Les actualités à Madagascar du Dimanche 17 Mai 2020

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Toamasina. Kasaona Roger, 59 ans: premier mort du covid-19 à Madagascar

Il était coursier à l’hopitaly kely de Toamasina et était diabétique. Il est décédé du covid-19, le samedi 16 mai 2020 vers midi, au CHU de Morafeno (Hôpital Manara-penitra).

Il s’agit donc de Kasaoa Roger, né le 04 avril 1959 à Vavatenina, premier mort du covid-19 à Madagascar. Toute l’équipe de madagate présente ses profondes condoléances à toute la famille du défunt.

Cette triste nouvelle a été annoncé ce dimanche 17 mai 2020, à 13h à la télévision nationale malagasy (TVM) par le Professeur Vololontiana Hanta qui a également dressé le bilan quotidien. Le voici :

304 cas confirmés

190 cas sont en cours de traitement

114 patients sont guéris

21 nouveaux cas contacts localisés dont 15 à Antananarivo après un séjour à Toamasina et 6 résidant à Toamasina

02 cas présentant une forme grave

01 décès étant donc à déplorer.

Ce dimanche 17 mai 2020, à la TVM et à 20h, le Président de la République, Andry Rajoelina, s’adressera à la Nation.

Recueillis par Jeannot Ramambazafy

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Madagascar: Premier décès du Coronavirus

Lors de l'émission quotidienne, le professeur Vololotiana Hanta a annoncé le premier décès dû au coronavirus à Madagascar. Selon les informations, il s'agirait d'un homme de 57 ans,travaillant dans un hôpital à Toamasina. il aurait des antécédents liés à la diabète. L'homme serait décédé le samedi 16 Mai.
Tomasina est actuellement le foyer de cette pandémie à Madagascar. En effet, 21 nouveaux cas ont été détectés dont 15 proviennent de la ville de Toamasina.
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Lutte contre le coronavirus - Alaotra Mangoro quatrième Région isolée

 

Deux mois jour pour jour après la découverte des premiers cas de contamination au coronavirus sur le territoire malagasy, le Président de la République Andry Rajoelina a effectué une adresse à la Nation hier dans la soirée. L’occasion pour lui notamment de faire le point sur l’évolution de la pandémie. Et lui de se réjouir d’emblée du respect des mesures durant le premier mois d’arrivée du virus à Madagascar, ainsi que l’application des premières mesures de restriction de déplacement, ayant permis de circonscrire relativement l’épidémie. 

117 cas de contamination au coronavirus avaient été comptabilisés durant les quatre premières semaines. Raison pour laquelle une décision avait été prise de procéder à un déconfinement progressif le 17 avril. Il s’est également félicité de l’autodiscipline et du respect des mesures durant les deux premières semaines du déconfinement partiel, avec des chiffres de guérison largement supérieurs au nombre de cas actifs, avec 107 guérisons contre 38 cas actifs. 

Dans la foulée, le Président de la République a toutefois déploré un relâchement coupable. Les deux dernières semaines, par manque de prudence, par non-respect des diverses mesures, les chiffres officiels font aujourd’hui état de 283 cas confirmés. Samedi, 45 nouveaux cas de contamination au coronavirus ont été enregistrés en 24 heures, cite-t-il. A ce sujet, le Président de la République n’a pas manqué de toucher mot du décès du premier malagasy suite au coronavirus sur le territoire national, apportant des mots de condoléances et de réconforts à la famille de ce membre du personnel technique d’un établissement hospitalier de Toamasina. 

Et lui de citer par ailleurs, les 21 nouveaux cas de contamination confirmés durant la journée d’hier dont 6 à Toamasina et 15 issus de Toamasina mais dépistés positifs au coronavirus à Antananarivo. Des nouveaux contaminés qui n’ont pas bu le tambavy CVO, un remède traditionnel amélioré à base d’artemisia, qui a été distribué gratuitement dans les trois Régions concernées par le Covid-19 à Madagascar, précise le Chef de l’Etat. 

Maintien des mesures de confinement

« La lutte contre le Covid- 19 est loin d’être terminée », poursuit Andry Rajoelina dénonçant ainsi une « gabegie » dans le respect et l’application des mesures édictées. Et lui de citer notamment le cas de Toamasina avec le non-respect des mesures de quarantaine ou de restriction de déplacement, ayant entraîné une propagation de l’épidémie à Moramanga et Antsirabe. Aujourd’hui Toamasina est l’épicentre malagasy du coronavirus avec les statistiques les plus élevées de contamination. Ce fut pour cette raison notamment qu’une délégation emmenée par le Chef de l’Etat était récemment descendue sur place.

Devant cette situation, l’état d’urgence sanitaire est prolongé sur tout le territoire national. Les mesures appliquées dans les trois Régions (Analamanga, Atsinanana et Haute Matsiatra) auxquelles s’ajoutent depuis hier une quatrième Région, Alaotra Mangoro, sont et demeurent en vigueur. La décision d’isoler l’Alaotra Mangoro s’explique notamment par la découverte puis l’augmentation rapide du nombre de cas détectés dans cette Région ces derniers jours, passant de 0 à 15 en moins d’une semaine. 

Les mesures de confinement et de restriction de déplacement sont maintenues et seront renforcées durant les 15 prochains jours. Des mesures de sanctions strictes seront prises contre les indisciplinés. La maîtrise de la pandémie dépend de l’autodiscipline de chacun. La décision de renforcer ou d’assouplir les mesures dépendra de cette autodiscipline. En prévision de la saison hivernale, la vigilance doit être doublée, indique Andry Rajoelina. 

Appel à la solidarité

Dans le contexte d’épidémie dans le pays, le Chef de l’Etat met en garde par rapport à certains adversaires invisibles, tels que la mentalité, le manque de solidarité et des tentatives de diviser les Malagasy. Lui de toucher mot ainsi par rapport à l’histoire des 67 cas de contamination au coronavirus qui avait défrayé la chronique récemment.  L’annonce de ces cas avait causé une stupéfaction notamment par l’augmentation soudaine des chiffres mais également du nombre de tests effectués, les plus hauts enregistrés depuis le début de la crise à Madagascar. Ce sont pour ces raisons notamment que l’Etat malagasy a demandé à refaire les tests qui ont conclu à la positivité de 10 cas seulement sur les 67 annoncés.  « Y a-t-il eu négligence, était-ce fait exprès pour semer des troubles ? », s’interroge le Chef de l’Etat, qui indique néanmoins que « peu importe les raisons, ce genre de faits est inacceptable ». 

A l’aube de la célébration du 60ème anniversaire du retour de l’indépendance d’ici un mois et demi, Andry Rajoelina appelle par ailleurs à la fierté nationale et « vivre la vraie indépendance ». Une vraie indépendance qui sera visible dans la prise de décisions et surtout les actions prises pour développer le pays. « Les Malagasy doivent prendre leçon de cette épreuve, qui déterminera le chemin à suivre à partir d’aujourd’hui », lance le locataire d’Iavoloha. Il affirme la volonté de Madagascar de collaborer avec tout le monde pour le redressement du pays. Toutefois, les choix et le chemin pour développer Madagascar ne doivent pas être dictés par des « organisations ». « Le choix revient aux Malagasy et cela nécessite une solidarité », indique le Président Andry Rajoelina, qui a annoncé dans la suite, la décision de l’Etat malagasy d’ouvrir un laboratoire d’analyse et une entreprise pharmaceutique.  Ces infrastructures seront mises en place et inaugurées avant la célébration de la fête de l’indépendance. 

La Rédaction

 

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Déplacement illicite - L'autorisation spéciale vendue à 200 000 ariary

Des véhicules arrivent à franchir les dizaines de contrôle des Forces de l'ordre et les barrages sanitaires sur les routes nationales. Après la suspension des autorisations spéciales pour les trois Régions concernées par la propagation des cas contacts de Covid-19 et le renforcement des contrôles au niveau des routes nationales, beaucoup de personnes parviennent encore à sortir et à entrer  dans la ville d'Antananarivo et de Toamasina, ainsi que  dans les autres Régions comme Vakinankaratra. A preuve,  le dernier statistique communiqué, hier, par le Centre de commandement opérationnel Covid-19 ( CCO ).

D'après le professeur Vololontiana Hanta Marie Danielle, 15 personnes habitant à Antananarivo, mais ayant fait  un tour à Toamasina sont contaminées par le coronavirus.  Un motocycliste a pu passer les barrages sanitaires  et n'a été appréhendé qu'à l'entrée d'Antsirabe. Et la semaine dernière, un employé d'Ambatovy et sa famille ont été vus dans la ville d'Eaux alors que le chef de famille devait -être en quarantaine dans son lieu de travail comme l'avait stipulé le Président de la République. Les observateurs se posent alors la question si les contrôleurs sont incompétents ou c'est la corruption qui règne sur les routes nationales ?

 Le professeur Vololontiana Hanta Danielle a donné les premiers éléments de réponse en précisant que des autorisations spéciales sont vendues à raison de   200 000 ariary l'unité. Sur ce point, le Centre de commandement opérationnel et ses démembrements ainsi que les préfets et les chefs de district,  les seuls habilités à délivrer l'autorisation, sont pointés du doigt. Notons que la Police nationale a appréhendé il y a quelques jours à Antananarivo des personnes utilisant également des fausses autorisations de circuler.

Mais certains membres du personnel médical apportent également leur complicité dans ce jeu. Des faux actes de décès seraient délivrés par des médecins ou que des agents de l'administration octroieraient un acte de décès antidaté. Il fut un temps où le CCO exigeait que la dépouille mortelle lui est présentée pour toute demande d'autorisation à un enterrement hors de ces trois Régions isolées. Une démarche vite annulée, toutefois le contrôle se fait aux barrages sanitaires.

Avec cette pandémie ayant déjà tué des milliers de personnes dans le monde, un changement de mentalité, à tous les niveaux, s'avère nécessaire.

Anatra R.

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Athlétisme-Tom Rochet Nambinina - Il sera le bienvenu si…

Tom Rochet Nambinina est le nouveau chouchou du public malagasy sur le petit écran de la télé  crochet « The Voice ». Plus connu dans le chant, Tom Rochet était aussi déjà connu dans sa région Belfortain grâce à ses performances en athlétisme. En effet, il a été le champion de France de 60m en salle dans la catégorie cadet en 2017. Il a pratiqué l’athlétisme à l’âge de 6ans et cela fait 14 ans qu’il sillonne les pistes d’athlétisme. C’est un habitué des grandes compétitions. D’origine malagasy, le demi-finaliste de The Voice, spécialiste de sprint, a montré son souhait de porter les couleurs de l’équipe nationale malagasy d’athlétisme. « Oui si l’occasion se présente, pourquoi pas ? Ça me tente », a-t-il répondu à un journaliste d’un quotidien de la Capitale lors d’un entretien. Et d’ajouter : « C’est un honneur pour moi de représenter Madagascar, c’est mon pays natal et j’ai déjà discuté de ce sujet avec mes parents ». 

Et de continuer : « Je suis fier de mes origines malgaches et aussi content de représenter le pays en demi-finale de The Voice», a-t-il fait savoir. « Il n’y avait pas de rencontre internationale lorsque j’ai été  sacré champion de France et je n’ai pas pu intégrer l’équipe nationale de France »,  annonce le jeune champion d’athlétisme de 19ans.

Pour la Fédération malagasy d’athlétisme (FMA), elle ne prend en charge les athlètes que lorsqu’ils sont qualifiés. Mais cela n’empêche pas la star des petits écrans de réaliser ses vœux. « Comme tous les athlètes expatriés, il doit être doté d’un passeport malagasy, appartenir à un club local et avoir une bonne performance. Voilà les bases à part les détails minutieux », annonce Tsiry Manantena, le directeur technique national de l’athlétisme.  

« Ce n’est pas la fédération qui engage les athlètes dans les compétitions nationales mais c’est le club comme le cas de Rija Gardiner, engagé au sein du club Crown Antsirabe, lui permettant d’avoir un bordereau de licence malagasy », précise le DTN.

Tom Rochet évolue actuellement au sein du club Montbéliard Belford d’athlétisme. Il pouvait rivaliser avec les meilleurs dans le championnat jusqu’à atteindre le statut d’athlète de haut niveau. Il a déjà suivi une formation sport-études à Elkins aux Etats-Unis. C’est durant cette expérience américaine qu’il a pu faire énormément de musique. 

Recueillis par E.F.

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Premier décès du Covid-19 à Madagascar - Un diabétique succombe !

19 mars 2020-17 mai 2020. Après presque 2 mois de l'annonce officielle de la première contamination au coronavirus, Madagascar enregistre son premier décès. Kasoana Roger, un homme âgé de 59 ans et diabétique, testé positif au Covid-19, a succombé dans la soirée du samedi dernier aux alentours de 22 heures au Centre hospitalier universitaire (CHU) de Morafeno, Toamasina. 

A cause de son problème de santé lié à une hyperglycémie chronique et en même temps une hypertension artérielle, il a suivi un traitement au CHU Analakininina, Toamasina. Suite à une fièvre  aiguë, le samedi 9 mai dernier, soit quatre jours après son hospitalisation, il a été admis d'urgence au CHU de Morafeno. Compte tenu des symptômes et le risque accru de formes graves du Covid-19 que courent les personnes diabétiques, les autorités sanitaires locales lui ont fait passer un dépistage qui s'est révélé positif. Comme les médecins l'ont redouté, le patient a présenté des difficultés respiratoires, ce qui a nécessité son transfert vers la salle de réanimation. Jeudi dernier, son état de santé s'est nettement amélioré, même étant toujours sous assistance respiratoire. Malheureusement, il a fini par succomber. 

D'après les témoignages de ses connaissances, Kasoana Roger, de son vivant, a travaillé auprès du Centre hospitalier universitaire d'Analankininina en tant que secrétaire du directeur régional de la Santé publique à Atsinanana. Il a été très sportif. C'est même un ancien joueur  du club de football « 3FB » et éducateur sportif des jeunes locaux. 

Néanmoins, un doute s'installe autour de la mort dudit patient diabétique. Les membres de sa famille sont tourmentés s'il est vraiment décédé du coronavirus puisque son admission est due à son état diabétique. « Après qu'il ait attrapé une fièvre et que son test de diagnostic rapide (TDR) s'est révélé positif, il a été transféré depuis le CHU Analakinina vers l'hôpital Morafeno. Pour plus de confirmation de sa contamination au Covid-19, un prélèvement lui a été effectué mais jusqu'à ce jour, aucune information portant sur le résultat ne nous est parvenue », martèle sa sœur Jeannette. D'après ses explications, inversement aux propos du Président de la République Andry Rajoelina sur la gratuité du traitement du coronavirus,  la famille de la victime se demande pourquoi l'hôpital a toujours réclamé les frais des médicaments si le patient s'avère être vraiment porteur du virus. « C'est plus qu'étonnant que les médecins ont laissé sa femme libre de partir. Or, il s'agit d'un sujet contact qui doit être testé et mis en quarantaine », poursuit-elle. 

Les autorités sanitaires de la Région Atsinanana ont procédé hier après-midi à l'enterrement de la victime dans une fosse commune située à Marokarazana Ambalamanasy. Seuls quelques proches de ladite personne décédée ainsi que des membres des personnels de santé ont assisté à ses obsèques. Les consignes des autorités sanitaires ont été strictes : la famille de la victime ne pourra en aucun cas récupérer son corps mais doit par contre fournir le cercueil. 

K.R.

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Mission délicate et sublime

En décembre 1993, l'assemblée générale des Nations unies a adopté « La journée mondiale de la liberté de presse ». Un vote emblématique qui, en principe, tourna la page d'une longue et pénible histoire que traversait la presse dans le monde. La journée du 3 mai a été prise chaque année pour la célébrer. Pour cette année, « Journalisme sans crainte ni complaisance » a été le thème choisi. 

Partie prenante de la lutte pour instaurer la liberté de presse, Madagasikara célébra dans sa juste valeur la journée du 3 mai. Le régime de Rajoelina Andry respecte le droit des citoyens de jouir une information libre et saine. D'ailleurs, c'est un droit fondamental défendu par la Déclaration universelle des droits de l'homme adoptée par l'assemblée générale des Nations unies.

L'Afrique fut et demeure, par certains régimes,  le théâtre des répressions, d'intimidations, de tortures, d'arrestations abusives dont sont victimes les hommes et les femmes professionnels de la presse. Malheureusement, le mal persiste. Des dirigeants qui se trompent de siècle continuent à mener la vie dure aux gens du métier. Photoreportage, presse écrite et télévisuelle, tous, dans le même paquet subissent le même sort.

La journée mondiale de la liberté de presse a été le fruit des efforts et initiatives des journalistes africains avec la contribution efficiente de l'UNESCO. La déclaration de Windhoek (Afrique du Sud) en 1991 donnait le ton. En dépit des réticences de certains Etats membres, l'assemblée générale des Nations unies votait en 1993 à une majorité confortable une journée de la presse libre et cela d'une part, en mémoire des journalistes qui ont perdu leur vie dans l'exercice de leurs fonctions et pour sensibiliser le reste du monde du danger de la répression de la presse.

Trois axes de base définissent la mission d'un journaliste. D'abord, informer ! Il va de soi que le premier point consiste à offrir au public l'information dont il a besoin touchant la vie de la communauté et du pays. C'est un droit inaliénable pour tout citoyen d'un pays. Une information exacte à laquelle on a pris toutes les précautions de recouper. Faire circuler une fausse information non vérifiée relève d'une responsabilité grave du journaliste.

Ensuite, éduquer ! Le second volet de la mission du journaliste repose sur l'éducation des citoyens. Une noble mission qui nécessite de la part de l'homme du média une certaine maitrise du domaine. L'éducation citoyenne est le fondement du processus vers la maturité du peuple. La presse tient un rôle stratégique dans la lutte pour le développement du pays.

Enfin, être la sentinelle. En cas de danger, il appartient aux hommes de la presse d'aviser, à temps, sur n'importe quel risque que le pays et son peuple encourraient. La presse alerte ou avertit les dirigeants sur les menaces qui pèsent sur le pays. Beaucoup de catastrophes auraient été évitées si les tenants du pouvoir avaient prêté attention aux avertissements lancés par les médias libres et conscients de leurs responsabilités. Malheureusement, des journalistes patentés du régime véhiculent des informations qui arrangent les intérêts des dirigeants.

En cette période de dures épreuves dues à la pandémie de Covid-19 que traverse le pays, le rôle de la presse … libre est d'une importance capitale. Une mission délicate mais aussi sublime.

Ndrianaivo

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Le mouvement de 1991 - De la grève illimitée à la chute de l’amiral

Comme en mai 1972, la chute de l’ex-président, ou l’amiral Didier Ratsiraka a été occasionnée par une révolte populaire se déroulant essentiellement sur la Place du 13 Mai à Analakely. A l’époque, la grève générale illimitée fut orchestrée  par les Forces vives ou le « Hery velona Rasalama » à la tête desquelles se trouvait le professeur Zafy Albert,  et a duré plusieurs mois après son éclatement en juin 1991, sans oublier bien sûr le carnage du 10 août à Iavoloha. Après cet épisode sanglant, il y eut l’installation, d’abord d’un Gouvernement transitoire, enfin l’écartement définitif de l’amiral  du pouvoir lors des élections de décembre 1992…

Sans conteste, les manifestations d’envergure des « Forces vives » de Zafy Albert et consorts en 1991, ont  notamment pris racine au malaise,  qui a perturbé la haute sphère politique du pays en 1989. Sous le couvert d’une volonté à instaurer à tout prix la démocratie au pays, elles traduisaient plutôt une sorte de règlement de compte que les adversaires de l’amiral Ratsiraka lui ont infligé deux ans après leurs brouilles. Car c’est cette même mouvance politique, en s’inspirant des autres changements  survenus en Roumanie, à Berlin, à Pretoria ou dans l’Union soviétique qui a incité ses partisans à se liguer contre Didier Ratsiraka. Et pourtant, ce dernier a déjà engagé le pays sur la voie d’un libéralisme et d’un pluralisme prudent depuis 1986.

Mais revenons d’abord sur la genèse du malaise de 1989, qui allait plus tard coûter son fauteuil présidentiel à Didier Ratsiraka. Ce dernier fut accusé par ses concurrents, en particulier Monja Jaona, son grand rival, d’avoir truqué les urnes pour être réélu lors des présidentielles du 12 mars 1989. Mais le résultat des élections législatives du 28 mai 1989 où le parti présidentiel AREMA a  également remporté la majorité des sièges,  allait pousser les adversaires de l’amiral à radicaliser leur contestation sous différentes formes.

La tentative de celui-ci d’engager le pays sur la voie du libéralisme dans le domaine de la politique n’a pas apaisé le courroux de ses principaux ennemis. Un an plus tard, précisément le 13 mai 1990, cette colère des Forces vives  allait se matérialiser par une tentative de coup d’Etat menée par Zafy Albert et le Général Jean Rakotoharison, alias Voaibe. Le pouvoir en place l’avait réprimée. Pendant un an, le pays a connu un calme trompeur. Mais déterminé à en finir avec Ratsiraka, le « Hery velona  Rasalama » était repassé à l’offensive. En juin 1991, il a cherché à débarrasser le pays de la Constitution socialiste de 1975. Dès lors, la  révolution a promis la chute rapide de Ratsiraka en suivant  l’adage biblique  « Faire tomber les murs de Jericho », (Arodana ny mandan'i Jeriko) .

Mais  comme le mouvement a patiné et piétiné, les Forces vives ont adopté une autre stratégie. Le 8 juillet 1991, elles ont décrété la grève générale illimitée. Leurs ténors se vantaient d’avoir réussi à bloquer totalement la machine administrative. Huit jours plus tard, Voaibe et Zafy Albert allaient faire reparler d’eux en annonçant l’installation d’un Gouvernement parallèle dont le premier est le Président, l’autre Premier ministre.  Devant cette situation, l’amiral décrète l’état d’urgence. Le 8 août 1991, Guy Willy Razanamasy est nommé  Premier ministre. Ce qui a pour effet d’accroître la colère des meneurs de grève de la Place du 13 Mai.   Le 10 août 1991,  ils ordonnent la « Grande marche de la liberté » (« Diaben’ny Fahafahana »). Elle s’est terminée  par un carnage dans le périmètre du Palais d’Etat à Iavoloha et a conduit le pays à une période transitoire de 18 mois. Le 31 octobre 1991, la convention dite du Panorama est  signée entre toutes les forces politiques du pays. Le professeur Zafy Albert sera nommé président de la Haute autorité de l’Etat ou HAE.

 Franck R.

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Dernier bilan du Covid-19 - Objectif atteint pour les détracteurs du régime

L'épidémie de coronavirus fait un premier mort à Madagascar ! Une mauvaise nouvelle pour la population malagasy mais une « bonne nouvelle » pour les fervents détracteurs du régime.  En effet, alors que le Covid- 19 faisait déjà des morts en Chine, en Europe et à commencer à atteindre le continent, les mauvaises langues avançaient que le virus est présent à Madagascar mais le régime opère à une rétention d'informations. A l'époque, la Grande île faisait partie des quelques pays d'Afrique non contaminés. Comme si le fait d'être indemne du Covid-19 est anormal pour une Nation pauvre. 

Dès l'annonce des premiers cas du Covid-19 à Madagascar, certains ont lancé des rumeurs selon lesquelles le nombre de cas dans le pays dépasse déjà la centaine. La rumeur a atteint son summum quand une politicienne  avait osé clamer haut et fort que le bilan officiel des personnes affectées  ne relatait pas la réalité. Qu'en vrai, la pandémie aurait déjà fait de nombreuses victimes dans la Grande île. Un ex-président de la République est entré même dans cette danse macabre en allant dans le sens de cette politicienne. Et depuis quelques jours, certains s'impatientaient pour entendre enfin la mort d'une personne atteinte du coronavirus à Madagascar. 

A leur grande déception, et ce pendant deux mois, leProfesseur Vololontiana Hanta Marie Danielle dans son intervention quotidienne ne mentionne aucun cas de décès à Madagascar.  Ce qui est invraisemblable pour ces détracteurs du régime qui, dans leur imagination, pensent le contraire. Et à la mort de cette dame, qui a pris le taxi-brousse à destination de Toamasina, a été une occasion pour eux d'enfler encore un peu plus la rumeur. La cause du décès de cette dame n'était pas de l'insuffisance respiratoire  estiment ces oiseaux de mauvais augure mais plutôt du Covid- 19. Pour eux, c'est inconcevable que deux mois après la découverte des premiers cas à Madagascar, il n'y a pas eu encore de mort d'hommes. 

 Aujourd'hui, c'est maintenant officiel. Un homme est décédé du Covid -19 à Toamasina, le premier cas enregistré à Madagascar. Incroyable mais vrai, ces détracteurs du régime poussent certainement un ouf de soulagement en entendant cette mauvaise nouvelle pour la majorité des Malagasy. Pour eux par contre c'est la bonne nouvelle tant attendue depuis des mois et ce dans le but uniquement de dénigrer un peu plus le régime actuel. Une mentalité de « sorcière » dictée par la haine politique et qui frise le manque voire l'absence de patriotisme et surtout de compassion envers les proches de la victime.  Il va de soi que les critiques contre le régime vont davantage s'intensifier de la part de ces mêmes personnes. L'on a même pu remarquer que certains partisans de l'opposition se sont hâtés de pointer du doigt le tambavy Covid- Organics jusqu'à remettre en question ses vertus curatif et préventif contre le coronavirus.  Des agissements honteux dictés par la haine politique et qui frisent le manque voire l'absence de patriotisme.

La Rédaction

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Tarika Johary - Le monde de la musique malagasy pleure la disparition de Sefo Nonoh

Il n'était pas un simple musicien, et ceux qui l'ont côtoyé peuvent l'affirmer. Il était surtout un père, un frère, un confident avec qui l'on peut compter, surtout avec ses conseils - que ce soit concernant la musique ou la vie en général. La disparition de Sefo Nonoh ou Nirina Bruno Ramamonjison vendredi dernier a donc été comme un coup de tonnerre au cœur des fans, des artistes mais surtout des familles. Ce bassiste connu pour son grand cœur, en donnant toujours le meilleur de lui-même à chaque apparition - que ce soit en studio ou sur scène, nous a soudainement quittés à l'âge de 53 ans.

Avec Gothlieb, Mahery et Luk, il était le quatrième mousquetaire du groupe Johary, à la fois membre-fondateur et bassiste émérite du groupe. Mais pas seulement, il était souvent derrière les grands artistes avec sa guitare basse à 6 cordes, entre autres Fara Kely ou Randrantelo et bien d'autres encore. « Sefo est parti, nous avons perdu l'un de nos membres, ainsi que les groupes dans lesquels il jouait. Nous sommes dans une période critique et attendons avec sagesse les organisations qu'on pourra faire. Nous donnerons prochainement les nouvelles », écrit Randriamasinoro Gothlieb Herinaivo sur son compte Facebook.

Plusieurs partages et réactions 

Les hommages sont évidements tombés par milliers sur les réseaux sociaux. Ce membre du groupe Johary depuis les années 80, selon ses proches artistes, et même les fans le savaient tous, était un homme généreux et doté d'une grande humilité. Loin du « bling bling » des autres musiciens, derrière sa guitare basse, il était toujours humble, affichant un sourire permanent. « … nous nous souviendrons toujours de toi, de toutes les belles choses qu'on a partagées ensemble. On te remercie d'avoir créé le groupe Johary avec lequel on a pu beaucoup apprendre », s'exprime Mahery de son côté. Les artistes ont chacun de leur côté, faute de déconfinement, partagé leur tristesse sur Facebook. Hajazz de Solomiral jusqu'à Mamy Robinson, en passant par Charles Kely qui lui est également bassiste, ou encore Tovo J'hay et Samoela ont chacun posté leur souvenir de ce grand homme parti trop tôt. 

En partant, il a certes créé un vide dans le monde de la musique malagasy mais a surtout laissé un héritage musical grandiose. Mais aussi une veuve et deux enfants. La dépouille de Sefo Nonoh avait quitté l'Hôpital Joseph Ravoahangy Andrianavalona samedi dernier et a été emmené chez lui à Ilaivola, Ivato. Hier, une délégation du ministère de la Communication et de la Culture, emmenée par le directeur de cabinet et le directeur général de la Culture, est venue au domicile de Sefo Nonoh pour présenter les condoléances à la famille du défunt. L'équipe de La Vérité présente ses sincères condoléances à la famille et aux groupes dans lesquels il a joué. 

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Kidnapping - Un gendarme complice de Lama à Tsiafahy

L’épisode après-Lama semble être riche en rebondissements à propos de l’industrie du kidnapping au pays. Car en marge de l’élimination de ce dangereux bandit et de son frère mercredi dernier dans la Capitale, la Gendarmerie a également procédé à une vague d’arrestations, soit une vingtaine de suspects au total. Parmi ces derniers figurent un gendarme de première classe en exercice et une femme incriminée de complicité. Déférés au Parquet d’Anosy samedi dernier, ce membre des Forces de l’ordre avait été placé en détention provisoire à la prison de Tsiafahy, tandis que son co-accusée l’est à Antanimora.

Interrogée sur les motifs possibles de l’incrimination des deux, notre source auprès de la Gendarmerie s’est uniquement contentée d’affirmer que ces deux personnes ont été fréquemment citées dans les affaires de kidnapping dont celle qui concerne récemment Anil Karim, le répartiteur de médicaments d’origine indienne mais de nationalité française au sein de l’entreprise Sophasu basée dans l’Itasy. 

Pour revenir dans le cas du gendarme mis en cause, son incrimination prouve la volonté du haut commandement de la Gendarmerie d’éviter toute suspiçion de corporatisme au sein de cette Force. Néanmoins, le concerné est considéré comme l’un des plus proches collaborateurs de Lama. Bien que la balle soit désormais dans le camp de la Justice pour trancher sur son sort, la Gendarmerie soupçonne que c’est son élément mis en cause, qui aurait fourni des armes aux sbires de Lama. A preuve, la Gendarmerie, dans son récent communiqué, n’a pas caché que de puissantes armes dont des fusils Kalachnikov, sans parler aussi des grenades de tout type, lesquels avaient été utilisés par les ravisseurs pour commettre leurs forfaits, sont encore recherchés. Des bribes d’information glanées auprès de certaines sources ont avancé que ce gendarme se serait bâti une fortune à cause de l’argent du kidnapping. 

Quant à la femme suspecte, elle aurait aidé les ravisseurs sur les plans logistiques mais aussi au niveau des planques. Elle avait été également dénoncée par Lama.  Par ailleurs, une autre prime de 200 millions ariary est encore valable pour ceux qui indiqueront aux gendarmes les traces de deux autres suspects dénoncés par Lama lui-même, alors que celui-ci était sur son lit avant sa mort, mercredi dernier. Affaire à suivre !

Franck R.

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Masques de protection en tissu - Dix entreprises en phase d’exporter leurs produits

Pris d’assaut. Les masques de protection chirurgicaux FFP2 connaissent une pénurie sur le marché mondial. Dans le contexte actuel où le coronavirus ne cesse de se propager, plusieurs pays se tournent vers l’utilisation des masques de protection en tissu en guise d’alternative. Les entreprises franches et textiles malagasy ont ainsi saisi cette opportunité afin d’écouler leurs produits. Dorénavant, Madagascar devient un pays exportateur de cache-bouches. « Dix entreprises ont déjà déposé leur demande d’autorisation auprès du ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat.

Elles vont approvisionner notamment les îles voisines, les pays d’Afrique, ceux de l’Europe et de l’Amérique. A noter que ces sociétés sont les premières à avoir été impactées par la baisse considérable de la demande. Par contre, les besoins en masques de protection haussent sur le marché international. Cette exportation leur permettra de survivre durant cette crise tout en maintenant l’emploi dans le pays », annonce Ramindo Gaëtan, directeur général de l’industrialisation lors de son intervention dans une chaîne de télévision privée. 

La société Akanjo figure parmi les entreprises textiles exportatrices. Selon le directeur général, Guerrier Alexandre, leur société a déjà prévu d’exporter 5 000 masques de protection vers le Canada. « Nous avons déjà obtenu une autorisation auprès du ministère de tutelle. Ces cache-bouches sont vendus à 1,20 euro la pièce. Par ailleurs, nous produisons 10 000 pièces par jour. On approvisionne en même temps la population locale », explique-t-il. Cette entreprise exporte également vers La Réunion. L’île voisine importe 50 000 masques en tissu chaque semaine pour alimenter le marché local. 

Dès l’annonce de l’arrivée de la pandémie dans la Grande île, le Gouvernement malagasy travaille en étroite collaboration avec cinq entreprises franches pour confectionner 150 000 masques par jour. Et ce, afin d’assurer une distribution gratuite à toute la population. Cela permettra aussi aux entreprises de survivre car le secteur textile reste un secteur stratégique à Madagascar. Il représente 19 % du produit intérieur brut. 

Recueillis par Solange Heriniaina

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Espèces menacées à Madagascar - Les lémuriens comme principaux concernés

L’emblème de la Grande île risque de disparaître. A l’occasion de la Journée des espèces menancées, célébrée le troisième vendredi du mois de mai, l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a rapporté que « 1 865 espèces de Madagascar sont menacées, et les lémuriens sont les principaux concernés actuellement ». Ces petits singes sont aujourd’hui en grand danger. Les pressions qu’ils subissent sont encore importantes. « Mais la principale origine de cette menace reste la destruction de leur habitat naturel. Entre la coupe illicite, les feux de brousse et la carbonisation, sans oublier le braconnage, ces animaux ne savent plus où se réfugier.

Les exploitants des ressources forestières ne sont jamais satisfaits. Ils en veulent toujours plus. Après avoir détruit la quasi-totalité des forêts du pays, ils s’attaquent désormais aux réserves protégées. Malheureusement, une fois que ces réserves seront toutes dévastées, les lémuriens disparaîtront avec elles, et pour toujours. Et surtout, il faut savoir que la grande majorité des lémuriens ne se trouvent qu’à Madagascar », se désole un défenseur de l’environnement. 

Très sensibles, les lémuriens risquent également de ne pas supporter la hausse des températures, générée par le changement climatique. Pourtant, cette dégradation de l’environnement du pays contribue considérablement à la recrudescence du réchauffement climatique. Un appel de détresse a même été lancé depuis l’année dernière comme quoi : « près de 90 % des lémuriens présents dans le pays risqueront de disparaître si la température continue d’augmenter d’ici les prochaines années ». Face à tout cela, il ne faut pas s’étonner que ces animaux se retrouvent aujourd’hui dans la liste rouge des espèces menacées, établie par l’UICN. 

Impacts économiques 

Pourtant, les impacts de la disparition de cette espèce ne se limiteront pas seulement au domaine de l’environnement. L’économie sera aussi touchée, plus particulièrement le secteur touristique. « Ces animaux jouent un rôle important dans la reproduction de plusieurs types d’espèces végétales, mais aussi dans l’attraction des touristes. Plusieurs personnes traversent effectivement des continents pour voir de près des lémuriens dans leur habitat naturel. Les lémuriens restent une espèce exceptionnelle que tout le monde rêve de rencontrer un jour, surtout que nous en avons près de 102 espèces et sous-espèces », soutient un guide touristique. Les revenus de plusieurs réserves écotouristiques seront alors considérablement réduits si leur principal attrait venait à s’éteindre. 

En tout cas, avec le programme de reforestation du pays mis en œuvre par le ministère de l’Environnement et du Développement durable, cette menace pourrait s’alléger. Toutefois, pour avoir plus d’impacts, cette reforestation devra s’accompagner de mesures de conservation et de préservation des ressources forestières, comme la politique de « tolérance zéro » appliquée par le ministère pour toutes formes de destruction des forêts et de la biodiversité, de même que la contribution de tous les citoyens du pays. 

Rova Randria