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Les actualités à Madagascar du Mercredi 18 Novembre 2020

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Exposition photo : Instantanés de Résilience, vu par Nantenaina Fifaliana

Dans « Instantanées de Résilience », Nantenaina Fifaliana est rejoint par la plasticienne Ines Ramerison.

En ces périodes difficiles, la « résilience » est un mot puissant maintes fois galvaudé mais qui, pourtant, trouve tout son sens.

Pour Nantenaina Fifaliana, photographe et réalisateur, cet art mérite qu’on se penche dessus et il en a fait le thème de sa prochaine exposition qui aura lieu du 20 novembre 2020 jusqu’au 16 janvier 2021. A travers douze œuvres qui trônent à l’Asàra, Immeuble Atrium Ankorondrano, il exposera ses « instantanés de résilience ». « Pour moi l’amour ne dure que trois ans, c’est un fait, que ce soit par mon vécu ou par ce que j’ai vu, l’amour est devenu un objet de consommation. Je constate que l’obsolescence s’applique aussi à ce sentiment, dès qu’on n’a plus envie d’aimer l’autre, on change… Je voulais raconter dans mes photos la résilience de ceux qui ont perdu quelque chose dans cette vague de consommation, que ce soit seul ou ensemble, on passe tous par ce processus de guérison… », raconte-t-il.

Ses influences, c’est l’ingéniosité de son père, de la génération de ceux qui redonnent une seconde vie aux choses au lieu de les jeter. Nantenaina Fifaliana démontre « sa vision singulière de la force extraite des failles », au même titre que Sebastião Salgado et Larry Clark pour leur travail autour des habitants de la ville ou encore Nobuyoshi Araki pour sa vision de la société japonaise et son érotisme.

Si Nantenaina Fifaliana a brillé en tant que réalisateur, la photographie lui sert également pour raconter une histoire parce qu’il y a toujours une histoire à raconter, et quoi de mieux que de partager ses perceptions à travers l’art. L’environnement et l’humain toujours au cœur de ses œuvres, il offre un regard croisé du photographe et du cinéaste. Dans «Instantanées de Résilience », Nantenaina Fifaliana est rejoint par la plasticienne Ines Ramerison. Conjuguant ainsi la photographie et la peinture pour matérialiser « l’idée de la fragilité, des imperfections qu’on ne cache pas, de la reconstruction et du désir de devenir meilleur ».

Installé au cœur de l’Atrium, Asàra a été imaginé comme un lieu de vie qui fait office de plateforme artistique et culturelle. Toujours suivant ce concept, Asàr’Art veut mettre la lumière sur l’art visuel et les plasticiens locaux. Asàr’Art se veut également être un lieu de rendez-vous artistiques réguliers.

Zo Toniaina

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Programme Accelere’O Madagasikara : 50 meilleurs entrepreneurs à recruter  

Parmi les membres de la coopérative Hackoragna.

La coopérative Hackoragna a créé un programme intitulé Accelere’ O Madagasikara  (AOM) en collaboration avec le cabinet américain “Entrepreneur Ready” basé en Floride aux Etats-Unis et avec l’appui de plusieurs partenaires techniques et financiers nationaux et internationaux.

Le programme est mis en œuvre à Madagascar par le cabinet ProMada dirigé par Davida Rakotomalala un expert en développement des affaires et des activités sociales. Il s’agit, notamment, d’une plateforme d’incubation et d’accélération virtuelle au profit des entrepreneurs. Pour commencer, le programme AOM va recruter une cohorte de cinquante meilleurs entrepreneurs, startupers et entreprises résidant dans le pays. Avoir une potentialité réelle de développement, être formels et réaliser au moins un chiffre d’affaires annuel de 30 millions Ar, sont entre autres, les critères établis par la coopérative Hackoragna.

Certifiées. L’ouverture officielle des candidatures à cette plateforme d’incubation et d’accélération virtuelle « Accelere’O Madagasikara », est annoncée ce jour lors d’un webinaire organisé dans le cadre de la célébration de la semaine mondiale de l’entrepreneuriat à Madagascar (GEW 2020). La durée de l’accélération s’étale sur douze semaines. En outre, nombreux sont les avantages offerts aux participants, selon les promoteurs. On peut citer, entre autres, la participation à des demo days ou l’entrepreneur sera mis en relation avec des investisseurs et un réseau de business angels. En outre, « les cinquante entreprises bénéficiaires arrivant à terme du processus seront certifiées par l’Université Centrale de Floride (UFC) Launchpad. Ce centre entrepreneurial innovant américain a déjà touché des milliers d’étudiants entrepreneurs, débutants, créateurs et entrepreneurs communautaires », a déclaré Harinjaka Ratozamanana, Co-fondateur de la plateforme Coopérative Hackoragna.

Adaptées. Par ailleurs, Davida Rakotomalala, CEO du cabinet ProMada a soulevé que pour soutenir dans l’immédiat la relance des startups et des entreprises touchées par la pandémie de Covid-19, Madagascar a besoin d’un accélérateur virtuel d’entreprises pour résoudre différents problèmes en tenant compte des gestes barrières. « Ce qui permettra en même temps de créer de nouvelles sources de revenus adaptées au contexte national», a-t-il enchaîné. Il est à noter que la participation au webinaire est gratuite mais une inscription obligatoire est requise pour y accéder. Comme atout, un panel de haut niveau, composé d’experts et spécialistes dans le monde de l’innovation et l’entrepreneuriat au niveau national et international, y partageront leurs expériences et leurs idées.

Navalona R.

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Ambilobe : Altercation entre le député et le SG de la Commune

Le député en train de faire une savate contre le SG de la Commune.

Les locaux de la Commune Urbaine ont été hier le théâtre d’une dispute entre le député élu dans le district et le secrétaire général de ladite commune qui ont fait le buzz sur les réseaux sociaux.

Les deux hommes en sont venus aux mains, quoique le premier se soit aussi servi de ses pieds contre le second. Un membre des forces de l’ordre a tenté vainement de s’interposer entre les deux belligérants qui appartiennent pourtant au même camp politique. Le député est issu de l’IRD comme le témoigne la couleur de son pantalon et le SG est le bras droit du maire élu sur étiquette IRK.

Orange. L’expulsion temporaire des marchands longeant le marché d’Ambilobe, pour cause de travaux de curage du canal d’irrigation menés par la Commune, est à l’origine de la bagarre entre les deux « Orange ». Des marchands se sont rués à la permanence du « Solombavambahoaka » pour manifester leur mécontentement par rapport à leur expulsion. Des transporteurs dont le lieu de stationnement a été également déplacé par la Commune, se sont joints aux manifestants.

Conflits de compétence. La réunion d’urgence de l’Organisme Mixte de Conception (OMC) au niveau du District n’a pas réussi à désamorcer la situation ayant abouti à l’explication musclée entre le député et le SG qui dénote des rivalités récurrentes ou des conflits de compétence entre  « Olomboafidy » et « Olomboatendry ». Fussent-ils issus de la même plateforme politique et de la même localité comme c’est le cas du député Bruno Assimo et du SG Mokra qui se sont battus hier. Leur bagarre postée en « live » sur les réseaux sociaux ne s’est toutefois pas généralisée à l’ensemble du District d’Ambilobe où la population a gardé son calme. Qui plus est, des éléments des forces de l’ordre étaient prêts à intervenir à tout moment pour préserver l’ordre public.

Trafic d’influence. Le député élu dans le district d’Ambilobe n’est pas le seul à faire parler de lui ces derniers temps. Un autre membre de la Chambre basse faisant partie du groupe parlementaire IRD s’est également distingué en tentant de soustraire un « Karana » aux opérations de fouille à l’aéroport de Fascene. Suspectant des velléités de trafic, les autorités aéroportuaires ont refusé d’obtempérer aux injonctions de ce député qui n’a d’ailleurs pas été élu dans le district de Nosy Be. L’immunité parlementaire invoquée par Tsimbazaza est indéfendable pour ce député pris en flagrant délit de tentative de trafic d’influence.

R. O

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Andry Rajoelina à Toamasina : Début de la réalisation du projet MIAMI

Andry Rajoelina a procédé, hier, au coup d’envoi des travaux de construction du bord de Toamasina.

 » Nous allons réaliser tous nos engagements « . C’est ce qu’a martelé le président Andry Rajoelina hier lors de son déplacement à Toamasina. Actuellement en visite dans la Ville du Grand Port, le Chef de l’Etat a donné hier le coup d’envoi des travaux d’embellissement du bord de Toamasina. Un des projets phares de son quinquennat. Deux ans, ou enfin presque, après son accession au pouvoir, le TGV enclenche la vitesse supérieure et procède au lancement de ce projet, considéré par bon nombre d’observateurs comme l’un des grands défis présidentiels, outre la RN44, la RN5A, et la RN10. Le projet MIAMI comprend 4 phases. La première phase qui va débuter immédiatement concerne la Plateforme Nord engendrant la réalisation des protections de berge en béton et d’aménagement des quais de promenade entre l’Hopitaly Be de Toamasina et l’Hôtel Neptune. Cette première phase prévoit aussi la construction de nouvelles infrastructures et de lieux de loisirs sur un surface de 800m 2 longeant le bord. Le projet implique aussi l’installation de différentes infrastructures sportives, entre autres, des terrains de foot, de basket, de volley ball, un skatepark, mais aussi un jardin pour les amoureux, une aire de jeux pour les enfants ainsi qu’un espace destiné aux commerces de coco, les bars, les tekateka et les huîtres qui font la réputation du bord de Tamatave, des labos photos…  Les commerçants seront réintégrés sur des emplacements spécifiques aménagés spécialement pour leurs activités respectives et bénéficieront chacun d’un programme d’accompagnement professionnel.

Centre d’exposition. A entendre les explications du ministre de l’Aménagement du territoire et des Travaux publics, Hajo Andrianainarivelo, les commerçants du bord de Toamasina pourront poursuivre leurs activités pendant la phase d’exécution de la Plateforme Nord qui durera 5 mois. La population Betsimisaraka pourra donc exploiter les nouvelles infrastructures et voir les changements apportés par le projet MIAMI d’ici le mois de mars 2021. Pour promouvoir l’artisanat et la culture, un centre d’exposition et un village artisanal seront implantés au bord de mer de Tamatave. C’est l’entreprise SMATP qui a été choisie pour réaliser cette promesse présidentielle. La 2ème phase du projet concerne, quant à elle, la Plateforme Sud comportant un Beach games.  » L’objectif de ce projet est de promouvoir le secteur touristique et de développer l’économie « , a déclaré le président Andry Rajoelina lors de sa prise de parole.

Lancement des travaux. Tout de suite après son atterrissage à l’aéroport d’Ambalamanasy, le couple présidentiel a donné le coup d’envoi des travaux de réhabilitation du Boulevard Ratsimilaho, ravagé par les dernières intempéries. Le Chef de l’Etat a aussi inauguré la route en béton reliant l’Hopitaly Be de Morafeno et l’hôpital manara-penitra. Désormais, la Société du Port à gestion Autonome de Toamasina dispose d’un centre de formation dans le domaine du métier portuaire. Il s’agit du Port Academy Center Toamasina. Les travaux ont été financés entièrement par la SPAT. Après ces visites auprès des chantiers en cours, le couple présidentiel s’est rendu au stade de Barikadimy pour soutenir les Barea de Madagascar qui ont affronté la Côte d’Ivoire hier. Dans la soirée, Andry et Mialy Rajoelina ont fait la fête avec les joueurs des Barea et la population de Toamasina lors d’un grand rassemblement qui s’est tenu devant l’hôtel de ville. La soirée s’est clôturée par des feux d’artifice.

Davis R

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La République Coopérative de Guyana retire sa reconnaissance de la pseudo “rasd”

La République Coopérative de Guyana a annoncé, samedi, sa décision de retirer sa reconnaissance de la pseudo “rasd”, indique un communiqué du ministère des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger.

Dans une lettre adressée au ministre des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, M. Nasser Bourita, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale de Guyana, M. Hugh Hilton Todd, déclare que “le Gouvernement de Guyana ne va plus reconnaître” la pseudo “rasd”, ajoute le communiqué, soulignant que Guyana “apportera son soutien entier aux efforts des Nations Unies en vue d’une solution pacifique et mutuellement acceptable”.

Grâce à l’impulsion donnée par  le Roi Mohammed VI la dynamique internationale d’appui à la marocanité du Sahara se poursuit, à la mesure de l’érosion des reconnaissances à de la fantomatique “république”, souligne le communiqué, relevant que 164 pays dans le monde ne reconnaissent pas la pseudo “rasd”.

La République Coopérative de Guyana, qui avait reconnu l’entité fantomatique le 1er septembre 1979 et dont la décision coïncide avec la commémoration par le peuple marocain du 45ème anniversaire de la Marche Verte, est le 14ème pays d’Amérique Latine et des Caraïbes à avoir retiré sa reconnaissance de l’entité chimérique depuis 2010.

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Impôt sur les revenus salariaux et assimilés - Les bas salaires favorisés

Progressif. Le Gouvernement ajuste actuellement le barème de l’Impôt sur les revenus salariaux et assimilés (IRSA) en fonction de l’argent perçu. Il s’agit d’une nouvelle disposition prise dans le projet de loi de Finances initiale (LFI) 2021. Si auparavant, les employés touchant plus de 350 000 ariary doivent verser 20 % de leur revenu au fisc, le ministère de l’Economie et des Finances - à travers la Direction générale des Impôts - a procédé à une modification de la modalité du calcul. Par conséquent, les bas salaires sont désormais favorisés.

Ainsi, ceux qui percoivent moins de 350 000 ariary restent exonérés de l’IRSA. Par ailleurs, ceux dont la tranche de revenu est comprise entre 350 001 et 400 000 ariary versent 5 % de leur salaire, 10 % pour ceux qui percoivent entre 400 001 et 500 000 ariary et  15 % pour ceux qui touchent entre 500 001 à 600 000 ariary. Le montant à payer reste le même pour la tranche supérieure à 600 000 ariary.

D’après les explications, cette nouvelle modalité de calcul a été prise afin d’augmenter le pouvoir d’achat des salariés suite à la crise sanitaire. Cela permet en même temps de soutenir les entreprises car les ménages disposent désormais de plus d’argent alloué à la consommation. « L’achat d’un bien apporte une valeur ajoutée à une entreprise. C’est la raison pour laquelle on encourage actuellement la consommation des produits locaux afin de faire vivre les entreprises nationales et les employés qui y travaillent », ajoute Georges, un entrepreneur. Malgré cet allègement, la nouvelle mesure entraîne tout de même une perte fiscale à hauteur de 29 milliards d’ariary dans la caisse de l’Etat.  

Il faut noter qu’à Madagascar, le niveau de revenu déjà faible des ménages a encore diminué en raison des chômages techniques et de la baisse du volume des exportations. Comme en témoigne le produit intérieur brut (PIB) par habitant, le revenu annuel moyen des habitants est passé de 537 dollars en 2019, à 503 dollars en 2020. Cet indicateur sera projeté à 530 dollars pour l’année à venir. Selon la Banque mondiale, le taux de pauvreté en Afrique aurait augmenté de 2 % en 2020. Et en milieu urbain, 10 % de la population seraient classés parmi les nouveaux pauvres.

Solange Heriniaina

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Programme « Salama BNI » - Le premier centre de santé de base implanté à Antanetibe Mahazaza

Modèle à dupliquer dans les localités les plus reculées. La Fondation Axian avec l’ONG Madagascar Hilfe ont inauguré le tout premier centre de santé de base de niveau II (CSB II) du programme « Salama BNI », dans la Commune rurale d’Antanetibe Mahazaza. Ce programme, lancé au courant de cette année par la Fondation Axian et financé par la BNI Madagascar, vise surtout à améliorer l’accès aux services de santé de base pour les populations les plus vulnérables.

« La sécurité et le développement de la Grande île reposent sur l’éducation, mais surtout sur la santé du peuple malagasy. C’est pour cette raison que nous avons décidé de lancer le programme "Salama BNI ". Cette nouvelle infrastructure matérialise notre volonté à contribuer à la réduction des disparités nationales en termes de couverture sanitaire », a soutenu pour l’occasion Alexandre Mey, directeur général de la BNI Madagascar.

Ce nouveau CSB II se compose de sept salles dont une dédiée à l’accouchement mais aussi aux soins médicaux, ainsi que pour la réception des malades. Chaque salle est dotée de matériels et d’équipements médicaux nécessaires. « Les femmes enceintes sont particulièrement ciblées. Désormais, elles pourront donc accoucher dans des conditions sanitaires plus optimales. De plus, l’administration a été dotée de matériels informatiques afin d’optimiser sa fonction et améliorer en conséquence la prise en charge et le suivi des patients », explique Isabelle Salabert, directeur exécutif de la Fondation Axian. Près de 12 000 habitants issus de 18 fokontany bénéficieront de cette nouvelle infrastructure. De plus, mis à part ce nouveau CSB II, le programme a également rénové les bâtiments annexes dont le logement du médecin, le dortoir ainsi que la cuisine pour les accompagnateurs des malades. 

Après Antanetibe Mahazaza, d’autres CSB II sont également en cours de construction à Ambohimandroso et Ambanja.

Rova Randria

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Betainomby Toamasina - La plus grande minoterie de l'Océan Indien ouvre ses portes

Au lendemain de son soutien aux joueurs des Barea, le Président Andry Rajoelina poursuit sa visite dans la ville de Toamasina. Hier, le Chef de l'Etat a inauguré une minoterie (établissement de transformation de farines destinées au commerce) située à Betainomby et qui porte l'appellation de LMOI (Les minoteries de l'Océan Indien). Avec une capacité de production de 500 tonnes de farine par jour, cette usine ambitionne d'arriver à une production quotidienne de 1200 tonnes. LMOI compte 250 employés.

Pour le moment, elle importe du blé depuis l'étranger car la production de blé au niveau local ne suffit pas encore à satisfaire ses besoins. L'entreprise importe deux sortes de blé : l'une pour de la farine destinée à la confection de pain tandis que la seconde est pour obtenir une farine multi - usage.

 Les responsables de l'usine ont fait part de leur volonté de collaborer avec l'Etat pour la concrétisation des « Velirano » du Président. A ce sujet, le ministre de l'Industrie, Lantosoa Rakotomalala, a souligné que « la promotion de l'industrie constitue un engagement important en vue d'arriver à une autosuffisance alimentaire ». D'après ce membre du Gouvernement, la production locale de farine devrait empêcher la hausse du prix du pain. En tout, une douzaine d'infrastructures industrielles du même genre devraient s'implanter d'ici peu.

Le développement industriel est en marche

Pour sa part, le Président Andry Rajoelina a salué la mise en place du LMOI qui, selon ses propos, contribue au développement industriel de Madagascar. « Auparavant, nous avions d'habitude d'importer jusqu'à 250 000 tonnes de farine par an. Aujourd'hui, nous optimisons la production locale. L'objectif est que tous les produits de première nécessité pour les Malagasy soient fabriqués localement », s'enthousiasme - t - il. L'ouverture de cette usine devrait normalement conduire vers une baisse du prix de la farine sur le marché. A priori, LMOI est la plus grande usine de l'Océan Indien. La présence du Chef de l'Etat à cette cérémonie d'inauguration témoigne de l'appui de l'Etat aux opérateurs économiques ainsi qu'au développement industriel. L'implantation de LMOI devra générer des bénéfices économiques pour la Région Atsinanana et pour le pays.

 Outre LMOI, l'homme fort du pays n'a pas manqué de rappeler les trois nouveaux venus dans le milieu industriel au cours de cette année 2020 dont une usine de fabrication de pâtes alimentaires, le Sasm (ex - SIRAMA) à Brickaville, ainsi que l'usine Pharmalagasy.

La Rédaction

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Détournement au ministère de la Population - Des hauts fonctionnaires et des complices placés sous manda...

Quinze personnes ont été traduites devant le Pôle anti-corruption( PAC) avant-hier dans le cadre d’une affaire concernant des marchés à prestation fictifs auprès du ministère de la Population, de la Protection sociale et de la Promotion de la femme (MPPSPF), courant l’année 2018. A l’issue du déferrement, sept personnes ont été écrouées. Les huit autres attendent la suite du traitement de cette affaire sous le régime de la liberté provisoire.

 

C’est un pan entier des pratiques bien ancrées dans ce département, en l’occurrence des malversations commises par un collectif d’auteurs et de complices, des certifications de prestations et livraisons fictives, au cours des années 2017 et 2018, qui vient d’être mis au-devant de l’actualité. Au cours d’une mission de contrôle a posteriori pour l’exercice budgétaire de l’année 2018, la direction générale du Contrôle financier, auprès du ministère des Finances et du Budget a constaté un certain nombre de faits illégaux perpétrés par des hauts responsables auprès du MPPSPF, à l’occasion des marchés de prestation fictifs passés en son sein.

L’affaire implique le directeur en charge des finances, son soi-disant émissaire, deux dépositaires comptables, deux Personnes responsables de marchés publics, un gestionnaire d’activités et plusieurs fournisseurs. Dans le rapport correspondant, cette direction générale fait ainsi état de cas de faux et usage de faux en écriture publique, abus de fonction, détournement d’usage de biens publics, cadeaux illicites et blanchiment de capitaux.

Dans notre édition du 9 octobre 2020, nous rapportions à ce sujet que, 4.524.972.000 ariary (soit plus de 22,6 milliards de francs) ont été détournés durant les exercices budgétaires 2017-2018, selon un document qui circulait alors sous le manteau, rapportant un contrôle a posteriori effectué auprès du ministère sis à Ambohijatovo et portant sur des faits et pratiques observés durant les exercices budgétaires 2017-2018, plus précisément lorsque Onitiana Realy était à la tête de ce département. Selon le même rapport, les fonds étaient débloqués et sortis des caisses publiques, vers des pseudos bénéficiaires pour des travaux ou prestations fictifs, pour atterrir au final et en grande partie dans les poches des fonctionnaires indélicats et leurs complices extérieurs.

En tout cas, la Direction générale du contrôle financier a saisi la Direction territoriale du Bureau indépendant anti-corruption(BIANCO) Antananarivo au début du mois de septembre de cette année. Les investigations menées par l’organe d’Ambohibao ont resserré l’étau sur les personnes incriminées. Ayant récemment bouclé ses investigations, le BIANCO a transmis le dossier au PAC.

La Rédaction

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Projet Ambatovy - Production de 3000 tonnes de nickel au cours du premier trimestre 2021

Une reprise confirmée au début de l'année prochaine. Le plus grand actionnaire japonais Sumitomo du projet Ambatovy a annoncé, il y a deux semaines, dans la presse japonaise la reprise de l'activité de l'usine sise à Tamatave. Les responsables prévoient même une production de 3000 tonnes de nickel entre janvier à mars 2021.

 

Il est indéniable que ce retour de l'activité apporte des retombées positives importantes sur l'économie malagasy puisque le nickel et le cobalt représentent 30% des recettes d'exportation du pays. Des experts dans le domaine ont même avancé que la suspension de l'exploration a entraîné la dévaluation de l'ariary. L'industrie minière est également un grand pourvoyeur d'emplois et fait vivre près de 8000 personnes dans toute l'île. Malgré cette annonce positive, le secteur fait encore face à la chute du prix des métaux sur le marché international. Ayant déjà cumulé une perte colossale depuis la suspension de l'activité en avril, l'actionnaire s'attend déjà à une perte supplémentaire l'année prochaine.

L'industrie minière en général, dont Ambatovy figure parmi les grosses pointures, a accusé une chute de 53% de la production pendant le confinement.  Les pertes enregistrées atteignent 40 à 60 millions de dollars par mois.  

Recueillis par Solange Heriniaina

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Faux et usage de faux

Le microcosme politique évoluant dans la sphère de l'Opposition entre en ébullition. Tel un volcan en phase d'éruption, les activistes du RMDM, les parlementaires TIM et HVM et leurs partisans se surchauffent. Des descentes dans certaines villes ont été organisées. Les mobiles soumis aux autorités pour une autorisation à des réunions publiques consistent à présenter des rapports d'activités des parlementaires. Un motif plus que sérieux ! Selon le règlement intérieur régissant le fonctionnement de l'Assemblée nationale ou du Sénat, chaque élu est tenu de présenter un ou des rapports d'activités auprès des citoyens électeurs de sa Circonscription.

En effet, le parlementaire rend compte les détails de la mission qu'on lui a confiée auprès de l'électorat de la Circonscription où il a été élu en sa qualité de représentant et porte-parole du peuple (Solombavambahoaka). En retour, le Vahoaka lui fait part de ses soucis, de ses problèmes et de ses contraintes. A charge pour le parlementaire de les transmettre aux autorités compétentes durant les sessions. Pour ainsi dire que les rapports d'activités font partie des actes indispensables sinon incontournables auxquels chaque parlementaire n'a pas le droit d'enfreindre.

Alors, un bon élu s'identifie dans sa volonté, sans faute, à rendre compte de ses activités auprès de son électorat et transmettre fidèlement aux autorités compétentes les problèmes de sa Circonscription. Il va de soi qu'un mauvais député ou un mauvais sénateur oublie son Vahoaka. De ce fait, il manque sciemment à son devoir d'élu. Le rendez-vous qu'il doit honorer avec le peuple électeur lui impose un minimum de volonté et respect.

Cependant, quand les rapports d'activités parlementaires virent à des desseins politiques inavoués, ils créent une situation problématique vis-à-vis des autorités compétentes en charge du maintien de l'ordre. Au moment où lesdits rapports ont des visées autre que celles destinées à mettre au courant le peuple souverain des affaires nationales vue à travers les activités des élus parlementaires, dans ce cas le ou les députés ou sénateurs concernés buteront à l'intransigeance des Forces de l'ordre. Devrait-on noter que le maintien de l'ordre public prime face aux velléités des hommes ou des femmes politiques, élus ou autres, en mal d'ancrage au sein de l'opinion. Le contexte particulier qui prévaut en ces temps-ci oblige les premiers responsables de l'ordre public à interdire tout attroupement sur la voie publique. Et même si les réunions se tiendront en vase clos, le risque de débordement est toujours à craindre. Et les hommes en treillis ne veulent pas prendre le risque d'autoriser une quelconque réunion publique qui pourrait déboucher, au final, sur des mouvements de foule incontrôlables.

Dans tous les cas de figure, il ne faut jamais tromper les gens. Le mobile avancé par les élus concernés auprès des autorités pour obtenir l'aval consisterait à organiser des rapports d'activités. Un mobile noble et digne d'un parlementaire intègre ! Or en réalité il s'agirait plutôt d'un meeting politique pour le compte de l'Opposition dont l'objectif ne serait autre que critiquer et salir le régime en place auprès du public.

On est là en présence d'une tromperie. Un délit grave que les professionnels de la répression des délinquances qualifient de « faux et usage de faux » et dont les auteurs encourent des peines lourdes selon la loi.

Ndrianaivo

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Centre Akamasoa - Baccalauréat en poche pour 143 jeunes défavorisés

Un taux de réussite 100 % pour le lycée d'Andralanitra et 98 % pour celui de Manantenasoa. 143 sur 145 candidats du Centre Akamasoa sont admis à l'examen du baccalauréat dont une vingtaine d'entre eux ont décroché les mentions « Bien » et « Assez- bien ». Le benjamin est âgé de 16 ans tandis que l'aîné a 20 ans. C'est une grande réussite pour le centre, puisque malgré un sureffectif dans les salles de classe et la pauvreté auxquels ces élèves et leurs parents font face tous les jours, ces enfants ont pu se concentrer sur leurs études et ont surmonté ces difficultés.

En effet, la majorité d'entre ces derniers étudient et travaillent en même temps pour aider leurs parents à combler le vide dans la famille. Vivant dans la pauvreté, ces élèves sont prises en charge par le Centre Akamasoa, d'après le Père Pedro Opeka, fondateur dudit centre. « L'éducation n'est pas une source de revenus pour nous, mais il s'agit d'un droit pour les enfants. Cependant, les parents doivent participer à la scolarisation de leurs progénitures, en payant une infime somme », avance-t-il.

Des bourses d'études

Bien que le Centre Akamasoa dispose d'une université, le sort de ces 143 candidats est encore à déterminer. D'une part, l'inscription au sein de cette université est déjà clôturée puisque l'effectif est déjà atteint et de l'autre, bon nombre d'entre ces nouveaux bacheliers devraient intégrer d'autres universités privées ou concourir à Ambohitsaina. Cependant, tout cela nécessite un investissement, indique le Père Pedro. « Nous sommes actuellement à la recherche des bourses ou d'un parrainage pour ces élèves puisqu'ils ne pourront pas continuer leurs études, vu le coût élevé des frais de scolarité au sein des universités privées », soutient-il. « Un volontaire s'est déjà présenté au Centre et a proposé deux bourses d'études à l'Institut national des sciences comptables et de l'administration d'entreprises (INSCAE) pour nos élèves », se réjouit-il.

C'est à travers un chant de louange que le Centre Akamasoa a célébré la réussite de ces enfants.

Anatra R.

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Protection des espèces marines menacées - Plus de 2 000 élèves du Nord formés

Un vecteur de changement. La jeunesse représente la moitié de la population à Madagascar, d’où son choix dans la mise en œuvre de divers projets. C’est le cas pour la protection des espèces marines menacées dans le Nord de l’île, notamment les tortues marines et des dugongs, à travers une campagne de sensibilisation touchant plus de 2000 élèves. Il s’agit d’une initiative de C3 Madagascar, la seule ONG dédiée à la conservation de l’environnement marin dans cette région de l’île, appuyée par l’Union européenne par le biais de son projet ECOFISH et Tusk.

Le lancement du projet s’est tenu fin octobre pour les Ecoles primaires publiques (EPP) Ramena, Ambolobozokely et Ambolobozobe. Sept autres établissements à Ampasindava, Mangaoka, Ivovona, Ampondrahazo et Ambavarano ont bénéficié de l’animation y afférente du 10 au 17 novembre derniers.

La lecture des livres illustrés, relatant les histoires de « Monie ilay Fanonjoaty » et de « Lala ilay Lamboara », a permis aux élèves de s’informer et de s’instruire sur la situation des espèces marines menacées. Les connaissances des élèves sur la biologie, l’importance et la conservation de ces espèces menacées ont été évaluées à travers des questions générales. Ceci avant la lecture des livres de manière indépendante par les élèves, et animée par l’équipe de C3. Une séance de mesure de l’impact de la lecture sur la connaissance des élèves s’ensuit, avant la remise officielle des livres aux responsables de classe. « L’intégration des élèves dans le cadre d’une éducation environnementale comme celle-ci est très importante dans le but de conscientiser la population locale sur l’importance de la protection des espèces marines et leurs habitats », constate le directeur de l’EPP Ramena. « Cette activité est très importante pour éduquer les enfants car à Ramena, beaucoup de gens chassent et consomment encore les tortues », ajoute un enseignant.

Depuis 2009, C3 Madagascar œuvre dans l’extrême nord de Madagascar pour aider les populations côtières et les générations futures à prospérer en harmonie avec leur environnement naturel. Cette ONG intervient à Nosy Hara, Baie de Rigny et Ambodivahibe, des zones clés de biodiversité marine. Dans ces communautés côtières, une grande partie de la population dépend de la pêche artisanale pour vivre. Et certaine a déjà établi des zones marines protégées sous gouvernance locale. Toutefois, dans d’autres, les espèces et habitats sont menacés par la surexploitation. Depuis dix ans, ladite ONG s’efforce d’évaluer la biodiversité et les pêcheries à petite échelle afin d’identifier des opportunités de suivi et de gestion plus efficaces.

Recueillis par Patricia R.

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Usurpation de fonction à la Présidence - L'épouse d'un colonel condamnée pour la deuxième fois

Il y a quelques jours de cela, l'épouse d'un colonel a été traduite, pour la deuxième fois, devant la Cour criminelle du Pôle anti-corruption ou PAC des 67Ha, pour usurpation de fonction auprès des deux plus hautes institutions du pays. Au terme des débats, le juge prononce la sentence : deux ans de réclusion ferme pour l'accusée. Le préjudice s'élève à près de 1,5 milliard d'ariary. Sa victime : une coiffeuse d'Ambohidrapeto et ses clientes.

 

Comme lors de sa première arnaque à propos d'une affaire de poulets de chair dont des éleveurs d'Imerintsiatosika en étaient victimes, la femme du colonel en cause a pu voler cette énorme somme des clientes de cette coiffeuse et ce en faisant valoir encore son statut d'épouse d'officier, mais surtout aussi en prétendant travailler avec l'actuel Chef de l'Etat, le chef du Gouvernement, et même de la mère du numéro un du pays. Dans cette supercherie, elle a d'abord réussi à tromper sa première victime, c'est-à-dire la coiffeuse, qui s'estimait être en confiance avec elle, car devenue son amie. En fait, l'accusée s'est uniquement servie d'elle pour appâter ses clientes afin de mieux les soutirer de l'argent, sinon les dépouiller. La première raconte à l'autre sa possibilité de fructifier la somme d'argent appartenant à une victime, en investissant dans ses activités qu'elle déclare mener prétendument aux côtés de ces institutions du pays. Par exemple, vous investirez 10 millions ariary, et en retour, la femme de l'officier vous donnera 12 millions.

Durant les débats à l'audience, et sous les questions-pièges du président de la Cour, de l'avocat général et des conseillers du juge, il s'avérait que c'est la coiffeuse qui a mordu en premier à l'hameçon. “Mon mari et moi avons obtenu un fonds de roulement en vue de sa promotion. Or, il faudrait dépenser cet argent avant la fin de l'année sous peine de voir cette promotion partir en fumée”, a avancé l'épouse du militaire à son interlocutrice. Et cette dernière s'est fait simplement piéger. Dans un premier temps, l'affaire semblait parfaitement marcher, du moins à ses yeux. En gagnant de plus en plus sa confiance, l'incriminée a exhorté son amie à pousser ses clientes à elle, à rejoindre aussi le petit groupe. Dans une première phase, ces dernières se sont tellement réjouies en voyant le résultat. Mais après, elles ont eu l'amère surprise de découvrir que la femme du colonel leur a simplement menti. Car du remboursement promis du double de la somme donnée, point. D'où alors la décision des victimes à faire front commun pour porter plainte contre celle-ci. Bien que son sort ait été alors ficelé, pour la deuxième fois consécutive, les plaignants tirent la sonnette d'alarme sur ce colonel n'ayant jamais été inquiété alors qu'il fait l'objet d'un ordre de poursuite.

Franck R.

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Décès : Damy rejoint Jean Gabin Fanovona au firmament des immortels

Damy, un des plus grands musiciens traditionnels de Madagascar. (crédits photos : Vaovy, la fondation)

Damy, le violoniste traditionnel du légendaire groupe Vaovy, est décédé hier tôt le matin. Il laisse un vide immense dans le patrimoine musical malgache.

Le paysage musical malgache est assombri par la disparition de Damy, joueur de « lokanga antandroy » – violon traditionnel spécifique du sud de Madagascar. Il a tiré sa révérence hier aux premières heures. Une perte immense, ce virtuose a joué dans le groupe Vaovy en tant que musicien attitré. Né dans les environs d’Amboasary Atsimo, dans un village entouré d’une nature hostile et sèche, d’où il n’était presque jamais sorti, il a été un jour touché par le destin. « Depuis là-bas, Gabin, le fondateur du groupe, l’a fait venir à Antananarivo vers les années 2000. Il est resté une semaine dans la capitale pour faire son passeport et ses papiers. Il part sans attendre en Europe pour une tournée et réaliser un disque chez Label Bleu », évoque Lova Hariniaina Andrianaivomanana, responsable de la communication du groupe Vaovy.

Depuis un lointain chez lui, sans éclairage public, en proie à la sécheresse, damy s’est retrouvé dans un continent à des milliers de kilomètres où il y a presque tout. Il sillonne le monde avec son mentor. Il marque également de son empreinte la polyphonie du groupe. Avec des titres comme « Rodoringa », où le violon traditionnel est mis à rude épreuve. Le musicien de génie reste pourtant très discret. Des fois, au hasard des rencontres, on le voit en solitaire avec son instrument s’attarder dans les rues animées de la capitale. Comme s’il commençait vraiment à découvrir Antananarivo, après avoir vu Paris, Londres, Berlin, etc… Une fois Jean Gabin Fanovona décédé en 2010, sans son charismatique leader, le groupe Vaovy se disperse.

Cependant, Damy multiplie les collaborations. Il se retrouve aux côtés de Rajery le valihiste, ou encore intègre Sairy. Vers 2015, il débarque à Sainte-Marie et devient musicien de Zaina. « Depuis que le fils de Vaovy, Desy, a décidé de remettre sur pied le groupe Vaovy, il a répondu à l’appel. Il était déjà faible par ailleurs à son arrivée. Et il est décédé à l’hôpital », regrette le responsable de Vaovy. Sa disparition est un coup dur pour le groupe qui était attendu par les mélomanes et amateurs de musique traditionnelle. Il ne reste qu’à espérer que cela motive encore plus l’envie de porter haut le nom de Jean Gabin Fanovona et de Damy.

Pour l’instant, la famille et les proches n’ont pas encore communiqué les détails des funérailles. Sûrement, ceux-là viendront dans les jours à venir.

Maminirina Rado

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Football – CAN 2022 : Les Barea arrachent le nul !

Les Barea et les Eléphants se neutralisent (1-1),  les Ivoiriens sont plus à l’aise sur la pelouse de Barikadimy.

Un score de parité assez frustrant de 1 à 1. C’est le résultat de la rencontre d’hier entre les Barea et les Éléphants ivoiriens au stade de Barikadimy. Mais un score logique car sur cette belle pelouse, les Ivoiriens ont retrouvé leur collectif et qu’il a fallu aux protégés de Nicolas Dupuis se battre. Jusqu’à la dernière minute d’un match intense.

Les Éléphants gardent la première place du groupe K des éliminatoires de la CAN 2022. Ils se trouvent à égalité de points avec les Barea mais leur confrontation directe place les Malgaches à la seconde position. Il y avait pourtant une victoire à prendre pour espérer une qualification de la part de Voavy Paulin, le meilleur Malgache sur le terrain, mais le sort en a décidé autrement avec ce penalty marqué très tôt (13eme) par Franck Kessié. Une faute de Jérémy Morel sur le géant Sébastien Haller. L’arbitre montra le point de penalty au grand dam des supporters dont le président Andry Rajoelina entouré de plusieurs personnalités de la ville et même d’ailleurs. Soit un total de 1500 personnes autorisées par la CAF. La mi-temps survint sur ce score de 1 à 0 qui a fini par réveiller le camp malgache. Ce qui devait arriver arriva avec ce missile de Amada sur lequel le portier ivoirien n’a pu rien faire. Enhardis par cette égalisation, les Barea prirent le match à leur compte mais contre toute attente, ce fut Pepe qui sonna l’alerte avec un tir puissant qui trouva la transversale avant de retomber sur la ligne de but mais le doute était permis car avec le VAR, cela aurait pu être un but ivoirien. Mais c’est tant mieux pour les Barea et surtout pour Nicolas Dupuis qui pouvait faire entrer ses nouvelles recrues. Le score de parité n’est pas si mal car il suffit alors de gagner l’un des matches contre le Niger et l’Éthiopie. La population tamatavienne n’a pas pour autant attendu ce petit calcul pour célébrer cette prestation des Barea. Du pur bonheur à travers la ville avec une foule en liesse. C’est comme si les Barea avaient gagné.

Clément RABARY

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Tiako i Madagasikara : Virulentes critiques contre Vy Vato Rakotovao

L’hémorragie qui a frappé le parti Tiako i Madagasikara (TIM) est toujours douloureuse pour cet ancien parti majoritaire, plus de 10 ans après le départ du pouvoir de son fondateur.

Convaincue sur le fait que Vy Vato Rakotovao n’y est pour rien dans l’interdiction d’accès de l’opposition aux locaux de Magro samedi dernier à Antsirabe, la députée Hanitra Razafimanantsoa, élue du parti TIM, s’en est prise violemment au gouverneur de la région Vakinankaratra, dans les rues de la Ville d’eaux. Les supposées interventions du gouverneur, dans le cadre de la tenue de la manifestation samedi dernier à Antsirabe, ont visiblement agacé la députée du parti Tiako i Madagasikara qui a formulé, sur la place publique, des propos virulents contre Vy Vato Rakotovao.

Tracteurs. La colère de la députée témoigne du fait que le parti TIM est toujours remonté contre le gouverneur, lequel était membre du parti, avant la chute de Marc Ravalomanana. « On connaissait ce gouverneur lorsqu’il était encore ministre de l’Agriculture », a lancé Hanitra Razafimanantsoa. Elle a rappelé une histoire qui remonte à 2010, durant la période transitoire, lorsque Vy Vato Rakotovao était encore ministre de l’Agriculture. « Où est passé l’argent des 2.000 tracteurs ? », a ajouté la députée. « Le Bianco a déjà été saisi sur ce dossier. Nous comptons maintenant faire le suivi », poursuit alors l’avocate.

Veto. Hanitra Razafimanantsoa a profité sa prise de parole pour s’en prendre publiquement à Vy Vato Rakotovao. La députée du parti TIM a donc attaqué le gouverneur de la région sur son supposé veto contre la manifestation de l’opposition samedi dernier dans la capitale du Vakinankaratra. Hanitra Razafimanantsoa parle même de « menaces et intimidations proférées », par le gouverneur. Elle s’est étalée dans une longue diatribe contre le gouverneur, qui a pris l’allure d’un règlement de comptes avec l’ancien membre du parti TIM.

Gestion. Connue par son ton modéré, l’avocate Hanitra Razafimanantsoa s’est montrée ferme. « Nous n’avons pas de leçons à recevoir du gouverneur qui est un responsable nommé. Nous, nous sommes des élus », a soutenu Hanitra Razafimanantsoa. Dans ce sens, la députée a continué sur la gestion financière du gouvernorat : « Que le gouverneur fasse d’abord transparence sur les reliquats de la trésorerie laissée par l’ancien chef de région et les arriérés de salaire des agents de la commune urbaine d’Antsirabe », a lancé Hanitra Razafimanantsoa.

Rija R.

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Fierté nationale

Rideau. Certes, les Barea n’ont pas créé l’exploit, hier, mais ne s’en sortent pas si mal au bout du compte. Du côté des supporters, le côte d’amour est resté intact.

Fierté nationale

Les Barea sont toujours sources de fierté nationale pour tout un peuple. Accueillis en héros partout où ils mettent les pieds depuis leurs performances à la CAN 2019, les Barea sont maintenant bien plus que des parenthèses dans la vie des supporters malgaches. Soutenus sur les réseaux sociaux, pris comme modèles par les gamins des quartiers lors de leurs parties de foot sur les terrains vagues, les Carolus, Amada, Metanire, Melvin, Voavy Paulin et les autres sont de véritables stars pour les supporters locaux. Au-delà du sport, les Barea représentent un souffle d’air frais pour un peuple fortement affecté par leur combat au quotidien, dans une conjoncture socio-économique qui ne permet pas à la majorité de maintenir la tête hors de l’eau. Aussi le parcours desBarea a-t-il une portée bien au-delà du périmètre du sport roi.

Les hommes de Dupuis, on le sait, sont quasiment tous des joueurs évoluant à l’international. Réflexion de certains supporters : les joueurs locaux n’ontquasiment aucune chance de sélection en équipe nationale. En misant sur les internationaux – tel est le cas pour de nombreuses autres équipes nationales de football ou d’autres sports à travers le monde – le sélectionneur a ses raisons que les supporters n’ont pas de mal à comprendre : performance et résultat. Les férus du ballon rond sont, sur ce point, nombreux à y aller de leur petit commentaire et de leurs analyses quant aux chances des joueurs locaux d’être sélectionnés pour intégrer les Barea équipe A. Peu importe, entend-on alors dans certaines conversations : le plus important, c’est que les Barea puissent se tracer une voie qui les emmènera aussi loin que possible.« Alors s’il faudra encore aller chercher les joueurs aux quatre coins de la planète, eh bien, on le fera ! ».

Hanitra R.

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Technologies d’Ericsson : « Pour résoudre les défis mondiaux et accélérer la durabilité », selo...

Nora Wahby, vice-présidente et responsable d’Ericsson pour l’Afrique de l’Ouest et le Maroc.

Cela fait quelques mois qu’Ericsson, la multinationale spécialisée dans les technologies numériques et les TIC, a présenté ses solutions à Madagascar. Une d’entre elles – le fameux Wayout – a attiré l’attention. Nora Wahby, vice-présidente et responsable d’Ericsson pour l’Afrique de l’Ouest et le Maroc, a répondu à nos questions pour donner plus d’éclaircissement sur le sujet. Interview.

Midi Madagasikara (MM). Les nouvelles technologies se développent à une vitesse V telle que le public a parfois du mal à suivre la tendance. Vous avez récemment communiqué sur la création de micro-usines durables Wayout. De quel genre est-il?

Nora Wahby (NW). Selon les Nations-Unies, 3 personnes sur 10 n’ont pas accès à des services d’eau potable gérés en toute sécurité. Wayout a conçu des micro-usines « plug-and-play » pour la production locale d’eau propre et filtrée, avec une empreinte écologique minimale. Alimentées par des panneaux solaires, les micro-usines offrent un système avancé de purification de l’eau. Notre idée est de rendre l’accès facile et fiable. En tirant parti de la technologie Spearpoint et de l’ingénierie vérifiée, nos micro-usines durables connectées offrent des solutions d’infrastructure et des opportunités commerciales pour fournir une eau potable parfaite localement, tout en réduisant l’impact environnemental à l’échelle mondiale.

Quels sont les avantages de cette solution?La solution locale de Wayout élimine la logistique inutile d’embouteillage et de transport de bouteilles en verre ou en plastique pré-emballées. Chaque module est entièrement automatisé et peut filtrer 70.000 litres d’eau, éliminer jusqu’à huit tonnes de CO₂ et jusqu’à 200.000 bouteilles en plastique chaque mois. Les micro-usines sont gérées par une application smartphone pour gérer les opérations, surveiller les performances et lancer l’auto-nettoyage.

Notre technologie peut aider à résoudre les défis mondiaux et accélérer la durabilité. En collaboration avec Telenor Connexion et Wayout, nous utilisons notre plateforme IoT mondiale pour offrir une valeur commerciale et sociétale et contribuer aux objectifs de développement durable de l’ONU.

Dans cette initiative, deux autres entités ont été mentionnées, notamment IoT Accelerator et Telenor Connexion. Quel est le rôle de chacun dans cette diversité d’acteurs?Les opérations locales de Wayout dépendent d’une connectivité mondiale fiable. Propulsé par Ericsson IoT Accelerator (Ndlr : Accélérateur de l’Internet des Objets de Ericsson), Telenor Connexion fournit les services de gestion de la connectivité IoT cellulaire, les cartes SIM et tous les accords nécessaires avec les opérateurs locaux pour fournir un service véritablement mondial. Ericsson IoT Accelerator est une plate-forme mondiale de l’Internet des Objets (IdO), permettant une gestion et des opérations rentables de la connectivité IdO pour toute entreprise de toute échelle, en utilisant l’infrastructure de réseau mobile mondiale sécurisée, évolutive et normalisée.

Propulsé par Ericsson IoT Accelerator, Telenor Connexion fournira une connectivité mondiale aux micro-usines de traitement de l’eau durable de Wayout en commençant en Afrique de l’Est et en se développant au Moyen-Orient, en Asie-Pacifique et sur d’autres marchés en 2021.

Des micro-usines durables Wayout existent-elles déjà à Madagascar? Par rapport à leurs coûts, ces appareils sont-ils rentables et accessibles au grand public?Actuellement, Wayout ne possède pas de micro-usines à Madagascar mais compte tenu des défis liés à l’accès à l’eau potable et à la distribution formelle, nous nous concentrons définitivement sur l’Afrique et plus particulièrement l’Afrique de l’Est. Nous espérons engager des discussions avec le secteur privé et public pour explorer les options pour étendre notre offre à Madagascar.

Recueillis par Antsa R.

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Programme Salama BNI : Un nouveau CSB II à Antanetibe Mahazaza

BNI Madagascar affiche sa solidarité envers les communautés locales.

La BNI Madagascar poursuit ses engagements sociaux. Cette fois-ci, la banque a, dans le cadre du programme Salama BNI, aidé à la construction d’un nouveau Centre de Santé de Base (CSB II) dans la commune rurale d’Antanetibe Mahazaza. Inaugurée, hier, cette nouvelle infrastructure permet à plus de 12.000 habitants, de 18 fokontany, d’avoir accès à des services de santé de base et de proximité.

Le programme Salama BNI a précisément permis la construction du bâtiment principal constitué de sept salles dont une salle d’accouchement et une maternité. L’ensemble du CSB a été équipé en matériels médicaux et mobiliers. Salama BNI a également financé la réhabilitation des bâtiments annexes dont le logement du médecin, le dortoir et la cuisine pour les accompagnateurs des malades.

Au sein du complexe accueillant du CSB, un jardin de plantes médicinales a été aménagé par l’ONG Madagascar Hilfe et la société Parc et Jardin. Les plantes cultivées seront utilisées au bénéfice de la population locale. L’association ANAMED, spécialisée dans ce domaine, a formé les sage-femmes à la préparation de baumes thérapeutiques à base de ces plantes. Par ailleurs, une annexe permet l’organisation de formations et la tenue de séances de sensibilisation.

La construction du CSB II à Mahazaza est un projet mené dans le cadre du programme Salama BNI qui reflète l’engagement de la BNI Madagascar à lutter contre les déserts médicaux à Madagascar. Ce projet a également vu le jour grâce au partenariat entre la Fondation Axian et l’ONG Madagascar Hilfe qui ont participé à travers des apports financiers et logistiques. Un appui technique de l’entrepreneur ECAE, entreprise de BTP, a également permis l’accélération des travaux. L’engagement et l’appui de la commune de Mahazaza, et tout particulièrement de son maire Dr Firmin, ont également contribué à la réalisation de ce projet à fort impact pour le bien-être de la population locale.

R.Edmond.

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Après match : Des rues noires de monde  

Il a fallu jouer des coudes pour sortir du stadium de Barikadimy après le match des Barea. Et le mot n’est pas trop fort pour qualifier cette marée humaine prendre d’assaut toutes les rues par où passent les Barea. Des héros que tout le monde voulait voir. Autant dire que les Tamataviens étaient fiers de ces Barea qui ont vraiment mouillé le maillot et tenu tête à des Ivoiriens théoriquement supérieurs. Mais la première haie d’honneur était pour le Président Andry Rajoelina grâce à qui la ville a pu se doter d’un stade aux normes internationales. C’était tellement bien fait au point de faire dire au capitaine ivoirien Serge Aurier que les conditions incluant également l’hôtel Le Calypso étaient réunies pour rendre leur séjour agréable.

Clément RABARY

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Ils ont dit

Carolus Andriamahitsinoro : « C’était très dur car les Ivoiriens sont très à l’aise sur cette pelouse. Il a fallu se battre et je pense que ce score de parité arrange les deux équipes, car l’une équipe comme l’autre a tout juste besoin d’une victoire soit contre le Niger soit contre l’Éthiopie »

Adrien Melvin : « Nous avons eu du mal à entrer dans le match, contrairement aux Ivoiriens qui se faisaient de plus en plus menaçants. Tout compte fait, ce résultat n’est pas si mauvais pour nous »

Propos recueillis par Clément RABARY

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Action caritative : La communauté camerounaise au chevet des pensionnaires du Foyer Oliva Ulrich

Le Foyer Oliva Ulrich tenu par les servantes du cœur de Jésus existe depuis 2008 et a pour vocation d’accueillir des enfants orphelins, des enfants non scolarisés et des jeunes mères.

La Communauté des Camerounais de Madagascar multiplie les actions caritatives de Madagascar. Samedi dernier, une délégation de cette association a fait le déplacement à Antsirabe pour marquer sa solidarité envers les pensionnaires du Foyer Oliva Uhlrich.

Dons

Une occasion pour les ressortissants camerounais de remettre à ce foyer tenu par les Servantes du Cœur de Jésus, des dons composés de vivres, de produits de première nécessité, des produits d’hygiène, des jouets et des vêtements. Plus précisément une demi-tonne de riz,  des cartons de spaghetti, du savon, de l’huile de cuisine, du haricot et autres denrées alimentaires ont été remis à la structure pour offrir de meilleures conditions de vie à environ 80 enfants et jeunes qui y sont accueillis. « Cette visite au centre était également une occasion pour la communauté de témoigner sa solidarité envers Madagascar et rassurer les responsables du centre sur le fait qu’elles ne sont pas seules dans cette mission sacerdotale d’encadrement, d’éducation et de formation des jeunes surtout en cette période de crise sanitaire », a déclaré Omer Kalameu.

Vocation

Ce geste humanitaire de la communauté camerounaise a été salué par les sœurs responsables du centre. « Ce geste de solidarité de la Communauté camerounaise de Madagascar est une marque d’amour et de sympathie et nous encourage à œuvrer davantage pour ces jeunes afin qu’ils puissent s’épanouir, s’instruire et devenir des personnes responsables demain. Ces dons arrivent à point nommé pour le grand bonheur des jeunes apprenants du centre. », a déclaré la sœur Marie Ancilla. Rappelons que le Foyer Oliva Uhlrich tenu par les Servantes du Cœur de Jésus existe depuis 2008 et a pour vocation d’accueillir les enfants orphelins, des enfants non scolarisés et des jeunes mères. Le centre leur offre des formations aux petits métiers pour leur permettre d’être indépendants dans le futur. « Tous les enfants ont les mêmes droits et devraient avoir les mêmes chances pour réussir dans la vie.   A travers ce geste fraternel, notre communauté a voulu apporter sa modeste contribution à la réalisation des droits à l’éducation et à la santé des enfants qui sont les futurs acteurs du développement économique du pays.», a conclu Omer Kalameu.

Edmond R. 

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Danse digitale : Rencontre entre la danse urbaine et l’art visuel

Moustik crew animera la piste de danse ce jour.

Ce jour à 14 heures, la scène de l’Alliance française d’Antananarivo sera animée par une création originale, la « danse digitale ». Le but est de rompre les frontières entre arts visuels et arts vivants. Comme l’année précédente, la compagnie de danse « Moustik Crew » participera à l’événement. Connu pour sa participation au championnat du monde de danse urbaine « Battle of the year » en 2017, ce collectif n’en est pas à son premier coup d’essai. En plus de la participation de Moustik crew, deux vidéastes et un illustrateur réaliseront une performance unique où se combinent danse urbaine, projection vidéo et dessins animés. « En plus de distiller une vision poétique et artistique, le spectacle se veut résolument novateur grâce notamment à l’utilisation d’une technologie de captation en direct des mouvements des danseurs », ont confié les organisateurs.

Danse digitale est un rendez-vous des passionnés de danse et d’art visuel. « Le spectacle est un événement à ne manquer sous aucun prétexte pour les fans de danse urbaine, d’images en mouvement mais aussi pour tous ceux qui veulent passer un moment riche en émotions et hors du temps », ont ajouté les promoteurs. Dans le cadre du respect des mesures sanitaires, les places sont limitées à 200 personnes.

Recueillis par Iss Heridiny

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Lozam-pifamoivoizana : Olona enina be indray maty tao anatin’ny roa andro

Nihoson-drà tanteraka ity voalohan’ny herinandro ity amina resaka lozam-pifamoivoizana. Tranga mahatsiravina miisa telo, samy namoizana ain’olona, ary naharatra am-polony no nitranga ny sy alahady sy alatsinainy teo. Tetsy Imerikasinina, fifandonana mahery vaika nitranga tao amina kodiaran-droa: « Bol d’or » ary « scooter ». Olona telo no maty vokatr’izay. Voalaza mantsy fa saika hanao fizahan-toerana amina resaka fifaninana hazakazaka amin’ny kodiaran-droa ilay nitondra ilay « bol d’or » ary izao tra-doza izao. Fa tamin’iny lalam-pirenena fahefatra iny, indray dia taxi-brousse avy any Mandritsara handeha hiakatra aty an-drenivohitra no nivadika tanaty hantsana, tetsy Manerinerina, mbola ny alatsinainy teo ihany saingy ny maraina vao mangiran-dratsy. Olona roa no maty vokatr’izay ary am-polony maro ireo naratra.  Fa iray andro talohan’io, teo Ankazobe indray, dia fiara mpitatitra avy any Antsiranana no nivadika teo am-povoan’arabe ary nahafatesana olona iray. Voalaza fa vokatry ny fandehanana mafy avokoa no nahatonga ireo loza samihafa ireo.

m.L

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Fokontany Tanamakoa Toamasina : Variana nijery Barea, nirehitra ny trano

Trano roa tao Tanamakoa, eo akaikin’ny tsena, no may kila forehitra raha variana nandeha nijery ny lalaon’ny Barea sy Cote d’Ivoire miverina ny tompony. Tsy fantatra ny tena niandohan’ny afo fa avy hatrany dia ilay izy niredaka be no hitan’ny olona manodidina sy ny mpandalo. Tsy azo nidirana nakana ny entana tao anatiny intsony ny trano, hany ka tsy nisy azo noraisina ireo entana rehetra tao anatiny. Raha ny fanazavan’ny mpamonjy voina dia mety ho ny fifampikasokana na fotselarana herinaratra no mety nahatonga izao haitrano izao, satria tsy hita izay antony nahamay ho azy teo ilay trano. Tonga namonjy afo teny noho ny hamafiny ny mpamonjy voina avy eo anivon’Ambatovy sy ny seranan-tsambo. Tamin’ny 04 ora latsaka no nanomboka ny afo, izany hoe ora vitsy tsy hanombohan’ny lalaon’ny Barea, saingy tsy tonga teny noho ny antso azony tara tamin’ny 04 ora sy 15min ny mpamonjy voinan’ny kaominin’i Toamasina, ary nanao ny asany ara-dalàna ka maty ihany ny afo noho izany. Efa eny amin’ny mpitandro ny filaminana ny raharaha ka andrasana izay fisokafan’ny fanadihadiana momba ity raharaha ity.

Malala Didier

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Trafic de drogue à Maurice : 18 ans de prison pour une Malgache

Une Malgache, du nom de Linda Victoria a été jugée coupable pour trafic de drogue, hier, par le tribunal mauricien, d’après une information relayée par les médias locaux et les réseaux sociaux. Une peine de 18 ans de prison ferme a été prononcée à l’issue du procès. Pour rappel, Linda Victoria a été arrêtée, il y a quatre ans de cela, en 2016, par la police des stupéfiants mauricienne. Interceptée à l’aéroport, des grammes d’héroïne, d’une valeur marchande de près de Rs 7 millions, soit à peu près 700 millions d’ariary ont été pris en sa possession, camouflés dans les manches de ses valises. Après son arrestation, elle a collaboré avec les enquêteurs, aboutissant ainsi à l’arrestation de son commanditaire, un couple de Mauriciens, selon les sources. Lors de son procès, elle a expliqué aux juges qu’elle avait été aux abois. C’est pourquoi elle avait accepté de transporter la drogue jusqu’à Maurice, contre une somme de 1.000 euros, soit environ quatre millions d’ariary. “ Je savais que j’allais transporter de l’héroïne à Maurice. Je suis pauvre et j’avais besoin d’argent pour vivre”, a-t-elle dit. Elle a présenté ses excuses après cela, rapporte un journal local.

Recueillis par m.L

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Digue : Un voleur plonge dans l’Ikopa et meurt

Il se faisait passer pour un passager de taxi-be. Il a décidé de passer à l’action aux environs d’Andohatapenaka où la circulation était encombrée. Le voleur à la tire a pris un sac dans lequel se trouvaient des téléphones portables, un porte-monnaie et d’autres objets. Il a quitté à la va-vite le véhicule de transport en commun pour se faufiler dans la rue. Contrairement à ce qui se passe à l’accoutumée, certains passagers ont pris la responsabilité de se mettre à ses trousses. Durant la poursuite, le malfrat savait qu’il n’arriverait pas à échapper à ses poursuivants. Sa dernière option a été de plonger dans la rivière Ikopa longeant la route Digue. Ses suiveurs sont restés sur la rive et sont alors devenus spectateurs de sa noyade. Le jeune homme d’une vingtaine d’années n’a pas survécu à la noyade et tout cela s’est passé sous les yeux des passagers du taxi-be et des badauds. Il a fallu une intervention des pompiers pour extirper le malheureux de la rivière Ikopa. Le corps sans vie portait encore un cache-bouche et tenait fermement entre ses mains le sac qu’il venait de voler. La scène fut tellement atroce que même les spectateurs avaient du mal à croire que pour un sac à main, le jeune homme avait décidé de sacrifier sa vie en plongeant dans la rivière. En effet, peu sortent vivant de l’Ikopa car un trou béant en profondeur s’y trouve lié à l’exploitation de sable. Ce sont parfois ceux qui ont décidé de mettre un terme à leur vie qui y plongent. Le voleur, lui, était peut-être conscient du danger. Il a certainement voulu éviter la vindicte populaire à son encontre. Une bien mauvaise décision pour lui.

D.R

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Sécurité nationale : La gendarmerie prête à faire face à toutes les menaces

Le général Richard Ravalomanana est déterminé à défendre le régime en place.

Face au contexte actuel où le pays fait face à beaucoup de difficultés, les forces de l’ordre doivent rester vigilantes en tant que premiers responsables de la sécurité et de l’instauration de la paix au pays. La gendarmerie nationale veille toujours à l’évolution de la situation, et ce depuis le moment où le gouvernement a lancé un appel d’alerte sur la gravité des risques encourus par le pays ces derniers temps. D’une part, on a le match retour opposant les Eléphants de la Côte d’Ivoire et les Barea de Madagascar. Il y a également la préparation des élections sénatoriales qui auront lieu dans les jours qui viennent. Des événements imminents que les forces de l’ordre devront surveiller. Le Secrétaire d’Etat chargé de la gendarmerie auprès du ministère de la Défense nationale (SEG), le général de corps d’armée Richard Ravalomanana, a mis l’accent sur ce sujet hier, lors de l’ouverture de la réunion des grands responsables de la gendarmerie nationale qui se déroule actuellement au Toby Ratsimandrava. C’était une occasion pour lui de réitérer à ses proches collaborateurs, entre autres le commandant de la gendarmerie nationale et les commandants de circonscriptions régionales de la gendarmerie nationale, les missions confiées à son département. En effet, cette rencontre de haut niveau a pour objectif de fixer de nouvelles stratégies pour mener toutes les actions à entreprendre au niveau de la gendarmerie dans l’avenir, d’une part, et de faire l’évaluation sur ce qui a déjà effectué à propos des directives décidées auparavant d’autre part. D’après lui, une réunion comme celle-ci avait déjà eu lieu l’année dernière, et beaucoup de stratégies et de programmes d’actions y ont été décidés. Ces derniers ont déjà porté leurs fruits. On peut citer par exemple la pacification et la lutte contre les actes de banditisme rural. La gendarmerie s’est beaucoup impliquée et cela a occasionné beaucoup de pertes humaines dans leur camp. Le SEG l’a mentionné pour rappeler que beaucoup de gendarmes ont perdu la vie dans l’exercice de leur fonction. Devenus martyres, leurs noms seront donnés à des casernes de la gendarmerie en leur hommage. Revenant sur l’ordre du jour de cette réunion des grands responsables des bérets noirs, le général Richard Ravalomanana a tenu à souligner que le renforcement de la coopération avec les autres entités des forces de l’ordre, à savoir l’armée malgache et la police nationale, devra être maintenue. En ce qui concerne les élections sénatoriales, le SEG a insisté sur le fait que cette échéance risque d’être assez turbulente. Malgré tout, il a rappelé que la gendarmerie doit veiller au bon déroulement de ces élections. Une mission qui entre dans le respect de l’article n° 1 de la loi portant statut et déontologie de cette entité des forces de l’ordre qui consiste à respecter et défendre les Institutions de la République et les intérêts supérieurs de la Nation. Il est à noter que le Premier ministre et chef du Gouvernement Christian Ntsay est intervenu par téléphone lors de cette réunion. C’était une occasion pour lui de rappeler les décisions prises à la réunion de l’OMC qui s’est tenue à Mahazoarivo, durant laquelle il s’est concerté avec tous les responsables de la sécurité nationale sur les situation actuelle, avec par exemple les manifestations menées par les opposants au régime qui ne cessent de prendre de l’ampleur.

T.M.

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Sortie de Lp : Kemyrah tend vers le trap symphonique dans « Mood »

Kemyrah dévoile ses émotions dans Mood.

De l’ego trip au trap symphonique, le jeune Kemyrah entreprend sa transition musicale pas à pas. Dans son dernier « Long play » sorti récemment le 11 novembre, il transcende doucement mais sûrement dans l’autre genre. Déjà disponible sur les plateformes digitales, « Mood » est constitué de 15 titres. Contrairement à son extended play l’A.K.A 47, le rappeur y va au feeling sans thématique. Le long play se pare de mille et une couleurs d’émotions, au gré des ressentis de Kemyrah lors de la composition du morceau. De même, le genre et le style se trouvent éclectiques. Entre le boombap, le trap et une petite dose de mélancolie et le tour est joué. Dans ses paroles, il verse autant dans l’amour, l’ego-trip ou encore la dépression. Des faits sociaux passés sous silence dans les chansons mais qui, pourtant, méritent d’être abordés. Plus mature dans ses textes, il met les mots justes sur les situations. Plusieurs artistes ont apporté leur contribution à l’instar de Buddha El Taga, Ziggy et Vale Manda. La dernière plage, Flogende, est un trap cloud composé avec du rock symphonique. Ceci véhicule, par ailleurs, un message caché de la transition qu’il compte faire prochainement. Bientôt, il plongera les inconditionnels dans un univers musical à la fois sombre et mélodique. Mélomanes, soyez à l’écoute !

Zo Toniaina

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Insuffisance d’enseignants : Problématique majeure des universités malgaches

La majeure partie des enseignants de l’enseignement supérieur sont en maintien. Le corps professoral aurait besoin de rajeunissement.

« A l’instar de toutes les universités de Madagascar, le manque d’enseignants constitue l’une des plus grandes problématiques de l’université de Mahajanga ». Propos du Pr Odilon Tiandaza, président de l’université de Mahajanga faisant le point sur la situation des universités malgaches lors de son discours officiel, en marge de la rentrée solennelle de l’année universitaire 2019-2020 à Mahajanga, lundi dernier. Propos qui renforce les diverses interpellations émanant du monde de l’enseignement supérieur sur « l’impératif de recruter de nouveaux enseignants » afin de renforcer le corps professoral. Mais surtout de « donner une meilleure qualité d’enseignement aux étudiants malgaches ». Le cas de l’université de Mahajanga illustre la situation. En effet, selon les dires du Pr Odilon Tiandaza: «161 enseignants permanents prennent en charge 15.000 étudiants ». Le président de l’université de Mahajanga de noter « la majorité des enseignants permanents sont en maintien». Profitant de son discours officiel, le Pr Elia Béatrice Assoumacou, ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique a rassuré la communauté scientifique présente. « Les diverses doléances émanant des universités ont été adressées aux instances supérieures », a-t-elle avancé.

Doléances. A sa prise de parole, le président de l’université de Madagascar a fait savoir une autre problématique majeure de son université. « Outre l’insuffisance d’enseignants, l’université de Mahajanga souffre également d’un manque considérable d’infrastructures répondant aux besoins inhérents à l’amélioration de la qualité de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique». « Nous ne disposons que d’un grand amphithéâtre ici ». Les problématiques relatives à la vétusté des infrastructures concerneraient toutes les universités du pays. Situation handicapante qui ne correspondrait pas à l’expression «enseignement supérieur, université pour tous, moteur du développement». Diverses autres problématiques freinent le développement des universités du pays.  Avec les projets de construction de campus universitaire régional ou encore de dotation en matériels aux universités, la longue liste des besoins primordiaux devrait être raccourcie.

José Belalahy

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Alefa Barea : Deux salles, deux ambiances

L’équipe nationale de football affrontait hier celle de la Côte d’Ivoire dans le cadre des éliminatoires de la CAN 2022. Un match qui a entraîné la fermeture de beaucoup de bureaux et de certains établissements scolaires dans plusieurs villes du pays. Et ce sans parler des rassemblements de foule un peu partout.

C’est presque une demi-journée fériée partout à Madagascar. Plusieurs écoles privées ont libéré les enfants malgaches pour l’après-midi du mardi 18 novembre 2020. La raison en est toute simple : ils ont le droit de suivre le match des Barea de Madagascar contre les Eléphants de la Côte d’Ivoire qui s’est tenu au stade Barikadimy de Toamasina. D’ailleurs, dès le début de l’après-midi, les supporteurs tananariviens se sont installés devant l’écran géant du Parvis de l’Hôtel de ville d’Analakely. Même chose à Toamasina et dans d’autres grandes villes. Rappelons que le match s’est tenu à huis clos au stade Barikadimy en raison de la Covid-19. Mais qu’en est -t-il donc du respect des gestes barrières à l’extérieur du stade ? Par ailleurs, la fermeture de certaines écoles et bureaux interrogent une partie de l’opinion publique « le match n’a commencé qu’à 16 heures, je ne comprends pas pourquoi fermer les bureaux et les écoles durant tout l’après-midi ? Surtout en ces temps difficiles » s’est interrogé, Rija, le chauffeur de taxi qui nous a conduits à Analakely, hier.  Ceci dit, la situation pourrait se comprendre étant donné l’ampleur qu’a pris le parcours incroyable de l’équipe malgache lors de la dernière Coupe d’Afrique des Nations. En effet, il s’agit du plus grand événement heureux et célébré par tous les Malgaches de cette dernière décennie. D’ailleurs certains n’hésitent pas à affirmer que les Barea de Madagascar ont réussi là où les hommes politiques ont échoué : « fédérer toute une nation ».

Deux ambiances. Tous les yeux étaient rivés vers l’affrontement entre les deux équipes. De plus, comme le match avait lieu à 16 h, les rassemblements ont été facilités pour les supporteurs qui n’ont pas hésité à investir les bars et les lieux qui diffusent le match. Si à l’intérieur du stade, seuls quelques journalistes, le staff technique et les personnalités importantes y avaient accès, à l’extérieur, c’est l’ambiance qui était au beau fixe avec une foule en délire.

Education. Le sujet a été discuté à maintes reprises. L’éducation est au plus mal en ce moment, les heures de cours manquent, la « précédente » crise sanitaire n’a pas permis de terminer le programme scolaire, et les enseignants n’ont qu’un mois pour remettre au niveau les élèves. Ce qui suscite l’interrogation des personnes qui n’en ont que faire du football : « est-ce vraiment nécessaire pour un match de football, même s’il s’agit de l’équipe nationale ? Où sont les priorités en ce moment ? », telles étaient les questions revenues le plus souvent à nos oreilles.

Quoi qu’il en soit, une grande partie des Malgaches sont derrière les Barea et estiment qu’ils méritent toute cette attention. D’ailleurs, le président de la République élu est lui-même un grand fan de l’équipe nationale et a assisté à ce match, lui qui a déjà mobilisé de l’aide lors de la dernière participation à la CAN de nos héros nationaux. En tout cas, le temps d’un après-midi, les Malgaches ont pu vivre d’amour et de football et cela leur a permis de respirer un peu après la Covid-19.

Anja RANDRIAMAHEFA

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Alefa Barea : Deux salles, deux ambiances

L’équipe nationale de football affrontait hier celle de la Côte d’Ivoire dans le cadre des éliminatoires de la CAN 2022. Un match qui a entraîné la fermeture de beaucoup de bureaux et de certains établissements scolaires dans plusieurs villes du pays. Et ce sans parler des rassemblements de foule un peu partout.

C’est presque une demi-journée fériée partout à Madagascar. Plusieurs écoles privées ont libéré les enfants malgaches pour l’après-midi du mardi 18 novembre 2020. La raison en est toute simple : ils ont le droit de suivre le match des Barea de Madagascar contre les Eléphants de la Côte d’Ivoire qui s’est tenu au stade Barikadimy de Toamasina. D’ailleurs, dès le début de l’après-midi, les supporteurs tananariviens se sont installés devant l’écran géant du Parvis de l’Hôtel de ville d’Analakely. Même chose à Toamasina et dans d’autres grandes villes. Rappelons que le match s’est tenu à huis clos au stade Barikadimy en raison de la Covid-19. Mais qu’en est -t-il donc du respect des gestes barrières à l’extérieur du stade ? Par ailleurs, la fermeture de certaines écoles et bureaux interrogent une partie de l’opinion publique « le match n’a commencé qu’à 16 heures, je ne comprends pas pourquoi fermer les bureaux et les écoles durant tout l’après-midi ? Surtout en ces temps difficiles » s’est interrogé, Rija, le chauffeur de taxi qui nous a conduits à Analakely, hier.  Ceci dit, la situation pourrait se comprendre étant donné l’ampleur qu’a pris le parcours incroyable de l’équipe malgache lors de la dernière Coupe d’Afrique des Nations. En effet, il s’agit du plus grand événement heureux et célébré par tous les Malgaches de cette dernière décennie. D’ailleurs certains n’hésitent pas à affirmer que les Barea de Madagascar ont réussi là où les hommes politiques ont échoué : « fédérer toute une nation ».

Deux ambiances. Tous les yeux étaient rivés vers l’affrontement entre les deux équipes. De plus, comme le match avait lieu à 16 h, les rassemblements ont été facilités pour les supporteurs qui n’ont pas hésité à investir les bars et les lieux qui diffusent le match. Si à l’intérieur du stade, seuls quelques journalistes, le staff technique et les personnalités importantes y avaient accès, à l’extérieur, c’est l’ambiance qui était au beau fixe avec une foule en délire.

Education. Le sujet a été discuté à maintes reprises. L’éducation est au plus mal en ce moment, les heures de cours manquent, la « précédente » crise sanitaire n’a pas permis de terminer le programme scolaire, et les enseignants n’ont qu’un mois pour remettre au niveau les élèves. Ce qui suscite l’interrogation des personnes qui n’en ont que faire du football : « est-ce vraiment nécessaire pour un match de football, même s’il s’agit de l’équipe nationale ? Où sont les priorités en ce moment ? », telles étaient les questions revenues le plus souvent à nos oreilles.

Quoi qu’il en soit, une grande partie des Malgaches sont derrière les Barea et estiment qu’ils méritent toute cette attention. D’ailleurs, le président de la République élu est lui-même un grand fan de l’équipe nationale et a assisté à ce match, lui qui a déjà mobilisé de l’aide lors de la dernière participation à la CAN de nos héros nationaux. En tout cas, le temps d’un après-midi, les Malgaches ont pu vivre d’amour et de football et cela leur a permis de respirer un peu après la Covid-19.

Anja RANDRIAMAHEFA