Les actualités à Madagascar du Dimanche 16 Juillet 2017

Modifier la date
Madagate6 partages

Madagascar Justice. SMM: «Nous associer à des déstabilisateurs est une offense»

« Nous déclarons solennellement et nous disons haut et fort que nous n’acceptons plus toutes formes d’instrumentalisation de la Justice; que ce n’est plus la peine de tenter d’instrumentaliser la Justice ou de faire pression sur les magistrats.

Deuxièmement, c’est le Premier ministre qui est le premier responsable des exécutions des décisions de justice. Ainsi, nous l’exhortons à prendre ses responsabilités dans ce sens. Dire que notre mouvement, assimiler notre mouvement à un acte de déstabilisation nous offusque au plus haut point.

Notre mouvement actuel a été dirigé pour revendiquer le renforcement de l’indépendance de la Justice, l’effectivité de l’État de droit et dire non à l’inexécution des décisions de justice. Nous associer à des déstabilisateurs est une offense. Ce que nous faisons aujourd’hui est bénéfique pour le pays et pour le peuple.

Bien entendu, nous sommes toujours ouverts au dialogue avec les dirigeants et nous insistons et persistons pour dire que notre mouvement a été dirigé pour revendiquer l’État de droit, le renforcement de l’indépendance de la Justice, la cessation immédiate de toutes formes d’instrumentalisation de la Justice et le respect des décisions de justice.

Merci ».

Antananarivo, 14 Juillet 2017

Porte-parole du SMM

Syndicat des Magistrats de Madagascar

A titre d’exemples d’État de non-droit, la non-application de la Loi n° 2011-013 du 9 septembre 2011 portant statut de l’opposition et des partis d’opposition.

En vue de renforcer la capacité d’action des acteurs du jeu politique, l’opposition est placée dans un cadre normalisé pouvant garantir l’effectivité et la jouissance de ses droits et obligations.

Cette loi permet à l’opposition et aux partis d‘opposition:

• D’être reconnus légalement en tant qu’acteurs essentiels de la vie politique;

• De jouer effectivement leur rôle de détenteur du pouvoir critique et de contre-proposition;

• De garantir leurs droits et de déterminer leurs obligations.

Actuellement, à un an de l’expiration du mandat présidentiel de Hery Rajaonariampianina, l’opposition n’existe pas officiellement à Madagascar. Jean-Eric Rakotoarisoa, Président de la Haute cour constitutionnelle (HCC), lui, est sourd, aveugle et muet à ce sujet et bien d’autres encore, tel le pacte de responsabilité qu’il a lui-même pondu mais qui n’a jamais vu le jour. A l’époque, il s’agissait de sauver le soldat Hery vaovao d’une déchéance assurée et sans conteste.

Enfin, plus récemment, le fait du Général-Préfet de police de la ville d’Antananarivo qui s’est carrément assis sur la décision du tribunal administratif pour faire valoir un arrêté préfectoral servant à empiéter l e premier alinéa de l'article 10 de la constitution sur laquelle le candidat n°3 de 2013 a juré qu’il la respecterait comme la prunelle de ses yeux.

Juste un mot sur les 8 dénis de justice (ni plus ni moins) à l’encontre des pilotes d’Air Madagascar, de la part des DG, l’un Canadien qui s’est enfui (démission est un euphémisme) et l’actuel Malgache qui s’assied aussi sur la loi (qui est dure mais pourtant c’est la loi).

Madagascar, Terre de quelles opportunités, dès lors?

Jeannot Ramambazafy – 16 juillet 2017

La Vérité1 partages

Affaire Benson - Une mascarade pour faire tomber le Mle ?

C’est la question qui se pose actuellement : Et si  toute l’histoire autour de ce jeune homme n’était qu’une grosse mascarade dans le but de faire tomber certains leaders au sein du Mouvement pour la liberté d’expression (Mle). Une série d’incohérences et de coïncidences tendent en effet à faire croire à une manipulation pour arriver à ce funeste objectif. Vendredi soir, Barry Benson a indiqué que sa mère a été relâchée quatre jours après avoir été séquestrée et après l’audition du jeune homme par les « Forces de l’ordre ».

La mère aurait donc été retenue jusqu’à ce que le fils soit retrouvé à son tour. Il convient de rappeler que lundi dernier, le jeune homme a alerté les membres du Mle sur des menaces dont il serait victime, à la suite de la diffusion du premier épisode du « Tsy mahaleo ny sampona ». Il s’agit d’une émission parodique destinée à contrebalancer celle du chef de l’Etat « Rendez-vous, Fotoam-bita » dans laquelle le jeune homme avait joué le rôle de présentateur lors de la première émission. En tout cas, mardi dernier, le slameur a envoyé un message à ses contacts au sein du Mle pour les informer sur la venue de « cinq individus en civil à son domicile ce mardi au matin ». Faute d’avoir pu trouver Barry Benson, « les individus auraient ainsi emmené avec eux sa mère », selon la correspondance du jeune homme, qui aurait pris la fuite vers une destination inconnue. Et bien malgré l’insistance des membres du Mle, le concerné s’est toujours refusé à donner plus de détails sur l’endroit où il se situait et sur les circonstances de l’enlèvement de sa mère.  Il a également refusé de donner des informations qui auraient pu permettre aux Forces de l’ordre de débuter des enquêtes sur le soi-disant enlèvement de sa mère.  Devant l’obstination du jeune homme à donner des informations qui auraient pu permettre de porter plainte pour enlèvement et séquestration de sa mère, le Mle s’est résolu à mener des recherches officieuses. Notamment en médiatisant l’affaire dans le but de glaner des informations qui auraient pu permettre de retrouver la mère du slameur. Interrogés, les membres des Forces de l’ordre ont affirmé n’avoir eu connaissance de l’affaire que par voie de presse.  L’affaire a en tout cas connu un rebondissement jeudi dernier. Ce jour là, une chaîne de télévision proche du pouvoir a en effet annoncé que Barry Benson avait été auditionné par les Forces de l’ordre la veille, soit mercredi dernier. Auditionné par « les Forces de l’ordre » au sujet de « la provenance de la tenue militaire arborée par le présentateur lors de la première émission de « Tsy mahaleo ny sampona », le jeune slameur aurait indiqué que le vêtement lui aurait été remis par Fetra Rakotondrasoa, un des producteur de l’émission  « Tsy mahaleo ny sampona » et non moins porte-parole du Mle.  Une audition démentie par le principal concerné dans une correspondance téléphonique avec les membres du Mle vendredi matin dernier. Non seulement il dément avoir été entendu, mais l’intéressé soutient également être toujours  « caché ». En tout cas, prenant celui-ci au mot, le comité restreint du Mle s’est réuni vendredi dans la matinée et décida donc de porter plainte. L’information a été communiquée à Benson dans l’après- midi de vendredi, lequel indiquant tout d’un coup avoir reçu une convocation.  Dans la soirée du même jour, le jeune homme envoie un sms à un membre du Mle pour indiquer qu’il venait juste d’être auditionné « pour port de tenue militaire illégal » lors de la présentation de l’émission «Tsy mahaleo ny sampona » par les Forces de l’ordre.  Des informations qui coïncident curieusement avec celles divulguées par la chaine pro-régime la veille. Il faut ainsi se poser la question de savoir comment les journalistes au sein de la chaîne de Tv proche du régime ont anticipé de deux jours l’audition de Benson et les propos de celui-ci lors de cette audition.   Ceci étant dit, il faudrait également se demander si une séquestration de la mère de Barry Benson « par les Forces de l’ordre », dans  le but de forcer le jeune homme à répondre à une convocation est tout à fait légale. Notons par ailleurs qu’à aucun moment, le jeune homme ou la chaîne de télévision en question, n’ont osé préciser le corps des Forces de l’ordre qui a procédé à la séquestration et à l’audition…  Depuis quand également, porter un effet vestimentaire dans une émission de télévision parodique peut-il être considéré comme illégal ? Si c’était illégal, tous les artistes et acteurs qui arborent ce vêtement dans leurs films ne devraient-ils pas faire l’objet d’auditions ? Des sources officieuses indiquent que Benson aurait été entendu en tant que témoin dans ce scénario rocambolesque. Finalement, il faut se demander donc si l’objectif de tout ce cinéma n’est pas tout simplement de faire en sorte que le slameur « crache » le nom des leaders au sein du Mle dans le but évident de faire tomber ces derniers ?La Rédaction

La Vérité0 partages

VIIIè Jeux de la Francophonie - Moins d’une centaine de représentants pour Madagascar

Grand rendez-vous de la jeunesse, les Jeux de la Francophonie. 84 au total dont 59 sportifs du ministère de la Jeunesse et des Sports et 25 jeunes du ministère de la Culture et du Patrimoine et de l’ Artisanat ont quitté le pays hier à 15h pour rejoindre Abidjan en vue de la VIIIè Jeux de la Francophonie de Côte d’Ivoire du 21 au 30 juillet.


La Grande île sera représentée dans quatre disciplines sportives à l’image de l’athlétisme, la lutte, le judo et le tennis de table sur qui elle fonde beaucoup d’espoirs. L’athlétisme sera ainsi la plus présentée avec treize athlètes au lieu de quatorze. Blessé le décathlonien Ali Kamé, médaillé d’or africain en 2012 et médaillé de bronze africain en 2016, la chance malgache se désiste au dernier moment. Le judo alignera quant à lui onze combattants contre six pour la lutte et deux pour le tennis de table. En attendant le grand départ une partie de la délégation est déjà sur place pour un camp d’entraînement. C’est le cas de Bezara Jean Robert, Tahiana Rakotoarivelo et Lucas Macastros qui sont déjà en stage à Abidjan avec le coach Hanitra Rakotondrabe. Les trois défendront la couleur nationale au 4X400 m masculin avec Donné Fanomezantsoa. Depuis deux semaines, deux lutteuses en l’occurrence Emma Patricia Rasoanantenaina (-53 kg) et Julienne Rasendrasoa (-59 kg) accompagnées par le coach Michel Rakotoniaina sont également en stage de la Conférence des ministres et la jeunesse ayant la langue française en partage (Confejes) en Côte d’Ivoire
Kwan Hu Diana, la capitaine de l’équipe nationale de judo a représenté les athlètes malgaches. Dans sa prise de parole, l’athlète a remercié l’Etat malagasy. « Nous remercions le Gouvernement  sur les efforts qu’il a fournis  dans le cadre du déplacement de la délégation malgache. Nous promettons de gagner le maximum de médailles pour notre pays durant les jeux. On ne se contentera pas de dire que les Jeux de la Francophonie ne sont pas des compétitions de référence mais nous ferons tout pour défendre l’honneur du pays comme il se doit en gagnant le maximum de médailles d’or ».« Ce n’est pas un jeu de référence »Le Gouvernement malagasy a dépensé pas moins de 40 000 euros l’équivalent de 140 millions d’ariary (700 millions de francs)  pour assurer le déplacement de la délégation, hébergement, restauration et diverses cotisations plus l’argent de poche de chaque athlète. Une somme  mirobolante dépensée pour des jeux qui n’ont pas d’enjeu pour le pays. «  Les Jeux de la Francophonie ne sont pas des jeux de référence comme les jeux des iles ou les jeux olympiques et autres. C’est juste des jeux entre les pays qui parlent la langue française. Etant  à la  présidence de cette organisation internationale, Madagascar doit participer comme il se doit », annonce le ministre de la Jeunesse et des Sports Jean Anicet Andriamosarisoa lors de la cérémonie de présentation au Palais des sports de Mahamasina. Si le ministre Jean Jacques Rabenirina se contentait d’envoyer un représentant pour faire face à la presse.  Un propos qui laisse sceptique car c’est l’Etat malagasy qui prend tout en charge sur les frais et les dépenses de la délégation malgache sur place. Pourquoi donc dépenser autant d’argent vu la pauvreté qui sévit dans la société si ce n’est pas un jeu de référence. Signalons que ces dépenses de 140 millions d’ariary reviennent à la délégation du Mjs et au ministère de la Culture à eux seuls. Sans compter la somme que l’équipe de la Présidence de la République va dépenser pour leur déplacement à Abidjan.

La Vérité0 partages

Andavamamba - Ambilanibe Une maison ravagée par un incendie

Une maison à étages a été la proie des flammes samedi vers midi à Ambilanibe, dans le quartier d'Andavamamba. L'étendue des dégâts a été telle qu'aucun mobilier n'a pu être sauvé du feu. Tous les appartements occupés par au moins quatre familles différentes ont été réduits en flammes. Les dégâts sont estimés à plusieurs millions d'ariary. Du coup, le sinistre a également jeté plus de 20 locataires dans la rue, devenus malgré eux des sinistrés.

Des riverains confient qu'un court-circuit serait à la base de ce sinistre aux conséquences désastreuses pour les victimes.  « Le court-circuit, d'où le feu a démarré, est survenu durant l'absence des locataires partis assister à un culte. Puisque nous n'avons pas pu accéder chez eux afin au moins de tenter de circonscrire les flammes, nous ne pouvions que nous borner à assister avec impuissance aux ravages laissés par les flammes, trop puissantes et trop véloces pour attaquer l'ensemble du bâtiment », déplore une jeune locataire. Comme dans pareille situation, les voisins des victimes se sont mobilisés afin d'essayer de combattre avec acharnement le feu, hélas trop puissant à leurs yeux que les moyens qu'ils ont déployés à cet objectif, s'avéraient donc dérisoires. Beaucoup s'étonnaient aussi du retard présumé des sapeurs-pompiers pour intervenir. Certains se sont alors plaints que le numéro d'urgence des soldats du feu n'aurait pu être joint qu'après de multiples tentatives, encombrement de lignes oblige !Cependant, l'intervention des pompiers a quand même pour effet d'empêcher les flammes de s'étendre sur les maisons voisines. Leur mission a été également de nettoyer les alentours du lieu du sinistre, et cela afin d'étouffer complètement des braises ou autres flammèches encore en activité dans certaines poches de la maison en feu et qui seraient encore susceptibles de constituer un nouveau foyer d'incendie. Bref, une tâche que les riverains ne seraient jamais en mesure de réaliser. Enfin, la Police s'était également dépêchée sur place. Son rôle a été de surveiller la zone du sinistre afin d'éviter toute éventuelle incursion de profiteurs pour y commettre des vols.Franck Roland

La Vérité0 partages

Commune rurale d’Ankadikely Ilafy - Plus d’une vingtaine d’enfants circoncis

d’enfants circoncisCirconcision de masse. Samedi dernier a été le rendez-vous d’une dizaine de familles et la polyclinique d’Ilafy pour des circoncisions gratuites. A cette occasion, les médecins de ce centre hospitalier ont circoncis 28 petits garçons âgés entre 1 an et demi et 4 ans. Ces bénéficiaires sont tous issus des familles défavorisées dans la Commune rurale d’Ankadikely Ilafy. 

« On a décidé de s’inscrire à cette circoncision de masse en sachant la somme demandée par les médecins privés qui peut aller de 20 000 à 50 000 ariary. Notre famille ne dispose pas de moyens financiers pour payer une telle somme », affirme Annie, mère de Tiavina, un petit garçon âgé de 2 ans et 4 mois, un des enfants circoncis. Etant une lavandière, elle ne dispose pas d’économie permettant en même temps d’acheter des jouets et d’inviter des familles proches. Quant à son mari, le travail de receveur ne lui apporte pas assez de revenus, d’où ce choix de circoncision gratuite offerte par la polyclinique. Depuis des années, la polyclinique d’Ilafy n’a jamais oublié les habitants les plus vulnérables de la Commune. Pour cette occasion, une grande équipe s’est engagée dont des chirurgiens ainsi que des médecins anesthésistes. Outre la gratuité de l’opération, des jouets ainsi que des friandises ont été également offerts à ces petits garçons. Une circoncision à l’américaine. A chaque fois, la polyclinique d’Ilafy, avec son équipe médicale, fait preuve de professionnalisme. Les nouvelles techniques facilitant la convalescence et minimisant la douleur des enfants ont été encore une fois utilisées. Les opérations déjà effectuées ont prouvé l’efficacité de la circoncision à l’américaine qui a encore été adoptée cette fois-ci. Ce samedi, le service a été fait à la chaîne et chaque opération n’a pas duré trop longtemps. Il y a des médecins qui se chargent d’appliquer les anesthésies  et d’autres qui se servent des bistouris électriques. Après chaque intervention, les enfants ont tout de suite pu marcher normalement. « Deux jours seulement suffissent pour se rétablir et les pantalons peuvent être portés après que toutes les consignes ont été suivies à la lettre », affirme un infirmier du bloc opératoire au sein de la polyclinique d’Ilafy. D’après ses dires, des problèmes peuvent se présenter dans le cas où les parents ne respectent pas les bonnes conditions d’hygiène pour leurs enfants.Kanto R.

La Vérité0 partages

Entreprenariat - Valorisation du genre féminin

Le genre féminin s’impose de plus en plus dans le monde de l’entreprenariat. Avec ce monde qui évolue à une vitesse grand V, la femme est rendue égale à l’homme et arrive même à prendre les devants dans la direction mais également dans la création d’entreprise. A Madagascar, même si les femmes sont considérées comme des personnes fragiles, elles sont pourtant vraiment dures en affaires. C’est dans ce sens que la 5è édition de Startup Dating mettant en avant les femmes entrepreneurs aura lieu le 4 août prochain au Café de la Gare Soarano en adhérant au thème de l’entreprenariat féminin.

Durant l’évènement, dans la première partie, ces femmes actives vont présenter une à une  sous forme d’un pitch de 3 minutes leurs startups et se soumettront à une série de questions-réponses pour satisfaire au mieux les parties prenantes. Pendant la deuxième partie, les participants pourront élargir leurs réseaux professionnels avec le « Startup Dating ». Les organisateurs pensent diviser les participants en petits groupes de 15 personnes qui pourront effectuer différents échanges en prenant la parole à tour de rôle. Après avoir échanger 20 minutes de discussions et de débats, une cloche sonnera et les groupes seront échangés. Le but étant de rencontrer le plus de personnes possibles pour une soirée pour étoffer son répertoire. Et pour la dernière partie, les participants auront la possibilité de discuter avec les personnes de leur choix et selon leurs propres intérêts. Cet évènement est surtout organisé à l’encontre des startups à la recherche de financements, d’accompagnements ou de partenariats et même de clients potentiels, des investisseurs voulant financer des entreprises à forte potentialité ou encore des entrepreneurs en quête de collaboration. Dans  ce sens, tout acteur économique aura la possibilité de tirer profit de cet évènement. Et comme ce sont les femmes qui sont mises en avant, les autres femmes entrepreneurs pourront s’inspirer des présentations qui vont se faire pour dresser leur propre startup.Propos recueillis par Rova R.

La Vérité0 partages

Petites et micro-entreprises - La société Produits Tsara, satisfaite de la formation Cbc

« Nous avons beaucoup appris par cette formation. Parmi les points qu’ils ont traités figurent les critères de qualité et de sécurité alimentaire. Dans ce sens, nous avons appris les normes de qualité requises, afin que les produits soient éligibles au niveau des marchés internationaux. Ces critères doivent essentiellement porter sur la propreté et d’hygiène concernant les conditions de fabrication de nos produits mais également sur leur mode d’écoulement qui nécessite l’adhésion à un réseau international pour faciliter la recherche de marchés et de partenaires à l’étranger », a expliqué Noronjanahary Abéline Ramakarivao, gérante et non moins fondatrice de la société Produits Tsara, fabricante de purées de piment, d’ail, de gingembre et de poivre vert, une des micro-entreprises bénéficiaires de l’atelier organisé conjointement par la plateforme tripartite des secteurs privés comprenant le Comesa Business Council (Cbc), l'Association des chambres de commerce et d'industrie de la Sadc (Ascci), l’East Africa Business Council (Eabc), à l’hôtel Carlton du 12 au 14 juillet dernier.

Il est à rappeler que cette formation fait partie du projet dit « Local Sourcing for partnership », ou recherche de partenaires locaux, soutenu par la Banque africaine de développement (Bad), et qu’elle a comme objectif le renforcement des capacités pour les dirigeants de petites et micro-entreprises dans trois pays à savoir : Madagascar, Tanzanie et Afrique du Sud. Pour le volet pratique de la formation, les participants ont effectué une visite de Havamad, une entreprise de fabrication et d’exportation de jus de fruits bio, pendant laquelle ils ont constaté de visu l’application effective des mesures nécessaires pour obtenir la qualité. Pour un avenir meilleur des petites entreprisesDans ce sens, Noronjanahary Abéline Ramakarivao a reconnu l’avantage de cette formation pour les entreprises participantes, de favoriser et faciliter non seulement l'accès au marché international des produits locaux, mais également la recherche de partenaires qui pourront collaborer avec elles à cet effet. .Cette femme entrepreneure a découvert cette filière en 1995 où elle avait compris qu’il lui était possible d’approvisionner des restaurants et des grandes surfaces en épices et condiments. Et c’est ainsi qu’elle a monté son projet pour avoir une production en grande quantité. Aujourd’hui, comme matière première, Produits Tsara utilise par semaine 30 kg de piment rouge, et 40kg de « pilopilo », 25kg d’ail, et 20kg de gingembre. Des produits qui après préparation, sont vendus dans des bouteilles de 25cl bien cachetées. « Mes clients sont des grandes surfaces et des établissements de restauration qui jusqu’à maintenant, ont à l’unanimité reconnu les qualités de nos produits. Mais grâce à cette formation, nous pourrons davantage améliorer la qualité de nos produits, ainsi que la gestion de ma petite entreprise», a confié Noronjanahary Abéline Ramakarivao. Rivo S.

La Vérité0 partages

Hiragasy makotrokotroka - Une ouverture en grande pompe à Ambohijatovo

En ce moment, ce n’est plus tous les jours qu’on voit des troupes de « Mpihira gasy » jouer et chanter dans les lieux appropriés pour ce genre musical. Cette richesse,  culture et patrimoine est-elle en train de disparaitre ? Sûrement pas, les formations des quatre coins de l’île sont juste trop occupées à chercher des contrats dans les périphéries ou dans les événements traditionnels comme la circoncision ou les retournements des morts, pour qu’elles puissent gagner leur vie.

Car effectivement, les troupes de « Mpihira gasy » manquent de scène à laquelle elles peuvent s’afficher surtout dans la Capitale. On ne cite entre autres que le Kianjan’ny Kanto qui est désormais le palais du Hira gasy dans la ville des mille ou encore le jardin d’Ambohijatovo. Sinon, elles se donnent en spectacle au grand public, mais ça se fait très rarement de nos jours. Mais heureusement que l’Office régional du tourisme d’Analamanga (Ortana), HayGasy Production et la Commune urbaine d’Antananarivo (Cua) ont pensé à organiser l’événement intitulé « Hiragasy makotrokotroka » qui est un rendez-vous des amoureux de l'art oratoire et des groupes de Vakodrazana. Resplendissant de folklorisme, ce rendez-vous musical et populaire rentre dans le cadre de la promotion touristique d’Antananarivo, tout en valorisant l’un des plus illustres arts oratoires malgaches. Cette année, l’ouverture de la manifestation s’est tenue hier, non pas au jardin d’Andohalo comme les amateurs de ce discipline avaient l’habitude, mais à Ambohijatovo. PunchlinesDans l’après-midi, les curieux et les amateurs d’art oratoire ont rempli la place. Tous animés par l’envie d’admirer du bon Hira gasy. D’ailleurs, deux troupes bien connues dans ce monde étaient sous les feux des projecteurs. Il s’agissait de Razafimahandry de Sahavato Be qui a fait face à la troupe de Rakotomandimby Pierre de Morarano Gara. Le duel a été ainsi sans pitié, chaque troupe a donné le meilleur d’elle-même tout en séduisant le jury à donner des points pour eux. Des punchlines, des rimes à ne plus en finir, des termes propres aux « Mpihira gasy » et parfois des petites chorégraphies collectives, on peut dire que les prestations étaient bien animées. Costumes sur mesure, rouge à lèvres bien foncé pour les filles et pantalon sans chaussure pour les garçons…chaque troupe avait sa façon de séduire. Côté chanson, Razafimahandry de Sahavato Be a ébloui l’assistance avec sa chanson tout simplement intitulée « Ala nenina daholo ny zavatra rehetra fa rehefa ts’isy mety dia izay eo no tsy maintsy hiainana ». La formation parlait notamment du train-train de la vie quotidienne mais aussi de diverses choses comme la vie politique, la société en générale et bien d’autres encore. C’est avec ce titre  que la troupe a séduit le public, si on se réfère aux applaudissements et aux argents jetés par terre.  Razafimahandry bat donc à plate couture Rakotomandimby Pierre de  Morarano Gara étant aussi meilleur avec ses paroles qui identifiaient les gens. Bref, dimanche prochain, ce sera deux autres groupes qui s’affronteront sur le jardin d’Ambohijatovo.T.A.

La Vérité0 partages

Et les îles Eparses !

Par  94 voix « pour » sur les 174 délégués votants et 15 voix « contre » et 65 « abstentions » (source : Rfi), l’Assemblée générale (Ag) de l’Organisation des Nations unies (Onu) a donné le feu vert à l’île Maurice de saisir la Cour internationale de Justice (Cij) à La Haye (Pays-Bas) aux fins de trancher sur le litige, vieux de quelques décennies, qui l’oppose à la Grande-Bretagne, se rapportant aux îles des Chagos, situées dans l’océan Indien. L’île Maurice réclamait sa souveraineté de ces « petits bouts de terre » que l’Angleterre gardait impunément dans le giron de son empire.

Une majorité écrasante et sans appel au profit de la bataille que cette île sœur menait et isole totalement le Royaume-Uni. Fortement soutenue par les délégués du Continent noir, l’île Maurice a pu tirer l’épingle du jeu et exprime sa reconnaissance envers les frères africains. Maintenant, il s’agit pour elle de bien défendre, avec un dossier solide, son cas devant les juges internationaux. En tout cas, c’est déjà un grand acquis ! Et Anerood Jugnauth, un des seuls survivants, lors du transfert des compétences en 1968 et témoin de l’histoire, peut déjà se frotter les mains.  Et les îles Eparses ! A quelques nuances près, le cas des îles des Chagos ressemble au litige qui nous oppose avec la France à propos des îles Eparses. L’Ag de l’Onu, à trois reprises, avait ordonné la France de rétrocéder les îles Eparses à la République de  Madagascar. Seulement, la France, une grande puissance et membre permanent du Conseil de sécurité de l’Onu, n’avait rien à cirer de ces résolutions de l’Ag de cette auguste Institution. Un comportement digne de la « loi de la jungle » ! Trop absorbés aux sujets brûlants et troublants de l’heure, les acteurs politiques ainsi que les membres actifs de la Société civile sensibles à ce dossier ont tendance à le perdre de vue. Une veille nationale mobilisant, sans cesse, l’opinion sur la nécessité  de « récupérer » ces îles faisant partie intégrante de notre territoire doit être mise sur pieds. Certes, lors de la rencontre que le Chef de l’Etat français avait accordé à son homologue malagasy à l’Elysée, récemment, la presse internationale fit état du fait que le sujet avait été abordé. Mais, personne n’est au courant des tenants et aboutissants exacts de l’entretien sur ce point. Le Président Rajaonarimampianina entretenait le flou. Or, tous les citoyens de Madagascar ont le droit d’en savoir les détails.  Un sujet qui tient en haleine la Nation toute entière. L’Association nosy malagasy (Anm) de Mme Arlette Ramaroson, ancienne juge internationale, réclamait depuis toujours pour le « retour », sans condition, des îles Eparses dans le giron du territoire national. Il n’est plus un secret pour tout le monde que le régime en place tente par des manœuvres dilatoires d’esquiver ce litige qui n’a que trop duré. La position de la France, par la voix de son ambassadeur accrédité à Antananarivo, ne laisse aucune équivoque que ces îles appartiennent à la France. Un affront à l’endroit de la souveraineté territoriale malagasy ! L’île Maurice, par le truchement de ses dirigeants, n’éprouve aucun complexe, vis-à-vis de l’ancienne puissance coloniale, d’exiger son droit. Ce qui n’est malheureusement pas le cas pour Madagascar.Ndrianaivo

La Vérité0 partages

Tiako i Madagasikara - Le congrès à Mandritsara interdit par l’Etat

Le Premier ministre Olivier Mahafaly Solonandrasana semble allergique de tout ce qui sent Marc Ravalomanana. Visiblement, le locataire de Mahazoarivo, qui est aussi ministre de l’Intérieur à la fois, est passé à une action plus énergique contre le camp de l’ancien président après les fortes consignes verbales données la semaine passée.

Le même scénario que lors de la célébration du 15e anniversaire du Tiako i Madagasikara se produit à Mandritsara. Les partisans de l’ancien parti au pouvoir envisagent d’organiser dans la capitale d’Androna son congrès régional jeudi prochain. Le chef de District a validé la demande d’autorisation adressée par l’organisateur.InterditeMais, aux dernières nouvelles, le représentant de l’Etat a dû rebrousser chemin sur ordre du Premier ministre. Il est donc contraint de retirer l’autorisation exactement comme l’a fait le préfet de police d’Antananarivo à la veille du 8 juillet au sujet du stade municipal de Mahamasina. Le député Guy Rivo Randrianarisoa a toutefois dit ne pas en être au courant. L’on a appris aussi la tenue à l’hôtel Sunny à Ambalamanasa, Toamasina, la tenue d’un conclave à huit clos dirigée par Olivier Mahafaly Solonandrasana dans l’après-midi de vendredi. C’était donc après le passage à la résidence de France à Ivandry Antananarivo lors du 14 juillet. Initialement prévue au palais de région à Mangaro, la réunion dans le Grand port était interdite aux journalistes.Elections de 2018Les discussions ont officieusement porté sur les affaires du Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (Bngrc). Placé sous l’autorité directe du ministre de l’Intérieur, celui-ci a vu remettre jeudi dernier un lot de matériels à titre de don d’une valeur totale de 28 millions de dollars du Gouvernement sud-coréen. Mais, selon des indiscrétions, la préparation des élections en 2018 et les mesures à prendre à l’encontre du clan du résident de Faravohitra seraient au cœur du débat. En effet, l’assistance était exclusivement composée de préfets et de chefs de district de toute la province autonome de Toamasina. Autant d’administrateurs-civils comme le ministre de l’Intérieur.Célébration avortéeLe régime suspecte effectivement que, au cours de ce second semestre, Dada et son équipe partiraient à la conquête de ce territoire après les périples qu’il a effectués dans des différentes régions durant le premier semestre. La ville de Toamasina serait désignée pour abriter la cérémonie faisant suite à la célébration avortée manu militari à Antananarivo.La dernière matière à réflexion concerne l’ancien vice-Premier ministre, Pierrot Botozaza, un des bras droits et fidèles partisans de Marc Ravalomanana. Celui-ci a aussi connu la semaine écoulée une expérience malencontreuse avec l’actuel régime (lire article ailleurs).Manou Razafy

Madagascar Tribune0 partages

Inauguration de 57 nouvelles salles de classe à Toamasina

57 nouvelles salles de classe construites ont été inaugurées dans la ville de Toamasina, samedi. Ces nouvelles infrastructures scolaires ont été construites avec l’appui du gouvernement japonais. Les travaux entrent dans le cadre de la quatrième phase du « Projet de construction d’écoles primaires publiques » financé par un don non remboursable du gouvernement du Japon, d’une valeur de 860 millions de Yen Japonais, équivalent de 19 milliards d’ariary.

Ces écoles sont réparties dans 14 Ecoles Primaires Publiques des districts de Toamasina 1, Toamasina 2, Vatomandry et Brickaville et représentent la première vague de salles de classe à construire dans le cadre du projet. Une deuxième vague composée de 35 salles de classes réparties dans 8 Ecoles Primaires Publiques des mêmes districts sera livrée d’ici décembre 2018.

En plus des salles de classe, chacune de ces écoles bénéficiaires est dotée de blocs sanitaires, de réservoirs d’eau de pluie, d’un bureau pour le directeur, d’un magasin et de mobiliers scolaires adaptés aux besoins des élèves. L’ensemble de ces infrastructures sont aux normes anti-cycloniques et répondent aux besoins des enfants en situation d’handicap.

La réalisation de cette quatrième phase du « Projet de construction d’écoles primaires publiques » portera à 826 le nombre de salles de classes construites à Madagascar grâce aux dons du gouvernement Japonais depuis le lancement de la première phase en 1998, ce qui correspond à un montant total de 181 millions de dollars américains.

Lors de son allocution, l’ambassadeur du Japon à Madagascar, Ichiro Ogasawara a confirmé que son pays attache une importance particulière au secteur de l’éducation dans le Programme de l’Aide Publique au Développement pour la Grande île. Mais les interventions japonaises dans le secteur de l’éducation ne se limitent pas à ces projets de la Construction d’Ecoles Primaires.

L’Agence japonnaise de coopération internationale (JICA) met également en œuvre un autre projet intitulé « Projet d’appui à la Gestion Participative et Décentralisée des écoles (TaFita) » qui vise à améliorer la qualité de l’éducation et la gouvernance de l’école par la mise en place d’un comité de gestion autonome, impliquant les parents d’élèves, les enseignants, et d’autres partis prenants.

La cérémonie a été honorée par la présence du président de la République, Hery Rajaonarimampianina, le ministre de l’Education nationale, Gatien Horace et le représentant Résident de l’Agence Japonaise de Coopération Internationale, Murakami Hironobu

Madagascar Tribune0 partages

Des inquiétudes révélées sur la fiabilité de la liste électorale

Même si aucun responsable au sein de la Commission électorale indépendante (CENI) ne voudrait pas le reconnaître, la liste électorale est loin d’être fiable. Des manœuvres frauduleuses ne sont pas à écarter. Lors d’une rencontre avec le personnel du bureau régional de la commission électorale nationale de Toamasina, le Premier ministre, Christian Ntsay l’a reconnu. Il s’est dit « « conscient des inquiétudes de certains partis politiques et une partie de la société civile concernant » ces problèmes ou encore « des problèmes d’organisation lors de la distribution des nouvelles cartes électorales ».

Bien que la véritable nature des soucis ne soit pas évoquée, du moins pour l’instant, une chose est sûre, la question embarrasse aussi bien le Chef du gouvernement qui a justement pour mission d’organiser une élection présidentielle crédible et acceptée par tous que pour les membres de la CENI qui se sont déjà dit prêts pour la tenue des élections. Face à ces inquiétudes qui semblent se généraliser, Christian Ntsay s’est longuement entretenu avec les membres de la Commission électorale régionale et ceux de la commission électorale de district de Toamasina.

Sur un ton menaçant, il a alors insisté sur l’indépendance de la CENI tout en indiquant que le Gouvernement, de son côté, exercera également sa mission d’observation sur les agissements des membres et du personnel de la Commission. Christian Ntsay a même indiqué qu’il pourra engager si besoin y est des procédures devant les instances compétentes de la responsabilité disciplinaire, contre les auteurs d’actes répréhensibles dûment constatés, tels que des fraudes ou autres anomalies liées à leurs actions tout au long du processus électoral.

Le Chef du gouvernement a également tenu une séance de travail avec les premiers responsables des services déconcentrés, les représentants de la justice, et les forces de l’ordre de Toamasina. Lors de ces rencontres, il a réitéré la nécessité de respecter la neutralité de l’administration et la prise de responsabilité à tous les niveaux pour restaurer l’autorité de l’Etat, à la veille notamment des élections.

Mais visiblement, l’organisation des élections est confrontée à d’autres problèmes d’ordre politique et technique à l’instar de ceux liés à la délivrance de la carte d’identité nationale (CIN), pourtant utile pour les élections. En effet, il y a une pénurie en matière d’imprimés dans le pays actuellement. Le ravitaillement des 11 tonnes d’imprimés à utiliser pour les quatre ans à venir ne pourra se réaliser que vers la fin du mois d’août selon une source auprès de l’imprimerie nationale. A la place d’une CIN, les responsables auprès des districts délivrent alors des certificats administratifs. Ce qui pourrait avoir des répercussions négatives sur la tenue des élections.

Madagascar Tribune0 partages

« Assez des fausses promesses en politique » déclare le Cardinal Tsarahazana

Nombreux étaient les politiciens qui ont assisté à la messe d’installation du nouveau Cardinal Désiré Tsarahazana hier à Toamasina. Hery Rajaonariampianina et son épouse, le premier ministre Christian Ntsay, le président de l’Assemblée Nationale Jean Max Rakotomamonjy et l’ancien dirigeant de la Transition Andry Rajoelina ont eux aussi fait le déplacement.

Le message de l’homélie du Cardinal Tsarahazana avait bel et bien été adressé aux politiciens durant cette messe en tant qu’aspirant ou tenant du pouvoir. Ne déviant point de sa ligne de conduite, le président de la Conférence épiscopale de Madagascar (CEM) n’a pas hésité à appuyer là ou cela fait mal. « Il est triste qu’on ne puisse plus rien faire dans le pays sans passer par un geste de politesse, en ce sens graisser la patte aux tenants du pouvoir », souligne-t-il. Pointant du doigt les dépositaires du pouvoir et la grande corruption qui mine le pays et son administration.

Le nouveau Cardinal a également déclaré à l’approche des élections présidentielles que la population ne doit plus être nourrie de fausses promesses. La plupart des politiciens marchandent en effet sur la fragilité et la pauvreté de la population, prenant les citoyens par les sentiments en les infantilisant. Une fois au pouvoir, l’écart entre le verbe et l’action est immense. Aussi fallait-il que le nouveau prince de l’église en parle en espérant provoquer une réaction chez nos politiciens et chez les citoyens.

Madagascar Tribune0 partages

Afrique : Comment les dictateurs endorment leurs peuples

Les dictateurs africains ne sont pas à court d’ingéniosité pour développer le culte de leur personne. Le dernier en date est le président burundais Pierre Nkurunziza qui a été élevé au rang de « Guide suprême éternel ». Ce faisant, il s’inscrit dans la tradition d’un certain nombre de dictateurs comme Jean-Bedel Bokassa, Muammar Kadhafi, ou Mobutu qui ont été également féconds en matière d’initiatives et stratagèmes pour prendre l’ascendant sur le peuple et se maintenir au pouvoir. Si la responsabilité des dictateurs est manifeste, celle des peuples, « adhérant » à leurs stratagèmes, n’est pas à éluder. Comment alors, les dictateurs africains manipulent-ils leurs peuples ?

L’instrumentalisation des référents historiques

L’histoire du continent africain a enregistré au fil du temps des héros qui font encore aujourd’hui la fierté de l’Afrique. Des décennies après les indépendances officielles des pays africains, le discours anticolonialiste continue de galvaniser les peuples et de propulser leurs auteurs au pouvoir non plus pour un réel changement mais juste pour changer de main au pouvoir et exercer parfois plus de dictature. Ce levier est souvent exploité par les dictateurs qui s’érigent en dernier rempart contre le néo-colonialisme face à des populations préparées depuis longtemps à voir le colon comme la source de tous les malheurs. Il s’agit donc d’un moyen pour les dictateurs de détourner l’attention des citoyens des préoccupations essentielles en cristallisant la lutte anti-néocolonialisme. Dès lors, ils font miroiter l’idéal d’un pays prospère où couleront le lait et le miel pour tous, en surfant sur un éventuel déluge qui adviendrait après leur départ. Ainsi, Mugabe prenait périodiquement des décisions anti-blancs comme la réforme agraire ou la loi sur l’indigénisation, qui n’arrangeaient pas son peuple mais légitimaient sa présence prolongée au pouvoir. Une sorte de signal était donc périodiquement lancé pour rappeler son combat contre le colon blanc.

Souvent en disgrâce auprès de leur peuple pendant leur mandat pour raison de mauvaise gouvernance, les dictateurs se réconcilient avec leurs habitudes propagandistes à l’approche des échéances électorales pour endormir le peuple et prolonger leur règne. Ainsi, la communication de certains dirigeants se base essentiellement sur une propagande inspirée des peurs et des envies des peuples. Le mensonge, la manipulation et l’intimidation sont érigés en mode de gouvernance. C’est dans cette catégorie que s’inscrit la communication de Ben Ali qui instrumentalisait la crainte de l’islamisme radical du peuple tunisien en se présentant comme le dernier rempart et ainsi perpétuer son règne. Mais dans le genre, Idris Debby Itno s’illustre aussi par l’image de gendarme du Sahel qu’il s’est construite en instrumentalisant la peur du terrorisme pour se maintenir au pouvoir.

Les marqueurs ethniques

Pour d’autres, l’instrumentalisation des fractures ethniques et tribales est un vecteur puissant de communication pour diviser et régner. Ainsi, certains dirigeants prétendent exercer le pouvoir au nom de leur ethnie ou de leur clan. Ils arrivent donc à se réfugier derrière cet alibi pour galvaniser leurs partisans contre d’éventuels contestataires leur faisant croire à des complots sur fonds de rivalités ethniques. Il s’agit d’un moyen de détourner l’attention des enjeux politiques. Dans ce registre, Sékou Touré s’illustra en inventant un « complot peul » contre son régime de parti unique et par conséquent contre le peuple. C’est au nom donc de ce complot ventilé par les médias qu’il mena une répression sans précédent contre les ressortissants de l’ethnie Peul majoritairement intellectuels et influents dans la chefferie, pour éteindre toutes velléités de contestation. Si les dictateurs mettent un point d’honneur à peaufiner leur communication, la réception des messages reste la condition du succès de l’opération. Qu’est-ce qui facilite donc la réceptivité des peuples ?

Un conditionnement culturel

En Afrique l’autorité est présentée comme sacrée, souvent innée et d’inspiration divine. A ce titre, même s’ils sont élus selon un système moderne, les dirigeants grimperaient dans la hiérarchie de leur clan. Or la conception traditionnelle de l’autorité confère à celui qui en bénéficie un pouvoir sans partage et incontestable. Cette conception du pouvoir transmise dans l’éducation traditionnelle africaine est aux antipodes des principes démocratiques qui consacrent une séparation des pouvoirs et admet même des institutions de contre-pouvoir. Le père de famille ou l’autorité familiale est respecté et vénéré. Ce trait de l’éducation est souvent extrapolé par les expressions « père de la nation » ou « père de l’indépendance » utilisées pour installer dans l’inconscient des peuples l’image d’une autorité paternelle à la tête du pays. Ce rapport d’inféodation au pouvoir en Afrique est encore observable aujourd’hui dans la fidélité des armées de la République s’est observé.

L’ignorance des peuples

Dans le camp des aspirants au pouvoir, le diagnostic est souvent simple. Les tentatives de discussion s’assimilent à une résignation à négocier avec l’ethnie, ou le groupe social représenté par le dirigeant au pouvoir. Cette prédisposition à défendre son clan, son ethnie ou sa région dissout toute prééminence de l’intérêt général et augmente la réceptivité des peuples aux stratégies de communication des dictateurs qui savent s’en servir. En effet si aujourd’hui les Etats existent, c’est le fait de la colonisation et de l’introduction de modes de gouvernement relativement nouveaux sur le continent africain et pratiquement inexistants dans certaines contrées du même continent. Les populations maintenues dans l’ignorance restent donc étrangères au système, vulnérables à la propagande. C’est d’ailleurs de cette faille que profitent certains dictateurs pour orchestrer la désinformation à leur avantage. Abdelaziz Bouteflika entretient toujours le flou dans les médias sur son état de santé à travers des vidéos tournées à dessein et des supercheries audiovisuelles.

Les vecteurs de communication des dictateurs sont multiples et multiformes et sont favorisés par des prédispositions des populations à y répondre. Il s’avère impératif pour les peuples africains de s’affranchir des considérations ethniques, tribales et régionales dans l’arène politique. C’est une condition de leur quiétude.

Kassim HASSANI , journaliste béninoisArticle publié en collaboration avec le projet www.libreafrique.org

Madagascar Tribune0 partages

Afrique : Comment les dictateurs endorment leurs peuples

Les dictateurs africains ne sont pas à court d’ingéniosité pour développer le culte de leur personne. Le dernier en date est le président burundais Pierre Nkurunziza qui a été élevé au rang de « Guide suprême éternel ». Ce faisant, il s’inscrit dans la tradition d’un certain nombre de dictateurs comme Jean-Bedel Bokassa, Muammar Kadhafi, ou Mobutu qui ont été également féconds en matière d’initiatives et stratagèmes pour prendre l’ascendant sur le peuple et se maintenir au pouvoir. Si la responsabilité des dictateurs est manifeste, celle des peuples, « adhérant » à leurs stratagèmes, n’est pas à éluder. Comment alors, les dictateurs africains manipulent-ils leurs peuples ?

L’instrumentalisation des référents historiques

L’histoire du continent africain a enregistré au fil du temps des héros qui font encore aujourd’hui la fierté de l’Afrique. Des décennies après les indépendances officielles des pays africains, le discours anticolonialiste continue de galvaniser les peuples et de propulser leurs auteurs au pouvoir non plus pour un réel changement mais juste pour changer de main au pouvoir et exercer parfois plus de dictature. Ce levier est souvent exploité par les dictateurs qui s’érigent en dernier rempart contre le néo-colonialisme face à des populations préparées depuis longtemps à voir le colon comme la source de tous les malheurs. Il s’agit donc d’un moyen pour les dictateurs de détourner l’attention des citoyens des préoccupations essentielles en cristallisant la lutte anti-néocolonialisme. Dès lors, ils font miroiter l’idéal d’un pays prospère où couleront le lait et le miel pour tous, en surfant sur un éventuel déluge qui adviendrait après leur départ. Ainsi, Mugabe prenait périodiquement des décisions anti-blancs comme la réforme agraire ou la loi sur l’indigénisation, qui n’arrangeaient pas son peuple mais légitimaient sa présence prolongée au pouvoir. Une sorte de signal était donc périodiquement lancé pour rappeler son combat contre le colon blanc.

Souvent en disgrâce auprès de leur peuple pendant leur mandat pour raison de mauvaise gouvernance, les dictateurs se réconcilient avec leurs habitudes propagandistes à l’approche des échéances électorales pour endormir le peuple et prolonger leur règne. Ainsi, la communication de certains dirigeants se base essentiellement sur une propagande inspirée des peurs et des envies des peuples. Le mensonge, la manipulation et l’intimidation sont érigés en mode de gouvernance. C’est dans cette catégorie que s’inscrit la communication de Ben Ali qui instrumentalisait la crainte de l’islamisme radical du peuple tunisien en se présentant comme le dernier rempart et ainsi perpétuer son règne. Mais dans le genre, Idris Debby Itno s’illustre aussi par l’image de gendarme du Sahel qu’il s’est construite en instrumentalisant la peur du terrorisme pour se maintenir au pouvoir.

Les marqueurs ethniques

Pour d’autres, l’instrumentalisation des fractures ethniques et tribales est un vecteur puissant de communication pour diviser et régner. Ainsi, certains dirigeants prétendent exercer le pouvoir au nom de leur ethnie ou de leur clan. Ils arrivent donc à se réfugier derrière cet alibi pour galvaniser leurs partisans contre d’éventuels contestataires leur faisant croire à des complots sur fonds de rivalités ethniques. Il s’agit d’un moyen de détourner l’attention des enjeux politiques. Dans ce registre, Sékou Touré s’illustra en inventant un « complot peul » contre son régime de parti unique et par conséquent contre le peuple. C’est au nom donc de ce complot ventilé par les médias qu’il mena une répression sans précédent contre les ressortissants de l’ethnie Peul majoritairement intellectuels et influents dans la chefferie, pour éteindre toutes velléités de contestation. Si les dictateurs mettent un point d’honneur à peaufiner leur communication, la réception des messages reste la condition du succès de l’opération. Qu’est-ce qui facilite donc la réceptivité des peuples ?

Un conditionnement culturel

En Afrique l’autorité est présentée comme sacrée, souvent innée et d’inspiration divine. A ce titre, même s’ils sont élus selon un système moderne, les dirigeants grimperaient dans la hiérarchie de leur clan. Or la conception traditionnelle de l’autorité confère à celui qui en bénéficie un pouvoir sans partage et incontestable. Cette conception du pouvoir transmise dans l’éducation traditionnelle africaine est aux antipodes des principes démocratiques qui consacrent une séparation des pouvoirs et admet même des institutions de contre-pouvoir. Le père de famille ou l’autorité familiale est respecté et vénéré. Ce trait de l’éducation est souvent extrapolé par les expressions « père de la nation » ou « père de l’indépendance » utilisées pour installer dans l’inconscient des peuples l’image d’une autorité paternelle à la tête du pays. Ce rapport d’inféodation au pouvoir en Afrique est encore observable aujourd’hui dans la fidélité des armées de la République s’est observé.

L’ignorance des peuples

Dans le camp des aspirants au pouvoir, le diagnostic est souvent simple. Les tentatives de discussion s’assimilent à une résignation à négocier avec l’ethnie, ou le groupe social représenté par le dirigeant au pouvoir. Cette prédisposition à défendre son clan, son ethnie ou sa région dissout toute prééminence de l’intérêt général et augmente la réceptivité des peuples aux stratégies de communication des dictateurs qui savent s’en servir. En effet si aujourd’hui les Etats existent, c’est le fait de la colonisation et de l’introduction de modes de gouvernement relativement nouveaux sur le continent africain et pratiquement inexistants dans certaines contrées du même continent. Les populations maintenues dans l’ignorance restent donc étrangères au système, vulnérables à la propagande. C’est d’ailleurs de cette faille que profitent certains dictateurs pour orchestrer la désinformation à leur avantage. Abdelaziz Bouteflika entretient toujours le flou dans les médias sur son état de santé à travers des vidéos tournées à dessein et des supercheries audiovisuelles.

Les vecteurs de communication des dictateurs sont multiples et multiformes et sont favorisés par des prédispositions des populations à y répondre. Il s’avère impératif pour les peuples africains de s’affranchir des considérations ethniques, tribales et régionales dans l’arène politique. C’est une condition de leur quiétude.

Kassim HASSANI , journaliste béninoisArticle publié en collaboration avec le projet www.libreafrique.org

Madagascar Tribune0 partages

Le TIM officiellement opposant

Le secrétaire général du TIM, Olga Ramalason, a récupéré hier au ministère de l’Intérieur et de la décentralisation à Anosy le récépissé confirmant la réception de déclaration d’opposition de cette formation politique. Le TIM est ainsi devenu officiellement et légalement un parti d’opposition.

Selon Olga Ramalason, aucun autre parti politique n’est enregistré en tant que parti d’opposition. En tant que tel et en application de l’article 2 de la loi sur l’opposition, le TIM revendique ainsi le poste de chef de l’opposition au niveau de l’Assemblée nationale. Même si Olga Ramalason n’a pas dévoilé le nom que son parti va proposer en tant que chef de l’opposition, le nom de l’ancien président Ravalomanana, président national du TIM est sur toutes les lèvres.

Dans le cas où le chef de l’opposition n’est pas un parlementaire, il bénéficiera d’office du statut de député et siège de droit au sein de l’Assemblée nationale.

Madagascar Tribune0 partages

Première session parlementaire pour les 151 nouveaux députés

Les 151 nouveaux députés de Madagascar siègeront pour la première fois après leur élection à Tsimbazaza ce mardi matin. La cérémonie de rentrée parlementaire sera présidée pour l’heure par le député le plus âgé, en la personne de Christine Razanamahasoa, 68 ans, élu à Ambatofinandrahana et le député le plus jeune, Marco Tsaradia, 31 ans, élu à Ampanihy.

La loi précise que dans le cadre de la rentrée des parlements en session spéciale, c’est le bureau d’âge qui préside la cérémonie jusqu’à ce que le bureau permanent soit mis en place, autrement dit jusqu’à ce que le président de l’Assemblée nationale soit élu. La matinée sera destinée à la lecture des décisions de la Haute Cour Constitutionnelle (HCC) confirmant l’élection des députés et le discours d’ouverture de la doyenne. Dans l’après-midi, les députés devront procéder à l’élection des membres du bureau permanent. Ils doivent toutefois encore se mettre d’accord sur le règlement intérieur à adopter pour cette élection.

« Ils ont le choix entre le règlement intérieur actuel et un nouveau règlement intérieur qu’ils devront d’abord élaborer et adopter », explique le secrétaire général de l’Assemblée nationale. Le Bureau de de l’Assemblée nationale est composée d’un poste de président, de six vice-présidents et de trois questeurs. La loi prévoit également un poste de vice-président pour le chef de l’opposition qui bénéficiera de son propre cabinet politique.

Sur les 151 députés élus, une centaine en est à leur première expérience à l’Assemblée nationale, tandis que 50 autres ont été reconduits. Pour rappel, 73% des députés ont été élus avec une très faible taux de participation, environ de 20%.

A lire aussi : Des élections législatives à la hauteur de l’enjeu ?