Les actualités à Madagascar du Lundi 17 Avril 2017

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Île Maurice. Connaissez «l’escorte» de Claudine Razaimamonjy

L’affaire Claudine Razaimamonjy est devenue une affaire nationale. Pour l’Histoire de Madagascar, il importe d’en connaître le maximum d’acteurs directs. Que personne ne tombe dans l'oubli et l'amnésie...

Si à l’île Maurice, l’opposition s‘interroge pour savoir qui a fait entrer Claudine Razaimamonjy sur le territoire mauricien, beaucoup, à Madagascar comme ailleurs, aimeraient savoir qui sont les personnes qui l’ont accompagné dans cette évasion sanitaire, le lundi 10 avril 2017, à l’heure des sorcières. En effet, elle a quitté l’HJRA à 3h30.

Tour de passe-passe d'évacuation locale sans passer par la case prison

Evasion car, une fois sur place, la fameuse angiographie n’était même pas nécessaire et qu’en un jour, elle était sur pied et à pu quitter la Clinique Fortis Darné de Curepipe d’où, officiellement, sa trace a été perdue. Mais l’on sait qu’elle possède des biens immobiliers (acquis comment?) … En attendant son retour –il est permis de rêver- voici l’équipée de cette évasion sanitaire totalement ratée. Selon la loi à Maurice, ces personnes peuvent y séjourner en toute quiétude durant 15 jours, c’est-à-dire jusqu'au 24 avril 2017. Après? Sans une demande d’extradition et une commission rogatoire de la part des Malgaches, l’oiseau Claudine pourra s’envoler vers d’autres cieux où elle pourra changer d’identité et utiliser la chirurgie esthétique pour vivre une vie de fugitive en alerte permanente. Tsy aleho ve mody manatrika ny zava-bita sy manambara ireo mpiray vilia rehetra ao ambony ao e? Mety hihena ny sazy…

Jeannot Ramambazafy

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Aucune demande d’autorisation déposée à la Préfecture pour le meeting des députés de l’opposition

Le préfet de la ville d’Antananarivo, Angelo Ravelonarivo, a réagi suite à l’annonce faite par la coalition des députés de l’opposition essentiellement constituée des députés TIM, MAPAR et MMM, sur la tenue d’un meeting de ces élus en vue de rencontrer la population tananarivienne le 21 avril prochain. Selon le préfet, aucune demande d’autorisation de manifestation n’aurait encore été déposée à ce jour auprès de la préfecture. Or, toute demande de manifestation publique doit être déposée au moins cinq (5) jours avant la tenue de celle-ci. En ce sens, pour une manifestation au 21 avril, il aurait fallu déposer la lettre de demande le 16 avril. La question est donc de savoir si les députés pourront tenir ce meeting ou changer de date, ou encore passer outre l’accord de la préfecture. Si l’on se fie à la déclaration des députés d’opposition lors d’une émission télévisée samedi dernier, ces derniers se baseraient sur l’autorisation accordée par le maire de la Capitale de tenir cette manifestation sur le parvis de l’Hôtel de Ville. Ces derniers avaient même déclaré que la manifestation se tiendrait grâce à cette autorisation en sommant la préfecture de ne pas intervenir. Il parait peu probable que l’autorité déconcentré, donc représentant de l’Etat central au niveau de la collectivité, qu’est le préfet accorderait une telle autorisation à l’opposition. La tendance du régime étant d’éviter au possible que l’opposition ne se manifeste. Pour preuve, les déplacements d’Andry Rajoelina et Marc Ravalomanana, deux potentiels candidats à la présidentielle, ont été empêchés à plusieurs reprises. Parler à la population et faire un rapport sur le vote des lois électorales au niveau de l’Assemblée Nationale serait l’objectif annoncé de ce meeting des députés de l’opposition.

Actuellement, les textes des lois éléctorales sont au niveau de la Haute Cour Constitutionnelle (HCC) pour le contrôle de constitutionnalité. Cette institution dispose de 15 jours après le vote de la loi par les deux chambres pour donner sa décision. Le verdict de la HCC est attendu au environ du 25 avril prochain. Les juges constitutionnels devront se pencher sur chaque article et chaque amendement apportés sur les lois électorales. Sur les discordes qui entourent ces textes, les yeux se tournent vers, le président de la HCC, Jean Eric Rakotoarisoa et ses confrères pour trancher. Plusieurs figures de la politique et de la société civile ont mis en garde sur les conséquences de ces nouvelles lois, qui peuvent entrainer une nouvelle crise. Selon les explications reçues de la HCC, les juges auront à se prononcer sur le fond mais aussi sur la forme des lois. Toutefois, il ne revient pas à la HCC de traiter des litiges sur le respect ou non du règlement intérieur de l’Assemblée Nationale comme l’ont sollicité les députés. Les évènements s’accélèreront sans doute dans les prochains jours.

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Clôture de la liste électorale avec 9 903 913 d’électeurs

La révision annuelle de la liste électorale (RALE) a été officiellement clôturée hier au siège de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) à Alarobia. L’actuelle loi dispose en effet que la liste électorale soit arrêtée définitivement le 15 avril. Après cette révision qui a débuté en 2017, le nombre d’électeurs s’élève à 9 903 913 dans toute la Grande Ile. D’après les statistiques, le taux d’augmentation générale est de 7,38% soit une progression de 1,05% par rapport à la RALE 2016-2017 qui a connu un taux de 6,33%. La région Atsimo Atsinanana est celle qui a connu le plus d’augmentation des inscriptions sur la liste électorale avec un taux de 11,82%.

Bien que l’objectif des 10 millions d’électeurs fixé à l’ouverture de la RALE n’ait pas été atteint, la CENI semble avoir fait un effort considérable dans le sens de l’exhaustivité et l’exactitude de la liste électorale. Malgré les initiatives et invitation de la CENI, l’atmosphère politique en générale et les déceptions suites aux élections en particulier sont autant de facteurs qui ont freiné un bon nombre de citoyens à vérifier et s’inscrire sur la liste électorale.

Selon les explications du président de la CENI, Hery Rakotomanana, en attendant la promulgation de la nouvelle loi relative aux élections, la CENI ne peut pas se permettre d’effectuer une double impression de la liste électorale arrêtée le 15 avril 2018 et une nouvelle après l’adoption de la nouvelle loi. En effet, si les nouvelles lois électorales sont validées par la HCC et ainsi promulguées par le président de la République, la date de clôture du RALE sera reportée au 15 mai 2018.

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Retour à Madagascar - Riana Andriamandavy VII encourt des poursuites judiciaires

Un des quatre passagers qui a accompagné Claudine Razaimamonjy à Maurice a déjà regagné Madagascar depuis mercredi dernier, d’après les informations révélées dans la presse mauricienne. A en croire toujours les mêmes informations, le passager en question n’est autre que le sénateur Riana Andriamandavy VII.

Ce beau-frère de la propriétaire de l’hôtel AC a fait parler de lui à plusieurs reprises dès les premières heures de cette démêlée judiciaire incriminant Claudine Razaimamonjy. A la suite d’une convocation émise par le Bureau indépendant anti-corruption (Bianco) au mois de décembre 2016 sur le scandale d’Ambohimahamasina, le parlementaire en pleine séance de question-réponse au Palais d’Anosikely, avait instamment réclamé la démission du Dg du Bianco, Jean Louis Andriamifidy. Ce membre de la Chambre haute avait alors accusé le Bianco de non-respect de la présomption d’innocence et du droit à la défense. Lors de la mise en garde à vue précédant le déferrement de la conseillère présidentielle, le sénateur de Fianarantsoa a réitéré son soutien indéfectible à la prévenue en voulant forcer le portail de la villa La Piscine, siège du Bianco à Ambohibao. Il a même rameuté des « gros bras » qui n’ont pas hésité à faire pression à coup de jets de pierres et de bouteilles sur le portail de l’institution. Un acte condamné et qualifié de « rébellion » par le Syndicat des magistrats de Madagascar qui avait d’ores et déjà promis d’ouvrir une enquête dans ce sens. Dans un communiqué rendu public le 12 avril,  « Transparency International – Initiative Madagascar » dénonce « l’immixtion du pouvoir exécutif, du pouvoir législatif et d’autres personnalités dans les travaux menés par le Bianco et les magistrats en charge de cette affaire ».Attendu de pied fermeLa réaction du Sénat, de son président Honoré Rakotomanana plus précisément, est attendue de pied ferme par l’opinion publique au risque de commettre un deux poids, deux mesures. Le numéro Un du perchoir d’Anosikely avait été pointé du doigt pour avoir pris une position en défaveur du sénateur Lylison René de Rolland. L’élu Mapar avait fait l’objet d’un mandat d’arrêt puis condamné à un an de prison ferme pour avoir appelé à une ville morte à Antananarivo. A cette époque, le numéro Un du Sénat avait souligné que « l’immunité parlementaire protège le citoyen qui exerce la fonction parlementaire. Mais elle ne place pas pour autant le parlementaire au-dessus de la loi ». Le moment est donc venu de remettre le débat sur le tapis. Cet éventuel retour du sénateur de Fianarantsoa à Madagascar ouvre la voie à des poursuites judiciaires à son encontre. Il n’est plus à rappeler que Riana Andriamandavy VII était très présent aux côtés de sa milliardaire de belle-sœur tout au long de son évacuation jusqu’à son « évasion sanitaire » à destination de l’île Maurice.Sandra R.

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Pâques - Une fête plus que chrétienne

La fête de Pâques est un évènement pilier de la croyance chrétienne. Elle remémore la résurrection du Christ après sa crucifixion. Il est commun chaque année que les temples se remplissent pour les grands évènements comme Noël ainsi que Pâques.

Et les églises ont été remplies de fidèles, dimanche, à l’occasion de cette célébration. Pour les chrétiens, cette fête doit être une source de joie et de réjouissement parce que Jésus, fils de Dieu, selon la Bible, s’est sacrifié pour sauver l’humanité toute entière. C’est dans ce sens donc que les chrétiens s’empressent d’aller prier. Durant leur culte, les cantiques et les écritures saintes ainsi que le sermon du prêtre ou du pasteur rappellent aux chrétiens combien il est important de bien célébrer « Pâques » et de bien se souvenir des impacts que cet évènement apporte à la vie de chacun. C’est aussi une occasion pour les croyants de se ressourcer spirituellement et moralement, afin de pouvoir affronter leur quotidien qui s’endurcit de jours en jours. Selon les responsables des églises, le nombre de croyants qui viennent à l’église est doublé à cette occasion. Et ils ont aussi précisé que : « l’enthousiasme des chrétiens à venir prier à Pâques s’amplifie d’année en année ».

Une occasion de se  réunir avec ses proches 

La fête de Pâques a également la particularité de rapprocher les familles. Habituellement, à Pâques, la plupart des églises célèbrent des baptêmes. Le baptême étant une célébration chrétienne très importante parce qu’elle reflète la naissance en tant que chrétien. La présence des proches est donc primordiale. Marquée généralement par un repas convivial ou un pique-nique festif, la célébration diffère cependant selon les moyens financiers. Tout ce qui compte pour les membres de la famille, c’est de passer un bon moment ensemble. « Ma fille a reçu le sacrement du baptême à Pâques, donc j’ai réuni toute ma famille pour l’occasion. Mais comme je n’ai pas assez d’argent pour nourrir tout le monde, j’ai demandé à mes proches d’apporter leurs déjeuners et nous nous sommes partagés ce que chacun a apporté », témoigne une mère de famille. Le jour de Pâques est donc à la fois une occasion pour approfondir sa foi et un moment permettant de renforcer les liens avec ses proches.

Rova R.

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Damnés

Frantz Fanon, cet idéologue de l’anti-colonialisme, voyait juste et exact quand il publia, en 1961, l’année de sa mort son livre : « Les damnés de la Terre ». Ce psychiatre français qui avait choisi de rejoindre le Fln, en Algérie, dressa un tableau apocalyptique et infernal sur les conditions d’existence des peuples des pays colonisés, notamment d’Afrique. Des pires conditions qui, même après la vague de décolonisations décidées par les Métropoles occidentales, n’ont pas évolué d’un seul iota, dans le sens de l’amélioration de la vie quotidienne.

Au contraire, les choses se compliquent et dégénèrent en conflits armés éternels entre les factions rivales qui, en fait, ne sont que des purs produits des mauvaises répartitions territoriales voulues par les pouvoirs coloniaux ainsi que leur volonté de garder dans leur giron, éternellement, leurs ex-colonies. Larousse définit le terme « damné » par « condamné aux peines de l’enfer », c’est-à-dire, quelqu’un qui écope d’une peine terrible et insupportable pour… toujours. L’Afrique se bat encore de nos jours pour se débarrasser de ce vieux démon de la « division ». Le recours aux bons offices des « exorcistes » de la Communauté internationale tarde à faire valoir ses résultats. Les dirigeants et hommes politiques africains ne parviennent pas à trouver la voie de la raison pour s’entendre et conjuguer les efforts afin de sortir ce Continent trop longtemps englué dans ce merdier des tensions internes. Le Soudan du Sud, en quatre ans de guerres civiles, s’enfonce dans une sempiternelle crise humanitaire. Les populations qui souffrent des conditions d’enfer, famines et insécurité atroce, ne savent plus où se donner la tête. Elles fuient n’importe où du moment qu’on échappe au calvaire de la guerre. Le Soudan et l’Ouganda, pays voisins et principales destinations des réfugiés, ne disposent pas les moyens matériels de les accueillir… comme il le faut. Dans d’autres cas, les conflits armés n’existent pas, mais les populations vivent les mêmes situations pénibles d’existence. Et pour cause, les difficiles conditions naturelles issues du changement climatique ou des incuries manifestes des dirigeants politiques en place, sinon les deux à la fois. Madagascar fait partie de cette dernière catégorie. Dans le grand Sud, la menace de la famine, encore plus rude, est à craindre incessamment. Les effets pervers du phénomène « El Nino » s’abattent, frontalement, sur cette partie de l’île. Après une sécheresse atroce, les pluies arrivent en abondance qui, en principe, devraient améliorer les productions vivrières locales. Cependant, un autre danger guette les paysans, à savoir les criquets. En effet, l’abondance des pluies offre à ces « bêtes nuisibles » l’occasion de se démultiplier et risquant de tout ravager sur leur passage. A moins que les responsables étatiques n’aient pris des mesures de prévention, ce que les populations locales craignent beaucoup. En fait, à cause d’une négligence ou une omission délibérée, les dirigeants en charge de ce secteur oublieraient tout simplement de s’occuper de ces damnés. Les problèmes récurrents à la gestion de leurs propres « petites affaires » internes souvent liées à la vie du parti, ainsi qu’aux intérêts entre copains au pouvoir, accaparent leurs préoccupations.

Ndrianaivo

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Randonnée dans la Région d’Analamanga - Ambohidrabiby, prochaine destination

L’Office régional du tourisme d’Analamanga (Ortana) organisera le 22 avril prochain une randonnée à Ambohidrabiby et Soamanandray pour faire découvrir une autre facette de l’Avaradrano. Les randonneurs pourront connaître davantage la partie nord de la Région d’Analamanga. La randonnée débutera au sommet d’Ambohidrabiby, l’une des douze collines sacrées de l’Imerina et Capitale du royaume de Ralambo.

Ce point de départ se trouve à une vingtaine de kilomètres au nord du centre-ville d’Antananarivo. Après la première descente, les participants aux randonnées pourront apprécier le village historique d’Ambodifahitra et ses richesses architecturales, le village de Soamanandray, près de la colline sacrée d’Ilafy. Situé sur la route nationale numéro 3, ce circuit touristique que propose l’Ortana s’étend sur 12,5 km.Marché écologiqueLe village d’Ambohidrabiby se distingue également par son marché écologique, unique dans la Région d’Analamanga. Les marchés écologiques permettent d’acquérir des biens et des services respectueux de l’environnement. Ils contribuent significativement au développement durable. Celui d’Ambohidrabiby propose des produits naturels et biologiques, des produits cultivés selon les méthodes qui n’utilisent aucun intrant chimique. L’objectif est de satisfaire les besoins nutritionnels et sanitaires des consommateurs. L’artisanat y trouve également sa place.Initiée par l’association Ecovillage Madagascar, en partenariat avec la Commune Rurale d’Ambohidrabidy, ce marché a été opérationnel depuis décembre 2016. Les box de chaque commerçant ont été fabriqués avec des briques pressées, et cela, en employant des techniques traditionnelles.D.H.R.

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Bilan Pâques - 7 morts et plus de 224 consultations

A en voir les statistiques provisoires du bilan des sinistres durant les festivités pascales de cette année, elles risquent de dépasser celles de l’année dernière. En effet, au moins 7 personnes ont trouvé la mort depuis le début du week-end pascal. Effets de l’alcool, actes de banditisme et accidents de la circulation ont été les principales causes de ces décès qui ont assombri certainement la famille respective des victimes. De ce nombre croissant des morts, trois cas ont été causés par l’alcool.

A l’hôpital d’Ampefiloha, trois personnes y ont perdu la vie après avoir entré dans un coma éthylique, et ce, malgré les tentatives des médecins de les ramener en vie. Echec également à la tentative des secouristes samedi en fin d’après-midi du côté d’Ambohibao. Là, un homme a été tué lors d’une attaque des bandits ayant visé un grossiste (voir article p.7).Les festivités pascales riment souvent avec excès de vitesse en dépit de la présence des gendarmes sur les routes nationales ou dans des points noirs. Hier, en milieu de l’après-midi, on a dénombré trois victimes de la circulation routière. Une femme a succombé après que la voiture qui l’a transportée a fait une sortie de route avant de finir sa course folle au fond d’une rizière. L’accident est survenu sur la Rn1. Et toujours dans l’après-midi du lundi de Pâques, un motocycliste est happé par la mort en chutant de ses deux-roues sur la route du « By Pass ». D’après les témoins, celui-ci est mort sur le coup. On a signalé également le décès par noyade d’un jeune garçon à Nosy Be. Les détails sur cette information ne nous étaient pas encore parvenus. Le service des urgences de l’hôpital Hjra d’Ampefiloha a enregistré plus de 224 consultations (109 le dimanche) dont plus de 50 cas d’hospitalisation, chiffre enregistré au cours de l’après-midi, hier. Quant aux blessés, leur nombre a dépassé la quarantaine durant les journées de samedi et du dimanche dont les victimes des accidents dits à responsabilité civile (Arc) ont été nombreuses. En effet, les bagarres viennent en tête des statistiques, suivies par les agressions de bandits. Il y eut 87 victimes durant les seules journées du samedi et dimanche. Quant aux accidents de la circulation, il y eut 16 blessés le jour de Pâques. Parmi les victimes, les occupants d’une berline Citroën C1 qui a fait une chute depuis la rue qui surplombe le lac Anosy. Par ailleurs, un jeune homme a eu la jambe désarticulée lorsqu’une voiture l’a percuté près de Mada Hôtel aux 67ha, dimanche dernier. Le service de la réanimation médicale (Reamed) de l’Hjra a également accueilli plusieurs patients. Samedi, 16 personnes y ont dû être hospitalisées tandis que 10 autres leur ont emboîté le pas la journée suivante, c’est-à-dire le jour de Pâques. La plupart d’entre elles auraient tenté de suicider alors que d’autres victimes étaient tombées dans un coma éthylique. Sauf changement, on n’a pas enregistré des cas d’intoxication liés à l’ingestion de nourriture contaminée. Toutefois, une plus récente information avance que le nombre de victimes ayant passé dans les deux services (Reamed et urgences) de l’Hjra, a sensiblement augmenté vers la soirée, lundi dernier. La multiplication des accidents de la circulation et des bagarres explique cette situation.Franck Roland

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Antsirabe - Une ambiance incontestée durant le week-end pascal

Le Thb Tour est devenu la fête la plus populaire à Antsirabe. Durant le week-end pascal, les quelques 100 000 personnes venues sur le site ont eu chacune leur part de satisfaction. Du 15 au 17 avril, toute l’avenue de l’indépendance, depuis la gare jusqu’au-devant de l’Hôtel des Thermes, a été un lieu de rencontre, de rassemblement, de joie et de jeux.

Comme prévu, le site a été composé de l’espace Thb et celui destiné aux visiteurs. Ce site a rassemblé les manèges, chevaux de bois,  jeux de loto,  « Toraka kapoaka », « Tsipy tavoahangy », ou encore les tirages au sort. A l’issue de la finale du concours de chorégraphie, samedi dernier, le groupe « Ultimate 110 » a remporté la première place. Le deuxième prix a été decerné à « Sang’art ». Les heureux gagnants ont empoché, respectivement, la somme de 400 000 et de 200 000 ariary.  Dimanche, place au micro et à la musique avec le concours de « Cover ». Le duo Andrianasolo Kiady et Jojo,  ayant obtenu la première place, est reparti avec 200 000 ariary. Les 2e et 3e places ont été remportés respectivement par Andry Fetra et Manda. La première journée de la festivité a été animée par Arnaah et Big Mj, deux figures qui ont su mettre le public dans une ambiance festive et très rythmée. L’après-midi du dimanche, place à une ambiance jeune avec Pit Leo et Mr Sayda, représentant la nouvelle scène malagasy avec des paroles percutantes qui ont toutes été reprises par le public. Dans la soirée, Nina’s a apporté une ambiance tropicale ponctuée d’une vraie mise en scène avec ses danseurs. Lundi, place au roi du « batrelaky », avec Lôla sur scène, précédé des animations diverses avec « Fou Hehy ». Durant ce long week-end pascal, l’ambiance discothèque a été assurée tous les soirs avec Dj Nicki Di Manu et Dj Snipper. Notons que les matinées ont été consacrées au nettoyage du site. Durant ces trois jours de festivité, plus de 100 personnes ont également veillé à la sécurisation du site.Anatra R.

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« Loka Be Pâques » - Fidélité récompensée des clients d’« Orange Money »

Le service « Orange Money » récompense ses fidèles clients et leur a permis de passer des joyeuses fêtes de Pâques avec leurs proches grâce au jeu « Loka Be Pâques Orange Money 2017 ». Le centre commercial Supermaki et Sunny Hôtel, tous des partenaires, ont offert des lots aux heureux gagnants. Du 3 au 12 avril, pour toute transaction « Orange money » supérieur à 5 000 ariary, les clients reçoivent un ticket de jeu. Dix gagnants par jour ont été tirés au sort. 100 paniers garnis ont été offerts aux gagnants par Supermaki. 

Lalatiana Raveloarison, responsable client et marketing d’« Orange Money » confie : « Durant cette période, il y a eu plus de 477 500 transactions via le système "Mobile Money". Les utilisateurs optent pour ce mode de paiement pour leurs familles qui habitent dans les provinces, pour acheter du crédit téléphonique ».Martial Alexandre Lazavalo a remporté le gros lot. Il a gagné un séjour de trois nuitées avec pension complète pour une famille, dans un établissement Sunny Hôtel de son choix (Antananarivo, Mahajanga ou Toamasina). Ce lot est valable jusqu’à la fin du mois de septembre 2017.

Durant le week-end pascal, ceux qui ont acheté du crédit via le service de paiement « Mobile Money » ont obtenu un bonus de 75 %. A part « Loka Be Pâques », Orange prévoit d’autres jeux comme « Loka Be Krismasy » ou « Asaramanitra » tout au long de l’année. « Orange Money », portefeuille électronique, a révolutionné dans le quotidien de plus d’un million de clients dans le pays. Un millier de sociétés s’ouvrent actuellement à ce réseau, en utilisant et en proposant cette solution de paiement. Plus d’un millier de distributeurs « Orange Money » sont disponibles à Madagascar pour se rapprocher des clients.D.H.R.

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Lundi de Pâques - Ruée au Palais de Manjakamiadana !

Entrée gratuite pour les enfants, 500 ariary pour les adultes. Le Palais de Manjakamiadana attire de plus en plus de monde, notamment durant la période festive. C’est le cas hier, où pas moins d’un millier de personnes s’y sont ruées depuis la matinée et même dans l’après-midi.

La famille de Germain R., venant de Tsarafara Sabotsy-Namehana, faisait partie des visiteurs. « J’ai déjà pu visiter à plusieurs reprises le Palais de la Reine dans ma jeunesse, dans les années 80-90, bien avant l’incendie. Ma femme et mes 3 enfants n’ont pas eu cette chance. Raison pour laquelle nous avons choisi de visiter ce site historique même s’il n’a pas encore renait de ses cendres jusqu’à maintenant », nous confie cette père de famille.  Comme lui, bon nombre de visiteurs ont préféré visiter le site durant la journée du lundi de Pâques, non seulement pour se détendre mais surtout pour emmener leurs enfants. « Je n’ai jamais visité le « Rova » auparavant. Il était sûrement divin avant son incendie, puisque je le trouve encore sublime aujourd’hui. Le temple, la cour et la vue panoramique m’ont impressionnée », s’exprime Ravaka, une jeune fille âgée de 12 ans habitant à Alakamisy Fenoarivo. 

Dispositions spéciales  

« Nous sommes une douzaine de personnes à être mobilisées pour assurer des visites ouvertes au grand public en ce lundi de Pâques. Certains se chargent du ticketing et d’autres du gardiennage et des contrôles. Pour ce service, les agents se chargent notamment du respect des consignes dans l’enceinte du Palais, entre autres l’interdiction de fumer, de boire des boissons alcoolisées ou encore de photographier certaines places, dont l’intérieur du temple », explique Mme Virginie, parmi les contrôleurs mobilisés par le ministère de la Culture et du Patrimoine.  Malgré ces dispositions spéciales adoptées, notamment la mobilisation de nombreux agents, ces derniers n’ont pas pu assurer comme il se doit leurs missions à cause de la foule immense. Certains d’entre les visiteurs n’ont pas hésité à franchir les cordes clôturant les zones interdites, surtout pour prendre des photos. D’autres ont apporté des boissons alcoolisées pour les consommer dans l’enceinte du Palais. La plupart des visiteurs y ont tout simplement pique-niqué. Par ailleurs, l’on a constaté que les toilettes destinées au public à l’entrée du Palais étaient dans un état d’insalubrité inouï, du moins hier. Cela pourrait expliquer le fait que la défécation à l’air libre y était fréquente, surtout chez les enfants. Quoi qu’il en soit, les contrôles devraient être renforcés dans ce Palais. Il en est de même pour l’hygiène et la propreté des latrines publiques, quitte à mettre en place un service payant pour en assurer l’entretien.

Patricia Ramavonirina   

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Chaînes publiques Rnm-Tvm - La pauvreté matérielle alimente les contraintes vicieuses

Aux côtés des contraintes vertueuses, celles qui poussent aux vertus, les contraintes vicieuses sont celles qui légitiment les vices ou les irrégularités. Ce type de pression bourgeonne chez les deux chaînes publiques, à savoir la Rnm et la Tvm, à entendre les arguments développés lors du procès de Nivo Ratiarison,

l’ex-directeur de cabinet du ministère de la Communication et des Relations avec les institutions, et de ses co-accusés au Tribunal d’Anosy, mercredi dernier. L’une des charges retenues contre les prévenus (cf. « La Vérité » du 14 avril) plonge ses racines dans la pauvreté matérielle de ces deux stations appartenant à l’Etat. Le manque d’équipements a motivé le recours à l’échange de services qui a nécessité des négociations auprès d’intervenants du secteur privé. Un partenariat avec la société Batimax a été établi sous l’impulsion du créateur et animateur de la soi-disant émission-phare « Ady gasy » des deux stations publiques.

Détournés

Selon les explications de celui-ci devant la Cour criminelle ordinaire, la décision a été prise en prévision de l’accueil des sommets du Comesa et de la Francophonie, eu égard à la privation éhontée de la Rnm et de la Tvm. En effet, les dispositifs matériels exhibés par les médias publics malagasy lors de ces grandes rencontres internationales ont fait honte à la nation toute entière en face de ceux mobilisés par d’autres chaînes qui les ont couverts à l’instar de la Tv5 Monde, entre autres. On compare peut-être les incomparables. Pourtant, il s’agit là de la réalité telle qu’elle était et non la réalité telle qu’elle devait être. Les animateurs de nos deux stations ont eu beau se plaindre de l’absence de décision réaliste des hauts responsables ministériels avant l’organisation du Sommet de la Francophonie. Des mesures ont été certes à l’étude dans ce sens. Mais elles ont pris une autre direction une fois venu le moment de les concrétiser. Les débats contradictoires qui ont eu lieu lors du procès ont révélé que les matériels acquis dans le cadre du partenariat avec le privé ont été détournés alors qu’ils étaient destinés à faire fonctionner de nouveaux studios à Anosy. Sur l’initiative des désormais coupables, ils ont été distribués à de différentes personnes. Leur valeur marchande s’est chiffrée à plusieurs dizaines de millions d’ariary. Les renseignements déballés au cours du jugement l’ont souligné.

Cahin-caha

Le recours à l’échange de service est une pratique courante chez n’importe quel organe de presse et d’audiovisuel pour combler le manque. Quant à la situation des Rnm-Tvm et de celle de leurs antennes locales dans toute l’île, le régime Marc Ravalomanana s’est arrangé en son temps à importer des cargos d’équipements « high tech » à la veille des sommets de l’Union africaine et de la Francophonie qui avaient dû être reportés. Les paquets étaient déjà acheminés au port de Toamasina dès fin 2008. Mais personne ne savait exactement où ils étaient effectivement affectés après. Cela doit faire l’objet d’une enquête en profondeur à présent car c’est de l’argent public qu’il s’agit. Les stations publiques sont aujourd’hui parmi les plus mal loties de toutes les chaînes existantes au pays. La preuve en est que beaucoup de localités peinent à capter leurs émissions. Nombre d’antennes-relais sont inopérantes ou à peine fonctionnelles au détriment de l’audience locale. Par conséquent, les membres des personnels s’obligent à se procurer eux-mêmes du strict minimum pour vaquer cahin-caha aux tâches ordinaires. Il n’est alors nullement étonnant s’ils sont exposés aux contraintes vicieuses qui ont entraîné la semaine passée l’une des grandes figures des médias publics dans une dégringolade fracassante. Voilà donc l’émergence harmonieuse que fait sienne le régime actuel dans ce domaine.

Manou Razafy

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La destitution de Rivo Rakotovao refait surface

Rien ne va plus au Palais de verre à Anosy. La relation entre les sénateurs et l’actuel président du sénat, Rivo Rakotovao est de plus en plus tendue. Une nouvelle tentative de destitution du président de cette institution refait surface.

Plus de la moitié des membres de la chambre haute appellent à une session extraordinaire en se basant sur l’article 76 de la Constitution. Celle-ci indique que le parlement se réunit « en session extraordinaire, sur ordre du jour déterminé par le décret du président de la République pris en conseil des ministres, soit à l’initiative du Premier Ministre, soit à la demande de la majorité absolue des membres ». Il ne resterait plus qu’à attendre la réponse de l’Exécutif d’après le sénateur Riana Andriamandavy.

L’ancien président national du HVM n’aurait pas de capacité d’écoute, regrette le sénateur Berthin Andriamihaingo. C’est la principale raison des problèmes qui existent au sein de cette institution. Le changement des membres de bureau permanent, synonyme du départ de Rivo Rakotovao, est primordial pour certains sénateurs. « Ce n’est plus un secret, il y a un problème au niveau du Sénat. Cela nécessite une solution, confie le sénateur Kolo Roger à son tour. Le sénateur Rabenony affirme quant à lui que c’est le forcing dans l’installation de Rivo Rakotovao à la présidence de ce parlement qui est à l’origine des difficultés actuelles ».

Après la démission forcée de Honoré Rakotomanana à la présidence du Sénat en 2017, Rivo Rakotovao a été élu Président du Sénat avec 52 voix, contre 3 voix blancs et nuls parmi les 55 sénateurs qui ont assisté au vote. A l’époque, Rivo Rakotovao a été le candidat unique présenté par le HVM. 

Certains partisans du régime actuel, loin des préoccupations du Sénat, affirment que ce problème au sein de cette institution s’agit uniquement d’un problème entre les HVM. Pour rappel, Andry Rajoelina a déjà déclaré son intention de supprimer le Sénat. Il a d’ailleurs déjà réduit le pouvoir des sénateurs par le biais de l’ordonnance voté au niveau de l’Assemblée nationale au mois de février.

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Le directeur régional de la pêche de Mahajanga en prison

Le directeur région de la pêche de Mahajanga a dû pêcher en eau trouble. Avec le secrétaire pédagogique de la faculté des sciences, de technologie et de l’environnement de l’université de la ville, il est placé sous mandat de dépôt. Leur chef d’accusation : faux et usages de faux et abus de fonction. Une doléance anonyme reçue auprès de la branche territoriale du Bureau indépendant anticorruption (Bianco) est à l’origine de cette découverte fâcheuse.

Le directeur régional de la pêche et des ressources halieutiques de Mahajanga est en effet soupçonné de corruption à travers l’utilisation de faux diplômes. Les investigations effectuées par les forces de l’ordre auraient permis de confirmer les allégations avancées contre ce responsable. Le secrétaire pédagogique de la faculté de l’université de Mahajanga se trouve également dans le collimateur de la justice.

Au total huit (8) personnes ont été impliquées dans cette affaire dont l’ampleur serait encore plus importante. Après leur déferrement au début du mois, les six (6) autres personnes mises en cause ont pu bénéficier d’une liberté provisoire alors que les deux hauts responsables du ministère et de l’université sont en détention préventive.

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Le directeur régional de la pêche de Mahajanga en prison

Le directeur région de la pêche de Mahajanga a dû pêcher en eau trouble. Avec le secrétaire pédagogique de la faculté des sciences, de technologie et de l’environnement de l’université de la ville, il est placé sous mandat de dépôt. Leur chef d’accusation : faux et usages de faux et abus de fonction. Une doléance anonyme reçue auprès de la branche territoriale du Bureau indépendant anticorruption (Bianco) est à l’origine de cette découverte fâcheuse.

Le directeur régional de la pêche et des ressources halieutiques de Mahajanga est en effet soupçonné de corruption à travers l’utilisation de faux diplômes. Les investigations effectuées par les forces de l’ordre auraient permis de confirmer les allégations avancées contre ce responsable. Le secrétaire pédagogique de la faculté de l’université de Mahajanga se trouve également dans le collimateur de la justice.

Au total huit (8) personnes ont été impliquées dans cette affaire dont l’ampleur serait encore plus importante. Après leur déferrement au début du mois, les six (6) autres personnes mises en cause ont pu bénéficier d’une liberté provisoire alors que les deux hauts responsables du ministère et de l’université sont en détention préventive.

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Retour des embouteillages en plein confinement

Retour à la vie normale ? Malgré l’interdiction pour cause de confinement des transports en commun, l’on constate depuis quelques jours le retour des embouteillages dans certains axes de la capitale.

Plusieurs quartiers d’Antananarivo comme, entre autres, Ambanidia, Anosy, Mahamasina, Antaninarenina, Ankorondrano, sont les théâtres d’engorgements de la circulation depuis cette semaine. La libre circulation des voitures particulières en est une des raisons.

« Après avoir respecté le confinement pendant plusieurs jours à la maison, j’ai été surpris à la vue de ces longues files de voitures dans différents quartiers d’Antananarivo, comme si la ville était déjà dans le déconfinement », témoigne un automobiliste, Rija Rakotondrazafy.

Après bientôt un mois de confinement, la population commence à se lasser. Le confinement n’est d’ailleurs plus respecté comme en témoignent ces véhicules en libre circulation. Les marchés sont envahis par la foule, de même que les rues et ruelles de la ville, au quartier des 67 Ha, à Isotry, Analakely, Tanjombato, Andoharanofotsy, Ambohimanarina, notamment durant la matinée.

Nonobstant l’existence des cas contacts qui se multiplient de jour en jour et qui se disséminent un peu partout dans plusieurs quartiers de la Capitale, beaucoup de gens sortent de leurs foyers, certains, pour chercher de quoi manger, et plusieurs, pour poursuivre le cours de leur vie quotidienne.

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Plusieurs services reprennent petit à petit au tribunal à Anosy

Les services reprennent petit à petit au niveau du ministère de la Justice et plus particulièrement au niveau du tribunal de première instance à Anosy. Outre ceux qui ont toujours ouvert leurs portes, malgré la prolongation du confinement jusqu’au 19 avril, le service de délivrance de bulletin numéro 3, communément appelé casier judiciaire, est entre autres de nouveau opérationnel. Il en est de même pour le service d’enrôlement, le service du nantissement et le tribunal de commerce ainsi que le service de registre de commerce et des sociétés.

Les affichages du ministère de la Justice indiquent également que les décisions de tribunal qui auraient dû être rendues durant les périodes de confinement seront rendues tous les mardis et jeudis au niveau des salles 2 et 3 et les audiences de demande de liberté provisoire pour les mineurs s’effectuent par ailleurs tous les vendredis. Par ailleurs, le service d’appel et d’opposition des affaires civiles et affaires criminelles ouvre également ses portes tout comme le service de cession sur salaire pour ceux qui procèdent à des prêts bancaires.

D’autres services publics, pris d’assaut même en temps normal, auprès du tribunal Anosy rouvrent également leurs portes. C’est le cas notamment du service de jugement supplétif, le service de l’Etat civil, le service de notification des décisions de tribunal, le tribunal des enfants et des mineurs.

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L’Unicef réclame la mise en liberté des enfants détenus

Selon le communiqué rédigé à New York le 13 avril dernier, le Fonds des Nations-Unies pour l’enfance ou Unicef réclame la sortie de prison de tous les enfants détenus dans le monde entier pour éviter l’accroissement des risques de propagation de la maladie virale Covid-19 dû à l’engorgement des prisons.

Comme il est indiqué dans le communiqué de l’Unicef Madagascar, « le pays comporte mille cinquante-deux (1 052) enfants en détention dans les prisons, dont quarante-cinq (45) sont des filles. 63% des enfants détenus, soit six cent soixante-quatre (664), sont en détention préventive et n’ont pas encore été jugés en cette fin de décembre », selon les statistiques du ministère de la Justice à la fin décembre 2019.

A Madagascar, les prisons connaissent une forte surpopulation carcérale pouvant entraîner un risque majeur de propagation de la maladie virale ; c’est pourquoi l’Unicef a demandé la mise en liberté de ces enfants détenus ou du moins une prise de mesures adaptées.

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La prophétie d’une dame brésilienne fait le buzz

Intrigués, des milliers de téléspectateurs étaient rivés sur leur écran hier soir à 20 heures sur la télévision nationale. Très attendu, un reportage sur une présumée prophétie attribuée à une femme Brésilienne a été diffusée hier sur la chaine nationale. Cette brésilienne aurait prédit en novembre 2019 qu’un remède contre une maladie qui va créer une crise sanitaire mondiale se trouverait à Madagascar. La reconstitution des faits supposés dans une vidéo de 18 minutes a tenu en haleine les téléspectateurs hier.

Selon le témoignage des employés de compagnie aérienne privée qui ont raconté les faits, la femme brésilienne a affrété un petit avion privé lors de son passage à Madagascar. Elle ferait partie d’un groupe de prières qui recevrait des révélations. Son voyage dans le pays aurait débuté le 5 novembre 2019 de Tolagnaro en direction d’Antsiranana qu’elle a rejoint le 6 novembre, puis elle a pris un autre vol le 8 novembre de Maintirano vers Toamasina, pour former ainsi une sorte de circuit de prière en forme de croix.

Le pilote Alfa Ratombontsoa qui a fait le récit détaillé de l’événement a indiqué qu’avant de retourner au Brésil le 8 novembre, la dame aurait précisé que la découverte de ce remède à Madagascar ferait de Madagascar un pays développé.

Ce documentaire a créé un buzz sur le réseau social Facebook et alimenté les discussions dans les foyers en ce période de confinement. Les commentaires ont fusé sur les réseaux sociaux après le documentaire relatant la supposée prophétie. Certains y ont cru immédiatement en disant que Madagascar est un pays élu de Dieu pour sauver le monde du coronavirus tandis que les sceptiques qualifient le documentaire d’un montage vidéo pour perturber l’opinion, clamant d’ailleurs la laïcité de l’Etat.

Véritable prophétie ou pas, l’avenir nous le dira. En tout cas, la semaine dernière, Andry Rajoelina a révélé qu’il aurait reçu une lettre de l’étranger sollicitant un accord de partenariat avec Madagascar en vue d’une prospection pour la mise au point d’un médicament à base d’une plante médicinale endémique à la Grande Ile et susceptible de guérir le Covid-19.

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Raharaha Claudine A&C. «Rahoviana no hisongadina tokoa izany atao hoe fanjakana tan-dalàna izany eto mada...

Amin’ny maha mpanara-maso ny fiainam-pirenena ny KMF/CNOE («Education des citoyens»), dia tsy hay ny hangina ka hanaiky fotsiny ny toe-javatra mahakasika an-dRamatoa Claudine Razaimamonjy, izay mpanolon-tsaina akaiky ny Filoham-pirenena Malagasy ary mpandraharaha ara-toe-karena eto amin’ny firenena.

Tsapa fa tsy mangarahara ny fitantanana eo anivon’ny fitondram-panjakana isan’ambaratonga ary mbola mitoetra hatrany ny fanamparam-pahefana. Mijanona ho hetahetam-bahoaka hatrany ny fisian’ny fanjakana tan-dàlana eto amin’ny tany sy ny fanjakana. Manontany tena ny KMF/CNOE hoe hatraiza ny akon’ity raharaha ity no mahatonga azy ho lasa lalina toy izao ka tsabahan’ny fahefana mpanatanteraka amin’ny fahefam-pitsarana? Ahiana mafy arak’izany ny tsy fahamarinam-pototra ara-politika eto amin’ny firenena.

Ny KMF/CNOE dia mitsipaka ny fitsabahan’ny fitondram-panjakana amin’ny asa natokana hoan’ny mpitsara. Mankasitraka manokana ny BIANCO tamin’ny fanatanterahana ny andrakiny, mankahery sy manohana azy hatrany amin’izany. Manohana ihany koa ny SMM amin’ny ezaka izay ataony amin’ny fiadina ny fahaleovan-tenan’ ny fitsarana, araky ny fenitra voizin’ ny làlam-panorenana.

Mipetraka ny fanontaniana, natao ho an’iza ny làlana? Aiza ho aiza ny fanajana sy ny fampiharana azy? Rariny ve raha izay tokony ho fitaratra hoan’ ny vahoaka indray no mampiana-dratsy azy? Ambava homana am-po mieritreritra! Ny KMF/CNOE dia mitaky hatrany ny fampiharana ny làlana ary manamafy fa mitovy ny rehetra eo anatrehany na mpitondra fanjakana io na olon-tsotra dia meloka avokoa raha mandika azy. Manameloka ny kolikoly sy izay rehetra manome vahana ny tsy fampiharana ny làlana.

Manamarika koa ny KMF/CNOE fa tsy tokony hamaivanina mihitsy ary tokony arahi-maso akaiky ny fivoaran’ity raharaha ity. Fanalahidin’ny fametrahana ny Fanjakana tan-dàlana eto Madagasikara izy ity raha tontosa ny fanenjehana azy, sady vokatra azo tsapain-tànana amin’ny filofosana amin’ny ady amin’ny kolikoly. Raha araky ny fenitra dia tsy mifidy ny lalàna, noho izany, dia tsy tokony hisy intsony izany atao hoe tsy maty manota izany raha tena fanjakana tan-dàlana tokoa no tiana avohitra. Mitaky hatrany amin’ny tompon’andraikitra isan-tsokajiny ny KMF/CNOE amin’ny fanomezana tatitra mazava sy mangarahara hoan’ny olom-pirenena tsy ankanavaka.

Antananarivo, faha-13 aprily 2017

Ny Birao Nasionaly