suscite l’intérêt des opérateurs.

Arrivée le 16 août 2017 à Antsiranana, la délégation d’Orange Madagascar a pu rencontrer quelques opérateurs économiques. « Nous avons des besoins spécifiques, chacun dans nos activités, et les réalités de notre région ne sont pas celles de la capitale. Voilà pourquoi c’est important qu’on nous écoute, et nous sommes heureux que le comité de direction d’Orange Madagascar ait fait spécialement le déplacement chez nous pour nous écouter » explique un opérateur économique de la ville.

L’arrivée de la 4G est une excellente nouvelle pour favoriser des usages innovants. C’est également une opportunité unique pour les entreprises malgaches, qu’elles soient petites, moyennes ou grandes, d’être présentes à l’international. Le numérique leur permettra de se positionner sur la carte des entreprises de ce monde, et ainsi d’avoir une vraie vie internationale. Un véritable atout, notamment, pour le tourisme.

André Neypatraiky Rakotomamonjy, Ministre des postes, des télécommunications et du développement numérique, a tenu à féliciter l’engagement de l’opérateur : « nous sommes toujours disposés à apporter notre soutien pour que les différents acteurs opérant dans l’épanouissement numérique de Madagascar puissent réellement s’enraciner résolument vers l’avenir. Raison pour laquelle je suis particulièrement optimiste et heureux, car l’accès au numérique pour tous, c’est précisément ce qu’Orange Madagascar fait aujourd’hui en mettant la technologie de la 4G à disposition du plus grand nombre ».

Pour sa part, Benja Arson a rappelé que « il est absolument indispensable, vital pour une entreprise, pour une PME, mais aussi pour le grand public d’être connecté. Internet est d’autant plus vital pour une entreprise car elle a besoin d’être visible sur la toile. On a une qualité de service qui est sans doute inégalée. On va continuer à déployer la 4G dans d’autres villes pour permettre l’intégration des nouvelles solutions numériques dans les activités des professionnels ».

Les roadshows qu’elle mène à travers Madagascar sont pour Orange et sa grande famille des moments particuliers et uniques.

Orange Madagascar entend être encore plus proche de sa grande famille, renforcer encore plus la relation de confiance qui s’est établi entre les deux parties, conforter ce lien, et faire part des dernières tendances et de l’évolution aux clients pour que ces derniers puissent adopter les meilleures solutions pour faciliter leur vie à la maison, au travail ou en mobilité, en matière de communication.

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Le Premier Ministre à Pretoria

Pretoria, 19 août 2017- Le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Mahafaly Solonandrasana Olivier a honoré de sa présence la cérémonie d’ouverture solennelle du 37ème sommet ordinaire des Chefs d’Etats et du Gouvernement de la SADC, qui a eu lieu ce 19 août à Pretoria, Afrique du Sud dans le bâtiment O.R Tambo. Comme à l’accoutumée, l’évènement a vu l’intervention de différentes hautes personnalités. Il a été également marqué par la remise solennelle de l’insigne de la présidence de la SADC au Président entrant, qui n’est autre que le Président de la République d’Afrique du Sud, Jacob Gedleyihlekisa Zuma et hôte du 37ème sommet. Le Président sortant de la SADC s’agit du Roi Msawti III du Swaziland.

Lors de son allocution, le Président Jacob Zuma a martelé l’importance du sommet. Selon ses dires, «  ce sommet est une occasion pour examiner les progrès et les défis liés à la mise en œuvre du programme de la SADC au cours des années passées ».

Interviewé à propos de son intervention lors de la séance de huis clos,  le Premier Ministre Mahafaly Solonandrasana Olivier a élucidé les vraies réalités à Madagascar. Le Chef du Gouvernement a annoncé que «compte tenu du rapport de l’émissaire de la SADC, Joaquim Chissano qui a été dépêché à Madagascar l’année dernière,  aujourd’hui la SADC  a mis encore un bémol sur la capacité de la grande île à vivre dans la stabilité». Ainsi, il a expliqué que « la crise est dernière nous et que l’année 2016 est une année de stabilité pour Madagascar sur tous les plans et aussi une année de consécration ». Le Premier Ministre n’a pas manqué également de parler de l’accord qui a eu lieu entre Madagascar et le Fonds Monétaire International qui a permis à la grande île d’avoir la Facilité Elargie de Crédit ; de l’accueil et de l’organisation des deux sommets dont le COMESA et la Francophonie et de l’obtention d’une aide budgétaire d’un montant de plus de 10 milliards de dollars Américain. Il a saisi aussi l’occasion pour rappeler la participation de Madagascar au 36ème sommet qui s’est tenu au Swaziland l’année 2016.

Dans la foulée, le Chef du Gouvernement a évoqué les efforts déployés par le Gouvernement à travers la mise en place des projets structurants qui permettent à la grande île d’assurer la croissance économique. Selon ses dires, « tous ces projets sont axés à des activités qui ont des impacts directs sur la population locale ».

Le Premier Ministre a apporté aussi une explication afférente à l’élection présidentielle en 2018. « Notre Président de la République, Hery Rajaonarimampianina a bien souligné que l’élection va se dérouler d’une manière transparente, démocratique et  crédible. De ce fait, tous les efforts sont axés sur la réforme des textes électorales. Ainsi, Madagascar a privilégié avec la CENI l’approche participative de tous les partis politiques pour apporter leurs recommandations par rapport à l’amélioration des textes en matière électorale ».

Ce 37ème sommet de la SADC a abrité deux nouveaux pays membres dont Lesotho et Seychelles.  La SADC compte actuellement 17 pays membres. Il à noter que le thème choisi pour le 37ème sommet est de « collaborer avec le secteur privé dans le développement de l’industrie et des chaînes de valeur régionales ». 

La direction de la communication de la Primature

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CHAN 2018: le parcours des Barea s’est arrêté à la dernière marche

Coup dur pour les Zébus de Madagascar, le rêve de disputer la CHAN 2018 au Kenya s’est effondré en Angola après avoir été battu par ces Angolais par un petit score de 1 but à 0.
L’entraineur angolais a dit qu’il allait mettre fin à la série d’invincibilité des Barea, il l’a concrétisé samedi dernier en battant Madagascar pour le compte de la dernière phase éliminatoire pour la CHAN 2018. Si on résume le match, les protégés d’Auguste RAUX avaient une nette domination si on parle de possession et d’attaque, mais c’est toujours la finition qui a été le point faible des Barea. Un petit moment de manque de concentration des défenseurs qui donne la victoire aux Angolais à la 61e minute. Les Barea devront désormais se concentre pour les éliminatoires de la CAN 2019 qui se tiendra au Cameroun.
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Larss, un vent du nord à retenir

Larss est un artiste en herbe qui évolue dans le Nord de la Grande île. Mais Larss est aussi le nom de son groupe dont le leader n’est autre que lui-même. Et c’est avec brio que Lars a chauffé l’ambiance du spectacle dédié au grand public dans le cadre du lancement du 4G d’Orange Madagascar à Antsiranana, le 17 aout 2017.

Certes, vous diriez que ce nom ne vous dit rien, essentiellement pour les gens des autres régions de la Grande île, mais force est de soutenir que ce jeune homme fait déjà partie des incontournables d’Antsiranana avec un album audio qui tourne bien dans divers endroits huppés de la ville, et un clip très connu dans le monde culturel du Nord.

A noter que Larss a sorti son album en 2015 et que son premier clip intitulé « Tsara Gasikara » était disponible sur le Net depuis juillet 2016. Entre temps, on peut voir ses clips comme « Mila Calin » ou encore « Alaiko Vady », sur Youtube.

Le choix de devenir artiste n’est pas arrivé par hasard, du fait qu’il en rêvait déjà depuis sa tendre enfance. Toutefois, ce n’est qu’à partir de 16 ans qu’il a côtoyé des amis musiciens notamment mélomanes, malgaches ou étrangers. Ces derniers lui ont inculqué les valeurs des vraies musiques. Depuis, il s’est familiarisé avec les logiciels de musique. Et au fur et à mesure que le temps avançait, il a commencé à composer et le résultat fait qu’il a monté sa propre formation, sa propre musique et tracé ainsi sa propre voie dans le showbiz.  Beaucoup l’ont aidé à devenir ce qu’il est actuellement, mais parmi ses idoles, l’on décèle par exemple Babà ou encore Mika et Davis.

Les tournées de Larss lui a déjà conduit en dehors d’Antsiranana. Il a par exemple, tourné son clip à Toamasina et bon nombre de concerts sont aussi programmé pour d’autres régions, dont à Antananarivo.

Faut-il souligner que le souhait le plus cher de Larss serait d’éduquer les jeunes pour fonder une société dans la solidarité, dans la diversité tout en restant dans la promotion de la culture malgache ? Par ailleurs, il aspire également à ce que les jeunes Malgaches, via leur art, soient reconnus partout dans le monde.

Recueillis par Faly R.

 

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Rajoelina, Ravalomanana et Rajaonarimampianina ou le tiercé gagnant ?

Après le président en exercice, Hery Rajaonarimampianina, vendredi, l’ancien président Marc Ravalomanana, a déposé sa candidature pour la prochaine présidentielle à la Haute cour constitutionnelle (HCC) à Ambohidahy, samedi. C’est sa fille aînée, Sarah Ravalomanana, entourée de ses collaborateurs au sein du Tiako i Madagasikara (TIM), qui a remis les dossiers alors que le candidat en personne a effectué un meeting au bord de la mer à Toamasina dans le cadre dans le cadre de la clôture de la célébration du XVe anniversaire de son parti.

Marc Ravalomanana est considéré comme l’un des favoris de cette élection avec notamment l’ancien président de la Transition, Andry Rajoelina, candidat du Mapar, le premier à avoir déposé sa candidature à la HCC, et Hery Rajaonarimampianina, le président sortant, présenté par son propre parti, le HVM. Tous les trois sont d’ailleurs considérés comme les candidats majeurs de cette élection et beaucoup d’observateurs pronostiquent que deux d’entre eux vont passer même au deuxième tour.

En terme de moyens, Andry Rajoelina, Marc Ravalomanana et Hery Rajaonarimampianina sont d’ailleurs considérés comme les candidats les plus nantis de cette élection présidentielle. Leurs tapages médiatiques dans le cadre de leur précampagne en disent d’ailleurs longs. Concernant, entre autres les médias, chacun dispose de moyens lourds pour mieux assurer leur pré-campagne et leur communication. Ces atouts leur avantagent déjà par rapport aux autres candidats.

L’ancien président de la Transition dispose notamment des chaînes Viva TV/Radio qui diffusent sur de nombreuses villes. A cela s’ajoutent des radios et télévisions des politiciens acquis à sa cause comme le Kolo TV de Hajo Andrianainarivelo (MMM/VPMM) ou encore le Free FM de Lalatiana Rakotondrazafy (Freedom) ainsi que M3TV à Mahajanga de l’homme d’affaires Mamy Ravatomanga et non moins ancien conseiller technique spécial d’Andry Rajoelina à la Transition.

Marc Ravalomanana bénéficie, entre autres, de la réouverture des chaînes de télévision et de radio MBS qui commencent à émettre sur l’ensemble des grandes villes de Madagascar depuis quelques semaines. Alors que Hery Rajaonarimampianana peut compter pour sa part sur les chaînes nationales (TVM et RNM) qui restent malgré tout sous la houlette du régime, et celles de ses proches collaborateurs et soutien (Dream’in TV et IBC de Andry Raobelina qui se montre très actif dans le comité de soutien appelé « VoromaHery » ou encore Sky One du groupe RLM de Mbola Rajaonah alias Mbola Tafaray.

Bien que l’ancien président Marc Ravalomanana est actuellement considéré comme le candidat à la traîne par rapport aux deux autres favoris de cette course, il disposerait toujours d’une aura auprès de ses inconditionnels partisans qui, depuis sa chute en 2009, et son exil forcé en Afrique du Sud, lui restent toujours fidèles et se sont toujours montré solidaires, en dépit effectivement de quelques brebis galeux.

Certains observateurs politiques estiment même que l’ancien président pourra surprendre Hery Rajaonarimampianina dont le taux de popularité a largement chuté depuis son accession au pouvoir. L’incapacité de son gouvernement à relever l’économie nationale, à lutter contre la pauvreté dans le pays ainsi que ses déboires dus à la corruption grandissante au regain d’insécurité ont occasionné la faiblesse de son régime.

A moins de trois mois de l’élection, rien n’est joué. Les candidats ayant déjà officialisé leur candidature et témoigné leurs déterminations ne sont pas du tout en reste. La plupart se propose d’ailleurs comme une alternative à ces politiciens qui ont déjà gouverné le pays et qui n’ont pas apporté grand-chose au développement du pays. Une question logique et évidente d’ailleurs mais qui risque de ne faire aucun effet au vu du fanatisme effréné de leurs partisans. Mais il n’y a effectivement que la voix des urnes qui peut statuer sur le nom du vainqueur. Le reste n’est qu’un pronostic, comme au PMU.

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L’efficience, l’intégrité, la justice et la discipline au menu

Les journées de concertation des grands responsables de la Police nationale se sont tenu au Centre de conférences international d’Ivato. Cette concertation réunit les hauts responsables de la Police pour deux journées, aux fins de l’élaboration d’une stratégie nationale et de nouvelles méthodes de travail qui permettront d’atteindre l’un des objectifs de développement instruits par le président de la République. Il s’agit notamment de la restauration de la sécurité à court terme.

Le Premier ministre, Christian Ntsay, a honoré de sa présence l’ouverture de cette concertation. Lors de son allocution, il a indiqué qu’un tel objectif nécessitera la mise en œuvre de cinq principes, entre autres, « l’efficience, la sagesse, l’intégrité, la justice, et la discipline », surtout dans le cadre de la redynamisation du pays. Toutefois, ajoutait-il, la restauration des disciplines dépendra des actions de maîtrise de la part des responsables envers leurs subordonnées ; et ce principe de prise de responsabilité doit être acquis de la base et à tous les niveaux.

Le Premier ministre a notamment pris l’exemple de la technicité à utiliser dans la mise à disposition des éléments de la force de l’ordre dans chaque zone classée en rouge, en fonction du taux d’insécurité enregistré. « Les forces de l’ordre doivent y être renforcées », a-t-il conclu.

La Police nationale est notamment chargée de la sécurité en milieu urbain, ce qui n’empêche en aucun cas l’ouverture aux collaborations avec les autres entités responsables de ladite sécurité. Voilà pourquoi, les autres membres du gouvernement en charge de la sécurité et de sa mise en œuvre ainsi que de l’application de la loi, à savoir le secrétaire d’Etat à la gendarmerie nationale et le ministre de la Justice, ont assisté à cette cérémonie.

La restauration de la paix et de la sécurité s’avère être la première alternative qui garantit le retour de la confiance entre les forces de l’ordre et le peuple. Ainsi, le Premier ministre a insisté sur la réforme de la gouvernance en citant particulièrement la lutte contre la corruption, car force est de reconnaître, en parlant de corruption, que les agents de Police y sont souvent tentés, laissant ainsi prévaloir toute forme d’abus. « Pour cette réunion, je suis confiant en de nouvelles visions qui permettront de réparer les erreurs du passé », a-t-il souligné.

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La CENI veut rétablir les noms retranchés par voie d’ordonnance

La tenue des élections municipales le 27 novembre prochain rend impossible la révision de la liste électorale, spéciale ou ordinaire, comme certains partis politiques et candidats aux législatives lésés par les imperfections de cette liste le souhaitaient. Mais pour palier à cette situation qui a, incontestablement, ternie et l’image de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) et mis à mal la crédibilité des élections tenues ces derniers temps, l’organe en charge de l’organisation des élections s’est tourné vers le Tribunal de Premier instance (TPI).

« Nous essayons de rétablir les noms des électeurs ayant voté à la présidentielle, mais qui ne figuraient plus dans la liste électorale aux législatives et qui risquent alors de ne pas participer aux élections municipales si rien n’est fait », explique Fano Rakotondrazaka, rapporteur général de la Ceni. La stratégie consiste alors à demander auprès du TPI une ordonnance qui permettra de procéder à ce rétablissement des noms. Cette saisine de cette instance judiciaire s’avère en effet être légale, mais son acceptation dépendra des juges.

A cause de la révision de la liste électorale après le premier tour de l’élection présidentielle en 2018, de nombreux électeurs n’ont pas figuré dans la liste électorale qui a servi aux élections législatives. Les hauts conseillers électoraux d’Alarobia expliquent que cela est dû, entre autres, au retranchement des doublons ou encore à la réorganisation des bureaux de vote en fonction du nombre des électeurs inscrits. Ils n’excluent pas pour autant des erreurs graves au niveau des fokontany qui ont causé le retranchement total de certains noms. C’est pour résoudre ces problèmes que la Ceni procède ainsi à cette interpellation du TPI.

Le responsable de la Ceni précise toutefois que cette mesure ne signifie pas inscription de nouveaux électeurs ou retranchements de certains noms dans la liste électorale. Les dispositions relatives à ces procédures sont déjà fixées par la loi en vigueur. C’est la révision annuelle de la liste électorale. Cette révision dite ordinaire de la liste électorale ne doit intervenir qu’entre le 1er décembre et le 15 mai. « Au-delà de cet intervalle, aucun nom ne peut être inscrit ou effacé de la liste », explique Fano Rakotondrazaka.

Suite aux remarques faites par de nombreux candidats aux élections législatives, des partis politiques et des observateurs électoraux nationaux et internationaux, la Ceni avait déjà proposé des solutions comme l’affichage côte à côte au niveau de chaque fokontany des listes électorales, utilisées pour la présidentielle et pour les législatives. Mais ces mesures ne semblaient pas du tout être efficaces ou suivies, parce que la plupart des fokontany ne l’auraient pas appliqué. Les propositions des partis et candidats-députés de procéder à la révision spéciale de la liste électorale n’étant pas non plus acceptées par le régime en place, certainement pour des raisons à la fois juridiques et financières.

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Rapatriement : 815 Malagasy rentrés au pays

Les opérations de rapatriement des ressortissants ou résidents malgaches bloqués à l’étranger depuis la crise sanitaire du Covid-19 ont déjà permis à 815 personnes de rentrer au pays.

« A ce jour, six vagues de rapatriements ont été effectuées suite à des négociations entre le gouvernement et les autorités compétentes des pays d’accueil », précise le ministère des Affaires étrangères hier dans un communiqué.

Le premier vol de rapatriement remonte au 8 juin avec 177 personnes en provenance du Koweït. Le second, arrivé au pays le 20 juin, avait à son bord de 130 personnes en provenance de l’île Maurice. Le 6 juillet, un 3è vol a ramené 213 personnes en provenance des pays d’Afrique, des Etats-Unis, du Brésil et de Royaume Uni. Le quatrième est arrivé au pays le 15 août avec 23 malagasy en provenance du Sénégal, du Gabon, de la Guinée-Conakry, du Mali, du Niger, d’Egypte et du Cameroun. Le cinquième arrivé au pays le 16 août en provenance d’Europe a ramené 233 personnes, et la sixième en provenance des Comores le 17 août avait à son bord 40 personnes.

Le ministère des Affaires étrangères indique que d’autres rapatriements sont programmés dans les jours à venir : le 20 août pour l’Inde, les 22 et 29 août pour La Réunion et les 24, 30 août et 06 septembre pour l’Europe. Les détails des autres opérations de rapatriement seront fournis aux personnes concernées par le biais des représentations extérieures de Madagascar en fonction du calendrier établi en concertation avec les principales parties prenantes, précise le ministère dans le communiqué.

Le chef de la diplomatie malgache avait indiqué il y a deux semaines, qu’environ 1 600 ressortissants du pays ont émis leur souhait de rentrer au pays. Il reste alors un peu moins de la moitié à rapatrier dans les jours à venir.

En collaboration étroite avec les représentations extérieures de Madagascar ainsi que les autorités étatiques locales au sein du Centre de commandement opérationnel Covid-19 (CCO), le ministère des Affaires étrangère indique qu’il « travaille d’arrache-pied pour concrétiser ce retour de manière ordonnée, sécurisée et dans le respect total des dispositifs sanitaires tant au départ qu’à l’arrivée à Madagascar ». Les passagers qui venaient de débarquer ont été isolés durant quatre jours en attendant le résultat de leur contre-test PCR réalisé à leur arrivée à l’aéroport d’Ivato.

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Une hausse prévisible des frais de transport sur les lignes nationales et régionales

À la prochaine reprise de la circulation pour les transports en commun routiers, les lignes qui desservent les zones nationales et régionales pourraient revoir leur frais de transport à la hausse. C’est ce qui est ressorti de la rencontre entre les représentants des transporteurs nationaux et régionaux avec l’Agence de transport terrestre (ATT) à Ambodivona, hier.

« La date de reprise de la circulation pour entrer et sortir de la région Analamanga n’est pas encore connue, mais il faut s’y préparer à l’avance. Si, l’Etat renouvelle les mesures de distanciation physique obligatoire dans les véhicules de transport en commun, les passagers doivent combler les pertes sur les places vides. Cette hausse des frais ne devrait toutefois pas dépasser les 10 000 ariary », a requis le général Jeannot Reribaky, directeur général de l’ATT.

Le président de l’Association des transporteurs de Madagascar (ASTRAM), Frédinard Rakotondrafara a garanti quant à lui un retour à la normale si ces mesures sont levées. « Lorsque l’état d’urgence sanitaire sera levé, et que les places dans les véhicules ne seront plus limitées, les frais de transport reviendront au tarif normal  », rassure-t-il.

Respect des mesures barrières

Un plan d’action pour éviter les attroupements dans les gares routières a également été évoqué hier.

« Pour éviter la transmission de maladie, la restriction du nombre de personnes qui fréquentent et circulent dans les gares routières est indispensable. A la reprise, seule la réservation de place par téléphone ou en ligne, est autorisée. Le nombre d’agents dans les boxes des coopératives sera également réduite », selon toujours le directeur général de l’ATT.

La désinfection des gares routières deux ou trois fois par jour fait partie des impératifs parmi les nouvelles mesures à appliquer.

« Nous sollicitons que la désinfection des véhicules et des gares routières soit à la charge de l’Etat. Les transporteurs sont encore trop démunis pour supporter d’autres dépenses après cette longue suspension. De leur côté, les passagers doivent se munir de gel désinfectant car ce sera une autre charge importante pour nous étant donné les arrêts fréquents en cours de route pour les lignes nationales », a avancé le président de l’ASTRAM.