Les actualités à Madagascar du Dimanche 19 Janvier 2020

Modifier la date
Madaplus.info0 partages

Madagascar: lancement de la campagne nationale de reforestation

Le lancement de la campagne nationale de reforestation s’est tenu aujourd’hui à Ankazobe. Ils étaient plus de 12 000 avec le président Andry Rajoelina à cette campagne nationale de reforestation. Le numéro un Malgache de dire que la forêt est l’assurance de la vie. Ainsi, il est impératif de la protéger.
Pour les 60 ans du retour de l’indépendance, 60 millions d’arbres seront plantées à Madagascar pour cette année. Pour la région Analamanga, 1.200.000 arbres ont été planté aujourd’hui sur une surface de 500ha. Andry Rajoelina a réitéré lors de son discours que la reforestation de Madagascar est un objectif commun.
La Vérité0 partages

Rugby- Gold Top 20 - TFA crée l'exploit devant la CNaPS

Ce dimanche, le TFA Anatihazo est entré dans l'histoire du rugby malagasy. Dirigé par son coach Mamikely, l'équipe a créé l'exploit et fait chuter la CNaPS Sport en remportant la première demi-finale  du championnat de Madagascar au stade Makis, plein comme un œuf. Menés par son capitaine Ginot , les « Pilokely » d'Anatihazo arrachent  le ticket pour sa première finale dans un sommet national devant 20.000 spectateurs. Les rouges et jaunes ont mis fin à la série de victoires de la CNaPS Sport Haute Matsiatra vu comme ultra favori par les férus de l'ovale malagasy dans cette compétition. Effectivement, le TFA a faussé tous les pronostics et élimine les caissiers par un score final de 37-32.

 

Les deux équipes se sont quittées à la pause sur un score de 23-17 à l'avantage du TFA. La CNaPS avait maintenu le TFA dans le demi-terrain mais Ragasy et ses camarades ont su profiter les fautes de main dans les jeux qui ont payé cher. Mais sous la pression du public du quartier, la CNaPS n'a pas su imposer son jeu.  Les Pilokely creusent l'écart jusqu' à 30-20 avant que la formation de  Haute Matsiatra réussit un essai pour réduire l'écart à 27-30 à la 65e.

Les caissiers ont encore payé les frais sur une faute de main de leur deuxième ligne à 6 minutes de la fin. Ragasy marque l'essai victorieux de son équipe, transformé par Ginot à la 93e (37-27). La CNaPS change de stratégie dans les trois dernières minutes mais  trop tard. Le TFA a plié le match  37-32  pour s'envoler en finale.

Le TFA Anatihazo trouvera donc le COSFA en finale dimanche prochain. Les militaires ont dompté la FT Manjakaray dans la deuxième demi-finale. La formation de « Dakar » avait pourtant mené au score jusqu'au bout tandis que les militaires se donnaient du mal pour y revenir. Dirigés par son capitaine, Tolotriniaina Rakotoson, les militaires ont tout fait pour limiter les dégâts tout en sachant que la fin du match pourrait se basculer à leur faveur. Menées jusqu'à 10-03  à la 17e minute de la première mi-temps, les Forces Armées ont égalisé (10-10) à la pause. Au retour des vestiaires, à deux minutes de la pause (42e),  la FTM marque un essai transformé et reprend les commandes (17-10). Mais les bleus seront figés sur ce score tandis que les militaires vont remonter la pente petit à petit (17-13) à 20 minutes de la fin. Les chocs étaient rudes entre les deux équipes. A la 74eme, les militaires prennent le dessus sur un essai non transformé  (17-18). Une douche froide pour Manjakaray mais le COSFA a défendu précieusement ses avantages jusqu'au coup de sifflet final et se qualifie pour la finale. Ce sera sa deuxième finale consécutive après son titre de 2018.

Elias Fanomezantsoa

La Vérité0 partages

Campagne de reboisement 2019 - Une participation active du groupe Sodiat

Le secteur privé en phase avec le projet gouvernemental. Le groupe Sodiat a marqué sa présence durant le lancement de cette campagne à Firarazana. Le Président directeur général, Mamy Ravatomanga, a d'ailleurs témoigné son enthousiasme pour ce reboisement. Outre le fait qu'il a mis en terre les pépinières, le PDG a mobilisé 150 employés pour participer activement à la cause. «  Je  suis tellement heureuse de participer à ce reboisement. Vu les enjeux climatiques auxquels nous faisons face actuellement, il est grand temps de penser à l'avenir de la génération future.

En plus, si le Gouvernement vise 40 000 hectares par an, nous devons tous l'aider pour atteindre cet objectif », avance une dame. Il faut noter que ce n'est pas la première fois que le groupe œuvre pour une action citoyenne. Il y a deux ans, le groupe a aussi organisé un reboisement. A ce moment-là, tous les employés ont planté des arbres à Tsimahandry. La même année, Sodiat a rejoint le reboisement organisé par le groupement des transporteurs à Moramanga.

En dehors du reboisement, le groupe effectue d'autres actions pour la société notamment la circoncision. Les fils des employés du groupe ont bénéficié d'une circoncision gratuite au sein du Polyclinique au mois de juillet dernier. Il faut noter que le groupe célèbre cette année son trentième anniversaire. Au cours de ces années d'existence, le groupe favorise le développement en créant des biens et services et en employant plus des milliers de personnes. Les onze sociétés du groupe exercent des  activités diversifiées allant du transport de carburant, au centre de santé, au négoce, à l'audiovisuel, à  l'hôtellerie, à l'agence de voyage et à la maintenance industrielle et pétrolière. 

La Vérité0 partages

Recrutement d’enseignants fonctionnaires - Un millier de contrats de travail remis

Parmi les 8 500 nouveaux recrus au titre de l’année 2019. Plus de 500 enseignants recrutés en tant que fonctionnaires viennent de recevoir officiellement leurs contrats de travail, samedi dernier à Mahamasina. Il s’agit de la seconde vague, après la première composée de 700 enseignants dont les contrats de travail leur ont été remis la fin de l’année dernière. La plupart d’entre ces nouveaux recrus sont des sortants du Centre régional de l’institut national de formation pédagogique (CRINFP) Analamanga et de l’Ecole normale supérieure (ENS).

D’autres ont pu être recrutés suite à la promesse du Président de la République lors de sa visite dans plusieurs localités. Des enseignants issus entre autres des écoles primaires publiques (EPP) Ambodirano Ampefiloha, Antsirabe II, Avaradrano, Ambodimita, Ambohidroa, Anosibe ou encore ceux des Collèges d’enseignement général (CEG) Anosibe et Ambohimamory, ainsi que ceux du lycée Masindray et du préscolaire de Fianarantsoa I en font partie.

Jusqu’ici, plus de 1200 enseignants recrutés dans la Fonction publique ont reçu leurs contrats de travail. Le reste des recrus aura les leurs d’ici le mois de mars au plus tard, à en croire le ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement technique et professionnel (MENETP), Marie Thérèse Volahaingo. « Le recrutement d’enseignants en tant que fonctionnaires vise à alléger les charges parentales. Aussi, ceux qui ont suivi une formation pédagogique garantissent une meilleure qualité de l’enseignement, c’est pourquoi ils sont privilégiés », rappelle le ministre de tutelle.

Outre les sortants des CRINFP, les 1 200 diplômés de l’ENS s’attendent tous à être recrutés. « 624 d’entre nous ont été recrutés en 2019. Nous espérons que le reste sera embauché dans la prochaine vague de 2020 », avance Eflangé Martenique Be Jehant, parmi les diplômés de l’ENS pour Sambava. Le traitement des dossiers des enseignants FRAM, dont le recrutement a été fait directement auprès des circonscriptions scolaires, va s’en suivre. Notons que ces enseignants contractuels vont immédiatement prendre leurs postes dans leurs lieux d’affectation respectifs.

Patricia Ramavonirina

La Vérité0 partages

« Tagnamaro 2020 » - Des milliers de jeunes plants mis en terre

Deux jours d’activités pour la préservation de l’environnement. Dans le cadre de la 11ème édition  du projet « Tagnamaro », initié par le ministère de la Communication et de la Culture (MCC), des centaines de collaborateurs issus de différents services de ladite entité se sont mobilisés ces deux derniers jours. Le premier projet « Tagnamaro » de cette nouvelle année 2020 est marqué par un reboisement, l’événement qui coïncide avec le lancement national des opérations dans le cadre du reboisement 2020. Samedi dernier, plus de 500 personnes issues du ministère de la Communication et de Culture, venant d’Antananarivo, se sont déplacées à Imerintsiatosika pour préparer les milliers de trous de plantation au niveau de la zone à reboiser.

Hier, à part les responsables qui se sont mobilisés à Ankazobe pour la même cause, une deuxième vague de personnel dudit ministère s’est chargée de mettre en terre 5 000 jeunes plants composés de deux espèces appelées respectivement « Acacia mangium » et l’eucalyptus citronné « Corymbia citriodora ». Selon Nampoina Ranarivelo, coordonnateur du projet « Tagnamaro », le suivi de ce reboisement va être assuré par une équipe de la station DIT basée à Imerintsiatosika et celle de la Direction centrale.

Par ailleurs, pour marquer la première année de ce projet, au mois de mars prochain, une nouvelle stratégie visant à répandre le mouvement va être appliquée. Le ministère de la Communication et de la Culture va renforcer la pérennisation et l’adoption de cette prise de responsabilité en répartissant tous les personnels issus de différentes Directions dans des zones distinctes.

K.R.

La Vérité0 partages

Drame familial à Ankasina 67ha - Une maman empoisonne ses filles et tente de se suicider

Innommable ! C’est ce qu’on peut qualifier du geste d’une mère de famille d’une trentaine d’années. Les faits se sont déroulés la nuit du vendredi dernier dans le quartier d’Ankasina aux 67ha. Le lendemain, sur le lit d’une chambre d’hôtel de ce quartier, les corps sans vie de deux fillettes de 9 et de 12 ans entouraient encore celui de leur maman, qui était dans le coma lorsque les secours sont intervenus pour les sauver. D’après une information, les petites mouraient à la suite d’un empoisonnement, probablement avec de l’insecticide. A l’index : leur propre maman.

Quant à celle-ci, elle a également absorbé le même produit toxique, dans le but de mettre fin à ses jours après qu’elle eût ôté volontairement donc la vie à ses progénitures. Des témoins oculaires ont affirmé avoir vu les agents du BMH évacuer les dépouilles des malheureuses  de cette chambre d’hôtel.  Leur mère, qui reste en vie,  est pourtant  très mal en point,  et a été évacuée d’urgence en réanimation à l’HJRA Ampefiloha. Hier matin, c’est-à-dire le dimanche suivant, elle demeurait encore dans cette unité de soins. « Oui, j’ai donné du Nuvan à mes filles », aurait-elle déclaré un peu plus tard.

Mais qu’est-ce qui a poussé cette femme à se comporter cruellement ainsi, quitte à assassiner ses filles ? Elle serait confrontée ainsi à un grave problème de couple où il semblait n’avoir aucune issue, du moins pour la concernée. D’après une source proche de sa famille, son mari l’aurait surpris avec son amant,  il y a si peu de temps encore. Mais loin d’admettre ses fautes vis-à-vis de son conjoint, elle aurait au contraire haussé le ton. Ce qui a débouché à une violente dispute, du moins verbale, entre le couple. Ce n’est pas tout. Son désaccord l’a finalement poussée à abandonner époux et enfants, lesquels furent désormais  livrés à leur sort. Cependant, la mère de famille en cause, et ce, sur un accord tacite avec son conjoint, a pris l’habitude de récupérer les filles en sa compagnie tous les week-ends. Une situation que les témoins n’avaient trouvé rien  de suspect puisqu’elle paraît  plus ou moins normale sinon légitime. Mais nul ne s’était guère attendu à ce que la maîtresse de maison aille commettre l’irréparable lors du récent week-end où les trois vont se retrouver pour la dernière fois. Car la femme a eu cette funeste idée d’emmener les petites dans cet hôtel pour les…assassiner,   et essayer  ensuite de se suicider !

Mais est-ce vraiment son problème conjugal qui avait exaspéré cette femme au point de la transformer en une criminelle ? D’après toujours l’information, ce n’était pas vraiment sa séparation d’avec son mari qui l’a exaspérée ainsi au plus haut point. Car avec le temps, voilà que sa relation avec son amant se met, elle aussi, à se dégrader. Ce qui a donc  provoqué une profonde déception chez la concernée au point de la rendre presque folle et meurtrière. Les Forces de l’ordre ne sont encore qu’au début de leur enquête pour tenter d’apporter la lumière sur cette affaire.  Le drame touchant cette petite famille de la Capitale, n’est pas sans rappeler celui qui est récemment survenu à Antsirabe. Mais à l’inverse de cette mère de famille, c’est le chef de famille qui a fait cette fois des siens dans la ville d’Eaux.  Il n’a pas hésité non plus à assassiner son petit garçon de 4 mois et sa fillette de 18 mois, également  à la suite d’un insoluble problème de couple.

Franck R.

La Vérité0 partages

Reboisement national - Le plus important à faire

Une ferveur populaire sur fond d'élan patriotique a accompagné le coup d'envoi de la campagne nationale de reboisement donné ce dimanche. Toutes les Régions de l'île se sont mobilisées autour de ce devoir sacré pour la patrie et les générations futures. L'événement dont l'épicentre a eu lieu à Fararazana Ankazobe en présence du Président Andry Rajoelina a coïncidé avec la célébration du premier anniversaire du début effectif de son mandat électif.

 

Sous l'impulsion de son chef, l'Etat envisage de mettre en terre plusieurs dizaines de millions de jeunes plants sur toute l'étendue du territoire dans le dessein de faire de Madagascar une île verte à nouveau. Les directions interrégionales ou régionales de l'environnement et du développement durable (DIREDD/DREDD) sont les piliers majeurs de l'effectivité de cette initiative avec la collaboration de la Présidence de la République. Chaque branche régionale du ministère de l'Environnement et du Développement durable (MEDD) se tient prête à relever le défi. Les préparatifs ont été sur les rails depuis des mois. Quant à la DIREDD Atsimo Atsinanana, Anosy et Androy, les trois pépinières sous son contrôle direct sont à même de fournir des millions de jeunes plants durant toute l'année.

Sauver notre Terre-mère

Celle localisée à Fanjahira, Ifarantsa Taolagnaro s'étend sur une dizaine d'hectares avec plus de trois millions de jeunes plants utilisés lors du lancement de la campagne nationale de reboisement et durant toute la campagne à venir. Le site à Mangarivotra, dans la Région Androy, et celui à Namohora Farafangana, dans la Région Atsimo Atsinanana, produisent chacun cinq millions de jeunes plants. La situation est à peu près la même dans chaque Région.

Dans le contexte de réchauffement planétaire et de déclin de la biodiversité mondiale, le reboisement est un acte vivement recommandé pour tenter d'enrayer les conséquences néfastes des conditions changeantes. Une telle initiative est salvatrice pour les générations actuelles. Reboisement à grande échelle signifie aussi création d'emplois. C'est en outre une manière de sauver notre Terre-mère de l'étau du changement climatique.

Tous les individus et toutes les entités, qu'elles soient publiques et de la société civile, sont encouragés à s'associer à cet effort d'envergure nationale et planétaire aussi. La plateforme Alliance Voahary Gasy (AVG), qui soutient le Gouvernement malagasy dans ce sens, souligne toutefois qu'il est plus important par-dessus tout de prendre soin des arbres plantés durant toute l'année. En effet, l'Etat vise à reboiser une moyenne annuelle de 40 000 hectares alors que le taux annuel de déforestation nationale est de quelque 100 000 hectares.

Bonne dose de discipline

Le nombre d'arbres plantés importe peu pour une opération de reboisement. Seul le nombre d'arbres qui poussent sur les terrains reboisés et à l'abri des ennemis permettrait de mesurer le taux de réussite des investissements déployés en la matière. Le MEDD a fait le vœu de mettre le gros paquet à cette fin. Il s'agit de fait d'un devoir collectif et non de celui d'une seule entité ou d'un seul département ministériel.

Vendredi dernier, l'AVG, avec ses partenaires, a lancé sa campagne de reboisement régional à Andasibe, Moramanga. L'occasion rentrant dans le cadre de la célébration du 10e anniversaire de son existence, était pour son président, Ndrato Razakamanarina, de répliquer aux reproches formulés par quelques organismes internationaux à l'endroit des autorités nationales au sujet des méthodes mises en œuvre pour le reboisement national. « La décision prise par l'Etat est capitale et nous soutenons sa concrétisation », a martelé l'orateur.

Par ailleurs, il a insisté qu'avec une bonne dose de discipline et de solidarité communautaire, Madagascar pourrait réussir le pari de redevenir une île verte et de préserver son précieux environnement à la merci de pressions toujours croissantes. De microprogrammes de reboisement d'initiative citoyenne jusqu'au niveau de chaque village voire ménage doivent se réaliser à travers le pays à partir de cette semaine.

Manou Razafy

La Vérité0 partages

Perfidie manifeste

Le comportement délétère voire fourbe du président de la Chambre haute, Rivo Rakotovao, continue d'alimenter le débat et crée des vagues à l'intérieur même de la Chambre qu'il dirige. Imbu de perfidie manifeste, Rivo Rakotovao fait honte à l'auguste Institution qu'il représente. Et la bourde défraie la chronique. Le président du Sénat, Rivo Rakotovao, saisit le 14 janvier  la Haute Cour Constitutionnelle (HCC) aux fins d'engager la procédure de caducité des 14 ordonnances prises par le Chef de l'Etat Rajoelina Andry Nirina en Conseil des ministres. Motif, ces ordonnances sont, parait-il, contraires à l'esprit de la Constitution. Elles pècheraient par l'absence de ratification par le Parlement. Ainsi, elles devraient être frappées de nullité.

 

D'aucuns s'interrogent qui aurait pu induire en erreur Mr le président du Sénat ? Sans nul doute, on lui a jeté une peau de banane et le truc marchait, Rakotovao trébucha. Victime de l'ignorance des arcanes du droit du moins le minimum du mécanisme de la Constitution en pareil cas ou de la naïveté tout court, le président du Sénat s'était fait piéger comme un petit gamin.A cela s'ajoute l'amnésie alarmante frisant la maladie d'Alzheimer.

Conformément à l'art 104 de la Constitution au paragraphe 1 : « Le Parlement, par un vote à la majorité absolue des membres composant chaque Assemblée, peut déléguer son pouvoir de légiférer au Président de la République pendant un temps limité et pour un objet déterminé. Et paragraphe 2 : « La délégation de pouvoir autorise le Président de la République à prendre, par ordonnance en Conseil des ministres, des mesures de portée générale sur des matières relevant du domaine de la loi ». Dans les faits. Le Parlement a donné son feu vert au Président de la République à légiférer pour une durée de 5 mois. En effet, le 1er février 2019, l'Assemblée nationale par 95 voix pour, 6 contre et une abstention et le 5 février 2019, le Sénat à l'unanimité de 52 voix, sénateurs et députés ont voté en majorité absolue de leur Assemblée respective le cadre légal donnant la voie libre au Chef de l'Etat Rajoelina Andry à légiférer par ordonnance.

A quoi rime donc le geste du président du Sénat ? A noter que parmi ces 14 ordonnances de la discorde qui, soit dit en passant , ont obtenu toutes l'aval de la HCC, figure celle limitant le nombre des sénateurs à 18. Ceci explique cela !

Mais au-dessus de tout, l'opinion s'offusque de la perfidie manifeste de Rivo Rakotovao. En fait, le lundi 13 janvier, le Sénat sous la conduite de son « illustre » président vint au Palais d'Ambohitsorohitra pour présenter les vœux du Nouvel an au couple présidentiel. Rivo Rakotovao a déclaré pour l'occasion devant le Chef de l'Etat la volonté de son Institution et de lui-même à coopérer avec l'Exécutif pour l'intérêt supérieur de la Nation.

Mais le lendemain, le mardi 14 janvier, Rivo Rakotovao qui semble avoir oublié déjà les belles paroles d'hier au Palais déposa une requête visant à annuler les ordonnances (14) adoptées en Conseil des ministres. Une perfidie hors-pair que même les fourbes invétérés n'osent pas manifester. Larousse définit « perfidie », entre autres, « Qui, sous des apparences aimables, cherche à nuire ». C'est le cas de le dire !

Ndrianaivo

La Vérité0 partages

Autosuffisance alimentaire - Objectif atteint plus tôt que prévu

Autosuffisance alimentaire. L'expression était pour la première fois parvenue aux oreilles de la plupart des Malagasy dans les années 80 lorsque le Président de l'époque, Didier Ratsiraka avait laissé entendre que les pays qui seront autosuffisants du point de vue alimentaire dans les années 2000 seront des pays puissants. Un objectif que Madagascar n'a toujours pas atteint jusqu'ici, preuve en est les importations massives de produits de première nécessité du pays. Cette autosuffisance alimentaire figure justement parmi les « Velirano », autrement dit, les engagements, du Président de la République Andry Rajoelina. Un objectif qui semble être atteignable plus tôt que prévu.

 

En effet, un « Memorandum  of Understanding » ou « Mémorandum d'entente » a récemment été signé entre le ministère de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche et le groupe « Elite Agro LLC » qui a son siège à Abu Dhabi, Emirats-Arabes Unis. Ce document, qui ne lie pas les parties, permettra au groupe émirati d'exploiter 60 000 hectares dans la Région Bas-Mangoky, pour la riziculture, la culture de céréales, de soja, de pois de cap et d'arachides.

Elite Agro LLC propose d'apporter son savoir-faire et sa technologie pour produire 350 000 tonnes de riz en une saison, 150 00 tonnes de blé annuel pouvant aller jusqu'à 240 000 tonnes, du soja à hauteur de 300 000 tonnes par an, du pois de cap à hauteur de 20 000 tonnes et de l'arachide de 30 000 tonnes annuel. Il est important de souligner qu'il ne s'agit pour l'heure que d'un partenariat. Dans le cas où l'essai est concluant, un contrat définitif ne pourrait être signé que dans un an.

En outre, il ne s'agit nullement d'un bail emphytéotique comme ce fut le cas sous le régime de Marc Ravalomanana à l'époque avec le conglomérat Daewoo. Dans le cas actuel, l'Etat ne loue ni ne vend ses terres. Il prête les  terrains. Dans le cadre de ce mémorandum, les deux parties se sont en effet engagées à apporter leur part de contribution : L'Etat malagasy met la terre à la disposition de l'Elite Agro LLC et cette société amène ses machines, son savoir-faire et rétribue les paysans qui travailleront dans les champs. Notons qu'une prospection a été faite par cette société et le Bas-Mangoky, où se situe la fameuse plainte de Bevoay, serait propice à cet agribusiness. Par ailleurs, il faut savoir que la société émirati proposerait de travailler avec les paysans et aurait affirmé qu'aucune expropriation ne serait tolérée.

Au-delà de ce qui a été dit auparavant, l'Etat malagasy a fait preuve de transparence du début jusqu'à la fin dans ce partenariat. En 2008, les Malagasy étaient laissés dans l'ignorance quant au contenu du contrat établi avec Daewoo. L'affaire avait été mise au grand jour suite à des investigations de la presse.

Avec les 350000 tonnes de production de riz escomptées, l'objectif d'autosuffisance alimentaire à Madagascar serait déjà atteint. Faut-il en effet souligner que tous les produits seront vendus en totalité à l'Etat malagasy lequel sera le seul à décider de la destination des produits. La société émirati n'aura pas le droit d'exporter les produits. Pour Daewoo, les produits cultivés sur le 1,3 million d'hectares étaient prévus à l'exportation…

La Rédaction

La Vérité0 partages

Medias - Le grand Franck Raharison n'est plus

C'est avec une grande consternation que le milieu de la presse malagasy a appris hier matin le décès d'un des illustres journalistes du pays. Il s'agit de Franck Raharison, fauché par la mort à l'âge de 70 ans à la suite d'une maladie qui l'a affaibli ces derniers mois. Signant ses articles sous le sigle de F.R., Franck Raharison, c'est presque plus de trois décennies dans le milieu du journalisme malagasy. Déjà en France, des articles signés par lui paraissaient dans le journal français « Le Monde », dans les années 80.

 

Dès son retour au pays, Franck Raharison intégrait la rédaction de Madagascar- Matin et ce sous la direction de Jacob Andriambelo. A l'issue de la fin de ce seul quotidien de l'époque, Franck Raharison avec quelques journalistes du défunt journal, figure parmi les premiers membres de la rédaction de Madagascar -Tribune en 1988. F.R. assurait la rubrique politique de ce nouveau quotidien tout comme chez « Madagascar Matin » auparavant. Ses écrits sur le début de la fin du régime de Didier Ratsiraka éclairaient  les lecteurs, notamment les moins jeunes, sur la vie politique à Madagascar. Pendant 15 bonnes années, il offrait ses services et imprégnait son style journalistique dans  les colonnes de « Madagascar -Tribune » avant de le quitter pour fonder son propre journal avec ses amis journalistes. 2003, c'est la naissance de La « Gazette de la Grande île »  dont Franck Raharison en était le fondateur avec Lola Rasoamaharo, Salomon Ravelontsalama, Adelson Razafy, James Ramarosaona et feu Patrick Andrianjafy. Par des mots simples, agressifs des fois et à la portée de tous, Franck Raharison était l'éditorialiste attitré de « la Gazette de la Grande île » et le préféré des lecteurs.

De la maladie qui le minait, Franck Raharison est apparu ces dernières années très affaibli d'où sa décision de prendre sa retraite depuis peu. Et dans la nuit de samedi, il vient de signer son ultime article en quittant ce bas monde pour l'au-delà. La rédaction du journal « La Vérité » présente ses sincères condoléances à la famille du défunt et à ses collaborateurs de « La Gazette de la Grande île ». F.R. comme Fin de la Route pour ce grand journaliste qu'a connu le milieu de la presse nationale.

La rédaction