Les actualités Malgaches du Dimanche 19 Novembre 2017

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Hery Rajaonarimampianina. Grande manip’ avec la complicité du système de l’ONU

ICI VIDÉO HISTORIQUE DU DISCOURS PAS HISTORIQUE POUR UN SOU

Comment voulez-vous qu’un pays comme Madagascar avance lorsqu’on voit des représentants de quelques démembrements du système des Nations Unies assister aux premières loges à une grande manipulation qui n’est rien d’autre qu’une campagne électorale avant l’heure. Pour le régime Hvm, être au pouvoir signifie faire ce qu’on veut avec vue (d’habitude, la locution c’est «sans être vu»).

Que lit-on sur le site officiel de la présidence de Madagascar?

60 000 Kits scolaires ont été distribués aux élèves des Ecoles primaires publiques (EPP) et des CEG de la région Analamanga, ce matin (Ndlr: 15 Novembre 2017), au Coliseum d’Antsonjombe. Le Président de la République, ainsi que le Premier ministre, les membres du Gouvernement, les partenaires et les élus locaux, étaient présents à cette cérémonie qui marque l’importance du soutien au secteur éducatif pour le développement du pays. «C’est une obligation et l’État doit faire des efforts pour aider les élèves car l’avenir du pays est entre leurs mains. En contrepartie, les élèves doivent faire preuve de savoir-faire et d’application, de sagesse et de patriotisme. Sachez qu’un budget conséquent est alloué pour l’Education, la formation des enseignants et les infrastructures», a déclaré le Président. Ces kits scolaires viennent du couple présidentiel et des partenaires financiers, comme le PNUD, l’Unicef et l’OMS, que le Président de la République a tenu à remercier pour leurs actions sociales. «Cela fait plus de 50 années que le pays a vécu dans la pauvreté malgré les ressources abondantes et il est temps que vous prenez vos responsabilités pour construire l’avenir ensemble et pour le développement du pays», a rappelé le Président à l’endroit des élèves et de leurs parents./.

Et depuis 4 ans, tout le monde semble se contenter de ce genre de phraséologie. Ici, elle n’apporte strictement aucun éclairage quant au coût, à la provenance et au contenu de ces sacs à dos disparates distribués à des enfants au bord de l’inanition et de déshydratation. En effet, «certains ont fait la queue pendant plusieurs heures pour avoir leur part, mais ils sont rentrés bredouilles», a constaté Miangaly Ralitera de l’«Express de Madagascar».

Il ne faut pas jeter la première pierre aux journalistes malgaches, les vrais. Ils n’ont pu poser aucune question car il n’y a pas eu de point de presse ni avant ni après cette démonstration trop tapageuse pour être sincère. Dans ce contexte, il est clair que ce sont les dirigeants malgaches eux-mêmes qui alimentent la rumeur, ce tristement célèbre «tsaho» qui semble régir la vie moyenâgeuse de la Grande île de l’océan Indien. 60.000 sacs à dos multipliés par 6.000 ariary, cela fait 360 millions d’ariary ou encore 1.800.000.000 d’anciens francs. D’où vient l’argent? Réponse déjà lue plus haut: «Ces kits scolaires viennent du couple présidentiel et des partenaires financiers».

Très bien. Mais qui a donné combien et -surtout-: qu’est-ce qu’il y a dans ces foutus sacs à dos? Jusqu’à présent, personne n’en a donné les détails. Mais ils semblaient très légers ces «kits scolaires». Normal, diriez-vous, vu le prix unitaire. Tout cela pue la chinoiserie à bon marché. Enfin, on saura la vérité très bientôt… Dans le volet «couple présidentiel», Hery Rajaonarimampianina tout seul a fait l’affaire. Il y a de l’eau dans le gaz car l’absence de la Première dame, Voahangy, est plus qu’anormal, sa présence ayant été annoncée des jours à l’avance. Elle a certainement compris qu’il ne s’agissait que d’une grande manipulation de masse de la part de son mari qui, dès lors, devra faire très attention, car il lui fait de l’ombre à elle. Et puis, il a déjà divorcé une fois, il faut s’en rappeler… En tout cas, je vais rafraîchir la mémoire à ce président qui fait et dit vraiment du n’importe quoi, n’importe comment et n’importe où. En fait, cette dotation de kits scolaires entre dans le cadre du programme de la Banque mondiale dénommé «Programme d’Appui d’Urgence à l’Éducation pour Tous» (PAUET). D’où la présence des entités citées plus haut. Mais pas de quoi pavoiser en clamant qu’il s’agit d’un «programme présidentiel», selon le ministre Paul Rabary. Arrêtez de prendre les Malgaches pour des con…combres, les gars !

PAUET

Financé par la Banque Mondiale, à travers les fonds du Partenariat Mondial de l’Education (GPE) s’élèvant à 85,4 millions USD, le Programme d’Appui d’Urgence à l’Éducation pour Tous ou PAUET a été opérationnel depuis 2014. Il prenait en charge douze Directions Régionales de l’Éducation Nationale (DREN). Il prévoyait dans son premier composant la facilitation de l’accès et du maintien dans l’Enseignement primaire. Dans ce volet, le paiement des subventions des Enseignants Non Fonctionnaires (ENF), a été pris en charge dans les douze DREN cibles. En parallèle, des formations ont été prodiguées au bénéfice des communautés éducatives locales, et des subventions aux écoles ont été allouées, afin de donner aux établissements scolaires les moyens d’améliorer l’environnement ainsi que les conditions de travail des élèves. Ce composant s’accompagnait de dotations de kits scolaires.

PAUSENS

Le Programme d’Appui d’Urgence aux Services Essentiels d’Education, de Nutrition et de Santé, (PAUSENS), est le second programme financé par la Banque Mondiale, touchant le système éducatif. Le PAUSENS a couvert cinq DREN. Depuis 2014 également, avec un financement de 23,5 millions USD, consacré aux  subventions des ENF et des écoles, à la Santé scolaire, à travers la fourniture de médicaments aux élèves issus des familles nécessiteuses, ainsi qu’au renforcement des capacités des agents du MEN central et de ses services territoriaux déconcentrés.

Si le PAUSENS a pris fin en juin 2016, le PAUET, lui, est arrivé à son terme en juin 2017. Et c’est le Plan Sectoriel de l’Education (PSE) qui prend actuellement le relais, pour la période 2016-2020. Qu’est-ce donc que c’est que cette distribution au Coliseum d’Antsonjombe le 15 novembre 2017, alors que le PAUET est terminé officiellement? Cela dénote, d’abord, une très mauvaise gouvernance ou «plus de 50 années que le pays a vécu dans la pauvreté malgré les ressources abondantes» n’a pas sa place. Ensuite, le filoha Rajaonarimampianina veut faire comprendre qu’il faut qu’il poursuive, avec son équipe de branleurs, le PSE 2016-2020. Enfin, il croit dur comme fer qu’il gagnera en mentant, trichant, volant et parjurant. Sait-il que Dieu est actuellement très en colère contre lui et qu’il va bientôt sévir? Certainement pas puisque dieu c’est lui à Madagascar. «Mitandrema ary fa ho avy toa ny mpangalatra tsy mampilaza ny sazy enjana be avy any an-danitra any».

Pour l’heure, l’argent du PAUET et du PAUSENS a-t-il été utilisé à bon escient? Certainement pas puisqu’aucun bilan n’a été publié depuis et il ne faut pas trop compter là-dessus avec ce régime Hvm. Pour eux, tout est permis même en étant vus. Or l’adage est: tout est permis sans être vus. Heureusement que nous, journalistes de plus de 30 ans de métier, on a gardé le réflexe d’investigation. Car s’il fallait compter sur les journalistes formés à la Rolly Mercia et actuellement financés par Mbola Rajaonah, même l’âme malgache n’existerait plus depuis 2014. Allez bon week-end et à mercredi si Dieu le veut!

Jeannot Ramambazafy – Publié également dans le quotidien «La Gazette de la Grande île» du samedi 18 novembre 2017

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Taekwondo Wt- Open de Madagascar - Le ridicule du Mjs

Une centaine de combattants de taekwondo, issus de 17 clubs sont venus faire une démonstration devant le gymnase couvert de Mahamasina, fermé par des représentants du ministère de la Jeunesse et des Sports ce samedi matin. L’objet de la fermeture est  d’empêcher la tenue de l’Open de Madagascar. Malgré cela, la compétition a eu lieu au sous gradin de Mahamasina dans le dojo de la fédération du taekwondo Itf.  

 

Tout a été initié par l’autoproclamé président de la fédération, maitre Rivo Joachim Rakotobe. Ce dernier est appuyé par le ministère de la Jeunesse et des Sports (Mjs), qui s’est aussi ridiculisé pour la énième fois.  Le Mjs a envoyé une lettre à  l’équipe de Lamina Boto Tsaradia, lors de la Pesée le vendredi à 16h, annonçant que toute compétition  organisée  devrait avoir une autorisation de la fédération. 

Pourtant pendant 2 ans, la dite fédération n’a jamais était visible, ce qui a poussé  les  ligues à faire une nouvelle élection. Pour cela, le secrétaire général du président élu en 2013 Andry Ramanantsialonina a appelé une assemblée générale extraordinaire (Age). La Direction régionale de la jeunesse et des sports (Drjs) a été invitée à l’Age mais aucun représentant ne s’est pointé.  5 ligues sur 7 ont procédé à l’élection d’un nouveau président  et Lamina Boto Tsaradia a été élu. 

Après avoir pris la nouvelle, Andry Ramanantsialonina a désigné par mail son ancien Directeur technique national (Dtn) de France comme étant son remplaçant. Un mail que Rivo Rakotobe n’a jamais montré, ni dispatché  aux présidents des ligues pour annoncer la nouvelle. C’est dans les médias que les ligues ont appris l’information. Et maintenant, le ministère le soutient. 

 « Maitre Rivo devrait convoquer une Age pour consulter  notre avis. Même aujourd’hui, nous savons que c’est lui qui est derrière tout ça mais au lieu de venir s’expliquer avec nous, il préfère rester dans son coin.  Ce n’est pas lui seul qui va la diriger », précise Andriarilala Randriamihamson, président de la ligue Atsinanana. «  Par ailleurs, nous ne changerons pas notre choix, c’est nous, qui avons élu la fédé mais ce n’est pas la fédé qui nous a élu », renchérit Fetra Ramamonjisoa, président de la ligue Haute Matsiatra.

 « Le ministère est un lâche. Depuis l’élection du 16 septembre, deux lettres ont été envoyées au Mjs pour demander son aval mais aucune réponse n’a été reçue en retour. C’est au moment de la Pesée à 16h que le Mjs  a réagi pour annoncer sa position. Alors que nous aurions pu annuler la compétition si on a reçu cette lettre avant. Mais tout est clair pour nous, le Mjs préfère une fédération  désignée par mail qu’une fédération élue par des ligues », regrette Boto Lamina Tsaradia. Tout en précisant que le taekwondo appartient aux combattants  mais pas à un groupe de gens qui font tout à leur guise et à leur intérêt. 

 

Elias Fanomezantsoa

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Destitution de Robert Mugabe - Leçon à retenir pour les Présidents amoureux !

Le Président du Zimbabwe, Robert Mugabe est plus que jamais proche de la sortie.. Hier, le parti au pouvoir, la Zanu-Pf (Union nationale africaine du Zimbabwe – Front patriotique) a annoncé qu’il enclencherait au Parlement la procédure de destitution du plus vieux dirigeant en exercice au monde, 93 ans, si celui-ci ne démissionnait pas avant ce jour. Il a également été annoncé plus tôt que le Chef de l’Etat zimbabwéen avait été démis de ses fonctions à la tête de son parti. 

En outre, Emmerson Mnangagwa, a été désigné candidat à la présidentielle de 2018.  La destitution de cet ex-vice-président du Zimbabwe, le 6 novembre dernier avait, pour rappel, provoqué l’intervention de l’armée et les évènements actuels. Cette dernière a dû intervenir suite à la tentative de Robert Mugabe de mettre la Première dame, Grace, à la place de Emmerson Mnangagwa et de la présenter ensuite aux prochaines élections présidentielles.  Les ambitions et les excès de sa femme dont il était visiblement éperdument amoureux auront mis « en péril l’autorité du tout puissant et autoritaire Robert Mugabe ». Mariée à Mugabe, de 41 ans son aîné en 1996, peu après 

la mort de la première femme du dirigeant zimbabwéen, l’ex secrétaire du chef d’Etat, Grace Mugabe s’était attiré ces derniers temps les critiques pour ses extravagantes dépenses. Des excès qui lui vaudront des surnoms tels que « Gucci Grace », « La Première acheteuse ». Protégée par son mari, celle qui est également surnommée   « Disgrace », qui signifie  « honte » en français, avait accédé à la tête de la puissante Ligue féminine, au sein du parti présidentiel.  Au fil du temps, Grace Mugabe ne faisait plus de mystère sur sa volonté de succéder à son mari. Dans les coulisses, celle-ci et son mari se seraient débarrassés de tous les prétendants au pouvoir encombrants. Elle s'en était ainsi prise  à la vice-présidente Joice Mujuru, alors pressentie pour prendre la relève de son époux. Sans détour, la Première dame l'accuse de complot et de corruption et précipite l'éviction de celle qui était pourtant l'une des héroïnes historiques de la guerre d'indépendance. Grace Mugabe parcourt le pays en fustigeant tous ceux qui ne se rangent pas derrière le Chef de l'Etat. Les observateurs de la vie politique locale la disent soutenue par un groupe de jeunes quadras ambitieux réputé pour ses actions violentes, baptisé par certains le "G40". Forte de la protection de son mari, Grace Mugabe devient très redoutée au sein du régime, d'autant plus que ses coups de colère sont légendaires.  Récemment, Grace Mugabe avait affirmé publiquement être prête, le moment venu, à gouverner le pays, et que le parti allait bientôt changer ses statuts pour qu’une femme soit vice-présidente.  Peu après, le vice-président Emmerson Mnangagwa considéré comme le dauphin de Robert Mugabe avait été limogé par ce dernier suite à un bras de fer avec Grace Mugabe. Avec ce limogeage, Grace Mugabe s’est retrouvée en position idéale pour succéder à son époux. Avant que l’armée ne décide de se rebeller. En tout cas, Robert Mugabe n’est assurément pas le seul Chef d’Etat à être dans de beaux draps par amour pour sa femme.  L’ex- Président de la Tunisie Ben Ali en a fait les frais. D’autres pourraient 

suivre…

Recueillis par A.R.

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Rolly Mercia. Coincé, ses heures au ministère de la Communication sont comptées

8 Novembre 2014, lors du dépouillement du 1er tour de l'élection du président de l'OJM (Ordre des journalistes de Madagascar). Rolly Mercia, alors Dg du Groupe de Presse Sodiat de Mamy Ravatomanga, après avoir été jeté comme un malpropre de son poste de ministre de la Communication (nommé le 26 mars 2011 par le président de la Transition) par le régime Hvm qui l'a repêché le 20 avril 2017. Grâce à Mbola Rajaonah alias Mbola Tafaray, conseiller présidentiel. Il faut et il importe de le préciser car cela aura son importance dans pas longtemps...

8 Novembre 2017. Les 5 vice-présidents de l'OJM se sont levés face à la tentative flagrante de mainmise par le régime Hvm via le ministère de la Communication, des affaires internes des journalistes malgaches

Ah la la! Ne croyez pas que je divague mais après son recul à propos de la commission de délivrance de la carte de presse professionnelle, il est certain que les ténors purs et durs du parti Hvm sont en train de se demander quelle est, désormais, l’utilité d’un ministre de la Communication qui vient de faillir à sa mission? Celle-ci -primordiale et incontournable- étant de boucler tout ce qu’il y a à boucler, à verrouiller au nom du Hvm. Et clamer: «seuls Tvm et Rnm sont les médias qui donnent des informations fiables et recoupées» («vaovao marina sy mari-pototra»), dans les régions mais jamais dans la Capitale, n’est pas très efficace…

En effet, suite à du communiqué conjoint ci-dessus, le Secrétaire général de l’OJM (Ordre des Journalistes de Madagascar), également Directeur régional de la Communication dans la région Analamanga, vient de convoquer une Assemblée générale extraordinaire (AGE) des membres du bureau de l’Ordre. Cette AGE aura lieu dans la dernière semaine de ce mois de novembre (le 24 ou le 30) 2017. Ordre du jour: mise en place d’une Commission de délivrance de la carte de presse professionnelle.

Or, quelques jours plutôt, après avoir désigné unilatéralement les membres d’une commission de délivrance de carte venue de sa propre imagination, l’actuel ministre de la Communication -et désormais ex-journaliste à tout jamais-, est monté sur ces grands chevaux en pondant un communiqué à faire pâlir de jalousie Jean Eric Rakotoarisoa, avec son juridisme de pacotille. Que diable s’est-il passé?

Concernant le premier alinéa du dernier paragraphe, ce communiqué fait certainement allusion aux médias pro-Hvm financés par Mbola Tafaray: 24h, Triatra, La Ligne de Mire qui, pour le moment, sont à l'abri de toute poursuite

Un recul est un recul. Personnellement, je ne crois pas en un miracle. Mais qui sait?... En tout cas, il faut remercier Rolly Mercia pour ne pas avoir voulu faire un forcing… forcené pour revivre ce qui s’est déjà passé en novembre 2014. Un rappel est nécessaire.

Le 8 novembre 2014, les journalistes ayant une carte professionnelle, avaient le choix entre 5 candidats au poste de Président de l’OJM: Lambo Tahiri, Joël Ralaivaohita, Hervé Rakotozanany, Gérard Rakotonirina et Soava Andriamarotafika.

Au lendemain de cette élection, le Comité d’organisation avait publié le nom des deux vainqueurs au premier tour, avec leur nombre de voix respectif. La majorité des médias avaient annoncé ces noms. Il s’agissait de Gérard Rakotonirina (Basy Vava) et de Tahirimanitra Ralambomahay (alias Lambo Tahiri de la Gazette de la Grande Ile). Or, un vrai décompte des voix avait finalement donné comme vainqueur Hervé Rakotozanany (Radio Don Bosco) et Gérard Rakotonirina.

Mais trois jours plus tard, c’est tout le monde du journalisme à Madagascar qui a été vicié. En effet, la commission électorale a annoncé deux résultats différents. Il faut croire qu’Incroyable n’existe pas à Madagascar. Car Hervé Rakotozanany est monté au créneau pour demander une confrontation des résultats. Le 11 novembre, un autre résultat est alors publié par la commission électorale. Ce sont Hervé Rakotozanany et Gérard Rakotonirina qui iront au second tour, laissant en plan Lambo Tahiry (second au premier tour) qui s'est aussi mis à contester. Ce qui était légitime.

Sur la liste électorale 2014, il y a eu 2013 journalistes inscrits

A ce moment, une lueur d’espoir a jailli. En effet, La commission électorale a fait un mea culpa basé sur le fait que «des voix ont été comptées deux fois». Étrange tout de même, quand on sait qu’il y avait 1203 journalistes inscrits  sur la liste électorale (étrange aussi), répartis dans 25 bureaux de vote à travers tout Madagascar. Quoi qu’il en soit, un vent de révolte poussant vers la recherche de la justice s’est alors levé. S’est ainsi qu’est née la CMPM («Confédération des Médias Privés de Madagascar»). En malgache «Fiombonamben’ny Orinasan – gazety Tsy miankina eto Madagasikara» ou FOTM

A sa tête, Rolly Mercia alors Dg du Groupe de Presse Sodiat. Raisons essentielles et originelles de l’existence de la CMPM: -défendre le métier et la profession, en usant de tous les artifices juridiques et réglementaires actuellement en vigueur;- agir comme autorité morale pour faire ancrer davantage, dans le milieu journalistique privé du pays, la déontologie et l’éthique du métier. Mission noble pour un métier noble.

A l'extrême-droite, un Rolly Mercia très décidé à redorer le blason de la profession et se battre contre les menées subversives du régime Hvm

Deux réunions ont eu lieu les jours suivants: l’un au restaurant «Au Bon accueil» Ambatonakanga, siège social du Club des Journalistes Doyens (CJD); l’autre au restaurant «La Rotonde» Behoririka. Résolutions prises: appel au boycott du second tour puis annulation de tous les résultats pour procéder à une nouvelle élection afin d’avoir un président élu légitime et crédible. C’était sans compter sur les mallettes magiques qui feront la particularité de ce régime Hvm de bout en bout et jusqu'à son agonie.

Cela semble être adressé aux couples Rajaonarimampianina et Ravalomanana. Non? Il faut alors que vous regardez les réalités malgaches bien en face

Face à ce vent de revendication voilà qu’apparait une entité dénommée «Alliance des journalistes démocrates pour la défense du choix des confrères au premier tour». Oui, vous avez bien lu! Sortie de vraiment nulle part, nul ne sait qui en a fait partie (certainement des journalistes de la fonction publique pris en otage de l'argent facile ou de l'affectation disciplinaire -le choix est vite fait-) et elle n’avait qu’une adresse mail gmail comme contact. Il est certain que des ariary par milliers ont été distribués mais mal répartis. D'où ces informations fuitées.

Gérard Rakotonirina et Jeannot Ramambazafy. Nous n'aurons jamais les mêmes principes, malheureusement. Cela ne nous empêche pas de discuter lors de rencontres de plus en plus rares avec le temps. Le régime Hvm aura eu le maléfique pouvoir de transformer en robot tous ceux qui s'approchent trop près de lui, pour quelques ariary de plus. Qui succèdera à Gérard pour les intérêt du Hery vaovao, en 2018? Pas moi dit le renard, en tout cas...

Du coup, c’est toute la crédibilité du métier de journaliste qui en prend un sacré coup à Madagascar. Tant pis. Le second tour a eu lieu et c'est Gérard Rakotonirina qui, le 6 décembre 2014, a été «élu» avec un taux d'abstention record qui marquera les annales de l'Histoire du journalisme à Madagascar. Et l'on comprendra très bien son inertie complice dans la défense globale des journalistes malgaches, jusqu'en cette dernière année de son mandat (2014-2017). Le bilan de Gérard? Avoir été au service du régime Hvm.

Madagascar est vraiment une exception! De par le monde, le 3 mai, Journée de la Liberté d'expression, les journalistes n'organisent pas de bal et surtout pas avec les sous de dirigeants en place. Le 3 mai est une journée de recueillement en souvenir des journalistes emprisonnés, blessés et/ou tués dans l'exercice de leur fonction

Célébrer, par exemple, la Journée de la Liberté d'expression avec les sous des membres du gouvernement et de la présidence, ce n'est pas de la liberté mais de l'inféodalisation, Monsieur Gérard! Et le 3 mai, on ne danse pas, on se recueille en pensant aux consœurs et confrères morts en mission, emprisonnés ou pris en otages.

Paris, gare du Nord. Rolly Mercia (le fidèle hélas submergé par l'appât du gain comme un Judas de 3ème zone) et Hery Rajaonarimampianina (l'homme encore affable et honnête), ministres. Moi (extrême-droite), Jeannot Ramambazafy, journaliste pour la vie. Depuis, Hery vaovao, devenu président de la république, a maîtrisé l'art de limoger puis de repêcher. Cherchez des exemples, vous en trouverez comme les cas des actuels ministres Henry Rabary-Njaka (Affaires étrangères), Ralava Beboarimisa (Transports), Andriambololona Vonintsalama (Finances et Budget)... Mais un dicton malgache ne dit-il pas: «ny alika ihany no miverina amin'ny nalohany»? Étrange... Heu, faites-vous traduire. Merci.

A présent, le ministre Rolly Mercia se trouve face à lui-même, à en avoir des nuits blanches: comment défendre ce qu'il a combattu avec véhémence (c'est son vocabulaire çà)? En vérité, je vous le dis (çà c'est Jésus qui le répète): les résolutions du Parlement européen (ICI) commencent à faire leurs effets. Ne nous étonnons pas, dès lors, si Rolly Mercia, ministre, joue à Ponce Pilate en chargeant le Directeur régional de la Communication dans la région Analamanga, de cette affaire qui sera une redite de novembre 2014, avec des billets de 10.000 ariary censés être brûlés par la Banque centrale. A moins que...

Qu'est-ce que le goût immodéré de l'argent peut transformer un homme...

Quoi qu'il en soit, ses heures en tant que ministre de la communication sont comptées et il ne finira pas milliardaire (son rêve, de plus en plus révélé, depuis qu'il a été nommé ministre pour la première fois) parce que, au final, biens mal acquis ne profitent jamais. Un dicton bien malgache résume assez bien sa situation: «Akanga niditra ny ala: handroso maty renibe, hihemotra maty raibe». Cela illustre une position inconfortable au milieu de deux obstacles infranchissables. Il reste à Rolly Mercia la fuite... en avant. Parce que j'ai bien peur que seul Dieu lui pardonnera son comportement de judas mercenaire.

Jeannot Ramambazafy - 19 novembre 2017

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Salon international de l'habitat - Les organisateurs, exposants et visiteurs satisfaits

Malgré le report de l'évènement, tout le monde a répondu présent à la 19ème édition du Salon international de l'habitat. Ainsi, durant les quatre jours du déroulement de l'évènement, les différents exposants se sont vraiment investis dans la présentation des différents stands, mais également au niveau des différents produits qui ont été finement choisis, sans oublier les prix très compétitifs avec des taux exclusifs pour l'occasion. Tout cela dans le but d'offrir aux visiteurs, qui sont les clients potentiels, un aperçu du grand professionnalisme des acteurs de l'immobilier. Encore une fois cette année, les 120 participants ont pu élargir leur notoriété et affirmer leur position dans le secteur. On peut dire que les exposants mais surtout les visiteurs ont été satisfaits. 

Effectivement, pour les  visiteurs, ce salon a été un moment de découverte de différents acteurs, des différents produits en vogue ainsi que les différents services qui s'offrent à eux. Et même les organisateurs du salon ont eu leur part de satisfaction, étant donné qu'ils ont quand même réussi à atteindre leurs objectifs, particulièrement en termes de nombre de visiteurs, et cela malgré le report d'un moins de cet évènement incontournable du monde de la construction et du bâtiment.  D'après les organisateurs, pour cette édition, les visiteurs se sont particulièrement tournés vers les experts en menuiserie en aluminium et en habillage de façade. « Vu l'évolution constante de monde de la construction, les consommateurs se tournent de plus en plus vers les produits qui reflètent la modernité », a affirmé une responsable. Ces produits modernes sont entre autres les fenêtres en aluminium, les volets roulants ou encore les baies vitrées. A part cela, les visiteurs se sont également intéressés de près aux articles d'ameublement et de décoration. Il  faut rappeler que cette  19ème édition du Salon international de l'habitat s'est déroulée durant la fin de semaine, dans la zone Forello Expo Tanjombato.

Propos recueillis par Rova R.

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Habitat Déco - La solution pour les meubles en palissandre

C'est la décoration qui fait la différence d'une maison. Et Habitat Déco tient à apporter cette touche d'authenticité dans la maison de chacun de ses clients à travers ses ouvrages faits de palissandre ainsi que de mélaminé, en particulier les placards de cuisine. Depuis plus de 20 ans, ce fabricant de mobilier de maison conçoit des meubles de qualité répondant aux critères de choix des consommateurs malagasy mais également étrangers. Dans cette optique, il défend le confort, la durabilité mais également le côté esthétique.

« Il est vrai que le prix est assez conséquent. Toutefois, en considérant le rapport qualité-prix ainsi que le coût actuel de la plaque de palissandre, nos produits en valent vraiment la peine », affirme Colette, une commerciale de l'entreprise. Tout au long de ces années, Habitat Déco ne cesse d'innover afin de concurrencer les autres artisans mais également dans le but de conquérir de plus en plus de clients. Cependant, il a instauré une garantie d'un an afin de permettre à sa clientèle de croire en l'expertise de ses menuisiers mais aussi pour la fidéliser. Ainsi, Habitat Déco offre une large gamme de meubles de choix pour tous les goûts. 

Propos recueillis par Rova R.

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De façon draconienne !

 Les grands pays occidentaux, au tout début de l’industrialisation et du grand boum des activités industrielles entre les 18e et 19e siècles, furent des pays d’accueil. En effet, la révolution industrielle qui exigeait pour une pleine expansion et une rentabilité rapide demandait une main-d’œuvre abondante et …moins chère. Les Etats-Unis, l’Angleterre et la France, à titre d’exemple, recevaient à bras ouverts les migrants arrivés sur leurs sols.

Des pays comme les Etats-Unis firent, même, appel aux pays voisins voire ceux d’Afrique des ouvriers. Sur d’autres plans, certains pays de l’Amérique Latine comme le Brésil, pour satisfaire le besoin des grands travaux agricoles, le café ou autres, n’hésitaient pas à faire venir des « bras » de l’Afrique, soit par le biais de l’esclavage, soit par des tractations libres des grands colons propriétaires terriens. La France avait suivi un parcours assez particulier. Après la rage de l’immigration voulue par l’essor de l’industrie, elle continua à recevoir sur son sol des immigrés mais plutôt à caractère politique. La France se proposait, ainsi, d’héberger, sans coup férir, sur son territoire les indésirables, politiquement parlant, des autres. Personne n’ignorait la réputation de l’Hexagone en tant que pays d’asile dans le monde. Certes, les choses changeaient un peu vu la recrudescence des migrants clandestins menaçant la paix civile. Madagascar, au beau milieu du carrefour des circuits, plaque tournante de l’océan Indien, reçoit de gré ou de force ou à son insu des hommes et des femmes venant des quatre coins du monde. L’insigne particulier sur l’arrivée massive des « touristes » douteux en provenance des Proche et Moyen-Orient mérite la mention et les attentions spéciales. Madagascar serait-il la terre d’asile pour les indésirables, les islamistes chassés des combats violents menés par l’armée loyale à Assad, l’inamovible dictateur régnant en Syrie, d’une part, et les frappes  diligentées conjointement par les Forces alliées ? Les observateurs font état d’un raz de marée d’étrangers aux barbes longues. Les interpellations que les Forces de l’ordre ont pu effectuer ces derniers temps ne sont que la face visible de l’iceberg. En effet, « sous l’Océan » grouillent des Européens, Arabes (Iraniens, Irakiens, Turcs ou Syriens,…) pour la plupart en situation irrégulière. Ces touristes pas comme les autres convertis à l’Islam débarqueraient au pays en quête d’une radicalisation. La récente enquête sur terrain réalisée à  Vohipeno (Sud-est) par le journal français Le Figaro témoigne de la dangerosité du cas malagasy. L’envoyé spécial dépêché dans cette localité (Vohipeno) a vu très juste quand il intitulait son travail par un constat, amer et sans appel, stipulant « Madagascar, une nouvelle conquête des islamistes ». La multiplication sauvage des écoles coraniques un peu partout à travers la Grande île aggrave d’un cran le problème. Il fallait, heureusement, l’intervention sévère du ministère de l’Education nationale. Un vrai péril en la demeure ! Pourquoi en est-on arrivé là ? La raison  principale revient au laxisme des gouvernants. Le Figaro pointait du doigt ce manquement inacceptable ! Trop obnubilés par le souci de garder leurs fauteuils, les tenants du régime passeraient à côté de la plaque. Ils s’étaient rendu compte tardivement de la gravité du phénomène. La porosité de nos côtes explique aussi les entrées et sorties faciles et incontrôlées du territoire  national. Il est temps qu’on se ressaisisse de façon draconienne. 

Ndrianaivo

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Corruption dans l’administration - Un maire et un géomètre sous détention provisoire

Le grand ménage dans lutte contre la corruption menée par le Bianco continue. En attendant la clôture de ces grands dossiers, le Bureau indépendant  anti – corruption a traité une dizaine de dossiers à Ambatondrazaka cette semaine. D’après nos  informations, ces dossiers concerneraient des faits  de corruption au sein des services de la Police nationale, de la Gendarmerie nationale, de la Commune urbaine, des services  topographiques et des domaines,  et de la Région. 

 

19 personnes sont impliquées dans ces dossiers  qui sont déjà entre les mains de la Justice. Le déferrement des suspects a eu lieu jeudi et vendredi derniers au Tribunal de  première instance  d’Ambatondrazaka. Aux dernières nouvelles, deux personnes à savoir le maire d’Andrebakely Sud ainsi qu’un géomètre ont été placés sous mandat de dépôt à l’issue de ce déferrement. Notons que plusieurs domaines de l’administration dont les services des Forces de l’ordre et ceux des domaines figurent d’ailleurs parmi les plus touchés par la corruption si l’on se réfère aux rapports annuels du Bianco.

Toujours en matière de corruption, d’autres grands dossiers, attendent  déjà la même issue, à l’instar du dossier concernant la Villa Elizabeth qui est également en cours de  traitement par le Bianco.  Rappelons que plusieurs personnes ont déjà été auditionnées par le Bianco.

S.R.

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Kopi Kole & Découverte Madagascar - Victoire pour Miora et Tsilira

Un événement national, la grande finale du concours de chant Kopi Kole 2017 s’est déroulée hier au Coliseum Antsonjombe. Dès la matinée, la scène était envahie par les artistes invités, histoire de faire la fête tout en attendant les retardataires. Tanora masina Itaosy, Tsota, Jyunii,  Samoela, Arione Joy, Mijah et encore d’autres artistes ont fait bouger l’assistance qui a réussi à remplir les lieux vers midi. Une manifestation tant attendue par le public, tout le monde était venu pour soutenir ses candidats favoris.

Certains sont venus avec des banderoles tandis que d’autres ont réussi à confectionner des t-shirts collectifs et des casquettes pour encourager les participants. En tout cas, c’était une grande finale, tous les candidats étaient au top de leur forme et ont tous essayé de donner le meilleur d’eux-mêmes pour pouvoir décrocher à la fin de l’aventure les précieuses couronnes. Comme d’habitude, beaucoup de Kopi Kole (KK) ont été soutenus par les artistes originaux qui ont choisi, encore une fois, de monter sur scène avec leur sosie. C’était par exemple le cas de la KK Tahiry qui était montée avec Ndondolah interprétant ensemble le titre « Konfiansy » mais aussi du KK Pierrot Matatana. Chaque candidat, surtout dans la catégorie Découverte, était aussi monté avec son propre instrument. Côté vestimentaire, gestuel, mimique et vocal, on peut dire que les participants ont fait beaucoup d’effort.

Suspens

Beaucoup ont aussi été aidés par les originaux, qui ont voulu apporter leur part de contribution pour supporter leur sosie. Dans l’après-midi, chaque candidat est monté sur scène pour interpréter sa chanson choisie avec précaution. Le break de quelques semaines a finalement été bénéfique pour les candidats car leurs prestations étaient généralement exceptionnelles. Après que les candidats et les invités sont tous montés sur scène, les membres du jury toujours composés de Gothlieb, Njaka Andriamahery, Anja et Rindra Duprè ainsi que les animateurs ont procédé à la proclamation des vainqueurs. Après un grand moment de suspens, celui qui a mérité le coup de cœur dans la catégorie Découverte était Jacky Randria, le jeune représentant de la ville d’Eaux. Il a reçu un billet d’avion aller retour pour Bangkok ainsi que divers lots de la part des partenaires et sponsors. Pour le coup de cœur dans la catégorie Kopi Kole, c’est Fredo, le KK d’Elidiot originaire de Toliary qui partira également à la découverte de Bangkok. Les grands gagnants de cette 5ème édition étaient Tsilira de Toliary dans la catégorie Découverte Madagascar et Miora KK Tahiry pour le Kopi Kole. Ils ont respectivement gagné un séjour aller retour à  Paris et à Budapest tout frais payé. Comme chaque année, tous les candidats gagnants du concours seront portés chacun sur leur trône dans leur région d’origine et seront accueillis comme il faut par le public. Par ailleurs, le président directeur général de Tv Plus Madagascar, organisateur du challenge a annoncé la suspension du concours pour l’année 2018 à cause de l’événement important qui sera organisé au pays. 

T.A.

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Envoi de travailleuses en Chine - Un passeur arrêté dans la Capitale

Après quelques plaintes pour maltraitance liée à une affaire d’immigration clandestine de travailleuses malagasy vers la Chine, et qui furent déposées le 15 novembre auprès du service central des enquêtes spécialisées (Sces) de la Police, ses limiers ont démarré une enquête. C’était dans ces circonstances qu’ils ont pu remonter la piste d’un présumé passeur du côté d’Ambohimirary. Deux jeunes femmes qui étaient sur le point d’embarquer vers la Chine, étaient encore surprises chez le concerné.

Durant son audition, le passeur supposé aurait avoué être de complicité  de ces envois illicites de jeunes femmes du pays. Pour escamoter leur forfait, les organisateurs locaux de ces immigrations illégales recourent au faux et à l’usage de faux, notamment en ce qui concerne l’âge des candidates à l’immigration. Ainsi, l’âge d’une  jeune femme de 18 ans se voit être changé à 24 ans dans le document. Jamais donc, ce passeur d’Ambohimirary n’aurait pu être démasqué sans ces plaintes émanant des parents des jeunes femmes. Pour convaincre la Police sur la gravité de la situation, ils s’étaient livrés à des témoignages sur les vécus ou le quotidien des victimes en Chine même. Des récits atroces, en fait. L’on apprend donc que les jeunes femmes malagasy sont contraintes à épouser des Chinois. Mais lorsqu’elles enfantent, leur vie se transforme finalement en cauchemar. Le géniteur chinois s’empare de l’enfant et commence à mener la vie dure à la mère, qui finit souvent par mourir tant elle n’a pas supporté le calvaire enduré. Les similitudes des témoignages ont donc poussé les parents des victimes à en parler à la Police.  Comme avec  l’amère expérience  des pays d’accueil arabes du Golfe, beaucoup de réseaux d’envoi de jeunes femmes du pays vers la Chine, existent  bel et bien dans le pays, selon toujours la Police. Et il y a pire. D’autres femmes malagasy travaillent étroitement avec ces réseaux en Chine même et ce « trafic d’êtres humains » est une véritable affaire juteuse se chiffrant à plusieurs millions pour les premières. L’affaire sera bientôt déférée au Parquet. 

Franck R.

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Enseignement supérieur - Reprise des cours à partir de ce jour

La suspension des cours est enfin levée. Il ne reste plus que trois mois d’étude pour cette année académique 2016-2017. Après les deux mois de vacances de peste, tous les établissements supérieurs publics et privés à Madagascar vont enfin reprendre leurs activités. Ainsi, suite à la réunion en session extraordinaire dans le cadre de la Conférence des présidents d’institutions d’Enseignement supérieur (Copries), jeudi dernier, les membres de cette conférence ont levé la suspension des enseignements au niveau national.

Cependant, chaque établissement supérieur peut déterminer les modalités pratiques pour pouvoir achever cette année universitaire jusqu’à la date limite. Les cours auprès des universités publiques reprennent pour la majorité à partir de ce jour. Le calendrier des concours universitaires et  celui des examens vont être définis au plus tard cette semaine. Ainsi, les universités doivent finir cette année académique jusqu’au mois de février 2018.  En plus des activités pédagogiques, les établissements universitaires doivent réappliquer les mesures de prévention déjà menées contre les maladies. Ceci dit, les opérations d’assainissement et d’hygiène au niveau de ces établissements supérieurs publics lors de l’épidémie de peste se poursuivent. Un calendrier périodique doit être fourni et à présenter devant le Conseil d’administration pour une validation. Pour sa part, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (Mesupres) va organiser un atelier sur les œuvres universitaires. Cela consiste à mieux préserver et gérer les biens publics dont les résidences et les cités universitaires.  En outre, la création d’une nouvelle mention et de parcours est en relâche. Actuellement, le Mesupres est dans une phase d’amélioration de la qualité de l’enseignement et du service auprès des étudiants. Pour parvenir à cet objectif, il a été décidé de suspendre toutes les autorisations relatives à l’ouverture d’autres universités de proximité, de même que la création de nouveaux parcours au sein d’une mention et ce jusqu’à nouvel ordre. Cela s’explique par le manque de qualité au niveau de l’enseignement supérieur mais surtout les différentes étapes qu’une telle décision implique. Pour cela, les universités en exercice tenteront de rétablir en bonne et due forme le système académique. Par ailleurs pour une harmonisation du calendrier scolaire, la rentrée solennelle de l’année académique 2017- 2018 est prévue pour le mois d’avril 2018. Elle s’effectuera dans la ville de Mahajanga.

  Recueillis par K.R.