Les actualités à Madagascar du Dimanche 16 Août 2020

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Madagascar : Les rapatriements des Malgaches sont en cours

Le rapatriement des ressortissants malgaches, coincés à l'étranger dû à la fermeture des frontières, depuis le début de l'état d'urgence sanitaire est actuellement en cours. Le président de la République, Andry Rajoelina, a promis la possibilité pour tous les ressortissants de retourner à Madagascar, s'ils le souhaitent dans les prochains jours
Un vol d'Ethiopian Airlines est arrivé ce samedi à Ivato provenant des autres pays du contient Africain, ramenant vers les 200 ressortissants Malgaches. Air Madagascar a organisé également des vols depuis l'Europe dont un est aussi prévu pour cette fin de semaine. Actuellement, plus de 2000 malgaches à l'étranger se sont présentés à différentes ambassades de Madagascar.
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Orange Pro League 2019-2020 - La fin de saison actée, aucun champion sacré

L'association des Clubs de football élite de Madagascar (CFEM) a mis fin à la saison 2019-2020 en raison de la crise liée au coronavirus.  Aucun champion n’a été désigné, la CNaPS Sport Itasy était leader de Cosfa Analamanga au moment de l’interruption. « Arrêt définitif de la saison à la 15ème journée de la compétition. Aucun champion n'a été déclaré », telle est la décision de l’association concernant la saison sportive 2019-2020. La date du samedi 31 octobre 2020 a été avancée pour tenir l'assemblée générale 2020 de l'association. Le lieu n'a pas encore été convenu.

 

La CFEM organisatrice mandatée par la Fédération malagasy du football et du  championnat de première division de football à Madagascar dénommé « Orange Pro League », a tenu une réunion le samedi 15 août 2020 à Antananarivo. Ce rendez-vous a permis aux clubs en lice dans la compétition d'évaluer l'environnement actuel du football local ainsi que leur situation sous l'effet de la suspension des activités sportives due à la pandémie de Covid-19. Compte tenu du fait que la CFEM n'a pas de visibilité à ce jour concernant une éventuelle reprise des activités sportives sur le territoire malagasy, de même pour la CAF, jusqu’à ce jour sur les dates et le calendrier officiels d'engagement et de retour de compétitions de la Confédération africaine de football (CAF),  sur le plan sportif, le temps imparti pour organiser un retour sur terrain ne permet pas aux clubs d'Orange Pro League de revenir à un niveau compétitif,  sur le plan financier, les clubs d'Orange Pro League sont sérieusement en difficulté ; les charges de fonctionnement (salaires, indemnités des joueurs et du staff,..) devant être honorées même durant l'arrêt des activités, et l'absence de matchs à organiser équivalant à un manque à gagner.

Par ailleurs, comme la pandémie de Covid-19 a sérieusement impacté le volet financier et sportif des clubs de la CFEM, l'association ne se trouve pas pour le moment en mesure de désigner de représentant(s) pour la prochaine campagne de compétitions interclubs CAF. Néanmoins, si la Fédération malagasy de football (FMF) entend désigner un ou des clubs au sein de l'association, elle estime qu'une concertation devrait avoir lieu entre les parties concernées, à propos  notamment des deux volets cités ci-dessus.

Un tournoi de présaison est envisagé avant la première journée de la prochaine saison d'Orange Pro League. Le début de la campagne 2020/2021 tiendra compte des mesures prises sur le territoire national par rapport à la pandémie, mais également des formes des clubs concernés. La prochaine réunion de la CFEM est prévue au mois de septembre 2020.

Recueillis par Elias Fanomezantsoa

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Téléviseurs des CCO - « Un don des partenaires financiers et non un achat », dixit le ministre Razafi...

Les réseaux sociaux inondés samedi par un devis sur des matériels de communication destinés au Centre de commandement opérationnel (CCO) - Covid-19. Au bas de ces documents figurent deux signatures, celle de la directrice commerciale de la société censée de fournir ces matériels et celle du ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation et non moins premier responsable du CCO. Point commun des signataires : leur nom - Razafimahefa. En effet, ils sont dans la vie quotidienne le couple Razafimahefa : Tsanta, cadre au sein de la société, et Tianarivelo, ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation.

 

Une malheureuse « coïncidence » qui a fait naître des polémiques sans fin en lisant les commentaires sur la toile. Favoritisme, corruption, détournement… tous les qualificatifs y passaient pour dénoncer la situation. En un quart de tour, les lanceurs d’alerte invitent les entités censées de faire le contrôle d’y jeter un coup d’œil. En quelques heures, l’image du ministre Razafimahefa Tianarivelo s’est noircie d’autant plus qu’aucune contre-attaque ou plutôt une explication émanant du CCO a tardé à venir. Une belle aubaine pour les détracteurs du régime pour tirer des boulets rouges sur la gouvernance. Et ce, au lendemain de la sortie médiatique du maire Naina Andriantsitohaina suite à la réalisation du bail de la MBS sur le site d’Anosipatrana appartenant à la Commune urbaine d’Antananarivo et dont le contrat sent à mille lieux un conflit d’intérêt flagrant. Conflit d’intérêt, c’est également les termes utilisés sur cette affaire, puisqu’elle est qualifiée également ainsi par les internautes.

Joint au téléphone, le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation apporte sa version des faits. « Ces matériels ne sont pas achetés ni par l’Etat malagasy et encore moins par le CCO. Il s’agit d’un don émanant du Système des Nations unies suite à nos besoins. En pareil cas, à ce que je sache, c’est au donateur de choisir le fournisseur et non au bénéficiaire », explique Razafimahefa Tianarivelo. Pour lui, c’est le Système des Nations unies, à l’issue de ses procédures internes, qui a retenu TED dont la directrice commerciale n’est autre que son épouse. Si magouille il y a, il suffisait de mettre une autre personne et non la femme du ministre comme signataire et le tour est joué, lit-on sur les réseaux sociaux. Une manière pour l’auteur du commentaire de dédouaner Razafimahefa Tianarivelo.

Le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation explique par ailleurs qu’il a juste apposé sa signature sur le document pour signifier que la liste du Système des Nations unies correspond à des besoins du CCO-Covid-19. Une signature qui a d’ailleurs été précédée de la mention « sans objection ». Il précise que ces téléviseurs sont destinés au CCO tant au niveau national que régional. « Ces téléviseurs nous sont utiles pour les visio-conférences quotidiens dans le cadre de la lutte contre le coronavirus. Tous les CCO au niveau des Régions en sont dotés », plaide Razafimahefa Tianarivelo…

La Rédaction

 

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Malagasy bloqués à l’étranger - Plus de 250 ressortissants rentrent au bercail

Comme annoncé par le Président de la République, les premiers vols de rapatriement des ressortissants et résidents de Madagascar bloqués à l’extérieur du pays ont atterri lors du week-end dernier. Hier matin, un avion de la compagnie Air Madagascar en provenance de Paris et de Marseille  s’est posé à l’aéroport international d’Ivato. A son bord, 230 ressortissants malagasy qui étaient pour la majorité bloqués en Europe, notamment en France, en Norvège, en Italie, mais également des Malagasy bloqués en Afrique du Nord, à cause de la fermeture des frontières et la suspension des liaisons aériennes et maritimes.

 

43 autres passagers prévus à bord du même vol n’ont pas pu embarquer. Si certains se sont désistés, certains ont dû rester à quai pour défaut de dépistage PCR. Des passagers ont présenté des tests sérologiques au lieu du test virologique PCR exigé avant embarquement, précise le coordonnateur national du CCO, le Général Elack Andriankaja Olivier. La vérification de la situation de ces passagers aurait causé ainsi un retard d'1h30 du départ de l'avion. Au total, ce sont environ 260 Malagasy qui sont donc rentrés au bercail dans le cadre des opérations de rapatriement lors du week-end dernier. Samedi, un vol d’Ethiopian Airlines avec à son bord plusieurs dizaines de Malagasy venant de plusieurs pays en Afrique, notamment du Sénégal, du Mali, a atterri à Antananarivo.

Bloqués depuis plusieurs mois à l’extérieur, ces Malagasy de retour au pays devront prendre leur mal en patience et attendre encore quelques jours avant de retrouver leurs proches. Immédiatement après l’atterrissage à l’aéroport international d’Ivato, tous les passagers ont en effet suivi un examen médical et subi un dépistage PCR. Ils ont directement été emmenés dans des hôtels de la Capitale et de la périphérie, notamment à Ambatomirahavavy, où ils sont placés en quarantaine en attendant le résultat du test de dépistage PCR qu’ils ont effectué à la descente d’avion. Missionnaires, étudiants et autres catégories de personnes considérées comme prioritaires, figurent parmi ces Malagasy de retour au bercail. Ils ont dû prendre en charge leurs billets d’avion et devront également prendre en charge leur mise en confinement, selon certaines sources.

Ces Malagasy rapatriés figurent parmi les 2 180 Malagasy qui s’étaient signalés au niveau des représentations du pays à travers le globe, pour un rapatriement. Dès ce jour, un vol depuis l’Europe avec à son bord 300 personnes serait attendu à Ivato, a indiqué le coordonnateur du CCO-Covid-19. Des vols de rapatriement depuis d’autres destinations sont en cours de mise en place. L’Etat malagasy prévoit des vols hebdomadaires à partir de maintenant. Depuis le début de la pandémie, seulement trois vagues de rapatriement ont déjà eu lieu, depuis l’Afrique, Koweït et Maurice.

La Rédaction

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De la fermeté

L'équipe de Naina Andriantsitohaina bouge ou plutôt fait bouger les choses. Il a fallu un peu du temps - la pandémie du nouveau coronavirus gênant - à la nouvelle équipe dirigeante de se retrouver. Prendre en main les destinées de la Cité d'Andrianjaka, la ville des mille, ne découle pas du tout d'une simple évidence. C'est difficile de mettre en rang les Tananariviens réputés pour leur indiscipline.

 

Ayant battu sur le fil le poulain de Ravalomanana Marc, Ny Riana Andriamasinoro avec 5 926 voix d'écart, Naina Andriantsitohaina prit les rênes de l'Hôtel de ville après que le Tribunal administratif annonça le verdict le 10 janvier 2020. Conformément au « Veliranon'Iarivo », le nouveau magistrat de la ville entend mener une profonde réforme  dont l'objectif final réside sur l'assainissement de la Capitale. Aussi faut-il jeter les bases du vrai changement.

Les engagements de Naina s'orientent vers cinq grands axes, à savoir la lutte contre l'insécurité, l'instauration de la bonne gouvernance dont entre autres une bonne visibilité de la gestion du patrimoine, la mise en œuvre de la meilleure gestion des déchets, la régulation des marchés publics, suivie du  combat contre l'indiscipline de la circulation des hommes et des véhicules en ville. Bref, l'équipe de Naina Andriantsitohaina se donne comme objectif majeur : stopper net l'anarchie. Le tout, dans le respect de la loi mais surtout de la fermeté ! C'est un défi de taille à la fois compliqué et difficile à cerner ! En somme, rien n'est gagné d'avance.

Un combat de Titan attend donc le nouveau maire d'Antananarivo et son équipe car le fait de vouloir stopper l'anarchie où baigne la ville signifie, en soi, s'attaquer à un mal qui a déjà pris une profonde racine. L'héritage d'un long et dépravant règne des édiles AKFM, talonné de près ensuite par la gabegie des élus TIM sur la Capitale de Madagasikara, rendent très complexe et même impossible la gestion correcte de la ville.

Ainsi, les axes prioritaires des interventions dans l'objectif d'assainir la ville des mille se focalisent sur la meilleure gestion des déchets, la régulation des marchés, l'arrêt des constructions sauvages et la récupération du patrimoine de la Commune.

Les cinq grands marchés de la Capitale se trouvent au cœur des soucis de Naina Andriantsitohaina. Il faut, à tout prix, réguler le fonctionnement et l'installation des marchands de telle manière que leur emplacement n'empiète pas sur la circulation. Les trottoirs devront être libérés. Le bordel créé par des ordures qui gênent la circulation, tout en envenimant l'atmosphère, ne rime point avec le changement escompté. Les constructions ou box sauvages occupant trottoirs et espaces de la Commune n'ont plus droit de cité. Mais le plus gros paquet de ces travaux d'Hercule, visant l'assainissement de la ville, revient à la récupération des biens appartenant à la Commune et victimes d'une œuvre de truanderie de certains élus mal famés. En 2000, Ravalomanana, le maire d'Antananarivo, avait eu le culot d'occuper sous la forme d'un bail emphytéotique un terrain situé dans l'enceinte du domaine de la Commune à Anosipatrana. Un acte formellement interdit par la loi en vigueur. C'est strictement normal et légitime si l'actuel maire récupère le domaine. Quelle que soit la réaction de l'indélicat occupant, le nouveau maire ne reculera jamais. Une question de principe et de fermeté !

Ndrianaivo

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Evaluation de la politique de développement en Afrique - Madagascar en stagnation

Au même niveau qu’en 2017. La Banque mondiale a publié la semaine dernière le rapport de l’Evaluation des politiques et institutions nationales (CPIA) 2019 pour l’Afrique. L’étude couvre la période de janvier à décembre 2018. D’après le document, la note de Madagascar stagne. On a obtenu une note de 3,3 sur 6 conformément au précédent rapport. Même si le résultat de l’évaluation du pays semble dépasser légèrement la moyenne, cette note masque une divergence significative dans les performances d’un domaine politique à un autre. Ce rapport de la CPIA montre que notre pays reste performant en matière de gestion économique avec une note de 3,7 sur 6.

Cela inclut les politiques monétaires et de change, la politique budgétaire ainsi que la gestion de la dette. Toutefois, des efforts importants sont nécessaires concernant la gestion et l’institution du secteur public. Cet aspect reste le moins performant  avec une note de 2,8 sur 6. « Les politiques et les institutions de gouvernance n’ont montré aucune tendance à la hausse. L’état de droit, la redevabilité et la transparence, ainsi que la qualité de l’administration publique sont restés des faiblesses majeures qui empêchent l’utilisation efficace des ressources publiques dans la Région », explique le document.

Dans son rapport, l’institution de Bretton Woods souligne l’importance de la mobilisation des recettes fiscales pour soutenir le développement économique d’un pays. Pour Madagascar, le taux de pression fiscale s’élève à 8% si la moyenne en Afrique se situe à 15%. « La suppression des exonérations fiscales et l’amélioration de l’efficacité des systèmes fiscaux actuels pourraient générer davantage de revenus pour les pays, lesquels pourraient ainsi financer les investissements dans le capital humain et les infrastructures et assurer la viabilité de leurs dettes. Il demeure crucial de faire respecter la loi, ce qui peut protéger efficacement les droits de propriété, de renforcer les mécanismes de responsabilisation et de transparence et de lutter vigoureusement contre la corruption », propose la Banque mondiale comme solution. A l’heure actuelle, 78% de la population vit encore en dessous du seuil de la pauvreté avec moins de 1,90 dollars par jour.

Solange Heriniaina

 

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JIRAMA-Facturation - Les abonnés emballés par l’auto-relevé

Que de points positifs. Pour ce mois d’août, la JIRAMA fera la promotion de l’auto-relevé auprès de ses clients, surtout pour des raisons sanitaires. Toutefois, cette organisation ne date pas d’hier. Cela fait plusieurs années que l’entreprise essaie de la mettre en place. L’objectif étant de faciliter la facturation et mettre en confiance les clients, vu qu’ils pourront constater d’eux-mêmes leur consommation énergétique. « Pour ma part, j’ai adopté l’auto-relevé bien avant cette crise. Cela me permet de surveiller personnellement mes consommations tous les mois, et de les ajuster au fur et à mesure pour éviter toute surconsommation gonflant ainsi mes factures.

Je relève donc les dates et l’index affiché sur le compteur. Ensuite, je rapporte ces données auprès de l’agence de la JIRAMA. Un déplacement qui ne me dérange pas du tout étant donné que je dois quand même le faire pour payer mes factures. Arrivée à l’agence, je donne mon index. Les agents font le calcul et me donnent de suite ma facture que je paie directement » explique Michelle, une enseignante retraitée, habitant du côté d’Andoharanofotsy. « Je pense que cette organisation de la JIRAMA est particulièrement adaptée. Cela nous permettra notamment de nous protéger de cette pandémie bien évidemment mais surtout des malfaiteurs qui utilisent le nom de la JIRAMA pour s’introduire chez nous. De plus, jusque-là, aucune personne n’a été arrêtée donc ils continuent de circuler et d’escroquer. C’est à dire qu’on n’est sûr de rien » rajoute Ratovo, garagiste du côté d’Ankasina.

Le dispositif d’auto-relevé mis en place par la société d’eau et d’électricité du pays devrait ainsi être effectif à partir du mois de septembre prochain. Une campagne de communication est actuellement en cours pour expliquer les détails de cette procédure. « Pour relever soi-même son index de consommation, nos abonnés doivent notamment s’inscrire. Les releveurs leur fourniront ainsi les papiers à remplir. Ensuite, les clients auront le choix pour rapporter leur consommation mensuelle soit en appelant le 3547 ou en envoyant les données par mail ou par message privé sur la page Facebook JIRAMA Ofisialy. Mais il y aura des dates fixes pour les envoyer » précise Vonjy Andriamanga, directeur général de la JIRAMA. Des discussions avec les opérateurs de téléphonie mobile sont également en cours pour la mise en place de flux USSD. Ainsi, l’envoi de l’index de consommation pourra également se faire via mobile. « Dans tous les cas, nos abonnés auront toujours le choix. S’ils ne veulent pas relever eux-mêmes leur index, des releveurs viendront toujours faire leur travail », rassurent les responsables.

Cette organisation fait partie du plan de redressement de la JIRAMA, notamment dans l’amélioration de l’expérience client.     

Rova Randria

 

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Prêt spécial de la CNaPS - Le « Tsinjo Fameno » au profit de 200 000 employés

Candidature ouverte à partir de ce jour. Le site web de la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNaPS) changera en portail où les employeurs peuvent s’informer et se souscrire pour l’obtention du prêt exceptionnel, baptisé « Tsinjo Fameno ». Aucune demande déposée en main propre ni dossiers en papier, favorisant la circulation rapide du coronavirus, ne sera ainsi validée. « Les employeurs auront un code d’accès à l’espace qui leur est dédié dans le site web. Parmi les trois fichiers exigés aux employeurs figure la liste de leurs travailleurs qui veulent bénéficier du « Tsinjo Fameno », avec tous les détails les concernant. Le contrat entre l’employeur et la CNaPS y est aussi proposé », informe Mamy Rakotondraibe, directeur général (DG) de la Caisse nationale.

 

Cette entité a accordé un budget de 50 milliards d’ariary, et non 1 500 milliards d’ariary comme le véhiculent certains syndicalistes, pour la mise en œuvre de ce projet exceptionnel, servant de soutien aux employés du secteur privé face à la crise liée au coronavirus. Ce budget pourrait couvrir jusqu’à 200 000 employés, selon les informations recueillies lors d’une conférence de presse y afférente, donnée vendredi dernier au siège de la Caisse à Ampefiloha. Les employeurs et les salariés désirant bénéficier du prêt auront jusqu’au 30 septembre pour faire leur demande, tandis que le déblocage de la somme empruntée s’étalera jusqu’au 15 octobre prochain.

8,5 % de mensualité

Un cotisant de la CNaPS, déclaré et reconnu par sa société, peut bénéficier du « Tsinjo Fameno », variant entre 200 000 et 500 000 ariary, selon son salaire mensuel. Le remboursement dudit prêt sans intérêt se fera par mensualité pendant 12 mois, à partir du premier trimestre de 2021. L’emprunteur touchera plus de 90 % de son salaire, tandis que les 8,5 % restants seront retenus à la source et reversés à la banque pour régler son prêt. Il continuera à payer ses dettes, même en changeant de profession ou de lieu de travail. Une fois le dossier de l’employé retourné en ligne par son employeur à la CNaPS, son traitement se fera 7 jours avant son transfert à la banque. L’employeur recevra ensuite un relevé bancaire servant d’accusé de réception, selon les explications du DG de la Caisse. Quoi qu’il en soit, la CNaPS va mettre en place un central d’appels dédié à cette prestation exceptionnelle, ainsi qu’un numéro Indigo pour plus d’informations.

Pour rappel, le budget destiné pour l’opérationnalisation du « Tsinjo Fameno » est tiré de la réserve de la CNaPS. Celle-ci assure le paiement des pensions pour les retraités. Normalement, la période totale de cotisation n’arrive à couvrir que 3 années de pension au maximum. Pourtant, ils en perçoivent jusqu’à leur mort, d’où l’importance du remboursement des subventions spéciales. D’un autre côté, il s’agit d’un crédit responsable nécessitant une solidarité inter-générationnelle, pouvant contribuer à la relance de l’économie. Et pour cause, la somme empruntée servira entre autres à faire des achats et à mener des activités.

Patricia Ramavonirina

 

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Baisse des cas positifs au coronavirus - Les gestes barrières toujours à respecter !

Au cours des trois derniers jours, le nombre des cas positifs à la Covid-19 enregistré par le Centre de commandement opérationnel (CCO) Covid-19 reste aux alentours d'une centaine de contaminés. La statistique demeure  ainsi encourageante. Toutefois, les autorités sanitaires appellent à la vigilance.  Comme l'a toujours souligné le Professeur Vololontiana Hanta Marie Danielle, porte-parole dudit centre, les gestes barrières sont toujours maintenus. Il s'agit notamment du port de masque obligatoire, le lavage des mains systématique ainsi que la distanciation  sociale d'un mètre.  

Prenons l'exemple de la situation sanitaire à La Réunion ces derniers jours où de nouvelles contaminations ont été enregistrées après n'avoir plus enregistré aucune alerte menaçante.  Selon France Info,  15 jours après un mariage avec la présence de 60 invités, 25 nouveaux cas positifs à la Covid-19 ont été répertoriés. A cela s'ajoutent 120 personnes détectées comme cas contacts.  Cette situation peut se reproduire dans le monde entier si les mesures de sécurité sanitaire ne sont pas respectées. 

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Tourisme sexuel à Toliara - Un retraité suisse arrêté en compagnie de nymphettes

Les limiers de la Police des mœurs et de la protection des mineurs (PMPM) ainsi que leurs collègues de la Brigade féminine de proximité, ont fait un récent et joli coup de filet en matière de tourisme sexuel. Leur cible : un suisse retraité de 65 ans ! Les faits remontent dans la chambre d'une maison individuelle, vendredi soir à Toliara. D'après une responsable au sein de la PMPM de Toliara, le sexagénaire a pu être démasqué grâce à un renseignement.

Lors de son coup de filet, la Police l'a encore surpris, nu comme un vers, en compagnie d'une jeune fille de 14 ans. Ce qui laisse donc supposer que le sexagénaire, qui a un visa de touriste,  était encore en pleine action lorsque les éléments des Forces de l'ordre, ont fait irruption dans la pièce pour surprendre ainsi le couple. Il fut cueilli sur place. « La Police l'a pris sur le fait. Il ne pourra pas nier les faits », continue cette source policière. D'ailleurs, les images d'un Blanc à la chair flétri, assis sur le bord du lit tout en essayant de cacher tant bien que mal son sexe avec ses mains, ont circulé sur une chaîne privée locale, à la suite de son arrestation.

Cependant, le fil de l'enquête a encore permis de révéler que cette adolescente, ne serait pas la seule à être la « cliente » du Suisse âgé. D'après toujours cet officier supérieur de la Police, d'autres nymphettes auraient fait la queue devant la maison, pour attendre leur tour d'être « reçues » par l'étranger pervers. Pour le moment, le sexagénaire aurait dû encore à répondre de ses actes devant les enquêteurs. Néanmoins, à cette même source policière de préciser que l'homme risque gros. Il encourt une peine allant de 5 à 10 ans d'emprisonnement, ainsi qu'une amende qui varie entre 4 et 20 millions d'ariary.

A Toliara, des parents, par pure nécessité, donc aussi par survie, poussent leurs filles à se vendre ainsi à des étrangers, selon la Police. Elle déplore le fait que 27 cas de prostitution d'adolescentes à des Blancs, ont été enregistrés depuis le mois de mars dernier à Toliara. Ce qui n'empêche pas pour autant les Forces de l'ordre de lancer un sérieux avertissement à ces parents insoucieux. Car la prochaine fois que des filles se feront prendre, leurs géniteurs seront également arrêtés en même temps que les premières.

Il faut savoir que ce phénomène se généralise dans presque toutes les villes ou autres Régions touristiques de la Grande île. Dans le cas de ce retraité suisse, il semble avoir attendu avec impatience la fin du confinement pour cause de Covid-19 pour passer à l'action.

F.R.

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Temples « FJKM » - Le bouclage du budget pose problème

En grande difficulté financière. La fermeture des temples suite à l'état d'urgence sanitaire  décrété depuis le mois de mars dernier sur tout le territoire malagasy, a impacté le fonctionnement de l'Eglise réformée de Madagascar (FJKM). Les dirigeants des églises protestantes s'inquiètent actuellement à propos d'un déséquilibre financier en cette période exceptionnelle liée à l'état d'urgence sanitaire. « En 5 mois d'inactivité, nous avons du mal à boucler le budget. Diverses charges fixes doivent toujours être réglées, qu'importe la situation. Pourtant, la caisse est actuellement vide. Nous ne disposons plus d'aucune source de revenu », témoigne un pasteur.

 

Effectivement, chaque temple FJKM, comme toute autre entité, doit payer régulièrement les factures de la JIRAMA et les autres dépenses relatives à son fonctionnement dont les divers salaires des employés et la contribution mensuelle allouée au synode. A titre d'exemple, une église protestante située dans la périphérie de la ville d'Antananarivo doit débourser au total 400 000 ariary par mois. Une source auprès de ce temple a affirmé qu'il enregistre actuellement  plusieurs mois de retard dans le paiement des charges fixes.

« Une somme de 400 000 ariary pour deux mois de consommation d'eau et d'électricité n'a pas été payée. Des arriérés d'environ 60 000 ariary pour la sécurisation de l'église sont aussi à payer, de même que le salaire mensuel du pasteur s'élevant à 300 000 ariary pour son travail et son engagement », affirme un responsable de ladite église FJKM.

Pour toutes ces raisons, les dirigeants de ces temples FJKM invitent leurs fidèles à contribuer davantage aux dépenses. « Nous invitons nos fidèles à investir dans toutes les activités entreprises au sein de l'église afin de pallier ce manque. L'objectif étant d'assurer un équilibre budgétaire », avance un autre pasteur.

Il est à noter qu'au début de l'année, chacune des églises protestantes a établi une prévision en matière de budget et à charge de chaque fidèle de contribuer aux dépenses. Cependant, la propagation du coronavirus depuis le mois de mars à Madagascar a entraîné la suspension des cultes et la fermeture des églises, désignées comme la source de tous ces problèmes.

K.R.