Les actualités Malgaches du Mardi 15 Août 2017

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Madaplus.info9 partages

La tension monte entre le numéro un du Senat et Freenews

Le journal Freenews a encore reçu une nouvelle convocation à la brigade criminelle suite à l’affaire qui l’oppose à Honoré Rakotomanana, le président du Senta.
Lalatiana Rakotondrazafy déduit qu’Honoré Rakotomanana, instrumentalise la loi pour condamner outrageusement la liberté d’expression des journalistes. En effet, il a eu déjà un droit de réponse et une excuse publique a été faite par le journal en question. Face à cette situation, Fanirisoa Ernaivo, Présidente du Syndicat des Magistrats de Madagascar, de marteler que la loi n’est pas du tout un instrument juridique pour des règlements de compte politique. Et elle a ajouté que c’est uniquement le Code de la Communication qui est valable pour un délit de presse, dans le cadre de la poursuite de journaliste.
Madaplus.info1 partages

Eric Rajaonary milite pour droit de vote de la Diaspora Malagasy

Eric Rajaonary, réélu le Président du bureau FIV.MPA.MA (Fivondronan’ny Mpandraharaha Malagasy) insiste sur le Droit de vote de la Diaspora Malagasy, à travers nos ambassades à l’étranger.
Lui de déclarer hier, qu’il n’y a aucune raison que la diaspora ne peut pas faire le vote alors que tous les citoyens dans plusieurs pays ont l’exercice de droit de vote. D’après les mots du Président de GEM, le Droit de vote de la Diaspora Malagasy est un moyen par excellence pour les Malagasy de contribuer à la prospérité économique de pays. Pour son nouveau mandat obtenu hier à Antaninarenina, Eric Rajaonary a pour objectif de mettre Madagascar sur le rail du développement économique, en accroissant l’implantation des FIV.MPA.MA à l’international.
Orange Madagascar1 partages

#KZ18 épisode 12 : Rak Roots

Dans #KZ18, des célébrités répondent aux questions posées par des internautes sur Facebook et Twitter.

Pour le douzième épisode, c'est Rak Roots qui se prête au jeu.

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Sidex-OI - Une entreprise toujours grandissante

Sidex OI, le concessionnaire de pièces détachées de voiture, installée à Ambodimanga Besarety depuis 26 ans, ne cesse de développer ses activités en variant davantage les marques de ses marchandises dans son domaine, occupant une surface de 4000m?, transformé en une véritable jungle de pièces détachées de voiture. La société Sidex OI, présente à Madagascar depuis 1991, a été surtout connue dans la vente de pièces détachées neuves et d’occasion de voiture, de marque Peugeot et Renault.

La tendance et la demande des clients ayant augmenté, après avoir évolué pendant une dizaine d’années de cette exclusivité, le fondateur de l’entreprise et actuel Pdg, le Réunionnais Jean Octave Velliama, a décidé d’étendre ses activités en ajoutant les marques japonaises, dont Toyota et allemandes comme Mercedes et Volkswagen. Pour la gestion de cette entreprise, il a intégré ses enfants, ainsi que d’autres membres de sa famille. « Sidex OI se distingue des autres concessionnaires de pièces détachées par la qualité de ses marchandises, et le prix accessible à toutes les bourses », a expliqué Holdine Harinaina Ramiandrisoa, responsable de vente chez Sidex OI. La présence de Sidex OI au palais des sports de Mahamasina, la semaine dernière   à l’occasion du salon de vente de voitures d’occasion, M’Autoccaz, , n’était pas la première à une manifestation économique. Cette société en est une habituée fidèle des grands événements du secteur automobile, entre autres les nombreuses éditions de la Grande braderie qui se sont succédé, ainsi qu’à d’autres événements. Si dans ses débuts, Sidex OI a surtout privilégié la gent masculine, aujourd’hui, et cela depuis cinq ans, elle a mis à la disposition des femmes  son rayon « maison » où sont proposés différents articles dont carrelage et sanitaire, ainsi que des appareils électroménagers, dont rice cookers, robots de cuisine ou fours.   En termes de rentabilité, la responsable de Sidex OI a signifié que le fait que cette entreprise soit toujours dans la course, témoigne de sa bonne santé. « La qualité à moindre prix, telle est la devise de Sidex OI, et nous tenons à la garder intacte », a-t-elle souligné. Rivo S.

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Problématique !

Problématique, la mise sur rail de l'une des entités prévues dans la Constitution, chargées de réinstaurer la réconciliation nationale, crée des vagues. La zizanie s'amplifie autour de la sélection des membres du « Conseil du Fampihavanana Malagasy » (Cfm). Prévu dans le tout dernier article de la Constitution, le Cfm prend du retard. En effet, de l'art. 168 des « Dispositions transitoires et diverses » du titre VII, de la loi fondamentale, il est stipulé de l'institution du Cfm. Mais, pour des raisons obscures échappant au commun des mortels, les tenants du régime ne se pressent pas à s'en exécuter.

Le comité chargé de la sélection des membres du Cfm, dirigé par le pasteur Tehindrazanarivelo Djacob, se voit confronté à des problèmes d'ordre organisationnel et de méthode de travail. Il essuie des critiques acerbes venant de toutes parts. L'absence de clarté dans les critères de choix revient souvent dans les remarques percutantes. La publication de la liste des postulants « admissibles » à l'oral, à Antananarivo, irrite les esprits.Les observateurs issus de divers horizons partagent le même avis selon lequel des doutes persistent quelque part. L'opacité qui entoure les facteurs de choix jette de l'huile au feu. Des anciens de ceci ou des ex de cela qui, pour la plupart des cas, n'ont pas été convaincants au moment des faits de leurs responsabilités trônent au premier plan. Comme par hasard, les diverses mouvances ayant été à l'origine des situations politiques confuses et successives dans le pays ont tout fait pour y siéger.Les analystes gardent encore dans leur souvenir les mémoires vives des négociations figées ou clouées durant les crises, devenues cycliques, secouant le pays. Tout simplement parce que chaque mouvance campait sur sa position. Des positions, effectivement, non négociables, sinon irréconciliables. A quel point, donc, le processus de réconciliation risque-t-il de rater le cocher ! En plus, les victimes des différentes crises se sentent, malheureusement, lésées. Constat fait, leurs représentants ne figurent pas dans la liste des heureux ou des chanceux admissibles pour affronter l'étape suivante.Tout  porte à croire que le Cfm, encore au stade de mise en place, est déjà compromis. Un échec avant terme !  Les mêmes observateurs et analystes, des sociologues, des historiens, des dirigeants religieux ou d'anciens hauts responsables s'interrogent sur l'efficacité de la démarche. Budgétivore et bancale, on doute très sérieusement de sa crédibilité vis-à-vis de l'opinion et de sa capacité opérationnelle à mener des actions d'envergure sur terrains.La question sur la mise en listing des personnes concernées par la réconciliation divise toujours le microcosme politique et social du pays. En fait, « qui réconcilie qui ? » En amont et en aval, le Cfm s'embourbe et s'englue dans la logique d'une problématique.  En réalité, le problème ne se pose pas du côté du commun des mortels. Idem au niveau des acteurs politiques qui, en apparence, donneraient l'impression de s'affronter, mais au final, on s'arrange quelque part. Des « vazaha mody miady ». En fait, il s'agit d'un ensemble de faux problèmes et d'une mascarade aboutissant à une vaine problématique.Alors, si les uns doutent de la capacité réelle du Cfm à pouvoir « rétablir » l'ordre dans ce contexte chaotique, d'autres n'hésitent pas à remettre en cause son existence même.Ndrianaivo

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Rugby : Championnat d’Analamanga - Les clubs sanctionnés, convoqués par la fédération

A l’issue de l’ultimatum d’une semaine lancé par le Com (Comité olympique malagasy) à l’endroit du Malagasy rugby de résoudre tout mal entendu, ce dernier a envoyé une convocation à tous les clubs sanctionnés  ce jour concernant une probabilité de l’abrogation de leur sanction.  Par ailleurs, le comité olympique malgache a été bien précis dans son discours, qu’en tant premier responsable du sport olympique à Madagascar, il ne montrera aucune tolérance sur les intérêts des athlètes et du sport en général. 

Effectivement, la réunion prévue ce jour, pourrait être un nouvel épisode pour le feuilleton de guerre entre la ligue Analamanga et l’instance nationale, le Malagasy rugby.  En parlant de rugby, contrairement à ceux qui ont été rapportés dans certaines colonnes des journaux de la Capitale, que le stade Makis sera fermé par le ministère de la Jeunesse et des Sports ce weekend, c’est tout à fait faux. Car la cinquième  journée du championnat régional« Division élite », organisé par la commission technique fédérale”, remplaçant du  « comité ad hoc » s’est tenue sur place sans aucune interruption. Et le stade a même reçu d’autres matchs hier mardi 15 août. Parmi les grands matches de ce weekend, celui du Scb Besarety qui a battu le Fta Anosibe sur le fil (25-23), un score  qui était serré jusqu’au bout  et celui du Vtma Antsalovana   qui a été tenu en échec (9 -8) par le XV Fa Ampasika.E.F.

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Affaire Antsakabary - La population victime de la mauvaise foi de l'Etat

Un peu moins de 6 mois après l'incendie criminel perpétré par un peloton d'une quarantaine de policiers, la population d'Antsakabary reste dans un état de détresse permanent. L'enquête peine toujours à avancer. Le deux poids deux mesures dans le traitement judiciaire du dossier ainsi que le grand retard enregistré dans l'acheminement des aides prévues pour les habitants de la localité  traduisent une mauvaise foi manifeste de l'Etat.

D'après les confidences du maire d'Antsakabary, Andriantsilahosana Franck Lemont, certains matériels ayant fait l'objet d'une remise de dons par le Gouvernement Mahafaly Olivier Solonandrasana sont restés bloqués sur le point Sofia. Pourtant, l'acheminement de  ces matériels s'avère capital pour la population étant donné que la saison sèche constitue une opportunité de reconstruire les habitations incendiées. Cette situation  traduit une certaine négligence de la part de l'Exécutif, et particulièrement le Premier ministre, qui n'a même pas daigné y faire le déplacement dans cette zone enclavée au lendemain de l'incendie. Il en est de même pour le Président Hery Rajaonarimampianina qui fut attendu sur les lieux durant une tournée dans le grand Nord mais a pratiquement fait faux bond à ce rendez - vous donné à la population d'Antsakabary.Le numéro un de la mairie d'Antsakabary affirme que des éléments du comité mixte de la Gendarmerie et la Police nationale ont repris l'enquête il y a un mois de cela. « Plusieurs témoins ainsi que des plaignants ont ainsi été appelés dans la cadre de cette enquête. Deux témoins et 9 plaignants ont fait le déplacement au commissariat d'Antsohihy, tandis que quelques- uns ont manqué à l'appel », explique le maire. Deux policiers communaux auraient également été convoqués. Une descente des éléments mixtes était également prévue mais n'a pas encore pu se faire.Rappelons que l'affaire remonte au 18 février, lorsque deux policiers meurent poignardés à l'issue d'une vindicte populaire à Ambalamanga, dans le District de Befandriana - Nord.  4 jours après, les policiers débarquent à Antsakabary et mettent le feu à plusieurs 487 toits dans cinq villages de cette Commune rurale, dont à Ambalamanga.Désenclavement Comme pour encourager toute initiative pour aider la population, le maire d'Antsakabary informe que sa Commune n'est désormais plus enclavée. « La route menant à Antsakabary est déjà praticable depuis un mois. Des camions y font même déjà le va- et- vient pour transporter des marchandises », se réjouit - il. Notons que la localité est à 10 km de Befandriana - Nord si l'on prend un raccourci à pied. En revanche, la distance est de 113km pour les véhicules qui doivent suivre une voie normale, soit une durée de parcours d'un jour et demi.Alors que 5 prévenus dont un chef fokontany croupissent en prison depuis plusieurs mois, les 42 policiers impliqués dans l'incendie criminel ne sont pas inquiétés.  Les 5 individus ont été placés sous mandat de dépôt à la suite de leur défèrement pour avoir lynché les deux policiers. Au mois de juillet dernier, des informations relayées par certains médias ont laissé entendre que les policiers ont fait l'objet d'un interrogatoire. Néanmoins, la suite de l'issue de cette nouvelle étape n'a pas encore été rendue publique.Par ailleurs, la vie continue timidement à Antsakabary. La localité accueille actuellement une formation des chefs fokontany portant sur la gestion de l'administration à la suite de celle des quartiers mobiles qui a pris fin la semaine dernière.S.R.

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Patrick Raharimanana - « 10 000 nouveaux emplois en vue avec les Chinois »

Patrick Raharimanana, opérateur économique et aussi politicien, fournit davantage d'explications sur le partenariat privé-privé entre un groupe d'investisseurs chinois et l'Association sino-malgache présidée par l'expert en arts martiaux José Ramaherison alias Me Gao à la fois un conseiller de Jean-Max Rakotomamonjy, président de l'Assemblée nationale (cf. notre livraison de samedi). Interview.

La Vérité (+) : De quoi s'agit-il précisément ?Patrick Raharimanana (=) : L'Association sino-malgache est présidée par Me Gao. Le député de Tsiroanomandidy en est le président d'honneur. Elle est créée depuis des années. Beaucoup de nationaux, opérateurs ou non, et de Chinois à Madagascar en sont membres. Je suis parmi eux. On est allé en Chine le mois passé pour conclure un contrat avec un groupe d'investisseurs chinois. La signature a eu lieu au Palais du Peuple en présence du leader chinois. Ces gens-là ne peuvent rien faire sans l'aval des autorités gouvernementales. C'est différent de notre habitude. A eux maintenant de venir chez nous pour concrétiser les projets. Des décideurs à la Présidence et à la Primature chinoise font partie de la délégation.+ : Comment allez-vous fonctionner concrètement ?= : L'industrie automobile m'intéresse. La marque commerciale Baic résulte de la fusion technologique de Mercedes-Benz et de Hyundai. Les produits seront destinés à renouveler notre parc automobile. Ils seront également vendus en Afrique. Des projets d'infrastructures comme les autoroutes, les aéroports, les ports… sont aussi dans le package. Ce seront des sociétés de droit malagasy dont les actionnaires sont des Malgaches et des Chinois. Le volume du montant disponible à débloquer prochainement pour Madagascar est de 9 milliards de dollars. Pour la concrétisation, il y a des aspects nécessitant l'implication directe de l'Etat malgache. Mais pas tous.+ : N'est-il pas un peu bizarre que notre Gouvernement n'est pas associé à une aussi vaste initiative ?= : Je réitère que ce seront des sociétés à capitaux mixtes. La manière de faire des Chinois ne les autorise pas à outrepasser leur Gouvernement, ce qui n'est forcément pas notre cas. On œuvrera pour la création d'emplois et le transfert de technologies.+ : Qu'en est-il du court terme ?= : Quelque 10 000 nouveaux emplois sont envisagés dans le secteur automobile. L'extension est aussi une possibilité. Nous avons des minerais. Jusqu'ici, nous exportons des matières brutes. La différence sera que tout sera transformé chez nous au profit de l'essor de la métallurgie. Cela fera prospérer d'autres secteurs comme le transport et la formation professionnelle pour les jeunes.+ : Avez-vous déjà identifié des sites d'accueil pour les projets ?= : Le montant de 9 milliards de dollars est trop énorme pour être absorbé par une seule zone. On trouvera au fur et à mesure les sites d'installation pour l'industrie, l'agro-industrie, la pêche…+ : Concrètement, quand est-ce qu'aura lieu le démarrage effectif ?= : Leur venue à Antananarivo en est déjà le début. La recherche de coopération avec les Communes et les Régions est en cours en même temps.+ : Des gens se sont alors manifestés déjà ?= : Oui et ils sont assez nombreux. Il est des paramètres à considérer. Par exemple, l'industrie automobile doit être implantée sur des zones desservies par des ports.+ : Et si jamais l'Etat vous mettra des bâtons dans les roues ?= : L'Etat n'a aucun intérêt à bloquer les projets. Les unités à créer se conformeront strictement aux lois en vigueur. Elles régulariseront leur situation auprès de l'Enterprise Development Board of Madagascar (Edbm). Elles paieront des impôts et taxes. Au cas où elles auraient besoin de terrains, ce sera là que l'Etat devra faciliter la démarche. Autrement, l'acquisition des domaines publics de l'Etat sera de mise car il s'agit de société de droit malagasy.+ : Honnêtement, la coopération avec les Chinois pose tant de problèmes des fois ?= : C'est vrai si on les laisse s'occuper de tout. Là, ce ne sera pas le cas du tout. La question qui se pose fréquemment porte sur la contrepartie. Ce ne sont pas des orpailleurs. Certains vont peut-être se lancer dans cette filière. Nos partenaires sont des investisseurs. Le schéma est simple. Vous achetez des voitures qu'ils proposent. Vous aurez vos voitures et, eux, ils gagneront de l'argent. Ils ne vous gratifieront jamais de leurs biens ni vous ne leur donnerez gratuitement votre argent.+ : Quel pourrait être l'éventuel rapport de cette initiative avec le lien entre Pékin et Antananarivo ?= : Le contrat conclu à Pékin n'a rien à voir avec les décisions prises par l'Etat malgache. Par contre, il y a des facilitations. Ce sont uniquement des investisseurs bénis par le Gouvernement chinois qui collaborent avec nous. Il est de l'intérêt des autorités de nous encourager dans ce sens si elles se soucient réellement du bien des Malgaches. Je prends l'exemple de la baie de Narinda, sur la côte nord-ouest. Elle a 80 km de longueur et de 10 km de largeur. Elle peut abriter un port infiniment plus vaste que celui de Toamasina. De plus, son tirant d'eau est de 30 mètres, permettant ainsi l'accostage de gros navires. La moitié des navires et paquebots faisant navette dans le monde transite dans le Canal de Mozambique. Un port aménagé dans la baie de Narinda nous ouvrira alors bien des perspectives nouvelles dans ce contexte. Nos partenaires sont déjà là et le fonds aussi.Recueillis par Manou Razafy

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Centre de rééducation de Mandrosoa - Des mineurs détenus délaissés par leurs familles

En situation précaire. La plupart des mineurs détenus auprès du centre de rééducation de Mandrosoa à Anjanamasina n’ont reçu aucun visiteur depuis leur placement provisoire. « Ces adolescents ont vraiment besoin d’appui, de sensibilisations, d’animations et surtout de visites. Plus de 90 % d’entre ces détenus sont issus de familles très nécessiteuses, des démunis ou des enfants des rues », fait part Arimanjato Ranaivoson, premier responsable dudit établissement. Ainsi, nombreux d’entre les 75 enfants en conflit avec la loi, âgés entre 10 et 17 ans, se sentent délaissés par leurs familles et proches, surtout depuis leur détention.

Pourtant, l’établissement autorise les visites régulières. Ceci d’autant plus qu’ils ont besoin de soutien suite à leurs déviances ou encore le danger moral et social auquel ils font face. Leur placement au centre, avec la validation des juges des enfants à travers une ordonnance, a pour but d’instaurer certaines mesures éducatives pour une meilleure réinsertion sociale et professionnelle. « Avec une organisation plus structurée, le centre installe sur place une observation étroite des mineurs détenus, leur offre une rééducation vers l’avenir ainsi que des opportunités de s’épanouir tant sur le plan éducatif, social et économique. D’ailleurs, l’établissement sert d’endroit pour les protéger et respecter la convention sur les droits des enfants », ajoute le chef d’établissement.Le « Lions Farimbona » à la rescousseLes jeunes sont l’avenir des œuvres sociales. Dans cette optique, les membres du « Lions club Antananarivo Farimbona » (Lcaf) ont choisi d’intervenir auprès du centre de rééducation à Mandrosoa pour venir en aide et apporter un peu de gaieté aux détenus mineurs. Ces derniers ont été dotés de ballons et d’approvisionnements en nourriture, outre les goûters et friandises. Une séance de sensibilisation sur la prévention du diabète ainsi qu’une animation sur le respect de l’hygiène et de la propreté, etc., y ont également eu lieu samedi dernier. A cela se sont ajoutés les divers jeux et animations, au plaisir des enfants. Ces mineurs détenus reçoivent rarement des visites du genre, d’où leur enthousiasme. Cette action entre dans le cadre de la semaine internationale des œuvres sociales pour la jeunesse, célébrée du 7 au 13 août dernier. Une initiative dudit club de service mondial a pour objectif de venir en aide à 200 millions de personnes par an d’ici 2021.  Pour information, le centre de rééducation de Mandrosoa, créé en 1903, réside sous tutelle de la Direction de l’humanisation de la détention et de la préparation à la réinsertion sociale auprès du ministère de la Justice. Outre l’enseignement primaire et secondaire, cet établissement public dispense d’une formation professionnelle en maçonnerie et agriculture pour ses internes.Recueillis par Patricia Ramavonirina

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Accident meurtrier à Maibahoaka - Le conducteur placé en détention provisoire

Dépit et amère déception ! C’est ce qu’on peut qualifier la réaction de Rivo Ramanantsoa,  le veuf de la défunte passagère de l’Opel Combo, pulvérisée par la Peugeot 3008 folle la nuit du jeudi 27 juillet à Maibahoaka Ivato. A l’explication, le conducteur de la Peugeot en question n’a été placé sous mandat de dépôt (Md) que depuis lundi dernier, et ce, après son défèrement au cours du week-end dernier.  Par ailleurs, son jugement est annoncé pour le 4 septembre prochain au Tribunal d’Anosy.

Il était donc clair que le chauffeur de la 3008 a pu librement circuler sans avoir été jamais inquiété pendant ces deux longues… semaines. « Pendant toute cette période, il n’était même pas venu me voir ou discuter. A ma connaissance, toute personne impliquée dans une affaire d’homicide volontaire ou non dont l’accident,  doit être incarcérée sur-le-champ », déplore Rivo Ramanantsoa. Et de poursuivre : « C’est pour cela que je me dresse et exige que justice soit faite. J’ai confiance en la Justice malagasy », tranche-t-il.Pour revenir dans les circonstances du drame le soir du 27 juillet, un convoi de quatre voitures, qui était parti de Sabotsy-Namehana, s’était dirigé vers l’aéroport d’Ivato. Leurs passagers allaient ramener une sœur de la défunte qui allait rejoindre l’étranger où elle habite quand tout à coup était apparue en face la Peugeot 3008. Roulant à tombeau ouvert en provenance d’Ivato, cette dernière a donné son coup de bélier au convoi, en particulier l’Opel Combo. Sous le très violent impact, cette dernière a été quasiment coupée en deux, tuant sur le coup ainsi sa passagère, qui occupait alors une place derrière le conducteur. Lors du constat, les jeunes qui se trouvaient à bord de la Peugeot 3008 n’étaient pas en état normal, du moins ce qu’ont avancé les passagers des quatre voitures percutées et plusieurs riverains. Notons qu’une autre personne, le propriétaire étranger d’un 4x4 Toyota Prado meurt également fauché par la 3008 folle. Or, le malheureux n’était pas dans l’une des voitures mais se tenait à proximité lorsque la Peugeot l’a mortellement percuté. Exactement comme avec le drame à Alarobia où une Mini-Cooper a semé la mort et la désolation  il y a presque un mois et demi, le drame de Maibahoaka a montré qu’une certaine impunité gagne de plus en plus du terrain dans notre pays. A l’index : un système totalement pourri auquel s’ajoute la culture de l’impunité entretenue en haut lieu. Franck Roland