Les actualités Malgaches du Dimanche 17 Juin 2018

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Jaona Elite : une démarche Hvm héritée de la 3ème république partie 1

Aujourd’hui, je vais vous révéler un authentique secret de Polichinelle qui a prévalu, prévaut et prévaudra encore, faute d’éducation civique et morale d’une population que les dirigeants passés et présents ont obligé à penser avec le ventre et non plus le cerveau.

Le 13 juin 2018, le député élu à Atsimondrano (banlieue sud d’Antananarivo) annonce qu’il démissionne de son poste de président du groupe parlementaire Hvm (« Hery vaovao ho an’i Madagasikara »). Condoléances mais ce n’est une grande perte pour personne. Le motif de sa démission ?

D’abord ses propos en langue malgache, tenus le 13 juin 2018 dans les locaux de l’Assemblée nationale à Tsimbazaza :

« Ny antony voalohany aloha, dia iarahan-tsika mahalala fa raha ny décision-ny Hcc tamin’ny farany teo dia tsy nametraka ary tsy ni-valider ny fisian’ny groupe parlementaire Hvm ao amin’ny Antenimierampirenena. Izay ny mahatonga azy hoe mivoaka ao amin’ny CES ny lisitra misy olona, groupe parlementaire na parti politique manolotra ny Premier ministre. Faharoa an’izay dia ny ao amin’ny fahatsapako ny tsy fahavitan’ny andraikitro izany, tsy nahavitana ny adidy izay tokony nampiankinina tamiko, amin’ny fandaniana ny code électoral izay iarahan-tsika mahalala fa nisy nasian’ny Hcc fanitsiana maromaro. Amiko izany dia échec no anaran’izany, ohatrany amin’ny firenena rehetra io : rehefa misy ny échec dia mahay manaiky an’izay ».

TRADUCTION

La première cause d’abord. Nous le savons tous, la récente décision de la Hcc n’a pas validé l’existence du groupe parlementaire Hvm à l’Assemblée nationale. Cela signifie clairement que la proposition du nom d’un Premier ministre doit émaner de l’Arrêt de la CES (Cour électorale spéciale créée pour les élections de 2013). En second lieu, [ma démission] a un rapport au fait que je suis conscient de ne pas avoir su prendre mes responsabilités, que je n’ai pas réussi à faire mon devoir dans le vote du code électoral qui, comme nous le savons tous, a fait l’objet de plusieurs recommandations de la part de la Hcc. Pour moi, cela s’appelle un échec. Et, comme dans tous les autres pays, lorsqu’il y a échec, il faut l’accepter.

Trop facile Monsieur plus élite du tout ! Avant toute chose, sachez, amis lecteurs, que l’arrêt dont ce député fait allusion concerne plus exactement l’Avis n°01-HCC/AV du 17 février 2014 portant interprétation des dispositions de l’article 54 de la Constitution et sur la base de l’Arrêt n°11-CES/AR.14 du 06 février 2014 portant proclamation officielle des résultats définitifs des élections législatives de la 4è République. En clair et en respectant le prescrit constitutionnel, c’est au Mapar de présenter une liste de noms de premiers ministrables. En effet, c’est le groupement politique qui a eu le plus de députés élus sous son étiquette le 20 décembre 2013. A ce moment-là, le parti Hvm n’existait pas du tout. Alors, d’où vient ce fameux « groupe parlementaire Hvm » ? L’explication initiale nous vient de Paul Nahoaniko, de Tambatra Europe, qui, le 26 février 2014, avait écrit :

Deux mois après les élections du 20 décembre 2013, présidentielles et législatives, la Grande île connaît aujourd’hui, une de ces confusions politiques dont elle a le secret,le Pays du Moramora vient de se doter de deux majorités : La Plateforme pour une Majorité Présidentielle (PMP) et la Majorité parlementaire. Si cette dernière est plus facile à cerner, car il s’agit de la famille politique de M. Hery Rajaonarimampianina, le président élu, les députés élus sous l’étiquette Mapar (Miaraka amin’ny Prezida Andry Rajoelina) et le Groupe parlementaire spéciale (GPS), les indépendants partisans d’Andry Rajoelina, on a du mal à définir le contour politique de la première, la PMP, car il s’agit :

- d’une infime partie de ceux qui ont appelé à voter pour le Président élu : les Roland Ratsiraka, les MDM de Pierrot Rajaonarivelo…

- de ceux qui ont appelé à voter pour Jean Louis Robinson : la Mouvance Ravalomanana et ses indépendants, les Saraha Georget, les Camille Vital…

- de ceux qui n’ont appelé à voter ni pour l’un ni pour l’autre : les Pety Rakotoniaina, les Hajo Andrianainarivelo.

Nulle part ailleurs, dans le monde, on a vu un président élu constituer une majorité présidentielle avec une telle mayonnaise qui n’est en fait qu’une vraie majorité fictive, les défaites successives pour l’élection du bureau permanent de l’assemblée Nationale l’en attestent.

Pourquoi en est-on arrivé là ? Trois raisons à cela :

- La première, la volonté du Président Hery Rajaonarimampianina de vouloir « tendre la main à ces adversaires politiques »,

- La seconde, une volonté d’émancipation vis-à-vis de sa propre famille politique qui est majoritaire à l’assemblée et une volonté affichée de ne pas vouloir désigner un premier ministre issu de ce camp,

- La troisième, la facilité des politiques malgaches à retourner leur veste, cette dernière raison a toujours été la panacée des politiques, car la majorité des politiciens malgaches appartient à cette classe d’AMIM (Antoko Manohana Izay Mahery) ou les amis des vainqueurs (Sakaizan’ny mpandresy)

A l’époque, Paul Nahoaniko avait encore ajouté : Vous avez prôné la réconciliation nationale, Monsieur le Président, on vous encourage à le faire si c’est pour l’intérêt supérieur de la Nation malgache, mais réconciliation nationale ne veut pas dire « discours de circonstance » qui a, aujourd’hui, la démarche suivante : « mes adversaires d’hier sont devenus mes amis d’aujourd’hui contre ma famille politique d’hier !».

Et malheureusement, durant toutes ces quatre années passées, c’est bien ce que le Hery vaovao s’est évertué à mettre en pratique, jusqu’au fatidique 21 avril 2018. Mais cette tuerie, qui a amené un Premier ministre de consensus avec un gouvernement hétéroclite, n’est pas notre sujet d’aujourd’hui…

Le 6 juin 2014, Jean Eric Rakotoarisoa, président d’une Hcc totalement inféodée au Hvm aussi, permet la création du groupe parlementaire Hvm, en se basant sur ce que dit l’article 27 de l’ordonnance n°2014-001 du 18 avril 2014 portant loi organique fixant les règles relatives au fonctionnement de l’Assemblée Nationale : « Il peut être créé des groupes parlementaires au sein de l’Assemblée Nationale. D’où sortent les membres originels de ce groupe ?

1. Razafindrafito Lova Narivelo, élu indépendant «Popil» à Ifanadiana ; 2. Mamangy Norbert, élu indépendant «Trano Kasaka» à Sambava ; 3. Randrianoelina Razafimahefa Mamimalala Marie Josué, élu sous le label Patram(Parti Travailliste Malagasy) à Ivohibe ; 4. Mohamad Ahmad, élu indépendant Tma (Tanora mandray andraikitra) à Fénérive-Est ; 5. Andriamasimanana Auréline, élue indépendante Alaotra Miray Hina à Ambatondrazaka ; 6. Razafimahatratra Daniel Jean Christian, élu indépendant «303 ihany ny antsika» à Ambalavao ; 7. Levao Nitadiavina, élu indépendant Levao à Marolambo ; 8. Raveloarivonjy Behavana, élu indépendant «Trano Kasaka» ; 9. Angèle Solange, élue indépendante Angèle Solange à Amboasary Sud ; 10. Ijo, élu indépendant Hatrefindrazana Jerry à Taolanaro ; 11. Hatefindrazana Jerry, élu indépendant Hatrefindrazana Jerry à Taolanaro ; 12. Masy Goulamaly Marie Jeanne d’Arc, indépendante élu Androy miavotse malaky à Tsihombe ; 13. Razafinandrasana Raulan, élu indépendant « Ando fa Enga » à Vatomandry ; 14. Razafimandimby Germain Boniface, élu indépendant Ralava à Ihosy ; 15. Rakotosolofondraibe Zakamady, élu indépendant Andrianarivo H.R. à Ambositra ; 16. Razaranaina Nomenirina, élu indépendant Razaranaina à Fianarantsoa I ; 17. Mananjara Aurélie Ruffine, élue Escopol à Mananjary, décédée le 31 août 2017 ; 18. Arosy Namiandrazana François, élu indépendant Arosy à Nosy Be ;19. Rakotonimanana SolonirinaAndriambelovololona qui avait pris la place de Rahamatodisolomanana Vaonalaroy à Brickaville et qui est revenue ; 20. Andrianirina Josoa Marohajaina, élu indépendant à Ambatondrazaka ; 21. Ranaivoson Andrianavalona Fanomezanjaka Pierrot, élu Mouvance Ravalomanana à Fenoarivobe ; 22. Rivotiana Richard Jean Bosco, élu indépendant Mahefa à Lalangina ; 23. Nicolas Stéphan Alphonse, élu indépendant à Mahajanga I ; 24. Laisoa Jean Pierre dit Jaovato, élu indépendant à Antalaha ; 25. Mahazoasy Mananjara Freddie Richard, élu indépendant à Antsiranana I ; 26. Andrianarivo Harimampianina Razakarivelo, élu indépendant à Ambositra ; 27. Randrianatoavina Jean Martin, élu indépendant à Vohibato ; 28. Raholijaona Harson, élu Andrin’ny Madagasikara à Tsiroanomandidy ; 29. Ravoninjatovo Sahoby, élu indépendant à Sainte Marie ; 30. Tsivoulagne Maximin, élu indépendant à Sainte Marie ; 31. Helson Brisson Erafa, élu indépendant « Vahoaka no hery » Toliara II ; 32. Randriarimalala Harijaona dit Jaona Elite, élu indépendant à Antananarivo Atsimondrano (pas encore président du groupe, le 6 juin 2014) ; 33. Raharijaona, élu indépendant à Anjozorobe ; 34. Houssene Abdallah, élu indépendant à Soalala.

Ces 34 « députés Hvm » sont la base de « migrations » qui existent depuis la troisième république, première partie, sous le parti Undd (Union Nationale pour le Développement et la Démocratie) du Pr Zafy Albert pourtant réputé non matérialiste. Il faut savoir alors, qu’à l’époque, les changements ne reposaient pas sur l’argent directement perçu sans aucune pièce comptable (reçus ou autres reconnaissances de je-ne-sais-pas), mais plutôt sur les avantages tirés d’une situation donnant du pouvoir. Il faut avouer qu’après la révolution de Didier Ratsiraka, aucune majorité stable n’existait -et n’existe encore- réellement à l’Assemblée nationale. Si bien que le regretté pasteur Richard Andriamanjato, du temps où il été lui-même président de cette Assemblée, a trouvé une expression qui est pratiquée de nouveau sous ce régime Hvm : la « majorité à géométrie variable ». Mais ici, tout repose sur de l’argent en billets qui ont servi à acheter des députés, depuis la formation de la PMP. Et c’est notre confrère Michel Ralibera, de radio Antsiva, qui a trouvé l’adjectif seyant à cette IVè république rajaonarimampienne : « la république des mallettes ». Mallettes qui sont devenues des cartons de 50 millions d’ariary par tête, depuis la nouba pascale des « 79 » députés à l’hôtel « Le Paon d’Or » à Ivato.

Mais pourquoi diable notre Jaona Elite n’a-t-il pas démissionné dès la publication de la décision de la HCC, le 25 mai 2018 ? Tout simplement parce qu’après avoir défendu le filoha Hery comme il l’a fait, surtout dans les médias audiovisuels, il espérait être nommé ministre de quelque chose. Eh ben non ! Ni lui, ni aucun des « 79 » députés de cette majorité à géométrie variable version Hvm n’a eu ne serait-ce qu’un strapontin, genre Secrétariat d’État, dans le gouvernement du Premier ministre de consensus, Ntsay Christian. Douche glacée intégrale. Aussi, face à cette ingratitude d’un président de la république qui n’aurait jamais dû l’être (les voies du Seigneur sont réellement insondables), mais plus expert en division pour régner qu’en comptabilité, il est fort à parier que, comme des rats, ils vont tous quitter le rafiot Hvm qui fait eau de toutes parts. Ainsi, les secrets des palais ne vont pas faire long feu et, comme ce dossier, ils vont aussi devenir des secrets de Polichinelle. Vraiment, je plains tous ces hommes qui seront les plus pauvres du cimetière… politique de la Grande île de l’océan Indien.

Jeannot Ramambazafy – Article également publié dans « La Gazette de la Grande île » du samedi 16 juin 2018

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Association des natifs de Bongolava - Une concertation en vue

Dans le cadre du redressement du pays, les natifs de la Région de Bongolava se mobilisent pour apporter un changement dans leur zone. Pour ce faire, ils organiseront le 30 juin prochain une concertation. A cette occasion, les organisateurs font appel à toute personne native de Tsiroanomandidy et de Fenoarivobe œuvrant dans le secteur agricole, la pêche et le transport à prendre part dans ce projet. Les fonctionnaires et les employés issus du secteur privé, les représentants de l’Etat, les églises ainsi que les simples citoyens peuvent également contribuer à cette rencontre en vue d’apporter leurs avis et recommandations importantes. D’après les informations recueillies, cette concertation va se tenir afin de soulever les problèmes qui freinent le développement des activités de la population dans cette Région. 

 

Les participants seront également incités à mettre en exergue l’insécurité au niveau de leurs localités respectives, la gestion administrative des bâtiments publics, l’économie et les sources de revenu. L’avenir des jeunes ainsi que leurs rôles dans l’essor de leur ville natale devront aussi être discutés. Les énoncés des problèmes amèneront à l’identification des solutions appropriées, indiquent les organisateurs. Les résultats de la rencontre feront par la suite l’objet d’un projet qui sera transmis aux autorités locales. Leur contenu servira de draft pour les actuels et les nouveaux responsables étatiques dans la Région de Bongolava. Il est à noter que l’association des natifs de Bongolava réunit différents personnages. Elle est composée notamment d’étudiants, de travailleurs et d’entrepreneurs. 

Recueillis par K.R.

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Evénements - Mazaval'Run et le Carnaval de Madagascar émerveillent le public

A quelques jours de la fête nationale, la ville des Mille est déjà en pleine ébullition. Plusieurs événements s'organisent partout avec des programmations alléchantes et la plupart restent gratuites. Etant donné que l'Avenue de l'Indépendance est encore considérée comme une zone non conseillée pour tout type d'événements, les manifestations culturelles ont mis le cap vers Mahamasina.

Une sage décision pour les organisateurs mais qui a quand même perturbé les trafics autour d'Anosy et  ses périphéries. En tout cas, c'était une occasion pour le public tananarivien de faire la fête ensemble, gratuitement. En effet, c'étaient le Carnaval de Madagascar ainsi que le Mazaval'Run qui ont investi Mahamasina et ses alentours tout le week-end. Effectivement, la place était noire de monde même si d'autres personnes n'ont fait que passer. La place de Mahamasina et ses environs ont été barrés. Plusieurs stands ont été mis en place pour mettre à l'honneur les produits locaux des régions différentes de la Grande île étant donné que le Carnaval de Madagascar se veut être une vitrine sur la richesse non seulement culturelle des Malagasy mais surtout en matière d'artisanat de savoir-faire de Madagascar. Comme à l'accoutumée, la traditionnelle parade culturelle des 22 régions a commencé en beauté la manifestation dans la matinée du samedi. Habillements et costumes, accessoires, musiques, instruments de musique et surtout danses avec des animations hors du commun ont ponctué la parade. Les festivaliers ont fait le tour de Mahamasina en montrant au grand public la beauté de la culture malagasy afin d'éveiller ce sentiment d'appartenance qui a longtemps disparu du cœur de beaucoup de personnes. Haut en couleur, c'est ce qu'on peut qualifier les prestations des participants. Haut en couleur Cet événement de taille vise non seulement à divertir le grand public, mais aussi à démontrer l'unité du peuple malgré les diversités culturelles. En effet, le Carnaval de Madagascar a depuis son existence rime avec partage et découverte. Enfants, jeunes et parents ont pu découvrir plusieurs nouveaux talents issus des régions de Madagascar. Ces derniers ont emmené sur scène une mélodie qui semble être nouvelle pour certaines personnes mais qui est cependant notre richesse culturelle. Mais aussi, la prestation des grosses pointures a été très attendue surtout celle de Mage 4 qui a investi la scène le samedi puis hier avec le groupe Samoela. Un avant-goût de la fête nationale puisque Mahamasina a brillé de mille feux avec les divers ornements mais aussi des lumières de la scène qui ont illuminé les yeux des festivaliers. Chaque groupe était égal à lui-même et a interprété toutes ses meilleures chansons sur scène. Certains fans ont même profité du moment pour prendre quelques selfies avec leurs stars. Par ailleurs, en parallèle avec le Carnaval de Madagascar organisé par l'ORTANA et ses partenaires, le Mazaval'Run qui est arrivé à sa 2e édition cette année a également poctué le week-end, plus précisement le samedi 16 juin dernier. Okalou a visé loin et le public a répondu à l'appel avec comme convenu des déguisements colorés et illuminés. Vers 18h, des jeunes et des générations confondues, venus se prélasser autrement, ont inondé le stade de Mahamasina pour l'événement nocturne. Le concept est de s'amuser à faire la course dans le noir avec des objets éclairés mais aussi de danser, faire des rencontres et faire la fête en toute liberté et en toute convivialité. Avec le Zumba Fluo qui a débuté la soirée, à 18h30, tout le monde s'est échauffé. Le parcours de 1 km ne s'est pas fait tout seul, plusieurs arrêts ont ponctué le chemin. Les participants ont mis à l'épreuve leur endurance et se sont surpassés. Tout le monde était dans le thème du « Mazaval », ces couleurs fluorescentes qui brillent dans la nuit. Outre l'aspect purement physique, il y a eu un volet ludique et festif : un premier arrêt à l'animation Disco, puis une deuxième escale au King of Pop, puis place au point « Haka » et « Brasil » avant d'enchaîner sur le « 1920 », « Fête foraine » et finalement « Gasy-gasy ». Enfin, vers 21h, tout le monde a dansé sur le rythme des mélodies données par les Dj présents sur les lieux. Dj Cyemci, Shinchan, Jico et Mc Teg ont fait vibrer l'assistance jusqu'au petit matin. Pendant ce temps, diverses animations ont submergé la place. Deux événements qui ont tenu promesse et qui se sont terminés sans faille.Tahiana Andrianiaina

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CEDS Madagascar - Dr Jules Ravony proposé comme nom de la 14e promotion

Trois noms à savoir l’écrivain Lucien Xavier Michel Andrianarahinjaka, l’ancien Président de la République Zafy Albert et le docteur Jules Ravony ont été proposés lors d’une assemblée générale pour porter le nom de la 14e promotion du Centre d’études diplomatiques et stratégiques (CEDS). Avec sa qualité de diplomate, Docteur Jules Ravony a fait l’unanimité auprès de 59 élèves dont 27 femmes de cette école. Particulièrement, ce médecin, ex-président de l’Assemblée nationale et du sénat et ancien ambassadeur de Madagascar, s’est distingué par son cursus professionnel. 

 

« Etant donné que les études se focalisent vers la diplomatie, il a été impérial de se tourner vers le docteur Jules Ravony, lequel a été fort en relations internationales sur les plans diplomatique, économique et social. De 1964 à 1970, il a représenté Madagascar en Allemagne, de même qu’au Vatican, en Italie et en Biélorussie. Ce qui lui vaut le premier choix », explique un médecin général de brigade Lysias Avysoa Rasamimanana, représentant de la 14e promotion. Selon ses propos, cet homme, une figure emblématique, constitue les rares citoyens malagasy disposant d’une telle qualité. En outre, le CEDS qui réunit des hauts fonctionnaires, diplomates de carrière, fonctionnaires internationaux, officiers généraux et supérieurs, cadres supérieurs du secteur privé ainsi que des personnes ayant fait des hautes études, célèbre cette année son 15e anniversaire. Dans le cadre de cette commémoration,  différents évènements vont se tenir et seront publiés dans les mois à venir, indique Solofo Rasoarahana, délégué général du CEDS.  

Kanto Rajaonarivony

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Une aubaine inespérée !

Le rendez-vous planétaire du sport roi, le mondial du football s'est ouvert le jeudi 14 juin à Moscou, en Russie. En effet, la Fédération de Russie reçoit en cette année 2018 la 21e compétition de la Coupe du monde de football. Un évènement phare qui retient l'attention de tous les amoureux du ballon rond à travers le monde entier. Même les pays, longtemps considérés comme n'accordant pas un intérêt majeur à ce charismatique jeu, affichent de plus en plus d'attention.

La traditionnelle hiérarchie, dominée par le vieux Continent (Europe) et celui du nouveau Monde (Amérique Latine, notamment), se fait royalement bousculer par de nouvelles équipes montantes. Ainsi, de grandes formations mondialistes, largement favoris bien avant le coup d'envoi des jeux, comme la France ou l'Argentine éprouvent la peine du monde devant des modestes équipes de l'Australie ou de l'Islande. Des formations africaines assez costauds à l'image du Maroc ou du Nigéria ont montré leurs limites devant des équipes moyennes comme l'Iran ou la Croatie. A Madagascar, les Malagasy raffolaient du jeu au ballon. Les colons passionnés du sport avaient introduit au pays deux jeux sur terrain : le rugby et le foot. Très vite, les indigènes adoptèrent de nouvelles passions pour en devenir l' « opium du peuple ». L'évènement de la Coupe du monde, surtout du football, est toujours un moment à ne jamais rater. Il peut être aussi une aubaine à tout régime, notamment celui en mal de popularité ou en difficulté d'une certaine légitimité, de « souffler » un peu. Une bouffée d'air très utile pour se faire une énergie et une opportunité de marquer des…points ou des buts. Tout comme un match sur terrain où l'adversaire traverse un petit moment de déconcentration,  alors, il faut en profiter. La précieuse période d'inattention, si minime soit-elle, de l'équipe d'en face, pourrait être mise à profit pour marquer le maximum de buts et faire la différence significative sur le score au tableau ! Les régimes successifs ont toujours fait le nécessaire pour offrir aux pauvres citoyens le maximum d'occasion d'assister, sur les écrans, des matches durant la compétition. Cerise sur le gâteau, les horaires des matches nous arrangent bien étant donné que Moscou se trouve sur le même fuseau horaire que Madagascar. On compare toujours un Gouvernement à une quelconque équipe sportive engagée sur terrain. Normalement sur le stade du foot, onze éléments sont alignés sur terrain. Notre « équipe nationale » en a 30 ! Le capitaine d'équipe qui s'appelle Ntsay Christian aura du pain sur la planche pour gérer cette hétéroclite équipe. Sur le gradin, les spectateurs  ne toléreraient aucune maladresse. Ils seraient des plus exigeants voire intransigeants. Ainsi, les « joueurs » n'ont aucun droit aux erreurs. En principe, ils ont été triés au volet parmi une multitude de prétendants. Supposés être compétents, les 30 élus et engagés sur le stade doivent faire preuve de diligence dans la gestion des affaires nationales. Encore une fois, les spectateurs, vu l'urgence et l'importance de la mission exceptionnelle, ne leur accorderaient la moindre concession. Et voilà, la 21e compétition du Mundial en Russie qui attire les attentions offre donc à Ntsay et son équipe une opportunité unique en marge de manœuvre dilatoire. Une aubaine inespérée !Ndrianaivo

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Choix de ministres HVM indésirables - Peaux de banane de Rajaonarimampianina contre Ntsay Christian

Riana Andriamandavy VII, Maharanty Jean de Dieu,  Henri Rabary-Njaka, Rasolofonirina Beni Xavier, Andriambololona Sehenosoa, Rasoazananera Marie Monique…On aura remarqué que les personnalités HVM qui ont été avancées par le Président de la République pour siéger dans le Gouvernement Ntsay Christian ne sont autres que celles qui ont été les plus honnies du moment. Tout se passe comme si Hery Rajaonarimampianina, dans son casting, a sciemment choisi ses plus mauvais éléments, ceux qui sont les plus aptes à provoquer une réaction négative généralisée et ce, en vue d’entretenir, voire attiser  la crise actuelle. 

Il faut savoir en effet que, si selon la Constitution, c’est le Premier ministre qui devrait proposer les noms des candidats-ministres et c’est le Chef de l’Etat qui les nomme, c’est plutôt le contraire qui s’est produit lors de la dernière formation du Gouvernement, du moins en ce qui concerne les ministres issus du camp du HVM.  Et dans cet exercice, bien que ce parti présidentiel compte dans ses rangs des personnalités de loin moins controversées, lesquelles auraient très bien pu être tolérées par l’opinion publique, le Président de la République a sciemment choisi de piocher en partant du bas du tableau, c’est-à-dire parmi des personnalités les plus contestées de son camp. Un drôle de casting qui n’a d’autres buts que de mettre du plomb dans l’aile de l’actuelle équipe gouvernementale et de conduire le Premier ministre Ntsay Christian vers un échec retentissant. Ce qui éclaboussera dans la même foulée le MAPAR duquel ce dernier est issu, ainsi que bien évidemment, le fondateur de cette plateforme.

 

 S’assurer une retraite dorée ?

 D’aucuns pourraient s’interroger sur ce que pourraient bien être les motifs d’un tel sabordage qui, de prime abord, jouera également contre son auteur. Du moins dans une certaine mesure. La stratégie est cependant des plus machiavéliques lorsque l’on sait que, selon des indiscrétions, l’actuel Président de la République envisagerait sérieusement de ne pas se porter candidat à sa propre succession. L’homme chuchote-t-on, préfèrerait terminer son mandat et profiter au maximum des quelques mois qui restent de son quinquennat, plutôt que d’affronter l’épreuve des urnes qui, définitivement, lui est défavorable. Et dans cette perspective, si la cote de popularité sera désormais le cadet des soucis de Hery Rajaonarimampianina, par contre, elle sera un réel souci pour les chefs politiques ayant participé à un Gouvernement qui porte la lourde responsabilité d’une transition 

chaotique. Le problème se posera notamment pour Andry Rajoelina qui a  proposé l’actuel Premier ministre. Le point commun des ministres cités en début d’article est qu’ils avaient été au centre de contestations virulentes au sein de leurs départements respectifs ou pour l’un d’eux (Riana Andriamandavy VII) de vives polémiques sur son passé plus ou moins proche. Dès lors, il est difficile de ne pas voir dans leur nomination ou reconduction,  une intention de perpétuer, voire d’exacerber davantage les mécontentements.  A l’exception cependant du cas de Henri Rabary-Njaka dont la mission auprès du très pourvoyeur de recettes qu’est le ministère de l’Energie et des mines semble relever de considérations plus financières que purement politiques. Pour s’assurer une retraite encore plus dorée, par exemple…

La Rédaction

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Andry Rajoelina - « La nomination des ministres autres que MAPAR et TIM était à notre insu »

Une semaine après la formation du nouveau Gouvernement dirigé par le Premier ministre de consensus, Christian Ntsay, l'ancien président de la Transition, Andry Rajoelina est sorti de son silence. A travers une émission spéciale diffusée dans plusieurs chaînes privées hier, l'ex - homme fort du régime transitoire répond aux questions des journalistes en mettant les points sur les « i » concernant plusieurs sujets concernant le contexte politique dont la récente nomination du patron de la Primature et la mise en place du Gouvernement. Il a abordé le sujet épineux qui continue d'alimenter la tension politique dans le pays : la formation du Gouvernement dont le retour en force des ministres HVM qui a suscité une réaction très négative chez les manifestants sur la place du 13 Mai.

« J'ai entendu la colère et la déception de la majorité des gens concernant le Gouvernement et principalement les ministres HVM. L'appréhension est légitime puisque les hommes aux cravates bleues  sont toujours nombreux », a déclaré le leader du MAPAR. Et d'expliquer que la formation du Gouvernement s'est faite dans un délai très limité. « En effet, la proposition devait normalement revenir au Premier ministre. Le MAPAR a envoyé ses propositions au Président sur une liste suivant une clé de répartition précise. Le lundi matin à 9h, la liste comportant tous les noms des membres du Gouvernement devait être entre les mains du PM mais ce ne fut pas le cas jusqu'à 14h. Le PM a donc dû aller au Palais d'Iavoloha car la formation du Gouvernement était prévue se faire à 15h. Ni moi, ni le PM n'étions informés concernant les autres personnes qui devaient composer le Gouvernement en dehors du MAPAR et le TIM», explique - t -il. Il déplore ainsi une énième violation de la parole donnée qui est devenue une pratique courante chez les tenants du régime.Pas d'accord politiqueConcernant la nomination du Premier ministre qui a semé la confusion au sein des partisans des 73 députés, Andry Rajoelina revient sur la décision n°18-HCC/D3 de la Haute Cour Constitutionnelle en date du 25 mai dernier. « Bien que cette décision ne soit pas entièrement satisfaisante, elle doit néanmoins être exécutée », souligne - t - il avant d'insister sur l'article 54 cité en référence par les juges constitutionnels pour la nomination du Premier ministre. Il confirme ainsi que « le nom de Christian Ntsay a été proposé par le MAPAR. J'ai signé la proposition avec le soutien des députés ».En réponse à la question sur l'existence d'un éventuel accord politique, Andry Rajoelina répond par le négatif tout en réfutant toute pression de la part de la Communauté internationale. Il soutient également que « la décision du MAPAR d'intégrer le Gouvernement n'est nullement motivée par la lutte pour les sièges (Ndlr : ady seza) car si ce fut le cas, ce Gouvernement n'aurait jamais pu voir le jour ». Il appelle ainsi à un dialogue entre les deux chefs de l'Exécutif pour « résoudre le problème une bonne fois pour toute » et donc de remplacer les ministres contestés.Elections anticipéesRappelons que lors de la dernière intervention du 23 mars dernier, Andry Rajoelina a interpellé l'opinion publique sur le danger des lois électorales. « Ce fut l'adoption au forcing de ces textes qui a poussé les députés à se mobiliser devant le parvis de l'Hôtel de ville le 21 avril », a - t - il indiqué. La position actuelle du président de l'Initiative pour l'Emergence de Madagascar (IEM) tend largement vers la tenue d'élections anticipées qui est préconisée par la HCC dans sa décision du 25 mai. Cette commission avait proposé plusieurs dates dont celle du 29 août prochain qui « Il faut respecter la loi et il faut qu'on donne une autre image de Madagascar dans le monde entier, une image autre que la crise. Les Malagasy ne méritent plus la moindre crise ». Laisser au peuple le droit de choisir librement pour que l'élection de celui qui dirigera le pays ne s'effectue pas par un vote par procuration. En attendant la fixation du calendrier électoral, Andry Rajoelina prévoit une nouvelle tournée dans le pays pour faire connaître son Initiative pour l'Emergence de Madagascar dans les quatre coins de l'île et écouter les desiderata de la population.Sandra R.