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Les actualités à Madagascar du Mercredi 20 Janvier 2021

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L’Harmattan : Trois ouvrages sur Madagascar durant le confinement

La couverture de « La gestion des déchets ménagers d’Antananarivo : La dichotomie entre la haute ville et les bas-quartiers » de Fumi Yamada.

La maison d’édition l’Harmattan n’a pas chômé durant le confinement, en sortant pas moins de trois ouvrages en 2020. En premier lieu, « Madagascar et l’intégration régionale : état des lieux, défis et perspectives », au mois de mai, coécrit par Matthieu Fau-Nougaret, Faratiana Esoavelomandroso et Lovamalala Randriatavy. Ce livre est un croisement des « regards du monde académique, des praticiens, des bailleurs de fonds et du secteur privé pour envisager les voies et moyens d’optimiser l’efficacité et l’efficience de l’intégration régionale pour Madagascar ».  

Ce traité économique a été ensuite suivi par « Le famadihana et la résurrection des morts

Etude malgacho-biblique d’un rire en relation avec la foi en la résurrection » au mois de mai également. Un livre de Maurice Rabemanantsoa qui ne s’adonne pas à un regard en plongée, dogmatique et chrétien des traditions des anciennes colonies françaises en Afrique. Le résumé en dit un peu plus. « Des chrétiens malgaches pratiquent cette tradition ancestrale : cela interroge sur la relation entre foi et culture. Spécifiquement pour l’Église catholique, la vénération des reliques et le culte des saints tiennent une place particulière. En les comparant avec le Famadihana, ce rite malgache peut aider à comprendre la foi et la pratique chrétienne. »

Au mois de juin paraissait « La gestion des déchets ménagers d’Antananarivo : La dichotomie entre la haute ville et les bas-quartiers » de Fumi Yamada. « L’étude part du constat de l’omniprésence des déchets dans tous les coins de la ville d’Antananarivo, que ce soit dans la « haute ville » ou dans les « bas-quartiers ». À partir de cette observation, nous pourrions concevoir la capitale malgache comme une seule entité faisant face à un problème commun : la difficulté à gérer les ordures. Cependant, ces deux localisations présentent en effet des aspects différents, non seulement sur le plan géographique mais aussi historique, culturel et sociologique. La question se pose alors de savoir si les habitants des deux quartiers agissent différemment pour gérer le problème des déchets. Cette étude interroge notamment plus de 200 résidents qui produisent des déchets ménagers tous les jours. »

Recueillis par Maminirina Rado

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Eloïse touche terre : Le Nord-Est de Madagascar en alerte rouge  

La forte tempête tropicale Eloïse, hier à 16h.

Les régions SAVA, Analanjirofo, Befandriana Avaratra, Bealanana et Mandritsara se trouvent depuis la nuit dernière au cœur des événements, après que la forte tempête tropicale Eloïse ait atteint les côtes malgaches. 

La forte tempête tropicale (FTT) Eloïse a maintenant touché terre. Prévue d’atteindre la côte Est malgache la nuit dernière, Eloïse était positionnée, hier à 15h à 39 km à l’Est de Cap Est et progresse ainsi selon les prévisions de Météo Madagascar pour atteindre son point d’impact en début de soirée, hier, dans le district d’Antalaha. Quelques heures plus tôt, aux environs de 13h, elle se trouvait encore à 103 km au Sud-Est d’Antalaha, pour s’approcher des côtes en quelques heures.

Avis d’alerte. Les fortes pluies qui l’accompagnent ont déjà été observées bien avant que ce système ne parvienne jusqu’aux côtes. Eloïse est accompagnée de vent moyen de 100km/h tandis que les rafales de vent autour de son centre sont estimées à 140 km/h. Le système adopte une progression vers la direction Sud-Ouest à une vitesse de 17 km/h. Se basant sur la trajectoire d’Eloïse, cette FTT est prévue de traverser la Grande île d’Est en Ouest.

Les avis d’alerte lancés par Météo Madagascar restent en vigueur : alerte rouge, signalant un danger imminent, pour les régions SAVA, Analanjirofo, Bealanana, Befandriana Avaratra et Mandritsara ; alerte jaune signifiant une menace pour Toamasina I, Toamasina II et la zone Alaotra ; et enfin, alerte verte (avertissement) pour Brickaville, Vatomandry, Mahanoro et Moramanga.

Sortie en mer. La partie Nord-Est de Madagascar, notamment les districts d’Antalaha et de Maroantsetra ainsi que les districts aux alentours, sont depuis hier soir au cœur des événements, subissant toute la nuit les assauts d’Eloïse. Il en sera de même pour les régions et districts qu’elle prévoit de traverser ce jour et demain, jour prévu de la sortie en mer au niveau de Maintirano.

Dans les districts déjà touchés par le passage d’Eloïse, des mesures sont déjà prises localement, comme à Mandritsara où les écoles sont fermées depuis hier après-midi, jusqu’à ce que la FTT s’éloigne et que tout danger soit écarté.

Hanitra R.

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Christian Ntsay : Le Premier ministre promet des « solutions face à la hausse du coût de la vie »

Le Premier ministre, Christian Ntsay, promet de résoudre le problème de la flambée des prix sur le marché des denrées alimentaires. Il a également annoncé que l’État va apporter des solutions pour réduire le chômage. Il a annoncé en marge de la session spéciale du Sénat, hier à Anosy, que cette année « sera consacrée pour la réalisation des différents engagements pris par l’État afin de garantir des solutions pour les différents problèmes socio-économiques actuels. En réalité, la situation sociale est tendue ces derniers jours.  Au niveau des marchés de détaillants, la flambée des prix des produits de denrées alimentaires de large consommation fait grincer les dents.  Comme la hausse de 1000 ariary par litre pour certaines marques des huiles de table qui n’est pas passée inaperçue. Le riz, quant à lui, devient de plus en plus cher sur le marché. La grogne des consommateurs commence alors à faire écho  dans les quartiers. Viennent ensuite les problèmes de ravitaillement en eau potable dans la capitale. Beaucoup ont, en effet, levé la voix pour réclamer un retour à la normale de la distribution d’eau dans la ville. À l’instar des étudiants à l’Université d’Antananarivo, qui ont, plus d’une fois, fait la grève dans la cité universitaire pour alerter les responsables sur le problème d’eau devenu récurrent sur le campus.

Recueillis par Rija R.

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ONTM-CTM : Deux actions phares financées par l’Union Européenne

Faire de Madagascar une destination sûre qui rassure les touristes nationaux et internationaux sur le plan sanitaire tout en proposant tout au long de l’année des offres adaptées aux nouvelles tendances de voyage.

Tel est l’objectif commun de l’Office National du Tourisme de Madagascar (ONTM) et la Confédération du Tourisme de Madagascar (CTM) pour faire face à la crise sanitaire liée à la pandémie de covid-19. Pour ce faire, les deux parties ont travaillé en partenariat afin d’initier et de mettre en œuvre depuis l’an dernier deux actions phares qui ont été financées par l’Union Européenne. En effet, « celle-ci est consciente de la place du tourisme dans l’économie de Madagascar et a tenu à être aux côtés de l’ONTM et de la CTM pour préparer la reprise du secteur », a évoqué Franck Porte, Chef de la Coopération de la Délégation de l’Union européenne.

Protocoles d’hygiène. Parlant de la première action, elle consiste à mener une campagne de communication sur les protocoles d’hygiène sanitaire pour chaque métier du secteur. On peut citer, entre autres, l’hôtellerie, la restauration, les tour-opérateurs, les agences de voyages, les guides, les loueurs de voitures et les taxis. Des protocoles d’hygiène sanitaire ont été ainsi élaborés par l’ONTM, sur mandat du ministère des Transports, du Tourisme et de la Météorologie (MTTM), en partenariat avec la CTM et le ministère de la Santé publique. Ce qui permettra de sécuriser la population locale et les visiteurs internationaux. Des spots vidéos éducatifs ont été, entre autres, conçus tandis que plus de 40 000 affiches pour les différents métiers du tourisme, et 4 500 fiches cartonnées à l’usage des diverses voitures de transport touristique ont été distribuées par les Offices Régionaux du Tourisme au profit des opérateurs locaux. En outre, 33 000 guides de poches informatifs ont été distribués aux touristes. Un autre spot TV a été également diffusé sur les chaînes locales pour sensibiliser le grand public.

« Produits séjours ». Quant à la seconde action, l’ONTM et la CTM procèdent à la désaisonnalisation du tourisme couplée avec la création de nouveaux « produits séjours » appropriés à la phase post-covid, et ce, à travers le Programme d’Appui à l’Emploi et à l’Intégration Régionale (PROCOM), un programme de l’Union Européenne. « L’objectif  est  de réunir les conditions nécessaires à la relance du tourisme suite à la crise sanitaire, les conditions sur le plan à la fois sanitaire mais aussi opérationnel en termes de produits touristiques adaptés à la nouvelle configuration des attentes des touristes dans le contexte sanitaire qui a prévalu », a exprimé Vola Raveloson, le directeur exécutif de l’ONTM. Il faut savoir que la promotion de la destination Madagascar était axée sur la période d’avril à décembre, au détriment de la période de janvier à mars. « Les séniors constituaient la majorité des touristes en circuit et sont aujourd’hui les plus vulnérables à la Covid-19. Les études sur les tendances actuelles montrent en conséquence que les plus jeunes sont plus nombreux à vouloir voyager et que les séjours dans un même hôtel tout en faisant des excursions à proximité, sont considérés comme étant plus sécurisants que les circuits », a-t-elle enchaîné

Mis en catalogue. Par ailleurs, Sandra Afick, le directeur exécutif de la CTM a soulevé que l’ONTM et la CTM ont pu initier et organiser  des ateliers en faveur des 226 opérateurs touristiques dans six grandes villes pilotes de Madagascar, grâce au  financement de PROCOM, et à l’appui du programme PIC 2. « L’objectif consiste à identifier les nouveaux produits touristiques et les enjeux liés à leur mise en place pour créer de nouveaux produits séjours valables tout au long de l’année. Ce qui permettra également de sécuriser les touristes en leur offrant le choix d’un endroit pour s’héberger et la possibilité de s’adonner à des activités touristiques variées autour de leur lieu d’hébergement », a-t-elle ajouté. Ces nouveaux produits ont été présentés aux tour-opérateurs nationaux et pourront être mis en catalogue pour la relance de la destination Madagascar dès septembre 2021.

Navalona R.

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Deuxième anniversaire de l’investiture présidentielle : Andry Rajoelina renouvelle ses Velirano

Andry Rajoelina a marqué la deuxième année de son investiture en plantant des arbres.

19 janvier 2019 – 19 janvier 2021. Le président Andry Rajoelina a célébré hier le deuxième anniversaire de son investiture qui a marqué sa prise de pouvoir officielle au stade de Mahamasina.

Un événement que le numéro Un d’Iavoloha a choisi de célébrer avec la population de la Région Anosy, autour d’un  » nofon-kena mitam-pihavanana « , précédé d’un reboisement. Pour couronner le tout, l’évènement s’est déroulé sous une forte pluie, qui est devenu un phénomène rarissime dans cette partie Sud de Madagascar. Impossible pour la délégation présidentielle, accompagnée de quelques membres du gouvernement de trouver un abri. Le Chef de l’État considère ces toutes premières gouttes de pluie dans le Sud comme un  » Tso-drano « . En effet, d’après les explications des responsables locaux, tous les districts du Grand Sud touchés par la sécheresse, entre autres, Andalatanosy, Ambovombe, Tsihombe, Bekily, et Fort Dauphin, ont eu des journées pluvieuses cette semaine.

Émergence. Dans son discours à Faradofay pour sa deuxième année de pouvoir, le président Andry Rajoelina a renouvelé son Velirano vis-à-vis du peuple Malgache.  » Je réitère ici mon engagement que je fournirai tous les efforts pour développer Madagascar, avec mon équipe et les membres du gouvernement « , a-t-il déclaré. Et de soutenir au passage :  » le pays connaîtra l’émergence et nos actions auront des impacts concerts au niveau de chaque ménage « . Tout au long de sa journée très chargée, Andry Rajoelina a martelé que 2021 sera l’année du travail et des résultats. Et lui de promettre que pour la troisième année de pouvoir, le TGV enclenchera la vitesse supérieure.  » La voiture roule plus vite au fur et à mesure que le chauffeur passe la vitesse « , a-t-il soutenu.

Mana-rapenitra. En ce qui concerne la Région Anosy, une trentaine de projets ont déjà démarré depuis deux ans. En tout cas, c’est ce qu’a annoncé le Gouverneur Hatrefindrazana Jerry. Parmi ces projets figurent le terrain manara-penitra et la route en pavés à Ampasakay mesurant 2,100km. Le numéro Un d’Iavoloha a aussi réitéré que la réhabilitation de la route nationale n°13 reliant Ambovombe – Fort Dauphin débutera cette année. La délégation a constaté de visu le début des travaux de construction du gymnase Arena Sport d’Ampasakay d’une capacité d’accueil de 1000 personnes assises. Selon le Gouverneur, la Région Anosy a déjà construit plus de 10 km de routes pavées au niveau de différents districts. Lors de ce passage dans l’Anôsy, Andry Rajoelina a annoncé que pour les trois années à venir, 10km de route en pavés seront construites au niveau de chaque district. L’objectif attendu est donc de 1190 km par an, a-t-il évoqué. Le chef de l’État a aussi assisté au lancement officiel de la caravane du Sud. 10 camions transportant entre autres, 1160 tonnes de riz, 24 000 litres d’huile alimentaire, des médicaments, ainsi que de l’eau potable pour 50 000 familles victimes du kere, ont quitté Fort Dauphin hier pour rejoindre tous les districts touchés par ce fléau. D’après les explications du Professeur Vololotiana Hanta Marie Danielle, DG de l’ONN, 300 000 personnes vont bénéficier de ce projet pendant plusieurs mois et que des camions vont se rendre sur les sites au moins deux fois par semaine.

Objectif. Mais l’évènement marquant de la journée d’hier fut le lancement officiel du reboisement annuel pour l’année 2021. Le Chef de l’Etat a choisi le domaine La Cascade, Plantation Lansargues Manatantely, dans le massif de Tsitongambarika, Commune de Soanierana qui se trouve à une dizaine de kilomètres de Fort Dauphin ville. La Cascade de Tsitongambarika est la principale source d’eau pour l’irrigation à Taolagnaro. Cependant, depuis quelque temps, la forêt se dégrade considérablement à cause des feux de brousse et des coupes illicites. 10 000 jeunes plants ont été plantés hier. Mis à part le président Andry Rajoelina et quelques membres du gouvernement, des représentants des organismes rattachés et des ONG, ainsi que des associations féminines, une centaine d’élèves des écoles publiques locales, ainsi que 800 militaires ont pris part à ce reboisement national. Si en 2019, 40000 ha de terrains ont été reboisés, cette année le Ministère de tutelle se fixe l’objectif d’un reboisement sur 75 000 ha de terrains.

Davis R

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Changement climatique : Ikopa et Sisaony s’assèchent dangereusement

Malgré les précipitations attendues ce jour, la situation ne risquerait pas encore de s’améliorer.

Les rivières d’Ikopa et de Sisaony sont presque taries avec un niveau de moins de zéro mètre. Les rizières aux alentours de ces rivières sont asséchées au grand désespoir des paysans

Les anguilles ainsi que les poissons qui flottaient à la surface de la rivière d’Ikopa, plus précisément du côté de Tanjombato, ont fait l’objet d’attraction des badauds ces derniers jours. En effet, le tarissement de la rivière d’Ikopa est à l’origine de ce phénomène. Selon les informations obtenues auprès du directeur général de l’Autorité pour la protection contre les inondations de la plaine d’Antananarivo (APIPA) , Ranto Rakotonjanahary , le niveau de cette rivière est au-dessous de 0,20m à l’échelle d’Anosizato. La rivière de Sisaony n’est pas également épargnée par cet assèchement car son niveau est à moins de 0,27 m à l’échelle d’Ampitatafika et le niveau de Bevomanga est actuellement de 1,47m. La situation est critique comparée à l’année dernière. À la même période en 2020, le niveau de l’Ikopa à l’échelle d’Anosizato était de 1,60m contre 2m pour Sisaony à l’échelle d’Ampitatafika et de 3,19m pour Bevomanga. « C’est l’effet du changement climatique et l’évolution de la situation dépendra des précipitations. Le niveau de ces rivières a certes connu une baisse significative mais il ne faut pas perdre espoir car la saison pluvieuse ne s’achèvera que vers le 15 avril », a-t-il souligné

Optimisme. Si l’on se réfère aux prévisions du service de la météorologie, la situation ne risque pas encore de s’améliorer dans les prochains jours. Des précipitations sont attendues à Analamanga notamment à Antananarivo, ce jour. Mais contrairement aux régions Betsiboka, Melaky, Sofia et Boeny , elles ne seront pas abondantes. Cependant, des pluies abondantes sont attendues durant ce mois de janvier sur une grande partie des Hautes Terres centrales, d’après le bulletin saisonnier du mois de janvier au mois de mars.

Inquiétude. Le déficit pluviométrique a fait le bonheur des piégeurs de poissons mais il a par contre suscité une vive inquiétude chez les paysans. Les rizières sont asséchées du côté d’Ambohitrimanjaka mais heureusement qu’ils ont déjà fait leurs récoltes de riz. « Nos activités dépendent de l’eau de l’Ikopa , nous nous inquiétons de la situation. La production rizicole n’arrive plus à subvenir aux besoins des familles qui dépendent de la filière agricole et la prochaine saison s’annonce déjà catastrophique », se plaint un cultivateur d’Ambohitrimanjaka.

Narindra Rakotobe

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Madagascar: Hausse des prix de riz chez les détaillants

Dernièrement, la population malagasy a rencontré des difficultés concernant la hausse considérable des prix du riz actuel. Le conseil des Ministres avait convenu un accord avec des importateurs de riz, depuis le mois de décembre 2020, qu'il y aurait une réduction de prix afin de pouvoir répondre à la demande du peuple malgache.
Les deux contractants ont conclu un prix de 79 000 Ariary pour 50 kg de riz. Le 11 janvier matin, la première commande de 7500 tonnes de riz importé sont arrivées à bon port à Toamasina. De Toamasina vers les autres régions de Madagascar, le prix de distribution d'un sac de riz a été fixé à 75 000 Ariary; et un prix limite de vente de 550 Ariary est estimé pour les détaillants.
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Etats – Unis - Investiture sous haute protection pour le Président Joe Biden

Les regards étaient tournés vers les Etats – Unies, hier. Une nouvelle page de leur histoire s’ouvre pour les Américains à la suite de l’investiture du nouveau président élu, Joe Biden et la vice – présidente, Kamala Harris. Désormais, la présidence de Donald Trump fait partie du passé. A cette occasion, le Capitole sis à Washington a été mis sous haute protection. D’après les médias étrangers, 25.000 soldats de la garde nationale ont été déployés pour renforcer la sécurité et éviter que les évènements du 6 janvier dernier ne se reproduisent. C’est sur les marches de ce bâtiment emblématique du gouvernement américain que s’est tenu l’investiture de Joe Biden qui devient ainsi le 46ème président des Etats-Unis. Une main sur le cœur et l’autre sur la Bible, le nouveau président issu du parti démocrate a prêté serment pour officialiser sa prise de fonction. Donald Trump, grand absentA défaut de présence de Donald Trump, son vice-président, Mike Pence, est venu à la passation de pouvoir. Plus tôt dans la matinée, le président sortant a fait tout pour ne pas croiser son adversaire. A quelques heures de l’investiture, il a quitté la Maison Blanche pour rejoindre la Floride. En plus de 150 ans, il est le premier président à ne pas assister à l’investiture de son successeur. Dans son discours d’adieux, mardi, il a toutefois souhaité « bonne chance » à l’équipe de Biden. Après la prestation de serment, Joe Biden s’est rendu au cimetière national d'Arlington, près de Washington, pour déposer une gerbe sur la tombe du soldat inconnu, en compagnie des anciens présidents Barack Obama, George W. Bush et Bill Clinton et de leurs épouses respectives. Après cette cérémonie, son convoi a pris le chemin du retour vers Washington. Le nouveau locataire de la Maison Blanche a fait le parcours de quelques dizaines de mètres à pied et sous escorte militaire pour entrer dans son lieu de travail où il devait signer ses premiers décrets présidentiels. Des citoyens malagasy attentifs Etant donné le contexte de la pandémie liée à la Covid-19, le public n’a pu assister à la cérémonie qui a été retransmise virtuellement. Le National Mall a été recouvert de 191.500 drapeaux pour représenter tous les Américains qui n’ont pas pu y assistés. Les traditionnels bals ont également été annulés. Bien que l’arrivée d’un président démocrate ne change pas grand-chose aux relations entre Madagascar et les Etats-Unis, bon nombre de citoyens malagasy ont suivi avec intérêt l’évolution de la situation au pays de l’oncle Sam.  Hier, lors du jour J, les Malagasy qui souhaitaient assister virtuellement à l’investiture ont été invités à suivre la page du département d’Etat américain sur Youtube. L’Ambassade des Etats – Unis à Madagascar a fait savoir que malgré le caractère particulier que revêt cette 59ème investiture présidentielle, tous les protocoles ont été respectés.La Rédaction

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Contrat de location auprès de la compagnie STA - Démenti du ministère de l’Economie et des Finances

Dans un article publié sur son site, Africa Intelligence affirmait que l’avion de la société Service et Transports Aériens (STA), à bord duquel a voyagé les trois convoyeurs d’or en Afrique du Sud arrêtés au début de ce mois de janvier, était régulièrement mis à disposition du ministère des Finances. Ce département ministériel aurait signé un contrat avec ladite compagnie pour notamment la délivrance depuis Antananarivo des bons de caisse destinés aux fonctionnaires en poste dans les différences recoins reculés de la Grande île. Dans un communiqué diffusé hier dans la soirée, le Trésor public affirme que l’article en question contient des contre-vérités qui induisent le public en erreur. « L’acheminement des bons de caisse des fonctionnaires dans toute l’île se fait uniquement par voie terrestre », précise le communiqué signé par le directeur général du Trésor public. Le ministère dit par ailleurs que dans le cadre de l’approvisionnement de fonds, en vue du paiement des pensions et des salaires des fonctionnaires dans les zones enclavées, un contrat en bonne et due forme a été établi entre le ministère de l’Economie et des Finances et une autre entreprise opérant dans le secteur. Ce prestataire de service s’est vu confier « le transport par voie aérienne des fonds de vingt perceptions principales difficilement accessibles pour un total de trente-deux vols en 2020 ». Le ministère précise que l’attribution de ce marché et toutes les procédures y afférentes ont scrupuleusement respecté les règles de la passation des marchés publics. « Le ministère de l’Economie et des Finances précise ainsi qu’aucun contrat n’a été passé entre le ministère et la société STA, ni pour le transport des bons de caisse ni pour le transport de fonds des perceptions principales », conclut ainsi le communiqué du Trésor public. Un mandat international émis contre les suspectsCet article au titre volontairement racoleur vient se rajouter à la campagne de désinformation savamment menée par l’Opposition, ces derniers temps, dans le cadre de cette affaire du trafic de 73.5 kg d’or. L’Opposition abreuve l’opinion d’informations dont certaines sont notamment incomplètes voire inexactes et sans fondements dans bien des cas. Pour ce qui est des informations officielles, l’Etat malagasy affirme avoir émis un mandat d’arrêt international à l’encontre de tous les suspects dans cette affaire. L’annonce a été faite à l’issue du Conseil des ministres qui s’est tenue hier au Palais d’Etat d’Iavoloha. Il a également été dit, à l’issue de cette réunion, que le pouvoir sud-africain et le pouvoir malagasy par le biais du ministère des Affaires étrangères et le ministère de la Justice sont en cours de collaboration dans le cadre de l’affaire des 73.5 kg d’or saisis en Afrique du Sud. Tous les documents autour de cette affaire ont été transmis aux autorités compétentes en Afrique du Sud, selon l’Exécutif. Les enquêtes se poursuivent dans la Grande île et en Afrique du Sud. La demande d’extradition a été transmise aux autorités sud-africaines. En outre, un rapprochement sera entamé avec le pouvoir sud-africain pour renforcer les négociations diplomatiques pour que le procès se tienne à Madagascar et que l’or saisi soit rapatrié dans la Grande île d’où il a été prouvé que ces métaux précieux proviennent et d’autre part, les passeurs présumés sont des citoyens malagasy.La Rédaction

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Plein régime !

Les Institutions de la République se mettent en selle lentement mais sûrement. Le Sénat s’installe définitivement. Désormais, le Parlement fonctionne à plein régime. Il reste un gros paquet, la Haute Cour constitutionnelle (HCC). Le mandat du président de cet auguste Institution arrive à son terme. Une chose est certaine, Rajoelina Andry, le maître d’œuvre du système, ne néglige aucun détail. Il va placer partout où il faudra ses pions. Un geste légitime que n’importe quel Chef d’Etat ne rate pas et cela au nom des intérêts supérieurs de la Nation. Le souci majeur d’un homme d’Etat, le vrai, consiste constamment à asseoir la stabilité du régime et également à faire fonctionner de façon coordonnée et équilibrée le pouvoir.La réunion en session spéciale de la Chambre haute ce deuxième mardi après la proclamation des résultats, selon la volonté de la Loi fondamentale, scella le sort du Parlement du régime orange de Rajoelina Andry. Dès l’entame de la pré-campagne, le candidat Rajoelina plantait le décor en ce qui concerne l’avenir du Sénat. Il n’hésitait pas d’annoncer qu’il se penche à l’idée de supprimer le Sénat des Institutions de la République. Une proposition qui avait l’assentiment de l’opinion. Raison de la démarche, le Sénat engloutit trop d’argent des contribuables alors que n’étant « l’antichambre » de l’Assemblée nationale dans la prise de décision, il ne joue en pratique que le rôle de figurant. Le « pouvoir » des sénateurs se limite au stade de « proposition » et de « consultation ».Mais ayant réussi aux élections à conquérir la magistrature suprême, Rajoelina dut mordre les freins de son enthousiasme. Les exigences de la Constitution, pour ce qui est du Sénat, l’obligeait à se contenter seulement à limiter les dégâts. Il a réussi auprès de la HCC à réduire, au maximum, le nombre des sénateurs, 63 à 18. L’objectif affiché, limiter les dépenses et ce pour pouvoir affecter le budget à d’autres nécessités prioritaires. Compte tenu de la mise en place du Sénat, le Parlement de la République peut fonctionner à plein régime. Il s’agit ainsi d’un passage obligé et un garant dans le respect de la démocratie et de l’Etat de droit.L’élection des membres du bureau permanent de la Chambre haute, en particulier le président du Sénat, démontre par A + B, de façon évidente, que le Chef de l’Etat garde la haute main sur le cadre global de la gestion de l’Etat. S’agit-il du verrouillage du régime ? Négatif, loin de là ! Il est plutôt question de l’ancrage du pouvoir au milieu des éléments de confiance dont l’objectif central consiste à « sauver » le pays.  Le Président Rajoelina ne peut pas confier des postes-clé ou stratégiques comme le perchoir du Sénat à des personnalités qui font défaut en termes de crédibilité et d’intégrité. L’avenir immédiat, à moyen terme et à long terme du pouvoir en place et du pays en dépend étroitement.L’harmonie d’action entre l’Assemblée nationale et le Sénat propulsera en orbite le développement rapide du pays. Elle engendrera une dynamique qui va épargner Madagasikara des tergiversations dues aux navettes inutiles entre les deux Chambres. Atteignant le plein régime, le moteur du développement sous le commandement du Président permettra d’assurer un avenir radieux pour les Malagasy.Ndrianaivo

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15 607 nouveaux contribuables - Plus de 360 millions d’Ar dans la caisse de l'Etat

Un bilan positif malgré la baisse des recettes à cause de la pandémie. L’Administration fiscale a fait savoir, hier, l’effectif des nouveaux contribuables enregistrés durant l’année dernière. 15 607 opérateurs économiques ont formalisé leur activité en 2020. Cela a permis d’apporter plus de 360 millions d’ariary supplémentaires dans la caisse de l’Etat. Et ce, grâce à la campagne de formalisation fiscale « Anjara Hetrako » menée durant les deux derniers mois de l’année dernière.L’évolution des chiffres est incroyable. On peut citer le cas du centre fiscal d’Alasora qui ne comptait qu’un seul contribuable au niveau de la Commune. Cependant, la sensibilisation a permis d’enregistrer 295 nouveaux contribuables. La situation est presque identique dans d’autres localités. La Commune d’Ivato compte désormais 557 contribuables contre huit seulement auparavant. Rivo Rabearivelo, secrétaire général de ladite Commune, a même souligné durant une intervention télévisée que les très petites entreprises comme les marchands de café ou les taxiphones possèdent maintenant des papiers en règle. Monsieur Germain, directeur général des Impôts, de son côté, ne peut que se réjouir des résultats obtenus. « C’était vraiment difficile pour l’Administration fiscale de faire entrer un contribuable. L’effectif stagne toujours entre 300 et 350 000 contribuables depuis des années. C’est la raison pour laquelle le taux de pression fiscale de Madagascar ne dépasse jamais les 11 %. Sortir 15 000 personnes de l’informel en espace de deux mois est déjà un record. On peut espérer atteindre un taux de pression fiscale à hauteur de 15 % ou même plus d’ici 2023. En général, les contribuables sont motivés par la possibilité de contracter des prêts auprès des microfinances », déclare le DG. Il faut dire que la facilitation des procédures a beaucoup aidé les opérateurs. Au moins huit papiers sont requis comme pièces justificatives en temps normal. Pourtant, un certificat de résidence et la carte d’identité nationale ont suffi durant la campagne « Anjara Hetrako ». En outre, l’incivisme fiscal domine. Les gens méconnaissent l’importance du paiement des impôts pour permettre le développement économique du pays. L’éducation et la communication avec la population jouent ainsi un rôle prépondérant. Néanmoins, plusieurs personnes sont venues sur les sites du Trésor public pour demander des informations et des conseils. A noter que cette somme acquise permet de financer les dépenses de l’Etat, que ce soit en termes de fonctionnement ou d’investissement. Solange Heriniaina

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Nouvelle tarification de l’électricité - Les clients sur le qui-vive !

La JIRAMA attendue au tournant. Les abonnés de la compagnie d’eau et d’électricité commencent actuellement à recevoir leur facture pour le mois de janvier. Cette facture a une petite particularité : la nouvelle tarification « Optima ». Annoncé au mois de décembre 2020, le basculement vers la nouvelle grille tarifaire sera effectif à partir de ce mois de janvier. En tout cas, la Jiro sy Rano Malagasy annonce d’ores et déjà une baisse des factures pour 80 % de ses clients, soit pour près de 448 800 abonnés de la compagnie. « Nous avons épluché toutes les factures de nos clients pour ce mois-ci. Nous avons comparé ces factures avec celles du mois de décembre. Après comparaison, nous avons constaté une baisse allant de 81 à 90 % pour le tarif "Social" en fonction de la zone où le client se localise. Pour le tarif "Economique", la baisse tourne autour de 57 à 86 % », explique Rivo Radanielina, directeur général adjoint en charge du Marketing, de la Vente et de la Digitalisation au niveau de la JIRAMA, hier, au siège de l’entreprise, en marge de la présentation de la nouvelle tarification et de ses points forts. L’exemple de baisse cité par les responsables est la facture d’une habitante de la Capitale. Au mois de décembre, la facture de cette dernière s’élevait à 87 217 ariary. Et avec la nouvelle tarification « Optima », elle est passée à 75 616 ariary, soit une baisse de 11 601 ariary. Avec cette annonce, les clients de la JIRAMA sont ainsi sur le qui-vive pour vérifier si « Optima » tient réellement ses promesses. « Les suggestions que nous avons faites à nos clients au mois de décembre dans le courrier que nous leur avons envoyé prennent surtout en compte les avantages de nos clients. Si nous suggérons un tarif à un client, nous estimons que ceci est le plus adapté à sa consommation. Toutefois, il est libre de choisir le tarif qui lui convient », rassure Thierry Ramangasoavina, directeur commercial de la JIRAMA. Effectivement, cette nouvelle grille tarifaire a été mise en place pour soutenir le développement équitable des Régions avec un tarif d’électricité égal dans toutes les Régions du pays et favoriser l’accès à l’électricité, surtout pour les classes les plus défavorisées. « Toutefois, cette baisse s’applique aux clients dont la consommation du mois de janvier est égale à celle du mois de décembre. Dans le cas contraire, aucune baisse ne peut être enregistrée », stipule le responsable. Il faut retenir que dans cette nouvelle grille tarifaire, le concept reste toujours le même, mais seuls les noms ont changé. Le prix est donc toujours fixé par kWh, soit 130 ariary par kWh pour le tarif « social ». Chaque tarif dispose d’un seuil de consommation. Et au-delà de ce seuil, le client devra payer plus. Pour le tarif « social », ce seuil est fixé à 50 kWh dont le prix d’un kWh est de 130 ariary. Au-delà de 50 kWh, le client devra ainsi acheter le kWh à 764 ariary, ce qui engendre la hausse de la facture à payer. Concernant les 20 % restants, selon les explications des responsables, « la hausse exorbitante de la facture d’un client peut être due à une hausse de sa consommation ou encore à un tarif inadapté à sa consommation. Selon nos analyses, près de 91 % des clients voient notamment leur facture augmenter à cause de la hausse de leur consommation ». Dans tous les cas, les plaintes fusent déjà sur les réseaux sociaux. Les clients attendent avec impatience leur facture. Rova RandriaHausse des factures de la JIRAMA : une révision immédiate exigée par le Gouvernement 48 heures. C’est le délai que le Gouvernement a accordé à la JIRAMA hier, lors du dernier Conseil des ministres, pour revoir toutes les factures enregistrant une hausse exorbitante. « Après la crise sanitaire, il est aujourd’hui important de soutenir le pouvoir d’achat des ménages malagasy, surtout avec l’inflation actuelle. Les ménages rencontrent actuellement des difficultés financières. Le prix de l’électricité et celui de l’eau appliqués par la JIRAMA doivent ainsi prendre en compte tous ces paramètres. Aucune hausse de tarif ne devrait donc être mise en place afin de préserver chaque ménage et chaque famille », ont stipulé les autorités. Cette révision devra se faire dans les plus brefs délais. La JIRAMA sera assistée et conseillée par le ministère de l’Energie et des Hydrocarbures, sachant que le prix de l’eau et de celui de l’électricité impactent directement le quotidien des citoyens malagasy. « De plus, la JIRAMA reçoit des subventions venant de l’Etat. Par conséquent, cette hausse de la facturation n’est pas du tout acceptée. Une stratégie a déjà été mise en place pour gérer la baisse des tarifs de l’eau et de l’électricité. Et ces mesures doivent être maintenues », rajoutent-elles. Cette révision des tarifs est primordiale en ce moment. La préservation de la population est une priorité du Gouvernement actuel, d’où la prise de cette mesure. R.R.

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Passage du cyclone Eloïse - Deux personnes disparues, un millier de sinistrés et des localités sous les ...

Des pluies diluviennes et des vents forts. Plusieurs localités du Nord-est et du Nord-ouest de l’île y ont fait face depuis le début de cette semaine, avec le passage du cyclone Eloïse. Au stade de forte tempête tropicale, ce système a touché terre au sud d’Antalaha dans la soirée de mardi dernier, vers 19h 30. Le cyclone a aussitôt commencé à s’affaiblir après son atterrissage, à tenir compte du vent moyen et des rafales qu’il a apportées. Avec une vitesse moyenne de 17 à 20 km/h, le cyclone a traversé les Districts d’Antalaha, Maroantsetra, Mandritsara, Port-Bergé, Mampikony et Mahajanga II, avant sa sortie en mer dans la soirée d’hier du côté de Besalampy. Eloïse laisse derrière lui un millier de sinistrés, enregistrés notamment à Antalaha et Maroantsetra, selon le premier bilan provisoire émanant du Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC). Aucune perte en vie humaine n’a été déplorée jusqu’à hier, malgré la disparition en mer de deux personnes à Namakia. Elles faisaient, rappelons-le, partie des 4 personnes à bord d’un véhicule 4x4 en provenance d’Antsiranana et se dirigeant vers la Commune d’Antsahampano, et qui a été emporté par les eaux. Les deux autres personnes ont été retrouvées blessées. Cependant, les dégâts matériels semblent plus ou moins considérables. 56 maisons, 6 salles de classe et 6 écoles ont été détruites. A cela s’ajoutent 31 salles de classe et 9 écoles endommagées. D’un autre côté, la coupure de l’eau et de l’électricité ainsi que de certaines routes a été déplorée, outre l’inondation dans diverses localités, y compris 134 maisons qui sont sous les eaux.La vigilance reste en vigueurInondation totale de la ville d’Ambinanitelo Maroantsetra, d’autres localités sous les eaux. Les pluies abondantes de ces derniers jours, avec le passage d’Eloïse, ont favorisé la montée des eaux, notamment dans les Régions du Nord-est et du Nord-ouest de Madagascar. De plus, les fortes pluies vont encore toucher plusieurs Districts dans cette partie jusqu’à cette matinée. Cette situation augmente les risques de stagnation des eaux et des inondations généralisées, sans parler des éventuels glissements de terrain. Face à cette situation, la vigilance post-aléa reste en vigueur, notamment dans les Régions de SAVA et Analanjirofo ainsi que dans les Districts de Bealanana, Befandriana-Nord, Mandritsara et Mahajanga II. D’un autre côté, toute sortie en mer au nord de Toamasina, entre le Cap d’Ambre et Morombe, reste déconseillée jusqu’à l’écartement des dangers liés au vent, vagues et fortes pluies orageuses, selon les prévisionnistes météorologiques.Par ailleurs, les activités de secours d’urgence ont commencé depuis hier, avec la participation de plusieurs acteurs multisectoriels. L’évacuation des sinistrés, le rétablissement de l’électricité ou encore l’évaluation des dégâts en font partie. Aussi, des stocks de prépositionnement sont déjà disponibles pour secourir les sinistrés en détresse, à en croire Paolo Emilio Raholinarivo, responsable auprès du BNGRC. Vendredi prochain, ce Bureau national de coordination prévoit d’effectuer un vol dans les Régions touchées pour mieux évaluer les dégâts. Affaire à suivre !Recueillis par Patricia Ramavonirina

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Décès d’un nouveau-né à Befelatanana - Les victimes souhaitent une haute surveillance dans cet hôpital

L’affaire concernant le décès d’un nouveau-né, dénommé Jordi, à la maternité de Befelatanana, survenu le 11 janvier dernier, a connu un rebondissement. Selon une information relayée sur une chaîne privée de la Capitale, la maternité attend encore un démenti de la part de la famille victime, comme quoi l’établissement hospitalier a échangé son bébé avec un autre qui est mort-né. En effet, d’après le directeur de cette maternité, le docteur Hery Ratokovao, le père du bébé a accepté de faire un démenti de cette publication durant leur conversation par téléphone. Mais jusqu’à ce jour (Ndlr : hier), aucune publication n’a été faite par la famille. « Je n’ai pas l’intention de m’excuser, même si les responsables m’obligent à le faire », avance le père du bébé. D’ailleurs, il insiste sur la véracité de ses propos et avec des preuves à l’appui.Les deux parties ont tous avancé de ne pas porter cette affaire devant le Tribunal. En contrepartie, le père de Jordy réclame une haute surveillance au sein de cette maternité. « Cette publication a été seulement faite afin que la population connait ce qui se passe réellement dans cette maternité de Befelatanana et que les responsables effectuent désormais une haute surveillance afin que ces tromperies s’achèvent », soutient-il.En rappel, le décès de ce nouveau-né à la maternité de Befelatanana a fait le tour des réseaux sociaux. Ses parents ont cependant affirmé que ce n’est pas leur enfant. Ils ont insinué que le nourrisson a été échangé avec un autre, décédé. Autant que les parents, la maternité de Befelatanana a apporté sa version des faits. Le Professeur Hery Rakotovao, directeur de l’établissement CHUGOBS, a avancé que le nouveau-né a souffert d’une asphyxie à la naissance et a été admis au service de néonatalogie. Il a également avancé qu’aucun échange de nourrissons n’est possible au sein de cette maternité. D’ailleurs, le nom de chaque bébé est gravé sur un bracelet avant son admission au sein de ce service.Recueillis par Anatra R.

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Perspectives 2021 : Rencontre virtuelle des acteurs financiers demain  

La performance du secteur financier est déterminante pour la relance économique post-Covid.

À quoi ressemblera la nouvelle normalité et comment les institutions financières peuvent-elles continuer à offrir des services financiers responsables ? C’est la grande question sur laquelle se pencheront les acteurs du secteur financier, dans le cadre du webinaire sur les Perspectives pour l’année 2021. Il s’agit d’un événement organisé par le Groupe de la BAD (Banque africaine de développement). « Le jeudi 21 janvier à 13h GMT, soit à 16h local à Madagascar, les participants discuteront des principaux défis auxquels ils sont confrontés dans la fourniture de services financiers aux micros, petites et moyennes entreprises (MPME). Cette rencontre de travail se fera en visioconférence via le service Zoom  », a communiqué l’initiative Making Finance Work for Africa (MFW4A) au sein de la BAD. À noter que ce webinaire est le deuxième d’une série de quatre sessions organisées par MFW4A, le Consortium IPC  Horus et l’Institut Européen de Coopération et de Développement (IECD) , dans le cadre du programme d’assistance technique de la Banque européenne d’investissement (BEI).

 Antsa R.

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Réseau de la Jirama : Infrastructures très sensibles aux intempéries

Le mauvais temps cause des coupures d’électricité, selon Haja Raoeliarovony, directeur de l’Exploitation des Réseaux Interconnectés (DERI) de la Jirama.

Le mauvais temps qui touche le long réseau d’acheminement d’électricité favorise les coupures d’électricité, selon la Jirama. Les responsables auprès de la société ont avancé des solutions à long terme, en cours de mise en œuvre.

Des coupures de l’électricité de la Jirama ont encore été constatées sur le Réseau interconnecté d’Antananarivo (RIA), le lundi 18 janvier dernier. C’était à cause des problèmes causés par le mauvais temps, selon Haja Raoeliarovony, directeur de l’Exploitation des Réseaux Interconnectés (DERI) au sein de la Jirama. D’après ses explications, les fortes pluies à l’est de la Capitale ont déclenché le système de sécurité contre les tonnerres, entre le long réseau depuis les centrales de Mandraka et Mantasoa, jusqu’à la ville d’Antananarivo. « C’est un réseau de 140Km. En cas de mauvais temps, il y a des risques qui se présentent, malgré les paratonnerres sur les infrastructures d’acheminement de l’électricité. Il y a un système de sécurité qui se déclenche en cas de besoin. Il faut noter que la centrale d’Andekaleka assure 40% de la production nécessaire pour alimenter le RIA, soit 90MW. Si jamais un transformateur de 32MW explose, il faut s’attendre à un gap de 32MW pendant plusieurs mois, car le remplacement des matériels de cette envergure prend du temps et coûte cher. Le système de sécurité qui se déclenche et qui a engendré les coupures de lundi dernier, vise à éviter une telle catastrophe », a soutenu le DERI de la Jirama.

Alternatives. Parmi les projets menés dans le cadre du redressement de la Jirama et de l’amélioration de la qualité de ses services figurent des solutions à long terme, permettant d’éviter ce genre de coupure, dans les années à venir. Selon la Jirama, les projets de centrales hydroélectriques de Sahofika au sud et Volobe à l’est de la Capitale représentent des alternatives, lorsque les centrales actuellement opérationnelles sont coupés du réseau interconnecté, à cause des intempéries. « Ces nouvelles centrales ont chacune de meilleures capacités, par rapport à celle d’Andekaleka. Une fois opérationnelles, ces nouvelles centrales permettront d’éviter le black-out », a indiqué le directeur Haja Raoeliarovony. D’après ses dires, ces projets sont déjà en cours, mais leur mise en œuvre est retardée par la crise de Covid-19. « Nous attendons impatiemment que la réalisation de ces projets ne soient plus ralentie par la crise sanitaire, durant cette année 2021 », a-t-il affirmé, en citant d’autres projets d’amélioration de la capacité de production de la Jirama et du renforcement de son réseau de distribution, qui nécessitent d’importants investissements.

Antsa R.

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Flash-Eco

*L’Institut national de la statistique (INSTAT) reprend les enquêtes statistiques auprès des ménages. Les enquêteurs seront déployés dans les 22 régions du pays pour enquêter sur les indicateurs de développement qui sont des outils indispensables  aux techniciens pour élaborer les stratégies de développement. Les enquêtes fournissent  des informations détaillées sur le niveau de consommation et les conditions de vie des ménages en général, et cela, dans chacune des dimensions de la vie quotidienne des ménages. Les équipes de l’INSTAT sont dotées de moyens techniques et financiers pour cette mission d’une importance capitale  pour le pays.

*La Gambie bénéficiera d’un nouveau financement de 28,8 millions $ de la part du Fonds monétaire international (FMI). Le nouveau financement s’inscrit dans le cadre d’une facilité élargie de crédit (FEC) de 47,1 millions $ accordée au pays en mars 2020. Elle vise à aider la Gambie à répondre aux besoins de financement de la balance des paiements et du budget national tout en soutenant la reprise économique post-pandémie de Covid-19. En 2020, la croissance économique de la Gambie a reculé en raison de la pandémie de covid-19. Alors que le pays est en plein processus d’implémentation de réformes économiques, les autorités doivent désormais renforcer la mobilisation des recettes intérieures pour financer les dépenses publiques.

*Le gouvernement kényan a engagé des négociations pour obtenir un moratoire sur le remboursement de sa dette envers la Chine. Cette opération s’inscrit dans le cadre de la stratégie gouvernementale visant à alléger le fardeau de la dette afin de permettre à l’État kényan de relancer son économie affectée par le coronavirus. Cette stratégie avait déjà permis d’obtenir un report du remboursement de 300 millions $ de la dette du pays envers les membres du Club de Paris. Afin de relancer son économie affectée par la covid-19, le Kenya a engagé des négociations avec plusieurs de ses créanciers bilatéraux. Il y a quelques jours, le pays est-africain a obtenu un report du paiement de 300 millions $ de sa dette envers le Club de Paris.

*À l’occasion de sa première session de vente de l’année, le groupe De Beers a procédé à une augmentation du prix de ses diamants. Il s’agirait d’une hausse de 5 %, l’une des plus fortes depuis 10 ans. Elle correspond à la reprise rapide du marché des pierres précieuses, qui s’est bien remis de la crise traversée durant la majeure partie de l’année 2020. La période des fêtes a en effet entraîné une forte demande en Chine et aux États-Unis, ce qui avait déjà conduit De Beers à augmenter ses prix en décembre. Cette nouvelle hausse démontre aussi l’efficacité des mesures prises par les grandes compagnies diamantifères qui ont réduit leurs niveaux de production. Si cette tendance se poursuit sur les prochains mois, le marché du diamant pourrait retrouver définitivement ses standards habituels d’autant plus que les campagnes de vaccination en cours réduisent les risques de nouvelles restrictions extrêmes.

Recueillis par R.Edmond

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Sénat : Razafimahefa Herimanana élu président

Comme prévu, les nouveaux sénateurs ont procédé, hier, à Anosikely, à la constitution du bureau permanent et la composition des commissions. Lors du vote pour le président de cette institution, il n’y avait eu qu’un candidat unique présenté notamment par la plateforme IRMAR, en la personne de Herimanana Razafimahefa. Ce dernier a été élu à 100%. Les 18 sénateurs qui ont été tous présents ont voté pour lui, pas de vote blanc ni nul. Le parcours de celui qui va siéger au perchoir de la Chambre haute. Il a débuté à l’EPP de Mahamasina Est puis à l’École Normale de Mahamasina, par la suite au lycée Gallieni. Après la licence en économie qu’il a obtenue à la faculté EESDEGS à Ankatso, il poursuit ses études à l’université de Grenoble.

Nécessaire. Sur le plan politique, il a forgé ses armes au Grad Iloafo. Le nouveau président n’est pas un novice concernant le Palais de verre d’Anosikely car il a été membre du CST durant la Transition. Notons que lors de sa première intervention, en tant que président du sénat, Herimanana Razafimahefa n’a pas manqué de souligner que le pays traverse une période difficile avec notamment la Covid-19 mais comparé à ce qui se passe ailleurs, « nous sommes en train de remonter la pente », a-t-il soutenu. Il a, en outre, fait savoir, que « nous sommes prêts à collaborer avec le gouvernement  ainsi qu’aux Collectivités Territoriales Décentralisées ». Dans la même foulée, il a annoncé que l’on a besoin de l’opposition et qu’il s’avère nécessaire de se donner la main pour le bien-être du pays. Au cours de son discours, à lui de constater aussi que le Président de la République est au four et au moulin, tandis que certains ne font qu’attendre pour ne pas dire tourner les pouces. Toujours est-il qu’au cas où Andry Rajoelina se présente pour un deuxième mandat, Herimanana Razafimahefa assure l’intérim.

Règlement intérieur. Pour en revenir à cette séance spéciale, les sénateurs ont procédé, hier, au vote du règlement intérieur de cette Institution. Il a été décidé, lors de cette réunion, que le bureau permanent du sénat est composé de trois vice-présidents issus des provinces du Nord et du Sud et de l’opposition, ainsi que d’un questeur chargé de l’administration, des finances et du personnel, des relations publiques et des fonctions législatives. Quant aux commissions, elles sont au nombre de trois, avec six membres de chaque, composées notamment de la commission finances, économie et développement durable, la commission justice et la commission en charge des volets social, culturel et communication.

Dominique R.

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Palais d’Anosikely : Passation de pouvoirs le 25 janvier 2021

Herimanana Razafimahefa a voté pour sa propre personne.

Le nouveau président de la Chambre haute élu hier avec un score à la Soviet Suprême, devra attendre cinq jours avant de prendre officiellement ses fonctions.

« La session spéciale de plein droit du nouveau Sénat aura lieu le 19 janvier 2021 », dispose l’article 3 de l’arrêt n°01-HCC/AR du 7 janvier 2021 portant proclamation des résultats officiels des élections sénatoriales du 11 décembre 2020.  C’est chose faite depuis hier avec l’élection surprise de Herimanana Razafimahefa à la présidence de la Chambre haute. Candidat unique au perchoir, il a obtenu 18 voix sur 18. En somme, il a voté pour sa propre personne, ce qui n’est pas très conforme aux pratiques républicaines.

21 janvier 2021. Le même article 3 de l’arrêt de la HCC d’ajouter que « la passation de pouvoirs dans l’esprit républicain entre le bureau permanent sortant et le nouveau bureau permanent aura lieu le lundi 25 janvier 2021 ». Autrement dit, le nouveau président du Sénat ne prendra officiellement ses fonctions que dans 5 jours. Or, dans sa Décision du 16 octobre 2020, la HCC considère que « la proclamation des résultats de la deuxième législature du Sénat intervient avant le 21 janvier 2021 à minuit ». Ce qui signifie implicitement que le mandat des sénateurs sortants prend fin le 21 janvier à minuit. En effet, la proclamation des résultats officiels des élections sénatoriales du 29 décembre 2015 a eu lieu le 22 janvier 2016, date repère pour le début du mandat des membres de la Chambre haute sortante.

Non prorogation. On est alors en droit – au propre comme au figuré – de se poser des questions par rapport au bonus de 4 jours accordé au bureau permanent sortant puisque la HCC elle-même considère dans sa Décision du 16 octobre 2020 que « conformément à la théorie du mandat, la validité du mandat des députés est délimitée dans le temps et régie par le principe de l’intangibilité ». Et d’ajouter que « l’élu n’est, en aucune façon, propriétaire de son mandat dont il n’est que le dépositaire temporaire ; que la non prorogation d’un mandat parlementaire est un principe fondamental de la démocratie représentative, que dans la pratique démocratique, un mandat parlementaire ne peut être prorogé qu’en temps de guerre, d’invasion ou d’insurrection »

 Ultime guerre. D’après certaines indiscrétions, on prête au président du Sénat sortant, l’intention d’engager une ultime guerre juridique, en mettant à profit ces 4 jours supplémentaires de mandat pour faire une saisine auprès d’Ambohidahy. Et ce, en se basant sur la Décision en date du 25 mai 2019 de la HCC qui stipule que « les sénateurs nommés doivent être issus des forces économiques, sociales et culturelles ou choisis en raison de leurs compétences particulières ; que leur décret de nomination devra respecter à la lettre ces critères exigés par la Constitution ; qu’en tout état de cause, ils ne doivent pas être choisis en raison de leur appartenance politique ».

Groupe parlementaire. On laisse entendre que le requérant aurait l’intention de soulever le cas de l’ancien CSR et ex-ministre de la Deuxième République,  Ndremanjary Jean André qui appartient à l’Arema. Ou encore de Tsiebo Mahaleo qui était le suppléant de Tinoka Roberto dans la liste Mapar à Sakaraha aux dernières législatives. Proclamé député à la place du ministre de la Jeunesse et des Sports, il avait rejoint le groupe parlementaire IRD à l’Assemblée nationale. Quoique son appartenance à la magistrature ne lui permette pas statutairement d’adhérer à un parti politique, on croit savoir que l’un des trois magistrats nommés sénateurs aurait été proposé par le MMM. On sera fixé dans les prochains jours s’il rejoint les deux élus du MMM pour pouvoir former un groupe parlementaire dans les travées du Palais d’Anosikely.

Fuite. De toute façon, la requête éventuelle du président du Sénat sortant aurait peu de chances d’aboutir car le décret présidentiel qui a fait, soit dit en passant, l’objet d’une fuite sur les réseaux sociaux avant d’être publié officiellement sur le site de la Présidence, est un acte de gouvernement qui bénéficie d’une immunité juridictionnelle. À la limite, le requérant pourrait soulever une exception d’inconstitutionnalité devant le Conseil d’Etat sauf s’il est pris de vitesse par le gouvernement qui a également la faculté de demander l’Avis de la haute juridiction administrative.

Jurisprudence. La HCC pourrait toutefois renvoyer sa copie au nouveau Sénat qui a mis la charrue avant les bœufs en procédant à l’élection du successeur de Rivo Rakotovao avant de soumettre au contrôle de constitutionnalité de la HCC, le nouveau règlement intérieur qui détermine les postes à pourvoir au sein du bureau permanent. Herimanana Razafimahefa risque de se heurter à la jurisprudence Christine Razanamahasoa dont l’élection à la présidence de l’Assemblée nationale avait été annulée par la HCC en 2014. Reste à savoir si au moment de sa future requête, Rivo Rakotovao aurait encore qualité de chef d’institution, condition requise pour saisir la HCC.

R. O

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Policiers blessés  à Amboasary : Deux ministres dépêchés sur place

L’insécurité gagne du terrain à Amboasary-Sud. Les forces de l’ordre en paient toujours le prix malgré les efforts que ses éléments déploient sur le terrain. Ce qui est arrivé aux deux policiers dans le fokontany de Tarandy, commune urbaine d’Amboasary Atsimo le 18 janvier dernier, en est la preuve. Alertés d’une attaque de dahalo dans la localité, des éléments du commissariat de police d’Amboasary Atsimo se sont dépêchés sur les lieux pour intervenir. Une fois débarqués sur place, ils ont été accueillis par des tirs lancés par les dahalo. Résultats, deux policiers y ont été blessés par balles. L’un a été touché sur la partie en dessous de son cœur et l’autre au niveau de son dos. Choqué par cet acte de banditisme, le président de la République de Madagascar, Andry Rajoelina, a tout de suite envoyé le Ministre de la Défense Nationale, le Général de Corps d’Armée Richard Rakotonirina, et le Ministre de la Sécurité Publique, le Contrôleur Général de Police Fanomezantsoa Randrianarison à Amboasary Atsimo pour venir à la rescousse des blessés. Il leur a également donné l’ordre de faire les nécessaires possibles pour traquer les malfaiteurs. Arrivés sur les lieux, ces deux ministres ont déjà rendu visite à ces héros du pays hier. Une quête en vue d’aider les soins de ces deux policiers est en cours au niveau du cabinet du ministre de la Sécurité Publique.

T.M.

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Rocade Tsarasaotra : Une cycliste fauchée à mort par un 4X4

Ce mois de janvier serait le plus meurtrier pour les utilisateurs des « deux roues ». Presque chaque jour, on attend des accidents impliquant ce moyen de locomotion aussi bien dans la capitale que dans les régions de la Grande île. Le pire est de constater que l’imprudence des conducteurs de ce genre de moyen de locomotion dont l’utilisation ne cesse de prendre de l’ampleur en est la cause. Ce qui s’est passé avant-hier sur la nouvelle rocade reliant Tsarasaotra avec Ivato à un endroit appelé Soute à bombe, lundi 18 janvier vers 1 heure en est un exemple. Une bicyclette conduite par une fille de 17 ans a été percutée par une voiture 4X4 Mazda BT50 quand la première a traversé soudainement la chaussée. Le choc a gravement détruit la bicyclette et a blessé la cycliste qui a été évacuée immédiatement à l’hôpital Luthérien Ambohibao. Malheureusement, cette dernière a succombé à ses blessures quelques heures après son admission . Alertés de ces faits, des gendarmes de la brigade de Mandrosoa Ivato se sont rendus sur place. Une fois sur le terrain, ils ont arrêté le chauffeur de la voiture qui est un ressortissant étranger. Cette mesure a été prise, selon les explications, pour le respect de la procédure .  Sa voiture a été mise en fourrière. Jusqu’à hier, ce « vazaha » est resté en garde à vue auprès de cette brigade pour enquête. On doit entendre la disponibilité des proches de la victime. Ces derniers étaient encore occupés par les funérailles de la défunte.

Ampitatafika. Toujours un accident impliquant « deux roues ». Le drame a eu lieu hier matin à Ambodiafontsy, commune Ampitatafika, soit sur la ligne droite traversant la digue menant vers Fenoarivo. En direction vers Fenoarivo, un véhicule de marque Renault a percuté une bicyclette montée par un homme de 33 ans venant du sens inverse. Selon le constat de la gendarmerie, l’accident a été provoqué par une défaillance mécanique du véhicule. Un pneu crevé en pleine route l’a fait chavirer vers la gauche de la rue. Il est alors sorti de par sa droite et a percuté la bicyclette qui roulait normalement dans sa ligne. Résultats : la collision a blessé assez légèrement le cycliste et a fortement endommagé la bicyclette. Évacué d’urgence à l’hôpital, le blessé a déjà reçu les soins nécessaires et sa santé n’est plus à craindre. Quoiqu’il en soit, l’enquête continue auprès du poste fixe de la gendarmerie de Faliarivo.

RN2. Cette fois-ci, on parle de responsabilité partagée mais en réalité, l’excès de vitesse de la part du motard reste toujours au centre du débat. Survenu le 17 janvier vers 9 heures du matin à Andavabiby, commune rurale Ambanitsena, district Manjakandriana, cet accident où un Scooter Yamaha BWS a percuté un piéton qui a imprudemment traversé la chaussée. Sur une ligne droite et hors agglomération, le scooter roulait en plein vitesse quand l’accident s’est produit. Grièvement blessé, le piéton âgé de 85 ans a été évacué d’urgence au CSBII Ambanitsena. Malheureusement, il a succombé vers 13 heures. Évidemment, le motard a été arrêté parce qu’il y a mort d’homme. L’enquête est entre les mains de la gendarmerie d’Ambanitsena.

T.M.

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Cybercriminalité : Nisandoka ho Jeneraly, natao hazalambo

Xavier Rakotoson ny anarana amin’ny kaonty facebook izay nampiasainy. Sarin’ny jeneraly maromaro izay nifandimby nitantana ny sekreteram-panjakana miadidy ny zandarimariam-pirenena  no nampiasainy. Tsy vitan’izay fa nentiny nisolokiana izany. « Nitonona ho jeneraly  Rakotoson Xavier izay miasa eo anivon’ny zandarimaria izy. Mampiresaka an’ireo tanora izy ary milaza fa afaka mampiditra azy ireo ho mpianatra zandary ary maka vola ho takalon’izany. Voalazan’ity mpisoloky fa tsy misy mpianatra intsony ao amin’ny sekolin’ny zandarimaria ao Ambositra ka ny Zzandarimariam-pirenena dia mitady mpianatra ho zandary haingana ary izany dia tsy mila mandalo fifaninanana fa mandoa vola fotsiny dia tafiditra » raha araka ny fanazavàn’ny sampan-draharahan’ny seraseran’ny zandarimaria. « Taorian’izay dia nisy tanora dimy mirahalahy roboka ary efa tonga tany Ambositra rehefa nomeny fiantsoana hosoka sy nahazoany vola. Teo no nanomboka ny fanadihadiana » raha araka ny loharanom-baovao mitovy hatrany. Sampan-draharaha roa samihafa no indray nahetsika dia ny sampana miandraikitra ny heloka bevava  sy ny sampana miady amin’ny heloka amin’ny aterineto, niara-niasa akaiky ny zandary tao Ambositra sy Antsiranana. Rehefa nandeha lalindalina ny fanadihadiana dia nivoaka ny anaran’i Nafeno Haja S. izay niafina tao ambadiky ny kaonty Xavier Rakotoson. Tovolahy 31 taona izy ary monina ao Antsiranana izay nisamborana azy ihany.  « Fisolokiana (escroquerie), fisandohana andraikitra (usurpation d’identité et de fonction) sy fakàna vola tsy ara-drariny (extorsion de fonds) ary fampiasàna sy fitazomana fanamiana miaramila (détention et port illégal d’effets militaires) no iampangana azy », raha araka ny zandarimaria. Nidoboka am-ponja ny alatsinainy teo ity tovolahy ity sy ny fahasahiany.

D.R

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Prolifération des armes : Un Kalachnikov et des munitions découverts chez un cultivateur

Ces découvertes font froid dans le dos. Des munitions pour Kalachnikov et un AKM ont été saisis lors des perquisitions menées dans le cadre de la lutte contre la prolifération des armes de guerre. Ces armes ont été trouvées à 1 km au sud-est du village d’Antanambaobe, Matsondakana, District de Befandriana Avaratra, à la fin du mois dernier. Les éléments en opération de sécurisation ont pu récupérer une arme de guerre type Kalachnikov avec un chargeur garni de 7,62 mm, lot 270.74 et lot 98.61 ainsi qu’un chargeur de pistolet automatique de calibre 22. Ces armes ont été prises lors de l’identification et la fouille effectuée sur un cultivateur demeurant à Amboasary Atsimo, Région d’Androy. Lors de l’enquête sommaire, le cultivateur avait récupéré ces matériels à Antananarivo et s’est rendu à Mandritsara pour les vendre où le prix serait plus intéressant, a-t-il déclaré. Cet homme est gardé à vue à l’unité, tandis que l’arme avec ses accessoires et les munitions sont saisies. L’enquête est en cours et le déferrement dépendra de l’évolution de la situation. Les investigations dans le but de connaître l’origine exacte de cette arme, d’identifier tous les complices ont été entamées. Selon l’explication d’un responsable, il ne faut pas se précipiter au déferrement en usant de toutes les procédures légales mises à la disposition des enquêteurs et il suit de près l’évolution des investigations y afférentes. Des questions méritent un éclaircissement de la part de la gendarmerie pour l’opinion publique : comment se fait -il qu’un simple cultivateur a pu faire l’acquisition d’une arme de guerre ? L’arme et les munitions ont été récupérées à Antananarivo. Il y a donc une forte probabilité de la source de ces armes dans l’une de caserne de la capitale. Une hypothèse se pose, des éléments de la force de l’ordre sont des complices pour la prolifération des armes. Une affaire à suivre.

Yv Sam

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Vokatry ny andro ratsy : Fiara iray lasan’ny rano, olona roa tsy hita popoka

Teo am-piampitana ity tetezana ity ilay fiara no sendra ilay ranotrambo.

Tra-doza noho ny rano-trambo, naterak’ilay andro ny ratsy ny fiara tsy mataho-dalana iray, avy any Antsiranana, omaly. Simba tanteraka ilay fiara nentin’ny rano, mbola misy olona roa tao anatiny kosa no karohina fatratra hatramin’ny omaly hariva.

Efa nitondra rotsak’orana sy rivotra mahery any amin’iny tapany Avaratry ny nosy tokoa ilay rivo-doza Eloise, na dia mbola tsy tafiditra an-tanety aza omaly. Tao anatin’izay anefa dia efa nisy sahady ireo niharam-boina araka ny fampitam-baovao avy eo anivon’ny Tafika. « Lasan’ny ranotrambo tao Antomboka ny fiarakodia tsy matahodalana iray nitondra olona efatra avy any Antsiranana hiazo an’Andranovondronana. Naratra ny olona roa ary ny roa hafa kosa dia tsy hita ary mbola karohina », hoy ny fampitam-baovao nalefan’izy ireo. Ireto farany moa, izay nanetsika avy hatrany ireo miaramila tany an-toerana amin’ny famonjena ireo tra-doza. Nidina teny an-toerana torak’izany ihany koa ireo tompon’andraikim-panjakana isanisany nifanome tanana tamin’izany famonjena izany. Avotra soa aman-tsara vokatr’izay ny olona roa, na dia naratra mafy tao anatin’ny fisokirana azy ireo aza. Misy olona roa hafa kosa no nentin’ny rano ary tsy mbola hita hatramin’ny omaly. Ilay fiara kosa, « voajono » tao anaty rano ihany, potika tsy nisy noraisina, rehefa nampiasàna fitaovana lehibe teny an-toerana. Mbola mitohy ny fikarohana any an-toerana. . « Manentana ny rehetra ho mailo hatrany amin’ny loza mety ateraky ny fiakaran’ny rano amin’ireo faritra handalovan’ny rivodoza ny eto anivon’ny Ministeran’ny Fiarovam-pirenena hisorohana ny trangan-javatra toy izao » hoy ny vaovao.

m.L

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Fianarantsoa : Raim-pianakaviana iray novonoin’ny mpanampy an- tranony

Raim-pianakaviana iray no hita faty tao anaty lava-drano tany Fianarantsoa omaly. Tonga teny an-toerana ny mpitandro filaminana nanao ny fanadihadiana sy nampiakatra ny razana niaraka tamin’ny tompon’andraikitra avy amin’ny BMH. Hita tamin’izany fa novonoina izy io ary nalatsaka tao anaty lava-drano ny fatiny. Mitodika any amin’ny mpanampy avy hatrany ahiahin’ny mpanao famotorana momba ity raharaha ity. Araka ny fanadihadiana mantsy, ilay rangahy sy ny mpanampiny lehilahy no tao an-trano ny sabotsy  lasa teo satria niaraka namangy ny rahavavin’i vadiny izay nampidirina hopitaly io sabotsy io ihany izy mivady ary niaraka teny Beravina nanatitra ny marary taorian’izay. Rangahy no nody fa i ramatoa nijanona tao Beravina. Nony tonga ny alahady atoandro, nody ramatoa saingy tsy nahita olona tao an-trano, nandrasana ny tolakandro tsy nisy tonga. Nantsoina ny zanany tsy tany aminy ary niafarany nopitsohina ny varavarana eo amin’ny tohatra miakatra mankany ambony . Rehefa nojerena ny tao an-trano mikorontana, ny vata misy ny akanjo sy ny vola nopitsohina tamin’ny maritoa izay mbola hita teo ambany. Ny ampitso maraina tsy mbola nody ilay rangahy ka ny zanany no nanan-kevitra ny hijey ao anaty lava-drano. Indroa alina no efa tao anaty lava-drano ny razana. Ilay mpanamy tsy hita ny nanjavonany. Misokatra ny fanadihadiana

Yv Sam

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Tsiroanomandidy : Jiolahy rain-dahiny maty voatifitry ny zandary

Teny an-dalana hihazo ny birao ny tafatsoaka tampoka ny lehilahy iray, jiolahy rain-dahiny any amin’iny faritra Bongolava iny, ny voalohandohan’ny volana teo. Nanao izay nijanonany ireo mpitandro filaminana saingy tsy nety, hany ka voatery nitifitra izy ireo. Maty tsy tra-drano ny lehilahy.

Tsy vao tamin’io anefa no nikasa hitsoaka teo am-pelan-tanan’ny zandary ity olon-dratsy rain-dahiny, nampitondra takaitra ireo mponina tany amin’iny faritra iny fa efa tamin’ny fotoana nisamborana azy tao Avaratsena Tsiroanomandidy. Nalainy am-pitaka ireo mpiambina azy tamin’izay saingy soa ihany fa tsy tafaroboka tao anatin’izay ka dia voasambotra sy voatazona ihany. Hisorohana ny mety ho fandosirany indray dia nandray fepetra ny hamindra azy tany Morafenobe, zandary nandray ny antonta-taratasiny voalohany amin’ny fanadihadiana, ireo tao Tsiroanomandidy. Rehefa tonga teo amin’ilay toerana antsoina hoe Bongon’i Lemanja, kaominina Mahatsinjo, distrika Tsiroanomandidy, dia nikasa ny hitsoaka fanindroany indray ny lehilahy. Nanao izay rehetra hampijanonana azy ireo zandary nanaraka azy, saingy tsy nety nilefitra tamin’ireo baiko isan-karazany ity olon-dratsy ity. Voatery nampiasan’ny fitaovam-piadiany teny am-pelan-tanany araka izany ireo zandary ka io nahavoatifitra sy nahafaty azy io. Araka ny fampitam-baovao ny zandary dia isan’ireo dahalo rain-dahiny, mpangalatra omby, mpividy omby halatra any amin’ny faritra Melaky sy ny manodidina iny izy. Fantatry ny rehetra ny asa ratsy ataony ary tsy miafina, raha ny vaovao hatrany. Efa anatrehan’izay dia vitany mihitsy ny mampihorohoro sy mamono izay rehetra manakatsakana ny lalany, raha ny nambaran’ny teo anivon’ny zandary hatrany. « Porofon’izany ireo fitairanana marobe voarain’ny teo anivon’ireo Vondro-tobim-pileovan’ny zandary ao Menabe, Melaky ary Bongolava, nanomboka ny taona 2014.  »  hoy hatrany ny vaovao

m.L

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Taxi-be Tana : Dian’Hay en afterwork

Besoin d’un break en milieu de semaine ?  Rendez-vous avec Dian’Hay, cette beauté de Tolagnaro prête à enflammer la scène du Taxi-be Antanimena. Ce soir, l’interprète de « Za efa manambady » a décidé de répondre présente à la demande de ses inconditionnels. Cette soirée marquera les présentations de vœux du nouvel an de la chanteuse avec ses fans. Bien entourée, l’artiste s’appuie sur son équipe au grand complet pour le show. Promettant un moment inoubliable jusqu’au petit matin. La chanteuse compte dévoiler  de nouveaux morceaux toujours sur la teinte du mangaliba.

Mangaliba ici, mangaliba là-bas, Dian’Hay s’est surtout fait connaître avec ses chansons d’amours à ne plus en finir, pourtant,  elle a définitivement séduit les amateurs de rythme avec son morceau Baneny.  Devenu un tube en un rien de temps, c’est de cette bonne musique du terroir de la région sud-est que Dian’Hay se pare pour faire danser les inconditionnels. A mi-chemin entre du Hazolahy et du Rabaza, « Baneny »  représente une culture musicale  traditionnelle des plus appréciées de la Grande île.

Quant à son agenda pour cette nouvelle année, la chanteuse annonce déjà une tournée nationale si la conjoncture le permet évidemment. Par ailleurs, soucieuse de  respecter les consignes sanitaires nécessaires, la chanteuse tient à rappeler que « comme c’est un show en salle, le nombre des invités est forcément limité à 200 personnes, tout en respectant les gestes barrières. Le port de masque et l’utilisation de gel hydro alcoolique resteront obligatoires ».  

Zo toniaina

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Musique : Geoscar le trait d’union du rap malgache

Geoscar, le messager d’un rap conscient et représentatif de sa génération.

Vent d’été s’engouffrant par une fenêtre soudain ouverte d’une pièce du rez–de–chaussée sombre, oubliée et scellée depuis des lustres. Voilà en somme, le rap du jeune Geoscar. Il y a ce quelque chose de violent, dans son ardeur et ses sentiments. Et une sorte d’apaisement à force d’écouter un titre comme « Ny tanjoko », en featuring avec Wada. La polyphonie est virile, vraie, mature… étonné face à la timidité de post–ado du jeune homme.

Il est fort à parier que Geoscar va monter en grade dans ce milieu en quête d’un nouveau souffle. Des textes limpides, il avale peu les syllabes. Une diction d’une aisance saisissante avec la langue malgache. Le rap tananarivien a parfois cela en défaut, entre les textes sans une once de fond idéologique et une manière de parler de gitan. Avec cet artiste, le rap respire, qui s’épanouit en vraie musique. Des messages de « motivation », sans concession quand il entonne « On ne m’a pas béni pour lêcher les bottes ni être un épigone ».

Voilà pour le côté musical. Sauf que le rappeur est un « gars » comme les autres. La génération ’90, capable du meilleur comme du pire. Du meilleur, quand avec sa rage de s’affirmer, elle décoiffe la morale dominante et archaïque. Tout le monde sait où elle a mené ce pays. Du pire, quand elle démontre un manque flagrant d’intellectualité et sans volonté de s’en sortir. Alors pour démontrer qu’il connaît ce côté obscur, Geoscar chante. « J’ai perdu mon temps à prendre mon élan, pourtant le temps passe vite », dans « Teo amin’ny fitaratra », littéralement : face au miroir.

Geoscar Annicet Nomenjanahary aura 21 ans au mois de juillet. Il a vu le jour à Maevatanana, une ville chaudière dans l’ouest de Madagascar. Cependant, « j’ai grandi à Ankatso et j’y suis encore jusqu’à maintenant », fait-il savoir. Le rap, avec qui il a commencé à se coltiner en 2015, l’a motivé à suivre des études en anglais à l’université d’Antananarivo. « Parce que le rap a débuté dans un pays anglophone, l’anglais me permettra d’approfondir et d’élargir mes horizons », ajoute-t-il. Du coup, au-delà de la sphère marketing du rap US. Il peut d’un autre côté s’imprégner des grands messages de cette culture afro-américaine.

Le jeune homme fait partie de cette génération 2000, pointée du doigt comme étant une « génération looser ». Geoscar le comprend et l’assume, les paroles d’un conscient. « Il y a un manque flagrant de vrai message dans notre société. Cette génération en a besoin, elle n’a pas reçu de vrais messages pourtant, elle n’a vraiment pas été confrontée aux vrais enjeux de la vie. Étant obnubilée par les écrans et en comptant toujours sur ses parents  », analyse-t-il.  Avant d’ajouter, « mais elle est une génération large d’esprit. Parmi elles, il y en a qui ont réalisé de grandes choses. Elle est facile à être orientée même si elle est hypnotisée par les nouvelles technologies ».

Le dernier produit de Geoscar en date est un EP, un mini album en quelque sorte, intitulé « Kodiaran–tsarety », pour dire que la roue tourne. Le disque sonne juste. Si le jeune homme se targue d’être de la nouvelle école. La présence de jeux sonores des années ’50 jusqu’aux années funk et soul apportent une épaisseur musicale satisfaisante. « C’est un choix, ces rythmiques soft et nostalgiques collent plus aux textes », avoue-t-il. L’année 2021 s’ouvre donc à ce jeune rappeur, avec une attente de plus en plus marquée des amateurs du genre à Madagascar.

Maminirina Rado

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Jazz : Les chansons de Fanja Andriamanantena à l’honneur au FARA West

Datita à la guitare, Samy au clavier, Eric à la basse, Titi au saxophone, et Tahiry à la batterie.

Datita Rabeson, Samy Andriamanoro, Titi Razakamiadana, Eric Rakotoary, et Tahiry Andriamanoro joueront les titres de l’auteure-compositrice-interprète Fanja Andriamanantena au FARA West Faravohitra, ce samedi 23 janvier 2021 lors d’une soirée jazzy qui débutera à 20 heures. Il s’agirait d’un projet collaboratif entre la chanteuse et ces musiciens réputés. En effet, selon les explications, ce projet est né de l’envie de Fanja Andriamanantena d’offrir au public des versions instrumentales de ses compositions. C’est ainsi que le quintet s’est attelé à retravailler quelques titres qui, à la base, étaient déjà arrangés par Samy Andriamanoro lui-même. A noter que Fanja Andriamanantena sera présente durant cette soirée, plus dans l’assistance que sur la scène. Par contre, elle pourrait bien faire une irruption pour une petite surprise, mais cela reste à vérifier.

Ce cabaret concert avec Samy et compagnie est la troisième soirée de la nouvelle année au FARA West. Fidèle à lui-même, l’endroit, encore une fois, réaffirme son identité en programmant un concert de Jazz, toujours avec une formule un peu inédite.  A noter que la réservation est de rigueur cette fois afin de respecter les gestes barrières.

Anja RANDRIAMAHEFA

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Mahajanga : Des artistes en herbe sortent du lot

Les artistes de la région Boeny  sont éveillés.

Entre 1990 et 2009, la ville a été une pépinière d’artistes. De Max exception à Mima en passant par Shao Boana, les artistes majungais ont été des références pour les jeunes Malgaches. Cependant, ils ont connu un déclin au début de l’année 2010. Depuis, la région Boeny n’est plus le centre de la musique urbaine de Madagascar. Les artistes vieillissent, il manque de la relève.

En 2020, l’actualité de la musique urbaine malgache a été marquée par une multitude de single. Les 30 % de ces morceaux sortent de la région Boeny, notamment Mahajanga. Après quelques années de silence dû au vieillissement des artistes aînés, la jeune génération s’est éveillée et prend le relais. Cette ascension est également due au progrès technologique et à l’initiative des jeunes comme Nathan gabri de créer une «  petite industrie musicale », le Tents record.

La Famille avec sa voix grave. S’il y a un autre artiste emblématique de la scène ragga-dancehall c’est La famille. Originaire de la ville des fleurs, il est passionné des sonorités jamaïcaines depuis son adolescence. La Famille est désormais une nouvelle star dans son quartier. En 2019, il a contribué à la déferlante d’hip-hop alternatif. L’année dernière, La Famille sort Andro manorana, un succès éclair qui ne faiblit pas. Sa voix et ses paroles ont séduit les jeunes Majungais. La thématique de ce morceau est l’amour que porte un ghettoman dans son cœur. « Ce titre a été bien inspiré. La famille a imagé son texte. Il sait attirer l’attention des jeunes », a expliqué Bakary, un de ses followers.

Général Degree avec son « Vady vao ». « Lui, c’est le maître », affirme un de ses convaincus Babavôla. Général Degree, a connu une montée en flèche depuis le début de 2020 avec son morceau Vady vao. Certes, il avait déjà réalisé des featuring avec différentes artistes, mais il a été éclipsé par des artistes « middle ». Dorénavant, Degree marque son territoire. À présent, l’artiste est l’un des représentants de la scène dance-hall de Mahajanga.

Il commence à gratter ses premiers textes à 16 ans. Inspirée par les artistes Jamaïcains et Américains, la moitié de ses paroles sont en créole-anglais mélangés avec du malgache. « C’est ce qui fait son originalité », a ajouté son inconditionnel. Général Degree est l’un des artistes majungais les plus connus dans le triangle Nord.

Le talentueux Selek’Stone . Sa voix résonne aussi dans la région du triangle du Nord. Majunga, Diégo jusqu’au cap Masoala, Selek’Stone a fait de ces régions son fief. Les jeunes habitants dans ces contrées hochent la tête en l’écoutant  toaster. Selek les extase avec ses propos directs et pleins de techniques vocales. Ses morceaux comportent les basses et les rythmiques typiques de ce genre de musique actuellement à la mode. Ce jeune homme rappe depuis son jeune âge, il s’est fait remarquer en 2019. Dès lors, il enchaîne des morceaux.

La musique urbaine majungaise est en pleine ébullition, que ce soit le rap, l’afrobeat, ou le fusion, la mutation s’apprête à conquérir la Grande Ile.

Iss Heridiny

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CHAN 2020 : L’arbitrage de Andofetra Rakotojaona fait polémique

Andofetra Rakotojaona a officié le match Maroc contre Togo au CHAN lundi dernier.

Le Malgache Andofetra Rakotojaona était en action lundi pour officier le premier match opposant le Maroc au Togo dans le groupe C, à l’occasion de la première journée du Championnat d’Afrique des Nations (CHAN) au Cameroun. Il a été assisté par son compatriote Hasinjarasoa Andrianantenaina. Bien que Andofetra Rakotojaona soit une véritable référence dans le milieu, et que la victoire des Lions de l’Atlas tenant du titre soit totalement méritée au vu de la physionomie du match, ces raisons n’ont pas pu empêcher  plusieurs polémiques arbitrales après cette rencontre. Selon les publications des plusieurs sites africains, ce match a été entaché par quelques erreurs d’arbitrages. D’abord, le Maroc aurait dû obtenir un penalty dès la 11e minute, mais Andofetra ne l’avait pas accordé. Un autre penalty aurait dû ensuite  être sifflé en faveur du Togo en fin de match mais ce n’était pas le cas. « Peut-être en guise de compensation, l’arbitre malgache a en revanche accordé un penalty assez lunaire aux Marocains, un quart d’heure plus tard en raison d’une charge pas du tout évidente de Koukouvi Amekoudi sur Yahya Jabrane », a analysé le site Afrik Foot. C’était le seul but marqué de cette rencontre inscrit sur penalty par Yahya Jabrane à la 27e minute. Lors de ce penalty, le portier Togolais a réalisé une parade en bondissant sur sa droite mais il a quitté sa ligne de but au moment du tir. L’homme au sifflet a appliqué le règlement et la deuxième tentative fait mouche. Ainsi, à la 83e minute, les Togolais avaient plus de mal à digérer le penalty qui leur a été refusé. En effet, Andofetra Rakotojaona, l’arbitre international malgache est habitué à arbitrer des rencontres internationales. Il est parmi les arbitres africains ayant décroché un contrat professionnel de la CAF.

Manjato Razafy

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Football Pro League : Un sulfureux Elgeco-Fosa au menu  

La troisième journée d’Orange Pro League sera incontestablement marquée par ce choc au sommet opposant Elgeco Plus à Fosa Juniors, ce dimanche à partir de 14 heures 30 au By Pass. Cette fois, Elgeco Plus qu’ on considère comme les Barea CHAN, aura besoin de toutes ses forces pour repousser les attaques de Fosa Juniors. Des Majungais prêts à tout pour corriger leurs tirs après les deux défaites concédées. L’Italien Salvatore Nobile aura à cœur de corriger les erreurs notamment défensives et chercher à trouver la bonne combinaison en attaque et pourquoi pas chercher à impliquer davantage ses deux machines à buts que sont Jean Yves et Rinjala. Plus facile à dire qu’ à faire face à la défense d’Elgeco devenue hermétique sur les ailes avec Tsilavina et Toby, l’ancien de la CNaPS Sport. La charnière centrale avec Johnny et Tony fonctionne très bien depuis l’arrivée du capitaine de la CNaPS, Ando. Ce dernier joue admirablement le rôle de premier rideau. C’est dire que le dispositif défensif d’Elgeco est meilleur par rapport au Fosa beaucoup plus brouillon même sous la houlette de Théodin Ramanjary. Mais sait-on jamais car Fosa Juniors a besoin de rebondir après les deux échecs. Une chose est certaine, ces Majungais ne viendront pas au By Pass en victimes expiatoires et ils vendront chèrement leur peau. Et c’est tant mieux pour le spectacle. Le match à ne pas rater en tout cas. Surtout que le match entre Five FC et Tia Kitra en première heure, à 12 heures, servira bien à aiguiser l’appétit des férus de cette discipline.

Clément RABARY

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Basket – N1A : SBBC, MB2ALL, GNBC et ASCUT invincibles  

Basket – N1A : SBBC, MB2ALL, GNBC et ASCUT invincibles.

Quatre équipes réalisent un parcours sans faute au Palais des Sports de Mahamasina aux sommets N1A 2020.

Rien ne peut arrêter la machine de la gendarmerie. La bande à Mory et Fabrice de la GNBC ont poursuivi leur très belle lancée aux Championnats de Madagascar N1A. Hier, les champions en titre se sont imposés largement sur le score de 117 à 45 face aux gars du TMBB d’Analamanga. Tout au long du match, les gendarmes ont imposé leur jeu ne laissant que des miettes à leurs adversaires. Au premier quart-temps, les protégés de Lova Raharidera mènent par 27 à 11. Tous passent pour l’équipe de la gendarmerie si TMBB manque de précision dans les tirs et échouent dans ceux qu’ils entreprennent. A la mi-temps, le tableau affichait un score de 50-29 en faveur de la GNBC. A la reprise, l’écart de score ne fait que se prolonger entre les deux équipes. L’expérience d’Elly et compagnies a fait la différence lors du match. La GNBC grande favorite pour garder son titre, ne fait que confirmer son statut et prépare avec beaucoup de sérénité les quarts de finale. Le retour en puissance des Majungais du Sebam n’a pas été effectif. Après un match très tendu et disputé face aux gendarmes dimanche dernier, les Faralahy et consorts ont échoué contre les Nordistes du Cosmos par 72 à 74. Les deux équipes sont en quête de la deuxième place dans le groupe et là, ce sont les Diégolais qui se sont imposés.

Imbattables. Chez les dames, SBBC de Boeny est sortie vainqueur de la rencontre l’opposant à Tamifa par 67 à 60, mais, Prisca et ses amies ont beaucoup souffert. Au premier quart-temps, ce sont les joueuses de la TAMIFA qui ont pris les devants par 19 à 14. Le réveil de SBBC ne se fait pas attendre en reprenant les commandes de la rencontre à la pause par 42 à 24. De retour des vestiaires, les basketteuses d’Amoron’i Mania ont essayé de rattraper leur retard lors des deux derniers quart-temps en inscrivant 36 points contre 25 points pour les tenantes du titre. De son côté, Mb2All était en parade de santé. Hier, elles se sont  imposées sur les joueuses d’Ankaratra par 74 à 57. Christiane et sa troupe prennent provisoirement la commande du groupe B après avoir signé un parcours sans faute depuis le début du championnat. La dernière journée des éliminatoires se dispute ce jour au Palais des Sports de Mahamasina où les dernières places pour les quarts de finale sont en jeu.

Calendrier mardi 19 janvier Grande salle palais des Sports-09h 00 : TAMIFA contre CRJS (D)-10h 45 : ANKARATRA contre BC EST (D)

-12h 30: TMBB contre SEBAM (H)-14h 15 : ASCB contre GNBC (D)

-16h 00 : MB2ALL contre ASB (H)17h 45 : COSMOS contre 2BC (H)

Petite salle palais des Sports-10h 00 : COSPN2 – SBBC (D).-11h 45 : SERASERA contre MB2ALL (D)

14h30 : USF contre ASCUT (H)

16h10 : COSFA contre COSPN (H)

T.H

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Lutte contre la Covid-19 : Fort engagement de la région Analamanga

Aspersion de Virokil à Antaninarenina.

Antaninarenina, Analakely et Behoririka ont été le théâtre d’une opération d’assainissement hier. Ladite opération a été initiée par le gouvernorat de la région d’Analamanga dans le cadre de la lutte contre la Covid-19. Pour ce faire, les endroits fortement fréquentés comme les marchés et les gares routières ont été ciblés et priorisés par la région d’Analamanga. Cette dernière entend donc effectuer une campagne d’aspersion de Virokil d’une durée de quinze jours afin d’en finir avec la propagation de la maladie. «La région d’Analamanga ne va pas attendre qu’il y ait des pertes humaines avant de prendre les bonnes initiatives», a fait savoir Andonirina Ralay Andrianantenaina , responsable auprès de la région d’Analamanga lors du lancement de l’opération en question. Le responsable de préciser que l’opération a été initiée avec les moyens propres de la région, des fonds propres du gouverneur ainsi que des dons venant de divers partenaires techniques et financiers.

José Belalahy

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Environnement : Le secteur privé s’engage dans le reboisement

L’engagement et la prise de responsabilité de tout un chacun sont encouragés pour le reverdissement de Madagascar.

Le ministère de l’Environnement et du développement durable (MED) n’a pas prêché dans le désert en lançant un appel pour le reverdissement de Madagascar. Galana a répondu favorablement à cet appel et sa contribution se traduit par le lancement du projet vert appelé « Galana go green ». Les automobilistes peuvent contribuer à planter un arbre en faisant le plein auprès de leurs stations-services jusqu’au 24 janvier. Concernant la campagne de reboisement pour cette année et qui a d’ailleurs débuté hier, plus de 70 millions de jeunes plants seront mis en terre. L’engagement du secteur privé et des entreprises dans le développement social, économique et humain ainsi que dans la protection de l’environnement à travers la politique RSE (responsabilité sociétale des entreprises) sera également renforcé. Le lancement officiel du reboisement scolaire a également eu lieu hier dont l’objectif étant de conscientiser les élèves dès leur jeune âge à l’importance de la préservation de l’environnement.

Narindra Rakotobe

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Covid 19 : le Danger se précise

Les Tananariviens lève-tôt ont pu découvrir les équipes chargées de la désinfection des rues de la capitale à l’œuvre. Ces hommes portant des équipements de protection et des masques ont procédé à un assainissement méthodique des rues de la ville dans le cadre des mesures de prévention de l’épidémie de Covid-19. C’est le gouvernorat d’Analamanga, nous dit-on, qui a  pris l’initiative de cette désinfection de toutes les places et artères d’Antananarivo. Cette initiative complète toutes celles prises par le ministère de la Santé publique qui a réactivé le plan de lutte contre la pandémie. La propagation du virus n’est plus une vue de l’esprit .Les chiffres publiés le week-end dernier l’attestent. Le danger est réel.

Covid 19 : le Danger se précise

Les cas de contamination du variant sud-africain sont signalés aux Comores, à Mayotte et à La Réunion. Les autorités sanitaires de ces îles voisines sont sur le qui-vive et ont pris des mesures très strictes. Madagascar, même si on ne le dit pas officiellement, est déjà aux prises avec cette épidémie de Covid-19. L’alerte est sérieuse et le ministère de la Santé a activé le plan de lutte contre l’épidémie avec toutes les mesures y afférentes. Les recommandations ont été faites et des sanctions ont été données aux contrevenants. Mais aussi spectaculaire que soit la vue de ces hommes et de ces femmes nettoyant des immondices, cela n’est qu’une petite  partie des mesures dissuasives car elles ne sont pas généralisées. Le centre CTC-19 du village Voara a été rouvert, l’hôpital de Vodiala peut de nouveau accueillir les personnes malades, des services ont été réservés dans les hôpitaux de toute l ‘île pour soigner ceux qui présentent des symptômes de la Covid-19. Mais pour le moment, les Malgaches ne se pressent pas dans les centres de santé. On a l’impression qu’ils ne sont pas encore suffisamment alertés par menace qui est pourtant en train de se préciser. Les autorités sanitaires ne veulent certainement pas brusquer la population, mais il est peut-être temps de passer à un stade plus élevé de prévention.

Patrice RABE.