Les actualités Malgaches du Samedi 16 Mars 2019

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Midi Madagasikara83 partages

FMFP : Six appels à projets de formation lancés

Le Fonds Malgache de Formation Professionnelle (FMFP) est désormais opérationnel.

Créé à l’initiative des partenaires sociaux et appuyé par l’Etat et les partenaires techniques et financiers, la mise en place de ce nouvel instrument permettra de développer les qualifications du capital humain à Madagascar dans un contexte de mutation accélérée du monde socio-économique. « Ce FMFP a pour mission d’assurer la formation professionnelle continue des salariés et la formation pré-emploi en vue de faciliter l’insertion professionnelle des jeunes sortant des universités mais qui ont du mal à trouver du travail correspondant à leurs profils que quatre ans après, entre autres. Les PME et les salariés œuvrant dans le secteur informel pourront également bénéficier d’une formation dite de type équité. Il s’agit notamment de ceux qui sont en situation d’emploi précaire. Ainsi, six appels à projets de formation sont lancés au bénéfice des salariés des entreprises et des jeunes et salariés en situation d’emploi précaire », a annoncé Jean Luc Ramamonjiarisoa, le directeur général du FMFP, lors du lancement officiel du FMFP hier, à l’hôtel Carlton.

6 millions d’euros. L’objectif consiste à rehausser la qualité de l’offre de formation professionnelle tout en promouvant la culture de la formation en entreprise. Notons que les cotisations des entreprises à hauteur de 1% de la masse salariale seront allouées pour financer le FMFP. « Une loi prévoit la création de cette contribution financière des membres du secteur privé. Mais il faut prioriser la concertation en permanence et la discussion entre les Employeurs, l’Etat et les travailleurs », a souligné le ministre de l’Emploi, de la fonction Publique, du Travail et des Lois sociales, Gisèle Ramampy lors de cette cérémonie. Le premier versement de cette cotisation patronale sera effectif à compter du 01 avril 2019 et se fera d’une manière trimestrielle. En outre, l’Ambassadeur de la France à Madagascar, SEMme Véronique VouLand-Anieini a déclaré que la France soutient cette initiative à travers l’appui de l’Agence Française de Développement à hauteur de 6 millions d’euros. « L’Union européenne et la Banque mondiale ont également manifesté leur soutien à la mise en œuvre de ce FMFP », a enchaîné Noro Andriamamonjiarison, son PCA.

600 formés par mois. Il faut savoir que ces six premiers appels à projet de formation seront financés à hauteur de 400.000 euros via les financements additionnels des partenaires techniques et financiers du FMFP. Les secteurs de développement rural, du tourisme, de l’hôtellerie et de la restauration, des Technologies de l’Information et de la Communication, du textile, d’habillement et accessoires ainsi que du Bâtiment et Travaux Publics et des Ressources stratégiques, seront touchés par ces projets de formation. Le FMFP prévoit de former au moins 600 personnes par mois dont 40% des femmes et 25% des jeunes de moins de 35 ans.

Navalona R.

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Lutte contre la piraterie maritime : Appui de la France à Madagascar

De retour au pays, hier, après avoir visité l’île Maurice et Kenya, le Président Andry Rajoelina n’était pas venu les mains vides. Il a apporté notamment des « voan-dalana »

Les « voan-dalana » en question portent sur l’intérêt général du pays. Le chef de l’Etat a surtout mis en exergue deux points. Il s’agit notamment de la lutte contre la piraterie maritime et la mise en place d’un parc industriel à Moramanga. Le premier point a été abordé, lors de sa rencontre avec le Président kenyan Uhuru Kenyatta. Il a été décidé également lors de cet entretien la tenue d’un Sommet international qui se tiendra à Madagascar, cette année-ci. Ces assises internationales verront la participation de Kenya, Tanzanie, Mozambique, Seychelles, Maurice et Madagascar. Concernant toujours la lutte contre la piraterie maritime, le Président malgache a rencontré aussi le Président français Emmanuel Macron. Sur ce point d’ailleurs, ce dernier a promis l’appui de la France à Madagascar.

Parc industriel. Concernant le deuxième sujet, comme nous l’avions dit auparavant, un parc industriel sera installé à Moramanga. Un projet grandiose qui va être implanté sur un terrain de 600 à 800 Ha. Une zone textile y figurera notamment. Toujours est-il que c’est un terrain domanial. Ce parc industriel va, en outre, générer des emplois pour les jeunes et va, de ce fait, résorber le chômage du moins en partie. Selon les dires du Président Andry Rajoelina, ce parc industriel sera l’un des plus grands dans l’Océan Indien.

Madagascar vert. Pour ce qui est de l’Assemblée générale des Nations unies sur l’environnement qui s’est tenue à Nairobi Kenya. Lors de son intervention, le Président malgache a plaidé pour la promotion d’un Madagascar vert. Il a parlé notamment d’une volonté politique dans la résilience de l’écosystème auquel dépend la croissance économique du pays. Faut-il rappeler les objectifs inscrits dans la vision du Président de la République, entre autres, promouvoir le reboisement intensif et s’acheminer vers l’utilisation de combustibles durables (éthanol) et faire de Madagascar le poumon de l’Océan Indien.

Dominique R.

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Itaosy : Rajaonarimampianina restitue la voiture de Jaovato

La voiture 4×4 de marque Toyota Land Cruiser V8 se retrouve actuellement entre les mains de son propriétaire.

Fin du feuilleton. C’est le moins qu’on puisse dire de l’affaire opposant l’ex- président de la République Hery Rajaonarimampianina à l’ancien député d’Antalaha Laisoa Jean- Pierre dit Jaovato. Ce dernier a traduit devant la justice l’ancien locataire d’Iavoloha afin d’obtenir la restitution de sa voiture 4×4 de marque Toyota Land Cruiser V8 qu’il a mise à la disposition de Hery Rajaonarimampianina dans le cadre de la campagne électorale des présidentielles de 2013. Durant son mandat de cinq ans à la tête de l’Etat, Hery Rajaonarimampianina a utilisé la voiture en question, mais c’est l’ancien député Jaovato qui a pris en charge les frais d’entretien. « Puisque la Présidence de la République a été un mauvais payeur, la société RASSETA s’est toujours adressé à moi chaque fois que la voiture lui a été soumise pour entretien. J’ai toujours essayé de présenter les factures de ces entretiens au directeur administratif et financier de la Présidence, mais on ne m’a jamais payé. », explique Laisoa Jean- Pierre. Avant de rappeler : « Quant à la demande de restitution de cette voiture, l’ancien président de la République en a été deux fois notifié par voie d’huissier, mais, il ne s’y est pas conformé. »

Procès. Jaovato a été obligé de recourir à la justice pour contraindre Hery Rajaonarimampianina de restituer sa voiture. Une plainte a été déposée par ses avocats. Le premier procès a été renvoyé à la demande des avocats de l’ancien président de la République. Le deuxième procès a été fixé à la date du 18 février. Avant ce deuxième rendez-vous avec la justice, Hery Rajaonarimampianina aurait dit à ses avocats d’approcher l’ancien élu d’Antalaha dans l’objectif d’entamer la procédure permettant la restitution de la voiture, mais ses avocats n’auraient pas pris la peine de s’y plier. Finalement, Hery Rajaonarimampianina a fait appel à l’huissier de justice Randriambololona Delcy Sandra pour remettre à Jaovato la voiture en question. C’était le 19 février 2019 à 13h 28mn à Itaosy. « Je n’ai plus aucune raison de maintenir ma plainte. J’ai versé dans les dossiers de procédure le PV de remise signé par les deux parties lors de la restitution de la voiture. », affirme Laisoa Jean Pierre.

Eugène
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Manandafy ou le grand départ d’un rouge expert méconnu

Manandafy Rakotonirina (30 octobre 1938 - 15 mars 2019)

Manandafy Rakotonirina, né le 30 octobre 1938 et décédé le 15 mars 2019, était un homme politique important à Madagascar depuis les années 1970. Il avait été nommé Premier ministre par le Président Marc Ravalomanana, en avril 2009.

Né à Fandriana, région Amoron’i Mania, province de Fianarantsoa, Manandafy Rakotonirina a fait ses études primaires et secondaires à Ambositra et Antsirabe. Il a fréquenté l’université d’Antananarivo pour devenir assistant à l’École Nationale Supérieure d’Agronomie puis professeur de sociologie. Socialiste convaincu, il a rejoint le parti Monima (Madagasikara Otroin’ny Malagasy) de Monja Jaona. C’est là qu’il a appelé à l'implication du prolétariat d’Antananarivo.

Lors de cette période il a alors contribué à la critique radicalisée du régime du Président Tsirananana, par de nombreux articles et a fait partie du groupe fournissant à Monja Jaoana des projets de soulèvement.Il sera arrêté en avril 1971 comme membre du parti Monima. Après l'échec du Congrès National du KIM et une tentative de négociation avec Monja Jaona, il fonde, le 27 Décembre 1972, le parti MFM (Mpitolona ho an’ny Fanjakan’ny Madinika – Mouvement luttant pour le pouvoir au prolétariat) avec ses compagnons de route.Le numéro 2 du MFM sera Rakotonirainy Germain alias Lynx, qui le restera jusqu'à son décès, le 20 janvier 2004.

Quelle est la raison d’être du parti MFM ?

Le MFM veut être une organisation de masse s'appuyant sur la classe ouvrière et la paysannerie et ayant pour vocation de : « transformer les organisations de masse en forces révolutionnaires ».

Concrètement, il fonde, dans un premier temps, son clientélisme sur les couches les plus jeunes issues du processus insurrectionnel de 1972. Sur le plan doctrinal, les fondements politiques pro-communistes du M.F.M. sont clairement exprimés par les lignes ci-après:

-Suppression totale des fondements des classes engendrées par l’État bourgeois et les États féodaux.

-Lutte pour l'élaboration d'un État, d'une économie, d'une société dirigés par la masse prolétarienne révolutionnaire.

-Abolition de toutes formes d'esclavage et d'exploitation, des intimidations des forces bourgeoises, ainsi que des vestiges des pouvoirs féodaux.

Les travailleurs décideront souverainement de la distribution et de l'utilisation du produit de leur travail. Les moyens de production appartiennent au peuple... ». (Source : Journal « Tselatra »)

Manandafy Rakotonirina était en faveur d'un soulèvement populaire et en avril 1971, il fut arrêté. Il avait aidé l’organisation des manifestations contre le président Philibert Tsiranana, après la tuerie du 13 mai 1972. Il sera de nouveau arrêté en mai 1973 pour avoir organisé une commémoration du 13 MAI 1972. Bien que ne prônant aucune opposition au régime de Didier Ratsiraka, le MFM sera  dissout en septembre 1976 et Manandafy assigné en résidence surveillée jusqu'en janvier 1977.

 

C'est cette année 1977 que le parti MFM réformé devient le parti «Mpitolona ho amin'ny Fandrosoan'i Madagasikara» et adhère au FNDR (Front national pour la défense de la révolution) seul espace légal pour faire de la politique. Ainsi, Manandafy Rakotonirina devient membre du Conseil Suprême de la Révolution (CSR) dans lequel il dirigera la commission économique. En mars 1989, il se présentera à la présidentielle contre Ratsiraka, en mars 1989. Son score frôlera les 20% des suffrages exprimés.

De fin 1991 à 1993, avec le Pasteur Richard Andriamanjato, Manandafy Rakotonirina est co-président du Comité de transition pour le relèvement économique et social. En novembre 1992, il est candidat à l’élection présidentielle. Il terminera à la troisième place, avec un score de 10,20%,  derrière Zafy Albert élu, et Didier Ratsiraka battu.

Lors des élections législatives de 1993, Manandafy Rakotonirina est élu Député de Madagascar élu Manandriana. Il exercera cette fonction jusqu'en 1998. Il a été candidat au poste de Premier ministre lors du vote à l'Assemblée nationale le 9 août 1993. Mais il est arrivé en troisième position avec 32 voix, derrière Roger Ralison (46 voix) et Me Francisque Ravony élu Premier ministre avec 55 voix. Messieurs Ravony et Ralison faisaient partie des Forces Vives-Rasalama pro-Zafy.

Par la suite, le parti MFM de Manandafy Rakotonirina, ayant évolué vers le libéralisme, a été rebaptisé Mitolona ho an’ny Fandrosoan’i Madagasikara (Lutte pour le développement de Madagascar. Mais le parti qu’il continuait à diriger s’essoufflait au fil du temps. En 2001, il a persuadé le Président Marc Ravalomanana à revendiquer la majorité au premier tour de l'élection présidentielle, face à Didier Ratsiraka, et à refuser de participer à un second tour de vote. Sa stratégie alternative consistant à descendre dans la rue s’est finalement révélée payante. Marc Ravalomanana s’est autoproclamé le 22 février 2002, malgré les accords de Dakar. Il ne deviendra Président officiel qu’en mai 2002. En tout cas, Manandafy Rakotonirina est devenu conseiller spécial du président.

Mais lors de l’élection présidentielle de décembre 2006, Manadafy Rakotonirina s'est opposée à Marc Ravalomanana. Hélas, il n’a récolté que 00,33% des suffrages exprimés. Il avait invoqué les difficultés à distribuer ses bulletins de vote dans les bureaux de vote éloignés des grands centres. Par ailleurs, après avoir été empêché de se rendre aux urnes le jour du scrutin, il a refusé de voter et a demandé à ce que les élections soient de reportées.

 

Le 17 mars 2009, Le président Ravalomanana démissionne de ses fonctions et quitte Madagascar, sous la pression des manifestations populaires dirigées par Andry Rajoelina. Le 16 avril 2009, c’est en exil en Afrique du Sud qu’il annonce par un coup de téléphone qu'il nomme Manandafy Rakotonirina au poste de Premier ministre. Celui-ci a alors commencé à travailler à l'hôtel Carlton, à Antananarivo, et il a nommé des ministres pour occuper les principaux portefeuilles du gouvernement le 28 avril 2009 ; il s’était assigné la responsabilité de la défense nationale.

 

Mais le 29 avril 2009, des soldats, munis d'un mandat d'arrêt et dirigé par le Commandant Charles, ont pris d'assaut le Carlton et l'ont arrêté sans prendre des gants… Il est alors assigné en résidence surveillée puis traduit en justice avec l’accusation d'incitation au désordre et usurpation de fonction publique. Mais il a été relaxé afin de participer aux discussions entre les politiques malagasy qui se sont tenues à travers toute l’Afrique, la première discussion ayant eu lieu à Maputo au Mozambique du médiateur Joachim Chissano. Toutefois, Manandafy Rakotonirina, pour les motifs cités plus hauts, a été condamné, le 22 septembre 2009, à une peine de prison de deux ans avec sursis.

 

Durant presque une décennie, plus personne ni aucune actualité politique n’a entendu ni fait parler de Manandafy Rakotonirina. Mais il avait été officiellement nommé conseiller de l’ancien président démissionnaire, Hery Rajaonarimampianina. Sa dernière photo en public remonte au 5 janvier 2018, au palais d’État de Ivaoloha. Il était dans une chaise roulante, amputé de la jambe droite.

Pour ceux qui ne le savent pas, l’appellation de « Rouge Expert » est celle d’un groupe formé d’intellectuels et d’experts issus du parti MFM connu aussi sous le nom de « Mafana » (chaud dans le sens politicien très critique).

 

Retrouvez, ICI, une interview de Manandafy Rakotonirina effectuée le 7 mai 1989. Au revoir Manandafy ! Du haut d’où tu es à présent, tu auras tout à loisir de nous faire comprendra, à nous simples mortels que rien ne sert de courir…

 

La dépouille mortelle de Manandafy Rakotonirina sera présentée au Palais des Sports de Mahamasina, à compter du samedi 16 mars 2019. Les présentations de condoléances débuteront à 18 heures. Déjà, toute l'équipe de madagate.org présente les siennes à toute la famille de ce « Mafana Rouge Expert » dont le souvenir ne s'effacera jamais de la mémoire collective politique à Madagascar.

Jeannot Ramambazafy

Antananarivo, le 16 mars 2019

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Pétanque – Championnat d’Afrique dames : Départ de la délégation le 23 mars

La première édition du championnat d’Afrique dames se déroulera du 24 au 28 mars à Tunis. Madagascar fera partie des pays participants dont les sociétaires de l’équipe nationale sont déjà connues. Il s’agit de Lila, Mirana, Hasina et de Tita qui entament la dernière étape de leur préparation au boulodrome du PAC. « Les boulistes sont au top de leur forme. Le collectif, l’adresse et tous les détails techniques ont été déjà réglés » a déclaré le Général, Tahiry. L’équipe hôte, la Tunisie est la plus à craindre pour le clan malgache, néanmoins, elles sont confiantes. La délégation malgache quittera le pays ce 23mars.

T.H

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« Business Forum Maurice » :Une opportunité pour renforcer les liens avec Madagascar

Le groupe SIPROMAD, représenté par Tiana Rasamimanana, son directeur de Cabinet, y était.

Le « Business Forum and Networking » s’est tenu ce mercredi 13 mars 2019 à l’île Maurice. Organisé par l’EDB Mauritius (Economic Development Board) ce grand rendez-vous économique portait le thème: « Mauritius-Madagascar: Transcending to a New Era of Economic Collaboration » (Maurice-Madagascar : transcender une nouvelle ère de collaboration économique). Une importante délégation a accompagné le Président de la République de Madagascar dans son déplacement à l’occasion de la fête de l’indépendance de l’île Maurice et de la tenue du « Business Forum 2019 ». Cette délégation était composée des représentants de l’Etat et des acteurs économiques privés malgaches.

Le Groupe Sipromad, représenté par son Directeur de Cabinet M. Tiana Rasamimanana, était présent à ce forum mobilisant environ 300 acteurs issus du secteur privé malgache et mauricien.

Le « Business Forum » était une opportunité de renforcer les liens bilatéraux entre les Madagascar et Maurice, par des panels de discussions afin de consolider les échanges commerciaux et tisser un véritable lien de confiance. L’implantation des entreprises mauriciennes à Madagascar permettrait un développement économique et de création d’emplois, une production à prix compétitif et de viser le marché africain.

Recueillis par Navalona R.

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MIDIRAMA : L’image de Madagascar rehaussée sur la scène internationale

C’était ses premiers déplacements officiels à l’extérieur depuis son arrivée au pouvoir. Le président Andry Rajoelina a fait, à cette occasion, une entrée réussie sur la scène internationale. Il a été accueilli avec tous les honneurs à l’île Maurice qui avait fait de lui son invité d’honneur lors de sa fête nationale et il a fait une intervention remarquée lors du sommet « One planet » de Naïrobi. Les relations avec l’île sœur ont été ainsi renforcées tant sur le plan économique que diplomatique. Chaque partie a essayé de tirer profit de cette entente retrouvée. Madagascar a offert de belles opportunités aux investisseurs mauriciens dans le cadre d’accords avantageux mais profitables aussi aux Malgaches. La Grande Ile a retrouvé ainsi toute sa place dans cette zone de l’Océan Indien où elle entend jouer un rôle prépondérant. C’est avec une curiosité bienveillante que les participants au sommet « One planet » ont regardé le nouveau président malgache. Ils ont écouté avec intérêt son discours qui cadre avec les objectifs de la COP. Sa profession de foi et ses engagements à mener une politique de reforestation de la Grande Ile ont suscité beaucoup d’intérêt. Il doit maintenant s’atteler à la mise en œuvre de l’ambitieux programme qu’il a présenté. De retour au pays, il va continuer à mettre en place le train de réformes auquel il s’était engagé à mener durant la campagne présidentielle. L’actualité toute récente est la clôture du dépôt de candidature pour les élections législatives. La crainte de voir des ratés lors de cette étape s’est estompée. La CENI s’est voulu rassurante et l’on attend la sortie de la liste des candidats, le19 mars au plus tard.

Sur le plan international, c’est toujours vers l’Algérie que les yeux se tournent. Les manifestations, loin de s’arrêter, continuent à prendre de l’ampleur. Les slogans utilisés par les manifestants sont toujours aussi virulents. La photo de la pancarte où est écrit « Bouteflika, dégage » est emblématique de l’état d’esprit qui règne sur place. La population ne veut pas céder devant ce qu’elle appelle « la ruse de Bouteflika ». Il a reporté l’élection sine die et a instauré une prolongation déguisée de son mandat. La contestation ne va pas cesser de si tôt et la rue va de nouveau crier son mécontentement ce week-end. Sur le continent sud américain, la contestation est toujours aussi violente au Venezuela. Contrairement à ce qui se passe en Algérie, la contestation est violente. La répression est sanglante et les morts ne se comptent plus. Les conditions de vie sont particulièrement difficiles. Les convois humanitaires sont toujours bloqués à la frontière. L’électricité et l’eau sont coupées. Le bras de fer entre le président élu Nicolas Madouro, et le président par intérim autoproclamé Juan Guaido n’est pas prêt de s’arrêter, aucun des deux n’étant prêt au compromis.

En Europe, c’est la crise du « Brexit » qui a dominé l’actualité de la semaine. On a frôlé le drame lorsque le Parlement a rejeté l’accord de Bruxelles sur le « Brexit ». Tous les cas de figure ont été envisagés : un « Brexit » pur et dur, une renégociation de l’accord ou un nouveau référendum. Finalement, les députés ont voté un report du « Brexit ». Un nouveau round de négociations va donc avoir lieu.

Ces premières sorties du président Andry Rajoelina à l’extérieur permettent à ce dernier de redorer le blason de la Grande Ile sur la scène internationale. L’image de Madagascar est rehaussée après les interventions du chef de l’Etat lors de ce sommet de Nairobi. Il faut maintenant la capitaliser tant sur les plans diplomatique qu’économique.

Patrice RABE

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« Ethiopian Airlines » : Le Boeing 737 Max pointé du doigt

Le crash du Boeing 737 Max dimanche dernier, de la compagnie aérienne « Ethiopian Airlines », n’a pas eu d’effet sur les ventes à Madagascar. Le directeur pays, Michaël Bekele, rappelle que c’est l’appareil Boeing 737 Max qui a eu une défaillance, et non les services de la compagnie aérienne.

 « J’étais à Addis-Abeba, dimanche dernier, pour prendre mon vol vers Antananarivo. Mon vol a été programmé 10 minutes après celui qui a coûté la vie à 157 personnes dans le crash. J’ai croisé les passagers, j’ai même eu l’occasion de discuter avec certains d’entre eux. Et puis, ils sont partis, j’ai vu l’avion décoller. Arrivé à Madagascar, j’ai été choqué d’entendre la mauvaise nouvelle, en me disant que ça aurait pu être moi. Je suis tellement désolé pour toutes ces personnes qui ont péri dans cet avion » témoigne Michaël Bekele, directeur pays d’ « Ethiopian Airlines » à Madagascar. C’était hier, dans les locaux du siège de la compagnie aérienne à Analakely, alors que tous les employés, tous de noir vêtus, ont allumé une bougie et ont inscrit leurs condoléances dans un grand livre, en mémoire aux personnes qui ont disparu dans ce crash. Un moment d’émotion partagé par les autres collaborateurs de la compagnie, venus les encourager dans ce terrible moment.

Boeing 737 Max en cause

Cette conférence de presse a été une occasion pour le directeur pays d’éclaircir quelques points.  » Nous avons 121 appareils qui desservent plus d’une centaine de destinations au sein de notre compagnie.  Six d’entre eux sont des Boeing 737 Max, l’un a crashé dimanche dernier, et comme beaucoup d’autres pays, comme la Chine, le Canada, l’Union  européenne et les Etats-Unis, nous avons décidé de ne plus utiliser les 5 autres » dit-il, pour rassurer ainsi leur clientèle et les passagers qu’il n’y a donc aucun risque. « L’accident a été causé par une défaillance de l’appareil Boeing 737 Max, et non à cause des services de notre compagnie aérienne » ajoute-t-il. « Ce qui fait que nous n’avons aucune conséquence sur nos ventes« . Car faut-il le rappeler que cet accident survient quelques mois à peine après le crash d’un autre Boeing 737 Max le 29 octobre dernier, et qui a coûté la vie à 189 personnes. Cela laisse penser à une défaillance de la part du constructeur, mais pour le moment, il n’y a pas encore de vraie conclusion. « Les boîtes noires ont été envoyées à Paris, et l’enquête est en cours. Lorsqu’il y aura de nouvelles informations, le monde entier le saura » conclut Michaël Bekele.

Anjara Rasoanaivo

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Bongatsara : Lasa hatramin’ny peratra mariazy

Efa-dahy izay nanao saron-tava ny iray tamin’izy ireo no tompon’antoka tamin’ny fanafihana. Manodidina ny tamin’ny iray ora sy fahefany maraina ny alakamisy teo no nanafika tokantrano izy ireo. Nitondra basy sy zava-maranitra raha araka ny fanamarihana azo. Rehefa norahonana ny tompon-trano izay izy irery no tao tamin’io fotoana io, dia nobataina amin’izay ny entana izay azo nalaina ary koa ny vola. Lasa ny fahitalavitra fisaka roa, ny finday miisa telo, ny peratra miisa telo izay peratra mariazy ny iray amin’ireo. Tsy vitan’izany fa nobatain’ireo hatramin’ny solosaina izay fampiasa amin’ny birao. Ny zandary ao Andoharanofotsy no tonga nanao ny fisafoana ny toerana ary nanokatra fanadihadiana mahakasika ity raharaha ity. Mafampana ny tsy fandriam-pahalemana ao Atsimondrano tao anatin’ny roa andro izay. Ahiana aza ho jiolahy mitovy hatrany ireo efa-dahy izay mampihorohoro tato ho ato any amin’iny faritra iny.

D.R

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Une belle finale Tia Kitra – JET Mada

La dernière journée des matches de poule de la ligue des champions offre au public tamatavien une affiche digne d’une finale entre Tia Kitra et JET Mada.

Le vainqueur rejoindra l’AS Adema déjà qualifiée après son match nul d’ hier face à la seconde équipe du JET Mada qui a aligné ses remplaçants.

Un choix qui coule de source pour l’ entraîneur Careca qui a compris qu’ il fallait laisser les titulaires se reposer pour être à armes égales avec Tia Kitra.

Là où on a du mal à comprendre c’ est cet excès de violence lors du match entre Adema et JET Mada qui a conduit l’Antsirabeen Rija à expulser les deux joueurs à l’origine de la bataille rangée        ,notamment le capitaine de l’Adema, Jonah, et le joueur du JET, Feldman.

Le match était parti du mauvais pied quand Datsiry de l’Adema écopa d’un carton rouge direct dès la 24e minute.

Commença alors la partie de la chasse aux tibia devenue incontrôlable par l’ arbitre du match qui n’ arrivait plus à suivre multipliant ainsi les fautes n’arrangèrent guère les protestations des supporters de deux équipes.

Le match prit fin sur un score nul et vierge qui, finalement convient mieux à l’Adema qui se qualifie mais aussi pour JET Mada qui a désormais son destin entre les mains car il lui faut battre Tia Kitra pour dimanche qui aura lieu, si Dame Pluie le veut au stade municipal et non à ce champ de patates du Génie militaire à Mangarano,

Clément RABARY

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Tennis –Open masculin 86 : Jean-Jacques Rakotohasy éliminé au second tour

: Zakakely est une valeur sûre du tennis malgache.

Il a réalisé un parcours remarquable. L’aventure de l’international malgache, Jean-Jacques Rakotohasy, s’est arrêtée au 2e tour face à l’Ukrainien Danylo Kalenichenko (n° 596 ATP).

Une première victoire en pro. Eliminé au second tour de l’Open Masculin 86, le tournoi organisé par son club, Jean-Jacques peut être fier de son parcours. Après avoir échoué au premier tour de ses trois premières participations, il a finalement remporté une victoire. Mardi, sur le court central, Zazakely a créé  une surprise face à un public acquis à sa cause. Il s’est imposé en deux sets, face à l’Allemand Mats Rosenkranz (n° 409 ITF),6-4 et 7-5.« Tout le club était là, commente-t-il. Je n’étais pas confiant avant le début du match. Mais je ne suis pas du tout connu sur le circuit donc j’ai surpris mon adversaire avec mon jeu offensif et ça l’a fait » a-t-il déclaré à la Nouvelle République. Une victoire qui le qualifie pour le second tour contre l’Ukrainien, Danylo Kalenichenko classé 596e mondial. Il a été éliminé mais, le Malgache n’a pas démérité en arrivant à bousculer son adversaire. Il a accroché l’Ukrainien dans la première manche en le « débreakant » par deux fois, il a enlevé le deuxième set. Il a lâché le dernier set qui a été dominé par l’Ukrainien qui n’a pas tremblé à aucun moment. Cette victoire en professionnelle a permis à lui d’empocher ses premiers points ITF. En deuxième année de Master en Sciences et techniques des activités physiques et sportives (STAPS), Zazakely place les études avant tout. Pour valider sa dernière année de Master, il doit réaliser un stage.Il va l’effectuer au SPT. « J’ai préféré miser sur l’école pour l’avenir. Par chance, il n’y a pas de cours en ce moment, je travaille en autonomie sur mon mémoire ». Jean- Jacques est sociétaire de l’équipe nationale pour la Coupe Davis. « C’est une grande fierté de disputer une compétition sous les couleurs de son pays. Je n’ai pas joué l’an dernier, mais c’est reparti pour cet été. La victoire à Poitiers m’a permis de décrocher ma sélection. Le capitaine m’a appelé pour me le dire » a-t-il annoncé à la Nouvelle République.Recueilli par T.H

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Stade Annexe Mahamasina : Clash entre Ra-force et Bolo Pixx

Une affiche très alléchante  pour le public  de ces deux hommes : Bolo Pixx l’« ambianceur » face à Ra-Force « l’agitateur ». On attendait cela depuis longtemps .

Organisé par MDG production,  un grand concert se tiendra le 31 mars prochain au Stade annexe Mahamasina à 10 heures. Six artistes partageront la scène entre autres Tence Mena, D’alvis, Big Mj, Bolo Pixx, Ra-force, et Anja la méchante.Selon l’organisateur et directeur général de MDG production Cédric Razakamanana, il y aura un grand challenge entre Bolo Pixx et Raforce. Ces deux hommes ont promis un show exceptionnel. Il est important de noter que Bolo Pixx a remporté un trophée l’année dernière. Mais Ra-force, un jeune homme très ambitieux, veut détrôner Pixx. Ce dernier va-t-il conserver son « titre » ? Le jeune Ra-force pourra t-il le vaincre ? « Rendez-vous au stade Annexe pour assister à ce show inédit» dixit l’organisateur. Anja la Méchante arbitrera ce duel  très attendu. C’est également le premier concert de cette chansonnière.Leurs inconditionnels attendent ce moment avec impatience. « Ce concert n’est que le début pour cette année» a expliqué le jeune organisateur de 18 ans.Iss Heridiny

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Madagascar : Une icône de la politique malagasy, Manandafy Rakotonirina, rejoint les étoiles.

Hier, 15 Mars 2019, Manandafy Rakotonirina tire sa révérence à l’âge de 81 ans. Son fils, a annoncé cette mauvaise nouvelle via son compte Facebook. Ce président du parti politique Mpitolona ho an’ny Fandrosoan’i Madagasikara n’était plus en bonne santé. Pendant ce temps, son fauteuil roulant lui a servi de moyen de déplacement.
Il a été réputé pour sa lutte pour le développement de Madagascar. La dépouille de ce grand homme sera au Palais des Sports Mahamasina jusqu’à l’enterrement. Le monde de la politique, à Madagascar, est en deuil face au départ de cette personnalité politique.
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Andry Rajoelina sur les lieux du « Haza lambo » mauricien

Deux mains tendues sculptées face aux deux mains jointes du Président de la République de Madagascar, Andry Rajoelina, qui a honoré un pan d’une Culture commune malgacho-mauricienne

Aujourd’hui, avec des photos du recueillement du Président Rajoelina, le 12 mars 2019, je m’en vais étoffer votre culture, à propos d’esclaves malgaches dont les descendants font partie de l’actuelle population mauricienne. Vous avez dit « marron » ? En fait, ce mot n’est pas l’adjectif désignant une couleur mais il est dérivé de l’espagnol « cimarron » signifiant « vivant sur les cimes » (cima voulant dire cime).

Mais, issu de la culture Arawak (Arahuaco en espagnol, pour dénommer les Amérindiens des Antilles), ce mot désigne « des animaux domestiques retournant à l’état sauvage ». Ainsi des cochons devenus sangliers. C’est à partir de l’année 1540 que ce mot fut utilisé pour désigner les esclaves fugitifs. Affreuse comparaison s’il en est…

Dépôt de gerbes par le Président Andry Rajoelina, le 12 mars 2019

L’expression malgache « Haza lambo » (littéralement chasse aux sangliers) prend tout son sens dans cette triste et affreuse tranche de l’Histoire mauricienne. En 1725, cette chasse aux esclaves marrons fit l’objet d’une authentique règlementation. Ainsi, à la capture d’un esclave marron, de préférence plutôt mort que vif, certains Blancs, devenus « chasseurs de marrons professionnels », recevaient 30 livres de récompense. Ils parcouraient alors la forêt pour dénicher les lieux ou les marrons avaient choisi de se réfugier. Ainsi du Morne Brabant.

Le guide de service montrant la montagne au Président Rajoelina

En 1731, l’île de France (nom donné à l’île Maurice à l’époque, par un décret royal) comptait 2.5150 esclaves sur les 29760 habitants existant. La majorité des esclaves s’étaient révoltés contre l’esclavage et les esclavagistes et avaient fait front. Mais ce fut la bataille du pot de fer contre le pot de terre… Ces êtres humains considérés comme des animaux avaient été amené de Madagascar et des comptoirs d’esclaves de Kilwa Kisiwani, en Tanzanie, et du Sultanat de Zanzibar.

Le Morne Brabant de nos jours

La plus célèbre de ces « neg marrons » (autre appellation de ces esclaves fugitifs) de Maurice demeure Madame Françoise. Selon la tradition orale, elle aurait été le chef d’un groupe d’esclaves qui préparait la révolte dans les bois, à proximité de Grande Rivière Sud-Est. Un des cours d’eau porte actuellement son nom.

L’image de la « Porte de la Liberté » sculptée dans de la pierre

Avec La Victoire Antigone, dite Marie, elle a joué un rôle prépondérant dans la rébellion des esclaves et a été recherchée par les chasseurs blancs d’esclaves, toujours Noirs évidemment, qui ont été écartelés ou brûlés vifs. Affreux, non ?

Autres noms de chefs de la rébellion des esclaves marrons de l’île Maurice : Beliaca, Caëtane, Coutoupa, Fritz, Pompée, Sans-Souci, Tatamaka et, bien sûr, Diamamouve.

Certains de ces êtres humains pourchassés par d’autres êtres humains comme eux (mais de couleur différente) ont eu l’idée se terrer sur le Morne Brabant. Pourquoi ?

Sculpture en pierre des Grottes

De par sa configuration naturelle, le Morne Brabant était quasi-inaccessible à l’époque, grâce à ses versants abrupts et son épaisse forêt. Là, les esclaves fuyards ont formé des petits peuplements dans des grottes et au sommet du Morne où se trouve une cascade.

Espèce aujourd’hui disparue, en sculpture

Ils se nourrissaient d’espèces d’oiseaux dont plusieurs sont, de nos jours, disparues. Mais vint le moment où les chasseurs ont trouvé la faille pour parvenir à pénétrer sur le Morne. Encerclés de toutes parts, beaucoup d’esclaves marrons ont préféré la mort en se jetant dans le vide pour échapper à la capture qui sera suivie de tortures.

C’est entre les années 1833 et 1838 que l’esclavage est aboli dans les colonies britanniques des West Indies, en Guyane britannique et à l’Ile Maurice. En 1834, a même été créée la Société Française pour l’Abolition de l’Esclavage. En 1839, la British and Foreign Anti-Slavery Society est créée à Londres. La même année le Pape Grégoire XVI condamne officiellement la traite négrière. En 1890 a eu lieu la Conférence de Bruxelles sur l’esclavage en Afrique.

En 1896, c’est l’année de l’abolition de l’esclavage à Madagascar. Le 24 juin 1924, la SND (Société des nations qui a précédé l’ONU) créé une Commission temporaire de l’esclavage. Le 26 septembre 1926, la SDN adopte la Convention relative à l’esclavage. De son côté, le Bureau international du Travail (BIT) adopte une Convention sur le travail forcé en 1930.

Le 10 décembre 1948, les 58 États Membres qui constituaient alors l'Assemblée générale de l’ONU ont adopté la Déclaration universelle des droits de l'homme à Paris. Le 2 décembre 1949, est signée par 82 états membres de l’ONU, la Convention pour la Répression de la Traite des Êtres humains et de l’exploitation de la prostitution d’autrui. Enfin, 4 septembre 1956 est signée à l’ONU la Convention supplémentaire relative à l’abolition de l’esclavage, de la traite des esclaves et des institutions et pratiques analogues à l’esclavage.

Revenons à l’île Maurice. L’esclavage y ayant été définitivement aboli, un village nommé Trou Chenilles, niché au pied du Morne, y a été fondé pour loger les esclaves devenus libres. Toute leur culture et leurs traditions ont été conservées par leurs descendants.

Signature du livre d’Or de ce haut lieu culturel dédié aux racines malgacho-mauriciennes

La tradition orale autour des marrons a fait de cette montagne du Morne Brabant le symbole de la souffrance des esclaves, de leur lutte pour la liberté et de leur sacrifice, Le Morne constitue ainsi le symbole de la lutte des esclaves pour la liberté, de leur souffrance et de leur sacrifice.

Dossier de Jeannot Ramambazafy, envoyé spécial à l’île Maurice - Également publié dans "La Gazette de la Grande île" du samedi 16 mars 2019

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Eau, assainissement et hygiène : Des avancées à Farafangana

L’ambassadeur de Corée du Sud, Lim Sang Woo (au centre) et le représentant de l’UNICEF à Madagascar, Michel Saint-Lot (à droite) lors de la visite dans le district de Farafangana.

Une délégation de l’Agence coréenne de coopération internationale (KOICA), en visite dans le district de Farafangana découvre les avancées sur place en matière d’eau, assainissement et hygiène, dans le cadre des interventions de l’UNICEF bénéficiant des financements de KOICA.

Une école « 2 étoiles » où les infrastructures ont été rénovées avec des latrines hygiéniques et un point d’eau potable ; un CSB (centre de santé de base) « 3 étoiles » où les infrastructures répondent à la norme nationale et dispose des infrastructures en eau potable pour les patients et les soignants ; des communes ayant combattu la défécation à l’air libre dans une contrée où cette pratique reste encore à éradiquer. Il s’agit des quelques avancées en matière d’eau, assainissement et hygiène dans le district de Farafangana, constatées dans le cadre des interventions de l’UNICEF dans cette zone de la Grande île, financées par l’Agence coréenne de coopération internationale (KOICA).

Approche « Etoile ». Depuis le début de la semaine, une délégation de KOICA est sur le sol malgache afin d’évaluer une possible extension de leur financement à Madagascar à travers l’UNICEF dans le domaine de l’approvisionnement en Eau et l’assainissement de base. Cette délégation, dirigée par l’ambassadeur de la Corée du Sud, Lim Sang Woo, et composée de spécialistes du développement rural a ainsi visité le district de Farafangana pour voir de visu les interventions supportées par l’UNICEF en matière d’eau, hygiène et assainissement. C’est ainsi qu’elle a fait escale dans la commune d’Amporoforo où se trouve l’école primaire « 2 étoiles » de Mahiakoho. Outre la rénovation de ses infrastructures avec des latrines hygiéniques et une borne fontaine, cette école assure la routine du lavage des mains dès le plus jeune âge et enseigne aux élèves les trois messages clés du lavage des mains. Les enseignants ont tous été formés sur l’approche Etoile ainsi que l’insertion du volet Eau, Hygiène et Assainissement dans le programme scolaire initié.

ODF. Dans la même localité, le CSB « 3 étoiles », également visité par la délégation coréenne, dispose d’infrastructures en eau potable mises en place par UNICEF avec le ministère de l’Energie, de l’Eau et des Hydrocarbures. L’occasion a été saisie pour discuter avec la population locale de la commune d’Amporoforo et de Mahabo Mananivo, sur leur combat contre la défécation à l’air libre grâce à l’assainissement total piloté par la communauté. Faut-il rappeler que ces deux communes ont atteint leur statut « ODF » (open defecation free) depuis 2015 et ont su maintenir ce statut de communes « sans défécation à l’air libre » jusqu’à présent . Ce . , grâce à l’appropriation par les communautés. « En tenant compte de la situation humanitaire du Grand Sud, nous avons inclus Atsimo Atsinanana dans les cinq sites du projet ‘WASH’. C’est la raison pour laquelle la délégation préliminaire est venue ici pour voir l’état actuel », a expliqué l’ambassadeur Lim Sang Woo, non sans avoir assuré de l’appui de l’ambassade de la République de Corée pour que ce projet « soit approuvé et puisse améliorer la situation de cette région à partir de la fin d’année 2019 ».

6 millions de dollars. Pour rappel, KOICA finance à travers l’UNICEF un programme ciblant plus de 200.000 jeunes filles dans l’Anosy et mis en œuvre par plusieurs ministères et plusieurs organisations de la société civile avec l’appui de l’UNICEF. Ce don coréen estimé à plus de 6 millions de dollars a pour objectif d’améliorer les conditions de vie des enfants en particulier des adolescentes dans la région Anosy, en assurant leurs accès à une éducation et à des services de santé de qualité , cela dans un environnement protégé de toutes formes de violence. La région Atsimo Atsinanana où se trouve le district de Farafangana a ainsi été ajoutée dans les sites du projet, dans son volet eau, assainissement et hygiène.

Hanitra R.

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State house Nairobi : Rencontre Rajoelina – Kenyatta

Le président malgache avec son homologue kenyan

Le président Andry Rajoelina et son épouse Mialy Rajoelina sont de retour au pays hier après une visite d’État au Kenya. A son arrivée à Ivato, le Chef de l’État a donné un point de presse pour présenter un rapport de son  séjour à Maurice et au Kenya. Le bilan est plutôt positif pour ce déplacement officiel. Mis à part les promesses d’augmentation d’aides, la Grande île a aussi regagné  une place importante au sein du concert des Nations, suite aux nombreuses rencontres bilatérales et à la participation du Chef de l’État au One Planet Summit et à l’Assemblée générale des Nations Unies sur l’environnement. Hier, le président Andry Rajoelina a été reçu par le président kényan, Uhuru Kenyatta. La sécurité et l’environnement étaient au centre de l’entrevue. La tenue cette année d’une conférence sur le renforcement de la lutte contre les trafics et l’insécurité maritime renforcera certainement davantage la coopération entre les deux pays.

Davis R

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Météo : Temps sec ce week-end

Temps sec en perspectives, ce week-end, sur les Hautes terres, dont  la capitale. Météo Madagascar prévoit une journée globalement ensoleillée durant la matinée de ce samedi, hormis quelques pluies intermittentes dans les régions Sava et Analanjirofo ainsi qu’à Toamasina. A Antananarivo, l’orage ne sera pas au rendez-vous durant cette fin de semaine. On notera, en revanche un temps assez couvert avec des pluies intermittentes dans le Melaky et le Menabe, ce samedi. Demain, les prévisionnistes annoncent un temps sec dans la quasi-totalité des régions, hormis les régions Diana, Sofia, Atsimo Andrefana, Ihorombe, Anosy et Androy où dame pluie pourrait faire quelques apparitions.

Hanitra R.

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Emploi et formation à Nosy-Be : La population réclame la réouverture de l’INTH

Les besoins en compétence sont nombreux pour la ville de Nosy-Be.

La problématique de l’emploi s’est  aggravée à Nosy-Be avec la fermeture depuis environ cinq mois de l’Institut National de Tourisme et d’Hôtellerie.

La crise de l’emploi frappe la ville de Nosy-Be qui tire son essor économique du secteur du tourisme, de l’hôtellerie et de la restauration. Visant essentiellement ledit secteur, l’île a bénéficié du temps des anciens dirigeants d’une branche de l’INTH pour permettre aux jeunes et à la population d’acquérir les compétences nécessaires pour faire développer le secteur. Une situation qui empêche les jeunes de jouir des avantages apportés par les formations professionnelles et techniques mais également qui les prive d’une chance de pénétrer le marché très fermé de l’emploi et de la formation. L’appel au secours de la population a été lancé lors de l’atelier de validation de l’étude sur l’identification des besoins en compétence  dans le secteur Tourisme, Hôtellerie et Restauration à Nosy-Be. Ce qui s’est déroulé le 14 mars dernier dans la même ville. « La population est consternée par la fermeture de l’INTH. Le seul centre qui a pu bénéficier les jeunes des compétences et outils nécessaires pour pénétrer le monde du travail et de l’emploi. Un centre qui est reconnu à l’échelle  nationale et qui a élevé haut le niveau des jeunes d’ici » a lancé le sénateur Abdoul Bastui Mahamoodo lors d’un entretien téléphonique effectué hier. Aucune information sur les éventuelles raisons de la fermeture de l’INTH de Nosy-Be n’a jusqu’ici pu être obtenu des responsables. Les bruits courent (le conditionnel est de rigueur) toutefois que les formations seraient à centraliser à Antananarivo.

Besoins. Outre la fermeture du centre de formation professionnelle et supérieure INTH, la jeunesse de Nosy- Be souffrirait également de l’inadéquation formation-emploi. Une situation qui n’est cependant pas l’apanage de l’île étant donné que la problématique est plus ou moins généralisée dans le pays. L’existence de formation professionnelle répondant aux normes et exigences internationales serait la seule et l’unique solution pour faire face à la crise de l’emploi que subissent les jeunes malgaches, et de Nosy-Be, actuellement. La situation profiterait toutefois au secteur informel. Ce qui pénaliserait les jeunes diplômés des centres reconnus et homologués par l’Etat. « Les jeunes issus des centres de formation informelle sont recrutés par les hôteliers étant donné qu’ils acceptent les salaires (aussi bas soient-ils) qu’on les propose » a déploré Jao Djao, jeune diplômé en Tourisme et Hôtellerie de Nosy-Be. L’avenir de la jeunesse de Nosy-Be est incertain. Avec l’ouverture prochaine de deux hôtels à cinq étoiles dans l’île, et les opportunités que cela représente en termes de création d’emplois et de revenus, l’Etat devrait se pencher sur la question et écouter un peu la voix des jeunes de cette partie du Nord du pays. La réouverture de l’INTH ne serait ainsi qu’un simple retour des choses.

José Belalahy

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Tarika Egeba Est Toamasina : Nodimandry ny alarobia tolakandro teo i Pascal Joseph

Sendra mandalo an-tanindrazana Atoa Pascal Joseph amin’izao fotoana izao, nefa izao nodimandry ny alarobia tolakandro teo tao amin’ny trano fonenany ao amin’ny « cité Béryl Rose » Tanambao V. Raha ny fanazavana dia narary i Pascal Joseph izao nodimandry tampoka izao. Mbola andrasana ao amin’ny trano fonenany ny nofo mangatsiakany miandry ny fahatogavan’ny vady aman-janany avy any Frantsa, araka ny fanazavana hatrany. Atoa Pascal Joseph dia isan’ny andrin’ny tarika Egeba Est Toamasina tamin’ny fotoana nahatonga ny tarika tena nanana ny lazany, satria sady mpandrindra teo anivon’ity tarika ity izy no mpamoron-kira ihany koa. Isan’ny tena nahalalana azy ilay hira malaza hoe : « Seragnan’i Tamatave » sy ny « Anti-bavy namahan-jafy »…. Efa mipetraka any Frantsa ny tenany sy ny vady aman-janany, ka sady miasa izy any no mbola manohy ny maha-mpanakanto azy ihany koa. Very olo-manga izany ny zava-kanto eto Toamasina tamin’izao nahafaty an’i Pascal Joseph azy izao, very olo-manga ihany koa ny tarika Egeba Est ankehitriny na miezaka mitana ny zava-kanto Betsimisaraka aza izy ireo hatramin’izao. Eto dia mirary fiononana ho an’ny fianakavian’i Pascal Joseph sy ny tarika Egeba Est.

Malala Didier

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« MasterLife » : « Renforcer les capacités à travers le développement personnel », selon Toky Rajaona

Toky Rajaona, cofondateur de « MasterLife ».

Entrepreneur, formateur en développement personnel, coach en team building, thérapeute, certifié en PNL (Programmation neurolinguistique), Toky Rajaona et son équipe ont fondé « MasterLife » qui accompagne la transformation des individus, des équipes et des organisations, par l’accompagnement individuel, l’accompagnement du changement, la facilitation de « team building », la formation et atelier en développement personnel, conférences, etc. Bref, « Empowering people ». Interview.

 Midi Madagasikara (MM). Quelle est votre vision ?

Toky Rajaona (TR). À l’horizon 2025, nous ambitionnons de toucher plus de trois millions de personnes à travers nos programmes de croissance personnelle : séminaires, formations, ateliers, accompagnements,… Nous mobiliserons des leaders et des partenaires inspirants pour promouvoir le bonheur et le bien-être à Madagascar. Bien évidemment il est dans notre ligne de mire de développer l’économie de la connaissance afin de vulgariser des programmes en leadership et en développement personnel. Je reste persuadé que développement du pays se basera sur le développement personnel car si le problème de ce pays est la mentalité, la solution est tellement évidente : le changement de mentalité.

Comment comptez-vous y prendre pour toucher trois millions de personnes?Je préfère ne pas en dire plus pour l’instant. Ce que je puis avancer c’est que nous sommes au XXIe siècle, nous évoluons dans une dimension complexe et accessible à la fois. La technologie est une opportunité en or pour ceux qui chercheront à en maîtriser les arcanes. Nous assistons à un véritable bouleversement des marchés dans le monde grâce à Internet. Et Madagascar ne doit pas rater le coche de cette grande révolution de la connaissance… Qu’est- ce qui différencie de « MasterLife » des autres spécialistes en renforcement de capacités ?Notre mission est d’aider les gens à libérer leur plein potentiel pour qu’ils vivent leurs vies selon leurs propres termes. Au-delà des capacités techniques, nous sommes convaincus que la réussite dans quelque domaine que ce soit, c’est 80% de psychologie, donc d’état d’esprit (mindset) et de 20% de capacités techniques. Nous intervenons essentiellement dans les domaines du développement personnel, du leadership et du bien-être. Nous avons de grandes ambitions, ce qui ne nous empêche pas de faire du caritatif à notre humble mesure. Dernièrement nous avons organisé le séminaire WPC (Women power celebration) qui s’est tenu le 9 mars dernier à la Banque mondiale Anosy. Nous avons mis notre savoir-faire au profit des femmes handicapées de l’AFHAM (Association des femmes handicapées de Madagascar), dans le dessein de leur apporter un sérieux coup de « boost » et de résilience à travers le développement personnel. Quels sont vos projets ?

Pour cette année, nous avons planifié quatre séminaires, tous des éditions annuelles. Les prochains rendez-vous avec #Momentum et #WPC (Women Power Celebration) seront en 2020. Notre prochain séminaire se tiendra en juillet et s’étalera sur deux jours. D’ici là nous continueront notre bonhomme de chemin avec nos programmes de « corporate team building » (nous sommes complets jusqu’au mois de juin), nos programmes d’accompagnement du changement en entreprises et l’accompagnement des dirigeants d’entreprise par rapport à des problématiques liées au stress, lâcher-prise, dépassement de soi, prise de parole en public, … Viendront également nos ateliers en « Happiness program » et une formation en leadership avec un partenaire mondialement connu. Bref, la révolution « MasterLife » est en marche.

Recueillis par Antsa R

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« MasterLife » : « Renforcer les capacités à travers le développement personnel », selon Toky Rajaona

Toky Rajaona, cofondateur de « MasterLife ».

Entrepreneur, formateur en développement personnel, coach en team building, thérapeute, certifié en PNL (Programmation neurolinguistique), Toky Rajaona et son équipe ont fondé « MasterLife » qui accompagne la transformation des individus, des équipes et des organisations, par l’accompagnement individuel, l’accompagnement du changement, la facilitation de « team building », la formation et atelier en développement personnel, conférences, etc. Bref, « Empowering people ». Interview.

 Midi Madagasikara (MM). Quelle est votre vision ?

Toky Rajaona (TR). À l’horizon 2025, nous ambitionnons de toucher plus de trois millions de personnes à travers nos programmes de croissance personnelle : séminaires, formations, ateliers, accompagnements,… Nous mobiliserons des leaders et des partenaires inspirants pour promouvoir le bonheur et le bien-être à Madagascar. Bien évidemment il est dans notre ligne de mire de développer l’économie de la connaissance afin de vulgariser des programmes en leadership et en développement personnel. Je reste persuadé que développement du pays se basera sur le développement personnel car si le problème de ce pays est la mentalité, la solution est tellement évidente : le changement de mentalité.

Comment comptez-vous y prendre pour toucher trois millions de personnes?Je préfère ne pas en dire plus pour l’instant. Ce que je puis avancer c’est que nous sommes au XXIe siècle, nous évoluons dans une dimension complexe et accessible à la fois. La technologie est une opportunité en or pour ceux qui chercheront à en maîtriser les arcanes. Nous assistons à un véritable bouleversement des marchés dans le monde grâce à Internet. Et Madagascar ne doit pas rater le coche de cette grande révolution de la connaissance… Qu’est- ce qui différencie de « MasterLife » des autres spécialistes en renforcement de capacités ?Notre mission est d’aider les gens à libérer leur plein potentiel pour qu’ils vivent leurs vies selon leurs propres termes. Au-delà des capacités techniques, nous sommes convaincus que la réussite dans quelque domaine que ce soit, c’est 80% de psychologie, donc d’état d’esprit (mindset) et de 20% de capacités techniques. Nous intervenons essentiellement dans les domaines du développement personnel, du leadership et du bien-être. Nous avons de grandes ambitions, ce qui ne nous empêche pas de faire du caritatif à notre humble mesure. Dernièrement nous avons organisé le séminaire WPC (Women power celebration) qui s’est tenu le 9 mars dernier à la Banque mondiale Anosy. Nous avons mis notre savoir-faire au profit des femmes handicapées de l’AFHAM (Association des femmes handicapées de Madagascar), dans le dessein de leur apporter un sérieux coup de « boost » et de résilience à travers le développement personnel. Quels sont vos projets ?

Pour cette année, nous avons planifié quatre séminaires, tous des éditions annuelles. Les prochains rendez-vous avec #Momentum et #WPC (Women Power Celebration) seront en 2020. Notre prochain séminaire se tiendra en juillet et s’étalera sur deux jours. D’ici là nous continueront notre bonhomme de chemin avec nos programmes de « corporate team building » (nous sommes complets jusqu’au mois de juin), nos programmes d’accompagnement du changement en entreprises et l’accompagnement des dirigeants d’entreprise par rapport à des problématiques liées au stress, lâcher-prise, dépassement de soi, prise de parole en public, … Viendront également nos ateliers en « Happiness program » et une formation en leadership avec un partenaire mondialement connu. Bref, la révolution « MasterLife » est en marche.

Recueillis par Antsa R.

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Evènement : Frissons et fou rire à l’Hôtel de l’Avenue

Le film «The Nun » sera à l’affiche durant les deux journées du «Labyrinthe de l’horreur»

L’Hôtel de l’Avenue à Analakely abrite à partir d’aujourd’hui à partir de 9 h et pendant deux jours, le « Labyrinthe de l’horreur ». Il s’agit d’un parcours plutôt destiné aux personnes à l’âme trempée à travers un dédale de surprises et d’animations à faire froid dans le dos. Selon les organisateurs, « l’évènement est plutôt familial et s’adresse aux petits comme aux grands ». Entre amis, ce sera l’occasion aussi de voir qui sont les plus téméraires et qui ont le courage d’un poussin. Des moments de sueurs froides et de fou rire en perspectives. La journée se termine à 18 h d’autant que le ciel semble être plus clément pour ce week-end.

A côté de ce parcours, il y aura également d’autres activités. Comme la diffusion de film dans la salle privée de cinéma de l’Hôtel de l’Avenue. « Les projections se rapporteront au thème, les frissons. Les films comme Conjuring et d’autres qui ont été peu vus seront à l’honneur », annonce les organisateurs. Pour les adeptes de selfies et de shooting, le « stand à bisous » réservera des jolies demoiselles et de beaux jeunes hommes pour se faire embrasser, « sur les joues », il faut bien le préciser. Des jeux de précision, de la voyance, du billard… Bref, des petits moments qui rappelleront les foires et les cirques.

Maminirina Rado

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Disparition d’un des géants du monde politique malgache

 

Avec la disparition de Manandafy Rakotonirina, c’est une page de l’histoire malgache qui vient de se tourner. Il fait partie de cette génération d’hommes politiques qui a marqué le dernier quart du XXe  siècle. Il faisait partie de cette cohorte de personnalités qui constituait l’épine dorsale de la deuxième République. Il était l’un des seuls survivants de cette époque aux côtés de Didier Ratsiraka. Il était devenu l’un de ces sages que l’on consultait pour avoir une vision claire de la situation politique. Les hommages qui viennent de tous les horizons témoignent du respect qu’il inspirait et montrent qu’il continuera à servir d’exemple aux jeunes dirigeants actuels.

Disparition d’un des géants du monde politique malgache

De Manandafy, on gardera l’image d’un animal politique. C’était un intellectuel à l’immense culture. Il faisait partie de ces sociologues révolutionnaires nourris aux idées des grands leaders tiers-mondistes. Nous nous souvenons de son attitude très critique vis-à-vis du régime du général Ramanantsoa. Il a salué l’avènement de la deuxième République dont il deviendra l’un des barons. Il fait partie du FNDR ou Front National de la Révolution et devient CSR aux côtés d’autres grandes figures comme Richard Andriamanjato, Marojama Jérôme ou Solo Norbert Randriamorasata. A la fin des années 80, il se convertit au libéralisme économique. Il est candidat à l’élection présidentielle de 89 face à Didier Ratsiraka. Il devient l’un des leaders du mouvement populaire de 1991, mais il se sépare très vite des « Hery velona ». Durant la présidence de Zafy Albert, il est un observateur lucide de la situation politique. Le retour au pouvoir de Didier Ratsiraka en 1996 le laisse de marbre. Mais l’accession de Marc Ravalomanana en 2002 le ramène dans le cercle du pouvoir. Le coup d’Etat de 2009 ne l’éloigne de l’ancien président. Il lui reste fidèle et en subit les conséquences. Le retour à l’ordre constitutionnel en 2013 lui donne l’occasion de se rapprocher du nouveau régime. On le considère comme un sage. Sa disparition, aujourd’hui, laisse un grand vide dans le monde politique malgache.

Patrice RABE

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Soanierana : Olona iray fiara Touareg nosamborin’ny UIR

Hay azosamborinaihanynyolonaaoanatyfiaralafovidy(sarynindramina)

Polisy mirongo basy sy manao saron-tava no nanatontosa ny fisamborana. Nitangorona ny olona ary talanjona tamin’ny zava-nitranga. Teo amin’ny tobin-dasantsy iray teo akaikin’ny gara etsy Soanierana no nitrangan’izany omaly maraina. Nijanona ny fiara tsymataho-dàlana niloko maitso, nitondra ireo polisy misahana ny hery vonjy taitra, mitondra kalachnikov sy miafina tarehy. Nisy iray izay nanao fanamiana sivily koa ary nitondra poleta. Tsy afa-nihetsika intsony ilay fiara Toareag miloko mainty ary tsy nikasa ny hitsoaka rahateo. Teo dia nambanana basy ary nasaina nivoaka ny olona tao anatiny. Olona efatra ka raha ny fantatra dia mpiambina manokana na « garde du corps » ny roatamin’ireo. Teo ihany dia efa nosavaina ny fiara ary nojerena hatrany anaty fitoeran’entana avy aoriana. Nentina avy hatrany tao amin’ny biraon’ny polisy etsy Anosy ary notazomina ao amin’ny violon ao amin’ny brigade criminelle ireo olona. Hatramin’ny nanoratana dia tsy fantatra mazava ny momba azy ireo ary ny polisy rahateo dia tsy mbola nanome vaovao, satria na  ny fanadihadiana aza, hoy izy ireo dia mbola tsy nosokafana. Na izany aza dia nisy ny tsilian-tsofina heno fa raharaha kirakirain’nypolisy mpiambina ny sisin-tany no nampanao ny fisamborana ary ireo polisin’ny UIR dia nanampy fotsiny ihany tamin’ny fanatontosàna izany. Koa satria mbola tsy nisy ny vaovao ofisialy dia nandeha avokoa ny feo rehetra. Isan’ny heno ny hoe mpanao trafikam-basy ireo olona voasambotra. Mety ho azo eritreretina koa anefa ny fahamarinan’izay, ary azon’ny sampan-draharaha voatonona etsy ambony atao ny fanadihadiana raha toa ka olona mivezivezy any ivelany no mampiditra ireo fitaovam-piadiana. Andrasana ny vaovao ofisialy.

D.R

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Andrefan’i Mananjara : Tokantrano nisy nanipy baomba artizanaly

Fipoahana mahery vaika no nanaitra ireo mponina teny Andrefan’i Mananjara, ny alin’ny alakamisy lasa teo. Araka ny fampitam-baovao azo dia hoe nisy nanipy baomba tao amina tokantrano iray teny an-toerana, izay nampisahotaka ny olona.

Polisy tamina fiara tsy mataho-dalana maromaro, nirongo fiadiana sy ny nanao saron-tava no tazana nivezivezy teny amin’iny manodidina an’i Soanierana sy ny manodidina iny, ary tonga hatraty Anosibe sy Namontana iny ny alin’ny alakamisy lasa teo. Izany dia noho ny fampandrenesana azon’izy ireo fa nisy baomba nipoaka tao amin’ny fokontan’Andrefan’i Mananjara. Tokony ho tamin’ny sivy ora sy sasany alina teo tokoa mantsy dia nisy zavatra nirefotra mafy dia mafy ary avy eo nirehitra tao amina tokantrano iray, izay voalaza fa ana sefo fokontany teo aloha. Teo an-tokotany no natsipy ity zavatra nipoaka ity ary nahazo ny tao an-trano. Rehefa tonga teny an-toerana ireo mpitandro filaminana dia hita fa tavoahangy nisy « cocktail molotov » no natsipy teo amin’ilay toerana. Niteraka ilay fipoahana sy ilay firehetana. Soa ihany fa voavonjy mialoha ny afo, raha saika zava-doza tanteraka no nafitsony. Sotasota sa jiolahy saika hanafika ? Hatreto dia efa manao ny asany amin’izay fanadihadiana izay ireo mpitandro filaminana. Mazava ho azy ihany koa amin’ny toe-javatra tahaka itony dia mazàna dia tsy misy mahita ilay olona nanipy ity karazana baomba artizanaly itony, ka tsy fantatra na iza na iza. Na izany na tsy izany aza anefa dia tsy maintsy misy aloha ny fikarohana sy savahao ny manodidina ataon’ireo mpitandro filaminana, antom-pisian’ireo pôlisy marobe teny an-toerana, sao sanatria misy ny olona mampiahiahy.

m.L

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Guide du week-end : Samedi 16 mars Dzao lahy et Mamina à l’Ifm

Lapihazo, la plateforme mensuelle de l’Ifm Analakely accueille Dzaolahy et Mamina. Le duo dévoilera des créations singulières de leurs talents. Ensemble, ils souhaitent véhiculer un style de musique qui leur tient à cœur : une fusion entre la musique traditionnelle et moderne. Ainsi, on peut entendre parfois le duel entre une guitare acoustique et une valiha, départagé par le son d’une guitare électrique. Le tout se mélangera avec le savoir-faire de Mamina qui exploite le rythme traditionnel malgache (Bà-gasy) de toutes les régions de Madagascar.

Fandrama au Bonara be

Fandrama en maître de cérémonie, les habitués du Bonara-be auront certainement de quoi danser en toute frénésie jusqu’à l’aube. Au programme, son eternel « salegy goma » et « salegy awoe » avec ses pas de danse à en faire perdre le souffle même aux plus rudes des danseurs amateurs. Il transportera le public dans l’univers magique des chansons des tropiques. Pour ce faire, Fandrama interprétera ses célèbres titres et les accompagnera de ses extraordinaires chorégraphies pour satisfaire la demande de ses admirateurs qui ne rateront pour rien au monde ces multiples apparitions publiques de leur idole.

Zo Toniaina

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State house Nairobi : Rencontre Rajoelina – Kenyatta

Le président malgache avec son homologue kenyan

Le président Andry Rajoelina et son épouse Mialy Rajoelina sont de retour au pays hier après une visite d’État au Kenya. A son arrivée à Ivato, le Chef de l’État a donné un point de presse pour présenter un rapport de son séjour à Maurice et au Kenya. Le bilan est plutôt positif pour ce déplacement officiel. Mis à part les promesses d’augmentation d’aides, la Grande île a aussi regagné une place importante au sein du concert des Nations, suite aux nombreuses rencontres bilatérales et à la participation du Chef de l’État au « One Planet Summi »t et à l’Assemblée générale des Nations unies sur l’environnement. Hier, le président Andry Rajoelina a été reçu par le président kényan, Uhuru Kenyatta. La sécurité et l’environnement étaient au centre de l’entrevue. La tenue cette année d’une conférence sur le renforcement de la lutte contre les trafics et l’insécurité maritime renforcera certainement davantage la coopération entre les deux pays.

Davis R

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Campagne de vaccination contre la rougeole : La troisième phase du 25 mars au 5 avril

La deuxième campagne de vaccination contre la rougeole a permis d’atteindre un taux de vaccination de 102,4%selon le ministère de la Santé publique.

19 régions du pays seront concernées par la troisième phase de campagne de vaccination contre la rougeole prévue se dérouler du 25 mars au 5 avril 2019 prochain. 4 millions d’enfants de six mois à neuf ans de 67 circonscriptions médicales des dix- neuf régions cibles seront à vacciner durant cette troisième campagne. Les districts de Mitsinjo, d’Ankazobe, de Mahajanga II et d’Anjozorobe figurent parmi les districts cibles de la campagne en question. Le ministère de la Santé publique a toutefois fait savoir que le nombre d’enfants pris en charge auprès des centres de santé et des hôpitaux, à cause de la rougeole, a connu une certaine régression. «  On ne recense actuellement que 600 enfants hospitalisés si l’on a pu noter 2.000 enfants la semaine du 4 mars « . Le ministère de la Santé également de faire savoir que la régression du nombre d’enfants atteints de la maladie est le fruit des deux campagnes de vaccination organisées dans plusieurs districts du pays. Le ministère de tutelle de poursuivre que le taux de vaccination a atteint les 102,4% durant la deuxième phase de la campagne de vaccination contre la rougeole. Soit, 1 184 450 enfants vaccinés.

Recueillis par José Belalahy

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Une belle finale Tia Kitra – JET Mada

La dernière journée des matches de poule de la ligue des champions offre au public tamatavien une affiche digne d’une finale entre Tia Kitra et JET Mada.

Le vainqueur rejoindra l’AS Adema déjà qualifiée après son match nul d’ hier face à la seconde équipe du JET Mada qui a aligné ses remplaçants.

Un choix qui coule de source pour l’ entraîneur Careca qui a compris qu’ il fallait laisser les titulaires se reposer pour être à armes égales avec Tia Kitra.

Là où on a du mal à comprendre c’ est cet excès de violence lors du match entre Adema et JET Mada qui a conduit l’Antsirabeen Rija à expulser les deux joueurs à l’origine de la bataille rangée        ,notamment le capitaine de l’Adema, Jonah, et le joueur du JET, Feldman.

Le match était parti du mauvais pied quand Datsiry de l’Adema écopa d’un carton rouge direct dès la 24e minute.

Commença alors la partie de la chasse aux tibia devenue incontrôlable par l’ arbitre du match qui n’ arrivait plus à suivre multipliant ainsi les fautes n’arrangèrent guère les protestations des supporters de deux équipes.

Le match prit fin sur un score nul et vierge qui, finalement convient mieux à l’Adema qui se qualifie mais aussi pour JET Mada qui a désormais son destin entre les mains car il lui faut battre Tia Kitra pour dimanche qui aura lieu, si Dame Pluie le veut au stade municipal et non à ce champ de patates du Génie militaire à Mangarano,

Clément RABARY