Les actualités Malgaches du Dimanche 17 Septembre 2017

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Environnement - Madagascar à la Cop 13 pour lutter contre la désertification

La zone Sud de la Grande île vit perpétuellement dans la sècheresse. De ce fait, la population fait face paticulièrement à des problèmes d'alimentation en eau. Avec ce manque d'eau donc, son alimentation finit par ne plus correspondre à ses besoins étant donné que l'agriculture n'arrive pas à bien s'y développer. C'est dans cet axe que la convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification a été mise en place, afin de trouver des solutions pour les zones sèches du monde. La 13e édition de cette convention (Cop 13) a commencé le 6 septembre pour se clôturer samedi dernier. 

Cette Cop 13 s'est déroulée à Ordos en Chine, et Madagascar a participé à cette réunion durant laquelle il a essayé de relever les options qui pourraient s'adapter à sa région. Cette convention a été une occasion pour chaque pays participant de rendre compte de la situation actuelle de chacun ainsi que des efforts déployés par chaque état pour y remédier. Pour le cas de Madagascar, la désertification est encore un grand dilemme étant donné que les fôrets et la terre ne connaissent aucun répit avec les feux de brousse.  En tout cas, durant ces 10 jours, les représentants du pays ont pu effectuer différents échanges de compétences avec les autres délégations mais surtout renforcer les collaborations. Tout cela dans le but d'améliorer la situation dans le Sud de l'île. Il y a donc la mise en place du projet de fabrication de « geleau » qui est un gel avec des nutriments nécessaires pour les plantations localisées dans des régions sèches ou encore la coopération avec l'International network for bamboo and rattan (Inbar).  Propos recueillis par Rova R.

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Rugby Analamanga - Matadore A ne fait pas le poids au stade des Cheminots

Pour son sixième match dans le championnat d’Analamanga rugby, l’Uasc s’est offert une belle victoire en battant le Matadore A Anosipatrana. Ce dernier s'est incliné logiquement ce dimanche au stade des Cheminots (41-11).

La formation du XV Cheminot s’est offert le bonus offensif après cette victoire. La formation de Solobe remonte donc la pente après cet exploit et avance à la 5e place. Quant au 3Fb du ministère de la Santé, José et ses camarades descendent à la deuxième position après avoir été battu  par surprise (26-25) par l’Irc à la dernière minute de jeu hier.  Tam Anosibe occupe provisoirement la place de leader tandis que le Matadore A et le Tfa Anatihazo se trouvent toujours  dans la zone rouge. E.F.

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Accident mortel à Ankazobe - Trois maîtres Fram décédés, 22 autres blessés

La portion de la Rn4 qui passe à Ankazobe, précisément à l’endroit dit Manankazo,  a été encore le théâtre d’un accident meurtrier d’un véhicule de transport vers 9h30 du matin, samedi  dernier. Un minibus Sprinter a fait une embardée avant de partir en tonneaux, faisant ainsi 3 morts et 22 blessés parmi les passagers. Le drame est survenu au Pk 127 à 33 km de la cité d’Ankazobe.  Les victimes sont des maîtres Fram basés dans la circonscription scolaire (Cisco) de Mandritsara.

Le véhicule aurait été lâché par ses freins à un moment où il a dévalé une descente allongée par une courbe. Echappant à tout contrôle, le Sprinter a buté contre un talus avant de partir à la renverse.  Une enquête en vue d’une confirmation de cette thèse a été lancée.  Ses passagers venaient de la Capitale afin de s’octroyer de leurs contrats de travail et ont mis le cap vers Mandritsara. Dans un premier temps qui a suivi l’accident, les blessés ont été évacués d’urgence au centre hospitalier d’Ankazobe où les corps des victimes ayant perdu leur vie, ont été déposés à la morgue du même établissement. Puisque l’état de certains blessés s’avérait critique, il a fallu les transférer à l’Hjra Ampefiloha, dans la Capitale. Des témoins sur place déplorent que de nombreux autres accidents s’étaient déjà produits sur ce tronçon de route de la Rn4 à Manankazo à cause surtout de sa configuration topographique. Néanmoins, l’accident du week-end dernier a été l’énième d’une longue série à se dérouler dans la seule localité d’Ankazobe, si l’on ne parle que du cas du Boeing, ce drame ayant fait le plus grand nombre de victimes avec 21 morts et une centaine de blessés vers début août dernier. A l’heure actuelle, cinq personnes sont encore prises en charge à l’Hjra dont l’un a subi une opération la nuit du samedi dernier.  Les frais médicaux de toutes les victimes sont à la charge du Gouvernement. Quant aux frais d’hébergement des enseignants à Antananarivo, le ministère de l’Education nationale (Men) a promis de les acquitter.  Notons que ces victimes figurent parmi les nouvelles recrues issues de la quatrième vague du ministère de l’Education nationale. Ils ont obtenu leur contrat de travail vendredi dernier au Palais des sports, Mahamasina.  Franck Roland/  Kanto R.

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Retouche constitutionnelle - Rajaonarimampianina s’entête

Bravant les critiques qui fusent de toutes parts, le Chef de l’Etat semble persister dans son idée d’amender la Constitution. Malgré le tollé provoqué par l’éventualité d’une révision constitutionnelle auprès de la société civile, de l’opposition et même des partenaires techniques, Hery Rajaonarimampianina ne semble pas prêt à abandonner l’idée d’un référendum. En effet, le Chef de l’Etat a réaffirmé son intention de poursuivre le processus lors d’un casse-croûte présidentiel au Palais d’Etat d’Iavoloha samedi dernier. 

Devant les gens des médias, le numéro Un de l’Etat a indiqué que la révision des dispositions relatives aux élections du texte fondamental était prioritaire. Parmi les articles les plus importants, Hery Rajaonarimampianina cite, non pas l’article 46 qui dispose que le Président candidat doit démissionner 60 jours avant la date du scrutin présidentiel, mais l’article 47. Dans son alinéa 1, cet article dispose que « L'élection du Président de la République a lieu trente jours au moins et soixante jours au plus avant l'expiration du mandat du Président en exercice ».  Son principal souci serait en effet le large délai entre la date effective de la fin du mandat présidentiel et la proclamation officielle des résultats du second tour du scrutin. Et lui de prendre exemple sur l’élection de 1992 où il  s’est passé 11 semaines entre le premier tour et le second tour, ou encore les élections de 1996 et 2013 où l’entre-deux-tours a duré 8 semaines. Pour le Chef de l’Etat, ce délai présenterait des risques pour la stabilité du pays. Faut-il pourtant rappeler l’article 46 de la Constitution qui précise que dans le cas où le Président se porte candidat aux présidentielles, « le président du Sénat exerce les attributions présidentielles courantes jusqu’à l’investiture du nouveau Président ».  Même si les caciques du pouvoir s’en défendent, il apparaît indubitable pour le citoyen que Hery Rajaonarimampianina n’accorde visiblement que peu de confiance à l’actuel président du Sénat Honoré Rakotomanana, qui serait appelé à assurer l’intérim dans le cas où il se porterait candidat… (Voir article ci-dessous).Envers et contre tous ?Manifestement, Hery Rajaonarimampianina n’est pas atteint par les réserves émises ici et là contre son projet de révision constitutionnelle. Ce ne sera pas les fortes réserves des politiques (Mmm, Mapar, Psd…), de la société civile (Sefafi, Gen, Kmf-Cnoe, Collectif des jeunes leaders malagasy…) ou encore les pays tels que les Etats-Unis, qui vont l’en dissuader. L’on ne parvient en effet pas à comprendre les raisons d’une révision constitutionnelle à moins d’un an de l’élection présidentielle, si ce n’est pour des intérêts personnels. Les risques d’abus de prérogatives publiques, de report des présidentiels et de prolongement du mandat présidentiel considérablement accrus par un éventuel projet de révision constitutionnelle suscitent en effet les appréhensions.  En tout cas, si d’aventure un référendum constitutionnel était organisé, envers et contre tous, il devrait coûter plusieurs milliards d’ariary à un moment où le pays est dans une situation de faillite (voir article par ailleurs). L’on se demande ainsi d’où le régime Rajaonarimampianina compte-t-il trouver les fonds nécessaires. Et ce d’autant que le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), principal appui financier du pays, par le biais de sa représentante résidente adjointe Marie?Dimond, dans la presse locale,  a affirmé que l’appui de son organisation se focaliserait uniquement sur les élections notamment présidentielles et législatives.  Se défendant d’être l’instigateur de l’idée d’une révision constitutionnelle, Hery Rajaonarimampianina soutient en tout cas que la retouche en question a déjà été évoquée durant les travaux de consultations organisées par la Ceni et est mentionnée dans les documents de travail. Il faut pourtant souligner que, et Rajaonarimampianina lui-même l’a soulignée, l’idée ne figure pas dans le rapport soumis au comité interministériel. Ce n’est sans doute pas sans raison que l’idée ne figure pas dans le rapport… Le Chef de l’Etat a également indiqué qu’une révision de la Constitution aura lieu seulement avec l’assentiment de tous sinon elle n’aura pas lieu. Des propos qui ne convainquent pas bon nombre d’observateurs qui au vu des agissements précédents du régime actuel semblent avoir raison. Pour les analystes, il se profilerait déjà à l’horizon un débat général, un simulacre de consultation qui débouchera irrémédiablement sur une victoire des idées de Hery Rajaonarimampianina…Recueillis par A.R.

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Maladie d’Alzheimer - Des cas de plus en plus fréquents

 38 000 personnes  souffrent de la maladie de la démence dans le pays, notamment l’Alzheimer. Telle est la statistique de World Alzheimer Report 2015 dans « The Global Impact of Dementia. An analysis of prevalence, incidence, cost and trends ».  Les impacts de la démence ne concernent non seulement le patient, mais aussi la famille. C’est une maladie mortelle du cerveau qui engendre la détérioration progressive de la mémoire, de la pensée et des aptitudes au raisonnement. 

Le mois de septembre est consacré à la sensibilisation à la maladie d’Alzheimer et aux maladies apparentées. Dans ce cadre, l’Ong Madagascar Alzheimer a organisé une journée porte ouverte, samedi dernier, à son centre à Fenomanana Mahazoarivo. Durant cette journée, les visiteurs ont bénéficié des conseils,  de connaissances et d’autres  renseignements sur la maladie d’Alzheimer par le biais du docteur en neuropsychiatrie, Dr Rakoto Solomon.  Le premier signe de la maladie d’Alzheimer est la perte de mémoire. Les victimes oublient des informations récemment apprises, des dates ou des événements importants ou le trajet. Certaines ont du mal à accomplir les tâches quotidiennes. En termes de perception, elles ne se reconnaissent pas devant le miroir. « Ma grand-mère souffre de la maladie d’Alzheimer. En se regardant dans le miroir, elle me demande toujours le nom de la femme  qui est en face d’elle. Elle ne s’est jamais rendue compte que c’est son reflet », avance une mère de famille qui a accompagné sa grand- mère à la porte ouverte. Outre ces divers signes, la difficulté à suivre une conversation, la confusion,  la dépression,  la crainte, ou l’anxiété peuvent être  à l’origine de la maladie d’Alzheimer.  Depuis quelques temps, de plus en plus de jeunes sont atteints de cette maladie.Recueillis par  Anatra R.

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Silence rebutant

Ignoré. Tel est le sort que l’on réserve aux  « perles » de l’océan Indien. Possessions françaises perdues dans le canal de Mozambique, au Nord de Madagascar, les Iles Eparses : les Glorieuses, Bassa da India, Juan de Nova, Europa et Diégo Garcia se trouvent, tacitement, inclues dans le périmètre du territoire national de la Grande île. Mais, la France n’a nullement l’intention de lâcher. Le pays réclame depuis des décennies la rétrocession de ces « petites  merveilles » à la République malagasy.

En dépit des résolutions de l’assemblée générale des Nations unies  reconnaissant la  souveraineté inaliénable de Madagascar sur les Iles Eparses, la France les ignore insolemment.  Le comportement ambigu des dirigeants en  place conforte l’arrogance de l’ancienne puissance coloniale. Une lueur d’espoir brillait, un moment, quand un certain Emmanuel Macron, candidat de « La République en marche » (LR), déclarait durant ces déplacements en pleine campagne électorale, en Algérie, que « la colonisation est un crime contre l’humanité ». Du coup, les espoirs ont été permis ! Seulement, une fois élu Macron, le Président de la République française, semble se démarquer d’Emmanuel le  candidat. La tonitruante et fameuse « déclaration d’Alger » reste un vœu pieux. Et tout rentre dans …l’ordre et on revient « à la normale » ! De notre côté,  nous revenons à la…charge. Il n’est pas question, à nous Malagasy dignes de l’être,  de se taire. Il faut continuer à crier au scandale.  L’Association nosy malagasy (Anm) dirigée par Arlette Ramaroson, juge international, ne cesse de monter au créneau pour réclamer et rappeler aux autorités compétentes de leurs devoirs sacrés. Il faut l’encourager ! Une obligation que tout citoyen jaloux de l’intégrité du territoire national, notre « Tanindrazana », se doit d’assumer.  Le Chef de l’Etat malagasy, reçu en audience par son homologue français Emmanuel Macron au Palais de l’Elysée, dans le cadre de l’élection du  candidat de la « République en marche » à la magistrature suprême du pays, n’osait même pas évoquer, de façon percutante, le sujet au cours de leur entrevue. De peur de fâcher ou de gêner le nouveau locataire du lieu, Rajaonarimampianina  a tout juste effleuré, peut-être, ou bien il l’a  carrément sauté, sinon, snobé.  Une lettre de rappel a été envoyée et adressée directement et personnellement à Emmanuel Macron, Chef de l’Etat français, par le soin de l’Anm, aux fins d’évoquer pour la énième fois le cas des Iles Eparses. Jusque-là, nous n’avons pas eu d’écho, du moins, le commun des mortels, de la suite à donner. Aucune réaction, ni du côté malagasy ni du côté  français. Il semble qu’on privilégie ensemble,  quelque part, la méthode du « silence radio » et  on compte reléguer dans l’oubli l’affaire.  Si les maîtres de ce régime estimeraient que cette tentative de « violer » la Constitution, manœuvre dilatoire pour certains, ou la fièvre de l’élection de 2018 iraient éclipser la ferveur, ils se trompent  lourdement ! L’enthousiasme et la détermination des citoyens-militants acquis à la cause sont intacts et toujours prêts au…combat. Aux dernières nouvelles, le dossier sur les Iles Eparses figurerait à l’ordre du jour de l’assemblée générale de l’Onu. Attendons et voir ! En tout cas, nous nous préparions à briser ce silence révoltant, voire, rebutant ! Ndrianaivo

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Ville d’Ambatondrazaka - Le journal « La Vérité » censuré

Notre journal est devenu introuvable dans la ville d’Ambatondrazaka. C’est ce que nous a fait savoir notre audience locale. Nos lecteurs dans la capitale régionale d’Alaotra-Mangoro ont pu remarquer que sa version physique a commencé à y disparaître de la circulation depuis la publication d’un article ayant dénoncé les méfaits écologiques du député Hvm Josoa Marohajaina Andrianirina alias Maro (cf. La Vérité du 13 juillet).

Ce parlementaire membre, entre autres, de la commission environnement, écologie et forêts et celle du tourisme et de l’artisanat à l’Assemblée nationale, était pris en flagrant délit dans l’aire protégée d’Andreba Gare (Mla) en y chassant des oiseaux avec trois autres individus en juin dernier. Le jour de parution de l’article en question, le député  braconnier a donné ordre à toute personne par qui les exemplaires du journal  pouvaient parvenir à Ambatondrazaka de ne pas s’y employer.AnticonstitutionnelleNos lecteurs locaux ont eu alors beau chercher en vain à mettre la main sur La Vérité. Heureusement pour eux, la version en ligne de nos articles est d’accès gratuit. Maintenant que le journal y est devenu une oie noire, les langues commencent à se délier.  « Un des individus qui ont accompagné le député lors de la partie de chasse que vous avez dénoncée est le fils du Chinois vendeur des journaux à Ambatondrazaka. L’élu et lui sont de bons amis », a finalement révélé un de nos lecteurs fidèles qui a indiqué que, pour se procurer du journal, il lui faut en passer la commande à Moramanga,  à 158 km de là. La velléité manifeste des groupes d’individus qui empêchent notre journal de circuler librement dans une partie du territoire de Madagascar est anticonstitutionnelle, donc passible de répression. Elle est contraire aux dispositions de l’article 11 de la Constitution stipulant que « tout individu a droit à l’information ».Contraires préalablesVoici la teneur des  paragraphes 2, et 4 dudit article : « L’information sous toutes ses formes n’est soumise à aucune contrainte préalable, sauf celle portant atteinte à l’ordre public et aux bonnes mœurs. La liberté d’information, quel qu’en soit le support, est un droit. L’exercice de ce droit comporte des devoirs et des responsabilités, et est soumis à certaines formalités, conditions, ou sanctions prévues par la loi, qui constituent des mesures nécessaires dans une société démocratique. Toute forme de censure est interdite ». Tout compte fait, certaines personnes à Ambatondrazaka se croient être sous une autre Constitution.  Craignant que les vérités éclatent au grand jour, ils imposent à des contraires préalables pour que la version physique de notre journal qui, finalement, fait l’objet d’un régime de censure, soit mise loin du regard curieux de l’Antsihanaka. M.R.

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1ère Foire internationale de l’agriculture - Satisfecit de la part des acteurs

Une première édition positive. Tels sont les constats de « Première Ligne », l’agence organisatrice de la Foire internationale de l’agriculture qui s’est déroulée au « Forello Expo », à Tanjombato, de jeudi dernier jusqu’à hier. « Les nombres escomptés de 30 000 visiteurs, ainsi que celui de 210 exposants ont été largement dépassés », a fait savoir Ravaka Razafindraibe, responsable de la communication de « Première Ligne ». Et d’ajouter : « D’après le sondage que nous avons effectué auprès des visiteurs, ces derniers ont été quasiment satisfaits, aussi bien des produits que de la qualité de service ».

La Pépinière d’AntsirabeElsie Rarivoson, responsable de l’administration de La Pépinière d’Antsirabe qui a participé à la 1ere édition de la Foire internationale de l’agriculture, a expliqué la présence à cette manifestation, de son entreprise de production de pépinières d’arbres fruitiers et de fleurs, dont les sites se trouvent à Tsivatranikamo, Antsirabe et à Ambositra.  « Beaucoup de monde, surtout ceux qui ont acheté nos produits à la Fier Mada, au stade de Mahamasina, ont particulièrement sollicité notre participation. Certains ont voulu rajouter d’autres plantes à leurs acquis tandis que d’autres, appâtés par ce qu’ils ont entendu dire à propos de nos produits, sont venus les découvrir, et en acheter ». Et d’ajouter qu’elle devait choisir entre deux manifestations : une formation initiatique en apiculture, dans la région de Manjakandriana et cette foire, deux évènements qui se tiennent aux mêmes dates, et que finalement, elle a opté pour la seconde. « Cette fois-ci encore, la satisfaction a été au rendez-vous. Les gens achètent surtout des fleurs et des arbres fruitiers, dont notamment le caféier et la vigne, tout comme  à la Fier Mada », a-t-elle confié, en faisant savoir qu’à cette manifestation, La Pépinière d’Antsirabe a présenté de nouvelles variétés d’agrume, importées de France et d’Espagne, dont la clémentine sanguine, l’orange sanguine et le citron sanguin, et que ces variétés s’adaptent bien au climat de Madagascar. « En outre, les variétés appelées caviar, main de Bouddha, et nectarine ont été également  demandées », a-t-elle révélé tout en soulignant que les prix de ses produits sont abordables, malgré le droit de participation assez élevé à cette foire.Parlant de l’intérêt de la participation aux grands événements économiques, elle a fait savoir que les ventes n’y sont pas nécessairement immédiates. « Tout à l’heure, une association nous a fait part de sa commande de 10 000 pieds de plantules d’arbres fruitiers, dont  litchis, orange, et café arabica ». Selon les dires d’Elsie Rarivoson, la pépinière d’Antsirabe dispose de 100 000 pieds d’arbres fruitiers et de 75 000 pieds de fleur sur ses sites. A la Fier Mada, elle a réussi à en écouler 22 000 pieds.             Rivo S.

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Quatorze foyers en proie aux flammes

La Réunion Kely du côté d’Ampefiloha, le quartier typique de la pauvreté à Antananarivo, si ce n’est le quartier représentatif de la pauvreté grandissante dans le pays, a été en proie aux flammes dans la nuit de samedi à dimanche. Quatorze foyers de fortune, fabriqués en cartons, en sachets et en sacs ont été réduits en cendre vers 3h du matin, faisant 56 personnes issues de 14 familles encore plus précaires.

La cause de l’incendie reste pour l’heure difficile à déterminer. Mais il a été très vite maîtrisé grâce à l’entraide des riverains, autrement les 1 500 personnes qui ont élu domicile le long de ce canal d’Andriantany auraient bu le calice jusqu’à la lie.

Après la très polémique histoire d’accident fait par l’escorte du Premier ministre dans la nuit de vendredi, le chef du gouvernement, Christian Ntsay s’est rendu à Ampefiloha, au chevet des victimes de cet incendie à La Réunion Kely. En guise de solution d’urgence, le gouvernement a remis 20 nouvelles tentes, 20 sacs de riz et une vingtaine de couvertures aux victimes. Une somme de 100 000 ariary a été offert à chaque famille.

En guise de solution pour le bidonville de La Réunion Kely, le Premier ministre a lancé un appel de don de conteneurs pour héberger les familles. Il a alors lancé que dans d’autres pays, un conteneur peut être transformé en logement pour les sans-abri afin de les protéger de la montée des eaux, en période de pluie et/ou de l’incendie. Toutefois, Christian Ntsay a souligné l’importance de la recherche d’une solution durable à ce problème récurrent des sans-abri.