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Les actualités à Madagascar du Samedi 20 Février 2021

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Midi Madagasikara8 partages

Journée sous tension : L’opposition poussée vers le site de Soamandrakizay

Ces leaders de l’opposition risquent d’affronter les forces de l’ordre.

La préfecture refuse à l’opposition l’accès à Ambohijatovo ou sur la place du 13 mai pour tenir une manifestation. Les députés sont invités à prendre le cap près de la propriété des catholiques à Androhibe.

Jour J pour l’opposition. Les leaders du « Miara-Manonja » ne reculent pas et vont tenir aujourd’hui une manifestation. Pour les députés du Tiako i Madagasikara, qui ont déjà sensibilisé leurs partisans depuis deux semaines sur ce projet, il s’agit d’un « rapport parlementaire suivant les dispositions constitutionnelles ». La préfecture de police leur propose alors le site près du domaine de Soamandrakizay de l’Ecar à Androhibe pour tenir cette manifestation. Ce terrain vague, appartenant à un opérateur “karana”, a été réquisitionné par la préfecture au profit de l’opposition. Mais les députés refusent d’y aller et insistent sur la place du 13 mai pour la manif d’aujourd’hui.

13 mai. Initialement, ils ont opté pour le site d’Ambohijatovo mais l’accès à ce lieu symbolique a été également refusé par la commune urbaine d’Antananarivo. Selon le maire d’Antananarivo, Ambohijatovo ne serait plus destiné à une manifestation politique mais a déjà changé de vocation pour devenir d’ici peu un « parc botanique ». Ce refus a été accepté par les organisateurs qui répliquent alors avec l’option d’une descente sur la place du 13 mai. « Puisqu’on nous refuse l’accès à Ambohijatovo, donc il nous semble opportun de choisir la place du 13 mai », a soutenu, hier, sur les ondes du « Miara-Manonja » le député Fidèle Razara Piera.

Mesures sévères. Les députés de l’opposition persistent à tenir cette manifestation très redoutée par les autorités et les partisans du pouvoir. Les forces de l’ordre craignent qu’elle cache une velléité de semer des troubles et de fomenter une déstabilisation. En effet, elles mettent en garde et promettent des mesures sévères en cas de dérapage. « Et s’il s’agit vraiment de rapports des parlementaires, ils devraient se tenir dans les arrondissements » a, quant à elle, avancé, Christine Razanamahasoa, présidente de l’Assemblée nationale, laquelle a été parmi les députés qui ont investi, en avril 2018, le parvis de l’Hôtel de Ville à Analakely. Cette ligne a été également défendue par le maire de la Capitale, Naina Andriantsitohaina, qui a également proposé la tenue des rapports parlementaires au niveau des arrondissements.

Valeurs. Ces déclarations des tenants du pouvoir n’ont pas suffi à faire baisser d’un cran la tension. L’affrontement est imminent. L’horizon d’une crise n’est plus lointain, à cette allure. Herilaza Imbiki, vice-président du Sénat, fait un appel pour « faire taire tous discours de haine et les provocations au nom de l’intérêt général. Il faut que les valeurs malgaches prennent le dessus pour éviter tout affrontement et prioriser, à cet effet, le dialogue », a-t-il lancé.  Roland Ratsiraka, quant à lui, soutient, en revanche, qu’ « il faut laisser les députés manifester pacifiquement et l’Etat devrait se soustraire à toute forme de répression ».

Dispositif spécial. Quoiqu’il en soit, la place du 13 mai et le site d’Ambohijatovo seront fermés aujourd’hui à toute manifestation politique. Un dispositif spécial a été mis en place par les autorités militaires pour les sécuriser. « L’accès sera strictement réglementé » selon le général Angelo Ravelonarivo, préfet de police d’Antananarivo. « Toutes les personnes qui veulent y accéder seront fouillées », a-t-il poursuivi. Mais les manifestants ne seront en aucun cas autorisés à y accéder, a-t-on su. A cet effet, des éléments des forces de l’ordre vont être mobilisés pour verrouiller tous les accès autour de la place du 13 mai et le site d’Ambohijatovo.

Rija R.

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Football – « Doritos La Relève » : 176 équipes en lice

Lors de la réunion technique au Palais des sports Mahamasina.

Le tournoi « Doritos la Relève » en vue de former la première promotion de la future Académie Barea va débuter le 27 février. 176 équipes issues de la ligue d’Analamanga seront en lice pour le tour préliminaire.

La réunion technique sur le tournoi de détection baptisé « Doritos la Relève » s’est tenue hier au Palais des Sports Mahamasina. La phase préliminaire se déroulera finalement sur le stade du complexe sportif à Vontovorona du 27 février au 3 avril 2021. Seize matches seront programmés chaque week-end. En effet, les organisateurs ont décidé d’ouvrir le tournoi avec 176 équipes participantes au lieu des 64 prévues initialement. Cette compétition réservée aux jeunes nés entre le 1er janvier 2006 et le 31 décembre 2007 a été ouverte à tous les clubs affiliés aux sections ou simples équipes de quartier dans la ligue d’Analamanga. Une équipe devrait être constituée de 15 joueurs dont quatre remplaçants. Le premier tour s’agit d’une éliminatoire directe. En cas de match nul, la rencontre se terminera par une séance de tirs au but. 22 équipes seront qualifiées pour la phase de poule. Mais elles seront 24 équipes puisque les 30 meilleurs joueurs, eux, formeront aussi deux autres équipes. Ces équipes vont donc se répartir en huit poules de trois équipes. Cette étape se jouera dans quatre sites et les équipes entameront des matches triangulaires. Pour cela, la durée d’une rencontre sera de 25 minutes fois deux. La phase finale s’étalera jusqu’en novembre. « Toute tentative de fraude concernant l’âge des joueurs sera passible de sanctions. L’équipe devrait être arrivée sur le lieu de la rencontre au moins une heure avant son match. Celles qui n’arriveront pas à l’heure notamment avant le match seront forfaits », a précisé Lionie Rakotovao, le responsable technique.

À l’issue de ce tournoi, 25 jeunes formeront la première promotion de l’Académie des Barea dont l’ouverture est prévue en janvier 2022. Les jeunes footballeurs dans les autres régions ne seront pas en reste. Nicolas Dupuis effectuera une descente dans la région Sava la semaine prochaine pour donner la même chance à tout le monde.

Manjato Razafy

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Tirs à balles réelles sur les étudiants : Condamnation ferme du SECES

Une photo qui résume ce qui s’est passé à Toamasina avant-hier.

« Nous condamnons de toutes nos forces les tirs à balles réelles perpétrés sur des étudiants qui ont manifesté dans l’enceinte universitaire ». C’est ce qu’on peut lire dans un communiqué du SECES (Syndicat des enseignants-chercheurs et chercheurs-enseignants de l’enseignement supérieur) National et de la section tananarivienne publié hier. Une manifestation s’est tenue suite aux événements survenus avant-hier dans le campus universitaire de Toamasina. Profitant de son communiqué, le SECES National, tout comme sa branche tananarivienne, déplore également « toutes formes de dégradation des biens publics ainsi que ceux des particuliers ». Par ailleurs, contrairement à ce que les observateurs ont l’habitude de voir, le syndicat n’a pas ouvertement pris position par rapport à l’ébullition qui prend actuellement place dans le monde de l’enseignement supérieur. Jusque-là, le SECES semble opérer en tant qu’interpellateur et donne des conseils. Pour ce qui est de l’ébullition du monde de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, à l’instar des étudiants de l’université de Toamasina, ceux de Fianarantsoa ont annoncé tard avant-hier, les mêmes revendications, entre autres, le paiement de quatre mois d’arriérés de leurs bourses d’études. Il conviendrait de noter qu’outre le SECES, d’autres organismes tels que l’observatoire de la jeunesse/Liberty 32 ont également manifesté leur indignation face à ce qui s’est passé à Toamasina. « L’Etat a le devoir de protéger les citoyens selon l’article 8 de la Constitution de la République de Madagascar, ainsi nous condamnons l’utilisation de balles réelles ayant entraîné la mort d’une personne et par conséquent provoqué encore plus de tensions ». Et question surplus de tension, l’appel à solidarité lancé par les étudiants d’Ankatso hier semble être une parfaite manifestation.

José Belalahy

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ADEMA : Des dizaines de milliards d’ariary de créances à recouvrer

(De gauche à droite), Le nouveau DG de l’ADEMA, Jean Germain Andrianiaina et son prédécesseur, Herison Andriamihafy, lors de la passation de services.

À l’instar de toutes les entreprises opérant dans différents secteurs, la société Aéroports de Madagascar  (ADEMA) rencontre également des difficultés financières, en raison des impacts de la crise sanitaire liée à la covid-19 depuis l’an dernier.  « Une chute de l’ordre de 90% du volume de trafics aériens, a été enregistrée du fait de la fermeture de nos frontières. Ce qui a entraîné une baisse considérable de nos recettes, qui se poursuivra cette année. Mais pour pouvoir redresser cette entreprise d’Etat, recouvrer les créances de la société envers les collaborateurs qui s’élèvent à des dizaines de milliards d’ariary, constitue notre priorité », a déclaré le nouveau Directeur général de l’ADEMA, Jean Germain Andrianiaina, lors la passation de services avec son prédécesseur hier à Ivato.  « D’aucuns reconnaissent qu’on est tous victime de la crise sanitaire. Mais des négociations seront menées afin que ces collaborateurs puissent établir un calendrier de paiement de leurs dettes. Parmi lesquels, on peut citer, entre autres, les entreprises qui tiennent boutiques et des restaurants dans les aéroports, dans le cadre d’une convention commerciale signée avec l’ADEMA », a-t-il poursuivi.

Compression des dépenses. En outre, le nouveau Directeur général de l’ADEMA lance un appel à l’Etat pour intervenir auprès de Ravinala Airports concernant le non paiement des redevances pour concession se chiffrant à 3 millions d’euros par an, depuis l’an dernier, suite au transfert de gestion des aéroports d’Ivato et de Nosy-Be. « Ces redevances permettront de mieux exploiter nos dix aéroports internationaux et principaux. Les créances envers l’Etat depuis 2015  ne sont pas en reste. Il s’agit d’une contrepartie des investissements non amortis au niveau de ces deux aéroports qui sont maintenant gérés par le consortium Ravinala Airports », a-t-il enchaîné. Il est à noter que l’ADEMA gère actuellement 58 aéroports et aérodromes secondaires.  « Nous allons veiller à la compression de nos dépenses de fonctionnement tout en protégeant les avantages du personnel et en assurant la circulation aérienne publique, dans le cadre du nouveau plan quinquennal présenté. À titre d’illustration, l’aéroport de Mananjary n’enregistre aucun vol mais des charges fixes sont encore allouées pour son fonctionnement », d’après toujours les explications de Jean Germain Andrianiaina.

Trois hubs régionaux. Par ailleurs, il a soulevé qu’un appel d’offre international sera lancé cette année afin de trouver des partenaires techniques et financiers pouvant assurer la gestion d’exploitation des autres aéroports sous la gestion de l’ADEMA. « Ce qui permettra d’améliorer et de moderniser selon les normes internationales nos infrastructures aéroportuaires tout en promouvant leur extension.  À part cela, nous allons mettre sur pied trois hubs régionaux, au niveau des aéroports d’Antsiranana, de Toliara et de Toamasina afin d’accueillir directement des vols longs courriers, en provenance de l’Europe ou de l’Asie, entre autres. Cela constitue un des moyens contribuant à l’atteinte de l’objectif de 500 000 touristes fixé par l’Etat d’ici à 2023 », a conclu le directeur général de cette société d’Etat.

Navalona R.

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Revendications syndicales : Retour à la normale pour les paramédicaux

Après cette grève, les paramédicaux envisagent de reprendre leurs activités à partir de la semaine prochaine.

Une lumière au bout du tunnel ? Après une dizaine de jours de bras de fer entre le Syndicat des infirmiers et sages-femmes de Madagascar (SISFM) et le ministère de la Santé publique, un consensus a été enfin trouvé. Il a été décidé que les paramédicaux retourneront à leurs activités à partir de lundi. La signature du procès-verbal contenant les trois points relatifs à leurs revendications dont les indemnités de réquisition de 228 jours, l’Indemnité d’éloignement spécial (IES) ainsi que le recrutement massif. Les représentants du SISFM ont été reçus par les ténors de la Présidence dont Pierre Houlder Ramaholimasy et Augustin Andriamananoro à Ambohitsorohitra, hier dans l’après-midi.

Concernant les détails des accords trouvés entre les deux parties, rien n’a filtré de l’issue de la négociation engagée avec l’Etat. Une source auprès de ce syndicat avait  tout simplement mentionné qu’un comité de suivi sera mis en place pour veiller à ce que les points convenus soient exécutés. Cette source a aussi indiqué qu’ils ne sont pas entièrement satisfaits des résultats obtenus mais félicite tout de même les efforts entrepris par les responsables concernés pour dénouer le problème. Cette source a aussi indiqué que désormais le syndicat s’adressera à la Présidence et non plus au ministère de la Santé pour les prochaines étapes.

Narindra Rakotobe

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Programme Miatrika : Une bouffée d’oxygène pour les travailleurs du tourisme

Manitra Randriambololona, président de la Fédération Nationale des Guides (FNG).

Des formations gratuites sont organisées par le Programme Miatrika Covid, pour soutenir les professionnels du tourisme. Une composante du Plan Multisectoriel d’Urgence très appréciée par les guides. Interview avec Manitra Randriambololona, président de la Fédération Nationale des Guides (FNG).

 Midi Madagasikara (MM). Face à la crise sanitaire, le gouvernement pousse les opérateurs touristiques à miser sur le tourisme local. Qu’en est-il des guides ?

Manitra Randriambololona (FNG). Il faut savoir que 29 associations de guides sur les 37 existants comprennent des guides qui travaillent dans les parcs nationaux. Effectivement, le développement du tourisme local peut avoir un impact car le service de guidage est obligatoire dans les parcs aussi bien pour les étrangers que pour les nationaux. Par ailleurs, les autres associations représentent des loueurs de voiture et des guides accompagnateurs. Ces derniers sont laissés en marge, car les touristes locaux n’ont pas forcément besoin de leurs services. De ce fait, certains guides s’efforcent de se reconvertir vers d’autres métiers, car il est question de survie.

Comment se passent les activités d’aujourd’hui ?

FNG. Sur les 29 associations dont j’ai parlé, seulement 10 ont encore assez de clients, à l’exemple de celles opérant à Isalo, Ranomafana, Andasibe, Ankarafantsika, etc. Mais dans un parc, il existe en moyenne 80 guides. Ils appliquent un système de rotation et la fréquence est aujourd’hui très lente. Les guides accumulent des dettes. Certains vendent leurs biens pour survivre. D’après l’enquête que nous avons menée, des enfants de guides sont obligés d’arrêter leurs études, faute de moyens. Les parents priorisent les plus petits et sacrifient les études des plus grands.

Des solutions sont-elles prévues pour faire face à cette situation désastreuse ?

FNG. Effectivement la Fédération a cherché des solutions. Nous avons demandé des subventions de l’Etat. Un lobbying a été fait avec la CTM (Confédération du Tourisme de Madagascar) pour obtenir des transferts monétaires. Mais le message des dirigeants était clair : « Par principe, il n’y aura pas de subvention ». On a alors demandé un fonds de garantie pour faciliter l’accès au crédit. Les négociations sont toujours en cours. Mais quelque chose est déjà acquis. La formation dans le cadre du Programme Miatrika Covid, considérée comme une réponse à notre appel au secours. Nous avons déjà demandé un renforcement de capacité pour soutenir la relance du secteur. Les modules sollicités concernent surtout les formations de base, la langue, l’entreprenariat, etc. Aujourd’hui, nous bénéficions de formations gratuites correspondant à ces attentes, à travers le Programme Miatrika et recevons par la même occasion des indemnités.

Les guides sont-ils enthousiastes, face à ce programme ?

FNG. Le Programme Miatrika est mis en œuvre dans plusieurs zones comme Antananarivo, Diego, Sainte-Marie, dans le Sud-Ouest, etc. De nombreux guides issus de ces régions nous demandent comment souscrire et participer à ce projet. En tant que fédération, nous leur montrons comment faire. Il faut dire qu’au départ, il y avait des craintes sur les critères d’éligibilité. Mais les responsables auprès de Miatrika ont expliqué par la suite que tous les acteurs du secteur touristique peuvent bénéficier du Programme, à la demande d’entreprises ou d’associations formelles ou informelles, à condition que celles-ci opèrent dans le tourisme. Après une séance d’information organisée à Antananarivo, tous les guides s’intéressent au programme, même ceux qui rouspétaient auparavant. Ce programme représente une bouffée d’oxygène pour les professionnels du tourisme, « asphyxiés » par la crise.

Etes-vous donc satisfaits ?

FNG. Oui, mais ce n’est pas la seule demande exprimée par la FNG. L’Etat, en partenariat avec le projet PIC (Pôle intégré de croissance) a répondu à certaines de nos demandes, mais d’autres processus sont en cours et nous espérons qu’ils aboutiront à des projets à mettre en œuvre.

Recueillis par Antsa R.

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Madagascar : Les paramédicaux retournent au travail

Cela fait maintenant un long moment que les paramédicaux sont en arrêt de travail, pour cause de grève. Apres des négociations, une première réponse a été entendue de la part du ministère de la santé publique.
Le président du syndicat des infirmiers et sage-femme de Madagascar (SISFM), Jerisoa Ralibera, a annoncé la fin des négociations ce vendredi 19 février. Ensuite, celui-ci a parlé de la reprise du travail des paramédicaux à partir de ce lundi 22 février, après des semaines d’arrêt. Une entité de moins, parmi toutes les entités en grève, pour le pays.
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Littérature : Le « Prix Indianocéanie » ouvert aux candidat(e)s

Jean-Pierre Haga Andriamampandry, le premier lauréat du « Prix Indianocéanie ».

L’appel à écritures au « Prix Indianocéanie » est ouvert du 15 décembre de l’année dernière au 30 juin prochain. L’appel à écritures est ouvert aux résidents des îles de l’Indianocéanie : l’Union des Comores, La Réunion, Madagascar, Maurice et les Seychelles, âgés de plus de 18 ans au moment du dépôt de leur manuscrit. À l’issue des délibérations, le texte primé sera édité à environ 500 exemplaires qui seront distribués en librairie et à destination des institutions nationales, régionales et internationales qui prennent part, directement ou indirectement, aux actions de coopération conduites par la COI. Par ailleurs, le lauréat recevra une récompense de 1.000 euros. « Le prix Indianocéanie, c’est d’abord une belle aventure humaine ! Elle commence dans l’esprit de celle ou celui qui a l’envie de dire, de raconter, de susciter des émotions. Elle prend forme dans les mots qui noircissent les pages et dans le courage, parce qu’il en faut, de soumettre son écrit à l’examen critique d’un jury. Cette aventure-là, la COI est fière de la porter avec l’Organisation internationale de la Francophonie et le Conseil départemental de La Réunion depuis 2018 », selon Vêlayoudom Marimoutou, Secrétaire général de la Commission de l’Océan Indien. La première édition a été remportée par Jean-Pierre Haga Andriamampandry pour son roman « Le Jumeau ». Tandis que Davina Ittoo, pour le roman « Misère » a gagné la première place en 2019.

Recueillis par Maminirina Rado

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Education inclusive : Nécessaire réduction de la fracture numérique

L’éducation inclusive a encore beaucoup de chemin à faire à Madagascar.

La période de confinement qui a entraîné la fermeture des écoles a mis à nu les conséquences du fossé numérique qui existe dans la Grande Île. Le domaine de l’éducation en constituerait une parfaite illustration.

Des enfants de certains ménages ont pu maintenir leur niveau de scolarité et ce, grâce à l’enseignement à distance. Une capacité qui était uniquement conférée à un certain type de ménages malgaches qui peuvent envoyer leurs enfants dans un type particulier d’établissement scolaire. Ce qui n’est pas le cas pour tous les Malgaches car à l’instar de millions d’enfants dans le monde, des élèves du pays n’ont pas pu accéder à ce type d’enseignement faute de moyen financier des parents mais également technique des établissements scolaires. Et pour beaucoup d’entre ces élèves, avoir la chance d’accéder à un enseignement de qualité aurait déjà été un luxe, étant donné le système scolaire existant. En effet, selon les résultats d’enquête de l’Institut National de la Statistique sur les impacts de la COVID-19 sur les conditions de vie des ménages en juin 2020, « seuls 23% des enfants de 7 à 14 ans qui vont à l’école acquièrent une capacité en lecture contre 7% en mathématiques. Réinventer l’éducation et combler la fracture numérique serait primordiale afin que les outils numériques puissent servir à repenser l’éducation». Une priorité soulevée par Henrietta Fore, Directeur général de l’UNICEF dans une lettre ouverte consacrée au monde de l’après Covid-19. « La communauté internationale doit faciliter un relèvement n’excluant personne, qui accorde la priorité aux investissements en faveur des enfants », note-t-elle.

Face-à-face. L’enquête sur les impacts de la Covid-19 sur les conditions de vie des ménages en juin 2020 explique qu’à défaut d’enseignement à distance, « la révision à la maison à partir des anciens exercices et leçons » fait partie des stratégie adoptées par la plupart des ménages malgaches (61%) afin de maintenir le niveau scolaire de leurs enfants durant le confinement. Aussi, les parents auraient également privilégié la piste du « contact direct avec les enseignants ». Les résultats de l’enquête révèlent que « 36,3% des ménages ayant des enfants scolarisés durant la vague avant le confinement sont en contact en permanence avec les enseignants durant la période de confinement, et cela par le biais des entrevues face-à-face ». Ainsi, « près de neuf ménages sur 10 privilégient les entrevues en face-à-face avec les enseignants».

José Belalahy

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Hery Rasoamaromaka : « Il ne faudrait pas sacrifier les fils du pays »

Le gouverneur d’Analamanga, Hery Rasoamaromaka, prône le dialogue entre le pouvoir et l’opposition. ( Photo d’archives)

Le gouverneur d’Analamanga, Hery Rasoamaromaka, a fait un tour d’horizon des actualités nationales, lors d’une conférence de presse, qu’il a tenue, en son bureau, hier, à Ambohidahy. De prime abord, il a présenté ses condoléances à la famille du défunt, lors des récents évènements qui ont eu lieu à Toamasina. Sur ce point d’ailleurs, il se demande pourquoi les quatre mois de bourse des étudiants n’ont pas été payés et si c’était notre cas, aurions-nous accepté ? Il a lancé, ainsi, un appel aux dirigeants pour que chacun prenne ses responsabilités. Concernant le meeting organisé par l’opposition ce jour, il estime qu’« il ne faudrait pas sacrifier les fils du pays ». Il pense, en outre, que l’on pourrait instaurer le dialogue mais cela ne signifie pas une cohabitation. Le gouverneur a notamment confié « j’ai eu maintes fois des rencontres avec l’opposition, et ce jusqu’à ce jour (lire hier) », tout en soulignant au passage que certains membres de l’opposition ne partagent pas l’idée des descentes dans la rue. Et de conclure que le pouvoir devrait savoir écouter et que l’opposition ne devrait pas penser à semer le trouble.

Recueillis par Dominique R.

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Monja Roindefo : Contre l’usage des armes à feu

Le président national du Monima, Monja Roindefo, a son mot à dire concernant la situation qui a prévalu tout récemment à l’université de Toamasina. Tout d’abord, il a présenté ses condoléances à la famille du défunt. Il s’est insurgé, notamment contre l’usage des armes à feu pour maîtriser une réunion publique. Il est aussi contre la destruction des biens d’autrui. A lui de faire remarquer que les étudiants sont dans leur droit lorsqu’ils revendiquent leurs bourses. Il n’a pas manqué, également, de lancer un appel aux dirigeants de trouver une solution pérenne à ce qui se passe dans le pays.

Recueillis par Dominique R.

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Komandanin’ny CRGN Toamasina : Nanokafana fanadihadina ilay mpitandro filaminana namono mpianatra

Nampiantso mpanao gazety nanazavany ilay mpitandro filaminana nitifitra mpianatra ka nahafaty azy ny alakamisy teo, nandritra ny sakoroka nitranga, ny teo anivon’ny komandin’ny fari-piadidian’ny zandary faritanin’i Toamasina lehiben’ny EMMO ny kolonely Rabemantsoa Josh. Nandritra izany no nilazany ny momba ny nahafaty ilay mpianatra antsoina hoe John Elie 23 taona ary taona faha-02 sampana toe-karena, isan’ny voatifitra nandritra ilay fitokonan’ny mpianatra; ka nambarany fa misokatra ny fanadiadiana mikasika izany eo anivon’ny EMMO. Tsy afaka hiaro ny mpitandro ny filaminana mahavita mamono Malagasy tahaka izany ny zandary, satria avy eo anivon’ny zandary ilay mpitandro ny filaminana voalaza niteraka ilay fitifirana. Nambaran’ny komandin’ny CRGN kolonely Rabemanantsoa Josh, tao anatin’ny antsoina hoe “légitime defense” ny anton’izany araka ny andininy ao anatin’ny lalana mifehy ny zandary amin’ny asany (andininy faha-77), sy ny lalana fandikan-keloka (andininy faha-327 sy faha-329) eto amintsika raha ny tatitra azo, saingy misokatra hatrany ny fanadiadiana mba tena hamantarana ny marina mikasika izany. Nomarihan’ny komandin’ny CRGN Toamasina hatrany fa maro ny zandary nandika lalàna no midoboka am-ponja teto amintsika nanomboka ny taona 2019. Amin’ireo zandary 126 nosamborina ny taona 2019 dia ny 84 no midoboka am-ponja; ny taona 2020 zandary nandika lalàna 86 dia ny 54 tamin’izany nampidirina am-ponja. Maro koa ireo zandary maty noho ny fiarovana ny vahoaka sy ny fananany ary ny fiarovana ny andrimpanjakana eto amintsika; ka zandary 23 no maty ny taona 2019, 20 izany ny taona 2020, ary 03 sahady ny taona 2021. Ankilan’izany dia nambaran’ny EMMO hatrany fa nisy ireo mpitandro ny filaminana naratra, ka zandary 03 no voatora-bato tamin’ilay sakoroka teny Barikadimy. Ankoatra izany dia namoaka fanambarana nanameloka iny faty olona tao Barikadimy iny avokoa ireo fikambanana samy hafa, ka isan’izany ny vondrona mpanohitra avy amin’ny RMDM eto Toamasina, sy ny antoko politika HVM Toamasina.

Malala Didier

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Nicolas Dupuis : « Je suis transparent avec la Présidence »

« Je suis transparent avec la Présidence en général et avec le président de la République en particulier ». C’est ce qu’a répondu Nicolas Dupuis pour ce qui est de la vidéo intitulée « Micmac à Madagascar : la bande à Dupuis » publiée par un journaliste-youtubeur Romain Molina et qui a fait le tour des réseaux sociaux cette semaine. Même si la réaction du sélectionneur national était très attendue, il n’a jamais eu envie de faire un démenti de quoi que ce soit, puisqu’il ne s’est pas senti concerné sur les sujets évoqués dans la vidéo. « Je ne vais pas me justifier sur quoi que ce soit à ce niveau-là. Ce n’est pas l’important pour nous aujourd’hui. On se concentre sur le tournoi Doritos pour la détection de la relève. En plus, on est à un mois d’un match capital et deux autres matches capitaux pour les Barea dont j’espère être matches suivis d’une qualification. On travaille et on continue à travailler donc je n’ai pas à en répondre. Aucun souci, je suis en totale transparence, on sait ce qu’on fait », a-t-il ajouté. Concernant les prochains matches des Barea, Nicolas Dupuis n’a qu’à attendre le calendrier de la FIFA pour le début du regroupement. Cela devrait s’étaler du 20 au 30 mars. Il a précisé qu’il y avait six joueurs locaux dans la liste de présélections et il devrait y en avoir aussi dans la liste définitive.

Manjato Razafy

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Guide du week-end

35 ans d’existence d’une légende. La troupe de « hira gasy », ou opéra des champs, Ramilison Besigara fête cette année ses 35 années d’existence. Il y aura donc une grande joute entre les compagnies Ramilison Besigara Zanany de Fenoarivo et Raveloson d’Arivonimamo au « Kianjan’ny kanto » à Mahamasina demain à partir de 10 heures. Nul n’ignore le nom de Ramilison Besigara dans le monde de l’art traditionnel malgache. Il est le seul pratiquant de « hira gasy » à avoir reçu la grande croix de deuxième classe. Un titre qui est revenu entre autres à Père Pedro, Mamy Ravatomanga…

La peinture sous toutes ses couleurs. L’historien de l’art, Hemerson Andrianetrazafy fera une communication sur l’histoire de la peinture malgache ce jour à partir de 10 h au Musée de la Photo à Anjohy. « Officiellement introduite à la cour royale en 1826 par les Européens, la peinture connaît un début timide, avant de trouver petit à petit place auprès de la haute société tananarivienne. C’est à travers un panoramique que l’historien Hemerson Andrianetrazafy souhaite brosser le paysage de la peintre à Madagascar, depuis ses origines jusqu’à nos jours ».

Kougar au No comment bar. Un come-back sur la scène tananarivienne avec  Kougar ce soir à partir de 20 h au « No comment bar » à Isoraka. L’année 2020 a été assez timide pour ce jeune chanteur, comme pour bon nombre d’artistes de la Capitale d’ailleurs. C’est avec ferveur donc que ses inconditionnels vont le retrouver en espérant entendre à nouveau sur scène, en vrai, les « Fafao tokotany », « Zatra dihy tongotra », « Mozika afaka »… Sans doute aussi l’occasion de se familiariser avec de nouveaux titres.

Zo Toniaina/Anja Randriamahefa

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Andapa : Une femme décapitée par son mari

Une mère de famille a été tuée par son époux à la suite d’ une violente dispute qui a éclaté entre eux. L’homme a décapité sa femme. D’après le voisin de la victime, des cris et hurlements émanaient de leur domicile. Le ton serait monté, les époux auraient tenu des propos violents et l’homme a menacé sa femme. La querelle entre eux aurait été provoquée par le refus de l’épouse à avoir une relation sexuelle avec son mari. Ce dernier qui ne comprenait pas la réaction de sa femme a été emporté par la colère et a commis l’irréparable en tuant sa femme. Il lui a coupé la tête et elle est morte sur le coup. Le corps de la victime a été examiné par un médecin légiste après les faits. Selon les premiers éléments d’information, elle aurait subi des violences sexuelles venant de son époux, et ce dernier l’aurait tuée après l’acte. En outre, du liquide séminal se trouvait encore sur le corps de la victime lors de la constatation du médecin légiste. La famille de la  défunte condamne la barbarie de ce meurtrier et réclame justice. Une enquête a été ouverte par les forces de l’ordre pour déterminer les circonstances exactes du meurtre.

Yv Sam

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« Haza lambo » : Version 2021

« On connaît vos adresses, vos lieux de travail, vos itinéraires quotidiens, les écoles de vos enfants… Bref, on sait tout sur vous ». Des propos empreints de menace lancés sur la Place du 13 mai et relayés sur les ondes en 2002. Quand bien même il n’y aurait plus de mobilisation de réservistes appelés « zana-dambo » du temps du KMMR, l’opération « haza lambo » est aujourd’hui relancée. Non seulement à la radio mais en plus « likés » et partagés sur les réseaux sociaux, au risque de tomber sous le coup de la cybercriminalité.

Forces de l’ordre. En tout cas, l’objectif reste le même puisqu’il s’agit de jeter en pâture au public ou plutôt à ses partisans ou du moins aux plus fanatisés, les noms de personnalités du camp d’en face. Les hommes en uniforme sont aussi la cible de ces appels ou incitations au lynchage public afin de les dissuader de disperser et/ou de réprimer les manifestations par la force. On mise aussi sur la fibre sentimentale ou émotionnelle des forces de l’ordre en leur adressant des messages comme « vous êtes nos fils, nos frères, nos compatriotes… ».

R.O

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Mouvement de la rue : Un grand danger pour l’économie, selon le Pr Mamy Freddy Andriamalala

Mamy Freddy Andriamalala, économiste, politologue, professeur des Universités et président du GNECUC.

Le mouvement de la rue risque de placer Madagascar au premier rang des pays les plus pauvres au monde, selon l’économiste et politologue Mamy Freddy Andriamalala, président du Groupement National des Enseignants et Chercheurs des Universités pour le Changement (GNECUC).

Midi Madagasikara (MM). En tant que politologue et économiste de formation, comment appréciez-vous le mouvement fomenté par les opposants visant, peut-être, à déstabiliser le régime en place ?

Mamy Freddy (MF). La première question qui me vient à l’esprit est de savoir si ces opposants sont conscients ou non des conséquences néfastes probables des éventuelles manœuvres anti-démocratiques visant à remettre en cause le verdict des urnes lors des dernières élections présidentielles, législatives, communales et sénatoriales.

Si leur acte se fonde sur des conflits voulus par des tyrans habitués à des manœuvres anarchiques en vue de renverser le président de la République élu démocratiquement ; il est un devoir intellectuel de protéger les acquis démocratiques et l’intérêt de la population.

Les manœuvres déstabilisatrices sans fondement démocratique sont un mode de revendication politique perpétré par ceux qui veulent détruire économiquement et socialement Madagascar.

Quels sont les coûts économiques, sociaux et moraux du mouvement de la rue dans notre pays ?La trajectoire politique de Madagascar nous montre que les leaders politiques qui campent sur une position extrême et cherchent à tout prix à prendre le pouvoir par des actes sans fondement démocratique n’ont pas un modèle préexistant et pertinent pour sortir Madagascar de la pauvreté.

Les chiffres nous montrent que les conséquences économiques et sociales de l’instabilité politique sont dévastatrices pour notre pays. En effet, durant les trois dernières crises politiques, les taux de croissance économique étaient négatifs, ou presque, en 1991 (-6,3%), en 2002 (-12%) et en 2009 (0%) .

Ces crises politiques ont fortement amplifié la pauvreté. L’incidence de la pauvreté est passée de 69,6% avant la crise (2001) à 80,7% durant la crise de 2002, soit près de 2 millions d’individus « devenus nouveaux pauvres ». De plus, le taux de pauvreté avoisinait 63,4% avant la crise, c’est-à-dire en 2008, contre 76,5% durant la crise, soit environ 3 millions de malgaches également « devenus nouveaux pauvres ».

Quelles prévisions pouvez-vous avancer sur les éventuels mouvements de la rue ?Toute chose étant égale par ailleurs, une nouvelle crise politique, voulue par ceux qui sont obligés de patienter à la porte du pouvoir et par certains politiciens caméléons qui changent facilement de couleur et tournent sans honte leur veste pour remettre en cause les acquis démocratiques, va sûrement renforcer et intensifier la pauvreté à Madagascar. Les conséquences des actes anti-démocratiques pourraient empoisonner les vies politiques, économiques et sociales du pays, dont on peut déjà annoncer l’émergence : créer un environnement défavorable aux activités économiques, perturber la paix sociale, etc.

A cela s’ajoutent les effets et les chocs engendrés par la crise sanitaire mondiale sur l’économie nationale provoquant un taux de croissance économique de -3,8%. Malgré ceci, bon nombre d’entreprises malgaches ont pu résister au choc et ne sont pas obligées de déposer le bilan.

Est-ce qu’il y a d’autres effets induits par le mouvement de la rue ? Bien sûr, il y a d’autres effets. L’exemple de crise politique de 2009 en est un fait révélateur. La crise politique en question a entraîné une chute importante des recettes fiscales, suite à la diminution des activités économiques. En d’autres termes, les recettes fiscales sont passées de 2.087,6 milliards d’Ariary avant la crise politique (en 2008), à 1.782,1 milliards d’Ariary durant la première année de la crise (en 2009).

Dans le cas où une nouvelle crise politique se produit, les ressources fiscales pour produire les biens et services publics vont chuter, sans parler de la baisse drastique des recettes fiscales causée par la Covid-19.

Le pire des cas pourrait se produire, car les fonctionnaires risquent de ne pas percevoir leur salaire du fait que les caisses de l’Etat risquent de se vider. De plus, les enseignements primaires, secondaires et supérieurs seront interrompus. D’autres effets sociaux sont à prévoir. En effet, le nombre de chômeurs et de sous-employés va augmenter, sans parler de la recrudescence de l’insécurité.

Bref, Madagascar deviendrait le pays le plus pauvre au monde si le mouvement de la rue venait à gagner du terrain.

Recueillis par Antsa R.

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Ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation : 12 500 jeunes plants mis à terre

Le ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation s’est mobilisé hier pour planter de jeunes plants dans le cadre de la campagne de reboisement 2021. En effet, tout le personnel de ce département au niveau central ainsi que des organismes rattachés, en l’occurrence le Fonds de développement local, l’Institut national de la décentralisation et du développement local, le Bureau national de gestion de risques et catastrophes, se sont donnés rendez-vous dans la commune rurale de Talata Volonondry.  12.500 de jeunes acacias, pin et frêne, ont été plantés sur une superficie de 6 hectares par tous les employés du ministère dirigé par Tiana Razafimahefa. « Reboiser est un engagement citoyen et s’inscrit également dans la réalisation du velirano du président de la République », a souligné le ministre. L’objectif étant, a-t-il rappelé, de reboiser 40.000 hectares de terrain par an. Tiana Razafimahefa a, en tout cas, signalé que « cette activité environnementale du ministère fera l’objet d’un suivi régulier par des techniciens » en matière de forêt pour « assurer un maximum de taux de réussite ».

Rija R.

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Observatoire du Délai de Dédouanement : Engagement de toutes les parties prenantes

Chaque entité a signé son engagement hier.

Réduire de moitié le délai de dédouanement qui est en moyenne de 15 jours après l’arrivée des navires l’an dernier. « Tel est l’objectif que nous fixons pour 2023 », a rappelé Lainkana Zafivanona Ernest, le Directeur général des Douanes, lors de l’atelier de validation des résolutions contribuant à la réussite de l’Observatoire de Délai de Dédouanement (ODD) qui a eu lieu hier à l’hôtel Le Centell. Ces résolutions ont été émises à l’issue des trois autres ateliers relatifs à cet ODD organisés dernièrement. Ainsi toutes les parties prenantes, dont entre autres, la Douane, GasyNet, le secteur privé et les transitaires ainsi que le Comité National pour la Facilitation des Échanges (CNFE), ont fait un engagement formel. Cela consiste à valider ces résolutions par leur signature et à mettre en œuvre ces engagements.

Publication des performances. En outre, chaque entité assure le suivi et l’évaluation à mi-parcours de ces résolutions en vue d’optimiser le délai de dédouanement. A titre d’illustration, la Douane s’engage à confirmer son adhésion dans l’ODD pour participer aux différents travaux et réunions contribuant à l’atteinte de cet objectif. Quant à GasyNet, il assure la facilitation du traitement des BSC (Bordereau de suivi de cargaison) et le suivi on line du dédouanement. Pour les consignataires et manutentionnaires, ils s’engagent à communiquer à la douane des dates d’arrivée effectives des navires, sur la révision de leur cahier des charges et sur l’application de la dématérialisation. Parlant des transitaires, ils s’engagent également à atteindre cet objectif fixé pour l’enregistrement des manifestes correspondants en 2021 et 90% en 2023. Le secteur privé représenté ici par le Syndicat des Industries de Madagascar (SIM), quant à lui, accompagne ses membres dans les procédures de dédouanement. Toutes ces entités se sont également engagées à donner leur accord en vue de la publication périodique de leurs performances respectives en termes de délai dans le cadre du dédouanement.

Navalona R.

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Outsourcing : Secteur pourvoyeur d’emploi

Ravakiniaina Ratoandroharisoa est la collaboratrice d’Intelcia qui symbolise le dynamisme du secteur.

L’externalisation offshore est une activité en pleine croissance à Madagascar et qui contribue beaucoup à la création d’emploi pour les jeunes. L’entreprise Intelcia venait tout juste de la démontrer en célébrant son 2000 ème collaborateur.

Le secteur de l’outsourcing connaît un plein boom. L’un d’entre eux, Intelcia vient franchir le cap des 2.000 collaborateurs à Madagascar. Ils sont répartis sur deux sites, Tanjombato et Andranomena mais les responsables projettent déjà de s’implanter en régions. Présent dans la Grande-île depuis 2015, le Directeur général Océan Indien d’Intelcia, Gildas Bocquier, reste confiant sur l’avenir et ira même jusqu’à dire que cet effectif sera doublé dans les deux ou trois années à venir tout en gardant sa position de 1er outsourcer à Madagascar. « Nous sommes passés d’un seul client qui nous a fait confiance à nos débuts à un portefeuille de clients diversifiés dans des domaines variés tels que les assurances, la banque, l’e-commerce et les opérateurs télécom. Notre objectif est d’atteindre 2.500 collaborateurs d’ici à la fin de l’année 2021 et de doubler nos effectifs d’ici trois ans. Nous continuerons à investir à Antananarivo ou en province et à offrir à nos collaborateurs actuels et futurs les meilleures conditions d’épanouissement au travail », a-t-il souligné.

L’atteinte de ces 2.000 collaborateurs est loin d’être fortuite. Selon la Directrice des ressources humaines (DRH) – Océan Indien d’Intelcia, Tsifaniaina Andriantomanga, des efforts sont mobilisés pour que les employés puissent s’épanouir dans leur carrière. Elle a également souligné que l’évolution des collaborateurs est un point fondamental dans leur démarche RH. Cela commence par un processus de recrutement où le candidat bénéficiera d’un programme de formation qui s’étale sur une dizaine de semaines après son embauche pour qu’il puisse être dans les meilleures conditions pour prendre son poste. L’entreprise accorde aussi un intérêt fondamental à l’aménagement de ses sites dans le but d’offrir à ses collaborateurs un cadre où il fait bon vivre. Plusieurs espaces sont ainsi mis à leur disposition comme une salle de pause pour se relaxer, une salle de jeux pour décompresser ainsi qu’une salle de sport.

Narindra Rakotobe

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Andohatapenaka : Mpanao môtô nibahana « trottoir » sy nanompa olona, noraofin’ny pôlisy

Vetivety dia tonga ny hafatra. Noraofin’ny pôlisy, ora vitsy taorian’ny fitarainan’ny olona tao anaty tambajotra sosialy ireo mpanamboatra môtô, tsy ampy fahaiza-miaina sy mibahana ny lalana ho an’ny mpandeha an-tongotra tetsy Andohatapenaka omaly. Ny zava-nisy: mpanamboatra môtô iray eny amin’iny faritra Andohatapenaka iny, tsy lavitra ny toerana fivarotana pizza iray no mampitaraina ireo mponina mpandalo eny an-toerana fa mibahana ny lalana natokana ho an’ny mpandeha an-tongotra. Manana toeram-pivarotana tsara ry zalahy ireto saingy ny toerana nataony hiasàny sy hanamboarana ireo kodiaran-droa tonga amin’izy ireo dia eo amin’ny « trottoir », hany ka tsy manana toeran-kaleha intsony ireo mpandeha an-tongotra raha tsy midina mankany amin’ny arabe. Omaly dia vehivavy bevohoka iray no nangata-dàlana tamin’izy ireo satria maro loatra ireo fiara nifamezivezy tamin’ny arabe. Voalaza fa ompa variraraka no nasetr’ireo mpanamboatra môtô izany mpandeha an-tongotra izany, izay manan-jo tanteraka hisitraka ny fandehanana amin’ny « trottoir ». Nitaraina fatratra tao anaty tambajotra sosialy ity lasibatra ity. Teo no fantatra fa tsy vitsy ihany koa no nahatsikaritra ny tsy fahaiza-miaina nasehoan’ireo mpanamboatra môtô ireto teny an-toerana, izay sady mpanompa olona no manao asa tsy ara-dalàna amin’ny lalan’ny mpandeha an-tongotra. Teo anatrehan’ny zava-misy dia tsy ela dia tonga teny am-poto-tsofin’ireo mpitandro filaminana ny zava-nisy ary tsy ela torak’izay dia nisy ny fandraisana andraikitra. Noraofin’ny pôlisy avy hatrany ireo mpanamboatra môtô ireo ary nasaina nesorina avokoa ireo môtô nibahana teo. « Noentina avy hatrany nankeny amin’ny kaomisaria ny tompon’ilay fanamboarana môtô niaraka tamin’ilay tovolahy mpanamboatra môtô tsy mahay manaja olona . Nanarina sy nomena fampitandremana ireto farany mba tsy hametraka ireo môtô eny amin’ny trottoir fa indrindra mba tsy hanao tsinontsinona amin’ny mpiara-belona aminy fa hanaja azy na amin’ny fiteny na amin’ny fitondran-tena » hoy ny fampitam-baovao. Heverina fa anatra ho an’ireo olona manao izay danin’ny kibony amin’ny lalam-bahoaka ny toe-javatra toa izao. Mbola marobe mantsy izy ireo, indrindra fa ireo mpanamboatra môtô, raha tsy hiteny afa-tsy eny amin’ny lalam-baovao etsy Ankasina.

m.L

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L’heure de vérité pour le pouvoir et l’opposition

Ce sont des forces de l’ordre sur le qui-vive qui vont quadriller la ville pour empêcher les partisans de l’opposition de venir sur la place du 13 mai ce samedi matin. Le meeting organisé par les députés TIM de Tana n’est finalement pas une fin en soi pour ces derniers, mais un véritable défi au pouvoir en place. C’est la force du verbe qu’ils vont utiliser pour haranguer les personnes ayant réussi à forcer les barrages installés sur l’avenue de l’Indépendance. Les autorités ont dressé un véritable plan de bataille pour empêcher la tenue de ce meeting. Cependant, cela ne semble pas mettre un frein à la détermination de ces élus de la Capitale.

L’heure de vérité pour le pouvoir et l’opposition

 La proposition faite par les responsables des forces de l’ordre de déplacer ce rassemblement à Soamandrakizay a été tournée en dérision par les organisateurs. La détermination de ces derniers n’a absolument pas faibli, à entendre les interventions qui ont été faites hier sur les ondes. Le pouvoir est pourtant décidé à mettre fin à ce mouvement de contestation de l’opposition. Il veut le faire avec une certaine habileté. Il a alterné la menace et les arguments plus ou moins solides pour dissuader les dirigeants de l’opposition. Aujourd’hui, on est arrivé à l’heure de vérité. On ne sait pas jusqu’où ira la confrontation avec les députés s’ils tentent d’entrer sur la place du 13 mai avec leurs partisans. Les appels qu’ils ont lancés hier aux forces de l’ordre ont parfois été pathétiques, mais les hommes en treillis obéissent aux ordres de leurs supérieurs. Il est peu probable qu’ils se laissent émouvoir. Mais ils auront certainement à cœur d’éviter les bavures qui ne feront qu’envenimer la situation. Cette manifestation sera suivie par de nombreux journalistes malgaches et des correspondants de médias internationaux qui rendront compte du déroulement des événements. Pour l’opposition et le pouvoir, il s’agit d’un véritable test de crédibilité.

PatrIce RABE

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ENSP Ivato : Présentation au drapeau de la promotion « Rehareha »

48 élèves Commissaires et élèves Officiers de Police ont été présentés au drapeau hier à l’issue de leur formation de base de 45 jours.

Le rapport d’activités que les députés de l’Opposition comptent tenir ce jour, a obtenu l’autorisation de la Préfecture de Police d’Antananarivo, à condition que cela se tienne sur le site de Soamandrakizay qui a été réquisitionné à cette fin. Le Général de Division Njatoarisoa Andrianjanaka, Commandant de la Gendarmerie Nationale (COMGN) et haut responsable de l’État-Major Mixte Opérationnel au niveau national (EMMO-Nat), l’a annoncé à la presse hier. Et ce, en marge de la cérémonie de présentation au  drapeau à l’Ecole Nationale Supérieure de Police (ENSP) Ivato de la promotion « Rehareha » forte de 48 membres. Élèves commissaires et élèves officiers confondus. Deux élèves ont abandonné au cours de la formation de base de 45 jours.

Maintien de l’ordre.  Selon le COMGN, le choix de Soamandrakizay s’explique par le fait que le site est très vaste pour accueillir un rassemblement. Réduisant ainsi les risques de bousculade voire d’affrontements. Cela facilite également, ajoute-t-il, le travail des forces de l’ordre qui pourront concentrer leurs efforts sur  le maintien de l’ordre public dans la ville d’Antananarivo et ses environs.

Organisation commune. Ayant assisté à cet entretien avec la presse, le DGPN, le Contrôleur Général de Police Danny Marius Rakotozanany a ajouté qu’une organisation commune est déjà initiée au niveau de l’EMMO-Nat. Et d’expliquer que « l’EMMO-Nat doit descendre sur terrain afin de suivre et coordonner la mise en œuvre de tous les dispositifs pris pour assurer l’ordre et la sécurité afin d’éviter une tragédie du genre de celle qui a eu lieu la veille à l’Université de Toamasina et qui s’est soldée par la mort d’un étudiant et des blessés ainsi que plusieurs dégâts matériels, suite aux affrontements entre les étudiants et les forces de l’ordre ».

Mise en garde. Le DGPN lance un appel à la population tananarivienne pour qu’elle respecte toutes les directives des forces de l’ordre. Selon le COMGN, l’opposition n’a pas à insister sur le jardin d’Ambohijatovo puisque le site de Soamandrakizay lui est déjà réservé. En tout cas, les responsables des forces de l’ordre font une mise en garde contre toute velléité de provoquer des « korontana » ce jour. Le ministre de la Sécurité Publique, le Contrôleur général de Police Fanomezantsoa Randrianarison, de faire savoir que les forces de l’ordre sont prêts à prendre leurs responsabilités.

T.M.

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Ilafy : Nangala-tsonia, lehilahy iray nosamborin’ny BC

Tsy mitsaha-mihitatra ny sain’ny olona amin’ny fomba hangalarana tany eto an-drenivohitra. tamin’ity indray mitoraka ity dia ny sonian’ny mpiraki-draharaha iray ao amin’ny fitsaràna no nampiasain’ny lehilahy iray 43 taona. Nampiasainy tamin’ny taratasy maromaro izay hosoka ihany koa mazava hoazy. Izany dia mba hangalarana tanin’olona. Nampiasainy ihany koa ny « reçu » tsy mitombina izay nolazainy fa avy ao amin’ny tribonaly. Tonga teny amin’ny tomponandraikitry ny fitsaràna ny momba ity lehilahy ity, ary dia nisy ny fanadihadiana nasaina nosokafan’ny polisy misahana ny heloka bevava. Natao ny fisamborana azy rehefa hita fa mivezivezy eny Mandrosoa-Ilafy. Rehefa nandeha ny fanamarinana rehetra ary nandritr’izany no nahafantarana fa olona efa manana raharaha ao amin’ny sampana misahana ny heloka bevava ao amin’ny polisy koa ilay rangahy. Lasa raharaha roa avy hatrany no nanenjehana azy izany nanomboka teo. Natolotra ny fampanoavana omaly ny tenany. Mirongatra ny fampiasàna hosoka amin’ny famarotana tany na koa fangalarana tany ary tototra dosie momba izany ny fitsaràna malagasy. Marobe ny endrika hisehoany fa ny tena matetika dia ny hosoka amin’ny taratasim-panjakana. Eo koa ireo halatra tanim-panjakana izay ny fitsaràna no manapaka an’izany farany ary io no misy manao hosoka. Ny fanafodiny dia ny fanamarinana tanteraka ny taratasy misy izany.

D.R

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Afrobasket 2021 – Qualifications : Madagascar échoue face à la Tunisie

Les Ankoay ont tremblé face aux Aigles du Carthage.

Le duel des deux Aigles a tourné en faveur des Tunisiens qui se sont imposés par 78 à 51.

Mauvais départ. Les Ankoay de Madagascar, opposés d’entrée aux Tunisiens, ont tremblé, hier, lors de la première rencontre de la troisième fenêtre des éliminatoires de l’Afrobasket 2021 disputée à Monastir. Les Aigles du Carthage confortent leur place de leader dans le groupe et sont assurés de se qualifier pour la joute continentale à Kigali du 24 août au 5 septembre 2021. La sélection malgache essuie de son côté sa quatrième défaite et reste toujours à la dernière place du groupe D.

Pourtant, hier, les protégés de Tojo Hery Rasamoelina ont bien entamé la rencontre. Avec à la baguette, Sitraka Raharimanantoanina (14 points), les Malgaches arrivent à tenir tête à leurs adversaires lors du premier quart-temps où la différence de score n’était que d’un point, 14-13, en faveur des Tunisiens. Avec un jeu rapide, défensif, les Tunisiens ne ratent jamais leurs contre-attaques et sont bien rentrés dans le bain en marquant plusieurs paniers successifs. La résistance des Malgaches n’était que passagère, les deux équipes se séparent sur le score de 41 à 33 à la mi-temps.

Zéro lancer-franc. De retour des vestiaires, les Tunisiens ont maintenu le même rythme, les Malgaches étant incapables de les suivre ont abdiqué. Les Abada (14 points), El Mabouk (13 points) et sa bande profitent de l’occasion pour creuser l’écart. La Tunisie a marqué 17 points contre 8 pour Madagascar au troisième quart-temps. Le tableau affichait un score de 58 à 41. Au money-time, les Kiady (14 points) et Rija (7 points)  ne se sont pas laissés faire et ont essayé de résister devant les géants tunisiens, champions d’Afrique en titre. Côté statistique, dans les tirs à longue distance, Madagascar n’a réussi que 28% de ses tirs à 3 points et aucun lancer-franc n’a été marqué. Comme lors des précédentes rencontres, la défense et le problème de gestion de match ont fait défaut à la sélection nationale. Ce week-end s’annonce chargé pour les Ankoay qui devront à tout prix remporter des victoires. Ce soir, les Mory et consorts affrontent les Centrafricains et croiseront le fer demain avec les Léopards de la République Démocratique du Congo.

T.H

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Analalava : Un jeune homme de 19 ans viole une septuagénaire

Une cruauté inadmissible s’est produite à Analalava. Un jeune homme de 19 ans a violé une femme de 70 ans la semaine dernière. Les faits. Un proche de la victime a rendu l’âme dans le village où demeure la dame. Le jour de l’enterrement du défunt, la vieille femme a décidé de prendre la route en avance avant les autres. En effet, son âge et la fatigue l’empêchaient de cheminer au même rythme que les jeunes gens alors que le cimetière se trouvait à quelques kilomètres du village. Elle allait à pied lentement, sans aucune appréhension, en toute quiétude. Voyant la septuagénaire toute seule et avec l’effet de surprise, l’agresseur a profité de la vulnérabilité de la dame en cours de route. il a abusé d’elle. La vieille dame ne pouvait rien faire face à son violeur. Elle a subi les frasques de son agresseur qui a usé de la force et l’a violenté et détroussé. Le jeune homme l’a délesté de trois cent mille ariary, des bijoux en argent, et son pagne. Pour parfaire son œuvre, il lui a donné un coup de manchette pour lui ôter la vie. La victime à  bout de souffle a essayé de se défendre. Elle a réussi à bloquer la lame de l’arme de son agresseur et à l’atteindre. Miraculeusement, son geste l’a sauvée mais son pouce a été touché. C’est à ce moment que les gens de la procession venus pour l’obseque sont arrivés sur les lieux. Le jeune homme a tout de suite pris la fuite, mais trop tard car il a immédiatement été reconnu, son identité est connue dans le village. Les gendarmes ont ouvert une enquête après les faits. Une recherche du violeur a été lancée. L’arrestation de l’agresseur a été réalisée par les gendarmes de la brigade de Maromandia mercredi dernier. L’affaire a été déférée au parquet le même jour.

 Yv Sam

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Roland Ratsiraka : Non au monopole

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Roland Ratsiraka dénonce les verrouillages et les monopoles.

Deux secteurs sont déjà monopolisés : l’huile alimentaire et le litchi, tandis que la vanille est en voie de monopolisation, selon Roland Ratsiraka, député et non moins exportateur économique.

Pour l’huile alimentaire, celle-ci est dispendieuse. Il n’y a pourtant qu’une seule usine : celle à Toamasina, qui détient le monopole depuis la Transition en 2009. Elle bénéficie d’une exonération totale des droits et taxes d’importation d’huile brute. Toujours d’après ce député, elle est la seule usine qui a le droit de produire de l’huile à Madagascar. En effet, deux usines ont été construites : une à Mahajanga et une autre à Toamasina, mais on ne sait pour quelle raison elles n’ont pas le droit de produire. Ceci constitue un manque à gagner pour l’Etat de l’ordre de 320 milliards d’Ariary en 7 ans. Ces usines, mises en concurrence, auraient fait baisser le prix de l’huile de 30% au moins, et l’Etat malgache toucherait les droits et taxes correctement. Tous les Malgaches pourraient donc acheter de l’huile de qualité,  moins chère et, par conséquent, améliorer leur pouvoir d’achat et sortir de la difficulté. Roland Ratsiraka demande à l’Etat de penser au peuple en priorité et de cesser ce monopole, dont un proche du régime bénéficie et qu’il verrouille d’une main de maître. Et de continuer que suivant les documents officiels de cette société, les gérants et actionnaires détiennent des quincailleries à Antananarivo.

Vrais professionnels. Selon les directives d’un proche du régime, le litchi primeur par avion avant ouverture de campagne est annulé depuis ce régime, toujours selon Roland Ratsiraka. Celui-ci a également souligné  que si vous êtes exportateur et que vous trouvez des clients ailleurs qu’en Europe, vous devez obtenir la signature de ce proche du régime. Cette situation condamne le pays en réduisant considérablement le revenu des paysans et des exportateurs, ce qui augmente inexorablement la pauvreté car nous réduisons la quantité exportée. « Pourquoi le prix de la vanille chute-t-il à Madagascar ? », se demande-t-il. Et à lui d’expliquer qu’« actuellement, seule une société proche du pouvoir achète la vanille, alors que les vrais professionnels et expérimentés n’achètent pas. C’est un manque à gagner de 500 millions de $ ». Ce dernier a soutenu que ceci est toujours l’œuvre de la personne proche du régime.

Dominique R.

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L’histoire est un éternel recommencement

C’est bien une logique d’affrontement qui s’est installée après la succession d’événements de cette semaine. Les positions se sont radicalisées au fur et à mesure. Le dialogue, même s’il pouvait à un moment donné sembler s’instaurer, a vite été rompu. L’opposition n’a jamais dévié de son objectif : mettre le gouvernement sous le feu des critiques. En face, le pouvoir qui a d’abord essayé d’ignorer les attaques dont il faisait l’objet, a commencé à changer d’attitude. Le gouvernement, pris à partie par cette opposition ayant trouvé de nombreux angles d’attaque, n’a pu que durcir son attitude. La décision prise par les députés de Tana de tenir un meeting ce matin sur la place du 13 mai est plus que jamais une source d’inquiétude car l’histoire semble se répéter. L’interdiction lancée par les autorités n’est pas anodine. Et l’affrontement semble inévitable. Les appels au calme et au dialogue qui se sont multipliés hier et avant-hier contrastent avec le ton enflammé des personnes qui se sont succédé sur les antennes de la radio de l’opposition. On a l’impression que le point de non-retour est atteint. C’est de nouveau la place du 13 mai qui va être le rendez-vous de la contestation. Ce sont les mêmes événements qui se répètent deux ans et demi après le lancement du mouvement des 73 députés. On verra comment se dérouleront les événements de ce  jour. Les intempéries viennent, elles aussi, perturber la vie de la nation. Les pluies qui sont tombées sans interruption ces derniers jours ont perturbé la vie des citoyens. Les dégâts engendrés par ces ondées et ces rafales de vent sont innombrables et s’ajoutent à tous les malheurs d’ une population en difficulté. La météorologie nationale prévoit l’entrée d’une nouvelle dépression à l’intérieur des terres au début de la semaine prochaine. Il n’y a donc aucune éclaircie à espérer. L’avenir proche paraît plutôt sombre.

Sur le plan international, on constate une certaine accalmie sur le front de l’épidémie de la Covid-19. Le nombre de cas de contamination est toujours aussi élevé, mais il ne croît plus. Les campagnes de vaccination ont, semble-t-il, commencé à porter leurs fruits. C’est plutôt les difficultés d’approvisionnement des doses qui posent problème. Les yeux des Européens se tournent vers les laboratoires russes, chinois ou même cubains qui sont disposés à approvisionner les centres de vaccination. Mais pour le moment, ils n’ont pas encore reçu l’approbation du conseil européen de la santé. Les pays africains dont certains connaissent une deuxième vague de l’épidémie sont prêts à commencer leur campagne de vaccination si on leur en donne l’occasion.

Aux Etats-Unis, la période qui succède à l’ère de Donald Trump se déroule sans anicroche. Joe Biden a effacé de nombreux stigmates de cette présidence qui a bouleversé l’équilibre du monde. Le nouveau locataire de la Maison Blanche a imprimé sa marque dans les relations de l’Amérique avec le reste du monde. Au Moyen Orient, la géopolitique a changé. Israël, la Syrie, l’Iran et l’Arabie Saoudite ont découvert la nouvelle orientation de la politique des Etats-Unis.

Ce samedi 20 février est un jour plein d’incertitude. Serait-ce celui du calme et de la sérénité ou celui de l’affrontement ? L’histoire semble être un éternel recommencement. C’est sur la place du 13 mai qu’ont commencé les différents mouvements de contestation à Madagascar et c’est là que se déroule cette nouvelle manifestation.

Patrice RABE