Les actualités à Madagascar du Dimanche 19 Mars 2017

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Orange Madagascar468 partages

Incendie dans la zone Galaxy à Andraharo

Un incendie s'est déclaré ce 19 mars vers 21H30 dans le bàtiment 38 de la zone Galaxy Andraharo. Alertés par les services de sécurité, les pompiers sont rapidement arrivés sur les lieux. Les interventions sont néanmoins difficiles, et le feu est dur à éteindre. A 23h32, une détonation a retenti, sans doute des produits inflammables stockés dans un entrepot, qui ont explosé. Le courant a été coupé à 23h37.

Madaplus.info50 partages

Bientôt des émissions chinoises à la TVM

Le ministre de la communication, Vonison Andrianjato, et l’ambassadrice de Chine, Yang Xiaorong à Antananarivo, ont annoncé la diffusion par la télévision nationale malgache (TVM) d’émissions télévisées chinoises dans le but de renforcer les liens culturels sino-malgaches.
« La diffusion de ces 52 films, de dix séries télévisées, de cinq dessins animés et sept documentaires chinois attirera une grande attention du peuple malgache. Je suis convaincue que les médias chinois et malgaches feront de leur mieux pour faciliter les flux d’informations entre les deux pays et transmettre des messages objectifs « , a assuré l’ambassadrice Yang Xiaorong.
Cette dernière a espéré que « les deux peuples se connaîtront mieux et que l’amitié traditionnelle entre les deux pays sera renouvelée constamment ». De son côté, Vonison Andrianjato a indiqué que le nouveau protocole d’accord sur le sujet est le renouvellement d’un premier accord semblable en vigueur de juillet 2013 à juillet 2015 entre les deux pays.
TVM diffusera des séries télévisées chinoises, des dessins animés, des documentaires et des émissions « qui aideront le peuple malgache à comprendre et à apprécier la culture chinoise », a assuré le ministre malgache, pour qui « cette coopération médiatique renforcera nos relations, notre compréhension mutuelle et notre amitié ».
Cette annonce intervient alors que la présence chinoise à Madagascar a de plus en plus de mal à passer, en raison des conflits entre paysans et entrepreneurs chinois dans certaines villes du pays.
Inquiet de la montée du sentiment anti-chinois, le gouvernement malgache prône l’apaisement, appuyer par la venue du ministre des affaires étrangères, Wang Yi, en janvier, venu éteindre les braises et rappeler à l’ordre les entrepreneurs chinois très critiqués par les malgaches.
« Il faut à tout prix éviter de tomber dans la xénophobie », a expliqué Rivo Rakotovao, président du parti au pouvoir, car « c’est facile à déclencher mais difficile à éteindre », a-t-il indiqué à l’AFP.
Madagascar est devenu l’une des priorités de la politique étrangère de Beijing. Le pays central dans le cadre de la nouvelle Route de la Soie, dans la région Océan Indien, qui a une position géostratégique importante pour la Chine.
Source Chine-magazine.com
Madagate7 partages

Antananarivo. Prévis de Mahanaro sauvé des yeux par Juliana et Elisée Ratsiraka

Aussi bizarre que cela puisse paraître, il se prénomme Prévis (et non prévu ou préavis). C’est un enfant abandonné qui a été recueilli par Fifia, une mère habitant à Betsizaraina, dans le District de Mahanaro, région Atsinanana.

C'est assez effrayant, il faut bien l'avouer

Il avait, dès sa naissance, un gros problème à l’œil gauche. Déjà rejeté par une famille qu’il ne connaîtra jamais, il était, jusqu’ici, rejeté par la société. Ce qui fait que, jusqu’à l’âge de huit ans, Prévis n’a fréquenté aucune école.

En janvier 2017, lors du passage du couple Juliana et Elisée Ratsiraka, il a été décidé que Prévis sera pris à leur charge pour être soigné à Antananarivo. Comment ai-je su tout cela? Tout simplement parce que Juliana a eu la gentillesse de venir me rendre visite lorsque j’étais hospitalisé, opéré d’urgence pour une péritonite doublé d’une perforation de l’estomac, triplé d’une appendicite. Ceux qui m’ont voué -et me vouent encore- au diable, peuvent attendre. Ils quitteront cet ici-bas passager avant moi, à force de perdre leur temps à me traiter de tous ce qu’ils veulent. Bon, passons.

Comme je n’étais pas encore opérationnel, en tant que journaliste, je lui ai seulement promis que, dès que je serai plus dispos, je publierai l’histoire de Prévis et cet altruisme que peu de personnalités possèdent de nos jours -ils se comptent vraiment sur les doigts des deux mains-. Le moment est donc venu car je peux, au moins, rester un certain temps devant mon ordinateur. Voici donc les photos de l’enfant Prévis sauvé des yeux par Juliana et Elisée Ratsiraka. Certes, il est écrit dans la Bible: chaque chose en son temps et un temps pour chaque chose. Mais nous, nous sommes des gens d'honneur. Nous respectons toujours la parole donnée.

Jeannot Ramambazafy, 19 mars 2017- Photos: Harilala Randrianarison

Madagascar Tribune4 partages

Madagascar accueille le 6è séminaire international du RECEF

Madagascar sera le pays hôte du 6ème séminaire international d’échanges du Réseau des Compétences Electorales Francophones (RECEF) qui se tiendra à Antananarivo le 20, 21 et 22 mars 2018. Le RECEF est un regroupement international d’administrateurs d’élections de l’espace francophone qui favorise la tenue régulière de scrutins libres, fiables et transparents. Cette séminaire réunira des techniciens et experts des commissions d’organisation des élections des pays francophones pour des échanges de bonnes pratiques. Les séances de réflexions des membres de la RECEF tourneront cette année autour du thème « processus électoral inclusif favorisant la participation des femmes et des minorités ».

En effet, le point commun des pays d’Afrique francophone réside sur la faible participation des personnes vulnérables telles que les minorités, les jeunes et surtout les femmes aux élections. Le taux de participation féminine aux élections fait partie des indicateurs permettant d’évaluer le processus électoral.

Soixante-dix participants seront ainsi dans nos murs durant ces trois journées de réflexion. Les deux premières journées seront programmées exclusivement pour des ateliers et travaux de commission. Les échanges de bonnes pratiques et la professionnalisation de tous les acteurs chargés de la préparation d’élection figurent parmi les objectifs escomptés. Le dernier jour sera consacré à l’assemblée générale de tous les membres du RECEF. Ce sera une réunion à huis clos parce que ce sont les affaires internes de chaque pays membres qui seront au menu des discussions.

L’organisation de cet événement à Madagascar tombe à point nommé et offrira un grand intérêt pour la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante). Un rendez-vous qui revêt également une importance particulière pour cette commission qui aura la lourde tâche d’organiser, de tenir et de viabiliser les prochaines élections présidentielles en novembre. Les échanges ainsi que les recommandations qui en sortiront seront une valeur ajoutée pour les prochaines élections.

Madaplus.info2 partages

La CNIDH hèle l’exécutif sur l’affaire Antsakabary

L’affaire Antsakabary est toujours au cœur de discussion jusqu’à maintenant. La Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme ou CNIDH a également mené sa propre investigation.
Du 02 au 7 mars derniers, la CNIDH s’est rendue sur à Antsakabary pour mener une investigation sur l’affaire de l’incendie du village à Antsakabary et le lynchage de deux policiers. Avant-hier, La CNIDH a rendu public son rapport. Ce dernier accuse aussi bien les policiers qui ont mis le feu au village que les personnes qui sont responsables du lynchage des deux policiers. Pour la CNIDH, une violation des droits de l’Homme a été observée dans cette affaire. Ainsi, la CNIDH interpelle l’exécutif de prendre des mesures drastiques à l’encontre des responsables.
Madaplus.info2 partages

Madagascar cherche des idées au Maroc

Une importante délégation d’hommes d’affaires malgaches, opérant dans le BTP, l’énergie, l’agroalimentaire et le secteur financier, a effectué, mercredi 15 mars, une visite au Maroc pour explorer de nouvelles opportunités de partenariat.
ette délégation est conduite par Joséphine Noro Andriamamonjiarison, présidente du patronat malgache (Groupement des entreprises de Madagascar). Le volume des échanges commerciaux est encore tout petit avec seulement 13 millions d’euros.
Le Forum Maroc-Madagascar, organisé par la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), s’inscrit dans la continuité de la visite d’opérateurs économiques marocains à Antanarivo, en novembre dernier, ainsi que la présentation du Plan national de développement de Madagascar à Paris, à la fin de l’année dernière. «Nous devons faire prospérer le co-investissement qui répond à deux critères essentiels: investissement durable et responsable et investissement créateur de valeur ajoutée», explique Faïçal Mekouar, le vice-président de la CGEM.
La mission des opérateurs malgaches au Maroc a été marquée par une série de visites d’entreprises qui ont été particulièrement inspirantes pour les dirigeants invités. «Nous avons vu comment le Maroc a pu mettre en œuvre le développement économique à travers le renforcement des compétences», souligne Noro Andriamamonjiarison.
Par ailleurs, Au-delà du commerce, le patronat malgache a manifesté son intérêt d’investir dans la formation professionnelle. Le pays est actuellement en cours de création d’une école de BTP, des technologies de l’information et du tourisme. «Nous souhaiterions renforcer l’échange de savoir-faire et le transfert de compétence dans tous les domaines avec nos entreprises», poursuit la présidente.
Lors de la visite royale à Madagascar, 22 conventions et accords de coopération ont été signés entre Rabat et Antanarivo.
Source l'Economiste.com
Madaplus.info1 partages

Faits divers macabre: Deux Chinois assassinés dans un hôtel à Ivato

Les corps ensanglantés d’un Chinois et de son épouse ont été retrouvés dans
un hôtel à Ivato. Les victimes ont été enlevées avec leur 4×4 il y a quelques jours.
Un double crime a été constaté dans un hôtel à Ivato hier. Les corps tailladés à l’arme blanche d’un couple de Chinois, âgés d’une quarantaine d’années ont été découverts tôt le matin dans une villa qui a été louée pour quelques jours.
Les informations parvenues aux forces de l’ordre, lorsque la disparition des victimes a été signalée en début de semaine, indiquent qu’elles ont été kidnappées et que les ravisseurs ont emmené leur 4×4.
Les signalements du véhicule tout-terrain ont été communiqués aux éléments opérationnels des forces de police et de la gendarmerie, qui ont lancé des recherches depuis mercredi. De source sécuritaire, la police criminelle est saisie de l’affaire, depuis que le rapt a été commis. Les enquêteurs avaient déjà diligenté une investigation.
Un Chinois est soupçonné être impliqué dans ce rapt aggravé de meurtre. Celui-ci est identifié comme étant le client ayant réservé la villa, théâtre de la découverte macabre. Le suspect s’est acquitté d’un frais de séjour s’élevant à près de trois millions d’ariary. Le Chinois en question semble avoir réussi à dérouter les procédures d’enregistrement. Son identification ne serait pas tâche aisée pour les enquêteurs.
Dans la nuit de jeudi à vendredi aux alentours de minuit, avant que le meurtre ne soit constaté, un véhicule suspect est entré dans l’enceinte, témoigne un préposé à la surveillance de l’hôtel. Il relève que la même voiture a été aperçue sur place le lendemain aux petites heures.
Les défunts ont été tués avec barbarie. De nombreuses blessures faites à coups de sabre sont relevées sur la tête de la quadragénaire alors que son mari a été égorgé.
Les enquêteurs de la brigade criminelle ont été les premiers à s’être dépêchés sur les lieux du crime. Leurs collègues auprès de la police scientifique et technique se sont également rendus sur place pour essayer de retrou­ver des indices et faire des prélèvements d’empreintes.
Par ailleurs, des sources auprès de la brigade territoriale de la gendarmerie à Talatamaty, ainsi que des postes avancés de Mandro­soa Ivato et d’Ambohibao affirment que le meurtre ne leur aurait pas été signalé et que c’est la police qui en est saisie. La thèse selon laquelle ce double meurtre serait un signe de représailles des ravisseurs qui se sentent traqués ou surveillés est privilégiée.
Les dépouilles sont gardées à la morgue de l’hôpital d’Ampefiloha. Des autopsies devaient être pratiquées hier. La famille des victimes n’ont pas encore fait la levée des corps.
Source Express de Madagascar
La Vérité1 partages

Rajaonarimampianina en Chine - En quête de financement parallèle ?

D’une source généralement bien informée, sauf changement de dernière minute, le Président de la République Hery Rajaonarimampianina s’envolera demain à destination de la Chine via l’île Maurice. Selon certaines indiscrétions, durant ce séjour dans l’Empire du Milieu, le Chef de l’Etat signera plusieurs accords dont les tenants et aboutissants sont pour l’instant inconnus du grand public mais dont l’issue pour la partie malgache, à l’instar de ce qui s’est passé avec la Turquie, se déclinera sûrement en milliards de dollars. Du coup, beaucoup de soupçonner que, las sans doute d’attendre les bailleurs de fonds traditionnels dont les conditionnalités sont par ailleurs multiples et draconiennes, le numéro Un malgache ait choisi d’engager le pays vers le terrain miné du financement parallèle.

A ce jour en effet, l’on ignore où en sont les 6 milliards de dollars annoncés à l’issue de la Conférence des bailleurs et des investisseurs (Cbi) de janvier dernier.  Dans tous les cas, ils ne sont pas encore tombés, ne serait-ce qu’en partie, dans les caisses publiques sinon ils auraient à coup sûr fait l’objet d’un raffut démesuré de la part d’un Etat en manque de popularité. Quant aux financements déjà acquis (10e et 11e Fed, Fec,…), leur déblocage se fait au compte-gouttes et d’ailleurs, leur utilisation fait l’objet d’un suivi des plus rigoureux et tatillons. Une situation qui ne peut qu’étonner, s’agissant d’un pouvoir qui se targue de bénéficier de la confiance de la communauté internationale en général et des partenaires techniques et financiers internationaux en particulier.

Quoi qu’il en soit, ce manque d’argent frais contraint le régime en place à faire preuve d’imagination pour avoir les moyens de sa politique. Il en est ainsi des « opérations biométriques » (carte de résident, permis de conduire, carte grise…) dont les timings très étriqués trahissent l’urgence dans laquelle se trouvent les finances publiques. Il en est de même de la relance sans crier gare du très controversé « Advance cargo declaration ». Des acrobaties qui ne permettent cependant de pallier qu’à l’insuffisance de liquidités dans les caisses de l’Etat et permettent juste à celui-ci de faire face à ses dépenses courantes. D’où l’idée pour le pouvoir en place, pour se doter d’un matelas financier en devises, de se tourner vers d’autres sources de financement étrangères, dont des pays notoirement connus pour leur largesse financière pour peu qu’ils soient assurés de contreparties servant leur intérêt.

La Turquie, on le sait, avait « demandé » à la partie malgache sa collaboration pour neutraliser les deux établissements d’enseignement turcs établis à Madagascar, accusés d’appartenir à l’imam Fethullah Gülen, l’opposant au régime de Recep Tayyip Erdogan. Quelle en est la contrepartie proposée ? Certainement pas de simples échanges économiques, si avantageux soient-ils pour la Grande île. L’on attend de voir à combien se chiffreront les  accords qui seront signés par Hery Rajaonarimampianina durant son séjour au pays de Mao. Dans les deux cas, la démarche s’apparente à une quête de financement parallèle…H.M.

La Vérité0 partages

Football - Compétitions africaines - Coupe de la Confédération, la dernière chance pour la Cnaps Sport

Eliminée de la ligue des champions, la Cnaps Sport est toute même repêchée pour disputer la Coupe de la Confédération. Tenus en échec 1 but partout à la joute retour du 2e tour de la ligue des champions de la Caf par Coton Sport (Cameroun) samedi à Vontovorona, les champions de Madagascar quittent cette épreuve phare des clubs africains. Ils ont été en effet battus sur la plus petite marge au match-aller disputé il y a une dizaine de jours sur terre adverse.

En dépit de cette élimination, la campagne africaine de la Cnaps Sport continue toujours. Les équipes éliminées à ce stade de la compétition de la ligue des champions de la Caf sont repêchées pour concourir à la Coupe de la Confédération où elles débutent l’épreuve au stade des 1/16e de finales. La formation de la Grande île reprendra ce chemin de la compétition continentale au mois d’avril prochain contre un adversaire qui reste encore à déterminer par la Confédération africaine de football (Caf). Ainsi, la Cnaps Sport aura du temps pour rectifier les grosses lacunes constatées par les milliers de spectateurs venus massivement remplir le complexe sportif de la Cnaps à Vontovorona samedi. C’est la condition sine qua non pour que cette grande formation de Madagascar s’illustre sur la scène africaine. Les joueurs et les techniciens de la Cnaps Sport doivent travailler durement durant ce laps de temps s’ils espèrent reconquérir le cœur de leurs fans. La copie rendue par Tipeh et ses protégés samedi est indigne des efforts fournis depuis par les dirigeants du club. Le jeu présenté par les champions de Madagascar devant leur public semble démodé. Les longues balles aériennes pratiquées par la Cnaps Sport sont en effet un style de jeu des Africains dans les années 80. Et malgré l’échec cuisant de cette stratégie dans la majeure partie du match durant laquelle les attaquants perdent toujours la bataille face aux géants défenseurs camerounais, les Malagasy n’ont jamais cherché à trouver d’autres solutions. A force de perdre rapidement la balle et de subir en permanence l’assaut des adversaires, la Cnaps Sport encaisse un but à la 60e minute sur un lob parfait de Moussa Souleymanou. C’est seulement dans le temps additionnel que Rafaralahy Francis parvient à égaliser, sauvant ainsi son équipe de sa première défaite sur son propre terrain.Rata

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Bodo et Poopy - Les divas incapables de cacher leurs émotions

Dix ans plus tard, les deux stars restent égales à elles-mêmes. Bodo et Poopy ont ému plus d’un au Palais de Sports de Mahamasina, hier, dans « Mifampitantana ». Les deux femmes, charmantes et dévouées, ont offert un spectacle plus nostalgique et émotionnel.

Ensembles, elles ont monté sur scène sous un tonnerre d’applaudissements. Le public est venu en masse pour acceuillir les deux chanteuses qui ont été visiblement émues et, parfois, incapables de cacher leurs émotions. Elles ont raconté leur amitié durant les cinq heures de scène avec un répertoire composé d’une cinquantaine de chansons. Une histoire qui a débuté sur les bancs de l’école, et qui se poursuit jusqu’à maintenant, avec un échange de titres. Des interprétations qui ont totalement envoûté la foule, en plus des duos. Accompagnée chacune de ses choristes et musiciens, Bodo a interprété avec assurance les succès de Poopy et vice versa. Elles ont enchaîné « Resabe », « Mba rahoviana », « Tahak’izay », « Mety ve », « Fony » « Tsy natolony », « Mitafa irery »…  Plusieurs fois, les deux femmes se sont arrêtées un moment, pour bien être sûres que le public était réellement en train de chanter avec elles. En attendant le prochain rendez-vous prévu en 2027, Bodo et Poopy sont convaincues que si un jour, elles oublient les paroles, elles pourraient s’appuyer sur leur fidèle public. « Rindra tarika » s’est également démarqué durant ce concert. Les trois jeunes hommes ont chanté « Mitia mangina » en communion avec les spectateurs, ces derniers les ayant accompagnés avec la lumière de leurs téléphones cellulaires. Anatra R.

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Meurtre d’un couple de Chinois - Un suspect chinois recherché

Après l’atroce et double découverte macabre la semaine dernière des corps d’un couple de Chinois dans sa chambre d’hôtel à l’hôtel Paon d’Or,  un Chinois du nom de Jiang Shao Wei, le présumé tueur, échappe aux gendarmes et aux policiers. Le concerné fait donc l’objet de recherche. Toute personne susceptible de trouver ses traces est invitée à contacter les numéros de téléphone suivants : 0340551726 / 0340552903.

Après son forfait, le fugitif s’est enfui avec le véhicule 4x4 appartenant aux victimes mais dont l’immatriculation aurait été déjà modifiée, selon un rapport de la Police. Mais lorsque la Police et la Gendarmerie allaient lui mettre la main dessus, le suspect a réussi à s’échapper en abandonnant la voiture sur la route menant à Amboanjobe. L’on affirme alors que le fugitif a fait l’objet d’une chasse à l’homme entre Ambohibao et Amboanjobe le soir du mercredi. D’ailleurs, la Police a déclaré que l’homme qui est traqué se serait caché quelque part dans cette localité de la banlieue de la Capitale, et ce, depuis vendredi soir.

Pour revenir à la genèse du drame, les époux quadragénaires ont commencé à ne plus donner aucun signe de vie depuis le 15 mars dernier. Le lendemain de leur disparition, leurs enfants étaient venus porter plainte auprès de la Brigade criminelle à Anosy. Excepté la fuite du suspect, on a également su que c’est lui qui aurait loué la chambre d’hôtel pour les époux. L’on estime donc que les trois se connaissent, les victimes sont plutôt connues comme étant des investisseurs. Cependant, aucune information n’a encore filtrée sur le motif les ayant poussés à louer cette chambre du Paon d’Or alors que ces époux possèdent une propriété à Ivato même. Le mobile de ce double assassinat reste encore donc une énigme, du moins pour le moment.

La tuerie de ces époux chinois relève de la barbarie, voire du sadisme. Leurs cadavres ont été retrouvés dans la salle de bains, selon la Police. Les instruments du meurtre, un marteau et un poignard tout encore souillés de sang, ont été trouvés sur les lieux du crime lorsque les enquêteurs ont fait le constat. « En ce qui concerne le dénommé Jiang, il aurait obtenu un coup de main de complices pour perpétrer les meurtres », apprend-on du côté de la Police nationale. Hier, les dépouilles attendent encore une autopsie à la morgue de l’hôpital Hjra. Des membres de la fratrie du chef de famille assassiné y étaient venus à cet objectif.Franck Roland

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Coopération avec l’Aiea - Vers la réalisation de projets gouvernementaux

La coopération prospère. Après 40 ans de coopération avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (Aiea), des projets d’envergure gouvernementale sont discutés actuellement entre l’Institut national des sciences et techniques nucléaires (Instn) de Madagascar et l’Agence internationale de l’énergie atomique (Aiea). Proposés depuis plusieurs décennies par les chercheurs scientifiques au sein de l’Instn, ces projets sont finalement en cours de réalisation, si d’autres seront bientôt mis en œuvre. D’apres le Professeur Joël Rajaobelison, agent national de liaison avec l’Aiea, plusieurs projets sont mis en œuvre. Entre autres, « la mise en place du centre de radiothérapie au sein de l’hôpital Hjra et le développement d’un projet pour le développement du secteur minier », a-t-il affirmé, vendredi, lors de la célébration du 60e anniversaire de l’Aiea à Anosy. Rappelons que la radiothérapie fait partie de la médecine nucléaire. D’autre part, « pour la coopération, en considérant l’usage pacifique de l’énergie nucléaire, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique est devenu le point focal auprès de l’Aiea, et ce pour l’effet transversal et multidisciplinaire des recherches effectuées par ce ministère. Ainsi, l’Aiea agira à travers ce dernier et en collaboration avec d’autres ministères, au développement de Madagascar dans les domaines de la santé, de l’énergie, de l’agriculture et de l’élevage », a-t-on appris d’un communiqué de presse. Prévention du cancerL’Aiea contribuera au traitement et à la prévention du cancer via le centre de thérapie dédié à la sécurisation alimentaire par la technique de mutation, à l’accroissement de la production animale à l’aide de la caractérisation génétique du bétail, et appuiera également d’autres domaines, tout en respectant la sûreté radiologique (norme en matériels et composantes). Durant la visite de l’Aiea à Mahazoarivo vendredi dernier, le Premier ministre (Pm) Mahafaly Olivier Solonandrasana a fait remarquer que des techniciens malgaches travaillent en tant qu’experts auprès du siège de l’Aiea et au service d’autres pays membres. « Cela reviendrait à affirmer qu’une extension des domaines d’action de l’agence à Madagascar sera la bienvenue car l’on compte assez de chercheurs locaux qui utiliseront leurs acquis au service de la coopération », informe le communiqué. En rappelant que les recherches contribuent réellement au développement à travers le plan national de développement (Pnd), le Pm a fait transmettre des remerciements au directeur général de l’Aiea, et a déclaré que le Gouvernement malgache a bien l’intention de promouvoir davantage les actions de cette agence internationale.Tiasoa Samantha

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Téléthon pour les sinistrés de la Sava - Plus de 15 millions d’ariary collectés !

Six jours de collecte de dons à la Bibliothèque nationale à Anosy. L’association sambavienne d’entraide et de développement (Ased) a pris l’initiative d’organiser un téléthon, depuis mardi dernier jusqu’à hier, pour venir en aide aux sinistrés suite au passage du cyclone Enawo dans cette localité. « La Région de Sava enregistre plus de 3 000 sinistrés, selon notre base de données, sans parler des dégâts matériels considérables. Actuellement, les habitants ne savent que faire et de quoi survivre suite au passage du cyclone », avance Tony Rambeloson, président de ladite association.

En tout, celle-ci a pu collecter environ 15,2 millions d’ariary de la part des institutions, organismes, associations et personnes de bonne volonté, disposés à contribuer au rétablissement de leurs compatriotes en détresse. A cela s’ajoutent les dons en nature composés de produits de première nécessité, matériaux de construction et vêtements. « Après le téléthon, les dons seront remis entre les mains des notables et autorités locales, lesquels se chargeront de leur distribution auprès des sinistrés. Nous allons effectivement suivre de près la donation pour assurer la transparence », ajoute le député de Sambava, « Zoky » Vonjy.Le ministère des Mines se mobiliseEn tant que ministre coach de la Sava, le numéro 1 du ministère auprès de la Présidence chargé des Mines et du Pétrole a mobilisé son département ainsi que les organismes rattachés pour apporter leur aide pour les sinistrés de cette Région. Une forte délégation s’est ainsi déplacée à Anosy, samedi dernier, pour déposer dans l’urne transparente de l’Ased leur contribution. En tout, la somme versée s’élève à plus de 11 millions d’ariary. « Quelques jours après le passage du cyclone Enawo dans la Sava, le Président de la République et des membres du Gouvernement conduits par le Premier ministre s’y sont déplacés pour être au chevet des victimes. L’on a pu constater que la Commune rurale d’Ampahana, entre Sambava et Antalaha, ainsi que celle de Farahalana, ont été fortement dévastées. Les cultures y sont ravagées et une cinquantaine de bœufs sont décédés à la suite d’une étrange maladie. Les infrastructures administratives comme les écoles et centres de santé sont également endommagées », rapporte le ministre Ying Vah Zafilahy. Après la participation au téléthon de l’Ased, son ministère enchaînera cette semaine la remise des dons au Bureau national de gestion des risques et catastrophes.Patricia Ramavonirina

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Quoiqu’on … !

Le petit « David » Ahmad , terrassa le géant  « Goliath » Issa Hayatou. Par 34 voix contre 20, il remporta haut la main l’élection au poste de président de la Confédération africaine de football  (Caf) à Addis-Abeba (Ethiopie), ce jeudi 16 mars 2017. Date historique pour le football malagasy. Une grande première pour un ressortissant du pays d’avoir eu l’honneur de pouvoir porter l’étoffe de président d’une des plus  prestigieuses instances africaines, à savoir la direction du football continental, cette discipline sportive dite « sport roi ».

Quoiqu’on dise sur le passé du tout nouveau président de la Caf. Un passé pas tellement glorieux en tant que président de la Fédération malagasy de football (Fmf), force nous est d’avouer qu’une victoire c’est une victoire. Une victoire qu’il n’a pas volée. Un exploit personnel à marquer sur son propre compte. Au départ, dès l’annonce de sa candidature, personne, du moins la grande majorité de l’opinion locale ou même au niveau du Continent, n’y croit qu’il irait remporter le scrutin ce jour-là. D’autant plus que le Camerounais Issa Hayatou, l’indéboulonnable président de la Caf durant trois décennies, disposait d’un puissant réseau où il bénéficiait d’un lobby incontournable auprès des responsables inamovibles, eux aussi, du ballon rond en Afrique. Donc, c’est une indiscutable prouesse qui, en fait, n’occulte point les prestations peu brillantes des ses quinze années passées à la tête de la Fédération nationale. En effet, le « sport roi » malagasy n’a jamais pu évoluer au-delà de l’océan Indien ou du canal de Mozambique lors des compétions officielles continentales. Un point noir que le président Ahmad ne parvenait pas, par tous les moyens, à effacer.

Quoiqu’on parle, cette prodigieuse réussite d’Addis-Abeba, entrera dans les annales du football de la Grande île. Durant la période de la « campagne électorale », les détracteurs avec lesquels prenaient part certaines presses internationales n’hésitèrent pas à soulever les allégations de corruption qui avaient éclaboussé le président, nouvellement élu, sur l’attribution de la Coupe du monde de 2022 au Qatar. Le journal britannique « Sunday Times » révélait une affaire opaque au parfum de corruption dont Ahmad serait impliqué en touchant un pactole de 30 000 à 100 000 dollars. Une accusation  sans preuve qu’il tenait à contester farouchement. De toute manière, lui aussi, le désormais prédécesseur de Ahmad à la Caf ne pouvait pas, non plus, prétendre afficher fièrement la patte blanche dans sa gestion de la Confédération. Quoiqu’on véhicule, l’élection de Ahmad à la présidence de la Caf marque un tournant décisif, à la fois au football national, ainsi qu’à celui du Continent.

Pour le pays, les férus du ballon rond espère plus que jamais un souffle nouveau de nature à ressusciter pour de bon cette discipline qui faisait la gloire, à un certain moment, de Madagascar du temps des prestigieux Clubs du Saint-Michel ou d’« Akon’Ambatomena », etc. N’empêche, la sélection nationale ne s’est jamais qualifiée à la Coupe d’Afrique des Nations (Can).Sur le plan continental, on ose espérer que la venue de Ahmad à la tête de la Caf sera une opportunité pour le football africain afin qu’il hisse, finalement, sur les hauteurs du football mondial. Vivement, un jour, une Coupe d’Afrique des Nations pour les Barea et une autre, celle du Monde, pour une équipe africaine. Un rêve fou, dites-vous ! Qui vivra, verra ! Ndrianaivo

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Terrain d’Andohatapenaka - Lalatiana Rakotondrazafy et consorts reviennent à la charge

Les conseillères municipales d’opposition, Lalatiana Rakotondrazafy et consorts remettent le couvercle. Elles appellent la Préfecture de Police à voir de près la nouvelle délibération adoptée par le Conseil municipal concernant le terrain d’Andohatapenaka à cause d’un vice de forme.

Pour comprendre l’histoire, il convient de rappeler que le 17 février 2017 dernier, suite à une requête déposée par la conseillère municipale Lalatiana Ravololomanana, le Tribunal administratif (Ta) d’Antananarivo avait annulé une délibération du Conseil municipal autorisant la Commune urbaine d’Antananarivo (Cua) à utiliser le terrain de Tiko à Andohatapenaka pour servir de fourrière. Pour motiver sa saisine, l’opposante a soutenu l’absence de la délibération dans l’ordre du jour de la session extraordinaire de juillet 2016. Dans sa décision, le Ta avait sanctionné ce « non-respect de procédure ». Une semaine ou presque après la décision du Ta d’Antananarivo, le Conseil municipal avait été de nouveau convoqué pour une session extraordinaire pour délibération, en particulier par rapport à ce terrain. Et ce, suite à une déclaration du président du Groupe Tiko, Marc Ravalomanana, affirmant être toujours d’accord pour mettre le terrain d’Andohatapenaka à la disposition de la Cua si besoin est. Le 27 février, une trentaine de conseillers municipaux majoritairement acquis à la cause de la maire ont ainsi de nouveau adopté une délibération autorisant l’Exécutif de la Cua à négocier avec le Groupe Tiko pour l’utilisation du terrain. Autrement dit, les conseillers municipaux du Tim ont tenté de régulariser la procédure. Il s’agissait pour eux de rectifier le tir après leur bévue de la première fois.  Instrumentalisation du Conseil municipalAu cours d’une interview en marge d’une remise de dons alimentaires à Ilanivato Anosipatrana samedi dans la matinée, les conseillères municipales d’opposition sont revenues à la charge. Les Lalatiana Rakotondrazafy, Lalatiana Ravololomanana ont remis le Conseil municipal de la Cua dans l’embarras. Elles ont en effet de nouveau relevé un vice de forme lors de l’adoption de la nouvelle délibération autorisant l’Exécutif de la Cua à négocier avec le groupe Tiko concernant le terrain d’Andohatapenaka.  « L’Exécutif communal a assisté à cette réunion. La loi stipule pourtant clairement que l’Exécutif n’a pas le droit d’y assister », a soutenu la présidente du parti « Freedom » devant la presse. Cette dernière a ainsi appelé la Préfecture de police d’Antananarivo à étudier de près cette délibération adoptée par le Conseil municipal lors de sa dernière session extraordinaire avant de trancher sur le contrôle de légalité. Pour ce qui est de la forme, les conseillères d’opposition s’insurgent contre l’instrumentalisation du Conseil municipal  pour cautionner voire pour favoriser certains, par rapport au litige opposant la Cua au pouvoir central. Dernier rebondissement connu dans ce dossier, le directeur de l’Urbanisme et du Développement au sein de la Cua avait demandé au ministère auprès de la Présidence en charge des Projets présidentiels, de l’Aménagement du territoire et de l’Equipement ainsi qu’à la société Total de se conformer à la loi. Au cours d’une conférence de presse dans ses bureaux à l’Hôtel de Ville, Analakely en fin de semaine dernière, Edison Razafitsihoarana avait alors laissé planer la menace d’une démolition des infrastructures illicites si l’Etat persistait dans son projet concernant Andohatapenaka. Affaire à suivre.L.A.

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Déploiement de nouvelles stratégies contre l’insécurité

Les forces armées sont en train de nettoyer dans leur bergerie tout en déployant de nouvelles stratégies de rétablissement et de maintien de l’ordre. D’après ce qu’on a compris des propos du ministre de la Défense nationale, le général Léon Jean Richard Rakotonirina, un nouveau zonage du pays est mis en œuvre et plusieurs vagues de mission seront développées.

La première vague concerne la partie nord à partir de Tsaratanàna et nord-ouest jusque dans le Menabe. La deuxième vague est encore tenue au secret. Toujours est-il que cette nouvelle stratégie apparaît comme plus efficiente et plus rassurante en matière de politique d’éradication du grand banditisme et de sécurisation des no man’s land. Près de 400 soldats sous le commandement du général Elie Zafitombo sont en mission multiforme. Ils vont évidemment pourchasser les dahalo et rétablir l’ordre dans leur progression, explique le général Elie Zafitombo. Il s’agit aussi de conduire des Actions Civilo-militaires autrement dit des activités sanitaires et médicales en faveur des populations de ces zones éloignées des grandes agglomérations. Le contingent aura par ailleurs la mission d’éducation civique et environnementale auprès des populations impactées par leur mission militaire. En tout cas, ils vont reboiser.

Un peu comme les soldats argentins de l’époque à qui on obligeait de consommer des goyaves pour faire de l’Argentine un grand pays exportateur de confiture de goyaves ; pourquoi pas ?

Pendant ce temps, un contingent de quelque 200 soldats nouvellement recrus puis remerciés, se plaint. Ayant servis jusque dans des missions militaires de lutte contre les dahalo dans plusieurs régions, ces soldats sont aujourd’hui remis à leur famille. Ils se tournent vers le président de la République parce qu’ils ne comprennent pas la raison de leur révocation. D’après leurs dires c’est après près d’un an d’exercice que leurs supérieurs trouvent des anomalies ou de fausses déclarations dans leurs dossiers d’engagement. Apparemment, les forces armées ont effectué des contre-vérifications des dossiers de ces soldats et il est apparu qu’il y aurait eu des faux et usages de faux parmi les pièces fournis qui composent les dossiers de ces soldats révoqués.

Avis aux brebis galeuses dans les forces armées (militaires et gendarmes et policiers) car les nouvelles autorités sont en train d’extirper les vers ici et ailleurs dans l’Administration. Le cas du district de Tsaratanàna, une zone très enclavée où l’on accède que très difficilement mais qui a été sous la coupe du grand bandit dénommé Del Kely a été pris en exemple par le ministre de la Défense nationale.

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La Haute Cour de Justice a reçu quatorze dossiers en neuf mois

Quatorze (14) dossiers ont été reçus auprès de la Haute cour de justice (HCJ) depuis sa mise en place au mois de juin 2018, a déclaré René José Andriatinarivelo, procureur général près de la Cour suprême, représentant le ministère public au sein de cette institution.

Le dernier dossier reçu ne concerne pas le président de la République, élude-t-il, tout en gardant de dévoiler de quoi il s’agit pour garder la présomption d’innocence du mis en cause. La probabilité qu’il puisse s’agir du dossier de l’ancien vice-Premier ministre de la Transition, Julien Reboza est pourtant très élevée. Ce dernier est en effet cité dans le cadre de la vente de la villa Elisabeth à Ivandry vers le début de l’année 2014. Le dossier a récemment été déféré au tribunal en charge des affaires de corruption, le Pole anti-corruption (PAC) aux 67 Ha. Trois autres personnes sont déjà placées sous mandat de dépôt à Antanimora dans cette affaire. 

L’ancien premier ministre, Olivier Solonandrasana Mahafaly, qui a cumulé au ministère de l’Intérieur et de la décentralisation vient d’être également convoqué par le Bureau anti-corruption (Bianco) à Ambohibao pour une affaire de détournements de deniers publics dans le cadre de l’attribution des marchés publics dans des communes d’Antsiranana II. Deux personnes dont un ancien conseiller de cet ancien premier ministre seraient déjà en détention préventive. 

Les dossiers reçus auprès de la HCJ concerneraient pour la plupart des affaires de corruption, de détournements de deniers publics et de trafics de bois de rose qui impliqueraient les hauts responsables de l’Etat durant leur mandat. Cette juridiction reste d’ailleurs la seule instance judiciaire compétente en la matière.

René José Andriatinarivelo précise toutefois que conformément à la loi en vigueur régissant la HCJ, elle n’enregistre pas les requêtes de mise en cause du Chef de l’Etat. Celles-ci doivent être enregistrées directement auprès de l’Assemblée nationale où leur recevabilité est étudiée en commission. La HCJ reçoit par contre les requêtes contre les chefs d’institutions et les membres du gouvernement. Si ces dossiers ont rempli les critères de recevabilité, elle les transmet au niveau de l’Assemblée nationale pour une étude de mise en accusation. 

Selon toujours le procureur José Andriatinarivelo, la HCJ a déjà pris des décisions concernant quatre (4) dossiers. Deux d’entre eux ont été transmis au niveau du parlement. Le mandat des députés ayant expiré, ce sera au nouveau parlement élu de reprendre les dossiers.

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Un gendarme stagiaire tombe sous la balle des dahalo

Un gendarme stagiaire est tombé sous la balle des bandits de grand chemin ou dahalo dans la partie nord de la Grande île. Il s’agit de Dera Théogène Rakomalala de l’EP3 FIGN Antananarivo. Le drame s’est passé dans le district de Tsaratanàna hier, vers 2h du matin, à Antsirasira, commune rurale de Betrandraka. Le jeune homme âgé de 25 ans a été touché à sa tête. Il avait participé à une opération de poursuite en vue de récupération des zébus volés dans le secteur.  Dera Théogène Rakotomalala faisait partie d’une équipe ayant renforcé les gendarmes de la brigade d’Andriamena. Ces derniers ont reçu des informations selon lesquelles un acte de vols de 45 zébus vient de se dérouler dans la commune de Betrandraka. C’est sur le chemin que les forces de l’ordre ont été attaquées par les bandits. Outre le jeune gendarme, un bandit y a également laissé la vie.  Les études balistiques auraient confirmé que la balle ayant touché le gendarme stagiaire est celle des forces de l’ordre. Cela confirme en effet l’implication des éléments de forces dans les actes de banditisme grandissant dans le pays. Ainsi, le secrétaire d’Etat chargé de la gendarmerie, le général Richard Ravalomanana a-t-il indiqué qu’il fera tout pour retrouver ceux qui sont derrières ces actes odieux.  Une communication de la gendarmerie nationale indique qu’après les échanges de tirs, les bandits ont pris la fuite. Ils ont laissé trois armes du genre FC et un pistolet automatique. Ils ont également abandonné les 45 zébus que les forces de l’ordre ont pu ramener à leur propriétaire le jour même de cet affrontement mortel.  Mais il n’y a pas que les bandits de grand chemin qui règnent dans le district de Tsaratanàna. Les kidnappeurs y font également la loi. Les forces de l’ordre seraient actuellement sur les traces d’un réseau de malfaiteurs dirigé par un certain « Del Kely ». Ce réseau serait impliqué dans l’enlèvement d’un candidat aux élections législatives dans ce district. Actuellement, les forces de l’ordre a lancé une prime de 20 millions d’ariary à toute personne pouvant fournir des informations concernant « Del Kely ».  Pour faire face à cette situation très critique en matière de sécurité publique dans cette partie septentrionale, une escouade de près de 400 militaires ont été dépêché dans cet endroit pour renforcer la sécurité. Ces commandos sont lourdement équipés et sont prêts à tout faire pour rétablir et maintenir l’ordre dans le pays. Le ministère de la Défense nationale indique que d’autres éléments vont être dépêchés dans les autres régions qualifiées de zone rouge en matière d’insécurité.

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Descente inopinée au marché d’Anosibe, un commerce sanctionné

Une nouvelle descente inopinée de la ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat a eu lieu au marché d’Anosibe hier. La ministre, Lantosoa Rakotomalala, a été accompagnée par le ministre de la sécurité publique et du secrétaire d’Etat en charge de la gendarmerie nationale. L’objectif de la descente était de constater de visu la hausse des prix dénoncée par les consommateurs sur les étals et au niveau des grossistes et d’agir en conséquence. Des mesures pour limiter les problèmes liés à la spéculation à cause de la pandémie du coronavirus ont ainsi été prise directement après ce contrôle.

De nombreuses infractions liées au commerce notamment du riz dans le marché d’Anosibe ont été constatées. Des commerçants qui n’ont pas pu justifier leur prix en hausse faute de factures ou des prix qui ne sont pas affichés. « Les consommateurs doivent connaître a priori les prix des produits, c’est un droit fondamental des consommateurs », insiste Lantosoa Rakotomalala qui a décidé de fermer un commerce pour manquement aux respects de la loi en vigueur.

Le ministère de l’Industrie a déclaré que l’Etat ne se pliera plus au manquement aux textes par rapport notamment au prix des produits sur le marché et surtout face aux spéculations de tous bords appliquées ces derniers temps par certains commerçants.

Les autorités avaient annoncé lors du dernier conseil de ministres que le kilo du riz ne doit pas dépasser 1 800 ariary sur le marché. De nouvelles descentes seront ainsi programmées pour continuer le suivi du contrôle des prix sur le marché, des sanctions sont prévues pour les contrevenants.

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Prolifération de la vente illicite de médicaments

Illégale. La vente illicite de médicaments commence à se multiplier dans toutes les régions de Madagascar. Les médicaments se vendent comme du pain et du manioc dans la rue, selon le ministère de la Santé publique.

« Ces derniers temps, nous avons découvert plusieurs personnes dans les recoins des rues ou dans les marchés de quartier qui s’adonnaient à la vente de médicaments sans aucune autorisation. Toutes les petites épiceries de la capitale ont un petit stock de médicaments de base à vendre. Certains pratiquent même la vente en ligne. Cela constitue un grave danger pour la santé publique dans la mesure où les faux médicaments peuvent nuire à la santé d’une personne bien portante. Les médicaments ne se vendent pas dans les rues car ils ont un mode de conservation spécifique », interpelle le Dr Manitra Rakotoarivony, directeur de la Promotion de la santé auprès du ministère de la Santé publique. Ce dernier a insisté que seuls les pharmacies et les dépôts de médicaments sont autorisés à vendre des médicaments.

Descente

« Le grand problème dans cette vente illicite de médicaments, c’est que les médicaments deviennent des poisons si le mode de conservation n’est pas respecté. Et le comble, c’est que certains chefs de fokontany nous supplient de ne pas chasser ces vendeurs clandestins en arguant que la population aurait besoin de leurs marchandises », a poursuivi le Dr Manitra Rakotoarivony. Cette pratique illégale peut pourtant renforcer la vente de médicaments périmés sur les marchés, rajoute-t-il.

De même, un membre dirigeant de l’Ordre national des pharmaciens a déploré la banalisation de ce phénomène. « Si on tient compte des diverses plaintes déposées par de nombreux pharmaciens dans tout le pays, la vente de médicaments dans les lieux non autorisés et par des personnes non qualifiées, devient de jour en jour préoccupante. Outre les vendeurs des rues, les médecins n’ont le droit de vendre que les médicaments de base. Or certains médecins recèlent un véritable stock de médicaments », selon ce responsable.

Selon le Dr Manitra Rakotoarivony, le ministère a lancé il y a un mois une campagne de lutte contre la vente illégale de médicaments au niveau des districts. Prochainement, un comité mixte composé par le ministère de la santé et celui du commerce procèdera à des descentes inopinées sur le terrain pour faire la chasse aux vendeurs clandestins.

Avec la propagation du Covid-19, les arnaques en tout genre commencent à également à voir le jour. Des personnes vendent des produits qu’elles vantent comme étant un remède contre ce virus, tandis que sur les réseaux sociaux la vente de plantes médicinales ou autres préparations prolifèrent.

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Désengorgement des prisons : le ratio « condamnés/prévenus » en baisse

« Le ratio " condamnés/prévenus " a largement diminué ces derniers temps dans le pays », a révélé hier le ministre de la Justice, Johnny Richard Andriamahefarivo. Il est ramené à 54/46 dans tout Madagascar en 2019. Ce, grâce à l’accélération du traitement des dossiers judiciaires à travers les missions de la « Cellule de veille stratégique » (CVS) que le ministère a inscrit dans son plan de travail annuel 2020, au titre de ses activités prioritaires.

Le ministre de la justice a reconnu la lenteur et la lourdeur du système judiciaire malgache que les médias, les organisations non gouvernementales et l’opinion publique n’ont de cesse de décrier ces derniers temps. C’est pour apporter justement une solution à ces problèmes récurrents qu’il relance la cellule de veille stratégique.

La CVS est une structure multidirectionnelle du ministère de la Justice qui regroupe des représentants issus de toutes les directions concernées par l’accélération du traitement des dossiers civils, pénaux, commerciaux et sociaux au niveau des juridictions. Elle a été mise en place en juillet 2018. Elle apporte aux juridictions un appui technique, organisationnel et financier. Elle a pour mission de faire un suivi régulier auprès des juridictions de l’évolution du ratio condamnés/prévenus et des statistiques relatives au traitement des dossiers civils.

L’identification des obstacles empêchant l’atteinte des objectifs fixés et de concevoir une stratégie adéquate assortie d’un plan opérationnel d’actions fait également partie de l’objectif de la CVS.

Grâce à la CVS, le nombre des personnes détenues prévenues a été ramené en dessous de la barre de 50% dans les villes de Toamasina, Antsiranana, Ambatondrazaka, Manakara et Antsirabe. Toutefois, le nombre de la population carcérale a connu une hausse de 13% entre 2018 et 2019 dans ces localités. Le nombre des personnes condamnées n’a pas dépassé les 50% de la population carcérale ces cinq dernières années.

Encouragé par ces résultats positifs, le ministère de la Justice prévoit de démarrer les activités d’appui et de suivi de la CVS, pour l’année 2020, à partir du mois de mars, dans les zones clés prioritaires d’intervention dont Antananarivo, Maroantsetra, Maintirano, Betroka, Ambanja, Tsaratanàna, Ikongo, Toamasina et Tolagnaro.