Les actualités à Madagascar du Dimanche 19 Juillet 2020

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Projet stade Barea - Le chantier entre dans une autre phase

La tribune atteint le deuxième niveau, les travaux débutent pour les gradins. Six mois après le début des travaux de rénovation du stade de Mahamasina, le chantier entre dans une autre phase. Le projet présidentiel concernant la réhabilitation du stade de Mahamasina, baptisé « Kianja Barea », va bon train. Malgré le décalage sur la date prévue de son inauguration, suite à la pandémie de coronavirus qui prévaut dans le pays et dans le monde entier, le délai prescrit semble bien respecté pour les trois comités de coordination du projet composés par la Présidence de la République, les techniciens de LNTPB et de l'entreprise CSCOD.

 

Les techniciens entament actuellement la construction du deuxième niveau des tribunes. En parallèle, l'aménagement des fondations pour les gradins est aussi prévu dans les jours à venir. Les travaux seront effectivement jumelés avec celui de la tribune. Les responsables du site précisent que des mesures drastiques ont été prises pour protéger les ouvriers. Ils ont rajouté qu'aucun cas positif au Covid-19 n'a été détecté jusqu'à présent au sein du chantier.

Outre la réhabilitation de la tribune centrale et du gradin, l'entreprise titulaire de l'ouvrage a aussi procédé au démantèlement de l'écran géant. Ce dernier sera déplacé et remplacé par deux autres écrans plus modernes et plus sophistiqués.

Rappelons que les travaux dureront 18 mois et la tribune est prévue être livrée avant le 14 octobre. Elle pourra accueillir jusqu'à 16 114 places au lieu de 3 000 et le gradin sera apte à recevoir plus de 40 000 spectateurs au lieu de 25 000.

Elias Fanomezantsoa

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Contaminés par le Covid-19 - Des patients guéris témoignent de leurs vécus

Plus de deux semaines de traitement mais aussi de panique, de vigilance et de prières. Bon nombre de personnes contaminés par le Covid-19 osent désormais sortir de leur silence et en parler, notamment ceux qui sont guéris. Ce n'était pas le cas au début de la pandémie, où ils se cachaient pour éviter les regards accusateurs et l'exclusion sociale. « J'avais les mêmes symptômes qu'un rhume, à savoir les légers maux de gorge et de tête ainsi que de la fièvre. Mais j'étais plus alarmée par la perte d'odorat et du goût, au bout du 4ème jour. C'est à ce moment que j'ai consulté un médecin, lequel m'a prescrit un test du coronavirus et dont le résultat était positif. J'ai suivi un traitement à domicile, composé notamment d'antibiotiques, d'anti-inflammatoires et de vitamines. J'ai été confinée dans une autre chambre pour éviter que mes enfants soient aussi contaminés, vu que les résultats de leur test étaient négatifs. Après deux semaines de traitement, j'allais mieux, voire guérie », témoigne Landy Rasoaritiana, mère de famille résident à Tsimbazaza.

 

« C'était surtout la crise d'angoisse qui m'a affaiblie, et non la pandémie. J'étais terrifié à l'idée de succomber à la maladie alors que ma famille a encore besoin de moi. Il a fallu beaucoup d'encouragement de mes proches et des prières pour que je me sentes mieux », nous confie Falitiana R., jeune fonctionnaire. « Outre le traitement médicamenteux, la consommation d'aliments sains et équilibrés, notamment les légumes et fruits, nous a beaucoup aidé à nous remettre. A cela s'ajoutent le CVO ainsi que les remèdes traditionnels, dont le « evoka » (inhalation), le massage, le thé au citron, gingembre, ail et miel », avance Nirina R., mère célibataire ayant 3 enfants, tous contaminés par le coronavirus.

Concept « New start »

Après l'artiste Tence Mena, le député Honoré Tsabotokay - élu à Vohipeno - et l'ancien ministre de l'Education nationale Paul Rabary, le Professeur Mamy Lalatiana Andriamanarivo a récemment annoncé sa guérison du Covid-19. Outre les remerciements envers ceux qui l'ont soutenu durant son combat, l'ancien ministre de la Santé publique n'a pas manqué de partager sur sa page Facebook quelques conseils utiles en prévention du coronavirus, tout cela afin d'aider et soigner les malades et surtout pour avoir un bon moral. Il s'agit du concept « New start » (nouveau départ). « N pour nutrition ou la consommation de nutriments qui donnent de la force, notamment de la vitamine C (un citron ou une orange par jour). E pour exercice physique ou la pratique du sport au moins 3 fois par semaine. W pour « water » (eau) ou le fait de boire 2 à 2,5 litres d'eau par jour. S pour « sun » (soleil) ou l'exposition régulière au soleil - si possible à 10h et 16h. T pour « temperancy » (tempérance) ou la non consommation de tout produit nuisible pour notre corps dont l'alcool, le tabac, les drogues, etc. A pour air (air pur) ou les exercices de respiration profonde dans un endroit propre. R pour « rest » (repos) ou le fait de savoir se reposer et bien dormir. Il faut au moins 6 heures de sommeil pour un adulte.

T pour « trust » ou la confiance/foi en Dieu.

Ces points sont très utiles dans le cadre d'un traitement médical. Vous pouvez les appliquer, excepté le sport si vous êtes atteints du coronavirus. Vous pouvez reprendre les exercices une fois guéri du Covid-19 », expose le spécialiste en chirurgie pédiatrique. « Le coronavirus est une réalité à Madagascar. Je vous incite à rester chez vous et j'invite tout le monde à prendre au sérieux les consignes d'hygiène et de gestes barrières pour se préserver et préserver la santé des autres », ajoute-t-il. Concernant la panique qui affaiblit plus d'un, l'ancien ministre a confirmé que « l'attitude mentale positive est l'arme la plus efficace pour affronter les difficultés de la vie ».

Recueillis par Patricia Ramavonirina

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Accueil et traitement des malades du Covid-19 - Des patients indignés !

La consigne émise par le Président de la République Andry Rajoelina qui consiste à ne plus refuser des malades n’est pas appliquée au niveau des établissements sanitaires publics situés dans la Capitale. Ces derniers jours, de nombreux patients présentant les symptômes du coronavirus dont quelques-uns développent des signes graves, se plaignent du fait de ne pas être reçus au niveau des hôpitaux.

 

« Mon père a été victime d’une détresse respiratoire dans la nuit du mercredi  dernier. Nous nous sommes ainsi rendus d’urgence auprès des hôpitaux. Cependant, aucun des établissements sanitaires approchés que ce soient publics - censés accueillir les cas présentant des formes symptomatiques graves - ou encore privés ne nous a accueillis.  Soit l’hôpital est plein, soit il manque un appareil respiratoire ou carrément d'oxygène », témoigne la fille du patient. A cela s’ajoute le cas de l’ancien président de l’Eglise luthérienne malagasy (FLM), le pasteur Benjamin Rabenorolahy, infecté par le virus et qui s’est éteint la semaine dernière à cause du retard au niveau de sa prise en charge. « Un scanner du poumon lui a été prescrit par l'Hôpital militaire (HOMI) de Soavinandriana. Malheureusement, l’appareil d’imagerie médicale  de l'hôpital Joseph Ravoahangy-Andrianavalona (HJRA) n’a pas fonctionné. Il a également attendu durant trois heures l’ambulance qui devrait le transférer au CHU d’Anosiala où il a été encore refoulé à cause du manque de résultat de test PCR positif », ont relaté quelques membres du bureau de la FLM, la semaine dernière.

Un travailleur réquisitionné par l’Etat a aussi un doute sur son état de santé. Comme les autres victimes, aucune solution ne lui a été présentée. « Après avoir présenté quelques signes du Covid-19, j’ai consulté un médecin de l’OSTIE. Ce dernier m’a tout de suite envoyé dans un  hôpital public pour un traitement. Même avec une lettre recommandée de mon médecin traitant,  j’ai été refoulé deux fois. Les personnels de santé m’ont demandé de rester confiné à domicile tout en suivant un traitement », affirme-t-il.

Joint au téléphone hier, le directeur de cabinet auprès du ministère de la Santé publique, Dr Lamina Arthur Rakotonjanabelo, affirme avoir entendu toutes ces plaintes et va y remédier dès aujourd’hui. « Les instructions ont été strictes et aucun malade ne doit plus être refoulé. Dans le pire des cas, les responsables des hôpitaux concernés doivent s’assurer du transfert des malades un autre établissement où des lits sont disponibles (…) Effectivement, nous manquons de respirateurs. C’est ainsi qu’avec l’aide de la Présidence de la République, le ministère de la Santé publique a envoyé une commande urgente de concentrateurs d’oxygène. Mais j’aimerais souligner que ce problème ne doit en aucun cas être un objet de refus d’admission. Des médicaments peuvent toujours être prescrits pour apaiser les douleurs », argue-t-il.

Des médicaments auprès des CSB II ?

Chargés de la prise en charge des cas suspects du Covid-19 en matière de traitement médicamenteux, les CSB II déçoivent déjà la population tananarivienne. Soit leurs personnels de santé prescrivent des médicaments trop coûteux, soit ils fournissent juste la moitié des médicaments. Deux témoins s’étant rendus auprès de deux CSB II soulignent que seule une plaquette de magnésium  et/ou de paracétamol est gratuite, mais les autres médicaments sont payants. « Le médecin m’a expliqué que durant le traitement, un patient doit consommer deux plaquettes de magnésium. Or, seule la première est gratuite, et la deuxième coûte 2 500 ariary. Le médecin prescrit également une plaquette de Paracétamol à prendre toutes les 6 heures. Dans le cas où la dose est insuffisante, il faut en acheter avec ses propres moyens », rapporte l’un d’eux. Pour d’autres, la gratuité du traitement est aussi remise en cause. « Mes parents se trouvaient  récemment dans un état grave avec des signes semblables au Covid-19. Nous nous sommes ainsi rendus auprès d’un CSB II le plus proche. Grande fut notre surprise car aucun prélèvement n’a pu se faire. Le médecin a juste rédigé une ordonnance remplie d’une liste de médicaments d’une valeur de 80 000 ariary », avance l’un des proche des patients.

Selon le docteur Rija Rabemananjara, directeur de la Santé publique dans la Région d’Analamanga, les médicaments offerts gratuitement  par les CSB II pour les cas simples et sans complication sont constitués de vitamine C, Magné B6, Paracétamol ainsi qu’un pack familial de Covid-Organics. « Seul le médecin décide du traitement de chaque patient. S’il ne présente que les symptômes du coronavirus, les médicaments seront offerts gracieusement. Mais s’il développe d’autres maladies, il faut recourir à d’autres médicaments payants », précise-t-il. Et d’ajouter que si le cas est grave, le patient sera envoyé au Village Voara à Andohatapenaka où les responsables décideront de son admission dans un hôpital spécialisé ainsi que de son traitement.

K.R.

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Amboasary-Sud - 5 morts dans un violent accrochage

C’était encore l’effusion de sang avec 5 corps qui gisaient finalement  inertes sur le sol ! Vendredi dernier, un violent affrontement a fait s’entre-déchirer entre d’une part des villageois, et de l’autre des présumés dahalo ayant fait une razzia à Marotsiraka, dans le District d’Amboasary-Sud. Les assaillants se sont emparés de 50 zébus appartenant aux membres du fokonolona de Marotsiraka. Ces derniers n’ont pas voulu se laisser faire et ont déclenché la poursuite. A un moment donné, ils ont réussi à accrocher les agresseurs. L’affaire a dégénéré car les deux camps adverses ont échangé des tirs. C’était dans ces circonstances que les protagonistes, dont un membre du fokonolona, meurent fauchés par les tirs.

 

Quelques heures après l’affrontement, la Gendarmerie s’est déployée sur place, pouvant ainsi affirmer avoir contrôlé la situation. Un commandant d’unité de cette force rejette formellement l’allégation, sinon le caractère tribal de l’affrontement. Il est vrai que les éleveurs victimes appartiennent à une ethnie locale et que les assaillants sont issus d’une autre. D’ailleurs, c’est pour cela que la source d’information a mis au conditionnel pour qualifier les assaillants de dahalo supposés. En réalité, ces affrontements liés au phénomène de razzia sont monnaie courante dans cette Région du Sud du pays. Néanmoins, la Gendarmerie a démarré une enquête pour que cette affaire soit tirée au clair.

Franck R.

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Viol à Anjozorobe - Un gendarme placé sous contrôle judiciaire

Un gendarme basé à la Brigade d’Amboasary, District d’Anjozorobe, fait actuellement l’objet d’une plainte à propos d’une affaire de viol dont la victime est une jeune fille de la Région. Après son arrestation, son audition puis finalement son récent déferrement le 16 juillet dernier, le gendarme en cause est maintenant placé sous contrôle judiciaire, et cela, jusqu’à sa prochaine comparution.

 

Tout a commencé le 17 juin dernier lorsque le gendarme en question a été mandaté pour une mission en vue d’enquêter sur une affaire d’hébergement de bandits par des suspects. C’était au cours de cette mission que les parents de la victime ont signalé aux autorités une effraction chez leur fille. Effectivement, celle-ci aurait été menacée puis violée.

Devant le cas de son élément mis en cause dans cette affaire, la Gendarmerie tenait à rappeler que les enquêteurs disposent des droits de chercher, puis de réunir les charges qu’on incrimine à un suspect, sans parler des preuves formelles de son inculpation, avant finalement de le traduire devant la Justice. A son tour, c’est cette entité qui prend les décisions telles que la mise en détention provisoire, ou une liberté provisoire, une liberté sous surveillance judiciaire, sinon un classement sans suite de l’affaire. Tout cela a été stipulé par les textes du code pénal malagasy.

Le père de la présumée victime à travers les réseaux sociaux se dit indigné par cette décision de la Justice. Des observateurs s’interrogent également sur ce sujet si l’acte a été vraiment consommé. « Dans ce cas, le fautif doit être détenu à titre provisoire et non placé sous contrôle judiciaire.  Alors que des auteurs des faits plus minimes que le viol subissent des fois ce placement en mandat de dépôt. D’autant plus que l’incriminé est censé de protéger le citoyen et non de l’abuser », renchérit un autre.

Enfin, ce genre de situation semblable à celle qui est survenue à Anjozorobe pousse également la Gendarmerie à sensibiliser l’opinion sur le fait qu’en cas d’infraction perpétrée par un gendarme, elle est tenue à la signaler sans hésitation le haut commandement de la Gendarmerie.

Franck Roland

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Filière vanille - L'Etat et le secteur privé main dans la main

En pleine ouverture de campagne. La filière vanille est menacée par la baisse des prix. Afin de mieux réguler cette filière, le Conseil du Gouvernement a accordé la création d'un Conseil national de la vanille (CNV) dont le siège se trouve à Antalaha. Cette plateforme regroupe toutes les parties prenantes, notamment le secteur privé - entre autres les producteurs, les collecteurs et les exportateurs ainsi que l'Etat. Ce dernier sera représenté par dix ministères, à savoir le ministère de l'Industrie, du Commerce et de l'Artisanat (MICA) , le ministère de la Justice, le ministère de l'Economie et des Finances, le ministère de l'Intérieur et de la Décentralisation, le ministère de la Sécurité publique, le ministère de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche, le ministère des Transports, du Tourisme et de la Météorologie, le ministère du Travail, de l'Emploi, de la Fonction publique et des Lois sociales, le ministère de l'Environnement et du Développement durable, le secrétariat d'Etat auprès de la Défense nationale chargée de la Gendarmerie.

 

L'entité se chargera de la mise à jour des textes et des réglementations, l'établissement des calendriers en fonction des informations techniques sur la maturité de la vanille dans chaque Région de production, la délivrance des agréments d'exportation et la détermination du prix de référence minimale de la vanille préparée et exportée.

Effondrement des prix

Il faut savoir qu'un bras de fer se tient actuellement entre les producteurs et les collecteurs. Un échec entre l'offre et la demande a été constaté dernièrement car le premier vend le kilo de vanille verte à 200 000 ariary alors que le second propose le dixième de ce prix. A Mahanoro, le gouverneur de la Région Atsinanana ainsi que la Direction générale des industries, du commerce et de l'artisanat a dû fixer un prix plancher du kilo de la vanille verte à 40 000 ariary. D'après les résultats de l'enquête menée par Marcel Goldenberg de Mintec, 73 % des participants ont indiqué qu'ils s'attendaient à ce que le prix de la vanille chute dans les trois prochains mois à l'échelle mondiale. Concernant la concurrence, l'Indonésie vend de la vanille préparée à 35 dollars le kilo, alors que notre pays fixe un prix minimum de 350 dollars à l'exportation.

Solange Heriniaina

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Energie solaire - La centrale d’Ambatolampy double sa production

Basculer vers les énergies renouvelables. Vonjy Andriamanga, directeur général de la JIRAMA a signé un avenant de contrat avec la société Green Yellow, la semaine dernière. Cette signature marque notamment l’augmentation de la capacité de production de la centrale photovoltaïque d’Ambatolampy. Green Yellow compte en effet doubler sa production énergétique. Elle devrait passer ainsi de 20 MW à 40MW. « Cette énergie supplémentaire viendra supplanter la production énergétique du Réseau interconnecté d’Antananarivo (RIA) tout en assurant la transition énergétique du pays.

De plus, ce basculement vers les énergies renouvelables contribuera considérablement à la réduction du coût de revient de la JIRAMA dans la production d'électricité en réduisant la consommation de carburants », a soutenu le directeur général de la société nationale d’eau et d’électricité, en marge de cette signature. D’autre part, la tarification sera également moins chère, grâce à des négociations réussies par les dirigeants de la JIRAMA. Le prix d'achat à Green Yellow a diminué. Les clients de la JIRAMA alimentés par le Réseau interconnecté d'Antananarivo (RIA)  bénéficieront ainsi de ces 20 MW supplémentaires d'ici un an.

Opérationnelle depuis le mois de juin 2018, la ferme solaire d’Ambatolampy est la plus grande de tout le pays mais plus particulièrement de tout l’océan Indien. L’augmentation de la capacité de production la confortera ainsi dans sa position. En effet, la surface actuelle de 33 hectares et les 73 008 panneaux solaires qui la composent vont alors doubler d’ici un an. Avec les 66 hectares et la production de 40 MW, la centrale d’Ambatolampy devrait s’inscrire parmi les grandes fermes solaires de toute l’Afrique. Toutefois, pour pouvoir assurer la transition énergétique de Madagascar, les infrastructures de ce genre devraient être multipliées dans les différentes régions du pays, surtout que certaines zones ont du soleil presque toute l’année. Cela permettra ainsi de vulgariser l’accès à l’énergie. 

Rova Randria 

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Une ville assiégée !

Alerte générale. L'ennemi assiège la Ville des Mille. Covid-19 prend quartier. Terreur dans la cité !

Tout a commencé dans la soirée du 19 mars 2020 quand le Président Rajoelina Andry annonçait, sur le plateau de la Télévision nationale (TVM), l'existence pour la première fois de trois cas de contamination confirmés au pays. Des « cas importés », selon les termes du Chef de l'Etat, testés et détectés par le laboratoire d'analyses bactériologiques et virologiques de l'Institut Pasteur de Madagascar (IPM), cette institution de référence en Afrique et même dans le monde, vieille de 120 ans à Madagasikara. Les « cas importés » se muèrent, très vite, en « cas contacts ». Telle une fumée, la pandémie se propageait de manière exponentielle.

 

En quatre mois exactement, pour compter du 19 mars, le nouveau coronavirus continue de faire des ravages. Jusqu'à la date d'hier, l'effectif des nouveaux cas se chiffre à 7 049 et celui des décès à 59. Il y a eu des hauts et des bas. Il fut un temps où la pandémie semble fléchir. Le bilan des cas confirmés et celui des décès ont baissé de façon significative.   Alors, les autorités  desserrèrent l'étau, un déconfinement  élargi. Les habitants pouvaient vaquer à leurs activités jusqu'à 17 h. Les transports en commun avaient pu circuler jusqu'à 19 h. Les marchés rouvraient. Et les horaires du couvre-feu réduits. Alors, les sinistres et macabres chiffres ont grimpé de nouveau. La Ville des Mille replonge dans la tourmente. Compte tenu de la gravité de la situation, le confinement total revient au galop. En dépit des impacts nuisibles sur les activités de survie des vahoaka madinika et à travers l'économie en général, les responsables publics n'ont d'autre alternative que de revenir à la case départ.

Le comportement irresponsable et imprudent de certains acteurs politiques de la place complique sérieusement la bataille sur le front. Au lieu d'avancer en ordre de marche pour combattre « ensemble » l'ennemi commun, ils s'amusent à lancer des … pierres contre les tenants du pouvoir dont la cible principale en est le commandant en chef de guerre. En effet, le Président Rajoelina reçoit des tirs croisés et nourris en provenance de l'intérieur du camp. Des détracteurs qui ne digèrent point leurs défaites et ne tolèrent nullement le fait que le jeune Andry détienne la manette du pouvoir au sommet de l'Etat. Et sur terrain, on assiste à un relâchement général. Le respect des consignes laisse à désirer. Les gens manifestent une attitude désinvolte et affiche ouvertement une réticence à obéir. Le geste barrière est totalement ignoré. Bien sûr, les difficultés à survivre y sont pour quelque chose. La paix civile ne tient qu'à un fil.

De folles rumeurs enveniment l'atmosphère sociale et politique. L'air pollué d'intox parfois contradictoires étouffe la Ville des Mille. Les uns font circuler des infos selon lesquelles les chiffres du Covid annoncés par le professeur Vololontiana Danielle ne reflètent pas la réalité. Ce ne sont disent-ils que l'infime partie émergeante de l'iceberg. D'autres avancent que le bilan officiel publié quotidiennement serait largement gonflé et ce pour justifier aux yeux des bailleurs la nécessité de recourir aux aides. Des informations bidon de ce genre inondent la cité.

En tout cas la ville est assiégée de tous côtés !

Ndrianaivo

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Fly over d'Anosizato et d'Andohatapenaka - Les travaux prennent forme

Les travaux de construction des fly over d'Anosizato et d'Andohatapenaka prennent forme. L'appel à manifestation d'intérêt pour rechercher l'entreprise qui va les construire a été lancé.

« Le ministère de l'Aménagement du territoire et des Travaux publics invite les candidats admissibles à manifester leur intérêt à fournir les services décrits ci-dessous. Les candidats intéressés doivent fournir les informations indiquant qu'ils sont qualifiés pour exécuter les services (brochures, référence concernant l'exécution de contrats analogues, expériences dans des conditions semblables, disponibilité des connaissances nécessaires parmi le personnel, etc.). Les consultants peuvent s'associer pour renforcer leurs compétences respectives ». C'est la teneur de l'appel à manifestation d'intérêt lancé par le ministère en charge de la construction des fly over.

 

C'est donc le top départ de la réalisation de ces deux grandes constructions uniques dans le pays. La publication de cet appel à manifestation d'intérêt a été faite conformément aux instructions du Président de la République lors du Conseil des ministres du 24 juin 2020. Le Chef de l'Etat a donné une consigne stricte sur l'adoption et la publication  dudit appel à manifestation d'intérêt.

Ces deux grandes constructions ont des impacts significatifs sur la vie quotidienne de la population de la Capitale. Elle permet en effet de désengorger le centre-ville. Ce désengorgement du centre permettra une fluidité constante de la circulation. De cette manière, les personnes et les marchandises circuleront plus rapidement que par le passé. En tout cas, le budget y afférent pour la construction de ces édifices est déjà prêt dans la loi de Finances rectificative 2020. Et outre le lancement prochain de la construction de ces deux fly over, d'autres travaux avancent également conformément à la promesse du Président de la République.

La construction de la Rn 5A qui relie Ambilobe - Vohemar avance sans encombre. Selon les informations recueillies, l'avancement global des travaux est de 21%. Par ailleurs, les travaux de terrassement sont finis à 52%. Un coup de pouce de l'Etat a été pris, la semaine dernière, en Conseil des ministres en octroyant à l'entreprise chinoise l'admission temporaire des matériels à utiliser pour le bitumage de cette réhabilitation. En outre, la construction de la route reliant Moramanga et Ambatondrazaka avance également. Toutes des constructions ayant des impacts socio-économiques importants sur la vie de la population une fois terminées dans les règles de l'art.

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Rentrée universitaire - Une problématique de taille

Tout dans la vie des universités publiques est dans le flou jusqu'à nouvel ordre. Les activités pédagogiques sur les campus sont toujours à l'arrêt. Leur reprise effective ou partielle dépendra de l'évolution des conditions sanitaires au pays. D'après les prévisions officielles, la rentrée 2019-2020 sera reportée en mars 2021 et la clôture de l'année 2018-2019 pourra intervenir dans deux ou trois mois.

Au stade actuel, l'hypothèse d'une année blanche n'est pas à écarter selon toute vraisemblance. Tant que le virus circule, l'organisation des cours sur les sites universitaires malagasy s'apparente à un suicide collectif. Les promiscuités difficiles à contrôler sur les différents lieux exposent les concernés à des risques.

 

« Fixer la date d'entrée dans les prochains mois est impossible. Le pic serait atteint aux alentours de fin août. Il faudrait attendre la réouverture des routes pour permettre aux nombreux étudiants qui sont rentrés chez eux de regagner les universités. Cela demanderait près d'un mois. Ceci fait que nous ne pourrons boucler l'année universitaire en cours qu'en octobre », précise un haut responsable ministériel. La fin de l'année universitaire significativement retardée n'implique pas non plus l'effectivité immédiate de la suivante.

Des opérations de désinfection et d'aménagement des espaces de travail supplémentaires sur les campus pour accueillir les cohortes, notamment en L1, seront impératives. Ce seront des tâches complexes qui prendront des mois entiers. La prise en considération de ces paramètres, à revoir selon les circonstances, a fait dire au directeur général de l'Enseignement supérieur Jean-François Rajaonarison que la prochaine rentrée serait en mars.

Epée de Damoclès

Dans une interview en ligne, la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (MESUPRES) Elia Assoumacou Béatrice dit que des discussions de plusieurs jours entre les présidents de toutes les universités, le Syndicat des enseignants-chercheurs et chercheurs-enseignants (SECES) ainsi que tous les responsables ministériels ont précédé la prise de décision. « Quoi qu'il en soit, le Gouvernement suit de très près l'évolution de la situation et du contexte sanitaire », précise-t-elle.

La surpopulation estudiantine reste un grand paramètre à considérer. La capacité d'accueil des infrastructures existantes se révèle fortement réduite par rapport aux effectifs des étudiants régulièrement inscrits. Même en temps normaux, toute la classe ne peut pas rentrer dans une même salle. Beaucoup doivent rester dehors ou carrément dans les couloirs jusqu'à la fin de chaque séance. L'application stricte des mesures barrières pour éviter la contamination dans ce cas ne fait que compliquer les choses. Le déplacement en bus aussi est une autre histoire.

Le contexte incommode toutes les parties prenantes. Les enseignants et la population estudiantine s'ennuient tandis que l'administration et le personnel d'appui se trouvent dans un grand embarras. Mais personne ne peut faire autrement. Le coronavirus qui continue de progresser se présente comme une épée de Damoclès sur la tête de chaque individu. La maîtrise du Covid-19 conditionnera le retour aux facultés, aux grandes écoles et aux instituts.

Vulgaires bandits

Des polémiques s'emballent entre-temps. Pour les uns, la prévention est sans appel. La santé passe avant tout car elle est la première de toutes les richesses. Etant donné l'âge avancé pour la plupart des enseignants-chercheurs et chercheurs-enseignants, ceux-ci font d'office partie des catégories hautement vulnérables au nouveau virus. Ce dernier en a déjà envoyé quelques-uns au paradis en les infectant même en dehors de leur cadre de travail habituel.

Des étudiants et des parents en détresse face à l'incertitude régnante ne veulent pas le savoir. Ceux-ci contestent carrément la date proposée par le Gouvernement. Pour eux, ils sont victimes de l'égoïsme du personnel enseignant qu'ils accusent de malhonnêteté, de paresse et de bien d'autres maux comme si les enseignants-chercheurs et les chercheurs-enseignants étaient de vulgaires bandits bardés de diplômes de rang supérieur aux yeux des groupes mécontents.

« L'année universitaire 2018-2019 aurait bien pu être finie depuis longtemps s'ils s'abstenaient de faire grève », s'exclament-ils en se référant au déroulement de l'enseignement privé, qui est un contexte différent et facile à gérer a priori. Les fâchés réclament la reprise des cours le plus tôt possible. Ils exigent aussi l'annulation de tous les examens officiels au cas où une année blanche serait inévitable. Le « raha maty aho matesa rahavana ary raha maty ny havana matesa ny omby » est bien un réflexe à la Malagasy.

Solutions réalistes

« La situation nous dépasse tous et il est sidérant de voir des universitaires faisant semblant de ne pas comprendre la réalité », regrette un enseignant à l'université d'Antananarivo. « Ils crachent des critiques acerbes au lieu de remercier l'Etat et de soutenir le ministère qui a sorti cette date dont la fixation n'était pas facile du tout car nous raisonnons toujours dans le sens du bien de tous », regrette un haut responsable.

« J'ai envisagé de m'inscrire au troisième cycle en histoire cette année. Mais le contexte qui prévaut m'oblige à attendre le bon moment, comme tout le monde », temporise un collègue qui fait part de sa préoccupation. L'organisation des cours en ligne est tout de même une option à l'étude dès les premières semaines du confinement en mars. Elle est partiellement appliquée durant le confinement. Le système LMD le préconise d'ailleurs. Le renforcement des effectifs des enseignants est parmi les solutions réalistes en perspective pour mieux affronter les nouveaux défis de l'enseignement supérieur. La relève doit être assurée par le recrutement. Le ministère a déjà fait une annonce dans ce sens. Des pourparlers sont en cours au niveau supérieur à ce propos. La pandémie de Covid-19 est un choc exigeant des réponses stratégiques.

M.R.