Les actualités Malgaches du Dimanche 18 Février 2018

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Toliara. Insécurité: Ankililoaka II dit «non» au «Dinabe»

Colonel Rabe Jules, chef de région, parrain de Dinabe Atsimo Andrefana

Ankililoaka II est la première localité à se rebeller et refuser de payer les dommages et intérêts imposés par le «Dinabe». Un pied de nez à l’endroit des autorités qui ne savent  pas exactement sur quel pied danser. «Le Vonodina demandé est exorbitant, correspond à un texte mal interprété», selon Manosotsy dit Varia, le chef Fokontany d’Ankililoaka II, à la sortie d’une réunion de «Fokonolona». Il n’y a aucune raison valable pour punir toute une population à payer des dommages et intérêts allant jusqu’à 25 zébus plus trois millions d’ariary (63 zébus au début). «Notre faute serait d’avoir dénoncé le coupable  tardivement, qui n’est autre que le fils du vieil instituteur assassiné par les brigands».Tandis que meurtriers et voleurs ne sont pas punis et courent librement, la population d’Ankililoaka II est punie pour payer le «Vonodina». Cela fait rappeler la justice: est-ce que la corruption y serait pour quelque chose dans le « Dinabe »? C’est pour cela que la population toute entière refuse d’obéir. «Nous respectons le Dinabe à la lettre, mais trop, c’est trop», rétorque Aselima, président de «Dinabe» à Ankililoaka II. En effet, la population avait des devoirs envers le mort, les jours suivant l’assassinat et ne pouvait livrer le coupable à la limite du temps  règlementaire. Voilà le délit de toute la population d’Ankililoaka II.

Qu’est ce que le «Dina»? Le «Dina» est une convention, une entente, entre habitants d’une localité, d’un village. Le «Dina» assure la sécurité en cas de meurtre ou vol de zébus. Il existe depuis la nuit des temps, bien avant l’état policé. Si bien que la population se sentait dans son élément naturel dès que le «Dina»a été appliqué dans la société malgache d’antan des années d’avant 60.Avec l’avènement de l’Etat de droit, le «Dina» s’est éclipsé.  Aujourd’hui le «Dina» revient en force. La vindicte populaire n’est autre que l’expression d’un ras-le-bol d’une justice corrompue assortie d’impunité. En ce moment, le «Dinam-paritra» de Manakara est en cours d’élaboration ainsi que celui de la Région Est. D’autres suivront certainement pour donner raison à la vision du père du «Dinabe» de Toliara.

Parrain. L’actuel «Dinabe» est le fruit d’une synthèse de plusieurs «Dina» utilisés depuis longtemps dans la région Sud-Ouest. Ces«Dina» avaient déjà démontré leurs preuves avec des résultats plus ou moins  probants. En confectionnant son «Dinabe», la vision de Rabe Jules (il était encore à la tête de la circonscription  de la gendarmerie de la région Sud-Ouest) serait la gestion de la région accès aux résultats. Que ces résultats soient palpables et que la population vive en paix sans peur aux tripes chaque nuit et puisse vaquer librement aux travaux de développement. Aussi, pour avoir de bons résultats, Rabe Jules avait réuni des représentants des  communautés locales, des juges, des élus (députés et sénateurs). Toutefois, le tribunal de Toliara a mis 4 mois au moins pour valider et accorder l’homologation, sous forme de grosse en date du 27 septembre 2016, rendu par le TPI de Toliara, jugement N° 229-C du 24 Juin 2016.

Quid des juges? Aujourd’hui, les juges se sentent complices de ce qui se passe à Ankililoaka II. Où le «Dinabe» s’ancre, il faut reconnaître qu’il y a défaillance de l’Etat. Il y a eu meurtre et le traitement du dossier est différent. Il ne s’agit pas simplement d’un vol de zébus. Mais les juges ne peuvent et ne veulent intervenir, pour le moment. Les plaintes qui parviennent aussi bien au Tribunal qu’au Bianco sont redirigées directement vers le palais de la Région à Mitsinjo. Quelle lourde responsabilité sur le dos du Colonel Rabe Jules! Dr Paubert, past-président de la plateforme de la société, s’accorde à dire que le «Dinabe» a apporté paix et sécurité à l’avènement de Rabe Jules à la tête de la région Sud-Ouest : les vols de zébus ont diminué ou presque disparu. Les coupeurs de route de Mahaboboka (RN7) ont cessé leur acte de banditisme, par magie. Même le trafic de tortues a été prévu dans le règlement de «Dinabe», à savoir: une forte amende d’un million d’Ariary aux contrevenants. A-t-on jamais entendu une seule application de «Dinabe» sur tous les trafiquants de tortues attrapés ?

L’avenir de «Dinabe». « Encore de beaux jours devant le Dinabe », rassure le Colonel Rabe Jules. Il est conscient de ce qui se passe: le dérapage des uns d’une part, et ceux qui profitent de la situation, d’autre part. Certains brandissent même le «Dinabe» pour semer la peur, pour le faire tomber. «Il y aura un encadrement des membres de Dinabe. Tout le monde sait que le tribunal est corrompu et c’est pour cela que la vindicte populaire gagne du terrain. Les juges sont des gens diplômés et pourtant sont enclins à la corruption, alors que dire de simples citoyens qui composent le Dinabe», dit-il avec assurance. Un avenir certain si le tribunal de Toliara apporte sa contribution, en gage de l’homologation déjà accordée.

Charles RAZA, correspondant

 

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Interview Andry Rajoelina - « Je ne suis pas putschiste… »

Extraits choisis de l'entretien de l'ancien président de la Transition Andry Nirina Rajoelina diffusé hier sur les chaînes de télévision de la Capitale Viva Madagacar, Kolo Tv et Tv Plus Madagascar.

Questions des journalistes et de l'assistance (+): Que pensez-vous de ceux qui vous ont tourné le dos, qui ont retourné leur veste, leur chemise, et voire leur pantalon pour certains ?Andry Rajoelina (-): Ils sont nombreux. Si je redoutais les trahisons des politiciens, je n'aurais pas fait de la politique. Car la politique n'est pas faite pour les personnes honnêtes, pour les personnes sincères. En politique, surtout à Madagascar, le mensonge, la sournoiserie et le retournement de veste sont permis. Pour ma part, lorsque je pense au peuple malagasy, j'estime que c'est une responsabilité d'apporter des solutions, de sauver le pays. C'est pour ces raisons que je suis ici devant le peuple malagasy.(+) : Marc Ravalomanana a affirmé vous aimer. Comment se présente cette main tendue?(-) : Nous devons regarder vers le futur, regarder les moyens de redresser le pays et de sauver Madagascar. L'Initiative pour l'Emergence de Madagascar est en ce sens ouverte et toutes les personnes de bonne volonté désireuses de contribuer à travers leurs compétences sont les bienvenues. Le fait de discuter et de rechercher des solutions ne signifie pas que nous nous regrouperons au sein d'un même parti. Mon parti et celui de l'ancien Président seront des concurrents éternels. Le Mapar ne sera jamais Tim et le Tim ne sera jamais Mapar. Mais l'important c'est d'abord l'avenir du pays.Il est nécessaire de laisser les obstacles, les rancœurs et la colère derrière pour le bien de la Grande-île.Mon souhait c'est que d'ici 5 ans ou 10 ans, quand nous reviendrons ici, les pays qui étaient devant Madagascar dans le classement des pays les plus pauvres soient loin derrière notre pays. L'important, je le répète, c'est de voir Madagascar, c'est de cette manière que nous pourrons développer le pays. Personne ne parle de s'aimer. Le Tim est un parti,  le Mapar est un parti, et ces deux partis ne formeront jamais un seul parti. Il est également impossible que Ravalomanana devienne membre du Mapar ou que j'intègre le Tim, c'est à jamais impossible.(+) : Quelles sont vos relations avec le Hvm ?(-) : La vie m'a appris beaucoup de choses, notamment la trahison et le retournement de veste de proches. La vie m'a également appris à soigner les blessures de mon cœur. J'ai beaucoup appris durant ces 4 dernières années où beaucoup de choses se sont passées. Pour parler du Hvm, parce qu'on parle de trahison, s'il ne s'agissait que de Andry Rajoelina, je suis guéri. En revanche, ce qui est triste actuellement, c'est que ce n'est pas seulement Andry Rajoelina qui a été trahi mais le peuple malagasy en entier. Tous ont été déçus. Personnellement, j'ai vraiment espéré que le pays se développerait et que la gouvernance serait performante, pourtant nous voyons tous la situation actuelle.  (+) : De ce fait, pourquoi vous ne briguez pas la place de chef de l'opposition ? (-) : Andry Rajoelina et ses partisans n'ont jamais changé de position. Nous ne dirons pas  aujourd'hui que nous soutenons un tel, que demain nous nous opposons et après demain que nous soutenons de nouveau et ainsi de suite. Nous acceptons, et je m'excuse auprès du peuple malagasy d'avoir œuvré à l'élection de l'actuel Chef de l'Etat à l'occasion de la présidentielle de cette quatrième République. Même l'appellation « Hery vaovao ho an'i Madagasikara » vient d'une idée à moi. Je m'excuse auprès du peuple malagasy car j'ai soutenu l'homme et non son âme et sa conscience. (+) : Vous continuez donc de le soutenir ? (-) : Nous avons fait tout ce qu'il était possible de faire pour le faire élire. Ce n'est pas dans notre attitude de nous dédire. Nous nous sommes tus. Le Mapar et ses membres en revanche n'ont jamais cessé de dénoncer les dérives du pouvoir en matière de gouvernance ou de vie de la nation en général. Nous maintenons nos idées et acceptons nos erreurs telles des parents et des enfants dans une famille.(+) : Il reste dix mois avant l'élection présidentielle si l'on se confère à la Constitution. Jusqu'à aujourd'hui même les textes censés régir ces élections ne sont pas publiés. Quel est votre avis sur le sujet ?(-) : Je suis comme tout citoyen. J'attends la date des élections et les textes électoraux qui détermineront les règles du jeu. Il est extrêmement important de publier la date des élections. Cela ne suffit pas de dire uniquement que l'élection aura lieu. C'est simple, il suffit juste que le Gouvernement se réunisse et décrète la convocation des électeurs. Cela ne nécessite pas des financements étrangers.(+) : Vous avez ouvert la Place de la démocratie et l'avez aussi refermée à l'opposition.Quel est l'héritage laissé  par la Transition en matière de respect de la démocratie ?(-) : Si je n'étais pas le premier je serai le deuxième politicien démocrate le plus soucieux de faire régner la démocratie. Pour parler de la place de la démocratie, il faut se rappeler que durant les cinq ans de la Transition, la place du Magro à Behoririka a accueilli des manifestations quotidiennes. Cela montre le respect de la démocratie. Actuellement, est-ce que nous pourrions avoir un endroit pour développer nos idées, non pas tous les jours, mais une fois par mois ? Cela n'a jamais existé dans l'histoire de Madagascar qu'un parti d'opposition soit libre de s'exprimer et de critiquer le pouvoir durant cinq ans. En ce qui concerne la Place de la démocratie à Ambohijatovo, il ne faut pas avoir la mémoire courte. Où se sont déroulés les premiers meetings des partisans de Marc Ravalomanana ? Ne se sont-ils pas déroulés à la Place de la démocratie ? Cependant, ceux-ci ont décidé de sortir et de mettre à feu plusieurs choses. C'est pour cette raison que nous avons accepté que les partisans de l'ex Chef d'Etat puissent continuer à s'exprimer mais qu'il était préférable de les changer de place. C'est pourquoi la décision a été prise de délocaliser leur mouvement au Magro. (+) : Entre la Commune urbaine d'Antananarivo et le pouvoir central, ce n'est pas franchement le grand amour actuellement. Vous avez vécu cette situation lorsque vous étiez à  la tête de la Capitale. (-) : En tant qu'ancien maire de la Capitale, voir sa population et la situation actuelle me chagrine. Ce qui m'attriste le plus c'est que la situation que j'ai vécue entre 2007 et 2008 se reproduit encore actuellement. Faut-il rappeler que durant le temps que j'ai été à la tête de la Capitale, Antananarivo a été sous un état de siège. Si on veut qu'Antananarivo soit une Capitale moderne et prospère, il faut que l'Etat l'aide, ce qui n'est pas le cas actuellement. Personnellement, si Dieu veut qu'un jour je devienne Président de la République, je m'engage à aider avec tout mon cœur et à développer la ville d'Antananarivo. Et surtout, peu importe qui sera le maire, je serai prêt à apporter mon aide. J'ai des solutions pour la Capitale  que nous mettrons en œuvre. Mais il faut que les dirigeants de la Capitale et les dirigeants du pays collaborent. A ce sujet d'ailleurs, je m'étonne qu'on ait enlevé l'inscription Antananarivo. Il s'agissait d'une petite chose mais c'était le symbole le plus important. (+) : Auprès d'une certaine opinion, vous traînez une image de putschiste. Comment gérez- vous cette perception ?(-) : Nous pouvons rétablir une vérité. Par définition, un putschiste c'est quelqu'un qui prend le pouvoir par les armes et par l'armée. En outre, ce qui s'est passé à Madagascar c'est un mouvement populaire. Marc Ravalomanana a été le premier à ne pas respecter la Constitution en remettant les pleins pouvoirs à l'Armée et non au président du Sénat. Les plus hauts gradés des militaires ont décidé de me remettre les pouvoirs, ce qui a été avalisé par la Haute Cour constitutionnelle. Autrement dit, le pouvoir transitoire a respecté les lois en vigueur dans le pays. C'est en raison des pressions de la communauté internationale que nous avons dû entrer dans le dialogue qui a débouché sur la feuille de route. (+) : Vous avez installé quand même un Premier ministre et offert un Palais à ce Premier ministre.(-) : Il y a quelques jours en Afrique du Sud, le Président Jacob Zuma a remis sa démission. Il n'y a pas eu d'élection. Personne n'a dit que c'était un coup d'Etat. Personne n'a également accusé Ramaphosa d'être un putschiste. Il est important de rétablir la vérité. Au Zimbabwe, c'est l'Armée qui a revendiqué le départ de Robert Mugabe. Personne n'a parlé de coup d'Etat. Je ne suis pas putschiste. Andry Rajoelina est un révolutionnaire et un patriote.(+) : Vous entretenez le suspens autour de ce sujet, êtes- vous candidat à la prochaine présidentielle ?(-) : Certains politiques ont déclaré être candidats. D'autres font précampagne. Dans le pays, on assiste à une surenchère. La population malagasy mérite mieux que ça. Ce n'est pas ce que le peuple attend de ces politiciens et de ces dirigeants. En 2013 durant mon dernier discours à la tribune des Nations unies, j'ai repris une citation de James Freeman que je répèterai aujourd'hui : Un politicien pense à la prochaine élection, mais l'homme d'Etat à la prochaine génération. Je n'ai jamais été sur le terrain pour faire précampagne. Durant ces quatre dernières années, je n'ai eu de cesse de chercher des solutions pour développer Madagascar. Nous n'en sommes pas à parler aujourd'hui de candidature. (+) : L'Iem n'est pas un outil destiné à des fins politiques ?(-) : Comment développer Madagascar, c'est le but de l'Iem. Quelles sont les solutions. C'est la vision que nous promouvons pour les générations futures. Il ne s'agit pas d'un engagement politique mais d'un engagement pour le développement de Madagascar. L'important est de réfléchir au développement de Madagascar. Les questions politiques ou encore la candidature ne font pas partie de nos priorités. La politique ne sera qu'un outil plus tard pour mettre en œuvre notre vision. (+) : N'y a-t-il pas une part de démagogie derrière vos propos ?(-) : Le peuple malagasy a besoin de quelque chose de sérieux  et de rigoureux. Toutes les visions seront mises en œuvre. S'il y a des choses que l'on sait pertinemment ne pas pouvoir faire, il serait préférable de les taire. Les dirigeants qui se sont succédé à la tête du pays ne se sont pas préparés. Actuellement les Malagasy ont besoin de dirigeants qui se sont préparés, qui ont été préparés et qui ont un programme d'action qui sera mis en œuvre avec des techniciens et les bailleurs de fonds, les industries. Il ne faut plus se tromper à travers les programmes d'action.  Andry Rajoelina n'est pas démagogue. Ce qui a été dit sera mis en œuvre. Et les visions ne sont pas celles de Andry Rajoelina seul. C'est pour cela que je dis qu'il faut se donner la main pour sortir Madagascar des ténèbres. (+) : Pouvez- vous vous engager à dire si oui ou non vous allez changer la Constitution si vous accédez à la tête du pays ? (-) : Ce n'est pas la Constitution qui est mauvaise. Même si elle est modifiée indéfiniment, l'important c'est son application. L'important est que celui qui prête serment sur cette Constitution la respecte. L'important n'est pas de la changer. Il faut d'abord respecter celle qui est en place.  Pour ma part, je n'ai pas prêté serment sur la Constitution. J'ai été à la tête d'une Transition politique. En soi, changer de Constitution n'a rien de répréhensible. Je l'ai changée mais je l'ai respectée moi au moins. Ce qui n'est pas convenable c'est de ne pas l'avoir respectée et de vouloir ensuite la changer.(+) : Pour contrebalancer les propos d'un certain candidat, pouvez-vous ici et maintenant vous faire un engagement que vous réaliserez une fois élu ?(-) : Ce n'est pas encore le moment de parler de projet de société. Le moment viendra. Ce que je peux dire c'est que les visions inscrites dans la démarche Iem seront transformées en projet. Ce projet devrait se muer en convention. Le moment venu, si Dieu le veut, tout ce que je dirai, je les mettrai en œuvre. La Rédaction

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Visite dans l’Androy - Rivo Rakotovao en plein … délire !

Une véritable lutte acharnée. C’est le combat dans lequel se livre l’actuel président du Sénat, Rivo Rakotovao contre les adversaires politiques de son parti Hvm en ce moment. Parmi ses principales cibles : l’ancien Président Marc Ravalomanana et l’ex – homme fort de la Transition, Andry Rajoelina. La dernière visite du numéro un du Hvm dans la Région d’Androy laisse même déjà penser à une période de campagne électorale. Animé par une certaine ferveur mélangée à de l’excès de zèle, le président du perchoir d’Anosikely s’est littéralement lâché en vociférant à l’endroit de ses concurrents politiques.

« Certains débarquent et affirment qu’ils veulent sauver le pays. Mais pourquoi ne l’ont-ils pas fait lorsqu’ils étaient au pouvoir ? », a – t – il déclaré. En lançant de tels propos, il s’attaque directement aux concurrents potentiels de Hery Rajaonarimampianina à la prochaine élection présidentielle. Avec un tel raisonnement, force est de se demander à quoi sert alors la vision 2030 du Président de la République dans son fameux « Fisandratana mirindra ». Pourquoi n’avoir pas présenté une vision réaliste dès le début de son mandat ? Pourquoi avoir attendu la dernière année de mandat pour étaler des projets structurants ?Allégeance Le leader du Hvm ne s’est pas arrêté aux piques mais a également vanté les mérites de son parti et fait allégeance au Président Hery Rajaonarimampianina. Selon lui, le locataire d’Iavoloha a fait des réalisations qu’aucun de ses prédécesseurs n’a jamais réalisées jusqu’à présent. Il a aussi fait allusion au prochain scrutin présidentiel.  « Certains disent que les élections ne se tiendront pas cette année car nous les Hvm , nous avons peur des élections », a – t – il encore lancé avant de poursuivre que « pourquoi devrions- nous avoir peur ? De qui avons-nous peur ? Nous n’avons peur de personne ». En clair, le président du Hvm a voulu montrer qui était le plus fort avant même que la course commence. A l’allure de ces déclarations, la vraie campagne électorale promet d’être mouvementée aussi bien pour les acteurs politiques que pour les simples citoyens.S.R.    

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Soutien à Rajaonarimampianina en 2013 - Andry Rajoelina présente ses excuses aux électeurs

L’un des moments forts qui aura battu le record de l’applaudimètre, lors de la conférence-débat sur l’ « Initiative pour l’Emergence de Madagascar » ou Iem à l’Arena Alarobia avant-hier, a été sans conteste celui où Andry Rajoelina a présenté ses excuses à la population pour avoir  œuvré pour l’élection de l’actuel Chef de l’Etat à l’occasion de la première présidentielle de cette quatrième République. Un mea culpa qui sera apprécié à sa juste mesure, pas seulement par les partisans de l’ancien Président de la Transition mais aussi par tous ceux qui, pour une raison ou une autre, ont élu Hery Rajaonarimampianina en 2013 et qui s’en mordent les doigts à l’heure actuelle.

Comme une ritournelle, le sujet de la girouette politique a d’ailleurs été abordé  -  à plusieurs reprises et de différentes manières -  aussi bien par le principal orateur que par les différents intervenants à cette occasion. A commencer par la présentatrice de service qui, dès sa première prise de parole, a évoqué les retournements de veste, de chemise, voire de… pantalon, de certains compagnons de route du leader de la révolution Orange. Une métaphore vestimentaire reprise par ce dernier lorsqu’il parle de « changement de cravate » auquel certains se sont livrés pour obtenir un siège ou bénéficier du copinage qui caractérise le régime en place.A la question de savoir si, en s’abstenant de revêtir la toge de chef de l’opposition, Andry Rajoelina continuerait-il de soutenir son ancien ministre des Finances malgré sa trahison, l’ex-homme fort du pays de concéder qu’il avait certes soutenu l’ « homme » qu’est Hery Rajaonarimampianina mais pas   « son âme et conscience », histoire de dire que ce dernier avait bien caché son jeu et n’avait eu aucun scrupule à retourner le fusil contre lui une fois élu. C’est dans la foulée de cette question qu’on a su d’ailleurs que l’appellation « Hery Vaovao hoan’i Madagasikara » (Hvm) émanait en fait du numéro Un du Mapar.Et lorsque la chanteuse Fara Johns de changer de métaphore en exprimant sa déception vis-à-vis de celui à qui Andry Rajoelina a remis une certaine clef en 2014, faisant référence à la cérémonie symbolique de passation entre ce dernier et son successeur à la tête du pays, le même Andry Rajoelina de sauter sur l’occasion pour mettre en garde la population contre toute tentation de confier de nouveau la fameuse clef à quelqu’un qui s’est déjà livré à un pillage en règle de la maison dont il avait la garde. Allusion à peine voilée à la candidature  -  non encore officielle mais quasi-certaine  -  de l’actuel locataire d’Iavoloha à sa propre succession.En parlant de candidature, contre toute attente, celle de l’hôte des lieux n’a pas encore été annoncée formellement lors de cette sortie médiatique qui lui fait office de rentrée politique. Il reste néanmoins que les propos tenus par Andry Rajoelina sur l’avenir proche ou lointain de l’Iem ne laissent aucun doute quant à ses intentions. L’homme  se lancera bel et bien dans la bataille électorale. Et pas n’importe laquelle. Il s’agira d’arracher des mains de Hery Rajaonarimampianina la magistrature suprême du pays qui lui a été malencontreusement confiée. Hery Mampionona    

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JIRAMA : Tarif d’électricité gonflé

L’application de la hausse de tarif d’électricité a été adoptée par la JIRAMA depuis le mois de janvier. Par conséquent, les usagers se plaignent de la hausse exorbitante de leurs factures qui s’agrippe au-dessus de leur moyen financier.
Le DG a donné une conférence de presse pour éclaircir les diverses raisons qui obligent la JIRAMA à augmenter le tarif d’électricité. Lui de réitérer lors de son intervention que la source d’approvisionnement en eau n’arrive plus à ravitailler les consommateurs qui ne cessent de s’accroitre. L’inflation du prix des carburants est également l’une des raisons de cette hausse de tarif. Il incite également les victimes à venir consulter les agences de la JIRAMA pour obtenir des plus de précision.
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Filière vanille - Madagascar dans de mauvaises postures

En danger. Madagascar produit plus de 80% de la vanille mondiale. Cependant, entre mauvaise qualité et prix exhorbitants, l’achat de la vanille produite par la Grande île délasse de plus en plus les industriels du monde. Le rapport qualité-prix est, en effet, loin de satisfaire les acheteurs. Un kilo de vanille revient aujourd’hui à 425 dollars alors que le taux de vanilline garantissant la qualité de la vanille est à moins de 1%, contraire aux normes imposées par le marché international.

Cette réduction du taux de vanilline résulte particulièrement de la récolte précoce des gousses de vanille ainsi que de l’emballage sous vide des produits. Il ne faut pas non plus oublier les conditions climatiques qui peuvent nuire considérablement aux quantités produites par la filière.  Par conséquent, les acheteurs préfèrent maintenant se fier à une valeur plus sûre pour la composition de leurs produits, la vanille artificielle. C’est surtout l’apparition de cette vanille de synthèse qui risque d’entrainer la dégradation de la filière vanille dans l’île rouge. Le pays se retrouve donc dans de mauvaises postures, et sa vanille risque même de perdre sa place et sa valeur. L’émergence de la vanille de synthèseCette crise traversée par le principal producteur mondial de vanille est devenue une vraie aubaine pour les producteurs de vanilline de synthèse ainsi que les industriels. D’après les propos de Chris Richard, directeur de vente de Aust Hachmann Canada recueillis par l’hebdomadaire africain Agence Ecofin, « les principaux atouts de la vanilline synthétique sont le prix et la fiabilité. Elle est toujours moins chère et plus abondante que la vanille naturelle, en plus, le produit n’est pas sujet à des années de bonnes ou mauvaises récoltes ». Plutôt que de se préoccuper de la qualité de la vanille malagasy, les industriels préfèrent alors se retourner vers ce produit plus fiable mais moins cher. Vu l’émergence de la vanille artificielle et la  non amélioration de la filière vanille, Madagascar risque de perdre un à un ses clients, surtout si les producteurs n’adoptent pas de nouvelles mesures afin d’améliorer la filière et que la vanille du pays retrouve sa renommée. Recueillis par Rova R.

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Bravo Mia !

Mia, la jeune skieuse malagasy, pour sa toute première participation aux Jeux olympiques d’hiver (Joh), a réalisé un exploit inespéré. Lors des deux compétitions de slalom aux Joh de PyeonChang (Corée du Sud), Mialitiana Clerc, de son vrai, qui a représenté Madagascar, terminait les courses dans le top 50. En effet, l’unique représentante de la Grande île, lors du slalom géant finit la compétition au 48è rang sur les 81 participantes avec un chrono de 2mn39 sec. Mia a pu laisser derrière elle certaines grandes de la discipline telles les Hollandaises, l’ Hongroise, la Grecque, l’Albanaise, etc.

Et lors du slalom, 47è sur les 78 en lice, elle réalisait un chrono de 2.00.27 c’est-à-dire à 22 secondes de la médaillée d’or du slalom ski alpin, la Suédoise Frida Hansdotter. En fait, Mia a atteint l’objectif qu’elle s’était fixée : parmi les top 50 et pas plus ! Nombre de ces meilleures skieuses se trouvaient derrière. C’est tout simplement formidable !Mialitiana Clerc, une Franco-malagasy, née d’une famille malagasy pauvre de la périphérie de Tanà et adoptée par un couple français, Stéphane et Sylvia Clerc de la Haute Savoie, au pied des Alpes, pratiquait le ski dès son jeune âge (3ans). Les parents adoptifs l’encourageaient tout au long de son parcours.La prestation de cette jeune fille, d’à peine 16 ans, nous envoie un signal fort. Un message formel que les uns et les autres, les dirigeants et les hommes politiques en premier lieu, devront prendre au sérieux.Tout commençait lorsqu’elle séjournait au pays pour renouveler son passeport. L’idée de vouloir représenter son pays d’origine à une compétition internationale naissait en elle et porterait haut le flambeau de la Nation. Une décision qu’elle avait à cœur et tenait à le concrétiser quel que soit le défi à relever. Une volonté tenace de porter haut le flambeau de la Nation. Certes, à PyeonChang, Mia n’avait pas eu l’honneur de monter sur le podium, mais, les chronos qu’elle avait réalisés n’en déméritaient pas.Au moment où les tenants du régime prenaient en main les rênes du pouvoir, ils avaient pris des engagements de régler dans les meilleurs délais certains problèmes, entre autres, délestages, insécurité, corruption. Quatre longues années s’étaient écoulées, mais rien ne bouge, au contraire les problèmes se corsent.Tout compte fait, il manque lourdement à nos barons la volonté effective d’aller de l’avant de leurs décisions ou projets. Les bonnes intentions existent, peut-être, cependant la détermination de les transformer en actes fait défaut. A Mantasoa, au cours du « team building » du Gouvernement, l’ordre du jour frappait beaucoup. Il était question de revigorer la dynamique de groupe tout en ciblant le combat contre l’insécurité, l’inflation et la corruption. Des vœux pieux qui ne dépasseraient  même pas le stade des intentions. Le passage aux actes traine.Mia, notre jeune fierté nationale, nous enseigne, ainsi, quand on a la volonté réelle de faire quelque chose, on peut y aboutir. Certes, il faut de la ténacité, de la patience et surtout de la foi dans tout ce qu’on entreprend. L’honnêteté de tenir la parole donnée complète le tableau. Bien entendu, il y a des efforts et des sacrifices à consentir.Le chemin de la réussite passe, obligatoirement, par-là ! Bravo Mia !Ndrianaivo

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Njakatiana & Bodo - Le Palais des sports brille de mille feux

Le temps d'un spectacle, le duo incontesté Njakatiana et Bodo a fait renaître dans le coeur des mélomanes l'amour de la belle musique, celle que tout le monde décrit d'écoutable et mélodieuse. Le Palais des sports et de la culture était envahi par des inconditionnels qui voulaient être gâtés de la plus belle des manières. Rien qu'une belle décoration et une scène bien ornée bien évidemment sur le thème de l'amour ont suffi pour éblouir l'assistance. Et on ne parle même pas de la sonorisation qui était impeccable tout comme les jeux de lumière...tout ceci pour respect du public car l'organisateur a promis un spectacle inédit.

C'était en effet le cas car les spectateurs qui n'ont malheureusement pas rempli la salle avaient le sourire sur le visage, une envie de s'évader et de s'ambiancer mais surtout de valser sur les belles mélodies slow que le duo a concoctées pour eux. Chose promise, chose due, organisationnellement parlant, Live Prod a tenu parole. Evidemment, Njakatiana et Bodo, professionnels qu'ils sont, ont évidemment émerveillé la salle avec un répertoire vraiment hors du commun.En harmonieLes mélomanes de tous âges ont pu profiter d'un bel duo des chanteurs, sur plusieurs de leurs titres préférés. Tantôt à la guitare mais toujours sur son micro, le crooner de charme, une fois sur scène, se laisse conduire par sa belle voix qui accompagne comme un vrai chevalier de guerre celle de Bodo. Ensemble, ils ne peuvent que former un duo exceptionnel qui peut conquérir facilement des coeurs, des plus durs qu'ils soient. D'ailleurs, les musiciens des deux groupes respectifs font en sorte d'harmoniser le show en donnant le meilleur d'eux-mêmes. « Main dans la main » comme l'intitulé du show l'indique, Njakatiana et Bodo sur leur petit nuage interprètent « Toy ny vao omaly »,« Mpankafy »,  « Resinao » ou encore « Toera-mamy ». Dans une salle plus ou moins sombre, les inconditionnels ne se privent pas de sortir leurs briquets et leurs torches de téléphone pour mettre plus d'ambiance. Comme dans un concert de Celine Dion à Bercy, le Palais des sports a brillé de mille feux. Njakatiana, habillé comme un prince et Bodo comme une vraie reine, étaient comblés en chantonnant presque en larme. En tout cas, les 4 heures ont suffi pour se remémorer le bon vieux temps puisqu'il est à rappeler que le dernier concert du duo remonte à 18 ans.Tahiana Andrianiaina

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Ambanin'Ampamarinana - Chute d'un bloc de rocher, 7 morts et 8 blessés

Comme on l'a souvent redouté en cette saison des pluies, un énorme bloc de rocher de la falaise d'Ampamarinana (Haute-ville) versant occidental, s'est détaché avant de s'abattre sur 3 habitations, faisant 7 morts et au moins 8 blessés dont un sapeur-pompier d'une vingtaine d'années. Ce drame horrifiant s'est produit vers 20h samedi, au plus fort moment de l'orage…La foudre serait  le détonateur ayant fait arracher le bloc de magma, déjà fragilisé et  ne se tenant que sur un fil, si on pourrait le dire ainsi…Le danger n'est pas pour autant écarté.

Tout en contrebas d'un chemin escarpé d'Ampamarinana et dominé par de très menaçants blocs de rocher tout suintant encore d'eau de ruissellement, une scène de cauchemar attend le visiteur. Là, toute une maison entière, construite en béton disparait sous la masse du rocher assassin. Ici, ses 4 locataires furent uniquement blessés et l'on n'a déploré aucun décès, un vrai miracle ! En revanche, ce n'était malheureusement pas le cas pour ceux d'une maison voisine située sur une petite hauteur dominant la maison en béton. Oli (36 ans), mécanicien de son vivant et les siens n'avaient aucune chance pour survivre à la catastrophe. Sa femme d'une trentaine d'années ainsi que ses deux enfants, une fillette de 3 ans et un petit garçon de 7 ans ont également péri. Le malheur a aussi touché une petite famille de commerçant. Les 3 enfants d'un couple, ont été tués et le chef de famille fut blessé. Seule la maîtresse de maison est indemne. Les corps des enfants victimes n'ont pu être dégagés des décombres que vers les premières heures de matinée d'hier. « D'abord, le sol tremblait comme lors d'un véritable séisme, accompagné d'une explosion sourde ! Une seconde après, la foudre a fait éjecter la mère de famille hors de son foyer. Ce qui l'a sauvée du rocher. En quelques secondes, il était tombé sur sa maison », a relaté Petera, la quarantaine, un proche des victimes. Une fillette ayant perdu son frère et sa petite sœur raconte : « Après l'effroyable secousse, j'étais projeté sous un escalier de notre maison. Puis, j'ai trouvé le salut en passant à travers les ruines par une petite ouverture. Les autres n'ont pas eu la même chance que moi », relate-t-elle, la voix étranglée. Tout au long de la nuit suivant le drame, les sapeurs-pompiers de Tsaralàlàna et les militaires du Corps de protection civile (Cpc) ont travaillé d'arrache-pied et souvent dans des conditions périlleuses pour les opérations de sauvetage. D'ailleurs, c'était dans ces circonstances que ce pompier fut blessé. Hier matin encore, la menace d'un deuxième éboulement a été prise au sérieux. Un autre rocher présentant de larges fissures et qui n'est plus retenu que par des racines, serait également sur le point de partir à son tour, menaçant toute la zone d'habitations située en contrebas. « Il ne faut plus s'aventurer dans cette zone. C'est trop risqué ! Même les gendarmes et les policiers ont rapidement quitté l'endroit après qu'ils eurent donné les consignes de sécurité et conseillé les riverains de quitter au plus vite le secteur ! », confie un militaire aux  journalistes. Comme  preuve à ses propos, des riverains ont affirmé avoir été témoins d'un fait propre à donner un frisson : « Par deux fois, des mini-éboulements constitués de racines mêlées à de la glaise, de l'argile s'étaient produits il y a quelques moments », raconte l'un d'eux. Pour les habitants du quartier, il n'y a aucun doute. La foudre n'a été qu'un élément détonateur ayant provoqué le détachement du rocher en question. Depuis longtemps, il hante l'esprit des riverains. Sur place, jusque vers les premières heures du dimanche matin, une poignée de riverains ainsi que les proches des victimes s'activent tout autour des décombres d'une maison engloutie. Ils s'efforçaient d'y retrouver et d'y extirper la dépouille d'un enfant. Les autorités dont la Commune urbaine et le délégué du 4ème Arrondissement, s'étaient rendues sur les lieux. Le chef du Gouvernement Solonandrasana Mahafaly Olivier a proclamé une situation d'urgence. « Des mesures draconiennes telles que l'évacuation des habitants de toute la zone en danger sont sur le point d'être adoptées », a-t-il déclaré, hier. Les habitants du quartier touché et les rescapés du drame sont pour le moment hébergés à l'Ecole normale à Mahamasina. Néanmoins, et preuve de l'amateurisme des responsables concernés, la création d'une zone de sécurité tardait à se concrétiser sur le lieu sinistré. Franck Roland

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Situation socio-économique - Le Seces Tana interpelle le pouvoir actuel

« La population malagasy se sent délaissée ». C’est dans ce contexte que le Syndicat des enseignants-chercheurs et des chercheurs-enseignants de l’enseignement supérieur (Seces), section Antananarivo, interpelle le pouvoir actuel à se manifester au profit des peuples. Les syndicalistes regroupant les intellectuels de l’université d’Antananarivo se sont révélés au grand jour pour exprimer leur avis par rapport à la situation socio-économique dans la Grande île. « L’Exécutif doit garantir la sécurisation de la population et de ses biens.

Cela  demeure important pour mettre fin à l’impunité et afin d’éviter les vindictes populaires », évoquent-ils dans un communiqué. Plusieurs actions et secteurs d’activité doivent être priorisés. Il s’agit entre autres de la lutte conte la corruption et l’application de la loi. Les membres du Seces section Tana attendent également l’amélioration du service dans le domaine foncier. Ils sont conscients des frais assez élevés lors du traitement de dossier. Ce sont notamment les habitants du milieu rural qui en paient le prix fort, martèle le Seces. Quant à l’éducation, l’avenir des élèves pourra être assuré au cas où tous les dispositifs sont déployés. Des programmes assurant le développement et respectivement propres à l’enseignement général et l’enseignement technique doivent être proposés et élaborés par les responsables. Au niveau des infrastructures dans les zones enclavées, leur amélioration constitue une étape très importante. En effet, avec l’insécurité grandissante dans la zone urbaine et également dans le milieu rural, l’abus de pouvoir ainsi que le problème de la sécurisation foncière, Madagascar se place dans une position médiocre. La qualité de l’éducation prive les élèves d’un avenir meilleur. En outre, l’ingérence au niveau de la Justice ainsi que son indépendance qui est toujours remise en cause avec la présence de la corruption, empêchent le pays de franchir des étapes plus importants. Comme suggestion, le Seces avance que Madagascar pourrait décoller avec l’exploitation des produits d’exportation dont la vanille verte et le girofle. Pourtant, cette activité est freinée par la présence des malfaiteurs qui accaparent les produits. Recueillis par K.R.