Les actualités à Madagascar du Jeudi 15 Octobre 2020

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Producteurs de vanille d’Antsohihy : Accès à un marché international équitable et responsable

SAHANALA est une initiative de l’association Fanamby, dont les objectifs sont de soutenir et de renforcer les capacités des communautés locales, en les professionnalisant et en les intégrant au sein d’une fédération suffisamment forte pour faire face aux marchés internationaux. En ce moment, SAHANALA Antsohihy s’est associée à l’entreprise agro-industrielle américaine Archer-Daniels-Midland (ADM), afin de parvenir à un développement durable de la filière vanille et des produits agricoles de la région SOFIA. Les producteurs locaux siègent au conseil d’administration de l’entreprise sociale, puisque cette dernière est fondée sur des principes comme la transparence et le partenariat équitable pour les producteurs. D’ailleurs, les producteurs seraient les acteurs premiers de la chaîne de valeur. L’approche consiste en l’instauration d’un développement durable au sein des communautés paysannes par la valorisation de leurs activités ; mais aussi et surtout, par l’éducation et la sensibilisation à la protection de l’environnement.  « Grâce à SAHANALA, nous, simples paysans et producteurs, avons pu avoir accès à un marché international équitable et responsable. Nous avons également pu nous éduquer sur l’intérêt d’être structuré de manière formelle. Mais encore, comme SAHANALA appartient à ses membres, nous avons pu investir tous les bénéfices dans des actions sociales au niveau de nos localités. Nous avons par exemple pu construire des écoles, des infirmeries, et distribuer des dons alimentaires pour soutenir les producteurs en période de soudure », a expliqué Ligo, président d’association au sein de SAHANALA.  

Visite du président de la République. Nul n’est sans savoir que le président de la République, Andry Nirina Rajoelina, était à Antsohihy pour la célébration du 62ème anniversaire de la Première République. À cette occasion, il a pris le temps de faire une visite du site de production de vanille de SAHANALA à Antsohihy avec sa délégation le 13 octobre dernier. Il a notamment pris connaissance des étapes de production de la vanille, et a rencontré les représentants des producteurs. 

Anja RANDRIAMAHEFA

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Rolly Mercia : Son mandat de dépôt prorogé d’un mois

Deuxième comparution devant le tribunal correctionnel, hier, pour Rolly Mercia. Durant sa plaidoirie, Me Rafidison, qui assure la défense de l’ancien ministre de la Communication, a évoqué un vice de procédure. « Dans la règle normale des choses, le délai de mandat de dépôt de Rolly Mercia sera épuisé le 16 octobre [ndlr : demain]. On est stupéfaits d’apprendre que ce délai a été prorogé d’un mois. Et pourtant, le verdict sera annoncé le 15 octobre [ndlr aujourd’hui] », a-t-il révélé. Durant son intervention, il n’a pas mâché ses mots pour indiquer une machination totalement en dehors du cadre de la loi. « Il n’y a eu aucune notification qui nous a informée de la tenue du jugement [le 12 octobre] relatif à cette prorogation. Nous ne savons même pas quelle instance a pris cette décision, le tribunal correctionnel ou la chambre d’accusation, ou une autre ? », a-t-il insisté dans sa plaidoirie. Dans cette affaire, l’ancien ministre est accusé d’avoir fourni en moyens la manifestation d’Ambohipo, de complicité d’atteinte à la sûreté intérieure de l’État, et de manifestation sans autorisation. Des charges judiciaires qu’il a niées en bloc. « Non, ancien ministre à deux reprises, je ne vais pas me rabattre pour commanditer une manifestation de ce genre. Et d’ailleurs, je ne connais pas ces jeunes, je ne les ai jamais croisés dans ma vie », s’est-t-il défendu. Durant leur audition, trois des manifestants ont déchargé Rolly de l’affaire. Seul le présumé « mercenaire » dénommé Félicien, un gardien qui a perdu sans emploi durant le confinement, l’a pris comme commanditaire de leur acte. Il a changé à plusieurs reprises sa version des faits durant l’audition du tribunal. Devant cet état de fait, l’avocat de Rolly Mercia a riposté en se basant sur le principe de droit « Testis unus, testis nullus », littéralement « témoin unique, témoin nul ». Le parquet, à son tour, ne s’est pas montré clément dans l’affaire, et réclame une peine maximale pour les accusés, sans aucune possibilité de demande de liberté provisoire. Après trois tours d’horloge, la séance a été levée et le tribunal correctionnel a décidé d’annoncer le verdict ce jour.

D.R

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Eddy Ramanirabahoaka diaspora malgache : Madagascar victime de l’ostracisme de l’Etat

Eddy Ramanirabahoaka, diaspora malgache, estime que Madagascar est victime de l’ostracisme de l’Etat.

D’après un membre de la diaspora malgache en France  et du Groupe de Réflexion et   d’Echanges  (GRE), Eddy Ramanirabahoaka, Madagascar a été victime d’ostracisme des dirigeants qui se sont succédé au pouvoir durant les quatre républiques (1958-2020). Il estime que cet ostracisme est marqué surtout par la déficience de volonté politique relative à la continuité de l’Etat. Les différents Présidents de la République  ont banni leurs adversaires politiques dont ils ont redouté la puissance ou l’ambition.

Infrastructures. Ce membre de diaspora malgache a réitéré que les Présidents de la République qui ont gouverné successivement durant  les  60 ans d’indépendance ont laissé des infrastructures et des travaux du développement de Madagascar. Mais le manque de volonté politique pour la dynamisation et l’entretien des acquis a engendré la paupérisation de la population.  Madagascar figure actuellement sur la liste des pays les plus pauvres de la planète. Le KERE dans le Sud persiste encore, malgré la jouissance des malgaches  des quatre différents régimes de la République depuis  sa proclamation  le 14 octobre 1958.

Rôle prépondérant. Il se demande si la structure de la République convient à l’émergence de Madagascar. Pour Eddy Ramanirabahoaka , l’instauration d’un « Etat malagasy » conforme à  l’histoire et à la culture malagasy à la place de « République de Madagascar » s’avère nécessaire. Et lui d’ajouter que le Chef de cet l’Etat malagasy est élu au suffrage universel direct avec un mandat de sept ans, renouvelable une fois. Il représente Madagascar à l’intérieur et à l’extérieur du pays. Mais c’est le Premier ministre qui est le principal Chef  de l’exécutif. Il est élu à l’Assemblée Nationale par son programme. Ce membre de GRE  a fait allusion à la période du Royaume de Madagascar où le  Premier ministre a joué un rôle prépondérant dans le gouvernement, à l’instar du Premier ministre Rainilaiarivony, homme politique malagasy qui a vécu un temps record au pouvoir (plus de 32 ans de règne). Ainsi, Eddy Ramanirabahoaka a martelé que l’émergence de Madagascar dépend de la bonne gouvernance du Premier ministre.

Recueillis par Dominique R.

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Andry Rajoelina a apporté l’énergie solaire à Anahidrano et Antsohihy

14 octobre 2020. Dans le domaine des énergies renouvelables non polluantes, cette date sera à jamais marquée d’une pierre blanche pour la région Sofia, particulièrement pour les localités d’Antsohihy et d’Anahidrano où repose le premier Président de la Première république de Madagascar, Philibert Tsiranana. Rappelons, pour votre culture personnelle, que c’est il y a 62 ans, le 14 octobre 1958 que Madagascar a été proclamée comme étant une république.

Une partie du parc des 2.200 panneaux solaires de la Centrale hybride photovoltaïque-thermique implanté à Bekotrobaka, à proximité d'Antsohihy

Pour en revenir aux énergies renouvelables non polluantes, le Président Andry Rajoelina a effectué deux actions qui mettront Antsohihy et Anahidrano au diapason des Nouvelles technologies de l’Information et de la Communication avec des connexions qui ne seront plus à la merci d’une panne de courant.

Ainsi, le chef de l’Etat a inauguré la Centrale hybride photovoltaïque-thermique implanté à Bekotrobaka. Pour le Président Andry Rajoelina : « Cette centrale produira l’électricité nécessaire à la ville d'Antsohihy et de ses environs. Elle utilise les dernières technologies modernes avec 2.200 panneaux solaires installés dans l'enceinte du site et l'utilisation simultanée de groupes électrogènes qui vont produire 8.500.000 KW par an. L'objectif est de permettre à chaque foyer de pouvoir accéder une électricité moins chère et de manière durable ».

Dans la foulée de cette action… «énergétique», le Président Andry Rajoelina a procédé à la pose de première pierre pour la construction de la Centrale hybride photovoltaïque-thermique pour le village d'Anahidrano cette fois-ci. « Il s’avère important de mettre en place des infrastructures de ce genre. Celle-ci aura des impacts positifs sur la vie de la population de cette localité qui a vu naître et grandir le premier président de la République malagasy », a déclaré le chef d’État.

Comme nous pouvons le lire sur le panneau de présentation, ici la puissance installée sera de 32kW extensible à 4,9MW ; la production annuelle atteindra le 200.000 kW et la date de mise en service de cette Centrale hybride photovoltaïque-thermique à Anahidrano est prévu pour le 15 décembre 2020.

Ces deux actions d"veloppement entrent dans le cadre du « Velirano » n°2 basé sur l’Énergie et l’Eau pour tous.

Jeannot Ramambazafy

Photos : Présidence et Harilala Randrianarison

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Artisanat : Un atelier de traitement de raphia pour la région SOFIA

Certains des équipements installés au sein de l’atelier.

Le Centre régional de l’artisanat malagasy (CERAM) dans la région SOFIA a été doté par le ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, d’un atelier de traitement de raphia permettant de développer cette filière. Cet atelier est composé d’équipements modernes tels que deux grands métiers à tisser, deux imprimantes 3D et un matériel à gravure CNC. « L’objectif vise à développer la production de produits artisanaux à base de raphia, tant en quantité qu’en qualité. Des actions de professionnalisation de ce métier seront en même temps renforcées dans cette région à forte potentialité en raphia », a expliqué le ministre de tutelle, Lantosoa Rakotomalala, lors de la remise officielle de ces équipements servant à traiter cette matière première. 

Satisfaire la demande. Compte tenu de son envergure dans le secteur artisanal, le raphia figure parmi les filières prioritaires au sein de son département. Il faut savoir également que ces équipements modernes permetteront d’effectuer une certaine forme d’automatisation au sein de cet atelier. Le but de ce soutien matériel et technique des artisans se spécialisant dans la transformation de raphia consiste à renforcer leur capacité pour pouvoir satisfaire la demande sur le marché international, pour ne citer que le marché du COMESA, tout en promouvant le savoir-faire et la culture malgaches dans ce domaine. Une vingtaine de femmes artisanes sont les premières bénéficiaires de cet atelier, étant donné que le ministère de tutelle promeut l’entrepreneuriat au féminin. « Cependant, l’accès à l’atelier est ouvert aux associations d’artisans qui manifestent leur intérêt à rejoindre cette vision d’établir une qualité supérieure du raphia », a conclu le ministre de tutelle. 

Navalona R.

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Affaire Jaovato : Le gel des comptes bancaires levé hier par la Cour d’Appel

L’ancien député Jean Pierre Laisoa sort vainqueur dans un procès qui l’oppose à un autre opérateur de la filière bois concernant une prétendue vente de bois de rose de près de 1 600 000 000 ariary. 

L’ex-député Jean Pierre Laisoa, a obtenu gain de cause auprès de la Cour d’appel d’Antananarivo sur une affaire qui l’oppose à B.C.C, une autre personnalité connue dans la filière bois précieux. Cette cour a confirmé, hier, la mainlevée concernant la saisie sur les comptes bancaires, biens et mobiliers de Jaovato. En première instance, le tribunal a déjà prononcé cette mainlevée et a rejeté la demande de gel des avoirs de l’ancien député fournie par B.C.C. Ce dernier reproche à Jaovato d’avoir manqué le paiement d’une livraison de cargaisons de bois de rose d’une valeur estimée à 1 585 408 000 ariary. L’opération, qui aurait eu lieu en novembre 2012 et avril 2013 selon B.C.C, est niée par l’ancien député et lui a valu des procès.

Documents. Mais jusqu’ici, Jean Pierre Laisoa, obtient gain de cause auprès des juridictions compétentes face à la détermination de l’autre camp. Par deux fois B.C.C a perdu son procès contre l’ancien élu de la région de SAVA. Jaovato a affirmé devant le tribunal qu’il n’a jamais fait affaire avec cet opérateur d’origine indienne. Et les différents documents justifiant la transaction semblent inexistants. Le camp de B.C.C n’est pas en mesure, semble-t-il, de présenter ni facture, ni justificatif de transport, ni encore justificatif de paiement de taxes et redevances à l’Etat pour l’exploitation de bois de rose. Alors que ce dernier a affirmé devant le tribunal via sa requête en date du 07 août 2020 qu’il a livré l’équivalent des milliers de bois de rose en 2012 et 2013. Seulement durant cette période, la vente, le transport des bois de rose sont formellement interdits par l’ordonnance 2011-001 du 08 août 2011.

Trafic. Ce que B.C.C a donc confirmé ressemble beaucoup à un trafic. Et l’origine des bois précieux qu’il a confirmé avoir vendu, suscite en effet, des questionnements. D’où viennent-ils ? B.C.C a-t-il puisé dans son propre stock de bois de rose ou, plutôt, les bois qu’il affirme avoir vendu proviennent-ils de ceux des autres ? En tout cas, B.C.C avait déclaré au ministère de l’Environnement et des Forêts, en septembre 2011, un stock de 11 971 rondins et 5 028 plaquettes de bois de rose dans son magasin à Antalaha. Cette affaire ne doit pas laisser indifférentes les autorités compétentes qui veulent lutter contre le pillage des ressources naturelles du pays. Mais elle devrait également interpeller les organisations de la société civile qui militent pour la défense de l’environnement.

Rija R.

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Madagasikara Fahasalamana ho an’ny daholobe : any Betafo, Andohasana sy Vohipeno ny fotoana

Ny volana mars 2020 no nanatanterahana ny hetsika Diaben’ny Fahasalamana, izay tao anatin’ny fanamarihana ny Andro ny Vehivavy ary niarahana tamin’ny minisitera ny Mponina.

Nahitana fahombiazana izany satria maro ireo olona liana ka namonjy toerana izay nijanonan’ny fiara hari-fomba misy ireo fitaovana ara-pahasalamana. nizaha ny toem-pahasalamany. Notohizana io hetsika Diaben’ny Fahasalamana ity ary nomena ny anarana hoe «Tolotra ara-pahasalamana manakaiky vahoaka» nanomboka ny 15 Oktobra 2010.

Izy ity dia iarahana amin’ny sampan-draharaha misahana ny sosialy eo anivon’ny fiadidian’ny Repoblika. Eo ihany koa ireo vondrona samihafa izay misahana ny fahasalamana toy : MARIE STOPES, PEUPLE JAPONAIS, SE CNLS, OMS, WISH TO ACTION, MADAGASCAR, IPPF/FISA, IECD IMRA, LIONS SIGHT FIRST MADAGASCAR, SALFA, MAHITA, TETIK’ASA MAHENO, INIBSA DENTAL, WORLD DIABETES FOUNDATION, AMADIA, OPERATION FISTULA, ASOS…

Fiara hari-fomba misy ireo fitaovana ara-pahasalamana miisa dimy no iara-dia amin’ity hetsika faharoa ity, izay hanatona bebe kokoa ny mponina. Faritra telo no handalovany dia :

- any amin’ny kaominina Betafo ao anatin’ny Faritra Vakinakaratra ny 16 Oktobra 2020 ;

- any amin’ny kaominina Alakamisy Ambohimaha fokontany Andohasana Ambalakely, ao anatin’ny Faritra Matsiatra Ambony, ny 19 Oktobra 2020 ;

- any amin’ny kaominina Vohipeno, ao anatin’ny Faritra Vatovavy Fitovinany, ny 21 Oktobra 2020.

Mandritra ny fandalovan’ny Diaben’ny Fahasalamana any amin’ireo faritra ireo dia afaka mizaha ny toe-pahasalamany ny mponina. toy ny fitiliana diabeta, ny maso sy sofina, ny fandrindram-piterahana, ny fitiliana katarakta, ny fanomezan-drà maimaimpoana, ny fitiliana tazomoka, ny torohevitra momba ny tsifanjariana ara-tsakafo, ny fanaovana échographie, ny fijerena ny tosi-drà, ny fanaovana vaksiny, ny fitiliana ny homamiadan’ny tranon-jaza, ny fanalana sy fitsaboana nify. Ankoatra ireo dia hisy ihany koa ny torohevitra mikasika ny herisetra mianjady amin’ny vehivavy.

Andry Rakotonirainy

Sary UNFPA

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Karine manara-penitraSao dia adino tanteraka ?

Dimy volana sy herinandro anio ny 08 aprily, nanambaran’ny Filoham-pirenena Andry Rajoelina hanaovana ilay « digitalisation » karazana fanisam-bahoaka sy fanangonana anatontan-kevitra mikasika ny fiainam-bahoaka nambara fa hovitaina ao anatin’ny folo andro.

 

Tamin’io no nilazana fa hizarana « carte magnétique » ny vahoaka, ka hatomboka tamin’ireo toerana nihiboka dia Analamanga, Antsinanana, Matsiatra ambony izany. Mandrak’androany tsisy na inona na inona ! Nitohy tamin’ny hanaovana karine misy « code barre » ny 09 aogositra, niova ho « QR Code » indray ny 23 aogositra satria diso ilay voambolana tamin’ny voalohany, ka nolazaina fa 15 andro indray no hanaovana izany, kinanjo tsy nisy vokany. Lojika, raha betsaka ny fampanantenana, fa kely ny tanteraka. Mailaka amin’ny fampanantenana, fa saika baraingo ny ankamaroan’ny hoenti-manana sy paikady hanatanterahana azy, ka zary sokajian’ny olona ho fampiesonana avy eo. Inona anefa no nanakana raha mba natao ny paikady hoe ireto boriborintany na kaominina ireto aloha no atao modely hisantarana azy dia asiana isa sy tarehimarika ary tetiandro mazava ? Toa mandeha amin’ny kitaitaitra, ka miovaova eny an-dalàna ny zavatra hatao, arakaraka ny zava-misy. Ny fampanantenana mitosaka ihany kanefa ny eo tsy vita, hany ka adino ny ankamaroany. Tokony zavatra hafa no atao kanefa misisika amina zavatra hafa mihitsy indraindray dia mazava ho azy na mitarazoka be , na tsy vita hatramin’ny farany ilay tetikasa na dia hita fa mety aza.

Toky R

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Mila mpanangana

Maromaro ihany izay mpanao politika sy mpitondra fanjakana teo aloha nanambara ny mbola tsy fitsanganan’ny firenena Malagasy izay.

 Tsy izy ireny ihany fa ny ankamaroan’ny manam-pahaizana toy ny mpahaifiarahamonina sy mpahaiolona dia saika heno ho nanamafy izany avokoa. Araka izany dia anarany fotsiny izany hatreto aloha izany atao hoe firenena Malagasy izany saingy ilay fototra maha firenena ny firenena dia mbola mila mpanangana azy. Efa mahaleotena tokoa ve ity Madagasikara ity na eo amin’ny lafiny toekarena io na eo amin’ny lafiny sosialy, eny, hatramin’ny lafin’ny kolontsaina sy politika? Azo antoka fa tsia no valiny matoa mbola anaty fahantrana lalina toy izao isika. Tsy vitan’izay fotsiny fa mbola mijotso manenjika ny laharana ariana indrindra ihany koa. Asa izay afaka hanamarina fa efa nisy firenena na fanjakana, araka izay fomba ilazana azy, nahazo ny fiandrianany vokatry ny fihetsiketsehana, mba tsy hilazana hoe werawera, sy teny am-panidinana fotsiny saingy tsy hita avy eo ny fanatanterahana azy. Mirirarira fotsiny ary hila ho tsy ahitan-teny mihitsy ankehitriny ny fitondram-panjakana, indrindra moa, ny filoham-pirenena mikasika ny fitakiana ireo nosy Malagasy. Isan’ny soatoavina tsy misy manana ankoatra antsika izany Fihavanana izany saingy na ny avy eo anivon’ny komity napetraka hamerina azy aza miaiky fa miha very izy io. Ity komity ity izay miady ankehitriny ny hametrahana izany ho isan’ireo vakom-pirenena ka hatramin’ny vakoka iraisam-pirenena saingy etsy ankilany anefa ireo mpitondra iriana itarika azy io toa vao mainka te hanome hafatra an-kolaka izany fa mbola hanohy ny fifanenjehana eto amin’ity firenena ity? Tsy hita tamin’ny fotoana nanandratana ny rain’ny demokrasia ny filoham-pirenena sy ny praiminisitra. Na ny tanan-kavanan’ilay nametrahana fatsiarovana aza nanavan-tena tsy hiray seza tamin’ireo solontenam-panjakana tonga teo Ambohijatovo. Asa hoe rahoviana aloha vao hisy fahagagana fa mila mpanangana avokoa ireo endrika faharavana.

J. Mirija

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Sakoroka tao amin’ny “bar”Matin’ireo mpirevy ilay zandary nandamina

Zandary iray manana galona “Adjudant chef” miasa ao amin'ny Vondron-tobim-pileovana Vakinankaratra no namoy ny ainy vokatry ny ratra sy vono nahazo azy ny alin'ny talata 13 oktobra 2020.

 

Mifanila trano amin'ny rahalahiny izay manao bar/karaoke ao Mahazoarivo izy. Tokony ho tamin'ny 10 ora alina dia nisy tovolahy maromaro, mamo ary nanakorontana tao amin'ny “bar” an'ity rahalahiny ity. Nifampitarika taty ivelan'ny “bar” ireto andiana tovolahy niady ary tonga hatreo am-baravaran'ity zandary. Noho ny fiarovana ny ain'ity rahalahiny sy amin'ny maha mpitandro filaminana azy dia voatery niditra an-tsehatra nandrava ny ady izy, kinanjo izy indray no nanamparan'ireo zatovo novonoina. Vely tavoahangy sy daroka no nahazo azy ka nahavaky ny handriny sy ny fihirifany. Nantsoina ny polisy manao fisafoana amin'ny alina ka mbola tao anatin'ny ady no nisamborana ireo zatovo. Nentina haingana teny amin'ny hopitaly ilay zandary saingy tsy tana ny ainy noho ny maraina ny andro. Namela mpitondra tena sy kamboty mianadahy Ratompokolahy. Enina no efa voasambotra hatreto ary heverina ho mbola nisy namany hafa nahavanona ny loza. Eo am-panaovana fanadihadiana ny zandary Andranomadio izay miara-misalahy amin'ny rantsamangaikan'ny Sampam-pikarohana ny heloka bevava (GAPJ) eto Vakinankaratra. Ny Zandarimaria dia tsy handefitra amin'ny fandatsahana aina ny olony indrindra fa eo am-panaovana ny adidiny satria na tsy manao fanamiana aza izy ireo dia zandary hatrany, hoy ny eo anivon’ny zandarimariam-pirenena.

Toky R

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Volana Andramena nifanolananaNahazo rariny tamin’ny fitsarana i Jaovato

Nivoaka mpandresy nanoloana ilay karana Bezokiny Christian Claude i Laisoa Jean Pierre na « Jaovato », araka ny didy navoakan’ny Fitsarana ambony na « Cour d’appel » eto Antananarivo omaly 14 oktobra.

Raha hiverenana ny tantara, nolazainy fa tsy nandoa ny vidina andramena na boaderozy mitentina 1 585 408 000Ar nambarany fa efa voarain’i Jaovato ny volana novambra 2012 sy aprily 2013 i Jaovato no anton’ny fitoriana, ary fahazoan-dàlana efa tamin’ny taona 2007 no nahafahany nitrandraka ireo boaderozy ambarany fa tsy voaloa vola kanefa efa noraisin’i Jaovato. Ity farany izay nanda hatramin’ny farany fa tsy nifampiraharaha velively tamin’io karana io. Nanamafy ny tapaky ny Fitsarana ambaratonga voalohany ny 19 septambra teo nampiato ny fanagiazana ny kaontin’i Jaovato any amin’ny banky, fanana sy trano aryy fiaran’ity depioten’Antalaha teo aloha ity taorian’ny fampiakarana nataony ny Fitsarana ambony. Nampiakatra ny raharaha indray i Bezokiny Christian Claude ny 30 septambra, ka nisy ny fitsarana ny 7 oktobra teo, izay nivaly omaly saingy io mbola resy io ihany ity karana ity.

NAMATO-TENA

Raha ny lalàna, efa noraran'ny didy hitsivolana 2011-001 ny 08 aogositra 2011 fa mampigadra 2-5 taona an-tranomaizina ny famarotana na fitaterana izany hazo saro-bidy izany, ary tsy maintsy natao ny fanambarana tahiry, ka ny 07 septambra 2011, dia 11 971 bolabola sy 5 028 efa voatetika ny boaderozin’io karana io. Taty amin’ny 2012-2013 nilaza fa nitatitra sy nivarotra. Samy monina ao Antalaha ny roa tonta, saingy taty Antananarivo no nandeha ny fitoriana. Voalaza fa tsy ao Antalaha intsony ny tahirina andramena 11 971 bolabola sy 5 028 efa voatetika an’I Bezokiny, fa najavona. Ahiana ho fiarovan-tena amin’ny fanjavonan’ireo no nitoriana an’I Jaovato, ary tsy izy irery fa misy mpandraharaha telo hafa, raha ny vaovao azo. Nankaiza marina ny boaderozin’io karana io? Andrasana ny fidirana an-tsehatry ny minisiteran’ny tontolo iainana, Zandarimariam-pirenena, ny Fitsarana miady amin'ny kolikoly, ny Fitsarana manokana momba ny andramena, ny Bianco, ny Samifin,… Voalaza fa tsy nandoa hetra ara-dalàna tamin’ny fitrandrahana andramena io karana io, ary fahazoan-dalàna lany andro tamin’ny 2007 no nampiasainy.

Toky R

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Mpanolotsaina manohitra ny tsy rariny ‘’Tsy ekenay ny famarotana an’Antananarivo”

Lavinay 3 mianadahy izay mijoro eto ny famarotana an’Antananarivo, hoy ireo isan’ny mpanolotsaina mpanohitra eo anivon’ny kaominin’Antananarivo renivohitra avy amin’ny vondrona politika Komba sy IRK tetsy amin’ny restaurant Tsiky Ambohijatovo omaly.

 

Misy mizana tsindrian’ila ary miova foana ny fitondrana ny raharaha arakaraky ny zava-misy. Ny fanontaniana napetraka anay omaly (TTF: ny talata teo) izao dia hoe ekentsika ve ny fanarenana ny tsenan’i Behoririka izay noravaina teo aloha ka ovana hisy rihana 4. Rehefa novakiana anefa ny taratasy dia hita ho misy fifanarahana am-pitaka ao izay milaza fivarotana ampahan-tany ao Manohitompoina sy ny ampahan-tany antsoina hoe “Angel 2” eny Tanjombato, ohatra. Namidy tanteraka amin’olona antsoina hoe Assanaly Hervé ireo ampahan-tany ireo, hoy izy ireo. Efa nobodoin’ireo olona ireo an-taonany maro ireo, hoy ny fanazavana azonay, fa nanaiky hono ireo olona ireo, ankoatry ny vola vidin’ilay tany, 260.000 ariary ho an’ny etsy Anosizato ary 430.000 ariary isaky ny metatra tora-droa ho an’ny eny Tanjombato. Miantso ny vahoakan’Antananarivo hanampy azy ireo amin’ny alalan’ny fandinihana solontena miara, toy ny mpahay lalàna, ohatra, sy amin’ny alalan’ny fanaovana tsipaipaika, noho izany ireto mpanolotsaina mpanohitra ireto. Andrasan’izy ireo ihany koa, raha ny fampahafantarana nataon’izy ireo omaly ny hevitry ny avy eo anivon’ny mpanolotsain’ny antoko politika Tiako I Madagasikara.

J. Mirija

 

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Ministeran’ny fampianarana teknikaHijery manokana ireo tsy mianatra kanefa manana traikefa

Hijery manokana ireo olona tsy dia afaka firy tamin’ny fianarana nefa manana traikefa sy efa niasa ny Ministeran’ny Fampianarana teknika sy ny fanofanana arak’asa.

 

Ao anatin’ny fanatanterahana ilay tetikasa manome lanja ny fahaiza-manaon’ny olona iray sy ny traikefa hananany no hanatanterahana izany na ilay antsoina hoe : “validation des acquis de l’expérience”. Hojerena ao anatin’ny fandaharan’asa vaovao ity ny traikefa hananan’izy ireny izay hohatevenina hoy ny Ministra Tsikel’Iankina Ernest. Omena diplaoma izy ireo aorian’ny fiofanana hatrehiny ka ny tanjona dia ny mba hahafahana mampihena na manafoana mihitsy ny tahan’ny tsy fananan’asa eto amintsika, indrindra fa ho an’ireo tanora. Eto Antananarivo, Mahajanga ary Fianarantsoa no hatao fitaratra izay marihina fa mbola hitohy any amin’ny faritra hafa.

Pati

 

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Jiolahy tsy mety fayVao nivoaka ny fonja dia tratra nanendaka indray

Tovolahy iray 24 taona no nosamborin’ny polisy SAG eny Anosy ny alatsinainy teo. Raha araka ny fantatra dia nanendaka tovovavy iray handeha hividy fitaovam-pianarana izy io ny 10 oktobra lasa teo teny amin’ny pavillon Analakely.

 

Nanaraka azy avy any aoriana io tovolahy io no sady nisintona ny kitapokely teny aminy. Lasan’ity mpanendaka ity tamin’izany ilay kitapo izay nifampisintonan’izy ireo .Zavatra maromaro no tao anatiny toy ny vola, finday, izay mitenti-bidy 1.200.000Ar sy kara-panondro ka nitory ilay tovovavy. Ny 12 oktobra teo dia nisy polisy nanao fanamiana sivily manara-maso teny Analakely sy ny manodidina ka tamin’izany indrindra no nifanehitra tamin’ilay tovovavy voaendaka ilay lehilahy nanendaka azy. Noraisim-potsiny ity farany noho izany. Fantatra tamin’izany tokoa fa izy no nisintona ny sac-n’ilay tovovavy teny amin’ny pavillon Analakely. Efa mpamerin-keloka moa ity lehilahy ity ary vao nivoaka ny fonja vao haingana noho ny resaka fanendahana hatrany. Natolotra ny fampanoavana ny afak’omaly ny lehilahy ary naiditra am-ponja vonjimaika.

Pati

 

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Fitandroana ny filaminanaHanatsara ny fomba fiasa ny aoToliara

Manomboka mihetsiketsika avokoa ireo kaominina an-tanan-dehibe amin` ny fanamafisana ny ady amin` ny tsy fandriampahalemana.

 

 Taorian` ny Kaominina Antananarivo Renivohitra sy Kaominina ambonivohitry Toamasina dia ny kaominina ambonivohitry Toliara indray no manomakomana amin` ny fanatsarana ny asan` ireo polisy monisipaly amin’ny fitandroana ny filaminana. Noho ny fiarahamiasa eo amin` ity kaominina ity sy ny mpiara-miombon`antoka aminy dia nahazo fanamiana vaovao ireo polisy monisipaly miisa 51 avy amin` ny orinasa misahana ny fiambehana VIGIE. Raha ny fantatra ihany koa fa afaka hanohy ny fanazaran-tenany amina trano fikotranana ihany koa izy ireo atsy ho atsy. Izany dia hahafahan` izy ireo hahatontosa ny asany amin'ny fitandroana ny filaminana sy ny fandaminana ny tanàna.

Marigny A.

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Fanafihana teny Avaratr’AntanimoraNalefa eny Tsiafahy avokoa ireo jiolahy tratra

Lehilahy miisa 02 no nosamborin’ny polisy miasa ao amin’ny BC4 Anosy . Ny iray tany Toamasina tamin’ny 08 oktobra teo raha teny Ankorondrano ny iray tamin’ny 10 oktobra.

 

Resaka fanafihana mitam-piadiana no nanenjehana azy ireo. Raha tsiahivina kely ny tantara dia nisy tokantrano iray niharan’ny fanafihana teny Avaratr’Antanimora ny 07 oktobra teo. Olona mpanao volamena no voatafika tamin’izany ary nampiasa fitaovam-piadiana mahery vaika ireo mpanafika. Araka ny fantatra dia miisa sivy ireo mpanao fanafihana ka ny valo no niditra tao amin’ilay tokantrano raha nijanona teny ivelany kosa ny iray. Lasan’ireo mpanafika nandritra izany ny vola maromaro izay tsy fantatra ny teti-bidiny. Ny faraparan’ny volana aogositra teo dia efa-dahy no voasambotry ny Polisin’ny BC Anosy izay tena nandray anjara tamin’io fanafihana niseho ny 07 aogositra io .Taorian’ny fanadihadiana natao dia natolotra ny Fampanoavana izy ireo ary naiditra am-ponja vonjy maika eny Tsiafahy. Nitohy hatrany ny fikarohana ka ny voalohandohan’ny volana septambra teo indray no voasambotry ny Polisin’ny BC4 ny roalahy hafa ka teny Ivato no nahasamborana ny iray raha tany Mahajanga kosa ny iray hafa. Taorian’ny fanadihadiana natao dia naiditra am-ponja vonjy maika eny Tsiafahy hatrany izy ireo. Ny 02 oktobra dia nampanantsoin’ ny mpitandro ny filaminana ny iray izay tena ati-doha nikotrika sy topo-kevitra mikasika ilay fanafihana. Ity farany moa no nijanona teny ivelany nandritra ny fanatanterahana ilay asa ratsy. Taorian’ny fanolorana ny fampanoavana azy dia naiditra am-ponja vonjy maika eny Tsiafahy ihany koa izy. Rehefa nahazo delegation judiciaire avy any amin’ny fitsarana ny polisin’ny BC4 dia nikaroka hatrany ireo mpanao ratsy ka roalahy indray no tratra ; ny iray voalohany voasambotra ny 08 oktobra tany Toamasina raha voasambotra tetsy Ankorondrano kosa ny iray hafa ny 10 oktobra teo. Izy roalahy ireto dia anisan’ny niditra tao an-trano ihany koa. 26 ka hatramin’ny 33 ny sala-taonan’izy ireo. Taorian’ny nanolorana azy roalahy fampanoavana ny 12 oktobra teo dia naiditra am-ponja vonjy maika eny Tsiafahy ihany koa izy ireo.

Pati

 

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E-AriaryManao antso tolo-biby ny Banky Foibe

Ho fiantohana ny fiandrianan` ny vola ariary sy hanatratrarana ny tanjona apetraka amin`ny fampidirana vola no antom-piasian` ny tetikasa e-Ariary.

Natao ity programa ity mba ho fiarovana ny sandam-bola Malagasy, hifehy ny fiparitahan` ny vola amin` ny firenen-kafa (circulation fiduciaire), hiaro sy hanamafy ny atao hoe “système national de paiement”, araka ny fampitam-baovao avy amin` ny Banky Foiben’i Madagasikara (BFM). Ny tetik'asa dia mikendry ny hametraka amin'ny besinimaro, ankoatry ny taratasim-bola, ny fomba fandoavam-bola azo antoka, mora ampiharina, azon` ny rehetra, sy hampitovy lanja ny faritra rehetra, ary maneho ny tombony atolotry ny vahaolana fandoavam-bola tsy miankina, no sady misitraka ny fifehezana sy fanaraha-maso amin` ny « autorité monétaire ».Manoloana izany, nandefa antso tolo-bidy ho an' izay orinasa na “consortium” hisahana ny fifanarahana amin'ny tetikasa "e-Ariary" ny BFM.

Marigny A.

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FitsaboanaTsy re intsony ny Gélule CVO+

Tamin’ny 2 oktobra lasa teo no nitokanana ny ozinina mpamokatra fanafody Pharmalagasy eny Tanjombato. Hamokatra karazana fanafody 13 isa ao anatin’ny telo taona ny fanambin’ny fitondram-panjakana, fa ny gélule CVO+ no nisantarana izany.

 

 Nandritra io fotoana io no nampahafantarina tamin’ny fomba ofisialy ny fivoahan’ny CVO+, izay tsy nisy resaka hitsaboana ny covid-19 ny kabarin’ny filoham-pirenena Andry Rajoelina tamin’io. Hatreto, tsy re firy ny akon’ny fampiasana sy ny famarotana azy io. Nihena ny trangana coronavirus, izay efa latsaky ny 400 sisa ny olona manaraka fitsaboana, raha ny tatitra ny talata lasa teo. 22 500 isa-minitra 1 350 000 isan’ora ny hafainganan’ny milina mamokatra ny « gélule », ka ao anatin’ny 13 andro dia afaka mahavita ny Filan’ny Malagasy kajiana ambony ho 30 tapitrisa, raha samy mihinana 3 avy ao anatin’ny 5 andro. Teo amin’ny 1000 ny mbola nanaraka fitsamboana tamin’ny fotoana nivoahan’io fanafody io, izany hoe tsy ho lany amin’ny tsena anatiny velively izay vokarina. Efa nampiasaina nitsaboana ireo mararin’ny covid-19 ve? Iza no hanjifa azy? Ohatrinona ny sandan’ny famokarana sy ny hivarotana azy? Mbola baraingo mandrak’androany ny vola nentina nananganana ilay ozinina na ny mpiara-miombon’antoka ao aminy. Sao sanatria vokarina fahatany ka na misy manjifa na tsia dia efa misy vola nomanin’ny fanjakana hividianana izay vokatra? Sao endrika fandoarana volam-panjakana ho an’ny anaty kitapom-bolan’ny akamakama na fianankaviana?

Toky R

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Taom-pianarana 2020-2021Oktobra hatramin’ny jolay

Raha miditra anio alakamisy 15 oktobra ireo mpampianatra eny anivon’ny sekolim-panjakana rehetra manerana ny Nosy dia ny 26 Oktobra ho avy izao

kosa no hanomboka handia ny varavaran-tsekoly ny mpianatra rehetra manomboka any amin’ny taona voalohany ka hatrany amin’ny kilasy famaranana. Ny 30 Jolay taona 2021 no hifarana tanteraka ity taom-pianarana 2020-2021 ity raha araka ny fanazavan’ny tale misahana ny pedagojika eo anivon’ny Ministeran’ny Fanabeazam-pirenena, araka ny didim-panjakana laharana 21.864 natao tamin’ny 07 oktobra. Hizara telo mazava tsara ny tetiandrom-pampianarana mandritra ity taom-pianarana vaovao ity raha araka ny fanazavany. Ny voalohany hanomboka ny 26 oktobra hifarana ny 18 desambra taona 2020 ho avy izao. Ny faharoa, hosantarina amin’ny 04 janoary ary hifarana ny 02 aprily taona 2021 raha hanomboka ny 20 aprily kosa ny tetiandrom-pampianarana fahatelo sady farany hifarana ny 30 jolay taona 2021. Nomarihin’ity tale iray ity moa fa tsara sy nahafa-po ny vokatra azon’ny Ministeran’ny Fanabeazam-pirenena tamin’ity taona 2020 ity. Ho an’ny fanadinana BEPC ohatra dia nahatratra 49,28 % ny taham-pahafaham-panadinana izany hoe : 150.000 tamin’ireo mpiadina 320.000 isa no afaka soa aman-tsara raha 31,78 % tamin’ny taon-dasa. Mialohan’io datin’ny 26 oktobra io anefa dia hisy ny famendrahana ranom-panafody ny efitranon-tsekoly rehetra arahin’ny asa fanadiovana ny manodidina.

 Pati

 

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Tiana Randrianasolo Arimino“Mila ahetsika hampandroso firenena ny Fiangonana”

Nisokatra omaly tetsy amin’ny Le Pavé Antaninarenina ny fanangonana ny atao hoe Harambaton-kevitra noho ny faha 62 taonan’ny repoblika Malagasy, izay haharitra 10 herinandro, ary hanorenana ny faha 100 taonan’ny firenena malagasy.

 

Tiana efa napetraka tamin’ny 62 taona lasa raha teraka ny repoblika Malagasy dia mba ho repoblika miankina amin’Andriamanitra, hoy ny mpandrindra nasionalin’ny Hetsika fampiraisana Kristianina ho an’ny firenena, Tiana Randrianasolo Arimino.Ny olona no harena voalohany rehefa miresaka fampandrosoana ny ekonomia isika. Rehefa miresaka ara-panahy kosa ka voaova ny ao anaty dia betsaka ny zavatra miova ary mitarika fampandrosoana haingana ny firenena. Meteza amin’ny fanavaozana ny saina hoe manala ho azy ny atao hoe fitiavan-tena ny dikan’ny hoe fitiavana. Raha miteny isika hoe “Ny fitiavana no lehibe indrindra.”, inona no handikantsika izay eo amin’ny fiainantsika hatreto? Inona no tokony atao? Ahoana no tsy hahatsapantsika ny harena omen’ny Tompo antsika dia satria mila asongadina hoe harena be ny soatoavina hananan’ny Kristianina. Na ny Bianco aza raha zaraina 10 ny tetibolany hiadian’ny fiangonana tsirairay amin’ny kolikoly dia hisy vokany. Raha ny atsasa-manilan’ny Kristianina fotsiny no miady amin’ny doro tanety dia tadidio fa ny fiangonana miparitaka lavitra noho ny fokontany. Raha tiana ny hampandroso ny firenena dia mila ahetsika ny fiangonana, hoy hatrany ny HFKF izay tompon’antoka amin’izao hetsika izao.

J. Mirija

Legende: Tiana Randrianasolo Arimino

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AntsohihyHahazo tobim-pamokarana herinaratra « hybride »

Mandroso ny fanarenana ny orinasa JIRAMA. Tafiditra ao anatin’izany ny fametrahana tobim-pamokarana herinaratra azo avy amin’ny Angovo azo havaozina sy ny fampiasana solika.

Notokanan’ny Filoham-pirenena Andry Rajoelina, omaly ny tobim-pamokarana herinaratra azo avy amin’ny fifanampian’ny masoandro sy ny solika na « hybride » ao Antsohihy, izay fiaraha-miasan’ny JIRAMA sy ny orinasa FirstEnergy. Hamokatra herinaratra 1,3 ka hatramin’ny 4,9 MW ity tobim-pamokarana herinaratra « hybride » ao Bekitrobaka Antsohihy ity ary tokantrano maherin’ny 3000 no hisitraka izany mivantana. Azo eritreretina arak’izany ny hanitarana ny tambazotra mpamatsy herinaratry ny JIRAMA. Ankoatra ny ao Bekitrobaka dia napetraka omaly ihany koa ny vato fototra hanorenana ny tobim-pamokarana herinaratra azo avy amin’ny fifanampian’ny masoandro sy ny solika ao Anahidrano. Hamokatra 32KW ka hatramin’ny 4,9MW ity tobim-pamokarana vaovao ao Anahidrano ity izay vinavinaina ho vita amin’ny volana Desambra ho avy izao ka hisitraka izany ny tokantrano miisa 65 mpanjifan’ ny JIRAMA. Tombony amin’ny fampiasana ny herinaratra azo avy amin’ny fifanampian’ny masoandro sy ny solika ny fihenan’ny mason-karenan’ny famokarana herinaratra satria ny masoandro no hamokatra sy hamatsy amin’ny atoandro ary ny solika kosa ny alina. Ankoatra an’Antsohihy sy Anahidrano dia isan’ny hisitraka izao tetikasa izao ihany koa ny any amin’ny distrikan’i Mananara, Ambilobe, Marovoay, Nosy-Be, Sainte-Marie ary Ambanja.

Pati

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Ranesa Firiana “Rariny raha vitsivitsy ny kandida”

Vitsy ny antoko politika miroso amin’ny fandraisana anjara amin’ny fifidianana amin’ny alalan’ny fametrahana taratasy filatsahan-kofidiana, hoy ny mpahay lalana, Ranesa Firiana, raha naneho ny fahitan’ny fahavitsian’ny dosien’ireo mpilatsaka ho loholona hatreto.

 

Ny antony dia tsy nandray andraikitra ireo antoko politika eto Madagasikara sy nahatontosa ireo adidy napetraka amin’ny mpanao politika sy antoko politika izay voalazan’ny lalana sy ireo fitsipika ankapobeny fantatra momba ny raharaha politika izany dia ny hoe mijoro sy hasaina handray anjara amin’ny fitantanana ny raharaham-pirenena ny antoko. Asaina handray andraikitra eto amin’ny firenena indrindra amin’ny alalan’ny fandraisana anjara amin’ny fifidianana amin’ny alalan’ny fandrotsahana olona ho fidiana. Tsy nanao izay ny ankamaroany nefa ny fifidianana loholona dia ireo mpifidy vaventy, izany hoe, olom-boafidy dia ny mpanolontsain’ny tanana sy ny ben’ny tanana isan-karazany no lasa mpifidy. Rariny raha vitsivitsy no mandray anjara satria izay antoko efa nandray anjara tamin’ny fifidianana ihany, manana olona hifidy azy, mety hifidy ny olona natolony no vonona handray anjara amin’izany fa raha antoko politika tsy manana ben’ny tanana na mpanolontsain’ny tanana na iray aza dia efa fantatra fa tsy ahazo vahana mihitsy ao anatin’izany fifidianana izany, hoy hatrany ny tenany.

J. Mirija

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Raharaham-pirenenaMaro ireo zavatra tsy fantatry ny vahoaka

Hita izao fa manao letrezana ny fitondrana hanatanterahana ny fifidianana loholona amin’ny desambra, hoy ny depiote Alain Ratsimbazafy

. Mazava ny an’ny antoko politika Tiako I Madagasikara izay misy ny tenanay, hoy izy, izay mahita fa tsy manaraka ny lalàna mifehy ny fifidianana izany. Efa maro ny fanazavanay sy ireo antoko mpanohitra mitovy hevitra aminay. Mametraka mazava ny andininy faha 81, 82, 83 ao amin’ny lalampanorenana fa tokony ho fenoina aloha ireo mpifidy vaventy. Ny lalàna fehizoro mifehy ny fifidianana loholona nivoaka ny taona 2015 dia namaritra fa “exceptionnel” na hoe manokana ny fifidianana notanterahana tamin’iny 2015 iny fa ny fifidianana loholona aoriana rehetra dia tokony hanaja ny fahafenoan’ny mpifidy vaventy. Nitety faritra ny mpanohitra hifampiresahana amin’ny vahoaka mangetaheta vaovao. Adidinay mpanao politika ny milaza ny zava-misy eto amin’ny firenena. Tany atsinanana izahay teo ary mbola hitsidika ireo faritra hafa. Ny tsara dia nifampihaino ny vahoaka sy izahay nidina tany ary maro ny zava-tsy fantatry ny vahoaka Malagasy. Nisy moa ny fanagiazana ireo haino aman-jery samihafa izay azo lazaina hoe vaovao tokana ihany no mety ho ren’ny vahoaka Malagasy ka gaga izy ireo rehefa nomena ireo fanampim-baovao samihafa makasika ny raharaham-pirenena ankehitriny ary liana, hoy hatrany ity depiote avy nidina ifotony ity.

J. Mirija

 

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Jeneraly Ramakavelo “Aza manonofy fahaleovantena raha mbola…”

Ny 14 oktobra 1958 ny filazana tamin’i Fomba ofisialy, fa Madagasikara dia miala tsy ho zanantany Frantsay fa miditra ho Repoblika ao anaty Firaisam-be Frantsay.

 Ny minisitera toy ny an’ny tetibola, ny fampianarana, ny Tale Kabinetran’ny Filoha, ny Mpanolontsaina ara-miaramila,… dia mbola ny Frantsay no nifehy azy, hoy ny Jeneraly Désiré Ramakavelo mpahay tantara, tamin’ny fandarahana tao amina fahitalavitra iray omaly. Aleoko lavitra ilay hoe Repoblika, toy izay ny fahaleovantena, hoy izy. Mbola fiaraha-mitantana tamin’ny Frantsay, ny vola aza mbola ny volany no nampiasaina. Maro ny tsy faly tamin’izany, ary nitaky ny fanafoanana ny Fifanarahana Frantsay-Malagasy nantsoina hoe “Dinam-panandevozana”. Raha resaka Repoblika dia mifamatomatra amin’izany ny lalàmpanorenana. 700 taona ny lalàmpanorenana ny any Suisse, 200 ny an’ny Frantsay, ny any Etazonia,… ny antsika isaky ny 10 taona eo, ka tsy lalàmpanorenana izany amiko, hoy izy. Fanjakana entim-bahoaka ny Repoblika, kanefa olon-tokana no tena mibaiko ny firenentsika. Ny fanaovana politika tena mila fiomanana, fahazarana, paiakady,… Ny olona tena niomana dia manana ny programan’asany, manana ny olony, fa tsy miovaova palitao,... Nanomboka ny Repoblika faharoa, efa tonga teo amin’ny toerana vao manangana antoko. Henjana ny fanjanahana, miroborobo eto amintsika ny sekoly amin’ny teny Frantsay, kanefa rehefa tonga any Frantsa, dia tsy ekeny ny diplaoma eto ka ny Mpitsabo nahavita fianarana ambony, dia ataony mpitsabo mpanampy, na miverina mianatra. Ny Anglisy na manjanaka aza dia efa omanina hahazaka tena, hahavita tena ny firenena, fa ny an’ny Frantsay, dia feheziny ampiharany ny politikan’ny Gallièni amin’ny zarazarao hanjakana. Aza mieritreritra mahaleo tena izany, raha mbola ny toekarena no fehezin’ny vahiny, hoy ity Mpahay tantara ity. Isika mihitsy no manao sakana sy tsy mahatoky tena hoe: tsy mahavita zavatra raha tsy ampian’olona. Tsy maintsy miainga avy any ifotony ny fandrosoana, ny lafiny fampianarana no tena tokony hanompanana azy, hoy ny Jeneraly Ramakavelo.

Toky R

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Drafitry ny fampihavananaHo samihafa ny fampiharana isam-paritra

Ao anatin’ny savaranonandon’ny lalampanorenana Malagasy sy ny andininy faha 168 ny fametrahana ny fampihavanam-pirenena eto Madagasikara, hoy ny filohan’ny filankevitry ny fampihavanana Malagasy (CFM)

, Maka Alphonse, nanazava ny antony hoe izao vao heno izany drafitry ny fampihavanam-pirenena izany. Nadika amin’ny teny frantsay hoe “Plan national de réconciliation” moa izy ion a dia tena tsy maha dika azy aza izay. Efa nisy koa ny “feuille de route” lasa lalàna taty aoriana. Nisy ny lalana 2016-037 dia natsangana ny CFM. Efa nisy FFM talohan’io, hoy izy. Ataontsika hoe « cadrage légal » ireo. Lavitra ezaka ny fampihavanam-pirenena. Tsy misy sekoly fianarana izany eto. Izahay tato izany no namolavola hoe ahoana no hampiharana an’io ? Tsy mihevi-tena ho mahay samirery an’io izahay. Na ny baiboly aza efa an-taon-jatony maro no niteny hoe sambatra ny mpampihavana fa izy no atao hoe zanak’Andriamanitra. Samy nanao fampihavanam-pirenena daholo ny olom-boahosotra toy ny mompera sy pasitera. Nitety an’i Madagasikara izahay, raha tsy hiteny afa-tsy ny FFM sy CFM. Nanomboka ny taona 2018. Fivoriana, fampahafantarana ny lalana, indrindra, fanangonan-kevitra isam-paritra no natao. Saika voatety daholo ny manerana ny nosy. Rehefa hitanay fa betsaka ny hevitra azo momba ny fahitan’ny Malagasy ny atao hoe fampihavanam-pirenena dia natambatra sy nikononkonona azy izay vao afaka hamoaka ilay PNR. Ho samihafa ny fampiharana isam-paritra izany, hoy hatrany ny fanazavany, satria samy manana ny ratra ara-tantarany sy kolontsainy ny isam-paritra ary mbola misy zavatra hafa maro ankoatr’izay koa mila jerena. Tsy resaka politika fotsiny no niteraka lonilony sy krizy teto amin’ny firenena. Isan’ny koa ny fitsinjarana harem-pirenena sy fitsinjaram-pahefana ary efa nisy nilaza tamiko mihitsy, hoy izy, fa hoe tsy hihavana satria tsy mampihavana ny zara vilana.

 J. Mirija

 

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Demokrasia sy Repoblika“Mila fanabeazana ny vahoaka sy ny mpitondra”

“Tsy tokony ho sakana amin` ny soatoavina Malagasy ny fametrahana rafitra repoblikanina eto Madagasikara.

 

 Ny tsy fametrahana ireo kolontsaina sy tsy fametrahana ny soatoavina Malagasy no mahatonga ny faharavana ny repoblika hatramin` izay”, hoy Gerard Noel Ramamimampionona, filoha lefitry ny CFM, faritanin` Antananarivo. Ny fametrahana ny fototra iorenan` ny repoblika eo amin`ny soatoavina no tokony hampiharana amin`ny repoblika mifandimby, hoy ihany izy. “Inona no antony nampiova antsika repoblika in’efatra ao anatin` ny 62 taona ? Tsy fantatsika ve ny tena maha izy ny Malagasy? Tsy fantatra ve ny soa iombonana? Tsy fandraisana maimaika ny zavatra any ivelany fa tokony miorina amin`ny fototra izay tena Malagasy. Miverina amin`ny maha Malagasy tsara isika dia miorina izany”. Sao mila miverina mamaritra ny atao hoe fandrosoana isika, hoy izy, mba hahafahana mamaritra politika amintsika Malagasy. “Sao ilay fandrosoana heverintsika fa finana am-bolony ny zavatra any ivelany? Ny fandrosoana dia ianao miorina amin`ny maha anao izay”. Notsipihany hatrany fa mila fanabeazana ny vahoaka na koa ireo mpitondroa mahakasika ny demokrasia na koa ny Repoblika. “Raha mbola maka soa ho anao sy ho an`ny antokonao dia mbola tsy repoblikanina izany. Mijery soa ho an`ny besinimaro no izy”, hoy hatrany ny fanazavana.

 

Marigny A.

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Fetin’ny 14 oktobraTsotsotra ny hetsika tany Antsohihy

Notanterahina tao Anahidrano tany Antsohihy omaly 14 oktobra ny fanamarihana ny faha 62 taona nijoroan'ny Repoblikan’i Madagasikara.

 

 Tamin’io fotoana io no nanambarana tamim-pomba ofisialy fa miala amin’ny maha zanantany Frantsay i Madagasikara, fa miditra amin’ny Repoblika ao anatin’ny Firaisam-be Frantsay. Nanamarika ny lanonana omaly ny fametrahana fehezam-boninkazo teo amin'ny fasan'ny Filoha Philibert Tsiranana, Rain’ny Repoblikan’i Madagasikara sy Filoham-pirenena Malagasy voalohany. Nitarika sy nanome voninahitra izany ny Filoham-pirenena ankehitriny Andry Rajoelina niaraka tamin'ny Praiminisitra lehiben'ny Governemanta, ireo mpikambana ao amin'ny Governemanta sy ireo solontenam-panjakana ao an-toerana ary ny fianakavian'ny Filoha Philibert Tsiranana. Nisy omaly ny fanapoahana afomanga tany Antsohihy nentina nanamarika ny fety sy fankalazana tany an-toerana. Tsiahivina, fa fampanantenan’ny Filoha ny hanaovana fety manetriketrika ary atao 14 oktobra ny tsy natao tamin’ny 26 jona noho ny fisian’ny valanaretina. Ambara fa voafehy sy an-dalam-pandresena ny covid-19 isika, saingy nijanona ho an’ny Filoha sy ny mpitondra ambony aloha ny lanonana tamin’ity, izay natao tsotsotra fa tsy araka ny nambara tany aloha.

Toky R

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Antoko mitaky ireo nosy Malagasy Ho avy eny Tsimbazaza indray anio

Ny 14 oktobra 1958 no nilazana ny nitsanganan’ny repoblikan’i Madagasikara, hoy ny sekretera jeneralin’ny antoko politika Otrikafo, Elia Rabevahiny.

Nanomboka teo izany isika no niditra na niaina tao anatin’izany repoblika izany. Ny otrikafo, hoy izy, dia isan’ny tsy mankasitraka ny fankalazana io daty io sahala amin’ny tsy ankasitrahanay ihany koa ny fankalazana ny 26 jona 1960. Ho anay aloha dia ny 14 oktobra dia daty isan’ny namatotra an’I Madagasikara indray taorian’ny fanjanahantany. Izany hoe fanjanahantany vaovao no nidirana ny 14 oktobra 1958. Tsy misy izay tsy mahalala ny fisian’izany hoe “accord de coopération franco-malagasy” nanomboka teo. 62 taona aty aoriana mbola misy ampahan-tany Malagasy maro fehezin’ny frantsay. Antony mbola hanohizanay tolona maro toy ny fitakiana ireo nosy malagasy izany, hoy hatrany izy. Hanatitra taratasy soso-kevitra mahakasika izay eny amin’ny Antenimieram-pirenena indray moa ity antoko ity sy ireo antoko maro hafa toy ny Alefa sy ny APM anio 15 oktobra rehefa avy nanao izany teny amin’ny antenimieran-doholona, hoy hatrany ny fampitam-baovao.

 J. Mirija

 

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Jean Eric Rakotoarisoa« Tsy mora ny mametraka fitsinjaram-pahefana »

Be no miteny fa ny lehiben’ny faritra sy ny faritra tokony hatao ny fifidianana. Ny faritra efa tamin’ny Repoblika fahatelo, ny mpitondra rehetra nifanesy teo tsy nisy nametraka,

 

 ka misy zavatra betsaka ohatr’io “Conseil Economique Sociale’’ io izay tsy mety tafapetraka, hoy Ny filohan’ny Fitsarana avo momba ny lalàmpanorenana na ny HCC Atoa Jean Eric Rakotoarisoa. Ny tsy fahampian’ny vondron’ny mpifidy sy ny fahatsapana fa tsy ara-dalàna ny didy fanaikana ny mpividy vaventy no nahatonga ny fitorian’ny loholona HVM. Nilaza I Jean Eric Rakotoarisoa, fa tsy hisy fiantraikany amin’ny fifdianana loholona ny fitoriana nataon’ireo loholona, izay havoaka tsy ho ela ny valiny. Nanomboka tany amin’ny Repobika fahatelo ny hoe Kaominina, Faritra, tsy nasiana Faritany intsony. Ny kaominina ihany no vitantsika hatramin’izao, ary ny lalàmpanorenana tsy mametraka fetra hoe tsy maintsy vitanareo hatramin’izao io, hoy hatrany Atoa Jean Eric Rakotoarisoa. Mamporisika an’izay afaka manao an’izay rehetra hoe apetraho amin’izay ny faritra, kanefa ilay izy ihany koa tsy mora. Sao heverinareo fa mora ny mametraka an’ilay hoe fitsinjaram-pahefana? Ny demokrasia dia làlana lavitr’ezaka ary vao miana-mandeha isika. Tsy anjaran’ny Filankevitra ambony momba ny fiarovana ny demokrasia sy ny tany tan-dalàna (HCDED), tsy ny HCC, tsy ny mpitondra,… ihany ny fametrahana izany. Raha tsy miaraka manatanteraka an’io, dia mbola ho sarotra. Tsy manampy ny fitondrana, tsy manampy ny mpanohitra, fa ny tombotsoa ambonin’ny firenena no jerena,… Misy tsy mieritreritra ny firenena fa rehefa voakitikitika ny tombotsoany dia tezitra izy, hoy ity Filohan’ny HCC ity.

 

Toky R

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Fitsarana an’i Rolly MerciaAndrasana anio ny didy

Niakatra fitsarana omaly 14 oktobra ny Minisitry ny serasera teo aloha Atoa Harry Laurent Rahajason na Rolly Mercia, niaraka tamin’ireo olona 4 enjehina miaraka aminy.

 

 Fikasana hanongam-panjakana tamina fanakaramana olona hanao fihetsiketseana sy fanohintohinana ny filaminana anatin’ny firenena no voalaza fa vesatra hanenjehana an’i Rolly Mercia. Anio no hivoaka ny didim-pitsarana, raha ny fantatra omaly teny amin’ny Fitsarana. Nohalavain’ny fitsarana iray volana anefa ny fitazonana am-ponja vonjy maika maika an’i Rolly Mercia, raha ny fantatra. “Amin’ny raharaha sahala amin’io, dia telo volana ny fetran’ny fahafahana mitazona am-ponja ilay olona, ary afaka halavaina rehefa tapitra iny. Ny 16 jolay, izany hoe tokony ho tapitra rahampitso ny fitazonana azy am-ponja vonjimaika. Raha ny lojika dia tokony ny fitsarana androany 14 oktobra no nanapaka ny fanalavana izany, fa ny mahagaga dia nataon-dry zareo tamin’ny fitsarana ny 12 oktobra izay tsy fantatr’I Rolly Mercia sy ny mpisolovava akory no nisiany, fa mijery dosie fotsiny dia gaga aho mahita izany ao anatin’ilay dosie”, hoy hatrany ny Mpisolovava Me Eric Rafidison mpiaro an’i Rolly Mercia. Ny didy androany no ahitana ny akony, kanefa toa efa midika zavatra ny fanalavana ny fe-potoana hitazonana an’I Rolly Mercia nampiana iray volana. Ny raharaha nisiana hetsika teny Ambohipo ny 13 jolay voalaza fa fitakiana ny famotsorana an’i Berija Ravelomanantsoa moa no nampidirana an’i Rolly Mercia. Ny 6 jona no naiditra am-ponja I Berija, ary ny 30 septambra lasa teo no nomelohina higadra 44 volana an-tranomaizina. Andrasana ny didy sy ny tohiny ho an’i Rolly Mercia, izay tsikaritra ho niha fotsy tanteraka ny volony, raha ny fahitana azy nandritra ny fiakarany fitsarana omaly.

Toky R

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Ny Hasina Andriamanjato“Olam-panjakana no mila vahana eto ”

Natao hoe repoblika ny anaran’ny fanjakana izay natsangatsika, hoy ny minisitra teo aloha, Ny Hasina Andriamanjato, naneho ny heviny mikasika ny raharaham-pirenena indray, indrindra, ny resaka fankalazana ny 14 oktobra sy ny fifidianana loholona hoavy.

 

Misy lalampanorenana nananganana io repoblika io dia ny laharana voalohany. Ao amin’ny andininy faha 2 no misy hoe “Etat de Madagascar qui s’intitule république malgache”. Ny dikan’izany dia hoe « Etat monarchique » na fanjakan’andriana, mpanjaka no nisy teto dia nolovain’ny fanjanahantany avy eo satria nisy ny fanjakana frantsay ary nizaka izany zom-pirenena maha frantsay izany ny ray aman-drenintsika rehetra tamin’izany. Niverina indray ny fanjakana malagasy taorian’izay ary nolazaina hoe « Etat de Madagascar ». Saingy mbola nijanona tao anatin’ny fitantanana na fianakaviamben’ny frantsay isika satria ao anatin’ny lalampanorenana frantsay izay natsangan’ny jeneraly De Gaulle ny 4 oktobra 1958 no nananganana fanjakana teto indray ary nanomezana antsika ny hoe fanjakana fa ao anatin’ny fianakaviambe frantsay. Nanangana fanjakana isika fa tsy nanangana firenena. Ny olana rehetra hatramin’izay ka hatramin’izao toy io resaka fifidianana io dia olam-panjakana. Ny lalampanorenan’ny repoblika voalohany dia ny 1958 no lany fa mbola tamin’ny aprily 1959 vao lany ny lalampanorenana notantanana ny repoblika voalohany. Taty aorian’ny fitsanganan’ny repoblika vao nipetraka ny lalampanorenana itantanana azy. Na inona atao dia tsy maintsy mifototra amin’ny lalampanorenana isika. Matoa misy ny adihevitra dia tsy mitovy amin’izao fotoana izao ny fomba firesahana ny lalampanorenana ary mampalahelo. Olam-panjakana fa tsy olam-pirenena io vahana eto io satria vahoaka no atao hoe firenena amiko, hoy hatrany ny tenany. Raha misaratsaraka io dia lasa fanjakana. Firenena aloha vao tokony ho fanjakana ary ny zanak’Israely, hoy izy, jereo fa firenena vao nitsangana ho fanjakana. Taorian’ny ady lehibe faharoa indray vao nitsangana ny “Etat d’Israel” ary efa tao anatin’ny soratra masina izy no firenena. Maika noho izany, hoy izy, ny fanitsiana lalampanorenana fa izay foana no hanararaotan’ny vahiny hakana ny harentsika.

J. Mirija

 

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Fankalazana ny 14 oktobra tao MandritsaraNolokoina volamena ny sary vongan’ny filoha Tsiranana

Hetsika maromaro omaly no nankalazana ny fetin’ny repoblika voalohany tao Mandritsara niarahana tamin’ny antoko politika naorin’ny filoham-pirenena tamin’izany, Itompokolahy Philibert Tsiranana, dia ny PSD.

 Ny sekretera nasionalin’ny antoko, Eliana Bezaza, sy ireo sojabe ara-drazana sy ireo fikambanana maro tao an-tanana moa no voalaza ho nifarimbona tamin’izay fankalazana ny 14 oktobra izay. Nolokoina volamena moa ny sary vongan’ny rain’ny fahaleovantena, dia ilay filoham-pirenena voalaza teo, ny 10 oktobra. Naodina niantsinanana ny sary vongana tao bazary sarety ny alatsinainy raha nianatsimo teo aloha ary nolokoina volamena ihany koa. Naseho sy napetraka teo anatrehan’ny vahoaka tamin’ny fomba nentim-paharazana ireo sojaben’ny faritra Androna telo mirahalahy. Notapahana ny “ruban” fampiratiana an-tsary mivelatra ny tantaram-pirenena niarahana tamin’ny mpitahiry vakoka malaza, Michel Rakotobe. Ny talata moa dia naira-nirona tany Marosely, izay tanana nilatsahan’ny tavonin’ny filoha Tsiranana ka nandoko volamena ny sary vongana ao ihany koa. Ny marainan’ny omaly 14 oktobra 2020 no nanaovana ny tsangan-tsaina sy niredonana ny hiram-pirenena Malagasy ary nitohy tamin’ny ady hevitra mitondra ny lohanteny hoe “Maninona no ahilikilika ny 14 oktobra?”. Naira-nanapa-kevitra avy eo ny rehetra fa avadika fety be na “festival” ny 14 oktobra manomboka amin’ny taona ho avy, raha ny tati-baovao voaray hatrany. Hampahafantarana an’i Mandritsara amin’ny lafiny kolontsaina sy toekarena ihany koa izany ary hitohy hatramin’ny 19 oktobra izao moa ny fankalazana.

J. Mirija

 

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Accès gratuit aux soins - Départ d'une caravane médicale en direction de 3 Régions

La Commune de Betafo (Région Vakinankaratra), la Commune rurale d'Alakamisy Ambohimaha (Fkt Andohanisana) (Région Haute Matsiatra) et la Commune de Vohipeno (Région Vatovavy Fitovinany). Telles sont les trois localités qui bénéficieront des offres de service de santé par le biais d'une caravane médicale qui est partie hier à Iavoloha pour une mission d'une semaine. Une telle initiative vise à prodiguer des soins de qualité et de proximité aux populations qui habitent dans les zones concernées. D'après les statistiques, 40 % de la population dans le pays habite à plus de 5 km d'un Centre de santé de base (CSB), et 20 % de ses zones sont très enclavées et dépourvues de moyens de transports adéquats. Ces difficultés augmentent la vulnérabilité des habitants qui ne peuvent accéder à des informations sur la santé et des soins.

 

Cette caravane médicale pourra ainsi offrir des prestations à caractère médical à au moins 5 000 personnes et d'informer et sensibiliser au moins 15 000 personnes. Tous les services seront gratuits : consultation médicale, soins oculaires et auditifs, soins bucco-dentaires et extraction dentaire, dépistage des fistules vésico-vaginales et prise en charge, dépistage de drépanocytose, dépistage du diabète, dépistage des IST/VIH, dépistage du cancer du col de l'utérus, échographie gynéco-obstétrique, échographie abdomino-pelvienne, consultation prénatale, vaccination et planning familiale. En outre, des sessions de sensibilisation sur la prévention et prise en charge des violences basées sur le genre et la loi y afférente, la planification familiale et la loi y afférente seront dispensées.

Relèvement post - Covid-19

Cette initiative rejoint le Velirano du Président de la République Andry Rajoelina sur l'accès à la santé pour tous sans discrimination. Cela entre également dans le contexte de la lutte contre la pandémie de Covid-19 et la difficulté rencontrée par la population en termes de santé et d'accès aux soins. D'où la mise en œuvre du « projet de relance post- covid-19 en matière de santé et activité de relèvement » par le biais de la Direction des affaires sociales et politiques (DASP) au sein de la Présidence de la République, en collaboration étroite avec le ministère de la Santé et les partenaires.

La crise sanitaire et les restrictions de déplacement pendant la période de pandémie ont fait baisser la fréquentation des centres de santé et entraînant ainsi un risque de morbidité et de mortalité. La priorité est d'assurer l'accès des familles et plus particulièrement des personnes vulnérables (diabétiques, femmes enceintes, femmes allaitantes, personnes âgées, les enfants de bas âge…) aux droits en matière de santé et sauver des vies en renforçant le capital humain, favorisant une croissance économique plus forte.

La Rédaction

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Développement ou non des Régions - Les gouverneurs, premiers responsables

La journée d'hier sera à marquer d'une pierre blanche. Le premier conseil des gouverneurs, a eu lieu hier, Maison des élus à Antsohihy, dans la Région Sofia. Cette réunion historique a été présidée par le Chef de l'Etat Andry Rajoelina et le Chef du gouvernement, Christian Ntsay. Quelques membres du Gouvernement ont également participé à cette réunion. L'intégralité des 18 gouverneurs déjà nommés ont assisté à ce conseil. La nomination des gouverneurs de Région restants se fera incessamment, indique le Président. Un conseil des gouverneurs se tiendra tous les un mois et demi et à chaque fois dans une Région différente selon un principe de rotation.

L'installation des gouverneurs marque la volonté du pouvoir à mettre en place une décentralisation effective, a rappelé le Chef de l'Etat. Rappelons que l'article 7 du décret n°2019-1866, relatif aux rôles et aux attributions des gouverneurs, dispose : « Le gouverneur est chargé de l'identification, de la programmation et de la mise en œuvre des activités de développement d'envergure régionale, conformément aux dispositions législatives et règlementaires en vigueur. En outre, il peut se voir confier des projets de développement ou des travaux d'investissement. ». « Nous vous attendons. Il ne doit plus y avoir d'excuses. C'est pour cela que les gouvernorats seront dotés de moyens. Si des routes régionales ne sont pas construites, cela ne sera plus de la responsabilité de l'autorité centrale, mais celle des gouverneurs », a affirmé Andry Rajoelina.

Autonomie

Il ne doit plus y avoir d'excuses, et ce, d'autant plus que chaque gouvernorat disposera de toute la latitude nécessaire pour réaliser les projets de développement. Le Chef de l'Etat rappelle en effet que la Politique générale de l'Etat prévoit que « Chaque gouvernorat pourra, de manière autonome, élaborer des projets de développement. Répondant aux réalités de sa Région, mobiliser des ressources supplémentaires et rattraper ainsi son retard de développement ». Ceci étant dit, pour des projets importants nécessitant un budget additionnel, les gouvernorats peuvent solliciter l'aide du pouvoir central, notamment lors des conseils de gouvernorat, rajoute Andry Rajoelina. Pour revenir au premier conseil d'hier, chaque gouverneur a été invité à dresser un premier bilan de son exercice depuis sa prise de fonction. Les gouverneurs ont été évalués sur la réalisation des 10km de routes et la construction de six salles de classe par Région. La qualité et les normes requises pour une durabilité des travaux ont été discutées durant ce conseil. Le Chef de l'Etat a rappelé que l'objectif in fine est que les projets porteurs de développement soient élaborés au niveau des Régions même, tout en restant conformes aux engagements présidentiels. Insistant sur un développement harmonieux et équitable des Régions à partir de maintenant, Andry Rajoelina affirme toutefois que la compétition est ouverte pour les gouverneurs. Le Président de la République procèdera à une évaluation de l'action des gouverneurs. Le budget nécessaire pour une Région sera défini dépendamment de l'avancée des travaux et des projets à faire. Le Conseil des ministres s'est également tenu à Antsohihy.

La rédaction

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Vol de marchandises d'1 milliard Ar - Quand la politique entre dans le prétoire…

Renvoi aux fins de la poursuite. C'est le verdict prononcé par le Tribunal de Fianarantsoa à l'endroit de la propriétaire du magasin Toky, trainée en justice par le tranombarotra Nosima. Les dirigeants de ce dernier a accusé la propriétaire du magasin de recel d'objets détournés en achetant les marchandises volées par leurs employés. 1.200.000.000 Ar (un milliard deux cent millions Ar), c'est le préjudice subi par Nosima dans cette affaire où gravitent et interviennent des proches d'une personnalité présidente d'institution à Madagascar en faveur de la partie adverse.

 

Placée sous mandat de dépôt à la prison de Fianarantsoa, la propriétaire incriminée n'y a passé que trois jours et est transférée à l'hôpital jusqu'à son procès, tenu un mois après son incarcération. Après une audience de 6heures et une délibération de deux heures, la Justice a rendu ce verdict. Les avocats du tranombarotra Nosima ont évidemment fait appel à cette décision qu'ils jugent favorable à la propriétaire et attendent la suite. Par contre, les complices de cette dernière entre autres les employés de Nosima et un intermédiaire ont été tous condamnés. Tous les prévenus dans cette affaire ont avoué leurs méfaits dont la propriétaire du magasin Toky entièrement en connaissance de la provenance des marchandises.  Le tranombarotra Nosima est en effet l'unique importateur et distributeur de ces marques à Madagascar et c'est auprès de celui-ci que s'approvisionne le tranombarotra Toky. Un partenariat de longue date, 15 ans, mais qui curieusement s'est arrêté six mois avant la découverte du pot aux roses. Ces marchandises « volées » sont écoulées par le tranombarotra Toky sur le marché de Fianarantsoa moins chères que les prix pratiqués par l'importateur direct, non moins unique distributeur. C'est d'ailleurs suite aux révélations des clients de Nosima à Fianarantsoa que celui-ci a procédé à des enquêtes et investigations ayant abouti à la découverte de ce vol dont a tiré un maximum de profit la propriétaire du magasin Toky et ses complices.

Mais l'intervention des politiciens s'est vraiment manifestée quand les dirigeants du tranombarotra Nosima, ou plutôt l'huissier de justice s'est déplacé à Fianarantsoa pour procéder à la saisie des marchandises du magasin Toky faisant suite à la décision du Tribunal d'Antananarivo. C'est le seul moyen légal pour la victime de recouvrer sa perte. Avec une décision judiciaire entre les mains, l'huissier a eu un mal fou pour réaliser son exploit à cause des obstacles dressés par certains élus locaux et l'ancien parlementaire Pety Rakotoniaina. Celui-ci serait venu avec des gros bras pour bloquer les procédures mais l'huissier de justice a pu finalement réaliser la saisie conservatoire en attente de validation actuellement.

« Le plus important pour nous c'est de recouvrer cette perte énorme pour notre société. On souhaite ainsi que justice soit faite », plaident les responsables du tranombarotra Nosima accompagnés par l'avocat de la société hier durant le face - à - face avec la presse. Une affaire scrutée par les observateurs…

La rédaction

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Mutisme criant

Des fois, le silence radio casse le tympan. Telle une cérémonie d'obsèques, ambiance sévère et lourde, le silence crève le cœur et l'esprit. Amis et partisans zélés d'hier, d'aujourd'hui indifférents ou presque excellents dans un silence éloquent.  Grassement casés quelque part, à la Présidence, dans les ambassades, au Gouvernement, dans les grandes sociétés, dans les Régions, à la CUA une grosse partie d'entre eux sinon tous se terrent et laissent le maître des céans se débrouiller seul.  Or, la bataille fait rage sur tous les fronts. Le moment où l'on doit à jamais se serrer les rangs.

 

Rajoelina dans le triangle du Nord. Rajoelina dans le Grand Sud. Rajoelina dans le vaste pays de l'Ouest. Rajoelina dans le front de l'Est, du Sud-est. Seul par ici et seul par-là. Bref, Zandry kely se démène partout ! Au village et dans les champs ! Au four et au moulin ! Le Président fait face seul aux tirs croisés de boulets rouges. Mais, où sont-ils ? Cette question, nous l'avions déjà posé à maintes reprises. En fin de compte, on a tiré la sonnette d'alarme dans le désert où silence et indifférence règnent. Pas d'échos dans les parages ! En juillet 2019, en lieu et place de cette colonne, nous nous étions fait l'occasion d'attirer l'attention à tous ceux qui sont appelés à diriger ce pays sur le fait que la solidarité gouvernementale faisait défaut. L'équipe a du mal à suivre le rythme du chef. Ses consignes peinent à se concrétiser. Le combat contre la pandémie aggrave la situation. La lutte pour écraser l'ennemi nécessite la collaboration effective de tous. Certains membres du Gouvernement brillent par leur absence au front. Certains dirigeants d'association ou des activistes, membres du comité de soutien du candidat porte-fanion du Mapar, participant avec zèle à la campagne électorale disparaissent comme par enchantement dans la nature. Il leur a suffi d'obtenir un poste quelconque ou parfois même des strapontins quelque part pour qu'ils se taisent et se fondent dans la nature comme si de rien n'était. En somme, sauf quelques voix sporadiques, tout le monde se tait. Un décor de silence assourdissant qui fait crier les … muets.

Certains dirigeants de parti composant l'ossature de l'IRD-IRK, le comité national d'organisation de soutien du candidat n° 13, ayant réussi à se faire caser, après la victoire, dans le Gouvernement ou dans la haute sphère du régime adoptent un comportement douteux. Ils préfèrent se mettre à l'écart et évitent de se mêler au cafouillage. Certains observateurs avisés craignent qu'ils mijotent d'abattre le locataire d'Iavoloha. Inutile de citer des noms, ils se dévoileront un jour. En tout cas, ils laissent le numéro Un du pays affronter seul les vagues.

Le Président Rajoelina va aborder d'ici peu le second mi-mandat. Une étape cruciale et délicate à gérer justement avec doigté et prudence. En fait, tout se joue alors pour aboutir en beauté. Un improbable échec coûte très cher pour l'avenir politique du régime Mapar et pour le pays. Où sont-ils ?

Le camp d'en face fait du bruit, jette des pierres et profère des injures. A l'heure où l'on doit se serrer les coudes et parler d'une même voix, le camp du pouvoir se disperse, du moins pour certains, et se terre dans un mutisme criant.

Ndrianaivo

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Visite du Président de la République à Sahan - Un modèle de production à dupliquer

53 tonnes. Telle est la production annuelle du site de production de vanille de Sahanala, Sahana, basé à Antsohihy. Ce site a été mis en place en joint-venture avec l’entreprise agro-industrielle américaine Archer-Daniels-Midland (ADM). Une forte délégation menée par le Président de la République,  Andry Rajoelina, a ainsi effectué une visite des lieux mardi dernier, pour voir les réalisations et les particularités du site où les communautés locales bénéficient directement des avantages de la production de vanille.

En effet, à travers ses différentes activités, Sahanala souhaite notamment instaurer un développement durable mais aussi inclusif. Outre l’appui au développement de leurs productions, elle éduque et sensibilise ainsi les communautés locales à la protection de l’environnement. Et Sahan n’en fait pas exception. « Fondé sur des principes de transparence et de partenariat équitable pour les producteurs, le partenariat Sahanala-ADM s’engage dans une démarche de sourcing responsable. Le site SAVAN à Antsohihy a vu le jour dans le cadre d’un code de conduite éthique, pour la pérennisation de la filière et de ses producteurs, acteurs premiers de cette chaîne de valeur », explique le responsable au niveau de Sahan. La délégation menée par le Chef d’Etat a ainsi pu découvrir tout le processus de production de la vanille.

Elle a également rencontré les équipes ainsi que les représentants des producteurs. « L’accès à un marché international équitable et responsable est plus facile depuis. Sahanala nous a permis de comprendre l’intérêt de travailler dans le formel. Mais surtout, nous avons pu investir tous les bénéfices de nos productions dans des actions sociales impactantes au niveau de nos localités comme la construction d’école, d’infirmerie avec la prise en charge des membres, la distribution de dons alimentaires pour soutenir les producteurs en période de soudure » souligne Ligo, président d’association au sein de Sahanala en abordant les avantages du site de production. Ainsi le modèle de Sahan pourrait être dupliqué dans les différents secteurs d’activités pour avoir de l’impact positif sur l’économie, mais surtout sur les communautés locales.

Rova Randria

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Marché interbancaire de devises - Le dollar américain presque à 4 000 ariary

Le dollar américain a officiellement dépassé la barre de 3 900 ariary sur le Marché interbancaire de devises (MID). Sa valeur de change s’établit à 3 916 ariary, hier, selon le taux de change publié par la Banky foiben’i Madagasikara (BFM). Ce qui signifie que le cours augmente vers 4 000 ariary. Etant donné que Madagascar importe presque 80% des matières premières et que 64,2% des échanges sont réglés en dollar, l'inflation est à craindre. "La suspension des activités de l’industrie minière Ambatovy pèse lourd sur les recettes d'exportation du pays. Ce projet contribue à hauteur de 30% dans l'entrée en devise grâce à l'exportation de nickel et cobalt.

Tout ceci, sans compter les manques à gagner dans le secteur tourisme. Cette dépréciation de l’ariary est inévitable. Dorénavant, il faut s'attendre à une éventuelle hausse généralisée du prix des biens sur le marché vu que la majorité des transactions sont réglées en dollar au niveau du commerce extérieur", explique un économiste. Outre le choc de l’offre et de la demande sur le marché national à cause de la crise, la dévaluation de l’ariary est également liée au contexte international. A l’approche des élections américaines de novembre, le Président des Etats-Unis Donald Trump a pour objectif de réduire le déficit commercial. Il est publiquement favorable à la baisse du cours du billet vert afin que les Etats-Unis regagnent en compétitivité à l’international. Cette dépréciation du dollar permettra ainsi de soutenir les exportations et redynamiser la croissance américaine.

Malgré ce risque réel d'inflation, le Gouvernement maintient toujours sa prévision initiale du taux de 6,2% cette année. Une lueur d'espoir renait aussi en matière de stabilité car la Banky foiben'i Madagasikara (BFM) prévoit d'acheter des lingots vers le mois de novembre. Une valeur refuge par excellence, les réserves d'or peuvent être utilisées comme réserve de change au même titre que les devises. En outre, Madagascar a recemment bénéficié un moratoire supplémentaire de la dette de la part des créanciers publics bilatéraux notamment le pays du G20 ainsi que multilatéraux surtout le Fonds monétaire international (FMI). Ce gel de la dette permettra de réduire les paiements envers l’extérieur.

Solange Heriniaina 

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« Opportunity maker » - Des jeunes filles-mères à parrainer

Elles sont âgées entre 15 et 19 ans. Elles ont chacune un enfant à la charge. Elles ont dû abandonner la classe dès leur plus jeune âge à cause de la grossesse précoce. Elles sont issues des quartiers défavorisés d’Antananarivo. Elles, ce sont des mères adolescentes qui désirent se reprendre en main, à commencer par leurs études. S.A, mère d’une fillette, fait partie de ces jeunes filles-mères à la recherche de parrains dans le cadre du projet « Opportunity maker ». « Mes parents se sont séparés quand j’étais en classe de 5è. Depuis, je me sentais délaissée et en manque d’amour, au point d’en chercher chez un garçon. Malheureusement, ce vide n’a pas pu être comblé.

J’en suis sortie trahie et abandonnée en étant enceinte, en classe de 1ère. Toutefois, j’ambitionne de poursuivre mes études supérieures en médecine pour devenir docteur, mais les moyens m’en empêchent », nous confie cette mère adolescente de 19 ans. Comme elle, bon nombre des jeunes filles dans le même bateau ont un rêve en suspens, à cause de leur grossesse précoce. Raison pour laquelle l’ONG « C-for-C » veut faire en sorte que chaque jeune, particulièrement chaque mère adolescente, puisse accéder aux études supérieures, ou au moins finir le cycle secondaire avec leur baccalauréat en poche, ou accéder aux formations professionnalisantes, afin d’être autonomes et libres de choisir leur futur.

Dix cibles pour la première année

Parrainer des mères adolescentes et sensibiliser sur les freins qui empêchent les jeunes de poursuivre leurs études. « Opportunity maker » vise à augmenter le niveau d’éducation des ces jeunes, issues des quartiers défavorisés d’Antananarivo, à les maintenir le plus longtemps possible à l’école et également à plaider la gratuité de l’école jusqu'à la classe de Terminale ainsi que pour la non-discrimination des jeunes filles enceintes à l’école. Ce parrainage comprendra le frais d’inscription, l’écolage, les fournitures scolaires, le support financier forfaitaire mensuel pour contribuer à la garde des enfants de la filleule. Dans sa première année, le projet ciblera 10 jeunes mères adolescentes qui désirent poursuivre et reprendre leurs études. Elles choisiront elles-mêmes l’école, la filière qu’elles désirent suivant leur ambition professionnelle. Elles s’engagent, par la suite, à poursuivre leurs études jusqu’à l’obtention du baccalauréat ou jusqu’à l’obtention de la licence. Ceux qui désirent accompagner l’évolution de ces mères adolescentes peuvent prendre contact avec « C-for-C » ou suivre la page Facebook « Opportunity maker ».

Recueillis par Patricia Ramavonirina

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Passagers venant de France - La quarantaine à renforcer !

Un regain de l’épidémie alertant. En effet, la France a enregistré mercredi dernier 22 591 contaminations par le nouveau coronavirus en 24 heures. Un couvre-feu de 21h à 6h va ainsi entrer en vigueur à partir demain et ce pour une durée de quatre semaines en Ile-de-France et dans les métropoles de Lille, Grenoble, Lyon, Aix-Marseille, Montpellier, Rouen, Toulouse et Saint-Etienne.

 

Avec la poursuite des vols de rapatriement en partance de la France vers Madagascar jusqu’ à la fin de ce mois d’octobre, les mesures sanitaires à l’endroit des passagers à leur arrivée doivent être impérativement renforcées. Depuis la réouverture progressive de la frontière aérienne, outre la présentation d’un test PCR négatif présent à l’embarquement, tous les passagers subissent aussi un autre test PCR à leur arrivée à l’aéroport et sont escortés par les Forces de l’ordre jusqu’à l’hôtel pour y passer une quarantaine. Et tous les passagers sans exception des vols atterrissant à l’aéroport international d’Ivato doivent signer également une lettre d’engagement. Selon le docteur Manuella Christophère Vololoniaina Nivoarisoa, premier responsable au niveau de la Direction de veille sanitaire, de la surveillance épidémiologique et de la riposte (DVSSER), il s’agit d’un document qui renferme des règles strictes à respecter notamment le confinement à l’hôtel pendant 24 ou 48 heures tout en adoptant les gestes barrières sanitaires. A cela s’ajoute le maintien du contact avec les autorités sanitaires en cas de signes suspects du coronavirus dans le cas où le résultat du test PCR s’avère négatif. Cependant, l’Etat prend en charge les patients symptomatiques ou asymptomatiques et assure leur transfert auprès des établissements hospitaliers respectifs. « Personne ne peut échapper au confinement à l’hôtel, mais il est vrai que des exceptions s’imposent notamment à l’endroit des passagers venus assister à des funérailles ou encore des patients arrivés sans accompagnateurs. Ces individus sont autorisés à rejoindre leur domicile

mais à condition d’être surveillés par des éléments des Forces de l’ordre en temps réel jusqu’à ce que le résultat de l’analyse en laboratoire soit connu. Leur présence consiste à vérifier le respect des masques et de la distanciation sociale entre autres », explique-t-elle.

Toutefois, ces mesures prises par les autorités sanitaires demeurent inquiétantes voire insuffisantes. Même si l’entrée sur le territoire malagasy se fait sous ces conditions, d’autres mesures de sécurité sanitaire doivent être appliquées. « Même avec un test PCR négatif, ces passagers devraient être confinés à l’hôtel. A ma connaissance, la plupart des patients qui deviennent symptomatiques développent les premiers symptômes dans les 11 ou 12 jours et la grande majorité dans les 14 jours qui suivent leur contamination», s’angoisse un citoyen. Un autre observateur de la situation sanitaire à Madagascar a témoigné que ces soi-disant quelques personnes privilégiées ne respectent même pas les règles de confinement.   

K.R.

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Atteinte à la sûreté de l’Etat - 44 mois ferme pour Rolly Mercia et consorts

Comme nous l’avions rapporté dans l’une de nos précédentes publications, le verdict sur l’affaire Rolly Mercia et consorts, a été prononcé à la salle 2 du Tribunal d’Anosy, hier. L’ancien ministre, absent à l’annonce du verdict, a écopé d’une peine d’emprisonnement de 44 mois ferme pour trois chefs d’inculpation dont complicité pour atteinte à la sûreté de l’Etat. A cette charge s’ajoutent une incitation à la haine du Gouvernement et trouble à l’ordre public. Les condamnations sont les mêmes pour ses 5 co-accusés. La seule femme incriminée du groupe, et qui est la sœur de Berija, n’a pas échappé à cette règle. Comme l’ancien chroniqueur politique, ces derniers étaient également absents au Tribunal, hier.

 

La sentence avait été prononcée sans la présence des prévenus, mais plutôt devant leur avocat. Après l’annonce du verdict, ce dernier s’est brièvement exprimé devant une poignée de journalistes sur le parvis du palais de justice : « Evidemment, ce verdict ne nous a pas plu. Mais c’est la décision de la Justice, et nous ne pouvons pas faire autrement. Néanmoins, nous allons devoir faire appel », s’est-il contenté de dire.

Un premier procès sur cette affaire s’était déroulé le 23 septembre dernier.  Mais le juge a décidé de le repousser pour le 14 octobre dernier, pour un soi-disant vice de forme, donc dans l’attente d’éléments constitutifs du dossier.

Le sort des accusés a été finalement fixé. Hormis Rolly M., qui est accusé de complicité pour avoir commandité l’émeute d’étudiants le 13 juillet dernier à Ambohipo, et qui avait été arrêté le lendemain même des faits chez lui à Ambolokandrina, les autres ont été poursuivis comme étant des exécutants, sinon des activistes.

Franck Roland

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Journée mondiale du lavage des mains - 80% des écoles ne disposent pas d’eau potable

77% de la population malagasy, soit plus de 19 millions de personnes, n’a pas de dispositifs de lavage des mains, plus de 4 millions d’élèves ne peuvent pas se laver les mains puisque plus de 80% des écoles ne disposent pas d’eau potable, de savon et d’endroit, d’après la dernière estimation. Le manque d’accès au lavage des mains avec du savon expose des millions de personnes à un risque accru de contracter la Covid-19 et d’autres maladies infectieuses. Afin de faire face à cette situation, bon nombre d’entre les établissements scolaires ayant déjà entamé la nouvelle année scolaire se sont investis pour installer des dispositifs de lavage des mains dans leur enceinte. En Afrique subsaharienne, 63 % de la population urbaine, soit 258 millions de personnes, n’a pas accès à des installations de lavage des mains.

 

Malgré le développement de la technologie dans le monde entier, le lavage des mains avec du savon reste inaccessible pour des millions d’enfants soutient la directrice adjointe, eau, assainissement et hygiène, à l’UNICEF Kelly Ann Naylor en amont de la journée mondiale du lavage des mains.  

L’UNICEF œuvre dans le monde entier afin de garantir que les enfants et les familles ont accès à des installations adaptées pour se laver les mains. Tout en continuant de promouvoir l’hygiène des mains dans plus de 130 pays, l’UNICEF et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ont lancé l’initiative « Hygiène des mains pour tous » qui soutient l’élaboration de feuilles de route nationales visant à accélérer et à pérenniser les progrès en faveur de l’hygiène des mains, afin qu’elle devienne l’une des pierres angulaires des interventions de santé publique. Pour ce faire, il est impératif d’améliorer rapidement l’accès aux installations de lavage des mains, à l’eau, au savon et au désinfectant pour les mains dans tous les milieux, et de favoriser les actions susceptibles de faire changer les comportements au profit d’une hygiène des mains optimale.

La journée internationale du lavage des mains a été célébrée hier.

Recueillis par Anatra R.

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Wan Yi : rappels traduits sur 20 ans de cooperation sino-africaine

VINGT ANS DE PARCOURS COMMUN

VERS DE NOUVEAUX SUCCÈS DANS LA NOUVELLE ÈRE

L’année 2020 marque le 20e anniversaire du Forum sur la Coopération sino-africaine (FCSA). Le 12 octobre, le Président Xi Jinping et le Président Macky Sall du Sénégal, pays coprésident du Forum, ont envoyé conjointement un message de félicitations pour cet anniversaire important. Il y a 20 ans, à l’aube du nouveau siècle, la Chine et l’Afrique, unies par une amitié fraternelle, ont créé le Forum sur la Coopération sino-africaine, en suivant la tendance de la paix et du développement de notre temps et en portant haut levé le drapeau de la coopération mutuellement bénéfique. Depuis lors, la grande famille Chine-Afrique possède sa propre plateforme de dialogue collectif et son propre mécanisme de coopération pragmatique, et les relations sino-africaines sont entrées dans une nouvelle phase de développement.

I

Les 20 ans écoulés sont marqués par des engagements communs et des résultats concrets. Sous l’orientation du FCSA, la Chine et l’Afrique ont vu leurs échanges de haut niveau s’intensifier de jour en jour et leur confiance politique mutuelle gagner sans cesse en profondeur. Les relations sino-africaines se sont hissées au niveau de partenariat de type nouveau, puis à celui de partenariat stratégique de type nouveau avant d’être portées aujourd’hui au niveau de partenariat de coopération stratégique global. La Chine et l’Afrique ont développé une coopération remarquable : En 2019, le stock des investissements directs chinois en Afrique s’est élevé à 49,1 milliards de dollars américains, environ 100 fois plus important que celui de 2000, et le volume des échanges commerciaux sino-africains s’est établi à 208,7 milliards de dollars américains, 20 fois plus élevé que celui de 2000. La Chine est pendant 11 ans d’affilée le premier partenaire commercial de l’Afrique et contribue durant des années à la croissance économique africaine à hauteur de plus de 20%. Le Centre de Conférences de l’Union Africaine (UA), les lignes ferroviaires Addis-Abeba-Djibouti et Mombasa-Nairobi et de nombreux autres projets emblématiques sont entrés en service en Afrique, et la coopération dans les domaines des sciences et technologies, de l’éducation, de la culture, de la santé, des échanges humains, de la paix et de la sécurité a connu un développement global et enregistré sans cesse des progrès importants.

Depuis le XVIIIe Congrès du Parti communiste chinois, le Président Xi Jinping, très attaché aux relations sino-africaines, a avancé les principes de « sincérité, résultats réels, amitié et bonne foi » et de recherche du plus grand bien et des intérêts partagés, s’est personnellement engagé dans la construction d’une communauté d’avenir partagé Chine-Afrique encore plus solide et a multiplié les échanges avec ses homologues africains, favorisant ainsi l’accélération du développement des relations sino-africaines.

― La base politique des relations sino-africaines s’est consolidée de jour en jour. En 2013, le Président Xi Jinping s’est rendu en visite en Afrique lors de son premier déplacement à l’étranger en tant que chef d’État. Par après, il a fait quatre tournées en Afrique, dans toutes les cinq sous-régions du continent. Les dirigeants chinois et africains se sont réunis en 2015 à Johannesburg et en 2018 à Beijing pour deux sommets historiques. En juin dernier, au moment crucial de la lutte contre le coronavirus, s’est tenu le Sommet extraordinaire Chine-Afrique sur la solidarité contre la COVID-19. Aujourd’hui, les échanges politiques entre les deux côtés se déroulent avec une intensité, une étendue et une ampleur sans précédent. Rien qu’à l’occasion du Sommet de Beijing, le Président Xi Jinping a participé, pendant huit jours, à plus de 70 événements multilatéraux et bilatéraux. Rejointe par la Gambie, Sao Tomé-et-Principe et le Burkina Faso qui ont rétabli des relations diplomatiques avec la Chine, la grande famille Chine-Afrique est aujourd’hui plus nombreuse que jamais.

― La coopération pragmatique s’est avérée fructueuse. La coopération économique et commerciale sino-africaine s’est développée à un rythme accéléré et a affiché une bonne dynamique de transformation. Elle est passée d’une coopération dirigée par les pouvoirs publics à une coopération guidée par les lois du marché, du commerce des marchandises à la coopération en matière de capacités de production, et des travaux publics à l’investissement et à l’exploitation des projets. La Chine et l’Afrique ont élaboré et mis en œuvre ensemble les dix programmes de coopération et les huit initiatives majeures, portant leur coopération pragmatique à une hauteur sans précédent. Dans le cadre de l’Initiative « la Ceinture et la Route », la coopération sino-africaine a avancé avec un élan irrésistible. 44 pays africains et la Commission de l’UA ont signé des documents de coopération avec la Chine. De nombreux projets sur la construction de chemins de fer, de routes, d’aéroports, de ports et de centrales électriques ont été réalisés, apportant des changements notables au développement économique et social en Afrique.

― Les échanges humains et culturels ont atteint une intensité inédite. Le Festival de la jeunesse Chine-Afrique, le Forum des think tanks, le Projet d’études conjointes et d’échanges, le Dialogue de haut niveau Chine-Afrique sur la Lutte contre la Pauvreté pour la Prospérité commune et le China-Africa Press Center ont eu de grands succès. L’Institut Chine-Afrique a été inauguré. Voilà autant d’initiatives qui ont contribué aux échanges florissants et à l’inspiration mutuelle entre les deux parties dans les différents domaines. Jusqu’aujourd’hui, la Chine a fourni près de 120 000 bourses gouvernementales aux pays africains et créé 61 Instituts Confucius et 44 Classes Confucius en coopération avec 46 pays africains. Elle a envoyé dans 48 pays africains 21 000 professionnels de santé qui ont prodigué des soins à environ 220 millions de personnes. 150 jumelages ont été établis entre des villes chinoises et africaines. L’amitié sino-africaine repose désormais sur une base populaire encore plus solide.

― Le soutien mutuel s’est renforcé encore davantage. La Chine et l’Afrique se sont battues côte à côte dans les luttes contre le virus Ebola et la COVID-19, et se sont soutenues mutuellement sur les questions touchant à leurs intérêts vitaux et préoccupations majeures respectifs. Leur coopération en matière de paix et de sécurité a gagné en profondeur. Elles ont œuvré ensemble pour défendre le multilatéralisme, rejeter l’unilatéralisme et le protectionnisme et préserver fermement l’ordre et le système internationaux centrés sur l’ONU, les Cinq Principes de la Coexistence pacifique et les autres normes fondamentales régissant les relations internationales, apportant ainsi une grande contribution à la préservation des intérêts communs des pays en développement et des intérêts de l’ensemble de la communauté internationale.

II

Les 20 ans écoulés sont marqués par des efforts et des progrès pour le FCSA. Ayant résisté aux aléas internationaux, il a obtenu des résultats historiques abondants. Il constitue désormais une illustration parfaite de l’engagement et de l’innovation de la diplomatie chinoise à la lumière de la pensée de Xi Jinping sur la diplomatie, et une source d’inspiration importante pour un plus grand développement des relations sino-africaines.

Le FCSA s’est toujours attaché à l’esprit de coopération et de solidarité et au principe d’amples consultations et de contribution conjointe. La Chine est le plus grand pays en développement et l’Afrique, le continent regroupant le plus grand nombre de pays en développement. La coopération sino-africaine est essentielle au succès de la coopération Sud-Sud, et la justice et l’équité ne pourront régner effectivement dans notre monde que si la voix des 2,6 milliards de Chinois et d’Africains est écoutée et respectée. Gardant toujours au cœur la nature fondamentale des relations sino-africaines qu’est la coopération Sud-Sud, nous avons œuvré à faire progresser le FCSA dans un esprit de solidarité et de coopération. Dans le FCSA, nous sommes « 54 plus 1 » et non « 1 face à 54 ». Régler les problèmes à travers des discussions amples et amicales, telle est notre manière d’agir. La Chine ne s’ingère pas dans la recherche par les pays africains d’une voie de développement adaptée à leurs conditions nationales, ne leur impose pas sa volonté, n’assortit pas ses aides de condition politique quelconque, et ne recherche pas d’intérêts politiques égoïstes dans sa coopération en matière d’investissement et de financement avec l’Afrique. Tout en veillant à faire jouer au FCSA son rôle de planification globale et d’orientation stratégique, nous avons travaillé à consolider les relations bilatérales avec chacun des membres africains pour faire avancer en parallèle le mécanisme du Forum et la coopération bilatérale, et créer ainsi un réseau puissant de partenariats multilatéraux et bilatéraux, ce qui a permis d’augmenter considérablement l’influence des relations sino-africaines dans le monde. Le FCSA est désormais un étendard de la coopération Sud-Sud et de la coopération internationale avec l’Afrique.

Le FCSA s’est toujours focalisé sur la coopération mutuellement bénéfique et le développement. La Chine et l’Afrique se trouvent l’une comme l’autre à un stade crucial de développement et de redressement. Les peuples chinois et africains ont tous droit à une vie meilleure. Comme l’a souligné le Président Xi Jinping, personne ne pourra empêcher la marche des peuples chinois et africains vers le redressement. Faisant toujours de la promotion de la coopération et du développement la mission première du FCSA, nous avons mis pleinement en valeur les avantages particuliers découlant de la forte complémentarité économique et des étapes de développement différentes de la Chine et de l’Afrique, et approfondi sans cesse la synergie entre les stratégies de développement de part et d’autre. Une voie de coopération mutuellement bénéfique avec des caractéristiques uniques s’est ainsi ouverte. Attaché aux actions concrètes et à l’efficacité, le FCSA adopte tous les trois ans un plan d’action global. Rien qu’au Sommet de Beijing 2018, plus de 880 acquis ont été obtenus. Chose promise, chose due. La Chine ne fait jamais de chèque sans provision. Nous avons toujours su rester en phase avec le temps et travailler dans un esprit novateur pour ouvrir de nouvelles perspectives et relever de nouveaux défis en fonction de l’évolution des circonstances. Comme nos amis africains l’ont dit, le FCSA est le mécanisme de coopération qui offre le plus de possibilités d’agir et de réussir.

Le FCSA a toujours donné l’exemple de la solidarité et de l’entraide face aux épreuves. L’amitié sino-africaine est née dans la lutte ardue pour l’émancipation nationale et s’est profondément enracinée dans les cœurs des Chinois et des Africains. Comme l’a dit le Président Xi Jinping, la Chine et l’Afrique sont des amis à toute épreuve, c’est ce que nous ne devons jamais oublier. Dans la crise financière internationale de 2008, la Chine et l’Afrique se sont soutenues dans une solidarité fraternelle. La Chine n’a pas réduit son assistance ni son soutien à l’Afrique, bien au contraire, elle les a accrus. En 2014, lorsque l’épidémie d’Ebola a éclaté en Afrique de l’Ouest, des personnels de santé chinois sont partis pour les pays touchés au mépris des dangers. Il s’agit d’une opération d’aide humanitaire exceptionnelle dans l’histoire de la Chine nouvelle. Face à l’apparition soudaine et à la propagation de la COVID-19 dans le monde, la Chine et l’Afrique ont choisi une fois de plus de se battre côte à côte pour surmonter les difficultés. Tous ces faits montrent que les Chinois et les Africains sont plus que des partenaires, mais des compagnons d’armes. Plus les moments sont difficiles, plus nous sommes déterminés et confiants dans la coopération sino-africaine, et plus le FCSA peut jouer son rôle fédérateur important pour surmonter les épreuves et contribuer au renforcement de l’amitié sino-africaine.

Le FCSA a toujours porté l’esprit d’ouverture et d’inclusion. Le Forum a été créé pour répondre à l’appel de notre époque à la paix, au développement et à la coopération gagnant-gagnant. Il est un exemple réussi de la pratique du multilatéralisme. Pour nous, l’ouverture et l’inclusion sont toujours les principes directeurs, tandis que le repli sur soi et l’exclusion n’ont jamais été une option. Les pillages coloniaux et les rivalités pendant la guerre froide avaient infligé aux peuples africains de profondes souffrances. Cet épisode de l’histoire ne doit jamais se reproduire, et l’Afrique ne doit jamais redevenir une arène de batailles entre les grandes puissances. Voilà un appel de l’ensemble des Africains que tous les membres de la communauté internationale doivent écouter attentivement. Dans la coopération avec l’Afrique, il faut rester ouvert et s’inspirer mutuellement pour promouvoir ensemble la paix et le développement en Afrique. La coopération sino-africaine a contribué au renforcement des capacités de développement de l’Afrique et à l’amélioration de son climat d’affaires. Cela favorise aussi la coopération des autres pays avec le continent. Ces dernières années, les coopérations tripartites ou multipartites en Afrique avec la participation de la Chine se sont multipliées. Nous nous en félicitons et continuerons d’y apporter notre soutien.

III

Les 20 ans écoulés sont marqués par les transformations et la solidarité entre la Chine et l’Afrique. Le monde traverse aujourd’hui des changements majeurs jamais connus depuis un siècle, qui sont d’ailleurs accélérés par la COVID-19. Bons amis, bons partenaires et bons frères, la Chine et l’Afrique sont des forces importantes pour la paix et le développement dans le monde. Elles doivent continuer de faire preuve de solidarité et de courage pour faire prospérer davantage le FCSA, approfondir sans cesse leurs relations, resserrer leurs liens d’amitié et apporter une plus grande contribution à la justice dans le monde.

La Chine et l’Afrique doivent donner un nouvel exemple dans la construction de la communauté d’avenir partagé pour l’humanité. Plus la situation internationale est complexe et changeante, plus la Chine et l’Afrique ont besoin de tenir le cap fondamental de la construction de la communauté d’avenir partagé Chine-Afrique. Il nous faut rester fidèles aux principes de « sincérité, résultats réels, amitié et bonne foi » et de recherche du plus grand bien et des intérêts partagés, maintenir la dynamique des échanges de haut niveau, approfondir l’échange des expériences en matière de gouvernance de l’État, resserrer les liens d’amitié entre nos peuples et porter le partenariat de coopération stratégique global sino-africain à des niveaux toujours plus élevés. Nous devons faire rayonner les Cinq Principes de la Coexistence pacifique, accroître le soutien mutuel sur les questions touchant aux intérêts vitaux et aux préoccupations majeures de part et d’autre et œuvrer ensemble à la démocratisation des relations internationales. Nous devons nous tenir du côté de la grande majorité des membres de la communauté internationale, suivre avec fermeté la voie du multilatéralisme, faire avancer la réforme du système de gouvernance mondiale dans un sens favorable aux intérêts communs des pays en développement et faire jouer un rôle pionnier et exemplaire aux relations sino-africaines dans la construction de la communauté d’avenir partagé pour l’humanité.

La Chine et l’Afrique doivent offrir un nouveau modèle pour la coopération internationale contre la COVID-19. La Chine et l’Afrique sont mises à de rudes épreuves à cause de la COVID-19. La situation d’aujourd’hui est chèrement acquise. À l’heure actuelle où le virus continue de se propager dans le monde, elles sont toutes les deux confrontées à la mission difficile de vaincre l’épidémie, de stabiliser l’économie et d’assurer le bien-être de la population. La Chine redoublera d’efforts pour mettre en œuvre les mesures importantes annoncées par le Président Xi Jinping lors du Sommet extraordinaire Chine-Afrique sur la solidarité contre la COVID-19 et fera en sorte que les vaccins soient accessibles et abordables le plus tôt possible dans les pays africains. Elle continuera de leur fournir des matériels médicaux, d’y envoyer des groupes d’experts et de faciliter leurs achats de matériels en Chine, et travaillera activement au lancement des travaux du siège du CDC africain d’ici fin d’année. Ces actions concrètes sont autant d’illustrations de la détermination de la Chine et de l’Afrique et de la force de leur solidarité face au virus.

La Chine et l’Afrique doivent libérer de nouveaux potentiels de leur coopération pragmatique. La COVID-19 ne saurait empêcher la coopération sino-africaine. La Chine a été l’un des premiers pays à reprendre les activités dans tous les secteurs et elle œuvre actuellement à créer une nouvelle dynamique de développement où le circuit domestique est le pilier principal et que le circuit domestique et le circuit international se renforcent mutuellement, d’où de nouvelles opportunités pour l’approfondissement et la montée en gamme de la coopération sino-africaine. La Chine soutient la construction de la Zone de libre-échange continentale africaine et encourage ses entreprises et institutions financières à participer activement aux projets d’interconnexion des infrastructures en Afrique pour contribuer à la facilitation de la circulation transfrontalière et du dédouanement des marchandises. Elle souhaite, ensemble avec la communauté internationale, accompagner l’Afrique dans son processus d’intégration en tant que continent et sur le plan économique en particulier. Elle est prête à travailler avec l’Afrique à approfondir l’intégration de leurs chaînes industrielles et d’approvisionnement, encourage les entreprises chinoises à accroître leurs investissements en Afrique et à renforcer leur coopération technique avec l’Afrique. Elle soutient la modernisation agricole et l’industrialisation du continent pour augmenter la valeur ajoutée et la compétitivité des produits énergétiques, miniers et agricoles africains. Elle œuvrera ensemble avec la communauté internationale à une meilleure insertion de l’Afrique dans les chaînes industrielles et d’approvisionnement mondiales. La Chine et l’Afrique doivent également promouvoir un développement vert, bas carbone, circulaire et durable et travailler à améliorer effectivement les capacités des pays africains pour mieux faire face au changement climatique.

Comme l’a dit un poème chinois : « Arrivant aux bords de la mer sur un cheval au galop, je pars à l’aventure le vent en poupe ». Les relations sino-africaines iront toujours de l’avant et la construction du FCSA n’a pas de ligne d’arrivée. Sur ce nouveau point de départ historique, nous œuvrerons, à la lumière de la pensée de Xi Jinping sur la diplomatie et avec l’engagement et le soutien des dirigeants chinois et africains, à renforcer la cohésion et l’influence du FCSA, à faire avancer les relations sino-africaines en bravant toutes les difficultés et à remporter de nouveaux succès dans la construction d’une communauté d’avenir partagé Chine-Afrique.

M. Wang Yi

Conseiller d’État et Ministre des Affaires étrangères de la République populaire de Chine

En commémoration du 20e anniversaire du Forum sur la Coopération sino-africaine (FCSA)

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Wan Yi : rappels traduits sur 20 ans de coopération sino-africaine

VINGT ANS DE PARCOURS COMMUN

VERS DE NOUVEAUX SUCCÈS DANS LA NOUVELLE ÈRE

L’année 2020 marque le 20e anniversaire du Forum sur la Coopération sino-africaine (FCSA). Le 12 octobre, le Président Xi Jinping et le Président Macky Sall du Sénégal, pays coprésident du Forum, ont envoyé conjointement un message de félicitations pour cet anniversaire important. Il y a 20 ans, à l’aube du nouveau siècle, la Chine et l’Afrique, unies par une amitié fraternelle, ont créé le Forum sur la Coopération sino-africaine, en suivant la tendance de la paix et du développement de notre temps et en portant haut levé le drapeau de la coopération mutuellement bénéfique. Depuis lors, la grande famille Chine-Afrique possède sa propre plateforme de dialogue collectif et son propre mécanisme de coopération pragmatique, et les relations sino-africaines sont entrées dans une nouvelle phase de développement.

I

Les 20 ans écoulés sont marqués par des engagements communs et des résultats concrets. Sous l’orientation du FCSA, la Chine et l’Afrique ont vu leurs échanges de haut niveau s’intensifier de jour en jour et leur confiance politique mutuelle gagner sans cesse en profondeur. Les relations sino-africaines se sont hissées au niveau de partenariat de type nouveau, puis à celui de partenariat stratégique de type nouveau avant d’être portées aujourd’hui au niveau de partenariat de coopération stratégique global. La Chine et l’Afrique ont développé une coopération remarquable : En 2019, le stock des investissements directs chinois en Afrique s’est élevé à 49,1 milliards de dollars américains, environ 100 fois plus important que celui de 2000, et le volume des échanges commerciaux sino-africains s’est établi à 208,7 milliards de dollars américains, 20 fois plus élevé que celui de 2000. La Chine est pendant 11 ans d’affilée le premier partenaire commercial de l’Afrique et contribue durant des années à la croissance économique africaine à hauteur de plus de 20%. Le Centre de Conférences de l’Union Africaine (UA), les lignes ferroviaires Addis-Abeba-Djibouti et Mombasa-Nairobi et de nombreux autres projets emblématiques sont entrés en service en Afrique, et la coopération dans les domaines des sciences et technologies, de l’éducation, de la culture, de la santé, des échanges humains, de la paix et de la sécurité a connu un développement global et enregistré sans cesse des progrès importants.

Depuis le XVIIIe Congrès du Parti communiste chinois, le Président Xi Jinping, très attaché aux relations sino-africaines, a avancé les principes de « sincérité, résultats réels, amitié et bonne foi » et de recherche du plus grand bien et des intérêts partagés, s’est personnellement engagé dans la construction d’une communauté d’avenir partagé Chine-Afrique encore plus solide et a multiplié les échanges avec ses homologues africains, favorisant ainsi l’accélération du développement des relations sino-africaines.

― La base politique des relations sino-africaines s’est consolidée de jour en jour. En 2013, le Président Xi Jinping s’est rendu en visite en Afrique lors de son premier déplacement à l’étranger en tant que chef d’État. Par après, il a fait quatre tournées en Afrique, dans toutes les cinq sous-régions du continent. Les dirigeants chinois et africains se sont réunis en 2015 à Johannesburg et en 2018 à Beijing pour deux sommets historiques. En juin dernier, au moment crucial de la lutte contre le coronavirus, s’est tenu le Sommet extraordinaire Chine-Afrique sur la solidarité contre la COVID-19. Aujourd’hui, les échanges politiques entre les deux côtés se déroulent avec une intensité, une étendue et une ampleur sans précédent. Rien qu’à l’occasion du Sommet de Beijing, le Président Xi Jinping a participé, pendant huit jours, à plus de 70 événements multilatéraux et bilatéraux. Rejointe par la Gambie, Sao Tomé-et-Principe et le Burkina Faso qui ont rétabli des relations diplomatiques avec la Chine, la grande famille Chine-Afrique est aujourd’hui plus nombreuse que jamais.

― La coopération pragmatique s’est avérée fructueuse. La coopération économique et commerciale sino-africaine s’est développée à un rythme accéléré et a affiché une bonne dynamique de transformation. Elle est passée d’une coopération dirigée par les pouvoirs publics à une coopération guidée par les lois du marché, du commerce des marchandises à la coopération en matière de capacités de production, et des travaux publics à l’investissement et à l’exploitation des projets. La Chine et l’Afrique ont élaboré et mis en œuvre ensemble les dix programmes de coopération et les huit initiatives majeures, portant leur coopération pragmatique à une hauteur sans précédent. Dans le cadre de l’Initiative « la Ceinture et la Route », la coopération sino-africaine a avancé avec un élan irrésistible. 44 pays africains et la Commission de l’UA ont signé des documents de coopération avec la Chine. De nombreux projets sur la construction de chemins de fer, de routes, d’aéroports, de ports et de centrales électriques ont été réalisés, apportant des changements notables au développement économique et social en Afrique.

― Les échanges humains et culturels ont atteint une intensité inédite. Le Festival de la jeunesse Chine-Afrique, le Forum des think tanks, le Projet d’études conjointes et d’échanges, le Dialogue de haut niveau Chine-Afrique sur la Lutte contre la Pauvreté pour la Prospérité commune et le China-Africa Press Center ont eu de grands succès. L’Institut Chine-Afrique a été inauguré. Voilà autant d’initiatives qui ont contribué aux échanges florissants et à l’inspiration mutuelle entre les deux parties dans les différents domaines. Jusqu’aujourd’hui, la Chine a fourni près de 120 000 bourses gouvernementales aux pays africains et créé 61 Instituts Confucius et 44 Classes Confucius en coopération avec 46 pays africains. Elle a envoyé dans 48 pays africains 21 000 professionnels de santé qui ont prodigué des soins à environ 220 millions de personnes. 150 jumelages ont été établis entre des villes chinoises et africaines. L’amitié sino-africaine repose désormais sur une base populaire encore plus solide.

― Le soutien mutuel s’est renforcé encore davantage. La Chine et l’Afrique se sont battues côte à côte dans les luttes contre le virus Ebola et la COVID-19, et se sont soutenues mutuellement sur les questions touchant à leurs intérêts vitaux et préoccupations majeures respectifs. Leur coopération en matière de paix et de sécurité a gagné en profondeur. Elles ont œuvré ensemble pour défendre le multilatéralisme, rejeter l’unilatéralisme et le protectionnisme et préserver fermement l’ordre et le système internationaux centrés sur l’ONU, les Cinq Principes de la Coexistence pacifique et les autres normes fondamentales régissant les relations internationales, apportant ainsi une grande contribution à la préservation des intérêts communs des pays en développement et des intérêts de l’ensemble de la communauté internationale.

II

Les 20 ans écoulés sont marqués par des efforts et des progrès pour le FCSA. Ayant résisté aux aléas internationaux, il a obtenu des résultats historiques abondants. Il constitue désormais une illustration parfaite de l’engagement et de l’innovation de la diplomatie chinoise à la lumière de la pensée de Xi Jinping sur la diplomatie, et une source d’inspiration importante pour un plus grand développement des relations sino-africaines.

Le FCSA s’est toujours attaché à l’esprit de coopération et de solidarité et au principe d’amples consultations et de contribution conjointe. La Chine est le plus grand pays en développement et l’Afrique, le continent regroupant le plus grand nombre de pays en développement. La coopération sino-africaine est essentielle au succès de la coopération Sud-Sud, et la justice et l’équité ne pourront régner effectivement dans notre monde que si la voix des 2,6 milliards de Chinois et d’Africains est écoutée et respectée. Gardant toujours au cœur la nature fondamentale des relations sino-africaines qu’est la coopération Sud-Sud, nous avons œuvré à faire progresser le FCSA dans un esprit de solidarité et de coopération. Dans le FCSA, nous sommes « 54 plus 1 » et non « 1 face à 54 ». Régler les problèmes à travers des discussions amples et amicales, telle est notre manière d’agir. La Chine ne s’ingère pas dans la recherche par les pays africains d’une voie de développement adaptée à leurs conditions nationales, ne leur impose pas sa volonté, n’assortit pas ses aides de condition politique quelconque, et ne recherche pas d’intérêts politiques égoïstes dans sa coopération en matière d’investissement et de financement avec l’Afrique. Tout en veillant à faire jouer au FCSA son rôle de planification globale et d’orientation stratégique, nous avons travaillé à consolider les relations bilatérales avec chacun des membres africains pour faire avancer en parallèle le mécanisme du Forum et la coopération bilatérale, et créer ainsi un réseau puissant de partenariats multilatéraux et bilatéraux, ce qui a permis d’augmenter considérablement l’influence des relations sino-africaines dans le monde. Le FCSA est désormais un étendard de la coopération Sud-Sud et de la coopération internationale avec l’Afrique.

Le FCSA s’est toujours focalisé sur la coopération mutuellement bénéfique et le développement. La Chine et l’Afrique se trouvent l’une comme l’autre à un stade crucial de développement et de redressement. Les peuples chinois et africains ont tous droit à une vie meilleure. Comme l’a souligné le Président Xi Jinping, personne ne pourra empêcher la marche des peuples chinois et africains vers le redressement. Faisant toujours de la promotion de la coopération et du développement la mission première du FCSA, nous avons mis pleinement en valeur les avantages particuliers découlant de la forte complémentarité économique et des étapes de développement différentes de la Chine et de l’Afrique, et approfondi sans cesse la synergie entre les stratégies de développement de part et d’autre. Une voie de coopération mutuellement bénéfique avec des caractéristiques uniques s’est ainsi ouverte. Attaché aux actions concrètes et à l’efficacité, le FCSA adopte tous les trois ans un plan d’action global. Rien qu’au Sommet de Beijing 2018, plus de 880 acquis ont été obtenus. Chose promise, chose due. La Chine ne fait jamais de chèque sans provision. Nous avons toujours su rester en phase avec le temps et travailler dans un esprit novateur pour ouvrir de nouvelles perspectives et relever de nouveaux défis en fonction de l’évolution des circonstances. Comme nos amis africains l’ont dit, le FCSA est le mécanisme de coopération qui offre le plus de possibilités d’agir et de réussir.

Le FCSA a toujours donné l’exemple de la solidarité et de l’entraide face aux épreuves. L’amitié sino-africaine est née dans la lutte ardue pour l’émancipation nationale et s’est profondément enracinée dans les cœurs des Chinois et des Africains. Comme l’a dit le Président Xi Jinping, la Chine et l’Afrique sont des amis à toute épreuve, c’est ce que nous ne devons jamais oublier. Dans la crise financière internationale de 2008, la Chine et l’Afrique se sont soutenues dans une solidarité fraternelle. La Chine n’a pas réduit son assistance ni son soutien à l’Afrique, bien au contraire, elle les a accrus. En 2014, lorsque l’épidémie d’Ebola a éclaté en Afrique de l’Ouest, des personnels de santé chinois sont partis pour les pays touchés au mépris des dangers. Il s’agit d’une opération d’aide humanitaire exceptionnelle dans l’histoire de la Chine nouvelle. Face à l’apparition soudaine et à la propagation de la COVID-19 dans le monde, la Chine et l’Afrique ont choisi une fois de plus de se battre côte à côte pour surmonter les difficultés. Tous ces faits montrent que les Chinois et les Africains sont plus que des partenaires, mais des compagnons d’armes. Plus les moments sont difficiles, plus nous sommes déterminés et confiants dans la coopération sino-africaine, et plus le FCSA peut jouer son rôle fédérateur important pour surmonter les épreuves et contribuer au renforcement de l’amitié sino-africaine.

Le FCSA a toujours porté l’esprit d’ouverture et d’inclusion. Le Forum a été créé pour répondre à l’appel de notre époque à la paix, au développement et à la coopération gagnant-gagnant. Il est un exemple réussi de la pratique du multilatéralisme. Pour nous, l’ouverture et l’inclusion sont toujours les principes directeurs, tandis que le repli sur soi et l’exclusion n’ont jamais été une option. Les pillages coloniaux et les rivalités pendant la guerre froide avaient infligé aux peuples africains de profondes souffrances. Cet épisode de l’histoire ne doit jamais se reproduire, et l’Afrique ne doit jamais redevenir une arène de batailles entre les grandes puissances. Voilà un appel de l’ensemble des Africains que tous les membres de la communauté internationale doivent écouter attentivement. Dans la coopération avec l’Afrique, il faut rester ouvert et s’inspirer mutuellement pour promouvoir ensemble la paix et le développement en Afrique. La coopération sino-africaine a contribué au renforcement des capacités de développement de l’Afrique et à l’amélioration de son climat d’affaires. Cela favorise aussi la coopération des autres pays avec le continent. Ces dernières années, les coopérations tripartites ou multipartites en Afrique avec la participation de la Chine se sont multipliées. Nous nous en félicitons et continuerons d’y apporter notre soutien.

III

Les 20 ans écoulés sont marqués par les transformations et la solidarité entre la Chine et l’Afrique. Le monde traverse aujourd’hui des changements majeurs jamais connus depuis un siècle, qui sont d’ailleurs accélérés par la COVID-19. Bons amis, bons partenaires et bons frères, la Chine et l’Afrique sont des forces importantes pour la paix et le développement dans le monde. Elles doivent continuer de faire preuve de solidarité et de courage pour faire prospérer davantage le FCSA, approfondir sans cesse leurs relations, resserrer leurs liens d’amitié et apporter une plus grande contribution à la justice dans le monde.

La Chine et l’Afrique doivent donner un nouvel exemple dans la construction de la communauté d’avenir partagé pour l’humanité. Plus la situation internationale est complexe et changeante, plus la Chine et l’Afrique ont besoin de tenir le cap fondamental de la construction de la communauté d’avenir partagé Chine-Afrique. Il nous faut rester fidèles aux principes de « sincérité, résultats réels, amitié et bonne foi » et de recherche du plus grand bien et des intérêts partagés, maintenir la dynamique des échanges de haut niveau, approfondir l’échange des expériences en matière de gouvernance de l’État, resserrer les liens d’amitié entre nos peuples et porter le partenariat de coopération stratégique global sino-africain à des niveaux toujours plus élevés. Nous devons faire rayonner les Cinq Principes de la Coexistence pacifique, accroître le soutien mutuel sur les questions touchant aux intérêts vitaux et aux préoccupations majeures de part et d’autre et œuvrer ensemble à la démocratisation des relations internationales. Nous devons nous tenir du côté de la grande majorité des membres de la communauté internationale, suivre avec fermeté la voie du multilatéralisme, faire avancer la réforme du système de gouvernance mondiale dans un sens favorable aux intérêts communs des pays en développement et faire jouer un rôle pionnier et exemplaire aux relations sino-africaines dans la construction de la communauté d’avenir partagé pour l’humanité.

La Chine et l’Afrique doivent offrir un nouveau modèle pour la coopération internationale contre la COVID-19. La Chine et l’Afrique sont mises à de rudes épreuves à cause de la COVID-19. La situation d’aujourd’hui est chèrement acquise. À l’heure actuelle où le virus continue de se propager dans le monde, elles sont toutes les deux confrontées à la mission difficile de vaincre l’épidémie, de stabiliser l’économie et d’assurer le bien-être de la population. La Chine redoublera d’efforts pour mettre en œuvre les mesures importantes annoncées par le Président Xi Jinping lors du Sommet extraordinaire Chine-Afrique sur la solidarité contre la COVID-19 et fera en sorte que les vaccins soient accessibles et abordables le plus tôt possible dans les pays africains. Elle continuera de leur fournir des matériels médicaux, d’y envoyer des groupes d’experts et de faciliter leurs achats de matériels en Chine, et travaillera activement au lancement des travaux du siège du CDC africain d’ici fin d’année. Ces actions concrètes sont autant d’illustrations de la détermination de la Chine et de l’Afrique et de la force de leur solidarité face au virus.

La Chine et l’Afrique doivent libérer de nouveaux potentiels de leur coopération pragmatique. La COVID-19 ne saurait empêcher la coopération sino-africaine. La Chine a été l’un des premiers pays à reprendre les activités dans tous les secteurs et elle œuvre actuellement à créer une nouvelle dynamique de développement où le circuit domestique est le pilier principal et que le circuit domestique et le circuit international se renforcent mutuellement, d’où de nouvelles opportunités pour l’approfondissement et la montée en gamme de la coopération sino-africaine. La Chine soutient la construction de la Zone de libre-échange continentale africaine et encourage ses entreprises et institutions financières à participer activement aux projets d’interconnexion des infrastructures en Afrique pour contribuer à la facilitation de la circulation transfrontalière et du dédouanement des marchandises. Elle souhaite, ensemble avec la communauté internationale, accompagner l’Afrique dans son processus d’intégration en tant que continent et sur le plan économique en particulier. Elle est prête à travailler avec l’Afrique à approfondir l’intégration de leurs chaînes industrielles et d’approvisionnement, encourage les entreprises chinoises à accroître leurs investissements en Afrique et à renforcer leur coopération technique avec l’Afrique. Elle soutient la modernisation agricole et l’industrialisation du continent pour augmenter la valeur ajoutée et la compétitivité des produits énergétiques, miniers et agricoles africains. Elle œuvrera ensemble avec la communauté internationale à une meilleure insertion de l’Afrique dans les chaînes industrielles et d’approvisionnement mondiales. La Chine et l’Afrique doivent également promouvoir un développement vert, bas carbone, circulaire et durable et travailler à améliorer effectivement les capacités des pays africains pour mieux faire face au changement climatique.

Comme l’a dit un poème chinois : « Arrivant aux bords de la mer sur un cheval au galop, je pars à l’aventure le vent en poupe ». Les relations sino-africaines iront toujours de l’avant et la construction du FCSA n’a pas de ligne d’arrivée. Sur ce nouveau point de départ historique, nous œuvrerons, à la lumière de la pensée de Xi Jinping sur la diplomatie et avec l’engagement et le soutien des dirigeants chinois et africains, à renforcer la cohésion et l’influence du FCSA, à faire avancer les relations sino-africaines en bravant toutes les difficultés et à remporter de nouveaux succès dans la construction d’une communauté d’avenir partagé Chine-Afrique.

M. Wang Yi

Conseiller d’État et Ministre des Affaires étrangères de la République populaire de Chine

En commémoration du 20e anniversaire du Forum sur la Coopération sino-africaine (FCSA)

 

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Wang Yi : rappels traduits sur 20 ans de coopération sino-africaine

VINGT ANS DE PARCOURS COMMUN

VERS DE NOUVEAUX SUCCÈS DANS LA NOUVELLE ÈRE

L’année 2020 marque le 20e anniversaire du Forum sur la Coopération sino-africaine (FCSA). Le 12 octobre, le Président Xi Jinping et le Président Macky Sall du Sénégal, pays coprésident du Forum, ont envoyé conjointement un message de félicitations pour cet anniversaire important. Il y a 20 ans, à l’aube du nouveau siècle, la Chine et l’Afrique, unies par une amitié fraternelle, ont créé le Forum sur la Coopération sino-africaine, en suivant la tendance de la paix et du développement de notre temps et en portant haut levé le drapeau de la coopération mutuellement bénéfique. Depuis lors, la grande famille Chine-Afrique possède sa propre plateforme de dialogue collectif et son propre mécanisme de coopération pragmatique, et les relations sino-africaines sont entrées dans une nouvelle phase de développement.

I

Les 20 ans écoulés sont marqués par des engagements communs et des résultats concrets. Sous l’orientation du FCSA, la Chine et l’Afrique ont vu leurs échanges de haut niveau s’intensifier de jour en jour et leur confiance politique mutuelle gagner sans cesse en profondeur. Les relations sino-africaines se sont hissées au niveau de partenariat de type nouveau, puis à celui de partenariat stratégique de type nouveau avant d’être portées aujourd’hui au niveau de partenariat de coopération stratégique global. La Chine et l’Afrique ont développé une coopération remarquable : En 2019, le stock des investissements directs chinois en Afrique s’est élevé à 49,1 milliards de dollars américains, environ 100 fois plus important que celui de 2000, et le volume des échanges commerciaux sino-africains s’est établi à 208,7 milliards de dollars américains, 20 fois plus élevé que celui de 2000. La Chine est pendant 11 ans d’affilée le premier partenaire commercial de l’Afrique et contribue durant des années à la croissance économique africaine à hauteur de plus de 20%. Le Centre de Conférences de l’Union Africaine (UA), les lignes ferroviaires Addis-Abeba-Djibouti et Mombasa-Nairobi et de nombreux autres projets emblématiques sont entrés en service en Afrique, et la coopération dans les domaines des sciences et technologies, de l’éducation, de la culture, de la santé, des échanges humains, de la paix et de la sécurité a connu un développement global et enregistré sans cesse des progrès importants.

Depuis le XVIIIe Congrès du Parti communiste chinois, le Président Xi Jinping, très attaché aux relations sino-africaines, a avancé les principes de « sincérité, résultats réels, amitié et bonne foi » et de recherche du plus grand bien et des intérêts partagés, s’est personnellement engagé dans la construction d’une communauté d’avenir partagé Chine-Afrique encore plus solide et a multiplié les échanges avec ses homologues africains, favorisant ainsi l’accélération du développement des relations sino-africaines.

― La base politique des relations sino-africaines s’est consolidée de jour en jour. En 2013, le Président Xi Jinping s’est rendu en visite en Afrique lors de son premier déplacement à l’étranger en tant que chef d’État. Par après, il a fait quatre tournées en Afrique, dans toutes les cinq sous-régions du continent. Les dirigeants chinois et africains se sont réunis en 2015 à Johannesburg et en 2018 à Beijing pour deux sommets historiques. En juin dernier, au moment crucial de la lutte contre le coronavirus, s’est tenu le Sommet extraordinaire Chine-Afrique sur la solidarité contre la COVID-19. Aujourd’hui, les échanges politiques entre les deux côtés se déroulent avec une intensité, une étendue et une ampleur sans précédent. Rien qu’à l’occasion du Sommet de Beijing, le Président Xi Jinping a participé, pendant huit jours, à plus de 70 événements multilatéraux et bilatéraux. Rejointe par la Gambie, Sao Tomé-et-Principe et le Burkina Faso qui ont rétabli des relations diplomatiques avec la Chine, la grande famille Chine-Afrique est aujourd’hui plus nombreuse que jamais.

― La coopération pragmatique s’est avérée fructueuse. La coopération économique et commerciale sino-africaine s’est développée à un rythme accéléré et a affiché une bonne dynamique de transformation. Elle est passée d’une coopération dirigée par les pouvoirs publics à une coopération guidée par les lois du marché, du commerce des marchandises à la coopération en matière de capacités de production, et des travaux publics à l’investissement et à l’exploitation des projets. La Chine et l’Afrique ont élaboré et mis en œuvre ensemble les dix programmes de coopération et les huit initiatives majeures, portant leur coopération pragmatique à une hauteur sans précédent. Dans le cadre de l’Initiative « la Ceinture et la Route », la coopération sino-africaine a avancé avec un élan irrésistible. 44 pays africains et la Commission de l’UA ont signé des documents de coopération avec la Chine. De nombreux projets sur la construction de chemins de fer, de routes, d’aéroports, de ports et de centrales électriques ont été réalisés, apportant des changements notables au développement économique et social en Afrique.

― Les échanges humains et culturels ont atteint une intensité inédite. Le Festival de la jeunesse Chine-Afrique, le Forum des think tanks, le Projet d’études conjointes et d’échanges, le Dialogue de haut niveau Chine-Afrique sur la Lutte contre la Pauvreté pour la Prospérité commune et le China-Africa Press Center ont eu de grands succès. L’Institut Chine-Afrique a été inauguré. Voilà autant d’initiatives qui ont contribué aux échanges florissants et à l’inspiration mutuelle entre les deux parties dans les différents domaines. Jusqu’aujourd’hui, la Chine a fourni près de 120 000 bourses gouvernementales aux pays africains et créé 61 Instituts Confucius et 44 Classes Confucius en coopération avec 46 pays africains. Elle a envoyé dans 48 pays africains 21 000 professionnels de santé qui ont prodigué des soins à environ 220 millions de personnes. 150 jumelages ont été établis entre des villes chinoises et africaines. L’amitié sino-africaine repose désormais sur une base populaire encore plus solide.

― Le soutien mutuel s’est renforcé encore davantage. La Chine et l’Afrique se sont battues côte à côte dans les luttes contre le virus Ebola et la COVID-19, et se sont soutenues mutuellement sur les questions touchant à leurs intérêts vitaux et préoccupations majeures respectifs. Leur coopération en matière de paix et de sécurité a gagné en profondeur. Elles ont œuvré ensemble pour défendre le multilatéralisme, rejeter l’unilatéralisme et le protectionnisme et préserver fermement l’ordre et le système internationaux centrés sur l’ONU, les Cinq Principes de la Coexistence pacifique et les autres normes fondamentales régissant les relations internationales, apportant ainsi une grande contribution à la préservation des intérêts communs des pays en développement et des intérêts de l’ensemble de la communauté internationale.

II

Les 20 ans écoulés sont marqués par des efforts et des progrès pour le FCSA. Ayant résisté aux aléas internationaux, il a obtenu des résultats historiques abondants. Il constitue désormais une illustration parfaite de l’engagement et de l’innovation de la diplomatie chinoise à la lumière de la pensée de Xi Jinping sur la diplomatie, et une source d’inspiration importante pour un plus grand développement des relations sino-africaines.

Le FCSA s’est toujours attaché à l’esprit de coopération et de solidarité et au principe d’amples consultations et de contribution conjointe. La Chine est le plus grand pays en développement et l’Afrique, le continent regroupant le plus grand nombre de pays en développement. La coopération sino-africaine est essentielle au succès de la coopération Sud-Sud, et la justice et l’équité ne pourront régner effectivement dans notre monde que si la voix des 2,6 milliards de Chinois et d’Africains est écoutée et respectée. Gardant toujours au cœur la nature fondamentale des relations sino-africaines qu’est la coopération Sud-Sud, nous avons œuvré à faire progresser le FCSA dans un esprit de solidarité et de coopération. Dans le FCSA, nous sommes « 54 plus 1 » et non « 1 face à 54 ». Régler les problèmes à travers des discussions amples et amicales, telle est notre manière d’agir. La Chine ne s’ingère pas dans la recherche par les pays africains d’une voie de développement adaptée à leurs conditions nationales, ne leur impose pas sa volonté, n’assortit pas ses aides de condition politique quelconque, et ne recherche pas d’intérêts politiques égoïstes dans sa coopération en matière d’investissement et de financement avec l’Afrique. Tout en veillant à faire jouer au FCSA son rôle de planification globale et d’orientation stratégique, nous avons travaillé à consolider les relations bilatérales avec chacun des membres africains pour faire avancer en parallèle le mécanisme du Forum et la coopération bilatérale, et créer ainsi un réseau puissant de partenariats multilatéraux et bilatéraux, ce qui a permis d’augmenter considérablement l’influence des relations sino-africaines dans le monde. Le FCSA est désormais un étendard de la coopération Sud-Sud et de la coopération internationale avec l’Afrique.

Le FCSA s’est toujours focalisé sur la coopération mutuellement bénéfique et le développement. La Chine et l’Afrique se trouvent l’une comme l’autre à un stade crucial de développement et de redressement. Les peuples chinois et africains ont tous droit à une vie meilleure. Comme l’a souligné le Président Xi Jinping, personne ne pourra empêcher la marche des peuples chinois et africains vers le redressement. Faisant toujours de la promotion de la coopération et du développement la mission première du FCSA, nous avons mis pleinement en valeur les avantages particuliers découlant de la forte complémentarité économique et des étapes de développement différentes de la Chine et de l’Afrique, et approfondi sans cesse la synergie entre les stratégies de développement de part et d’autre. Une voie de coopération mutuellement bénéfique avec des caractéristiques uniques s’est ainsi ouverte. Attaché aux actions concrètes et à l’efficacité, le FCSA adopte tous les trois ans un plan d’action global. Rien qu’au Sommet de Beijing 2018, plus de 880 acquis ont été obtenus. Chose promise, chose due. La Chine ne fait jamais de chèque sans provision. Nous avons toujours su rester en phase avec le temps et travailler dans un esprit novateur pour ouvrir de nouvelles perspectives et relever de nouveaux défis en fonction de l’évolution des circonstances. Comme nos amis africains l’ont dit, le FCSA est le mécanisme de coopération qui offre le plus de possibilités d’agir et de réussir.

Le FCSA a toujours donné l’exemple de la solidarité et de l’entraide face aux épreuves. L’amitié sino-africaine est née dans la lutte ardue pour l’émancipation nationale et s’est profondément enracinée dans les cœurs des Chinois et des Africains. Comme l’a dit le Président Xi Jinping, la Chine et l’Afrique sont des amis à toute épreuve, c’est ce que nous ne devons jamais oublier. Dans la crise financière internationale de 2008, la Chine et l’Afrique se sont soutenues dans une solidarité fraternelle. La Chine n’a pas réduit son assistance ni son soutien à l’Afrique, bien au contraire, elle les a accrus. En 2014, lorsque l’épidémie d’Ebola a éclaté en Afrique de l’Ouest, des personnels de santé chinois sont partis pour les pays touchés au mépris des dangers. Il s’agit d’une opération d’aide humanitaire exceptionnelle dans l’histoire de la Chine nouvelle. Face à l’apparition soudaine et à la propagation de la COVID-19 dans le monde, la Chine et l’Afrique ont choisi une fois de plus de se battre côte à côte pour surmonter les difficultés. Tous ces faits montrent que les Chinois et les Africains sont plus que des partenaires, mais des compagnons d’armes. Plus les moments sont difficiles, plus nous sommes déterminés et confiants dans la coopération sino-africaine, et plus le FCSA peut jouer son rôle fédérateur important pour surmonter les épreuves et contribuer au renforcement de l’amitié sino-africaine.

Le FCSA a toujours porté l’esprit d’ouverture et d’inclusion. Le Forum a été créé pour répondre à l’appel de notre époque à la paix, au développement et à la coopération gagnant-gagnant. Il est un exemple réussi de la pratique du multilatéralisme. Pour nous, l’ouverture et l’inclusion sont toujours les principes directeurs, tandis que le repli sur soi et l’exclusion n’ont jamais été une option. Les pillages coloniaux et les rivalités pendant la guerre froide avaient infligé aux peuples africains de profondes souffrances. Cet épisode de l’histoire ne doit jamais se reproduire, et l’Afrique ne doit jamais redevenir une arène de batailles entre les grandes puissances. Voilà un appel de l’ensemble des Africains que tous les membres de la communauté internationale doivent écouter attentivement. Dans la coopération avec l’Afrique, il faut rester ouvert et s’inspirer mutuellement pour promouvoir ensemble la paix et le développement en Afrique. La coopération sino-africaine a contribué au renforcement des capacités de développement de l’Afrique et à l’amélioration de son climat d’affaires. Cela favorise aussi la coopération des autres pays avec le continent. Ces dernières années, les coopérations tripartites ou multipartites en Afrique avec la participation de la Chine se sont multipliées. Nous nous en félicitons et continuerons d’y apporter notre soutien.

III

Les 20 ans écoulés sont marqués par les transformations et la solidarité entre la Chine et l’Afrique. Le monde traverse aujourd’hui des changements majeurs jamais connus depuis un siècle, qui sont d’ailleurs accélérés par la COVID-19. Bons amis, bons partenaires et bons frères, la Chine et l’Afrique sont des forces importantes pour la paix et le développement dans le monde. Elles doivent continuer de faire preuve de solidarité et de courage pour faire prospérer davantage le FCSA, approfondir sans cesse leurs relations, resserrer leurs liens d’amitié et apporter une plus grande contribution à la justice dans le monde.

La Chine et l’Afrique doivent donner un nouvel exemple dans la construction de la communauté d’avenir partagé pour l’humanité. Plus la situation internationale est complexe et changeante, plus la Chine et l’Afrique ont besoin de tenir le cap fondamental de la construction de la communauté d’avenir partagé Chine-Afrique. Il nous faut rester fidèles aux principes de « sincérité, résultats réels, amitié et bonne foi » et de recherche du plus grand bien et des intérêts partagés, maintenir la dynamique des échanges de haut niveau, approfondir l’échange des expériences en matière de gouvernance de l’État, resserrer les liens d’amitié entre nos peuples et porter le partenariat de coopération stratégique global sino-africain à des niveaux toujours plus élevés. Nous devons faire rayonner les Cinq Principes de la Coexistence pacifique, accroître le soutien mutuel sur les questions touchant aux intérêts vitaux et aux préoccupations majeures de part et d’autre et œuvrer ensemble à la démocratisation des relations internationales. Nous devons nous tenir du côté de la grande majorité des membres de la communauté internationale, suivre avec fermeté la voie du multilatéralisme, faire avancer la réforme du système de gouvernance mondiale dans un sens favorable aux intérêts communs des pays en développement et faire jouer un rôle pionnier et exemplaire aux relations sino-africaines dans la construction de la communauté d’avenir partagé pour l’humanité.

La Chine et l’Afrique doivent offrir un nouveau modèle pour la coopération internationale contre la COVID-19. La Chine et l’Afrique sont mises à de rudes épreuves à cause de la COVID-19. La situation d’aujourd’hui est chèrement acquise. À l’heure actuelle où le virus continue de se propager dans le monde, elles sont toutes les deux confrontées à la mission difficile de vaincre l’épidémie, de stabiliser l’économie et d’assurer le bien-être de la population. La Chine redoublera d’efforts pour mettre en œuvre les mesures importantes annoncées par le Président Xi Jinping lors du Sommet extraordinaire Chine-Afrique sur la solidarité contre la COVID-19 et fera en sorte que les vaccins soient accessibles et abordables le plus tôt possible dans les pays africains. Elle continuera de leur fournir des matériels médicaux, d’y envoyer des groupes d’experts et de faciliter leurs achats de matériels en Chine, et travaillera activement au lancement des travaux du siège du CDC africain d’ici fin d’année. Ces actions concrètes sont autant d’illustrations de la détermination de la Chine et de l’Afrique et de la force de leur solidarité face au virus.

La Chine et l’Afrique doivent libérer de nouveaux potentiels de leur coopération pragmatique. La COVID-19 ne saurait empêcher la coopération sino-africaine. La Chine a été l’un des premiers pays à reprendre les activités dans tous les secteurs et elle œuvre actuellement à créer une nouvelle dynamique de développement où le circuit domestique est le pilier principal et que le circuit domestique et le circuit international se renforcent mutuellement, d’où de nouvelles opportunités pour l’approfondissement et la montée en gamme de la coopération sino-africaine. La Chine soutient la construction de la Zone de libre-échange continentale africaine et encourage ses entreprises et institutions financières à participer activement aux projets d’interconnexion des infrastructures en Afrique pour contribuer à la facilitation de la circulation transfrontalière et du dédouanement des marchandises. Elle souhaite, ensemble avec la communauté internationale, accompagner l’Afrique dans son processus d’intégration en tant que continent et sur le plan économique en particulier. Elle est prête à travailler avec l’Afrique à approfondir l’intégration de leurs chaînes industrielles et d’approvisionnement, encourage les entreprises chinoises à accroître leurs investissements en Afrique et à renforcer leur coopération technique avec l’Afrique. Elle soutient la modernisation agricole et l’industrialisation du continent pour augmenter la valeur ajoutée et la compétitivité des produits énergétiques, miniers et agricoles africains. Elle œuvrera ensemble avec la communauté internationale à une meilleure insertion de l’Afrique dans les chaînes industrielles et d’approvisionnement mondiales. La Chine et l’Afrique doivent également promouvoir un développement vert, bas carbone, circulaire et durable et travailler à améliorer effectivement les capacités des pays africains pour mieux faire face au changement climatique.

Comme l’a dit un poème chinois : « Arrivant aux bords de la mer sur un cheval au galop, je pars à l’aventure le vent en poupe ». Les relations sino-africaines iront toujours de l’avant et la construction du FCSA n’a pas de ligne d’arrivée. Sur ce nouveau point de départ historique, nous œuvrerons, à la lumière de la pensée de Xi Jinping sur la diplomatie et avec l’engagement et le soutien des dirigeants chinois et africains, à renforcer la cohésion et l’influence du FCSA, à faire avancer les relations sino-africaines en bravant toutes les difficultés et à remporter de nouveaux succès dans la construction d’une communauté d’avenir partagé Chine-Afrique.

M. Wang Yi

Conseiller d’État et Ministre des Affaires étrangères de la République populaire de Chine

En commémoration du 20e anniversaire du Forum sur la Coopération sino-africaine (FCSA)

 

 

 

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Gouvernance locale : Un guide d’auto-évaluation sera mis à disposition des communes

Dans le cadre de son appui aux collectivités territoriales décentralisées, le ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation a publié un manuel intitulé « Guide d’auto-évaluation de l’Indice de gouvernance locale ». Il s’agit d’un outil d’auto-évaluation des efforts déployés par les Communes en matière de bonne gouvernance dans leur circonscription respective. A partir de ce guide, les communes peuvent tirer des leçons et mettre en œuvre des activités de développement des compétences afin d’élaborer un plan de relance ou améliorer la gouvernance au niveau de leur circonscription. L’outil est également utilisé pour promouvoir la gouvernance locale, la décentralisation, la démocratie participative ainsi que les outils d’évaluation interne des municipalités notamment en matière de gouvernance et de participation des acteurs locaux, afin que la commune et ses partenaires puissent mettre en place des stratégies pour améliorer la gouvernance dans un court terme.

Test. Le guide est actuellement en phase de test au niveau de 33 communes de la région Analamanga. Sur cette étape, le ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation bénéficie le concours du projet ProDéCID de la coopération allemande. Après cette phase de test, le guide sera distribué dans toutes les communes de Madagascar. L’outil servira alors aux communes, non seulement de mener une évaluation interne de leur gestion sans le concours d’un partenaire extérieur, mais aussi de leur permettre de suivre leurs performances de gestion ainsi que de se préparer en vue de l’Indice de gouvernance locale.

Forces. L’Indice de gouvernance Locale a été mis en place à Madagascar, depuis quelques années, pour développer les compétences en matière de gestion des communes. Cet outil a été également créé pour leur permettre de mesurer les efforts déployés et d’apporter des améliorations dans le processus d’évaluation des forces et des faiblesses de leur stratégie opérationnelle. Il permet également d’aider les Communes à atteindre des objectifs et à formuler des visions, notamment en termes de budget et de plan d’action. Aussi, l’IGL aide la municipalité à améliorer la gouvernance locale afin qu’elle puisse fournir aux partenaires techniques et financiers une perspective sur la structure de gestion par le biais de la remontée des données et les résultats d’enquête.

Recueillis par Rija R.

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Farafangana : Zandary nitsoaka an-daharana, tratra nangalatra

Zandary mbola am-perinasa no voarohirohy tamin’ny resaka fangalaràna sy fanimban-javatra tany amin’iny distrikan’i Farafangana iny. Nitsoaka an-daharana ity zandary ary efa notadiavina nanomboka ny faramparan’ny volana septambra lasa teo. Raha ny fanazavana azo dia nisy ny loharam-baovao azon’ny zandary mahakasika ny fisian’ny tovolahy iray, nanao asa ratsy tao Ambalafary, ny talata lasa teo. Nidina avy hatrany tany an-toerana ireo « equipe d’intervention rapide » avy eo anivon’ny Tobim-pileovan’ny zandary ao Farafangana. Tra-tehaka tao tokoa ity tovolahy ary nentina avy hatrany natao andrimaso sy natao famotorana tany amin’ny biraon’ny zandary. Tsikaritra tamin’izany ihany koa fa ity tovolahy ity dia efa nokarohina noho ny fitsoahana an-daharana (desertion) teo anivon’ny zandary, efa ho telo herinandro izay. Marihana fa mahavoasazy araka ny lalàna velona ara-miaramila ny fitsoahana an-daharana toy izany. Tsy maintsy henjehina noho izany ity zandary am-perinasa ity, hoy hatrany ny vaovao. Ankoatra ny fanenjehana azy araka ny ady heloka, noho ny asa ratsy nataony. « Hentitra ny baiko fa tsy mitahiry jiolahy ny zandarimaria, koa hohafainganina ny fandroahana azy, izy rahateo efa tsy mazoto ny hanompo Tanindrazana eto anivon’ny zandarimariam-pirenena intsony ». Hatolotra ny Fampanoavana tsy ho ela moa ity mpitandro filaminana nihoa-pefy ity rehefa vita ny fakàna am-bavany azy.

m.L

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Andry Rajoelina : Hommage au président de la Première République

Le nouveau bâtiment de la direction régionale de la Sécurité publique fait partie des « zava-bita » inaugurés par le président Andry Rajoelina.

14 octobre 1958 – 14 octobre 2020. Comme prévu, le 62e anniversaire de la proclamation de la République de Madagascar a été célébré hier.

Comme il l’avait déjà annoncé, le président Andry Rajoelina a choisi d’organiser une cérémonie officielle dans le fokontany d’Ambodirengitra, commune d’Anahidrano, district d’Antsohihy, pour rendre hommage au premier président malgache, Philibert Tsiranana, considéré comme le Père de l’indépendance. Un geste qui a touché les proches du défunt président. En effet, durant la cérémonie, la famille Tsiranana, par l’intermédiaire de son petit-fils Pascal Tsiranana Tsiadino, n’a pas manqué de remercier le président de la République pour cet hommage. « Le 14 octobre est une date importante, non seulement pour le président Philibert Tsiranana, mais aussi pour toute la Nation », a déclaré le porte-parole de la famille, qui reconnaît d’ailleurs que « depuis la naissance de la République de Madagascar il y a 62 ans, c’est la première fois qu’un président en exercice rend un tel hommage au Père de l’indépendance ». En effet, Anahidrano n’avait jamais accueilli jusqu’à hier la célébration officielle de la fête du 14 octobre. Il convient de noter que le président Andry Rajoelina a ouvert son programme pour cette journée de commémoration par un dépôt de gerbes de fleurs sur la tombe de « Dadabe » Tsiranana à Ambodirengitra Anahidrano. Une cérémonie qui a vu la présence du Premier ministre Christian Ntsay ; de la présidente de l’Assemblée nationale Christine Razanamahasoa ; du gouverneur de la région SOFIA Lylison René de Roland ; ainsi que des membres du gouvernement. En tout cas, malgré la COVID-19, l’on peut affirmer que le 62e anniversaire de la République a été célébré avec faste. Une foule immense est venue devant la stèle Philibert Tsiranana lors de la grande fête dans l’après-midi, animée par des artistes célèbres. Si Antananarivo n’a pu en bénéficier le 26 juin, les

« Zanak’i SOFIA » ont quant à eux admiré les feux d’artifice qui ont clôturé les festivités d’hier. Lors de cet évènement, le chef de l’Etat a annoncé qu’une université « manara-penitra » sera construite à Anivorano Antsohihy, et qu’elle portera le nom du premier président Philibert Tsiranana. Par ailleurs, le chef de l’Etat a aussi laissé entendre que des études approfondies sur la construction de la route reliant Antsohihy – Befandriana Nord sont actuellement en cours.

Réalisation. « Aucune commune, ni aucun district ne sera oublié dans le cadre des actions au développement ». C’est ce qu’a martelé Andry Rajoelina. Anahidrano, la ville natale du défunt président Philibert Tsiranana, ne sera pas en reste non plus. Hier, le chef de l’Etat a procédé à la pose de la première pierre pour les travaux d’installation d’une centrale hybride photovoltaïque-thermique dans ce village. Cette centrale solaire sera équipée de technologies de pointe et pourra être alimentée à la fois par des énergies renouvelables, mais aussi par des groupes électrogènes puissants pouvant assurer les besoins en énergie de tout Anahidrano. Les travaux de réalisation de cette infrastructure, dont la capacité de production est de 200 000 kW par an, s’achèveront d’ici la fin de cette année 2020. L’objectif de ce projet est de permettre à la population d’avoir accès à une électricité moins chère et d’une façon durable, a soutenu Andry Rajoelina. Toujours dans le cadre de la mise en œuvre de son

« Velirano » qui a pour objectif de faciliter à tous l’accès à l’énergie, le chef de l’Etat a aussi inauguré hier la centrale hybride photovoltaïque-thermique de Bekitrobaka. Une centrale mise en place pour satisfaire les besoins de tout le district d’Antsohihy et ses environs. 2 200 panneaux sont installés sur le site. La centrale est aussi équipée de groupes électrogènes pouvant produire jusqu’à 8,5 millions de kW par an. Ce projet est le fruit d’une collaboration entre l’Etat malgache, la société nationale JIRAMA et First Energy.

Distribution de kits scolaires. Comme les autres localités qui ont été visitées par le président de la République, les enfants d’Anahidrano n’ont pas non plus été oubliés en ce qui concerne la distribution de kits scolaires. Hier, les 2 000 élèves des 17 EPP de la ZAP Anahidrano ont reçu entre autres des tabliers, des cartables, des gourdes, des trousses, des stylos, des cahiers et des livres, en vue d’alléger les charges parentales pour la prochaine rentrée scolaire. A noter que la région SOFIA figure parmi les régions qui ont un taux de scolarisation le plus élevé de Madagascar. Le nouveau bâtiment de la direction régionale de la Sécurité publique d’Antsohihy a également été inauguré hier. Une infrastructure aux normes qui abritera désormais toutes les directions et services de la police nationale. A l’occasion, le chef de l’Etat a donné des instructions fermes aux forces de police afin d’améliorer la qualité de leur service et d’être plus réactives et rapides lors des interventions. 2 138 nécessiteux ont aussi bénéficié de l’opération « Vatsy Tsinjo ». Des enseignants d’écoles privées, des personnes âgées, des transporteurs et des vendeurs ayant subi de plein fouet les effets néfastes de la pandémie de la COVID-19 ont reçu leur part d’aides sociales émanant de l’Etat. La visite d’Andry Rajoelina à Antsohihy se poursuit ce jour avec à l’ordre du jour, un conseil des ministres décentralisé, mais aussi le très attendu premier conseil des gouverneurs des régions.

Davis R

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Vontovorona : Manifestation de la population contre le mauvais état de la route

Des habitants du fokontany d’Antanety II, connu sous l’appellation Vontovorona, dans la commune rurale d’Alakamisy Fenoarivo, district d’Antananarivo Atsimondrano, sont descendus dans la rue hier pour manifester contre le mauvais état de la route dans cette localité. Ils se sont soulevés car cette situation les fait souffrir depuis des années et impacte leur vie quotidienne. Leur problème est la portion de route en terre battue, partant de l’arrêt bus devant le portail de l’enceinte de l’Ecole Polytechnique de Vontovorona, et allant jusqu’à l’extrême sud de la commune d’Alakamisy. Seule route desservant la plupart des quatorze secteurs (faritra) composant ce fokontany, cette route devient impraticable à chaque saison des pluies. Or, cette partie abrite beaucoup de grandes maisons d’habitation qui ne cessent de se multiplier depuis ces vingt dernières années, mais également et surtout des infrastructures de grandes envergures et modernes tels que le complexe sportif de la CNaPS. C’est malheureux d’entendre que ce joyau qui constitue une fierté pour le pays n’ait pas un accès digne, a déploré Edmondine Rasoarimalala, cheffe fokontany d’Antanety II. D’après elle, le développement n’aura pas d’impacts positifs sur la vie de la population tant que la route ne suit pas cette évolution. « Ce fokontany qui compte 15 000 habitants a été oublié par les régimes et les dirigeants qui ont gouverné ce pays depuis des années », a-t-elle ajouté. Et d’admettre que la commune fait ce qu’elle peut. Mais cela reste négligeable compte tenu du peu de moyens dont elle dispose. C’est pourquoi les habitants invitent les autorités compétentes à prendre en considération leur cas. 

T.M.

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Plateforme HFKF : Vers la création d’une vision de développement générationnelle

Lors du lancement officiel des Chaînes d’idées pour les 60 ans de Madagascar au Le Pavé.

A l’occasion de la célébration du 60e anniversaire de l’Indépendance de Madagascar et de la naissance de la Première République, la plateforme HFKF (Hetsika Fampiraisana ny Kristiana ho an’ny Firenena) ou Mouvement pour le rassemblement des Chrétiens en faveur de la nation, mobilise toutes les forces vives.

 « Celles-ci sont conviées à apporter leurs contributions dans une démarche inclusive, à travers des analyses, des diagnostics et des partages de bonnes pratiques depuis les 60 dernières années. Elles vont ainsi participer aux dix conférences-débats portant sur dix thématiques qui seront organisées toutes les semaines jusqu’à la fin de l’année 2020, soit pendant deux mois et demi. Les résolutions qui seront prises à l’issue des discussions sur ces dix thématiques, serviront à construire des Chaînes d’idées dans le cadre des 60 ans d’Indépendance du pays que nous appelons « Maro tohanan’ny Maro ». Notre objectif est de reconstruire la nation, et ce, sous la bénédiction divine »,  a annoncé Tiana Randrianasoloarimina, le coordonnateur national du HKFK, lors du lancement officiel de ces Chaînes d’idées hier au restaurant Le Pavé à Antaninarenina. 

Valeurs chrétiennes. Et lui de rajouter que la compilation de ces chaînes d’idées conduit à la création d’une vision de développement générationnelle, soit une vision pour les 40 ans à venir qui vont permettre de célébrer le jubilé de 100 ans d’Indépendance du pays. Mais avant tout cela, un culte œcuménique rassemblant les Chrétiens au niveau de la FFKM et des autres églises évangéliques, a été organisé hier matin à l’église FJKM Atsimon’i Mahamasina, pour la repentance. En effet, « si le développement de Madagascar est en nette dégradation, les Chrétiens qui sont majoritaires, en sont responsables. Il est ainsi temps que chacun prenne sa responsabilité. Force est de reconnaître que le capital humain est notre première richesse. La promotion des valeurs chrétiennes basées sur l’amour, la justice, la foi, l’espoir et les actes de bienfaisance s’impose ainsi pour que toutes les parties prenantes aient une nouvelle vision des choses », a-t-il soulevé. 

Deux grands maux. En revenant sur les conférences thématiques organisées toutes les semaines, l’histoire de Madagascar durant les 60 dernières années sera le premier thème à débattre au centre Arrupe Faravohitra le mercredi 21 octobre 2020. Ensuite, la corruption et la justice constitue le 2e thème pour la semaine d’après. En fait, « la corruption et le pillage de nos ressources naturelles constituent deux grands maux qui empêchent le développement de la nation. En outre, une perte évaluée à des milliards d’ariary est enregistrée en raison de la recrudescence des feux de brousse. Toutes les parties prenantes devront ainsi s’engager à apporter des changements conséquents pour mettre un terme à tout cela, tout en considérant une dimension spirituelle. Nous ne sommes que des simples initiateurs, mais tous ceux qui ont des idées contribuant au développement socio-économique du pays, seront les bienvenus », tient à préciser Tiana Randrianasoloarimina.

Pratiques et opérationnelles. Par ailleurs, le volet foncier, l’hygiène, l’implication des jeunes pour leur avenir, les types de business conformes aux valeurs chrétiennes, l’éducation, le respect de l’hygiène, les infrastructures, les structures de l’administration sont parmi les sujets à discuter dans le cadre de ces événements. « Il faut également tenir compte des autres secteurs qui ne sont pas sous la mainmise  de la population malgache. On peut citer, entre autres, les télécommunications, la digitalisation et l’assurance. En tout, ces chaînes d’idées issues des différentes résolutions prises à l’issue de ces événements et qui renferment cette vision de développement générationnelle seront traduites en actions pratiques et opérationnelles. Nous allons les transmettre à tous les acteurs concernés tels que l’administration, le secteur privé, la société civile, les églises et les jeunes en particulier. Nous précisons qu’il ne s’agit pas d’un processus électoral pour soutenir un homme mais d’une démarche inclusive pour rassembler des idées contribuant au développement du pays », a conclu le coordonnateur du HFKF.      

Navalona R.

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Lapa RN7 : « Dona be » avec Mafonja

Car il est temps de tracer la route, après les longues pauses, Mafonja renoue avec le public. Tout comme ses frères d’art, il reprend là où la pandémie a suspendu les scènes. Ce soir à 17h30, en guise d’afterwork, c’est au Lapa RN7  Soanierana que le crooner retrouvera ses inconditionnels. 

En passe de devenir l’antre de l’art et de la musique urbain, Lapa RN7 fait partie de ces plateformes pour la promotion des artistes à Madagascar.  

Depuis son ascension il y a quelques années au festival Libertalia, Mafonja  n’arrête plus. Préférant privilégier les scènes restreintes, il ne lésine pas non plus sur les grands rendez-vous des musiques actuelles. Auteur compositeur, interprète, Mafonja a fait de la guitare et de la valiha ses instruments de prédilection. Sa musique  est à mi-chemin entre le roots, le rap et  le reggae. Au fil du temps,  sa musique évolue, chaque œuvre trouve sa genèse  à partir d’une démarche unique, fidèle à une tradition impressionniste. A ce jour, environ une centaine de chansons composent son répertoire, et ont trouvé une renommée à Madagascar et à l’étranger.

Si à Antsirabe il a été connu sur la scène musicale locale depuis des années, il a été sacré Champion dans la catégorie musique moderne du concours scène d’Afrique 2016. Passionné depuis son enfance par la diversité des musiques, il a poursuivi le chemin créatif entre maturité artistique et expériences en studio qui lui ont permis de trouver la voie musicale à tendance traditionnelle et fusion.

 Iss Heridiny

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Patrimoine : Ambohimanga Rova dans le collimateur des incendies

L’incendie qui s’est déclaré proche du Rova d’Ambohimanga le 11 octobre a été très spectaculaire.(crédits photos : Miora Ranaivoson)

Le 11 octobre, la colline sacrée d’Ambohimanga Rova a été menacée par un incendie. Depuis des années, ces sinistres frappent les alentours du site sans vraiment alerter les responsables. 

Tôt ou tard, le drame arrivera à la colline sacrée d’Ambohimanga, avec ces séries d’incendies ravageant les bois et les flancs de colline alentours. Selon le témoignage d’un habitant de la commune, joint au téléphone, les flammes du 11 octobre ont été assez spectaculaires. « Ces incendies ne datent pas d’il y a quelques jours. Depuis quelques années, des flammes touchent les alentours de la colline abritant le Rova, mais les riverains arrivent toujours à contrecarrer le sinistre. Dimanche dernier, il a touché Ambonin’Ankazomalaza, on a alerté la gendarmerie pour inciter les riverains à porter secours. Heureusement, une averse est tombée pour l’éteindre ». 

Pour la plupart des habitants de la commune d’Ambohimanga, ces sinistres seraient le fait de personnes malintentionnées. Un notable connu de la localité s’explique: «Ce n’est pas la première fois que les flammes menacent le Rova. Cela a commencé il y a bien des années. D’ici nous avons vu ce qui est arrivé à Ambohidratrimo en 2015, au mois d’août. De plus en plus de gens d’ici pensent que ces incendies sont criminels, pour le cas d’Ambohimanga. Par qui ? On ne sait pas, les hypothèses sont nombreuses. Il y a quelques mois, encore en hiver, le vent aidant, il y a eu un incendie par le côté sud qui a failli être dramatique. Heureusement, les riverains ont réussi à sauver in extremis la situation ».

Colline politique. Si des soupçons pas encore avérés se tournent vers les fidèles des sectes extrémistes, n’hésitant pas à détruire des patrimoines à cause de leur foi, d’autres y voient des « actes de déstabilisation », comme celui dont a été victime le Palais de la Reine en 1995, d’autres sites qui se trouvent à Antananarivo et des lieux sacrés dans plusieurs régions. Si jamais le Rova d’Ambohimanga partait en fumée, ce serait une grande partie de la mémoire historique d’Analamanga qui serait anéantie. Même si des personnes hyper éclairées veuillent y introduire des jeux de lumière et des écrans sophistiqués, il sera difficile de retrouver l’esprit du lieu, son «adn» d’antan. 

Si jamais c’est le cas, l’ancienne aire géographique « Imerina » sera une coquille presque vide, perdant petit à petit son statut de région historique séculaire au profit de l’économie, donc une mutation historique. Une de ses principaux symboles identitaires ne sera ainsi que de l’histoire ancienne. Du temps de la colonisation, le raciste Général Gallieni a déporté les dépouilles des rois et reines ensevelis à Ambohimanga vers Anatirova, Antananarivo. Afin d’anihiler depuis la racine toute ascendance politque royale, encore vivace, et faire disparaitre tout repère culturel. Puisqu’il s’agissait de coup bas politique venant de ce militaire. A cette époque, les français colons ont diabolisé et saccagé plusieurs dizaines de lieux sacrés à travers Madagascar. Marc Ravalomanana, alors président de la République, a ramené ces ossements vers leurs sépultures d’origine, rendant ainsi sa pleine sacralité à cette colline royale. Il faut bien l’admettre, qu’Ambohimanga, au-delà de sa capacité touristique, est un objet politique indéniable jusqu’à maintenant. 

Maminirina Rado

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Parti HVM : Déclaration attendue aujourd’hui

Le parti Hery Vaovao ho an’i Madagasikara est en conclave aujourd’hui. Tous les ténors de ce parti vont cogiter sur les affaires nationales et sortira, à l’issue de cette réunion à huis clos, une déclaration. Plusieurs sujets brûlants seront abordés durant cette réunion, nous a laissé entendre un parlementaire cadre du parti. Elle préparera également, a-t-on indiqué, la prochaine stratégie qui va être adoptée par le parti à quelques jours de la rentrée parlementaire qui s’annonce mouvementée. Le HVM, majoritaire au Sénat actuellement, attend de pied ferme l’exécutif. Les sénateurs issus du rang du parti se plaignent du manque de moyens financiers pour finir l’année et aussi les mandats des sénateurs au sein de la Chambre haute. Le parti HVM, ne sera pas alors tendre envers l’exécutif qui, lui, doit défendre le budget 2021. En tout cas, le HVM est de plus en plus virulent contre le régime en place et milite, depuis des mois, dans les rangs de l’opposition. Par ailleurs, l’affaire de l’ancien ministre de la communication et membre influent du parti, Harry Laurent Rahajason, ne sera pas en reste dans l’ordre du jour de la réunion du HVM aujourd’hui. Le verdict du tribunal est attendu aujourd’hui pour fixer le sort de ce dernier. En attendant, l’ancien ministre est actuellement en détention préventive dans la prison d’Antanimora.

Rija R.

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Festival international : LohArano à l’affiche des Rencontres Trans Musicales

Mahalia Ravoajanahary, leader du groupe LohArano

C’est reparti pour un tour. Enfin pour LohArano, le point de rendez-vous aura lieu à la 42e édition des rencontres  Trans Musicales.

Le joyeux trio reprendra le chemin de la grande scène le 5 décembre prochain. La bande à Mahalia amènera une fois de plus le son de LohArano à Rennes. Avec  le single « Andriambavitany » sorti en juillet, LohArano  conjugue les rythmes typiques comme les  tsapiky et salegy avec du heavy metal.  Bien connu dans le microcosme de la musique intelligente dans la Grande île, LohArano a déjà participé à des projets culturels et musicaux un peu partout. Créé en 2014, le groupe a déjà eu l’occasion de faire voir la musique malagasy à leur façon de  vivre.

En guise de rappel,  le choix de LohArano est simple.  « Parce que l’être humain est une source intarissable de créativité, d’innovation et d’imagination.  L’âme, le corps et l’esprit créent, produisent, et il faut entretenir tout cela », avance Mahalia Ravoajanahary, guitariste et chanteuse du groupe.  Il y a beaucoup de choses qui n’existent pas encore qu’il faut générer. « Etant tous sources, nous humains, nous devons inventer dans notre façon de vivre. Il en va de même pour la musique, nous devons créer  à découvrir ou nous inspirer des chansons existantes, leur donner un second souffle de vie. Notre objectif est de créer du concret dans notre musique, du palpable », poursuit-t-elle. LohArano aime les recherches, un esprit curieux, avide de connaissances évitant absolument de faire de pâles copies du travail des autres. Une musique qui cadre tout à fait au rendez-vous de Rennes.

« Cette année, Trans musicales se prolonge sur  une programmation resserrée sur 42 artistes et 2 compagnies de danse, les nombreuses origines géographiques et culturelles, rassemblant 18 nationalités et 13 langues représentées ainsi que la variété des propositions artistiques en matière d’esthétiques musicales permettent de continuer à proposer en 2020 un panorama très large et toujours fidèle à l’idée de “sono mondiale” chère au festival. Rock, techno électro-acoustique, nuevo flamenco, rumba congolaise, soul jazz sud-africain… les Trans Musicales s’affirment plus que jamais comme une exploration gourmande de la création musicale actuelle, une invitation au voyage et à des escales dépaysantes, un véritable patchwork multicolore vu à travers un kaléidoscope», peut-on lire sur le site.

Zo Toniaina

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Don de sang : Trois organisations mobilisées sur le long terme

Le samedi 10 octobre 2020, la Plateforme mondiale des femmes entreprenantes (PLAMFE), l’YMCA Madagascar, et le Réseau des chambres des experts européens- Département Afrique de l’Ouest (R.CEEDAO) ont fait un don de sang commun, en collaboration avec le ministère de la Santé Publique et le centre de transfusion sanguine de Madagascar, qui a d’ailleurs hébergé l’événement. Selon ces trois organisations, elles vont pérenniser cette action, « nous prévoyons d’autres éditions prochainement et pour les années à venir. Nous allons mobiliser nos membres, nos amis et nos partenaires car donner du sang peut sauver la vie de millions de personnes malades », nous ont indiqué les responsables. 

Anja RANDRIAMAHEFA

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Calendrier scolaire 2020-2021 : Les prochaines grandes vacances fin juillet 2021

(photo d’archives)

Après une année scolaire 2019-2020 troublée, la nouvelle année s’annonce rude en travail autant pour les enseignants que les apprenants. Le ministère de l’Education nationale vient de communiquer le calendrier scolaire 2020-2021 qui débutera le 26 octobre 2020 et se terminera le 30 juillet 2020. 

Pas de changement en termes de subdivision des périodes, il y aura trois périodes pour la nouvelle année scolaire. Pour la première période, elle se tiendra du 26 octobre 2020 jusqu’au 18 décembre 2020, à partir de là, les enfants vont pouvoir respirer durant les deux semaines que durent les vacances de Noël. La deuxième période se fera du 04 janvier 2021 au 02 avril 2021. Elle comprend une interruption de trois jours pour la célébration des journées des écoles, du 24 au 26 février 2021. Après les vacances de Pâques, les enfants retourneront en classe pour la troisième période prévue durer 3 mois et quelques jours, du 12 avril au 30 juillet 2021. Notons toutefois que quelques pauses interviennent durant la troisième période, à savoir l’ascension et le lundi de pentecôte. 

Date des examens.  Rappelons que les examens officiels qui clôturent l’année scolaire 2019-2020 ne sont pas encore tous terminés. Il reste le baccalauréat qui se tiendra la semaine prochaine. Concernant les dates des examens pour 2021, elles ne sont pas encore connues. De plus, l’intégration progressive du Plan Sectoriel de l’Education (PSE) va encore apporter quelques changements dans le planning établi. Il y a des chances pour que l’examen du CEPE ne soit plus, cette année ou durant les années suivantes. Les contenus des programmes scolaires peuvent également être agrémentés en cours de route. Bref, tout cela pour dire que le secteur de l’Education nationale est actuellement en pleine restructuration et les choses tendent à évoluer à un moment ou à un autre. Notons aussi qu’il n’y a pas de droit d’inscription pour les lycées, les collèges et les écoles primaires publiques pour cette année scolaire, conformément à l’accord signé entre l’Etat Malagasy et l’AFD. L’offre va même au-delà de la gratuité de l’inscription dans les écoles puisque le ministère a également promis que les inscriptions aux examens officiels, seront elles aussi, gratuites. 

Le secteur privé. Les écoles privées s’alignent majoritairement à ce calendrier scolaire publié par le MEN. La rentrée des classes s’est faite durant ce mois d’octobre et les grandes vacances sont prévues pour le mois de juillet 2021. Cependant, à la différence des écoles publiques, le nombre de jours de vacances dans les établissements privés sont plus importants puisqu’ils ont plus d’événements à célébrer. 

Anja RANDRIAMAHEFA

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Athlétisme – Centre International : Sidonie intègre le CIAD de Dakar, Franck reconduit à Maurice

Deux athlètes malgaches évolueront dans les centres d’entraînements de haut-niveau. 

L’athlète du HTTA de Diana Sidonie Fiadanantsoa a tapé dans l’œil les techniciens étrangers. Ayant brillé aux Jeux des Îles à Maurice et avec une belle prestation aux Jeux Africains à Rabat en 2019, la possibilité pour l’internationale malgache d’intégrer le Centre International d’Athlétisme de Dakar (CIAD) a été annoncée. Après presque un an d’attente, la nouvelle vient d’être confirmée par la présidente de la fédération malgache d’athlétisme. « Elle rejoindra le CIAD en 2021. Elle a été suivie par les techniciens du CIAD depuis un certain moment. Elle bénéficie de la bourse de la Conférence des ministres de la Jeunesse et des Sports des pays francophones (CONFEJES) pour la préparation olympique », nous a souligné Norolalao Andriamahazo, présidente de la FMA. Après la non-reconduction de la bourse de Bezara Jean Robert après deux ans passés au sein du centre, un autre athlète du HTTA en la personne de Sidonie va lui succéder. Spécialiste du 100 m haies, Sidonie est sur les traces de Rosa Rakotozafy, double championne d’Afrique de cette épreuve ancienne pensionnaire du centre de 1997 à 2003. 

A Maurice, Franck Calin Todisoa rempile. Pensionnaire du Centre International d’Athlétisme de Maurice (CIAM), le contrat de Franck a été renouvelée pour deux ans. Cette bourse de la CONFEJES permettra au détenteur du record de Madagascar du 400 m en 46’84 établi au Championnat du monde d’athlétisme à Doha, Qatar le 30 septembre 2019 de se perfectionner et de tenter une qualification pour les Jeux Olympiques de Tokyo en 2021. Lui qui devrait participer au Championnat d’Afrique cette année, mais, annulé à cause de la pandémie de Covid-19. Claudine Nomenjanahary a été également reconduite pour intégrer le CIAM, mais, sa bourse est hypothéquée par sa santé. De son côté, Cynthia Félicité reste au pays avec le départ de l’entraîneur de l’épreuve combinée, Evguéni.

T.H

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Mandritsara : Commémoration du 14 octobre

Le 14 octobre, date de naissance de la Première République (1958), était autrefois célébré avec faste dans toute la Grande île durant ce régime politique, mais n’est désormais plus commémoré depuis la chute de ce dernier. Le parti PSD, les notables et les différentes associations de la ville de Mandritsara ont cependant tenu à le célébrer cette année la naissance. Les festivités ont débuté le 10 octobre dernier et dureront une semaine. Une effigie en la mémoire du premier président de la République, Philibert Tsiranana, a été peinte pour immortaliser ce dernier. Une conférence-débat a eu lieu, ainsi qu’une exposition sur le parcours du premier président de la République, et ce, suivant les documents en possession de l’archiviste Rakotobe.  

Recueillis par Dominique R. 

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Présidentielles américaines : rien n’est encore joué 

À un peu plus de quinze jours de l’élection présidentielle américaine, l’incertitude règne toujours sur l’issue du scrutin. Les sondages donnent une large avance au candidat démocrate sur son rival républicain, mais le passé récent montre que des surprises ne sont pas à écarter. L’actuel locataire de la Maison Blanche avait remporté la victoire il y a quatre ans face à une Hillary Clinton, dotée pourtant de trois millions de voix d’avance. Cette fois-ci, le contexte est différent, et la machine électorale de Donald Trump est grippée. La gestion catastrophique de l’épidémie de Covid-19 lui a beaucoup nui, et la majorité de l’électorat est en train de se tourner vers Joe Biden. 

Présidentielles américaines : rien n’est encore joué 

Les journaux économiques parlent d’un fort courant de sympathie des milieux boursiers en faveur du candidat Joe Biden. Le New York Times affirme qu’une vague bleue est en train de se former, le bleu étant la couleur des démocrates. Les investisseurs sont dans leur grande majorité favorables au plan de relance de cent milliards de dollars envisagé par le candidat démocrate. Les sénateurs républicains  n’ont pas caché leur hostilité devant cette intention proclamée. Le locataire de la Maison Blanche n’est pas aussi généreux. Certains commentateurs affirment que c’est un véritable renversement de tendance, car c’est plutôt envers le camp républicain que les milieux économiques exprimaient leur préférence auparavant. Les résultats engrangés par la politique de Donald Trump ont vite été oubliés à cause des séquelles de l’épidémie de Covid-19. Sa gestion catastrophique a mis à mal toute la stratégie qu’il avait échafaudée. Ses déclarations à l’emporte-pièce sur  la faible gravité du virus l’ont déconsidéré auprès de l’opinion publique. Les vingt millions de chômeurs dénombrés ont eux aussi été un véritable boulet dont il n’a pas pu se débarrasser. Le président Donald Trump ne s’avoue cependant pas vaincu, et il est en train de faire de sa contamination et de sa guérison de la Covid-19 un sujet de campagne. Il est très vite redescendu dans l’arène. Cela suffira-t-il à renverser la vapeur ?  Rien n’est moins sûr, mais attendons l’élection du 3 novembre pour le savoir.

Patrice  RABE

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Jean-Eric Rakotoarisoa : « Éviter les crises politiques »

Le président de la HCC a été parmi les intervenants hier lors des ateliers organisés par le HCDDED et portant sur l’action de sensibilisation sur la démocratie, l’Etat de droit, la bonne gouvernance et les droits de l’homme. Son thème a porté sur la « justice constitutionnelle et la démocratie ». A la question de l’assistance qui a insisté sur le rôle important joué par la HCC, notamment lors des élections, Jean-Eric Rakotoarisoa a souligné que les élections ne relèvent pas uniquement de cette institution, mais aussi de la CENI, des candidats et de la société civile. Et d’ajouter que tout le monde est responsable. Le président de la HCC a également déclaré que « l’objectif de cette institution est d’éviter les crises politiques ». Il propose ainsi le renseignement de l’état-civil, et ce, pour parfaire la liste électorale qui est parfois source de contentieux électoral.

Rôle classique. Pour en revenir à son exposé, Jean-Eric Rakotoarisoa a parlé, entre autres, de procédés de démocratie politique portant sur le droit de suffrage, la séparation des pouvoirs et le multipartisme. Quant au rôle de juge constitutionnel, les élections sont l’une des conditions de la démocratie. Il a finalement expliqué de long en large les attributions de son institution.

Dominique R.   

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Financement des infrastructures : Un déficit de 108 milliards USD par an en Afrique, selon la BAD

La pandémie de Covid-19 n’a fait qu’accroître le besoin, déjà urgent pour l’Afrique, de dépenses pour des infrastructures supplémentaires. Les besoins de financement des infrastructures de l’Afrique à 170 milliards de dollars américains par an d’ici à 2025. Le déficit de financement est estimé à 108 milliards de dollars par an, selon la BAD (Banque africaine de développement), lors de l’atelier intitulé « La préparation des projets d’infrastructure : assurer la durabilité et la résilience dans la période d’après Covid-19 », organisé à l’occasion de la 4e édition annuelle du Forum mondial sur les infrastructures. Le séminaire virtuel comptait, parmi ses intervenants, de hautes personnalités issues de divers pays du continent et d’autres institutions internationales. La session des questions-réponses a permis aux intervenants de présenter certains projets innovants mis en œuvre et de faire part de leurs prévisions sur le changement climatique, le recyclage des infrastructures et l’utilisation des fonds de pension et des fonds souverains pour développer les infrastructures.

Préparation de projets. La faible capacité d’absorption des financements, liée aux difficultés d’élaboration de projets, constitue l’un des freins au développement rapide des infrastructures, dans les pays comme Madagascar. De l’avis unanime de tous les intervenants, les institutions multilatérales de développement (IDM), notamment la BAD et la Banque asiatique de développement, ont un rôle essentiel à jouer dans la préparation des projets d’investissement, par de nouvelles sources de financement et le soutien au recyclage des actifs. « Il existe suffisamment d’aide à la préparation de projets au sein de l’ensemble des organisations multilatérales. Il y a le Mécanisme de financement de la préparation des projets de la Banque africaine de développement, celui de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, le Mécanisme mondial de financement des infrastructures de la Banque mondiale. Les clients devraient les utiliser », a suggéré Srinivas Sampath, responsable du groupe thématique PPP à la Banque asiatique de développement.

Antsa R.

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Vondrona mpanao Politika mpanohitra : Tonga teto Toamasina nitafa tamin’ny vahoaka

Teto Toamasina ny sabotsy teo no namory ny vahoakan’i Toamasina, tao amin’ny tokotanin’ny orinasa Magro Tanambao V ny teo anivon’ny vondron’ny mpanao politika mpanohitra, nahitana ny vovonan’ny “Panorama”, ny “collectif des parlementaires”, ary ny RMDM. Nasiaka be ny lahateny nataon’ireo nandray fitenenana rehetra mikasika ny zava-misy ataon’ny mpitondra amin’izao fotoana izao; nifandimby tamin’izany ireo solombavambahoaka ao anatin’ny mpanohitra sy ireo lehiben’ny antoko politika mpanohitra tonga teto Toamasina. Nambaran’ny Me Hanitra Razafimanantsoa, fa ny fampitana hafatra tamin’ny vahoakan’i Toamasina sy ireo vondron’ny mpanohitra no natao tamin’ny fihaonana izao. Maro mantsy hoy Me Hanitra Razafimanantsoa, ny zavatra ataon’ny mpitondra mandika lalàna tsy fantatry ny vahoaka noho izy ireny tsy mandeha amin’ny haino aman-jerim-panjakana. Teo koa ny fijerena imaso nataon’ireo vondron’ny mpanohitra, ny zava-misy tamin’ny fanapotehana ny orinasa Tiko TOP tao amin’ny seranan-tsambon’i Toamasina. Nisy vokatra izany ny valy bontana nataon’ny Me Hanitra Razafimanantsoa nandritra ny laha-teniny tamin’ny vahoaka, noho ilay valin-kafatra tamin’ny fanakihanana nataon’ny tale jeneralin’ny Spat, Atoa Avellin Christian Eddy. Anton’ity fidinana ifotony voalohany nataon’ny vondron’ny mpanohitra teto Toamasina ity ihany koa, dia fanazavana ny tsy fandraisan’anjaran’izy ireo amin’ny fifidinana loholona izay efa misokatra ny fisoratana anarana. Hetsika roa no entin’izy ireo mampiseho izany, dia voalohany ilay tsy fandrotsahana olona ho kandida, ny faharoa dia tsy fandehanan’ireo mpifidy vaventy avy amin’izy ireo mifidy ny fotoan’ny fifidianana ny 11 desambra. Ny antony hoy izy ireo, dia ambarany ny tsy maha-ara-dalana io fifidianana loholona hatao amboletra eto amintsika eo, ka manohana ilay fitorian’ny vondron’ny loholona teny amin’ny fitsarana avo momba ny lalampanorenana koa ireto vondron’ny mpanohitra ireto. Ankoatra izany, dia ho fanomezan’aina, “redynamisation”, ny antoko TIM koa izao fidinana ifotony natao izao, ho an’ny TIM.

Malala Didier 

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Accès à l’eau-assainissement-hygiène : Les populations vulnérables doublement lésées

La présentation du retour d’expérience de WaterAid dans la commune urbaine de Morondava.

Entre 4% et 10%. En termes d’accès aux services d’assainissement et d’hygiène, Madagascar affiche un taux parmi les plus faibles au monde, tandis que le secteur eau-assainissement-hygiène ne bénéficie que de 0,2% du budget de l’Etat. 

En matière d’accès à l’eau-assainissement-hygiène (EAH), Madagascar reste en queue de peloton. Pour certains groupes de population – à savoir les plus vulnérables telles que les personnes handicapées, mais également les enfants et les femmes, ainsi que les populations des zones les plus reculées et enclavées – le taux d’accès à l’assainissement et à l’hygiène chute jusqu’à 1%, note l’Organisation de la société civile – Eau Assainissement Hygiène (OSCEAH). « Marginalisés et laissés de côté, ces groupes de population sont peu considérés dans les politiques et les divers financements dans le domaine de l’EAH. Notre organisation œuvre en faveur de ces personnes afin d’améliorer leur accès aux services d’assainissement et d’hygiène, un droit fondamental pour toute personne », a déclaré Arsène Raveloson, président de OSCEAH.

Bonnes pratiques et retours d’expérience. Hier, cette organisation a réuni au BUCAS Antanimena plusieurs acteurs œuvrant dans le domaine de l’EAH, pour un atelier de retour d’expérience dans la région Analamanga. Objectif : identifier trois bonnes pratiques permettant d’atteindre les groupes défavorisés et les personnes marginalisées en matière d’assainissement et d’hygiène. C’est dans ce cadre que l’ONG internationale WaterAid et le projet WSUP (Water and Sanitation for the Urban poor) sont intervenus et ont présenté leurs expériences respectives sur la question. Ces deux entités sont intervenues à Morondava, d’une part ; et à Mahajanga, Toliara et Antananarivo, d’autre part.

Morondava. Dans le cadre de son projet d’amélioration des conditions de vie des ménages pauvres et vulnérables de la commune urbaine de Morondava, WaterAid a mis le doigt sur un problème socio-économique longtemps resté non résolu, avec pourtant d’importantes répercussions anti-économiques, Morondava étant une zone à fort potentiel touristique. La pratique de la défécation à l’air libre, et notamment sur la plage et dans la mer, est particulièrement tenace. L’intervention de WaterAid sur place consistait à fournir de l’eau potable à des communautés vulnérables, et à appuyer leur accès à l’assainissement, tout en éduquant ces mêmes communautés sur les pratiques d’hygiène. Plus de 11 000 personnes ont pu bénéficier de ces interventions.

Approche. Dans la pratique, il fallait entendre les voix des personnes marginalisées en matière d’EAH. Les interventions ont été menées selon l’étude de base EAH quantitative et formative. Via le marketing de l’assainissement, des technologies adaptées à la capacité de paiement des communautés cibles ont pu être identifiées. Concrètement, les communautés, une fois informées sur l’importance de l’EAH et de l’impact direct de celui-ci sur leurs conditions de vie, ont opté par elles-mêmes pour l’auto-construction de latrines hygiéniques, avec des moyens et techniques à leur portée. Ces communautés ont été accompagnées dans leur projet et ont pu bénéficier d’une option de paiement échelonné, facilitant ainsi leur accès à des latrines propres et aux normes.

Tana, Mahajanga et Toliara. Pour sa part, WSUP a partagé son expérience en matière d’accès à l’EAH par les populations défavorisées des zones urbaines à Antananarivo, Mahajanga et Toliara. L’approche adoptée est basée sur la demande des populations, à travers une démarche consultative et participative, permettant aux cibles de réaliser un autodiagnostic des besoins en matière d’EAH. Dans sa démarche, WSUP souligne l’implication des principaux fournisseurs des services, notamment la société nationale d’eau et d’électricité JIRAMA. Une série de renforcements de capacités au niveau des fokontany, des communes ainsi que des opérateurs locaux et des gestionnaires, a permis de bien huiler le mécanisme et d’atteindre les objectifs fixés.

Au terme de l’atelier d’hier pour Analamanga, OSCEAH portera les bonnes pratiques et retours d’expérience ainsi partagés à la connaissance des décideurs et responsables gouvernementaux. Ce, dans le cadre de la politique mise en œuvre par le gouvernement malgache en matière d’EAH. Notons que d’autres ateliers similaires ont également déjà eu lieu dans les régions Haute-Matsiatra et Alaotra-Mangoro.

Hanitra R.

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Antsirabe-ville : Un gendarme battu à mort dans un karaoké bar

Le groupement de la gendarmerie du Vakinankaratra est en deuil. Cette unité a perdu hier dans la matinée un de ses éléments. Il s’agit du gendarme principale hors classe (adjudant-chef) Radoniaina Jerison Rakotondranivo. Sa disparition s’avère être très douloureuse pour cette unité ainsi que pour la grande famille de la gendarmerie, étant donné les circonstances de son décès. Ce gradé a été victime de coups perpétrés par quelques individus dans un karaoké bar de la ville d’eaux, dans la nuit du mardi 13 octobre, soit avant-hier. Il intervenait alors dans une rixe survenue à cet endroit où son frère était impliqué. Cette nuit-là, un groupe de jeunes est venu chanter et boire dans ce lieu de détente. Après quelques consommations, ces individus ont commencé à vouloir se battre contre le gérant de la maison, qui est le frère cadet de la victime. Ayant senti que la situation dégénérait, le gendarme s’est précipité dans la salle pour venir à la rescousse de son frère. Arrivé sur place, il a tenté d’arranger la situation quand un des assaillants l’a sèchement assommé avec une bouteille. Blessé au crâne, au niveau de sa tempe, le gendarme s’est écroulé avant de s’évanouir. Surpris de la tournure de la situation, des riverains ont alors appelé la police tout en évacuant d’urgence le blessé au centre hospitalier de référence régionale d’Antsirabe. Sitôt débarquée sur les lieux, la police a immédiatement ouvert une enquête.Quatre personnes ont été arrêtées la nuit-même de l’acte. Elles ont été remises à la brigade territoriale de la gendarmerie d’Antsirabe pour la continuité de l’enquête. Le lendemain, deux autres suspects ont été interpellés. 

Décédé en cours de route. L’adjudant-chef Radoniaina Jerison Rakotondranivo était dans le coma quand il est arrivé à l’hôpital. Un état dans lequel il était durant toute la nuit malgré les soins intensifs que l’hôpital lui a administré. Raison pour laquelle son évacuation à Antananarivo a été décidée, hier matin. Malheureusement, il a succombé en cours de route, vers 7 heures du matin. Sa dépouille a alors été ramenée à sa famille à Mahazoarivo, dans la ville d’Antsirabe. Il sera inhumé dans son tombeau ancestral sis à Alakamisy Anativato, dans le district de Betafo. L’enquête continue au niveau du groupement de la gendarmerie du Vakinankaratra.

T.M.

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Transition énergétique : 73,8 milliards d’ariary pour refinancer la Centrale solaire d’Ambatolampy

La Centrale solaire d’Ambatolampy.

La centrale solaire photovoltaïque d’Ambatolampy est la plus grande du pays, avec sa capacité de 20MW. Développée par Green Yellow, elle a été mise en service en 2018, et bénéficie aujourd’hui d’un refinancement important.

19 millions USD ou 73,8 milliards ariary. C’est la transaction conclue pour le refinancement de la centrale solaire d’Ambatolampy. Dans la structuration de  cette transaction, Axian a acquis 51 % des parts de la centrale solaire en juin 2020. Société Générale, agissant en tant qu’arrangeur exclusif et co-prêteur avec BNI et BMOI, elle a prêté 19 millions USD. GuarantCo et African Guarantee Fund ont respectivement apporté un soutien supplémentaire avec des garanties de 36,9 milliards ariary, soit environ 9,3 millions USD et 14,8 milliards ariary ou environ 3,8 millions USD. Outre l’injection de capitaux dans la centrale solaire d’Ambatolampy, la transaction permettra également à GreenYellow d’accélérer les investissements dans de nouveaux projets et d’en faire un contributeur clé pour que Madagascar atteigne son objectif de 80 % d’énergies renouvelables d’ici 2030 et améliore sa sécurité énergétique. « Avec cette transaction et ce nouveau partenariat, GreenYellow renforce sa forte présence à Madagascar et dans l’Océan Indien, où nous sommes déjà le premier producteur d’énergie photovoltaïque. Le refinancement de la centrale électrique d’Ambatolampy permettra à GreenYellow et Axian d’aller plus loin et de financer le développement de futurs projets d’énergie renouvelable à Madagascar », a déclaré Otmane Hajji, PDG de GreenYellow.

Transition. Pour l’heure, le mix énergétique de Madagascar est dominé par le pétrole et le diesel. Le service public d’électricité, intégré verticalement, qui exploite la plupart des infrastructures de réseau du pays, a besoin de la participation du secteur privé pour remédier à la grave pénurie d’accès à l’électricité. Les promoteurs privés, tels que GreenYellow et Axian, vont non seulement élargir l’accès aux énergies renouvelables à Madagascar, mais aussi offrir un approvisionnement énergétique stable, permettant au pays de progresser considérablement vers l’objectif numéro 7 des Nations unies en matière de développement durable (énergie propre et abordable). « Le groupe Axian est fier de participer à ce projet majeur. Il réaffirme notre détermination de fournir un accès plus large à une énergie propre et abordable, et également à contribuer à la réalisation de nombreux objectifs économiques et énergétiques à Madagascar », a indiqué Hassanein Hiridjee, PDG du groupe Axian. Selon les informations, la centrale d’Ambatolampy contribue de manière importante à la réduction des émissions de carbone à Madagascar, en réduisant les émissions de 17 000 tonnes de CO2 par an.

Recueillis par Antsa R.

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Barea contre Côte d’Ivoire : Des joueurs locaux sur la prochaine liste

La nouvelle liste des présélectionnés en vue du match contre la Côte d’Ivoire est attendue.

Les joueurs locaux seront à l’honneur pour la troisième journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2022. Nicolas Dupuis dévoilera bientôt les noms des joueurs présélectionnés en vue de la double confrontation contre la Côte d’Ivoire. 

La troisième journée des éliminatoires de la CAN approche à grands pas. Il ne reste plus que trois semaines de préparations pour la bande à Dupuis, avant la double confrontation face aux Eléphants de la Côte d’Ivoire en novembre. Conscient de cette grande bataille qui l’attend, le sélectionneur étudie déjà les joueurs qui pourraient être sélectionnés sur la prochaine liste. Cette fois-ci, il n’a pas oublié les joueurs locaux. Il les appellera, comme lors de la deuxième journée des éliminatoires fin 2019. La liste sera annoncée très prochainement. « Tout le monde est bien rentré. Nous atterrissons à l’instant et sommes déjà concentrés sur notre double confrontation contre la Côte d’Ivoire. Avec ce groupe complété par de nombreux absents et d’autres jeunes locaux, nous sommes très concentrés sur la suite. Nous avons hâte d’y être », a-t-il publié sur sa page Facebook. Pour rappel, cinq joueurs locaux, à savoir Jean Yves, Baggio Rakotoarisoa, Théodin Ramanjary, Nina Rakotohasimbola et Andrianirina Rajomazandry étaient sur cette liste des présélectionnés. Après leur dernier match amical, les joueurs des Barea ont quitté ce mardi la ville d’El-Jadida et ont rejoint Paris. Après un dîner ensemble, chacun a rejoint son club en attendant le prochain appel du coach. Il était très difficile pour les protégés de Nicolas Dupuis de se séparer.

Inquiétant. Lors de la journée FIFA, les Eléphants de la Côte d’Ivoire ont joué deux matches amicaux. Pour la première sortie du sélectionneur Patrick Baumelle depuis sa nomination, ses protégés ont fait un match nul (1-1) contre la Belgique, premier mondial au classement FIFA. Ensuite, la sélection japonaise les a battus sur la plus petite des marges (1-0), lors du second match amical ce mardi. Malgré ces résultats, la Côte d’Ivoire a l’avantage d’avoir disputé des matchs contre deux équipes nationales. Les joueurs ont pris ces rencontres très au sérieux.

Quant aux Barea, avec une victoire et une défaite, une leçon a été tirée par Dupuis. Il sait à présent où est la faille pour pouvoir réorganiser l’équipe. En tout cas, ce qui est sûr, c’est que ce match contre les Ivoiriens ne sera pas une tâche facile. Le coach même l’a avoué. La liste des présélectionnés pourrait déjà être un véritable casse-tête pour lui, surtout si quelques joueurs-cadres ne peuvent pas assister à ce match. Si les Barea veulent gagner face à la Côte d’Ivoire, le coach devra être très technique et le onze de départ devrait fortement être remanié. Intégrer les locaux est une bonne idée, mais sont-ils vraiment en mesure d’affronter ces géants africains, après l’absence de compétition et de sorties internationales pendant des mois en raison de la Covid-19 ?

Manjato Razafy