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Les actualités à Madagascar du Samedi 16 Janvier 2021

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Tennis : Sampras Rakotondrainibe aux USA

Sampras avec sa mère Hanitra Rakotondrainibe, une championne elle aussi.

Bon sang ne peut mentir. Le fils de la championne de Madagascar, Hanitra Rabeson Rakotondrainibe, a bénéficié d’une bourse au sein de la prestigieuse Academia Sanchez-Casal en Floride. Sampras Rakotondrainibe, car il s’agit de ce jeune joueur d’à peine 16 ans, va donc intégrer une des plus prestigieuses académies qui a enfanté le champion du monde Andy Murray. De là à lui prédire un bel avenir, le pas est vite franchi car Sampras est un garçon très appliqué au travail. Pour preuve, le centre de Nadal en Espagne était aussi sur les rangs pour s’attacher les services de l’authentique joueur d’avenir. Chemin faisant puisque les études sont également dans ses cordes, Sampras mettra à profit son séjour aux États-Unis pour intégrer une école de prestige. Le moins qu’on puisse lui dire c’est de se focaliser sur ce qu’il entreprend. Pour information, Sampras quittera le sol malgache le 20 janvier prochain. Best of luck !

Clément RABARY

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Lutte contre le Kere : Un don de 686 000 dollars de la BAD

Le ministre de l’Économie et des Finances Richard Randriamandranto et le représentant résident de la BAD Mohamed Chérif ont signé cet accord de don pour la lutte contre l’insécurité alimentaire.

Les partenaires techniques et financiers continuent à appuyer les autorités malgaches dans leurs efforts pour le développement du pays.

Les accords de financement dans le cadre de la lutte contre le Kere se multiplient. Une convention tripartite entre le gouvernement malagasy représenté par le ministère de l’Économie et des Finances (MEF) ; la Banque africaine de développement (BAD) et le Programme alimentaire mondial (PAM). D’un montant de 686 000 USD, à titre de don de la BAD, le projet signé sera exécuté par le PAM et consiste en une assistance d’urgence suite à l’impact combiné de la sécheresse et de la pandémie Covid-19 dans le Grand Sud de Madagascar.

Distribution gratuite

Il s’agit d’un projet qui soulagera les souffrances des victimes de l’insécurité alimentaire dans le Sud. En effet, 72 222 personnes réparties au sein de 14 444 ménages ont été ciblées pour une assistance alimentaire par l’acquisition et la distribution gratuite de vivres. Par ailleurs, à travers un programme nutritionnel de couverture, 2 630 enfants de 6 à 23 mois et 3 611 femmes enceintes et allaitantes avec un enfant de moins de 6 mois seront les bénéficiaires d’un appui pour l’atténuation des effets de la pandémie de Covid -19. On rappelle que la situation d’insécurité alimentaire dans le Sud a été intensifiée par la crise de la pandémie de la Covid-19. Cette dernière a eu un impact socio-économique négatif sur les couches les plus vulnérables à cause de la perturbation de la chaîne d’approvisionnement des marchés et la hausse de prix des denrées alimentaires de base comme le riz local et importé, le maïs, les légumineuses et l’huile alimentaire ainsi que la baisse des opérations de transferts qui a limité l’entraide familiale.

Projet structurant

Ce projet va permettre aux autorités malgaches partenaires d’appuyer leurs efforts pour venir en aide aux populations au Sud de Madagascar, victimes des effets néfastes de la sécheresse de 2019-2020 et de la crise de la pandémie du Covid-19. Il contribuera ainsi à réduire l’insécurité alimentaire aiguë dans les communes d’intervention et à diminuer la malnutrition dans les couches vulnérables. Dans sa réalisation, est également prévue une assistance alimentaire vitale pour les groupes les plus vulnérables et un appui pour la prévention de la malnutrition aiguë. « Ce soutien de la BAD prouve une fois de plus la volonté des partenaires techniques et financiers d’accompagner le gouvernement malgache dans les efforts qu’il mène dans le redressement du pays », a déclaré le ministre de l’Économie et des Finances, Richard Randriamandrato, lors de la signature de cet accord de don. Mohamed Cherif, le représentant résident de la BAD a indiqué que d’autres appuis viendront encore. Sur ce point justement, un grand projet structurant est en cours, avec le financement de la BAD. Il s’agit, en l’occurrence, du projet de pôle Intégré de Croissance Agro Industrielle dans le Sud (Picas). Un projet qui a le mérite d’intégrer la population à travers la mise en place d’infrastructures d’irrigation et d’adduction d’eau. Nous en reparlerons.

R.Edmond.

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Problème d’eau à Tana : Les usagers en perdent la santé

Les bidons jaunes s’amoncellent autour des bornes fontaines.

Stress et manque de sommeil, irritabilité, hypertension artérielle, etc. Les déboires des Tananariviens avec le problème d’eau ne font qu’empirer, à tel point que la situation commence à avoir des répercussions sur la santé des usagers, à force de veiller tard pour guetter un retour hypothétique de l’eau dans les robinets.

L’eau est maintenant au centre des préoccupations pour un nombre de plus en plus croissant de ménages tananariviens. Les robinets désespérément secs perturbent sérieusement le mode de vie des familles dans les quartiers concernés par le problème d’eau. Les plaintes sont quasi-unanimes chez les usagers : « Pendant des mois, il n’y a pas d’eau toute la journée. L’eau ne revient qu’autour de 22h, et encore, il ne sort des robinets qu’un mince filet d’eau. Tous les soirs, nous attendons jusqu’à 1h30 du matin, voire au-delà avant d’avoir fini de remplir les bidons, seaux, bonbonnes et autres cuvettes et pouvoir enfin dormir ». L’eau ainsi puisée assure tant bien que mal les consommations du lendemain. Et rebelote tous les soirs. Mine de rien, un tel rythme réduit le temps de sommeil, et à terme, les impacts sur la santé se font ressentir. Outre la fatigue, l’hypertension artérielle figure en « bonne » position, ainsi que d’autres symptômes telles les tensions musculaires, les problèmes digestifs et intestinaux, insomnies, somnolences diurnes, migraines, vertiges, etc.

Stress. Au manque de sommeil s’ajoute le stress lié aux diverses contraintes causées par le problème d’eau. Car depuis quelques semaines, l’eau est complètement coupée dans de nombreux quartiers d’Antananarivo, au grand désespoir des usagers. Résultats : les lessives et les nettoyages sont réduits au strict minimum, avec le peu d’eau que les ménages peuvent se permettre d’acheter à 1000 ariary le bidon de 20 litres. En effet, nombreux sont les usagers qui n’ont ni le temps ni la force physique d’aller chercher l’eau loin de leur domicile. Ils sont, de ce fait, contraints d’en acheter auprès des tiers. Les solutions provisoires telles les citernes d’eau installées dans les quartiers ne font pas toujours l’affaire, car la quantité d’eau disponible auprès de ces citernes est nettement en deçà des besoins journaliers des ménages.

Conséquences indirectes. Difficile dans ces conditions de maintenir la propreté dans le foyer, l’eau durement acquise étant réservée à la cuisson des repas et à la toilette corporelle. Et encore, l’usage de l’eau est strictement réglementé dans les familles. Autant de misères ont également des impacts sur la santé, et ont un coût. En effet, le stress lié à tout ce chamboulement peut laisser apparaître des symptômes telle la baisse de la perception sensorielle, difficulté de concentration, troubles de l’humeur et irritabilité, etc…Ce qui pourrait avoir également des répercussions sur la vie professionnelle des individus et les risques que cela implique sur leur survie familiale. En d’autres termes, les impacts associés à ce problème d’eau vont bien au-delà d’une simple histoire de robinets à sec, car commencent à grignoter le capital santé des usagers, lesquels se sentent complètement abandonnés.

Hanitra R.

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Gouvernement Ntsay Christian : « Pas de remaniement », affirme la Dircab de la Présidence

Lova Hasinoro Ranoromaro a tenu un point de presse hier à Iavoloha.

Pour cette nouvelle année, la Présidence de la République décide de mettre en place une nouvelle méthode de travail. Une rencontre mensuelle avec les journalistes sera organisée.

Coup de tonnerre au niveau du microcosme politique. Le président Andry Rajoelina ne procèdera pas à un remaniement gouvernemental. L’annonce a été faite hier par la Directrice du Cabinet civil de la Présidence de la République, Lova Hasinirina Ranoromaro lors d’un point de presse organisé au Palais d’Iavoloha. La décision fait des heureux dans les rangs des actuels membres du gouvernement, mais aussi des malheureux parmi les politiciens dont plus d’un a œuvré et manœuvré pour obtenir un  » seza « . Tout le monde s’attendait en effet à une évaluation des membres du gouvernement qui ont signé un contrat-programme d’un an. « Un remaniement gouvernemental ne figure pas parmi les priorités du moment pour le président Andry Rajoelina. Il n’y en aura pas, du moins pour ce mois de janvier », a-t-elle annoncé. Et de soutenir au passage qu’au lieu d’accorder de l’importance aux manœuvres de déstabilisation, l’Etat décide de prioriser les actions de développement, le social et la construction d’infrastructures. Contrairement aux informations qui ont circulé depuis quelque temps, le numéro Un d’Iavoloha décide donc de confirmer sa confiance au Premier ministre Ntsay Christian et son équipe. Certes, on a traversé des moments difficiles durant l’année 2020. Cependant, l’on peut confirmer que les ministres ont fourni des efforts pour mettre en œuvre les Velirano du président, soutient Lova Hasinirina Ranoromaro.

Tolérance zéro. Elle a aussi évoqué l’affaire des 73,5kg d’or saisis par le service des douanes de l’Afrique du Sud. « Le président Andry Rajoelina a donné des instructions fermes. Tolérance zéro contre tous ceux qui sont impliqués dans ce trafic, y compris les hauts responsables de l’Etat », a-t-elle martelé. L’actuel homme fort du pays persiste et signe pour le renforcement de la lutte contre les fraudes et les malversations au niveau de l’Administration. C’est la raison pour laquelle le dernier Conseil des ministres a décidé d’instaurer l’Agence nationale anti-fraude (Anaf). Cette affaire d’or en Afrique du Sud sera le premier dossier qui sera traité par cette agence, a laissé entendre la Directrice du Cabinet de la Présidence qui fait savoir qu’actuellement, les pourparlers sont en cours entre le Ministère des Affaires Étrangères et les autorités sud-africaines afin de demander l’extradition des trois personnes impliquées dans cette affaire mais aussi de réclamer le rapatriement des lingots d’or. « Contrairement à ce que certains véhiculent, la Justice sud-africaine a rejeté la demande de liberté sous caution de ces trois individus et non pas la demande de l’Etat malagasy », a expliqué la Dircab.

Au beau fixe. Prévu initialement se tenir le 19 janvier, la cérémonie de présentation officielle du Plan pour l’Emergence de Madagascar (PEM) sera finalement reportée à une date ultérieure. Et ce, même si le document y afférent a déjà été finalisé, a fait savoir Lova Ranoromaro. Selon ses explications, le PEM fera encore l’objet d’un atelier avec les partenaires techniques et financiers, ainsi que les bailleurs de fonds la semaine prochaine. D’après les informations, cet atelier aura lieu à Toamasina. « L’objectif étant de faire en sorte que ce PEM bénéficie de l’adhésion et du soutien de toutes les entités concernées », a-t-elle lancé. Le social, la création d’emplois, mais aussi et surtout la construction d’infrastructures figurent parmi les priorités inscrits dans ce document. Tous les projets d’envergure prévus dans le Velirano vont débuter cette année. Mais à entendre les propos de la Directrice du Cabinet de la Présidence de la République, la collaboration avec les bailleurs de fonds et les partenaires techniques et financiers est primordiale pour les réaliser. Rien que la construction d’une autoroute de 285 km reliant Antananarivo – Toamasina, le budget nécessaire s’élèverait à 3 milliards de dollars. Pour ce qui est de la réhabilitation des routes nationales, les dépenses pour la réfection entre autres, des RN13, RN 44, RN12A, RN5A, RN10, serait de 5 milliards de dollars. Ce haut responsable de la Présidence a toutefois tenu à souligner que la relation entre Madagascar et les bailleurs de fonds est actuellement au beau fixe.

Reconfinement. La question de la Covid-19 figurait aussi parmi les dossiers brûlants évoqués hier par Lova Hasinirina Ranoromaro. Elle a tenu à rassurer la population par rapport à cette pandémie. Madagascar ne figure pas encore parmi les pays à risques par rapport à la deuxième vague de cette pandémie, a-t-elle martelé. Elle, c’est la Dircab de la Présidence qui dément les rumeurs sur la possibilité d’un retour à un reconfinement total. « Il s’agit d’une désinformation dont l’objectif est de semer des troubles au sein de la population », estime-t-elle. Et de sensibiliser au passage les Malagasy sur l’importance du respect des gestes barrières et des mesures sanitaires pour éviter une nouvelle recrudescence du Coronavirus. Le 19 janvier prochain, le président Andry Rajoelina se rendra à Fort-Dauphin pour participer à la journée de lancement officiel de la campagne de reboisement pour cette année 2021.

Davis R

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Commerce : Le « kapoaka » remis en question

Le Mica prévoit de distribuer de nouveaux « kapoaka » aux commerçants dans tout Madagascar. (Photo : Princy)

L’opération « Vidin’entana » menée par le ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat (Mica) avec les responsables des marchés et les associations protégeant les droits des consommateurs, a échoué, un mois et demi après son lancement.

Ces dernières l’ont évoqué lors d’une rencontre entre les trois parties hier au Cenam à Andavamamba. D’aucuns reconnaissent la flambée des prix des produits de première nécessité surtout le riz, l’aliment de base de la population à Madagascar. À titre d’illustration, le prix du riz de variété locale comme « Manalalondo », « Mangamila » et « zanatany » s’affiche actuellement à 800 Ar le « kapoaka » sur les marchés de la capitale.

Produit incomestible. « Certes, le riz importé à raison de 550 Ar le « kapoaka » est bel et bien disponible sur les marchés, mais la majorité des consommateurs ne l’apprécient pas en raison de sa mauvaise qualité. Il fallait plutôt importer du riz de bonne qualité et non un produit non comestible pour pouvoir satisfaire les besoins des consommateurs. Un écoulement en grande quantité de riz import sur les marchés s’impose ensuite afin de réguler les prix de cette principale denrée alimentaire », ont exprimé de même voix les associations œuvrant pour la protection des droits des consommateurs et les responsables des marchés. Hormis cela, ceux-ci ont également remis en question le « kapoaka », une boîte de conserve vide, utilisée par les commerçants. « Ce récipient est complètement truqué. Un kilo de riz ne correspond plus à trois « kapoaka » et demie. En outre, les autres instruments de pesage employés par les commerçants sont également hors métrologie légale. On peut citer, entre autres, des balances commerciales imprécises, des poids de mesure d’une même unité qui sont inégaux. Ce sont des infractions que nous avons observées lors des descentes effectuées sur les marchés », a révélé Rasolofosaonina Ratsimbazafy Eugène, le président de l’association défendant les droits des consommateurs VOMZM.

Nouveaux récipients. Force est de reconnaître que la majorité de la population achète du riz en « kapoaka » étant donné qu’elle ne peut plus se permettre d’en acquérir en kilo compte tenu de l’effritement de son pouvoir d’achat. Face à cette situation, la ministre de tutelle, Lantosoa Rakotomalala, a soulevé que les instruments de pesage seront remplacés en commençant par le « kapoaka ». « Des nouveaux récipients seront ainsi distribués prochainement aux commerçants éparpillés dans tout Madagascar », a-t-elle poursuivi. Par ailleurs, elle a enchaîné qu’aucune rupture de stock n’a été enregistrée depuis le début de la crise sanitaire qui sévit au pays jusqu’à présent, malgré cette flambée des prix du riz. « La consultation de ces associations oeuvrant pour la protection des droits des consommateurs et les responsables des marchés vise à mener à bien les actions pour la deuxième phase de l’opération « vidin’entana » qui durera jusqu’en février », a-t-elle conclu.

Navalona R.

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Eau potable : Trois camions citernes remis à la Jirama  

Remise officielle de trois camions citernes à la Jirama, par le MEAH, hier.

Garantir l’approvisionnement en eau potable représente une grande priorité, selon la ministre de l’Eau, de l’assainissement et de l’hygiène, Voahary Rakotovelomanantsoa. Hier, son ministère a remis les camions citernes à sa disposition, à la Jirama.

« L’eau n’est pas nécessaire à la vie, elle est la vie ». Cette citation d’Antoine de Saint-Exupéry est partagée par la Jirama et le MEAH (ministère de l’Eau, de l’assainissement et de l’hygiène), qui ont soutenu l’importance de l’accès de tous à l’eau potable, lors de la remise officielle de trois camions citernes pour renforcer l’approvisionnement en eau. La sécheresse qui sévit dans presque tout le pays handicape fortement l’approvisionnement en eau potable dans plusieurs localités, selon la Jirama. C’est le cas actuellement à Antananarivo et dans certaines communes périphériques. Face à cette situation d’urgence, le MEAH renforce la coopération avec la Jirama. « Des solutions à court et à long terme sont mises en œuvre. L’installation de 125 grandes citernes dans des quartiers de la capitale, et certaines communes périphériques, s’inscrit dans les solutions d’urgence pour aider les populations dans leurs besoins quotidiens. Ce cadre de collaboration efficiente entre le MEAH et la Jirama a été renforcé ce 15 janvier 2021 par la remise de trois camions citernes, chacun d’une capacité de 15m3, à la disposition de la Jirama, ce 15 Janvier à Mandroseza », a indiqué la société d’État.

Amélioration du taux d’accès. Selon les informations annoncées hier, ces camions vont renforcer le ravitaillement en eau potable des 125 citernes installées dans les zones en difficulté. La Jirama utilisera ces véhicules pendant une période de un an, et elle prendra en charge les volets fonctionnement et entretien. Lors de la remise de ces véhicules, la ministre de l’Eau, de l’assainissement et de l’hygiène, Voahary Rakotovelomanantsoa a mis en exergue la collaboration pour la mise en œuvre de solutions à court et à long terme pour l’accès de tous à l’eau potable. L’approvisionnement en eau potable par camions citernes est une solution d’urgence. Pour le long terme, en ce qui concerne Antananarivo et sa grande périphérie, la Jirama s’attèle à l’extension de la station de traitement d’eau à Mandroseza, pour un volume supplémentaire de 40 000m3 par jour ; par ailleurs, des unités de traitement d’eau conteneurisée, d’une capacité journalière de 2 400m3 chacune, seront installées dans huit localités périphériques d’Antananarivo, à savoir Ankadindratombo, Anosizato, Tanjombato, Ampasika, Ampirika, Ivato, Sabotsy Namehana et Amoronakona. En bref, l’amélioration de l’accès à l’eau potable est en cours et nécessite encore de grands défis.

Antsa R.

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Basket – Sommets N1A : Vers un sulfureux GNBC- SEBAM

La GNBC annonce la couleur pour cette édition 2020 des championnats N1A.

La course pour succéder à la Gendarmerie Nationale Basket Club et Soma Beach Basket Club est lancée. Après 16 mois d’attente, les joueurs vont se livrer à de rudes batailles au Palais des Sports de Mahamasina pendant 9 jours.

Toutes les équipes affichent leur ambition, mais la tenante du titre chez les hommes, la GNBC a déjà prévenu ses adversaires. « Nous avons lancé la préparation depuis très longtemps malgré la situation. Et nous promettons que la GNBC va de nouveau remporter le titre, car l’équipe a fait un pas de plus sur la scène continentale en étant la première équipe malgache qualifiée au Basket Africa League », a annoncé le Général, Kassimo Arona Besaony, comité directeur du club. À 24 heures du coup d’envoi de la compétition, les joueurs ont entamé la dernière ligne droite de la préparation, hier, sur le terrain de Betongolo. Ambitieuse et confiante pour une deuxième qualification africaine, la GNBC a renforcé son ossature avec l’arrivée de trois joueurs à savoir Rick-Ley, Yoyo et Paolo. Ce jour, à l’occasion de la première journée, la GNBC affronte 2BC avant le duel très épique face à Sebam, Boeny. L’équipe de Boeny a renouvelé également son effectif. L’affiche phare du jour est sans doute la confrontation entre les policiers du Cospn Analamanga, vice-champions en titre et les Tamataviens de l’Ascut, l’équipe la plus titrée au niveau national (2011, 2012, 2013, 2014, 2015). Chez les dames, les Majungaises du SBBC partent favorites. Elles sont sur la bonne voie pour un deuxième sacre consécutif vu la force en présence. Le respect des mesures sanitaires est très strict au Palais des Sports tout au long de la compétition. Tous les acteurs, soit environ 450 personnes, suivent une cure de CVO+ avec la collaboration de Pharma Malagasy.

Samedi 16 janvier 21Grande salle palais des Sports-08h 30 : ASB Itasy –USF Haute-Matsiatra (H)-09h 45 : JEA Vakinankaratra-Tamifa Amoron’i Mania (D)-11h 00 : MB2ALL Analamanga-Asa Analamanga(D)-12h 45 : Cospn 2 Atsinanana-CRJS Atsinanana (D)-14h 30 : Ankaratra Vakinankaratra-Serasera Vakinankaratra(D)-16h10 : Ouverture officielle-16h 40 : Tmbb Analamanga-Cosmos Diana (H)18h 20 : Cospn Analamanga-Ascut Atsinanana (H)

Petite salle palais des Sports-09h 00 : MB2All Analamnaga –Cosfa Analamanga (H)-10h 45 : 2BC Analanjirofo-GNBC Analamanga(H)-12h 30: Sebam Boeny –ASCB Boeny(H)Dimanche 17 janvierGrand palais des Sports-09h 00 : BCEST Atsimo Andrefana – Serasera Vakinankaratra (D)-10h 45 : Cosmos Diana-ASCB Boeny (H)-12h 30: Cospn Analamanga – MB2ALL Analamanga (H)-14h 15 : SBBC Boeny – JEA Vakinankaratra (D)-16h 00 : Cosfa Analamanga- USF Haute-Matsiatra (H)17h 45 : GNBC Analamanga- Sebam Boeny(H)

Petit palais des Sports-10 h 00 : Ankaratra Vakinankaratra-Asa Analamanga (D)-11h 45 : Tamifa Amoron’I Mania-Cospn 2 Atsinanana (D)-14h 30 : 2BC Analanjirofo-TMBB Analamanga (H)-16h10 : Ascut Atsinanana –ASB Itasy (H)

T.H

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Football à 7 : Un open amateur à Andohalo  

Art Original Pro multiplie les tournois de football à 7. Ce sera une fois de plus le cas ce week-end sur le terrain synthétique d’Andohalo. Un open réservé aux joueurs amateurs et donc interdit aux titulaires d’une licence. Roova, car il s’agit du rocker connu, n’a pas lésiné sur les moyens en offrant 200 000 ariary au vainqueur contre 50 000 ariary aux malheureux finalistes. Comme pour le tournoi Dona Mafy des 23 et 24 janvier toujours à Andohalo, la liste des équipes de cet Open amateur sera arrêtée à 32. Le droit d’inscription est de 50 000 ariary pour une équipe de 10 joueurs. A noter que les chaussures à crampon sont interdites.

Clément RABARY

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Football-OPL : Choc Cosfa – Fosa Juniors ce jour

Fosa Juniors est en déplacement dans la capitale pour chercher une victoire.

Cosfa va accueillir Fosa Juniors, le champion de Madagascar, ce jour à l’Elgeco Plus Stadium By-pass. Les affiches de ce week-end sont très alléchantes pour le compte de la deuxième journée de l’OPL.

Les six matches comptant pour la deuxième journée de l’Orange Pro League (OPL) s’annoncent sulfureux. Après un avant-goût sous haute tension la semaine dernière, toutes les équipes en lice connaissent mieux l’état de leurs adversaires respectifs. En effet, deux chocs des titans seront au programme ce jour dans la Conférence nord, deux matchs qui se joueront à l’Elgeco Plus Stadium By-pass. Mais sans doute, le duel qui opposera l’équipe du Cosfa à celle de Fosa Juniors sera le plus attractif et attendu. Les deux équipes ont fait un faux pas lors de la première journée, alors qu’elles ont terminé en beauté le tournoi de présaison. Cosfa s’est incliné face à l’Elgeco Plus (0-1), tandis que Fosa Juniors a été battu par Five FC (1-0). « Il y avait un manque de concentration de nos défenseurs. En effet, c’était la combinaison dès le début qui n’était pas concluante malgré des opportunités qui se sont présentées devant l’équipe pour marquer des buts. Nous essayerons d’améliorer nos jeux et surtout sur ce bloc défensif », a fait savoir Dimbiniaina Rabefaritany, l’entraîneur des militaires. Fosa Juniors, le champion de Madagascar, est, de son côté, prêt à rattraper sa défaite. Après une entrée ratée, il est dans le devoir du nouveau coach Nobil Salvador de chercher sa première victoire et de se relancer. « Félicitations au Five FC pour ce but de Vévé, qui lui a permis de s’imposer face aux Fosa. Rien à perdre car beaucoup de travail reste à faire, plus que neuf matchs pour tout donner », peut-on lire dans la publication du club. Dans l’autre derby, Five FC rencontrera Jet Kintana. Auteurs d’une entrée fracassante, les deux équipes ne comptent pas se laisser faire facilement. Après ce premier exploit face à un grand champion, Five FC tentera de continuer à réaliser un autre tour de force. Jet Kintana, quant à lui, est prêt à suivre jusqu’au bout son chemin pour déterminer à quel point les deux protagonistes de la Conférence nord sont prêts à en découdre. Le quatrième match pour cette conférence se jouera demain, opposant Tia Kitra à l’Elgeco Plus au Stadium Barikadimy. Après avoir essuyé sa première défaite, l’équipe d’Atsinanana ne permettra plus à une autre équipe de la battre dans son jardin pour les cinq prochains matchs, tel est le défi de son coach.

Pour la Conférence sud, quatre matchs sont programmés pour demain. Uscafoot, le champion D2 en titre, affrontera 3FB Toliara tandis qu’Ajesaia rencontrera AS Adema à l’Elgeco Stadium. Zanakala FC et CS-DFC s’affronteront, de leur côté, sur le stade Ampasambazaha à Fianarantsoa.

Manjato Razafy

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Coopération sino-malgache : La Chine étoffe la collection de livres de la bibliothèque nationale

La Chine fait don d’un millier de livres au ministère de la Communication. Des œuvres d’auteurs malgaches et qui ont presque disparu figurent également dans la collection.

Les échanges culturels entre Madagascar et la Chine sont au beau fixe. La coopération entre les deux pays s’est traduite par la remise de dons de 991 livres pour la bibliothèque nationale et de 80 chevalets de peinture pour l’office national des arts et de la culture, hier à Anosy. La Chine et Madagascar ont un grand potentiel d’échanges et d’inspiration mutuels dans le domaine culturel et de larges perspectives de coopération culturelle, selon l’ambassadeur de Chine à Madagascar, Guo Xiaomei. Elle a aussi souligné dans la foulée que l’ambassade de Chine est disposée à renforcer la coopération avec le ministère de la Communication et de la Culture (MCC) pour rendre la fleur d’amitié sino-malagasy plus brillante. « Ce sont des livres pour enfants, de littérature, d’art et de l’histoire. Nous espérons que ce don va contribuer à enrichir les collections du ministère de la Communication et de la Culture et va mieux répondre aux besoins de lecture du peuple malagasy », a-t-elle indiqué.

Cette coopération n’est pas une grande première. L’ambassade de Chine et le MCC entretiennent depuis longtemps une bonne coopération en menant conjointement une série de projets, selon, pour sa part, la ministre de la Communication, Lalatiana Rakotondrazafy Andriatongarivo. C’est le cas pour les visites d’échange de groupes artistiques entre les deux pays, la création de la fenêtre de livres chinois dans la bibliothèque nationale ou encore la réhabilitation des sites historiques malgaches. Ce partenariat n’a fait que renforcer davantage les liens des deux peuples, d’après toujours la ministre. « En décembre dernier, nous avons déjà mis en place l’Espace pays à la bibliothèque nationale et la Chine a beaucoup contribué à l’enrichissement des collections bibliographiques. Les personnes désirant visiter ce pays mais qui n’ont pas les moyens de le faire peuvent découvrir la Chine à travers les livres », a-t-elle précisé.

Narindra Rakotobe

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Test PCR : Une cinquantaine par jour à l’hôpital Befelatanana

L’hôpital Befelatanana accueille les personnes qui veulent se faire tester de la Covid-19.

La résurgence de la Covid-19 n’est plus à démontrer. Il y a, d’un côté, les statistiques publiées par le centre de commandement opérationnel Covid-19, et de l’autre les informations relayées par les différentes sources dans les régions via les divers canaux de communication. Les informations recueillies auprès de l’hôpital Befelatanana se voudraient être la manifestation de cette réalité. «Nous recevons ici une cinquantaine de personnes qui viennent se faire tester», note un responsable questionné sur les lieux hier. Notre source de continuer : «il y a plus de personnes qui viennent ici pour se faire tester mais le centre n’en reçoit qu’une cinquantaine ». Femmes, enfants, hommes y viendraient afin d’être fixés sur leur état de santé. Par ailleurs, l’ouverture demain du village Voara Andohatapenaka ne serait qu’une suite logique de la résurgence de la maladie. Cela présagerait également une flambée du nombre des personnes ayant contracté la maladie. Outre le Centre de Traitement Covid-19 d’Andohatapenaka, le centre Hospitalier Universitaire Jean Joseph Andrianavalona, le centre hospitalier de référence du district Bongatsara et Anosy Avaratra et le centre hospitalier universitaire d’Anosiala proposent également des tests PCR. Avec les diverses manifestations ayant provoqué des attroupements de personnes avant et après les fêtes de fin d’année dans diverses régions du pays, la situation actuelle ne serait ni plus ni moins que la manifestation du dicton malgache «nody ventiny ny rano natsakaina».

José Belalahy

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Analamahitsy : Construction d’une caserne de pompiers

Les travaux de construction de la caserne des sapeurs-pompiers à Analamahitsy sont lancés.

La Commune urbaine d’Antananarivo (CUA) a annoncé le début des travaux de construction de la nouvelle caserne des sapeurs-pompiers à Analamahitsy. Elle renforcera celles qui sont déjà en place à Andravoahangy, Anosivavaka et Tsaralalàna. Selon le communiqué du maire de la ville d’Antananarivo, le terrain sur lequel cette infrastructure sera construite a fait l’objet d’une occupation illicite par un ressortissant mauricien. « Il est de ma responsabilité de recouvrer ces patrimoines de la Commune qui sont des propriétés d’Antananarivo, notre ville. Les mesures ont été prises et aujourd’hui, nous pouvons commencer les travaux », a fait savoir Naina Andriantsitohaina. Dans sa vision « veliranon’Iarivo », le premier magistrat de la ville d’Antananarivo prévoit de doter tous les arrondissements d’une caserne annexe.

Concernant le renforcement des équipements des sapeurs-pompiers de la ville, l’ambassade du Japon a fait don de deux camions. Le chef de corps des sapeurs-pompiers, le Lieutenant-colonel Tiana Razafimanahaka, a fait savoir que ce don du pays du soleil levant arrive à point nommé pour améliorer leurs interventions sur le terrain. « À la même période, l’année dernière, il n’y avait eu que quatre camions mais maintenant il y en a dix. L’entretien du parc automobile est très important pour l’amélioration de la qualité de nos services » , a-t-il souligné.

Narindra Rakotobe

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La menace de la Covid-19 plus que jamais présente

La Covid-19 ne nous a laissé aucun répit. L’épidémie semble revenir en force alors que l’on avait l’impression que la situation s’était stabilisée et qu’on allait même être définitivement tiré d’affaires. Mais le monde est en passe de connaître une nouvelle vague de contaminations peut-être plus importante que la première. Néanmoins, certains pays sont mieux armés que d’autres pour y faire face. Les grandes nations disposent de vaccins qui semblent l’arme la plus efficace pour immuniser leur population. Mais avec des variantes qui sont plus virulentes que la Covid-19 originelle, l’épidémie se propage plus rapidement. Les pays les moins développés sont maintenant plus vulnérables. L’OMS affirme que le continent africain connaît un regain de contaminations et que deux millions de cas positifs sont déjà recensés actuellement. Elle met en garde tous les gouvernements contre cette recrudescence de l’épidémie et elle leur demande de redoubler d’efforts pour essayer d’enrayer la progression du virus. Madagascar est maintenant en train de constater une augmentation des contaminations. Les autorités sanitaires ont commencé à réagir car elles sont conscientes de la réalité de cette épidémie. Le relâchement qui a eu lieu lors des fêtes de fin d’année et au début du mois de janvier se paie cher en ce moment. Les mesures strictes ont été reprises et elles seront appliquées avec sévérité. Le ministre de la Santé a décidé de rouvrir le CTC au village Voara qui sera opérationnel demain. Les hôpitaux sont prêts à accueillir les futurs malades. Les dispositions commencent donc à être prises et l’on va voir une montée en puissance du dispositif qui a été préparé. Cette reprise de l’épidémie survient dans un climat de crise. L’affaire de l’exportation illicite cité des 73,5 kilos d’or en lingots interceptés par la douane sud-africaine empoisonne une atmosphère qui était déjà délétère. C’est un imbroglio politico financier ayant des relents mafieux que le pouvoir tente de démêler et qui l’embarrasse au plus haut point. L’opinion suit de très près l’enquête et attend que la clarté soit totalement faite.

Sur le plan international, la Covid-19 retient bien sûr l’attention avec cette reprise de l’épidémie. Mais, ce sont aussi les suites de l’assaut du Capitole qui préoccupent les opinions publiques du monde entier. Il est prouvé que cette manifestation violente avait été planifiée et aurait pu causer énormément de dégâts. Le FBI a poussé très loin ses investigations et a commencé à arrêter les manifestants les plus radicaux. Donald Trump est en train de subir les revers de cette manifestation qui lui coûte très cher sur le plan politique. Son procès en destitution est déjà en bonne voie. Des élus républicains ont rejoint les démocrates pour que cela soit possible. A moins d’une semaine de la cérémonie d’investiture de Joe Biden, il est lâché petit à petit par son camp. Lui et sa famille ont commencé à déménager leurs affaires de la maison blanche.

La Covid-19 a entravé la bonne marche du monde. Les ravages qu’elle a causés sont aussi importants sur le plan économique qu’humain. Mais les pays nantis sont mieux armés pour remonter la pente que les nations dites « sous développées ». Madagascar est en train d’en subir le contrecoup de manière violente. Elle essaie tant bien que mal d’en sortir indemne, mais le retour à la normale ne se fera pas avant longtemps.

Patrice RABE

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Trafic de 73,5 kilos d’or : Extradition et restitution prévues par la Convention de Palerme

La préparation de l’infraction a eu lieu substantiellement à Madagascar.

Les autorités malgaches disposent encore ou n’ont plus (c’est selon) que deux semaines pour obtenir le rapatriement des lingots d’or et/ou l’extradition des trois passeurs arrêtés à l’aéroport OR Tambo à Johannesburg.

Prévu le 12 janvier dernier au Kempton Park Magistrates’Court, le procès concernant la contrebande de lingots d’or est renvoyé au 1er février prochain. Permettant du coup aux autorités malgaches d’activer à la fois le canal diplomatique et la voie judiciaire quand bien même la première démarche serait privilégiée par rapport à la seconde, faute d’entraide judiciaire entre Madagascar et l’Afrique du Sud. Interrogé de nouveau sur le sujet au sortir de la rentrée judiciaire, le ministre malgache de la Justice devait réitérer qu’ « il n’y a pas d’entraide judiciaire entre les deux pays ». Avant d’ajouter sur un ton plus ou moins irrité, que le journaliste qui a posé la question, « ne sait même pas qu’est-ce qu’on entend par entraide judiciaire ».

Etats-Parties. En fait, même en l’absence d’accord bilatéral ou de coopération judiciaire entre les deux Etats, Madagascar et l’Afrique du Sud sont signataires de Traité, en l’occurrence, la Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée ou Convention de Palerme. Elle a été signée le 14 décembre 2000 par l’Afrique du Sud et ratifiée le 20 février 2004. Madagascar l’avait signée le même jour avant de la ratifier également le 15 septembre 2005. Avec la ratification de cet instrument, les deux Etats-Parties s’engagent à prendre une série de mesures contre la criminalité organisée et de reconnaître en tant qu’infraction pénale des délits comme le blanchiment d’argent et la corruption.

Produit du crime. Les infractions de blanchiment d’argent et de corruption sont établies dans cette affaire de 73,5 kilos d’or. Le porte-parole de la Police sud-africaine, Athlende Mathe, a lui-même déclaré, après leur arrestation, qu’« il est possible que des accusations de blanchiment d’argent et de fraude soient portées contre les trois trafiquants ». En devenant Etats-Parties à la Convention, Madagascar et l’Afrique du Sud s’engagent également à adopter des cadres en matière d’extradition, d’entraide mutuelle dans le domaine pénal et de la coopération policière. Tout « produit du crime », c’est-à-dire tout bien provenant directement ou indirectement de la commission d’une infraction ou obtenu en la commettant, est restitué à l’Etat requérant par l’Etat requis.

Partie substantielle. En d’autres termes, Madagascar est en droit de réclamer la restitution des lingots d’or à l’Afrique du Sud qui devrait confisquer provisoirement « le produit du crime » avant de le restituer au pays de provenance où a eu lieu « une partie substantielle de la préparation, de la planification et de la conduite » du trafic, pour reprendre les termes de la Convention de Palerme. Sans parler du fait que l’aéronef qui a servi de moyen de transport de l’or de contrebande n’est pas immatriculé en Afrique du Sud, mais à Madagascar.

Libération sous caution. La Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée prévoit aussi la possibilité de l’extradition vers l’Etat requérant d’une personne qui se trouve sur le territoire de l’Etat requis, à condition que l’infraction pour laquelle l’extradition est demandée soit punissable par le droit interne de l’Etat-Partie requérant et de l’Etat-Partie requis. Ce dernier peut également, à la demande de l’Etat requérant, placer en détention une personne sur son territoire dont l’extradition est demandée. C’est dire que la demande de libération sous caution des 3 individus arrêtés à l’aéroport OR Tambo a peu de chances d’aboutir.

Base légale. Si un Etat-Partie qui subordonne l’extradition à l’existence d’un traité (d’extradition), reçoit une demande d’extradition d’un Etat-Partie avec lequel il n’a pas conclu pareil traité, il peut considérer la Convention de Palerme comme la base légale de l’extradition. En tout état de cause, la Convention prévoit qu’ « avant de refuser l’extradition, l’Etat-Partie requis consulte le cas échéant l’Etat-Partie requérant afin de lui donner toute possibilité de présenter ses opinions et ses informations, à l’appui de ses allégations ». De même, tout refus d’entraide judiciaire doit être motivé. De toute façon, en tant qu’Etats-Parties à la Convention, Madagascar et l’Afrique du Sud « s’accordent mutuellement l’entraide judiciaire la plus large possible lors des enquêtes, poursuites et procédures judiciaires ». En tant que deux pays ayant établi des relations diplomatiques, rien ne les empêche non plus de trouver un arrangement bilatéral  qui sera inscrit en lettre d’or.

R. O

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L’exaspération des usagers de la jirama

Le calvaire enduré a dépassé la limite du raisonnable. Les coupures d’eau et les pannes de secteur ont, ces dernières 48h, touché la plupart des quartiers de la capitale. Ceux qui, jusqu’à présent, avaient été épargnés, ont pu comprendre l’état de frustration de beaucoup d’usagers victimes de ces désagréments à répétition. C’est avec un sourire moqueur que les habitués les ont accueillis d’un « bienvenue au club !». Cela ne prête pas du tout à sourire et on ne peut qu’exprimer sa rancœur et demander à cette jirama qui, parfois, dépasse les bornes de fournir des services à la mesure de l’attente des usagers.

L’exaspération des usagers de la jirama

Pour un certain nombre de consommateurs, le sentiment de frustration a été dépassé. Ces derniers sont obligés de se lever la nuit pour pouvoir remplir d’eau leurs bidons ou leurs barriques pour leur consommation journalière. Ils ont arrêté de faire des réclamations classées sans suite. Ils sont allés jusqu’au bout de leur exaspération, mais ils ont compris que c’était peine perdue. Le redressement de la société d’État avait été présenté comme une priorité. Tout le monde s’était félicité de l’adoption d’un nouvel état d’esprit. Le nouveau management n’a cependant pas apporté toute la satisfaction espérée. C’est vrai que plusieurs années de laisser-aller et de non investissement ont détérioré les infrastructures, mais un programme d’investissement a été élaboré pour remplacer les conduites d’eau et les tuyaux installés durant les années soixante. Les travaux devaient se faire assez vite, les usagers compréhensifs ont pu supporter l’arrêt de l’approvisionnement de leur quartier. Mais ce qui était provisoire est parfois devenu permanent. Les habitants d’Itaosy ont arrêté de se plaindre, et se sont résignés à attendre l’écoulement de l’eau tard dans la nuit. Les délestages qui avaient cessé sont revenus, la moindre petite pluie provoquant une panne de secteur. La jirama a pris la peine à chaque fois d’informer les usagers par communiqué ou sur sa page Facebook en présentant ses excuses. Les consommateurs qui subissent régulièrement ces désagréments sont à bout de patience, mais continuent d’espérer qu’ils finiront par être entendus.

Patrice RABE

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Andry Rajoelina : Remise de prix d’excellence aux lauréats des examens officiels

Le président Andry Rajoelina entouré des lauréats des examens officiels.

Le président de la République a procédé, hier, à la remise de prix d’excellence aux lauréats des examens du Baccalauréat, de BEPC et de CEPE de l’année scolaire 2019-2020. Lors de la cérémonie qui s’est tenue au Palais d’État d’Iavoloha, les 67 lauréats des examens officiels, issus des 22 régions de Madagascar, ainsi que la benjamine, âgée de 13 ans, de l’examen du Baccalauréat, ont reçu leur prix d’excellence ainsi que divers cadeaux. Les lauréats aux examens du Baccalauréat ont été dotés notamment d’un ordinateur portable ainsi qu’un abonnement à internet d’une durée d’un an. Le président Andry Rajoelina a annoncé que l’État malgache facilitera la recherche de bourses extérieures pour les bacheliers qui désirent poursuivre leurs études à l’étranger. Pour ceux qui souhaitent rester au pays, l’État prendra également en charge leur accès à l’université de leur choix. Outre les fournitures scolaires, les lauréats des examens du BEPC et du CEPE ont, quant à eux, reçu une tablette numérique munie d’une connexion internet d’une durée d’un an, ainsi qu’une bicyclette chacun. Par ailleurs, le président a également remis à l’endroit de chacun de ces 67 élèves méritants, un livret de compte ainsi qu’un solde auprès de la caisse d’épargne. Le chef d’État n’a pas manqué de rappeler que l’éducation est au cœur des priorités de l’État malgache, notamment par la mise en place des écoles manara-penitra, la dotation de matériels scolaires et l’amélioration de l’environnement scolaire en général. Mis à part la remise des prix aux lauréats, la cérémonie de ce jour a vu la remise de distinctions honorifiques à 40 enseignants les plus méritants dans tout Madagascar.

Recueillis par Dominique R.

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Groupe Panorama : Intensifier son mouvement en 2021

Le groupe Panorama entend intensifier son mouvement en 2021. Selon un de ses dirigeants, on a besoin d’une opposition stable. Toujours d’après ses dires, l’alternance est la plus importante. Il faut une opposition qui se présente comme une force politique crédible notamment avec une nouvelle pratique politique dans le pays. Malgré tout, elle s’exprime par la voix de l’émission «Miara-manonja », au propre comme au figuré, pour faire passer son message.

Recueillis par Dominique R.

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Guide du week-end

(Photo : Dimyz)

Dimyz à découvrir

Le groupe Dimyz va investir la scène du No Comment à Isoraka ce soir à partir de 20 h. Ce rock band s’aligne dans un rock alternatif ayant déjà à son actif un répertoire assez fourni. Découverte de la scène rock tananarivienne, la formation est déjà une petite pointure dans le microcosme rockéen d’Antsirabe. C’est le moment donc d’ouvrir l’année en beauté pour Dimyz ce soir dans un lieu qui s’apprête à la découverte des révélations du rock.

La musique urbaine au Jao’s Pub

The Kidman, Ziggy, Bla Bla Yon, ce ne sont pas les noms d’un nouveau bonbon ni d’un nouveau soda, mais ce seront les trois artistes qui monteront sur la scène du Jao’s Pub aujourd’hui à partir de 21 h. Au menu, de la musique urbaine et beaucoup de choses à découvrir. Ce sera sans doute l’un des premiers concerts de l’année dans ce haut lieu du divertissement de la capitale. Pour ceux ou celles qui veulent soutenir les jeunes qui montent, le moment est venu.

Un duo de choc au Kifa

Aynah et Jacquinot seront à l’animation chez Kifa à Mahamasina à partir de 18 h 30. Chanteuse, interprète et auteure/compositeure, cette jeune femme est autant à l’aise dans les reprises des tubes des années ’90, nationaux et internationaux, qu’avec ses propres morceaux. Pour une soirée soft et à passer entre amis ou collègues de travail, ce programme semble aller à merveille. Le duo Aynah et Jacquinot n’est plus à présenter.

Maminirina Rado/Anja Randriamahefa/Zo Toniaina/Iss Heridiny

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« Heritage volé » : Les victimes réclament justice

Une propriété sise à Anosibe fait l’objet d’un litige en ce moment, opposant des familles karàna.

En effet, un soupçon lourd pèse sur une dame, qui n’est autre que l’ex-épouse de celui qui a légué ce bien familial, mais aussi la fille de l’ami de la famille, d’avoir détourné cette propriété. Sur ce, la partie adverse a dû recourir à la justice. Plusieurs plaintes ont été déposées à son encontre auprès des services de la police économique, pour abus de biens sociaux, abus de confiance mais aussi obstruction à l’application de décisions de justice. Une investigation a été entreprise par ces limiers de la police. S’il n’y a pas de changement, le dossier serait en fin d’instruction et devrait faire l’objet d’un défèrement dans les prochains jours.

En catimini. Ces derniers temps, l’affaire a pris une autre tournure. Dans l’attente du défèrement, la dame en question serait partie en catimini à l’étranger. « Malgré la procédure imposée par les policiers de limiter les déplacements pendant les phases d’enquête, elle arrive à s’embarquer dans un avion» selon l’explication de l’avocat des plaignants. « Et voilà plusieurs mois maintenant que l’«Heritage volé» fait grand bruit sur les réseaux sociaux. Il a attiré l’attention de tous, non seulement pour son titre évocateur mais aussi et surtout par les réactions aussi diverses que tranchées, qu’il suscite. Comment la succession d’un bâtiment sur un domaine de premier choix situé sur la route d’Anosibe a pu attiser tant de convoitises et de destins brisés ? », selon toujours l’avocat des trois enfants en lutte pour faire valoir leurs droits dans le milieu très fermé des Karana. Et d’ajouter que « pour comprendre l’histoire, tout commence quand le patriarche, décédé en 2012, lègue en héritage à ses trois fils un patrimoine immobilier, à répartir en trois parts égales. Tout paraît simple en somme mais c’est sans compter à l’époque sur un ami de la famille qui s’est approprié illégitimement ce bâtiment familial. La suite n’est que péripéties de lutte d’intérêts et de déchirures pour récupérer la propriété et la jouissance de ce bien ». Quitte à laver les linges sales de la famille devant un tribunal. Bon nombre de personnes, éventuellement celles qui sont concernées, suivent de près cette affaire tout en espérant que justice soit faite.

Yv Sam / m.L

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Explosion à Ampasanimalo : La thèse d’une bombe artisanale est confirmée

S’agit-il vraiment d’un terroriste ?

L’enquête sur une explosion qui a terrorisé les habitants du quartier d’Ampasanimalo le 7 janvier dans la matinée, a porté ses fruits. Ce jour-là, vers 10 heures du matin, deux individus se sont trouvés blessés suite à une forte explosion d’un sac que l’un d’eux transportait pendant qu’ils parcouraient l’axe menant à Tsiadana depuis le Mausolée d’Andrainarivo, en passant à Ampasanimalo. Ces jeunes hommes marchaient lentement sur cette route en pavés quand soudainement l’explosion qui a terrifié tous les quartiers environnants a eu lieu. D’après une habitante d’une maison située juste au bord de la route où s’est produit cet incident, l’écho de cette explosion a fait vibrer sa maison qui est en dur. La déflagration a gravement blessé les deux individus susmentionnés qui ont été transportés d’urgence à l’hôpital militaire de Soavinandriana. Poursuivant l’enquête sur cette affaire, la police a conclu hier, que cet objet était une bombe de fabrication artisanale. Cela a été prouvé suite à l’interrogatoire de l’un de ces individus, le lendemain même de ce drame. Celui-ci aurait avoué que cet engin explosif a été fabriqué par lui-même et son ami. Ce dernier qui suit, jusqu’ici, des soins à l’hôpital à cause de la gravité de ses blessures. Déféré au Parquet hier, le suspect a été placé sous mandat de dépôt à Tsiafahy. Il est à noter que le service des affaires criminelles de la police nationale a pris en charge cette affaire.

T.M.

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Ankadimbahoaka : Un Karana retrouvé mort dans une cour

C’est une découverte macabre qui a eu lieu hier dans la cour d’un bâtiment d’une zone commerciale à Ankadimbahoaka. Le corps sans vie d’un homme gisant par terre a été retrouvé. Il présentait une très grave blessure. Des traces de sang ont été aperçues dans l’immeuble jusqu’à l’endroit où le corps se trouvait, à l’extérieur. L’un des responsables se trouvant dans l’enceinte a avisé les forces de l’ordre pour constater les faits. La police de la brigade criminelle à Anosy s’est rendue sur les lieux et a tout de suite ouvert une enquête. Les policiers se sont adressés aux gardiens de l’immeuble et aux conducteurs des véhicules en tant que premier témoins du meurtre pour obtenir des renseignements sur les bandits. Ils recueillent les éléments pouvant les aider dans l’enquête sur cette mort qualifiée de suspecte. Après quelques heures d’enquête préliminaire, les policiers ont une piste sur les meurtriers. Les témoins ont désigné trois individus. Une opération de filature a été ensuite lancée. Ayant appris que les policiers étaient à leurs trousses, les bandits, munis d’une arme à feu, ont tenté à tout prix de s’échapper. Plusieurs coups de feu de sommation ont été tirés par les forces, mais les bandits ont refusé d’obtempérer. La course-poursuite s’est transformée en échange de tirs entre les policiers et les bandits. Les policiers ont rattrapé à Ankorondrano l’un d’eux. Le mobile du meurtre n’est pas encore connu. On ignore pour l’heure toutes les circonstances qui ont conduit à cet acte horrible. L’enquête confiée à la police de la brigade criminelle est en cours pour déterminer les circonstances exactes de la mort de cet homme. La famille de la victime a interpellé la police pour voir de près le cas. En effet, plusieurs thèses ont été suposées, soit un règlement de compte soit un cambriolage qui a viré en meurtre.

Yv Sam

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Fanofàna fiara : Maty voatsindrona antsy ny mpamily sy ny mpanampy azy

Nivadika ho jiolahy tao anatin’ny fotoana fohy ireto mpanjifa, nanofa ny fiara « sprinter » iray, niala avy Antananarivo, hihazo an’Ambositra. Maty voatsindrona antsy tamin’izany ny mpamilin’ilay fiara sy mpamily iray hafa mpanampy azy, omaly.

Ny hamono ireto roalahy ireto mihitsy angamba no tetik’ireto olon-dratsy tamin’io fotoana io. Raha ny fampitam-baovao voaray avy any an-toerana mantsy dia toa hoe tsy nisy nanombinana na ny vola na ny entana, eny fa na hatramin’ny fiara aza dia navelan’ireo olon-dratsy teo rehefa vita ny nataon’izy ireo. Sivy ireto olon-dratsy ireto, raha ny vaovao hatrany. Ny zava-nisy : niainga teto an-drenivohitra izy ireo. Nanofa fiara « sprinter » iray, manao zotra nasionaly mihazo an’izany faritra izany ary niainga teto izy ireo ny harivan’ny alakamisy teo. Voalazan’ny vaovao fa « nilaza ho mpanao trano any amin’iny faritra iny izy ireo ary toa hoe mbola misy olona hafa raisina aza tao an-drenivohitr’i Vakinankaratra tao ». Nilamina tsara ny dia hatreo, saingy rehefa tonga tao Antsirabe izy ireo dia toa tsy tonga akory ireto olona nandrasana sy voalaza fa ho raisina. Nitohy teo no ho eo ihany araka izany ny dia, hihazo an’Ambositra. Nony tonga teo Andalamahitsy, ao anatin’ny distrikan’Ambositra anefa no nivadika ho biby ireto « mpanjifa », tokony ho tamin’ny efatra ora maraina teo. Satria tsy tahotra tsy henatra fa dia notsatohin’izy ireo ny antsy izay efa tsara afina tany amin’izy ireo izy roalahy mpamily. Niletra lalina ny antsy ho an’ilay lehilahy teo 48 taona teo anoloan’ny familiana ary nahazo taova saro-pady. Tsy nahagiaka akory izy fa dia nifantsitsitra ny rà ary nitolefika, maty tsy tra-drano ity rangahy ity. Nahazo ny anjarany ihany koa ilay mpamily mpanampy azy, saingy tamin’io fotoana io, eny fa na dia naratra mafy vokatr’izay tsindrona antsy izay aza izy dia mbola nisy aina kely ihany. Ireo olona nahatsikaritra ny zava-nisy no nampiantso ireo tomponandraikitry ny filaminana ary niezaka nitondra ity naratra ity tany amin’ny hôpitaly. Indrisy anefa fa ora maromaro taty aoriana dia nitolefika namonjy ilay namany ihany koa ity farany. Eny fa na dia teo aza ny famonjena nataon’ireo mpitsabo. Heverina fa be loatra ny rà very taminy.

Ny somary nahagaga ny rehetra dia tapitra nitsoaka avokoa ireo olon-dratsy rehetra tao anaty fiara, raha vantany vao vita ny asa ratsin’izy ireo. Tamin’ny fahatongavan’ireo mpitandro filaminana teny an-toerana dia efa atifiara nisafolitikin’ ny rà sy ireo roalahy namoy ny ainy sisa no tratra teo. Efa natao teo no ho eo ihany moa ny fitsirihana ny zava-nisy sy ny fanokafana ny fanadihadiana mahakasika ity vono olona feno habibiana ity. Efa mandeha torak’izay ny fikarohana ireo nahavanon-doza. Ny razan’ireto roalahy ireto kosa dia efa nomena ny fianakaviana taorian’ny fitsirihana nataon’ireo tomponandraikitra.

m.L