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Les actualités à Madagascar du Jeudi 15 Avril 2021

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Système alimentaire : Contre-performance pour Madagascar

Un diagnostic mené à l’échelle nationale depuis décembre 2020 a permis, selon la FAO, de constater que la performance des systèmes alimentaires à Madagascar ne répond pas, et de loin, aux objectifs en matière de sécurité alimentaire et nutritionnelle, contribuant à la santé de la population.

 Des études ont été réalisées dans le cadre de l’initiative menée par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le Centre français de recherche agronomique et de coopération internationale pour le développement durable des régions tropicales et méditerranéennes (CIRAD), pour recueillir les informations et propositions de tous les acteurs des systèmes alimentaires du pays. Les résultats de ces analyses sont présentés dans le cadre d’un atelier de synthèse qui se tient en ligne, depuis le 13 avril jusqu’à ce jour, 15 avril 2021.

Dans le cadre de cette étude, impliquant divers acteurs des systèmes alimentaires, il en ressort la nécessité d’intervenir sur plusieurs niveaux : transformer la structure de la production, améliorer les chaînes d’approvisionnement, et modifier le comportement du consommateur en faveur d’une diversification et d’une fortification du régime alimentaire.

 Etat des lieux. La FAO rapporte qu’en 2019, Madagascar figurait au 114e rang sur 117 pays selon l’Indice de la faim dans le monde, et au 108e rang sur 113 pays sur l’Indice global de sécurité alimentaire. « La sous-alimentation concernait 44% de la population. Cette sous-alimentation est liée à une production nationale qui n’arrive pas à suivre la croissance démographique galopante ; à la pauvreté élevée de la population ; et à l’enclavement de certaines zones rendant difficile l’acheminement des denrées alimentaires », a-t-il été précisé.

Par ailleurs, au niveau de la diversité alimentaire des ménages, les scores sont déplorables : un régime alimentaire essentiellement glucidique (céréales à 79%), faible consommation de  fruits et légumes, de poissons et fruits de mer, de viandes et abats, de lait et œufs durant la période post-indépendance. De plus, le faible pouvoir d’achat, ainsi que le manque d’éducation nutritionnelle et la méconnaissance des méthodes de conservation et de transformation des produits, contribuent à cette situation. Les enfants de moins de 5 ans sont les premières victimes : en 2016, 42% d’entre eux présentaient un retard de croissance, lequel ne sera plus jamais rattrapé. Les enfants en porteront les séquelles à vie.

 Disparité de développement. La FAO de souligner, par ailleurs, que le système alimentaire malagasy peine à fournir des moyens d’existence et des emplois décents à ses acteurs. Le secteur agricole ne contribue qu’à hauteur de 20% du PIB, et génère peu de ressources pour les exploitants agricoles en majorité familiaux, par contre la balance commerciale alimentaire en calorie révèle une dépendance relativement modérée de Madagascar aux importations autour de 21%. « La disparité de développement entre milieu rural et urbain est une des principales résultantes du système alimentaire avec un double enclavement des zones de production agricole et à l’isolement créé par la protection d’intérêts monopolistiques locaux. Le cœur du système alimentaire est dominé par les collecteurs et les exportateurs ; les producteurs constituent systématiquement un maillon faible par manque de capacité ».

L’analyse conclut alors que les clés des systèmes alimentaires durables à Madagascar résident dans la bonne gouvernance, l’éducation, la sécurité et la communication.

Recueillis par Hanitra R.

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Centre de traitement de Covid : La gestion des groupes électrogènes, désormais confiée à la Jirama

La Jirama a annoncé qu’elle prend désormais en main la gestion des groupes électrogènes dans les CTC, afin de garantir l’accès permanent à l’électricité au niveau de ces centres.

Des mesures urgentes sont prises, suite à l’incident de mardi dernier, qui s’est produit au Centre de traitement de Covid-19 (CTC) d’Alarobia. Depuis, la Jirama prend en charge l’entretien et l’approvisionnement en carburant des générateurs de secours.

L’eau est indispensable, mais « l’électricité c’est aussi la vie, dans les CTC ». En effet, la survie d’un patient peut dépendre de la disponibilité de l’électricité, qui fait fonctionner les machines comme le générateur d’oxygène. Les dirigeants de la Jirama l’ont reconnu, lors d’une rencontre avec les médias, organisée hier soir au siège de la société d’État à Ambohijatovo. « En période de crise sanitaire, les coupures ont des impacts encore plus importants sur la population. Nous les réduisons autant que possible, mais elles sont inévitables, pour le moment. Mardi dernier, un pylône supportant une ligne haute tension de plus de 60.000 volts est tombé à Andralanitra. Cela a causé une coupure d’électricité à Antananarivo, à partir de 20h. L’équipe de la Jirama a réussi rétablir le courant en moins d’une heure, en utilisant les autres lignes disponibles ne passant pas par ce pilonne. Ce mercredi matin, les travaux à Andralanitra se sont encore poursuivis, d’où la coupure entre 6h30 et 10h30, heure à laquelle, le pylône a été remis en place », a expliqué le DG de la Jirama, Vonjy Andriamanga.

Responsabilité. Cette coupure a engendré un incident au CTC Alarobia. D’après les informations officielles, le générateur de secours n’a pas fonctionné. « La Jirama a contribué à la mise en place des équipements dans ces Centres de traitement de Covid-19. Des groupes électrogènes neufs ont été installés et devraient se déclencher automatiquement, en cas de coupure de l’électricité de la Jirama. Cela a été fait, pour qu’il n’y ait pas d’interruption de l’accès à l’électricité dans ces sites », a souligné le DG Vonjy Andriamanga. Cependant, une défaillance a été constatée, privant ainsi le CTC Alarobia d’électricité pendant un bout de temps. « Le soir-même, une mesure a été prise. Désormais, la Jirama prend en main l’entretien et l’approvisionnement de ces groupes électrogènes en carburant », a poursuivi le DG de la société d’État. Des propos qui pourraient sous-entendre qu’avant cette décision, ce rôle relevait de la responsabilité d’une autre entité, et pourrait être la cause de la défaillance. N’ayant pas été explicites sur le sujet malgré l’interrogation des journalistes, les dirigeants de la Jirama ont avancé que l’analyse de l’incident de mardi est encore en cours.

Redressement. Afin de limiter les désagréments, face à l’état d’urgence, certains travaux – qui ne sont pas indispensables mais qui nécessitent des coupures d’électricité – sont suspendus, selon la Jirama. La société a cité l’exemple des travaux d’infrastructures ou de remplacement d’éléments encore fonctionnels, malgré leur vétusté. Cependant, la Jirama poursuit les actions pour l’atteinte de ses objectifs stratégiques, comme le remplacement des anciens poteaux à risque. Si l’objectif est de remplacer 33.000 poteaux électriques, la société d’État affiche aujourd’hui 5.000 poteaux remplacés. Sur le réseau haute tension vers Antsirabe, les travaux d’infrastructures nécessitent une coupure de l’électricité et ne se font que tous les dimanches, selon les explications. Par ailleurs, la Jirama a également noté que la campagne « Une semaine, un quartier » se poursuit pour le renforcement de l’approvisionnement en électricité. Dans les prochains jours, ce sont les quartiers d’Alasora, Ankaraobato et Ankadilalampotsy qui bénéficieront de cette campagne, également mise en œuvre dans les différentes régions de la Grande-île. Pour les chefs-lieux de district, la Jirama procède au remplacement des générateurs dans les centrales de production d’électricité. Plus de 20 districts en ont déjà bénéficié, selon la communication, qui a cité Miandrivazo, Mananjary, Foulpointe, Soanierana Ivongo, etc.

Antsa R.

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Amoron’i Mania : Un développement handicapé par son isolement historique

Alors qu’avec la mise en place des gouverneurs, chaque région est appelée à se développer. Un des points qui est souvent mentionné et non le moindre, la région d’Amoron’i Mania est handicapée par son isolement historique quant à son développement, souvent paradoxal, étant traversé par une des voies routières nationales les plus fréquentées et les plus anciennes à savoir la RN 7. La voie ferrée s’arrête dans le Vakinankaratra au nord, au sud dans la Haute Matsiatra. La voie maritime n’est accessible que par la RN 35 reliant Ambositra à Morondava via Malaimbandy, route difficilement praticable. L’énergie hydroélectrique s’arrête dans le Vakinankaratra.

La quasi absence des réseaux téléphoniques fluides vers les zones intérieures et ses périphéries, comme Ambatofinandrahana, Fandriana et Manandriana handicape la région.

Documents

Pour faire face à son isolement, la région d’Amoron’i Mania se dote des documents cadres de références, disponibles à la demande pour enclencher un processus de développement durable de façon éclairée.

Photo:  « Plus de 75% des routes sont en piteux état dans la région ». (photo Anastase)

CHAN MOUIE JEAN ANASTASE

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Décès d’un ressortissant à l’étranger : “L’Etat se limite à l’assistance consulaire”

Lanto Rahajarizafy, directrice générale en charge de la coordination du partenariat pour le développement auprès du ministère des Affaires étrangères.

Face aux polémiques sur le récent décès d’une ressortissante du pays dans un pays arabe, Lanto Rahajarizafy, Directrice générale en charge de la coordination du partenariat pour le  développement auprès du ministère des Affaires étrangères, affirme que l’Etat ne dispose pas d’un budget spécifique pour le rapatriement des ressortissants malgaches décédés à l’étranger.

Midi Madagasikara : Quel rôle joue le ministère dans les cas d’accident ou de décès de ressortissants malgaches à l’étranger ?

Lanto Rahajarizafy : Une des attributions du ministère des Affaires étrangères consiste à la protection des droits, des intérêts ainsi que de la prise en charge des membres de la diaspora à travers les réseaux de représentation extérieurs, notamment les ambassades et les consulats généraux. Et concernant le cas notamment du 11 mars dernier, le ministère a été informé de ce malheureux évènement annonçant le décès et l’enterrement d’une ressortissante malgache en Arabie Saoudite. Le ministère a été saisi par le biais de notre Ambassade à Riyad. Les agents de l’ambassade locale ont apporté leur concours, aux côtés de la famille de la défunte, afin de trouver les moyens de rapatrier le corps. Toutefois, étant donné le manque de moyens financiers, il a fallu procéder à l’enterrement en Arabie Saoudite, qui a dû être assisté par un représentant de l’ambassade et des membres de la famille de la défunte.

Midi Madagasikara : N’y aurait-il pas eu d’autres manières de procéder pour l’inhumation du corps de la victime ?

Lanto Rahajarizafy : C’est effectivement une question qui mérite d’être posée. Toutefois, la victime est décédée sur un territoire étranger, et nous sommes dans l’obligation de suivre et respecter les procédures en vigueur. Et comme nous l’avons tous vu sur les réseaux sociaux, il n’y a eu ni fleur, ni croix, ni cercueil. Cela demeure leur procédé d’inhumation.

Jusqu’ici, l’État malgache ne dispose pas d’un budget spécifique pour le rapatriement des ressortissants malgaches décédés à l’étranger. Malgré cela, le ministère apporte une assistance consulaire aux familles des défunts pour le rapatriement. Les membres de la diaspora peuvent aussi, éventuellement, y participer financièrement.

Par ailleurs, il faut également savoir que, ces derniers temps, des ressortissants malgaches ont perdu la vie à l’étranger des suites de la Covid-19 et y ont été inhumés aussi en raison des restrictions sanitaires.

Midi Madagasikara : Le ministère collabore-t-il avec des organismes pour la prise en charge des ressortissants malgaches à l’étranger ?

Lanto Rahajarizafy : Oui, effectivement, le ministère collabore avec plusieurs organisations internationales notamment l’Organisation internationale pour la Migration (OIM) ou l’Organisation internationale du Travail (OIT) ainsi que les ONG dans le cadre de l’assistance de nos ressortissants à l’étranger.

Quant à la collaboration avec les associations de la diaspora, il y en a quelques-unes à travers le monde. Il faut noter, toutefois, qu’il existe des associations et des groupements qui prétendent prendre en charge les ressortissants malgaches mais qui ne travaillent pas, en réalité et en aucun cas, avec le ministère. Leur échec est de notoriété publique et nous nous détachons de toute responsabilité par rapport à ces organisations. A titre d’information, il faut noter au passage que, les autorités malgaches ont suspendu l’envoi des travailleurs migrants depuis 2013. Cette décision reste toujours en vigueur.

Midi Madagasikara : Est-ce que l’État malgache prévoit le rapatriement des ressortissants malgaches qui se trouvent encore à l’étranger et qui souhaitent rentrer au pays prochainement ?

Lanto Rahajarizafy : Le rapatriement des ressortissants malgaches dépend complètement de la décision prise au niveau du Conseil des ministres. La situation sanitaire actuelle demeure compliquée avec la fermeture des frontières. D’autant plus que plusieurs pays sont également en phase de re-confinement.

Recueillis par Rija R.

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Bilan Covid-19 : Plus de 76% des nouveaux cas du 13 avril, localisés à Analamanga

Huit décès, 583 nouveaux cas et 344 cas graves ont été enregistrés le 13 avril 2021. Plus des trois quarts des nouveaux cas sont localisés à Analamanga.

 Huit autres décès survenus le 13 avril 2021 portent désormais à 520 le nombre des malades ayant succombé à la Covid-19 à Madagascar. Ces décès sont survenus dans trois régions : Analamanga 4, DIANA 3 et Anosy 1. Par ailleurs, 583 nouveaux cas ont été relevés sur 1722 tests effectués (soit 33,85% de taux de positivité) selon le bilan du CCO diffusé, hier. Analamanga, épicentre de l’épidémie, détient toujours le record des nouveaux cas en 24h : 445 cas positifs pour Analamanga sur les 583 enregistrés dans tout le pays. Un rapide calcul indique un pourcentage de 76,32% des nouveaux cas du 13 avril, localisés à Analamanga. Parmi les 445 cas de cette région, 321 ont été relevés à Antananarivo Renivohitra ; 48 à Ambohidratrimo ; 45 à Antananarivo Atsimondrano ; 29 à Antananarivo Avaradrano, et 2 à Manjakandriana. Il va sans dire que l’écrasante majorité des nouveaux cas d’Analamanga se trouve à Antananarivo Renivohitra. Là où encore de trop nombreuses personnes ne portent le masque qu’à l’approche des forces de l’ordre, et où la distanciation sociale n’est qu’hypothétique dans les ruelles, les marchés et les espaces publics. Et pourtant, le nombre de malades ne cesse d’augmenter. Actuellement, 4.127 cas actifs sont en cours de traitement, parmi lesquels figurent 344 cas graves.

Pour ce qui est de la localisation du reste des nouveaux cas du 13 avril, 17 régions sont concernées : Atsinanana 10 ; DIANA 16 ; Alaotra Mangoro 8 ; Haute Matsiatra 7 ; Boeny 3 ; Vakinankaratra 19 ; SAVA 7 ; Atsimo-Andrefana 25; Vatovavy Fitovinany 4 ; Menabe 10 ; Amoron’i Mania 5 ; Analanjirofo 6 ; Anosy 5 ; Ihorombe 5 ; Itasy 2; Androy 3 et Sofia 3.

Au chapitre des guérisons, 285 patients ont été déclarés guéris après avoir vaincu la Covid-19. Ils sont localisés dans 13 régions, à savoir : Analamanga 164 ; Atsinanana 17 ; DIANA 25. Alaotra Mangoro 16 ; Haute Matsiatra 7 ; SAVA 7 ; Atsimo-Andrefana 5 ; Bongolava 5 ; Analanjirofo 19 ; Anosy 11 ; Ihorombe 2 ; Androy 1; Sofia 6.

Depuis le début de l’épidémie à Madagascar, 29.348 cas confirmés de Covid-19 ont été officiellement comptabilisés ; 24.701 guérisons et un total de 158.085 tests effectués.

Hanitra R.

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Eau et électricité : Mécontentement des usagers face aux coupures fréquentes et intempestives

Avant-hier, c’était le black out ou presque dans tous les quartiers d’Antananarivo Renivohitra, une zone pourtant fortement touchée par la pandémie de covid-19.

Les coupures fréquentes et intempestives d’électricité se sont poursuivies hier alors qu’il n’y a ni fortes pluies ni cyclone et encore moins de grêle. On va procéder au changement de transformateurs et à l’amélioration du réseau de distribution de courant. C’est également la faute aux cerfs-volants des gamins. Les responsables de la JIRAMA trouvent toujours des alibis pour expliquer la raison de ces délestages répétitifs et permanents non seulement dans la Capitale mais aussi dans les autres régions de l’île, alors que cela dure depuis des années. C’est le ras le bol de tous les abonnés puisqu’aucune solution valable n’a été trouvée jusqu’à présent.  « Ils se fichent complètement des dégâts causés par cette entreprise d’Etat, pour ne citer que l’endommagement de nos appareils électroménagers et la recrudescence de l’insécurité. Toutes nos provisions qui sont conservées dans le réfrigérateur deviennent incomestibles », raconte une mère de famille habitant à Antaninandro.

Mauvaise qualité de services. Il faut savoir que plusieurs quartiers ont été touchés par ce black out. On peut citer entre autres, Talatamaty, Ambohibao, Antehiroka, Ambodimita, Ambohimanarina, Ampefiloha, Antaninandro, Ambondrona, Faravohitra, Alasora, Ankadilalampotsy, Ankaraobato, Isotry. Les abonnés affirment que le délestage survient tous les jours. Quid ainsi des ménages qui utilisent des bouteilles d’oxygène à la maison pour tenir en vie leurs proches victimes de la covid-19 ? Bon nombre d’abonnés ne peuvent pas non plus avoir accès aux informations sur la sensibilisation de la population dans la lutte contre cette pandémie faute d’électricité, étant donné que les coupures de courant peuvent durer plusieurs heures en une journée. Il est normal que les personnes enquêtées par le Transparency International à Madagascar témoignent d’une faible communication du gouvernement concernant cette maladie qui continue de se propager. En outre, cette mauvaise qualité de services offerte par la JIRAMA ne fait qu’augmenter le stress des abonnés face à cette crise sanitaire. En effet, « nous ne pouvons même pas charger nos téléphones portables alors que c’est un outil indispensable en cas d’urgence sanitaire ou autres », a fait savoir un père de famille résidant à Ambohimanarina.

Nouveau tarif incompréhensible. En tout, « nous ne sommes pas du tout satisfaits des services fournis par la JIRAMA et ce, depuis des années. Outre les coupures fréquentes et intempestives du courant, nos robinets sont également à sec presque tous les jours », d’après toujours les témoignages des abonnés. Certains habitants dans d’autres quartiers comme Antaninandro, n’ont droit à l’approvisionnement en eau potable qu’entre 4 heures et 5 heures et demie du matin seulement. Ceux qui résident à Faravohitra, doivent remplir leurs seaux vers minuit ou à une heure du matin.  « Nous ne sommes pas des sorciers pour sortir la nuit. Et qui se soucie en plus de notre sécurité à une heure pareille ? », grognent-ils. Les dirigeants de la JIRAMA ont promis que tout cela sera résolu prochainement, sans avancer de dates précises alors que des années sont passées mais aucun résultat concret n’a été constaté. D’autres abonnés vont jusqu’à les insulter publiquement pour manifester leur mécontentement. Et parlant des factures de la JIRAMA, elles restent salées et inchangées malgré toutes ces coupures fréquentes et intempestives d’eau et d’électricité. La plupart des abonnés déclarent que le nouveau tarif appliqué reste encore incompréhensible. « La JIRAMA ne fait pas le relevé mais présente une facture estimée pour un mois et une autre facture cumulée pour deux mois. Les responsables ont expliqué que cette première sera à déduire de la seconde facture. Cependant, ils n’enlèvent pas les taxes et redevances payées auparavant. Nous devons ainsi les payer deux fois », ont exprimé les abonnés victimes.

Navalona R.

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Société civile : 4 membres et associés meurent de la Covid-19

Un membre de la société civile, en la personne de Fara Ramarosaona, a déploré la perte des personnes qui ont coopéré pour la société civile, quatre personnes en tout. Elle a cité notamment la perte d’un des leurs, de manière brutale, Mahamoudou Ndriandahy, le 30 mars 2021. Toujours d’après ce membre de la société civile, le coronavirus s’en prend tout aussi brutalement à d’autres. On peut parler par exemple de Razanadrasanirina Geneviève qui a travaillé avec la société civile dans le cadre de la promotion du code d’éthique pour les députés, et dans la promotion et le suivi des différentes chartes électorales de 2018 à 2019, décédée le 2 avril 2021. On peut aussi citer Rakotomahefa Mamy Tantely, Procureur de la République du Pôle Anti-Corruption  (PAC) d’Antananarivo, décédé le 3 avril 2021 au matin. Randrianitovina Parfait est également décédé le 13 avril 2021. Il a beaucoup fait pour la société civile dans cette fonction, en agissant au sein de cette dernière en tant que SeFaFi. Il était aussi membre du Conseil d’Administration de l’ONG SAHA.

Recueillis par Dominique R.

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Lutte contre la Covid-19 - Deux nouveaux centres de traitement ouvrent leurs portes - 5 hôpitaux médic...

Le CEG de Soamandrakizay et le gymnase couvert d’Ankorondrano, tels sont les deux nouveaux endroits qui feront désormais office de centres de traitement pour accueillir et soigner les malades de la Covid-19. Ils s’ajoutent aux CTC sis à Ivato, Mahamasina, Alarobia et Andohatapenaka. Le variant sud – africain qui s’est invité au cœur de la 2ème vague de l’épidémie provoque une hausse rapide et importante du nombre de malades, surtout ceux qui présentent des formes graves. Les hôpitaux se retrouvent ainsi débordés. Ces deux nouveaux CTC à Soamandrakizay et à Ankorondrano ont respectivement une capacité d’accueil de 136 et de 100 patients. Le Président Andry Rajoelina s’est rendu auprès de ces CTC-19 hier pour constater de visu les infrastructures et l’organisation relative à la prise en charge des malades. Conformément aux consignes du Chef de l’Etat, le CTC-19 de  Soamandrakizay qui est doté de 17 salles a ouvert ses portes dès hier tandis que le CTC-19 du gymnase couvert d’Ankorondrano sera ouvert à partir de demain.  Ces deux nouveaux CTC-19 ont été équipés pour optimiser la prise en charge des malades et disposent chacun de stocks de médicaments nécessaires à leur traitement.Reconnaissance au personnel soignantFace aux nombreux cas de détournement et revente de médicaments au marché noir, le Président Andry Rajoelina a fermement condamné les auteurs de ces actes ignobles qui tentent de profiter de la détresse de la population. « Les médicaments et les traitements de la Covid-19 sont entièrement gratuits. Nous devons faire preuve de solidarité et d’entraide face à cet ennemi invisible », a martelé le Chef de l’Etat avant d’annoncer que l’Etat malagasy fera parvenir des stocks de bouteilles d’oxygène qui viendront s’ajouter à ceux déjà existants dans les hôpitaux et CTC-19.Ce fut l’occasion pour le Président de la République de remercier et d’encourager les médecins, aides-soignants et paramédicaux qui sont en première ligne dans cette lutte contre la pandémie. Il a tenu à ce que le ministère suive de près leurs conditions de travail ainsi que les primes qui leur sont dus. « La bataille que nous menons est dure mais jamais nous n’allons fléchir », a souligné le Président.Outre ces deux nouveaux CTC-19, l’Etat malagasy collabore également avec des hôtels dans la mise en place des hôtels médicalisés pour les patients désirant avoir accès à des chambres individuelles. Les traitements et les équipements médicaux y seront à la charge de l’Etat malagasy, les frais de nuitée seront quant eux à la charge du patient. Parmi ces hôtels médicalisés figurent le TsangaTsanga Hôtel à Analakely, le Live Hôtel à Andavamamba, le Pavé Hôtel à Antaninarenina, Anjary Hôtel à Tsaralalàna ainsi que le Motel de Tana à Anosy.La Rédaction

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Vaccins contre la Covid -19 - « Nous espérons que Madagascar recevra ses premières doses cette année »

Photo : Facebook OMS Madagascar

Le Président de la République de Madagascar Andry Rajoelina a récemment annoncé l'inscription de Madagascar à l'initiative Covax, menée par l'Organisation mondiale de la santé. Une décision saluée par l’organisation onusienne qui indique espérer que la Grande-île reçoive ses premières doses de vaccins cette année. Interview. La Vérité (+): Comment l'Organisation mondiale de la santé accueille l’inscription de Madagascar  au mécanisme Covax? OMS Madagascar (=): « C’est une très bonne nouvelle que nous accueillons avec joie. La vaccination fait partie de la stratégie mondiale pour lutter contre la Covid-19 et l’acceptation du vaccin à Madagascar permet au pays de s’aligner avec les autres pays dans cette stratégie globale. Tout le système des Nations unies s’est mobilisé pour faire un plaidoyer pour vraiment mettre en place cette vaccination au niveau de Madagascar. Nous sommes heureux, non seulement en tant qu'OMS mais aussi en tant que système des Nations unies que le Gouvernement ait pris cette décision. Comme nous le savons tous, la Covid-19 reste un problème sanitaire tant à Madagascar qu’ailleurs dans le monde et nous sommes disponibles pour travailler avec le Gouvernement pour s’assurer que la population dispose des meilleures options et a effectivement des choix pour se protéger contre ce virus. Si nous adoptons toutes les mesures préventives publiques possibles, nous aurons plus de chances de voir nos familles, nos communautés et nos lieux de travail retourner à la normale dans les meilleurs délais ».(+): Quelles sont les différentes étapes qui vont suivre l'inscription de Madagascar à l'initiative Covax  ?(=): «  Le Gouvernement va procéder à l’élaboration d’un plan de déploiement du vaccin qui est élaboré par les autorités nationales qui sont responsables de la gestion du déploiement, de la mise en œuvre et du suivi des vaccins Covid-19, avec le concours de ses partenaires qui apportent un soutien technique. Ici à Madagascar, comme dans la plupart des pays, la mise en place de ce plan de déploiement et de vaccination contre la Covid-19 relève de la compétence du ministère de la Santé publique. Nous apportons un appui ». (+): Concrètement, quand est-ce que les premières doses de vaccins pourraient-elles ainsi arriver à Madagascar ? (=): « Comme indiqué, le pays vient d’adhérer à ce mécanisme et se trouve à l’étape de la planification, et donc cela dépendra des procédures à suivre. Nous espérons que Madagascar pourra recevoir ses premières doses de vaccins cette année ».(+) : Combien de pays dans le monde et en Afrique ont déjà reçu leurs doses de vaccins ? (=):  « En ce qui concerne l’Afrique, à la date du 12 avril 2021, quarante-six (46) pays avaient reçu plus de 32,4 millions de doses de vaccins contre la Covid-19 [soit] au titre du mécanisme COVAX, au moyen d’accords bilatéraux ou sous forme de dons. De ce chiffre, trente-trois (33) pays africains ont reçu 16,9 millions de doses par le canal du mécanisme COVAX. Il s’agit d’un peu plus de 16,4 millions de doses du vaccin AstraZeneca (Covidshield), qui est produit par le Serum Institute of India, et d’environ 200 000 doses du vaccin Pfizer. En outre, un peu plus de 14,4 millions de doses de vaccins ont été reçues des accords bilatéraux et 975,000 doses reçues de l’AVATT (African Vaccine Acquisition Task Team). Néanmoins, ces chiffres évoluent chaque jour car les pays continuent à recevoir leurs doses de vaccins contre la Covid-19. Nous avons un Dashboard au niveau régional, pour lequel les pays sont encouragés à partager des informations sur la vaccination au niveau national pour une mise à jour en temps réel. Il y a aussi un Dashboard au niveau global pour obtenir des informations détaillées sur le nombre de vaccins déployés dans le monde».(+) : Parmi les vaccins disponibles actuellement sur le marché, quels sont ceux qui figurent parmi les vaccins approuvés par le mécanisme COVAX ? (=): « Comme indiqué dans la réponse précédente, une majorité des vaccins déjà reçus sous le mécanisme COVAX sont des vaccins ‘AstraZeneca et Pfizer’. L'objectif fixé par la COVAX est de livrer deux milliards de doses de vaccins sûrs et efficaces d'ici la fin de 2021 à tous les pays participants, y compris les 92 économies éligibles à la garantie de marché (92 pays à faible revenu). Dès qu'un vaccin sera approuvé par les organismes de réglementation ou présélectionné par l'OMS, la facilité COVAX achètera ces vaccins dans le but d'essayer de fournir (initialement) des doses à une moyenne de 20 % de la population de chaque pays, avec les prestataires santé et les groupes les plus vulnérables en cible prioritaire.(+) : Un pays peut-il choisir les vaccins qu'il souhaite commander ?(=): «  Oui. Et vous auriez suivi dans la déclaration du Président que Madagascar a identifié avec l’Académie nationale de médecine deux (2) vaccins par le canal du mécanisme COVAX. En dehors du mécanisme COVAX, il existe d'autres canaux d'acquisition de vaccins, soit par le moyen d’accords bilatéraux, sous forme de dons ou achat direct ».

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Fièvre de la Vallée du Rift - Atsinanana s’ajoute à la liste des Régions touchées

Alerte rouge pour l’Atsinanana. Cette localité rejoint les Régions où des cas de Fièvre de la Vallée du Rift (FVR) sont signalés à savoir DIANA, Vatovavy-Fitovinany et Atsimo- Andrefana. Le dernier bilan de la direction générale de l’élevage, hier, parle de 1934 cas confirmés, dont 70% de ce chiffre ont été enregistrés dans la Région de Vatovavy-Fitovinany. Pour cette dernière, 1 131 cas sont signalés dont 600 décès déplorés. Cette maladie est actuellement détectée à Mananjary, Manakara et Nosy- Varika. 583 cas ont été signalés dans l’Atsimo -Andrefana, avec 18 décès rapportés. Même si la Région d’Atsinanana vient tout juste d’être touchée par cette zoonose avec 19 cas, 6 décès ont déjà été répertoriés. C’est dans la Région de DIANA qu’elle n’a pas encore fait des victimes, même avec les 201 cas qui ont été enregistrés jusqu’à ce jour.A noter que ce n’est pas la première fois que la FVR arrive dans la Grande île. Elle a été détectée en 1990 et réapparaît tous les dix ans. De décembre 2008 à mai 2009, le ministère de la Santé de l’époque a notifié 236 cas suspects dont 7 mortels. Des mesures prises Pour éviter sa propagation et une éventuelle contamination chez l’homme, le Conseil des ministres a décrété, mercredi dernier, un confinement des animaux dans les localités concernées. « Tous les animaux d’élevage de ces Régions ne doivent pas sortir », précise le communiqué. En effet, la restriction des déplacements représente un moyen efficace de ralentir la propagation du virus. Il semble que l’homme puisse également être contaminé en ingérant du lait ou de la viande crue provenant d’animaux infectés.Afin de prévenir les flambées de FVR chez les animaux, le Gouvernement met en œuvre un programme de vaccination. Des médicaments seront également acheminés dans les zones infectées. Ils sont principalement constitués d’antibiotiques, vitamines et antiparasitaires comme Pen Forte, Gentanalgin, Oxyflunixin, Vitamine Alfavitasol poudre et Ashydeltrin. Les animaux peuvent être ainsi sauvés à temps avant que la maladie se transforme en forme grave et tue les troupeaux. Les vétérinaires et ceux qui effectuent les inspections des viandes sont dotés de kits de protection. En outre, une sensibilisation de la population locale figure également dans les activités du ministère de la Santé publique, du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche avec l’appui des partenaires techniques et financiers. Solange Heriniaina

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Malsain !

Mais quel genre de malédiction frappe ce pays ? Sommes-nous maudits ou condamnés à tourner en rond ? Nous vivons, respirons une atmosphère polluée, viciée, contaminée ! Un contexte malsain dans tous les sens ! Le pays, en premier lieu Antananarivo, subit le règne du clandestin. On est vraiment navré de dresser un tableau toujours aussi sombre que la suie de la vie nationale. Mais les réalités sont là et elles sont têtues. Les tenants du pouvoir en particulier le Chef de l’Etat se démènent partout et ne lésinent point leurs efforts pour remettre à flot le mécanisme de redressement du pays mais il reste encore du chemin à parcourir.Le marché noir et le circuit parallèle s’opèrent à ciel ouvert en inondant les réseaux sociaux sans que des mesures restrictives soient prises. L’informel s’érige publiquement en mode opératoire impuni.A Antananarivo, malgré les multiples initiatives des dirigeants de la Commune urbaine, l’anarchie subsiste. Les rabatteurs d’or massif informels agissent librement à Analakely, à deux pas des locaux de la Mairie, le long du trottoir du lycée J.J. Rabearivelo et sous la barbe des agents de la Police nationale et communale. Les activités illicites de ce genre multiplient les crimes souvent mortels (les vols d’objets précieux et les attaques à main armée, etc.) . Apparemment, l’état d’urgence sanitaire favorise le « boom » des activités malsaines.Etant donné le rush des concitoyens vers les remèdes ou médicaments qui s’inscrivent dans le protocole de traitement de la Covid-19, allusion au variant sud-africain, et qui s’arrachent comme des petits pains, les stocks des officines s’épuisent en deux temps trois mouvements. Et voilà, la grande avenue vers le marché noir ouvre sa voie. Ed-1, CVO+,  Magné B6 et autres se vendent ailleurs et à des prix fous ! Les réseaux sociaux, en tant que supports « médiatiques », jouent un rôle non négligeable.Les transporteurs et autres « affairistes » trouvent les moyens de contourner illicitement les consignes relatives aux transports nationaux. Analamanga et Mahajanga sont fermées à tout mouvement de personnes. Seules les marchandises peuvent circuler. Sauf qu’en réalité, le transport informel de personnes se poursuit clandestinement au grand dam des professionnels patentés et des éléments des Forces de l’ordre et de sécurité déployés sur place. Les familles endeuillées parviennent toujours à acheminer à destination la dépouille de leurs parents proches décédés, au-delà du barrage imposé. Il suffit de « bien négocier » ! L’usage de faux papiers administratifs ne sont pas à écarter. Tout juste en passant, profitant de l’obscurité sinon de la situation complexe et imprenable, les faux monnayeurs jubilent. Les faux billets inondent le marché. La grande majorité de la population, dans les centres urbains comme la Capitale, le point focal de l’épicentre du fléau, se moque du danger. Les habitants font comme si de rien n’était.Heureusement que les dirigeants du pays, toujours conscients de leurs responsabilités, réagissent. Le Conseil des ministres du mercredi donne la couleur. Rajoelina Andry et le régime qu’il dirige durcissent le ton. Il en est grand temps de taper sur la table voire sur les doigts.  Le laxisme a trop duré !Jusque-là, on évite la solution extrême, le confinement, mais pour en découdre de ce contexte malsain, il faut prendre le taureau par les cornes.Ndrianaivo

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Artisanat - « Pok Pok » se lance à l’international

85 % du raphia dans le monde provient de Madagascar. Cependant, les fibres extraites de cette plante sont toujours traitées par d’autres pays. Un constat qui a donné envie Andrianina et Fitia Randriamifidimanana, les deux co-fondatrices de l’entreprise « Pok Pok » de renverser la tendance. Celle-ci fait rayonner le savoir-faire et les produits artisanaux malagasy à base de raphia sur la scène internationale. Leur site Internet a été lancé, jeudi dernier, afin de répondre aux commandes des clients étrangers. La pandémie ne représente pas un obstacle pour les deux jeunes femmes. Au contraire, elles voient du potentiel dans le marché. « Cette année, nous nous ouvrons à de nouveaux horizons et lançons notre e-shop à l’international. Avant la pandémie, nous avions reçu des commandes venant des pays étrangers, pour ne citer que la France et l’Angleterre. Mais nos principaux clients viennent des Etats-Unis, ce qui représente une opportunité car 85 % des Américains ont accès à l’Internet. Grâce à ce site web, nous pouvons recevoir des commandes venant de tous les autres coins du monde sans aucune limite », explique Andrianina Randriamifidimanana.Pour ajouter de la valeur à leurs produits, les deux co-fondatrices de la marque adoptent une démarche éthique. « Nos teintures exclusives sont certifiées Oeko-tex.  Elles sont non toxiques pour l’environnement et la peau. L’eau usée permet de faire pousser les arbres », souligne-t-elle. Créée en 2012, la marque « Pok Pok » propose des pièces entièrement fabriquées à la main, alliant techniques traditionnelles et créations contemporaines afin de magnifier les héritages de la culture malagasy. La nouvelle collection met plus en valeur les femmes. L’objectif consiste à les faire briller par leur dignité, leur résilience, et rendre hommage aux reines qui ont façonné la Grande île. Solange Heriniaina

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Prolongation des vacances scolaires - Prochaine rentrée prévue le 3 mai !

15 jours supplémentaires. Les élèves inscrits dans les établissements scolaires publics et privés dans tout Madagascar auront encore droit à 2 semaines de vacances imposées, à cause de l’évolution inquiétante de la Covid-19. Le dernier Conseil des ministres de cette semaine l’a décidé. « Les cours en classe sont suspendus pour mieux protéger les élèves et leurs familles ainsi que les enseignants, les personnels administratifs et les directeurs d’établissement scolaire », confirme Andriamiakatsilavo Raoniherijaona, directeur général en charge de la pédagogie auprès du ministère de l’Education nationale (MEN). La prochaine rentrée est ainsi prévue pour le 3 mai prochain, alors que la majorité des élèves ont été en vacances de Pâques depuis la fin mars dernier. D’ailleurs, certains établissements scolaires publics ont été transformés en centre de traitement de la Covid-19 (CTC 19) depuis cette semaine, afin d’accueillir les malades ayant des cas modérés et graves. C’est le cas de l’EPP-CEG Soamandrakizay. Cette décision soulage la majorité des parents, angoissés à l’idée d’envoyer leurs enfants en classe avec la hausse des cas de coronavirus, ces derniers jours. Toutefois, certains directeurs d’établissement privé s’en plaignent, faute de mesures d’accompagnement.Devoirs à la maison« En début de semaine, nous avons reçu un SMS venant du directeur de l’école de nos enfants, informant que si l’Etat prolonge les vacances et la suspension des cours en classe, les parents doivent récupérer des devoirs à faire à la maison à partir du lundi 19 avril prochain », informe Aurélien F., parent d’élèves résidant à Anosimasina Itaosy. Comme l’école de ses 2 enfants, bon nombre d’établissements ont préparé cette option depuis ces derniers jours, pour faire face à une éventuelle décision de prolongation des vacances scolaires, désormais officielle. « Les parents récupèrent les devoirs une demi-journée par classe pour les rendre 3 jours plus tard. Comme l’année dernière, c’est le seul moyen possible pour maintenir le niveau des élèves, de faire des révisions et de se préparer au 3è trimestre », avance Jacqueline Rajaonarivony, directrice d’un collège privé à Ambodifasina, dans la circonscription scolaire d’Ambohidratrimo. D’ailleurs, les directeurs auprès du MEN valident cette organisation et encouragent la prise de responsabilités de tout un chacun, à commencer par les parents qui doivent récupérer les exercices et les élèves qui doivent les faire. Pour les écoliers des établissements publics, ils doivent faire les devoirs proposés dans le livret d’auto-apprentissage. Les enseignants devraient, quant à eux, continuer les diverses préparations.Recueillis par Patricia Ramavonirina

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Propagation du coronavirus - Les marchés hebdomadaires de nouveau suspendus

Limiter au maximum la circulation des gens dans les endroits publics. Après la fermeture de plusieurs Régions, le Conseil des ministres qui s’est tenu mercredi dernier a avancé la suspension des marchés hebdomadaires. Pour la ville d’Antananarivo, il s’agit entre autres du marché de Mahamasina à chaque jeudi, celui d’Andravoahangy ayant lieu tous les mercredis ainsi que le marché d’Isotry et celui d’Ambodin’Isotry tous les samedis. Concernant ces marchés publics, il s’avère que leur cas est délicat dans la mesure où les barrières sanitaires ne sont pas vraiment respectées dans ces lieux où habituellement, beaucoup de gens circulent. En effet, malgré la sensibilisation maintes fois réalisée et la mise en place des dispositifs de lavage des mains dans ces endroits, aucune évolution n’a été constatée. Il y a toujours ceux qui enfreignent les règles. Nombreux commerçants et clients ne portent pas de masque et n’utilisent pas non plus du gel hydroalcoolique. Un grand rassemblement est toujours observé au sein de ces marchés malgré la fermeture de la Région d’Analamanga et la crise financière à laquelle les ménages font face actuellement. En conséquence, il est impossible d’y faire respecter les barrières sanitaires, surtout la distanciation physique d’un mètre. Or, le regroupement de plus de 100 personnes reste encore interdit dans la Capitale, soutient un responsable au sein de la CUA, Rija Randrianarisoa.Par ailleurs, les marchés communaux ou ceux au niveau des Fokontany sont encore ouverts. Néanmoins, le nombre de personnes circulant dans ces lieux devrait être limité autant que possible. Après le confinement règlementé, les commerçants ont commencé à reprendre peu à peu leurs activités, mais la négligence de certains d’entre eux a failli mettre en danger des millions de citoyens. A part un grand nettoyage effectué régulièrement au niveau des différents marchés, une désinfection y est également réalisée à compter d’hier. Les marchés de Somanatombo, d’Anosy et de Besarety sont également concernés par ces opérations. Anatra R.

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Football - Mathias Randriamamy dans les annales

Mathias Randriamamy ne figurait pas dans le « Squad » du Paris Saint-Germain lors des quarts de finale retour contre le Bayern de Munich, et n’a pu savourer la qualification de son équipe malgré sa défaite (1 à 0).  Le PSG se qualifie pour le carré final après cumul de buts marqués à l’extérieur, après la victoire à l’aller (2 buts à 3) en Allemagne.Malgré cela, à son jeune âge, le jeune international malagasy est déjà dans les annales car il retrouvera son équipe après son rétablissement. Cela fera déjà de lui, non seulement le premier malagasy qui figure dans la ligue des champions UEFA à 17ans mais il sera aussi le premier malagasy à atteindre les demi-finales avec son club dans cette compétition de haut niveau.Testé positifQuelques jours avant ce choc, Mathias Randriamamy, le jeune international malagasy, gardien de but du Paris-Saint Germain, a été testé positif au coronavirus. C’est la raison de son absence durant la qualification en demi-finale de l’équipe face au Bayern de Munich ce mercredi soir. 
 Le jeune gardien est déjà en isolement avec sa famille. Il l’a annoncé sur sa page Facebook. « C’est avec tristesse que je vous annonce que je suis testé positif au coronavirus, depuis quelques jours. Toutefois, je remercie Dieu car moi et ma famille sommes jusqu’ici en bonne santé et que nous poursuivons notre isolement. Je préfère vous le dire moi-même plutôt que vous l’appreniez d’une autre source », a-t-il dit. « Soyez sans crainte et protégez-vous tout en protégeant votre entourage », a-t-il enchainé.E.F.

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Football-D1 Analamanga : Va pour les demi-finales

Le Centre de Formation Football Andoharanofotsy (CFFA) est qualifié en demi-finale.

Malgré la recrudescence des cas de la Covid-19, le championnat d’Analamanga de football première division se poursuit depuis février au centre technique national de Carion, sans spectateur. La compétition aborde sa dernière ligne droite avec les demi-finales ce jour. Deux affiches alléchantes sont au programme. Le CFFA s’est qualifié en s’imposant sans difficulté face au  King Sport par 5 à 0 en quart de finale, samedi dernier. Les gars d’Andoharanofotsy défieront FFAM Anosizato qui a laminé Disciples FC sur le score de 3 à 2. Lors de l’autre demi-finale, le club Omnisport de la Police Nationale (COSPN) rencontrera Tana FC TFC Anatihazo Isotry. Les policiers ont surpris Net Foot par 2 à 1 en quart, tandis que la formation d’Anatihazo Isotry a défait Mi 20 par 2 à 0. En effet, les vainqueurs à l’issue de cette journée seront qualifiés d’office au championnat deuxième division national. La date du duel final n’est pas encore déterminée. Cela dépendra encore du discours du président de la République sur l’autorisation du déroulement ou non des compétitions. « Concernant les deux dernières équipes reléguées en D2, leurs noms ne sont pas encore connus car de nombreux clubs ont rencontré des difficultés financières et ne pourront pas jouer au championnat D2 », a fait savoir un responsable de la ligue. Seize équipes étaient en lice pour ce championnat. Elles sont issues de la section Tana-ville, Atsimondrano, Ambohidratrimo et Manjakandriana.

Le programme des matches

10h30: CFFA Andoharanofotsy contre FFAM Anosizato

12h30: COSPN FC contre CF TFC Anatihazo Isotry.

Manjato Razafy

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Ady amin’ny Covid-19 eto an-drenivohitra : Nahatratra 161 ireo tratra tsy nanao arovava tanaty taxibe

Araka ny tatitra nataon’ny teo anivon’ny pôlisim-pirenena dia fantatra fa anjatony mahery indray no tratran’izy ireo, tsy nanaja ny fepetra efa noraisina, tsy hiparitahan’ity valanaretina mampidi-doza eto amin’ny firenena ity, raha ny teto an-drenivohitra manokana, omaly, hatramin’ny 12 ora atoandro. Manoloana ity ady iombonana amn’ny fahavalo tsy hita maso ity tokoa mantsy dia manohy hatrany ny hetsika manokana entina hitsirihana ireo olona mbola tsy manaja izay fepetra izay ny polisim-pirenena, indrindra fa ny eto an-drenivohitra, izay hitambaran’ireo kaomisaria foibe telo : ny eto Antananarivo renivohitra, ny any Atsimondrano ary ny eny Avaradrano. Ireo mpandeha ao anaty fiara fitaterana no tena tilian’izy ireo sy nanaovana fanaraha-maso manokana. Araka ny tatitra voaray hatrany dia nahatratra teo amin’ny 276 ireo taxibe no narahi-maso manokana.  « Tao anatin’izany ary dia olona miisa 161 no tratra tsy nanaja ilay fanaovana ny aro vava-orona. Raha ny teo anivon’ireo kaomisarian’ny boriborintany miisa valo sy ny PPA miisa efatra eto an-drenivohitra dia nahatratra 117 ireo nampanaovina asa iraisana ho an’ny tombotsoan’ny daholobe. Teo anivon’ny Kaomisarian’Alasora dia miisa 15 izany. Teo anivon’ny Commissariat Central Avaradrano dia taxibe iray tamin’ireo izay nanaovana fanaraha-maso no nahitana olona tsy nanaja ny fanaovana aro vava-orona. Nasaina namita ny asa iraisana ho an’ny tombotsoan’ny daholobe arak’izany ireo olona 16 tratra. Ny teo anivon’y Commissariat Central Atsimondrano kosa dia taxibe miisa 24 no nahitana olona 16 tsy nanao arovava orona ary taxibe miisa fito kosa no nahitana olona 12 tsy nanao arovava orona tany Sisaony » araka ny voarakitra ao anatin’izany tatitra izany. Mbola maro amin’ireo olona tokoa no mihevitra angaha fa hanihany na tsy zavatra tsy misy ity areti-mandoza, efa nandringana olona an-jatony eto amintsika ity ? Ny zava-misy mazàna dia ireo mpitandro filaminana indray no ahatahoran’ny olona mihoatry ny aretina, hany ka tsy atao mahagaga raha tsy mitsaha-mitombo ireo voa. Amin’ny resaka fitaterana aza moa, efa napetraka izao ny fepetra fa mihidy ny faritra Analamanga ary tsy misy afaka mifamezivezy, mbola mahita hirika hatrany, na ny mpandeha na ny mpitatitra, hihoarana izay fepetra izay, raha ny zavatra hita, manodidina an’iny Fasan’ny karàna iny.

m.L

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Banditisme rural : Mandoto devient le centre névralgique, les “dahalo” tentent de corrompre les gendarmes

La situation qui prévaut dans le district de Mandoto dans la région Vakinankaratra prouve que l’insécurité en milieu rural est loin d’être maîtrisée. Les “dahalo” ou les bandits de grand chemin font la loi et cela au détriment des paysans dont les ressources proviennent principalement de l’agriculture et de l’élevage. Ces activités, dont les recettes peinent à subvenir aux besoins des paysans. Le travail des champs devient également dangereux à cause de la recrudescence des actes de banditisme, notamment dans le district susmentionné. Le 12 avril vers 5 heures du matin, 20 individus armés de 10 fusils de chasse et d’armes blanches ont investi le village d’Ambahiboho Beomabalahy, fokontany Morafeno, commune  Anjoma Ramartine, district Mandoto. Les bandits ont volé 22 zébus et ont pris la fuite vers le Nord-Ouest du village en direction de la commune de Miandrivazo en traversant la rivière Mahazilo à Besakay, commune Dabolava. L’enquête sur cette affaire suit son cours mais aucun suspect n’a encore été arrêté. Malgré tout, le doute plane sur son issue car ce sont des réseaux bien structurés qui opèrent dans ce genre de vol dans le district. Ceux à la tête de ces réseaux n’hésitent d’ailleurs pas à corrompre les forces de l’ordre pour les faire taire.

T.M.

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The Revery : Le premier extrait de l’EP « All in Nofy » disponible

Extrait du clip de Very Fanahy de The Revery.

Le jeune groupe de rock indépendant The Revery vient de sortir son tout premier clip sur la chaîne YouTube et sur sa page Facebook. Il s’agit de la vidéo du titre « Very Fanahy » qui est tiré de leur EP « All in Nofy », actuellement en préparation. Le son semble correspondre au style revendiqué par le groupe qui n’est autre que l’indie pop. Le clip réalisé par Luc Raharijaona met en scène une jeune fille menant une vie terne et monotone. Ce qui s’aligne sur les paroles de la chanson où il est question de la descente aux enfers d’une « Very Fanahy ». Musicalement, le style minimaliste n’est pas nouveau, déjà vu chez d’autres jeunes groupes du même calibre nourris aux musiques indépendantes populaires sur YouTube : des Fazerdaze, Daughter, etc. La retenue du chanteur du début jusqu’à la fin de la chanson, les guitares lancinantes, et la structure couplet-refrain-couplet-refrain ne sont pas en faveur de la dynamique générale, mais cela semble être en adéquation avec l’atmosphère que le groupe souhaite transmettre dans ce titre dont la thématique principale est la dépression. Rappelons que The Revery a déjà à son compte plusieurs scènes à Antananarivo. Il va certainement retrouver son public dès que la situation le permettra, pour défendre son « All in Nofy ».

Anja RANDRIAMAHEFA

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Mort du prince Philip : Ce rôle clé que va jouer Kate lors des funérailles

La mort du prince Philip est dans toutes les têtes au Royaume-Uni. Alors que ses obsèques seront célébrées le 17 avril 2021, Kate Middleton devrait tenir un rôle important pour que tout se passe bien entre les princes Harry et William.

C’est la question qui est au cœur des funérailles du prince Philip : comment vont se comporter les princes William et Harry ? Alors que leurs relations semblent être de plus en plus tendues depuis que Harry et Meghan Markle ont pris la décision de se retirer de leurs obligations royales, ils vont pourtant devoir s’afficher ensemble afin de soutenir leur grand-mère, la reine, dans cette nouvelle épreuve. Selon les informations du Mirror, les deux frères ne devraient pas se voir avant samedi 17 avril 2021, jour des funérailles. En effet, William et Kate Middleton sont à Amner Hall, dans leur domicile à Norfolk, et ne devraient rejoindre Londres qu’en fin de semaine, tandis que Harry est en quarantaine à Frogmore House, Windsor, dans l’attente des résultats de son test Covid.

Toujours selon le tabloïd, pour le bien de la reine, les enfants du prince Charles auraient pris la décision de mettre leurs différends de côté. D’ailleurs, ils auraient réussi à échanger au téléphone. « Ils sont tout à fait d’accord pour dire que cette semaine doit être consacrée à soutenir la reine, le reste de la famille et à commémorer la vie et l’héritage de leur grand-père », a déclaré une source royale. De plus, Kate Middleton va tout faire pour que les tensions s’apaisent. Elle veut profiter de ce moment pour faire en sorte que les frères retrouvent leur complicité. Ainsi, lors des funérailles du prince Philip, elle va jouer le rôle de « gardien de la paix ».

Kate Middleton va tout faire pour que la situation s’apaise

L’épouse du prince William serait très triste de voir comment les relations de son mari avec son frère se sont détériorées. Elle qui est si proche de son frère et de sa sœur aimerait qu’ils se retrouvent. Elle aurait d’ailleurs un espoir qu’une possible réconciliation voit le jour. C’est en tout cas ce que doit espérer la reine Elizabeth II.

Closer people

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Kaomisarian’i Toamasina renivohitra : Mitohy ny fanatsarana ny Biraon’ny polisy…

Fanamby napetraky ny kaomisera Rakotovao Jean Christian tamin’ny fametrahana azy teo amin’ny maha kaomisera misahana ny tanànan’i Toamasina renivohitra azy, ny ho fanatsarana ny toeram-piasan’izy ireo, « hôtel de police » ; no sady toeram-ponenan’ny kaomisera ihany koa. Mandeha tsara ny asa na ao anatin’ny hamehana ara-pahasalamana sy ny olan’ny coronavirus asa no nanombohana izany teto Toamasina. Efa miditra amin’ny fandokoana ny trano izy ireo ankehitriny ; ka nanohana ny asa mandeha ireo avy amin’ny vondron’ny teratany Sinoa, « Communauté Chinoise », eto Toamasina ; izay nanolotra loko mitentina 10.000.000 ariary. Nomarihan’ny kaomisera Rakotovao Jean Christian fa ilaina ny fifanampiana amin’ny asa tahaka izao, fa tsy vitan’izy ireo irery ny asa atao rehetra ka mila fifanomezan-tanana avy amin’ny tsara sitrapo rehetra amin’izany ny polisy. Mbola nambaran’ny kaomisera Rakotovao Jean Christian hatrany fa tsy ny foto-drafitrasa ihany no havaozina tahaka izao, fa eo koa ny fomba fiasan’ny polisy. Izay no nahatonga azy nilaza fa tsy maintsy ho hita sy tratran’izy ireo ilay nitifitra mpivarotra hody tao amin’ny « Bazar Dépôt » iny, satria efa fantapantatra izy ireo no nahavita an’iny noho ireo zava-nisy sy ny fakaroham-baovao nataon’ny polisy. Ankoatra izany dia mitohy ihany koa ny ezaka ataon’ny polisy miaraka amin’ny namany Emmo-Règ eo amin’ny fanaraha-maso ny hamehana ara-pahasalamana nolazain’ny filoham-pirenana ; ka ny fampiharana ireo fepetra samy hafa mifandraika amin’izay, indrindra ny fanajana ny « Couvre à Feu » amin’ny alina. Aoka tsy handrasana hahidy hoy ny polisy vao hikatona fa vao tonga ny amin’ny 09ora alina fiatomboan’izany « Couvre à Feu » izany dia tokony efa mikatona ny fivarotana rehetra.

Malala Didier

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Identifiants uniques : Cinq millions de bénéficiaires en quatre ans

La modernisation du système d’état-civil comporte beaucoup d’avantages.

L’État a déjà arrêté cinq zones pilotes pour la mise en œuvre du projet de mise en place des identifiants uniques rentrant dans le cadre de la réforme du Système d’état-civil.

La mise en place des identifiants uniques pour chaque citoyen malgache a été annoncée comme «l’aboutissement de la réforme du système d’état-civil malgache» par le ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation au mois d’août 2018. Un projet qui devrait concerner «cinq zones pilotes» si l’on s’en tient aux explications d’une source bien informée contactée au téléphone hier. Ainsi, « cinq millions de personnes devraient bénéficier d’identifiants uniques dans les quatre prochaines années. Lesdites personnes sont réparties dans cinq zones pilotes telles que la commune urbaine d’Antananarivo, la commune urbaine de Toamasina, la commune rurale d’Ambatolampy ou encore Fianarantsoa ». Notre source de préciser « la mise à l’échelle devrait se faire une fois le mécanisme bien huilé. Comme on débute, on va d’abord procéder dans les zones pilotes étant donné que l’on est en pleine réforme ».

Systémique. Par ailleurs, dans le cadre de la modernisation de l’état-civil, l’État ambitionne de « doter en équipements informatiques et connexion internet ainsi que des formations, 1.695 communes dans tout le territoire malgache». L’entretien avec notre source a permis de savoir que « les communes sont prioritaires étant donné qu’elles constituent les premières sources d’informations permettant d’alimenter le fichier national de l’État civil ». La mise en œuvre du projet devrait toutefois comprendre beaucoup d’autres secteurs, domaines et institutions comme « le ministère de la Santé publique, les hôpitaux, le ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation ou encore les communes ». Une approche systémique devant permettre de renflouer le fichier national d’état-civil, une base des données unique devant être implantée à Antananarivo et ayant comme rôle de répertorier chaque individu composant la population malgache. La mise en place de l’identifiant unique devrait d’abord passer par la mise en place d’une base de données nationale unique recueillant toutes les informations concernant chaque Malgache. Informations à caractère « personnel » qui, laissées entre de mauvaises mains, pourraient engendrer des conséquences néfastes pour les concernés. La sécurisation des données s’avère être un des défis majeurs de la réforme du système d’état-civil lancée par l’État malgache. A suivre.

José Belalahy

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Haute Cour Constitutionnelle : L’élection du président mise en quarantaine !

Florent Rakotoarisoa était le seul Haut Conseiller à porter une paire de gants blancs lors de la cérémonie d’installation.

La nouvelle HCC s’est réunie pour la première fois hier sous la présidence de « la Haute Conseillère, Doyenne des Hauts Conseillers présents », Ratovonelinjafy Razanoarisoa Germaine Bakoly.

Etat de santé. Selon la HCC, il s’avère nécessaire de modifier certaines dispositions de la Délibération n°07-HCC/DB du 19 décembre 2016 portant révision du Règlement intérieur. Et ce, « compte tenu de l’urgence sanitaire décrétée sur toute l’étendue du territoire national d’une part, et de l’impossibilité pour deux membres de la Cour de céans d’être présents pour des motifs liés à leur état de santé ». Sans les citer nommément.

Geste barrière. On se souvient que lors de la prestation de serment, Florent Rakotoarisoa était le seul à porter une paire de gants blancs.  « Arovako ny tenako, arovako ny hafa ». Un geste barrière dicté par la pandémie de Covid-19 qui a d’ailleurs amené le président sortant, Jean Eric Rakotoarisoa à signer le 1er avril dernier, une note de service instituant le service minimum au sein de la HCC « compte tenu de l’existence de cas avéré et de cas suspect de certains agents » à Ambohidahy.

Délibération. Noëlson William est le second membre à avoir des problèmes de santé. Ce qui explique son absence à l’installation solennelle des nouveaux Hauts Conseillers qui a pourtant vu la présence du président de la République. Il n’a pas non plus participé hier à l’audience privée portant « Délibération n°01-HCC/DB du 13 avril 2021 modifiant certaines dispositions de la Délibération n°07-HCC/DB du 19 décembre 2016 portant révision du Règlement intérieur de la Haute Cour Constitutionnelle ».

Doyen présent. En somme, il y a eu deux absents à la première audience privée d’hier. Réduisant à 7, le nombre de  Hauts Conseillers qui ont modifié trois articles du Règlement intérieur. En l’occurrence, l’article 11 qui disposait auparavant que « Pour toute délibération, la Haute Cour Constitutionnelle doit siéger avec six membres au moins, sous la présidence du Président ou du Haut Conseiller doyen en cas d’empêchement de ce dernier ». L’article 11 nouveau dispose que « Pour toute délibération, la Haute Cour Constitutionnelle doit siéger avec six membres au moins, sous la présidence du Président ou du Haut Conseiller doyen présent en cas d’empêchement de ce dernier ».

21 jours. La seconde modification concerne l’article 12 qui stipulait que « Dans les huit (8) jours suivant l’installation de la Haute Cour Constitutionnelle, le Doyen d’âge des Hauts Conseillers convoque les membres de la Haute Cour pour élire le Président ». Dorénavant, l’article 12 nouveau prévoit que « Dans les vingt et un (21 jours) suivant l’installation de la Haute Cour Constitutionnelle, le Doyen d’âge des Hauts Conseillers convoque les membres de la Haute Cour pour élire le Président ».

Votants. La troisième modification porte sur l’article 14 qui stipulait que « L’élection a lieu en présence des neuf (09) Hauts Conseillers à la Haute Cour à la majorité absolue des membres présents et votants ». L’article 14 nouveau énonce que « L’élection a lieu en présence des Hauts Conseillers à la Haute Cour à la majorité absolue des membres votants ».

15 jours. Les trois modifications ont été prises par rapport à l’absence de deux membres, particulièrement en raison de l’indisponibilité du Haut Conseiller Doyen qui est considéré, à tort ou à raison, comme présidentiable. Ce qui pourrait expliquer la prorogation à 21 jours du délai pour élire le président. L’installation de la HCC ayant eu lieu le 8 avril, le nouveau président sera donc élu le mercredi 28 avril au plus tard. Soit d’ici 15 jours. Mettant en quelque sorte en quarantaine l’élection du nouveau président de la HCC face à la pandémie de Covid-19.

R.O

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Pékin : Jean Louis Robinson chez Xi JinPing

Jean Louis Robinson, ambassadeur de Madagascar en Chine.

L’ambassadeur malgache en Chine, Jean Louis Robinson, a présenté, hier, ses lettres de créance au président Chinois Xi Jinping. Cette entrevue était l’occasion de partager sur l’expérience chinoise en matière de gestion de crise sanitaire. Actuellement, la Chine entame déjà son ère post-pandémie, essentiellement sur le plan de la relance économique. Alors que dans d’autres pays, notamment à Madagascar, tout le monde focalise ses efforts pour lutter contre le virus, découvert en décembre 2019 à Wuhan, capitale de la province chinoise du Hubei, où les premiers cas de contamination au coronavirus ont été détectés. La Chine, elle, s’est déjà lancée sur la reprise de son économie. Autant dire que l’expérience de l’Empire du milieu intéresse la diplomatie étrangère, notamment malgache. En effet, l’ambassadeur malgache a abordé les grandes lignes de la stratégie chinoise de riposte contre la pandémie, a-t-on su. La Chine, qui a déjà développé son propre vaccin, exporte déjà des doses issues du laboratoire Sinopharm dans différents pays africains comme le Sénégal, la Sierra Leone, le Maroc ou les Seychelles. A Madagascar, le gouvernement, qui vient d’officialiser la semaine dernière l’inscription à l’initiative Covax, et a annoncé le choix entre deux vaccins, sans pour autant dévoiler le nom du laboratoire. Mais il serait possible que nous soyons dans une perspective de coopération sanitaire avec Pékin, qui a su démontrer, une fois de plus, aux yeux du monde entier son savoir-faire et son efficacité, en matière de lutte contre la pandémie.

Rija R.

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Enseignement privé : Des acteurs pour la reprise du 19 avril prochain

Les écoles privées prévoient de reprendre leurs activités lundi prochain.

La reprise des activités pédagogiques dans les écoles privées prévue pour le 19 avril prochain n’enchante pas certains parents d’élèves et est bien vue pour d’autres. « Cette décision est irrationnelle vu le contexte actuel. Nous ne sommes pas sans savoir la hausse galopante du nombre de contaminations actuellement. Le système de santé est débordé et ils veulent déjà que nos enfants sortent de chez nous pour aller à l’école alors que le respect des gestes barrières n’est pas garanti du tout », déplore Noro, mère de famille du quartier d’Ankadifotsy. Face à la situation actuelle, la reprise des activités pédagogiques dans les écoles privées ne serait toutefois pas sans risque. Risque qui devrait toutefois être mesuré, évité et anticipé par les responsables auprès des écoles privées selon certains parents qui adhèrent à l’idée de reprise des activités. La décision de reprise des activités pédagogiques dans les écoles privées serait ainsi conditionnée par le respect strict des mesures sanitaires de lutte contre la Covid-19. Comme la situation de la Covid-19 semble en avoir pour longtemps dans la Grande Île, la phrase : « on devrait apprendre à vivre avec ce virus » serait-elle mise en application par les écoles privées ?

José Belalahy

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Concert : Mista et Bôska chanteront en ligne

La prestation de Mista et Bôska, un duo de rap tananarivien, se tiendra en ligne le 24 avril à partir de 20 heures. Décidément, les deux lascars ne comptent pas se laisser faire par cette pandémie. De plus, ils ont osé sortir un album, un risque, en 2020 intitulé « Kômando ». Bon gré mal gré, la promotion continue donc. Le duo se distingue par une musique incisive, avec une lecture sociale sans complexe. Comme dans « Kokorakaka », il dézingue les quadras et plus, qui s’entichent encore de filles de joie ou de jeunettes intéressées et qui oublient leurs obligations envers leur famille. Depuis toujours, Mista et Bôska ont prôné un rap au ras du sol. Le duo s’est révélé dans un réalisme, où pour le rendre plus accrocheur, il le mélange avec l’humour. De toute évidence, la musique urbaine, comprenant le rap et le rock, reste la plus active sur les réseaux sociaux en ces temps difficiles.

Maminirina Rado

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Football- Pro League : Un week-end explosif sur tous les stades

On verra des Fosa affamés pour ce dimanche au stade Alexandre Rabemananjara

Le week-end s’annonce très prometteur pour Orange Pro League qui, une fois n’est pas coutume, occupe tous les stades aux quatre coins de l’île, faisant ainsi fi des barrières sanitaires érigées sur nos routes nationales.

Ainsi, on aura droit à de somptueuses batailles comme ce Fosa-Elgeco Plus à Mahajanga. Deux clubs nettement en retard et qui s’exposent à un retour de Tia Kitra qui reste  intraitable dans son antre à Barikadimy où il reçoit, ce dimanche, le Five FC.

On citera aussi ce duel attendu entre JET Kintana et le COSFA de Berajo à Vontovorona. Il y aura également ce match à ne pas perdre de la CNaPS Sport Disciples FC face à l’Ajesaia. Ce dernier est déjà qualifié pour le play off mais cela ne signifie pas qu’il va lâcher prise. Une chose est certaine, ce sera un coup à jouer pour la CSDFC de Rija Rasoanaivo et sa bande car ils savent qu’un match nul suffirait pour se mettre à l’abri d’une combine de dernière minute entre Zanakala et le 3FB.

Bref, il y aura de l’orage dans l’air et c’est un tout peu dommage que le public ne puisse pas y assister.

En attendant, voici le calendrier de ce week-end d’exception.

Samedi 17 avril

Stadium Elgeco Plus

14h30 : CS Disciples FC contre Ajesaia

Stade Ampasambazaha

14h30 : Zanakala contre 3FB Toliara

Dimanche 18 avril

Stade Rabemananjara

14h30 : Fosa Juniors contre Elgeco Plus

Complexe CNaPS Vontovorona

14h30 : COSFA contre JET Kintana

Stadium Barikadimy

14h30 : Tia Kitra contre Five FC

Stade Ampasambazaha

14h30 ; FCA Ilakaka contre AS Adema.

Clément RABARY

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Dispositif de médiation numérique : Mise en réseau des patrimoines iconographiques de l’Océan Indien

L’Iconoi.app permet de coopérer pour certifier des patrimoines en commun de l’Indianocéanie.

Après deux années dédiées au chantier de numérisation et de description des images, l’heure est désormais à la valorisation des images partagées par le biais d’outils numériques.

« Regarder le monde, c’est toucher à sa diversité ». C’est sans aucun doute ce que montre l’Iconoi.app, le nouveau dispositif de médiation numérique. Mus par l’objectif commun de collecter, numériser, décrire les fonds et les collections de leurs pays. Un dispositif inédit de médiation numérique proposée et développée par l’agence réunionnaise Domoon, l’Iconoi.app, est une application mobile embarquée, intuitive, immersive et ludique. Elle permet à quiconque disposant d’un appareil mobile de découvrir une sélection de 340 images historiques référencées issues des sept pays et territoires partenaires du projet, à savoir le Mozambique, les Comores, les Seychelles, Madagascar, Maurice, Mayotte et La Réunion.

Conçu dans le cadre de la mise en réseau des patrimoines iconographiques de l’Océan Indien, ce projet porté par l’Iconothèque historique de l’Océan Indien, soutenu par la Commission de l’Océan Indien, cofinancé par l’Union européenne et par l’Etat français, vise à partager sur une plate-forme commune des images de partenaires du sud-ouest de l’Océan Indien.

La mise en réseau des patrimoines iconographiques de l’Océan Indien donne à voir la mémoire iconographique de l’Océan Indien. A la croisée des routes des peuples, dessins, aquarelles, estampes, peintures, photographies et cartes mettent en scène le kaléidoscope de l’humanité et de ses cultures. Légitimes gardiennes d’un patrimoine de plusieurs dizaines de milliers d’images, les institutions patrimoniales partenaires construisent ensemble un partenariat durable donnant à l’Océan Indien toute sa part dans le mouvement mondial d’enrichissement de la connaissance.

Une fois que l’on s’est localisé, il nous offre la possibilité de « découvrir » des images d’un pays au choix ou de parcourir en mode aléatoire les images contenues dans l’application. Le mode « jouer » invite à explorer minutieusement les images de manière à retrouver un extrait parmi une sélection de documents proposés. Le mode « scanner » fait la part belle à la réalité agrémentée. Collaborer pour témoigner des patrimoines partagés de l’Indianocéanie. Cet outil gratuit est accessible en français, anglais et portugais depuis les stores du monde entier par téléchargement.

Recueillis par Zo Toniaina

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Union Africaine de Judo : Siteny reçoit le soutien de tous bords

Siteny Randrianasoloniaiko entouré des autres présidents de fédération de l’Afrique Australe.

A un mois de l’élection au sein de l’Union Africaine de Judo (UAJ) prévue le 18 mai au Maroc, la campagne électorale et les tractations vont bon train pour le candidat, Siteny Randrianasoloniaiko. Il sillonne le continent, du Nord au Sud, d’Est en Ouest, sans oublier l’Afrique Centrale. Les membres du comité directeur sont déjà constitués et l’équipe est très hétérogène représentant les différentes zones et groupes de langues du continent. Après le Sénégal, l’Egypte, la République du Congo ont aussi officialisé leur soutien au candidat Siteny Randrianasoloniaiko. Une réunion consultative s’est tenue les 9 et 10 avril à Dakar menée par Siteny Randrianasoloniaiko et son équipe dans le cadre de la présentation de leur programme de développement du judo en Afrique. Initialement prévue pour les pays de l’Afrique de l’Ouest, la réunion a vu la participation des pays du Maghreb, d’Afrique centrale et Australe. En tout, 26 pays ont répondu présent à la réunion. Avant cela, Siteny a déjà rencontré les présidents de fédération de judo des pays de l’Afrique orientale à Nairobi les 27 et 28 mars derniers. Le plan stratégique de développement quadriennal 2021-2024 a été mis en place au cours de ces différentes réunions en concertation avec les fédérations nationales, ce pour lancer le judo africain sur les rails du développement.

T.H

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Remblaiement de terrain : Début de la saison 2021 ce jour

Une solution numérique, dans l’ère de la digitalisation. C’est dans cette optique que le MATP (Ministère de l’Aménagement du territoire et  des Travaux Publics) met à disposition en ligne, la procédure d’autorisation de remblai, sur le site web de l’OATF (Observatoire de l’Aménagement du Territoire et du Foncier). Selon une présentation faite hier, l’objectif est de faciliter le traitement des dossiers. D’après les explications, l’OATF est une entité chargée de produire et de capitaliser les informations, les connaissances, les analyses et réflexions sur l’aménagement du territoire, l’urbanisme et le foncier à Madagascar, ainsi qu’un outil de promotion de bonne gouvernance. Son objectif consiste à assurer la qualité des services publics et à moderniser l’action publique dans un esprit de transparence et d’efficacité, tout en améliorant les relations entre l’administration et ses administrés.

Début de saison. Pour la zone Grand Tanà qui comprend 43 Communes, le transport de terre pour le remblaiement est autorisé, uniquement entre le 15 avril et le 1er décembre, selon l’Autorité pour la protection contre les inondations de la plaine d’Antananarivo (APIPA). A compter de ce jour, les propriétaires ayant déjà un permis de remblai réglementaire délivré par la Commune, mais qui n’ont pas encore achevé leurs travaux doivent renouveler leur autorisation de transport de terre, auprès de l’APIPA, d’après les responsables auprès de cet organisme. « Par contre, toute nouvelle demande d’autorisation de remblai doit suivre la procédure obligatoire. Il faut une demande précisant le nom du propriétaire, le nom de la propriété et le numéro du titre, la localisation du terrain ainsi que sa destination sont adressées au maire de la commune concernée, avec un certificat d’immatriculation juridique, un plan officiel avec coordonnées Laborde, une prescription d’urbanisme et alignement, un plan d’assainissement, et un plan de repérage. Ensuite, la commission technique de remblai présidée par le MATP examine la demande. Le propriétaire qui obtient un avis favorable de la Commission doit payer une redevance sur remblai à l’APIPA avant délivrance du permis par la Commune, qui prélève également un droit de voirie. Une autorisation de transport de terre pendant la période autorisée ci-dessus est délivrée par l’APIPA au titulaire de permis de remblai », ont-ils indiqué. A noter que le remblaiement sans autorisation est sanctionné d’une amende à laquelle s’ajoute l’obligation de remise à l’état initial du terrain.

 Antsa R. 

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RN7 : Un mort et six blessés graves dans un accident de taxi-brousse

C’est aux alentours de 16 heures qu’un terrible accident a eu lieu sur la RN7, PK 610+500 au lieu dit Ilempo dans la commune rurale d’Ankily, district d’Ihosy. Une femme de 38 ans est décédée et six autres passagers ont été légèrement blessées. Arrivés sur place, les gendarmes sont intervenus et ont procédé à la constatation des faits. Les blessés ont, quant à eux, été transportés à l’hôpital le plus proche des lieux de l’accident. Les premiers éléments de l’enquête indiquent que l’accident a été provoqué par une défaillance mécanique. Cependant, on ne sait pas encore si la défaillance technique était accidentelle ou a été provoquée, ainsi des analyses ont été effectuées. Le véhicule aurait fait une sortie de route et a fini par se renverser sur le flanc droit. Les gendarmes ont ouvert une enquête et arrêté le conducteur de l’automobile. D’après un responsable auprès de la gendarmerie, «  chaque voiture devrait passer un contrôle technique pour éviter les accidents de ce genre, c’est même fondamental pour la sécurité des passagers et des autres usagers de la route » et d’ajouter que «  le contrôle technique peut réduire le nombre de décès sur les routes ».

Yv Sam

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RN5 : Tapaka noho ny fihotsahan’ny lalana mihazo an’i Soanierana Ivongo

Miteraka olana ho an’ireo mpandeha mihazo iny tanànan’i Soanierana Ivongo iny, satria tapaka ny lalana nanomboka ny omaly alarobia, eo amin’ny tanàna antsoina hoe Menatany amin’iny lalam-pirenena faha-05 miditra ny Soanierana Ivongo. Nihotsaka tanteraka ny lalana amin’izao vokatry ny orana mikija tato ho ato, nefa dia 03Km sy 400m tsy hidirana ny kaominin’i Soanierana Ivongo ity lalana nihotsaka ka tapaka ity.

Vao tapaka anefa ny lalana ny alarobia teo, efa nisy ihany ny fahasimbana tao ho ao izay vokatry ny rivodoza sy ny orana, dia niakatra ho 6.500 ariary ny saran-dalana raha tsy nisy afa-tsy 5.000 ariary izany vao haingana teo, tonga hatreo amin’ity lalan-tapaka ity miainga ao Fenerivo atsinanana. Efa misy fiara miandry kosa ireo tavela tany Soanierana Ivongo mitondra hatreny an-tampon-tanàna ka 1.500 ariary ny sarany ao anatin’ny 03Km sy 400m monja.

Tsy maintsy hamboarina haingana ny fahasimbana araka ny nambaran’ny governoran’ny faritra Analanjirofo hialana amin’izao fahasahiranan’ny olona amin’ny fitaterana izao. Nidina ifotony nijery ny fahasimbana mihitsy ny governora ny faritra Analanjirofo ,ny  Dr Randriamanantena Marcellin, ny alarobia misandratra andro teo.

Malala Didier

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La nécessité d’une réaction vigoureuse du pouvoir

Le pic de la deuxième vague de l’épidémie est loin d’être atteint. Nous allons donc encore voir la progression des contaminations. C’est ce qui fait dire à nos épidémiologistes que nous sommes en train de manger notre pain noir. Les personnes se faisant soigner actuellement n’appartiennent pas toutes à la catégorie des inconscients, mais une partie d’entre elles, pourtant respectueuses des règles à suivre, se retrouvent porteuses d’un virus contracté auprès de cas contact. La virulence du nouveau variant fait le reste et envoie ces centaines de malheureux dans les centres de santé et dans les hôpitaux. Aujourd’hui, la panique a gagné toutes les familles qui essaient, tant bien que mal, de se protéger. Ne peut être pris en charge efficacement qui veut car les traitements sont coûteux et nécessitent d’avoir des moyens financiers suffisants.

La nécessité d’une réaction vigoureuse du pouvoir

Cette épidémie ne laissera indemne que très peu de monde si la progression de la contamination se poursuit à ce rythme. Les précautions à prendre doivent être encore plus importantes car la force du variant est décuplée et il arrive à toucher tous ceux qui baissent leur garde. Les symptômes sont plus graves que ceux du virus originel. Le protocole sanitaire appliqué est plus rigoureux, le traitement faisant appel à de nouveaux médicaments. La litanie des décès s’égrène tous les jours au grand désarroi du public. On ne peut pas parler de fatalité car on sait qu’une grande part de responsabilité incombe à certains inconscients. Ceux qui ont été guéris sont les premiers à réclamer un durcissement des mesures à appliquer. Les témoignages de certains d’entre eux sur les réseaux sociaux sont éloquents à plus d’un titre. Un collègue ne mâche pas ses mots et veut que les contrevenants, notamment ceux se promenant sans masque, soient punis avec une extrême sévérité. La balle est maintenant dans le camp du pouvoir. Ce dernier ne doit pas laisser les choses en l’état.

Patrice RABE

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Filière bovine : Un nouveau système d’identification et de traçabilité du bétail sur les rails

La traçabilité du cheptel bovin devient une affaire d’Etat

En guerre. L’Etat malgache confirme sa volonté de lutter efficacement contre ce fléau socio-économique qu`est le vol de bovidés. Une ordonnance prise, lors du Conseil des ministres du 31 mars dernier, annonce un plan de surveillance de 100.000 bovidés dans les régions : Anosy, Androy, Atsimo-Andrefana et Ihorombe.

Un combat d’un autre genre puisqu’il s’agit cette fois-ci d’appliquer les nouvelles technologies pour remplacer les traditionnels livres de bétail. Une opération d’une importance particulière.

Importance particulière. Il s’agit plus précisément du projet pilote dénommé Livestock Identification and Trace-back System (LITS) destiné, comme son nom l’indique, à mettre en place un système d’identification et de traçabilité du bétail, plus précisément du cheptel bovin à Madagascar. Une opération d’une importance particulière quand on sait qu’elle bénéficie du soutien du projet « Madagascar agribusiness » de la Société financière internationale (SFI) du Groupe de la Banque mondiale. Un projet qui touche la filière bovine de haut en bas et qui fournira notamment un conseil juridique et un programme de renforcement de capacités, en vue d’améliorer la réglementation et la coordination générale de la filière bovine. Il comprend deux composantes. Il s’agit, en premier lieu, de l’amélioration du cadre réglementaire et de traçabilité du secteur de l’élevage, dont l’objectif principal est de réformer le système d’identification et de traçabilité du bétail pour le rendre plus transparent, plus prévisible et plus efficace. La deuxième composante de ce projet concerne le renforcement de la participation du secteur privé dans le secteur de l’élevage formel.

Interdépartementale. Ce nouveau système d’identification et de traçabilité infalsifiable a, par ailleurs, le mérite d’intégrer toutes entités publiques et privées concernées. Pour ne citer, entre autres, que le ministère de l’Agriculture et de l’Elevage, à travers la Direction générale de l’Elevage, du ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation, de la Direction générale de l’Aménagement du Territoire et du secteur des télécommunications. Il s’agit, en somme, d’une mission interdépartementale pour réaliser d’une manière efficace ce nouveau système d’identification et de traçabilité du bétail. Le projet comporte également un suivi sanitaire. Une révolution en somme car jusqu’ici le système d’identification et de traçabilité du bétail repose encore sur le papier. Un système traditionnel qui, en plus d’être obsolète, n’est pas accessible aux niveaux décentralisés et est facile à falsifier. Ce qui le rend inefficace pour suivre et contrôler les mouvements du bétail. Ces faiblesses permettent, par ailleurs, un marché désorganisé avec des contrôles et une surveillance inefficaces, un manque de transparence, l’insécurité et la recherche de rente. A noter que le ministère de l’Agriculture et de l’Elevage a entamé le 13 avril dernier les ateliers de travEil avec les acteurs publics pour la réalisation prochaine de ce nouveau système avec lequel l’Exécutif entend prendre le taureau par les cornes.

R.Edmond.

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Maevatanàna : Rongony telo gony avy aty an-drenivohitra saron’ny fokonolona

Tokony ho tamin’ny 11 ora alina tany ho any, ny sabotsy lasa teo no tonga ireto entana ireto, teo Ambodivona, Maevatanàna ary nisy nitatitra soa aman-tsara toy ireny entana tonga avy aty an-drenivohitra rehetra ireny. Nampiahiahy ireo andrimasom-pokonolona anefa ireo mpitatitra izany ary nanatonana avy hatrany. Vao nahita ireto farany iretsy mpitatitra anefa, avy hatrany dia nitsoaka toy ny tsy teo. Nojerena avy hatrany ireto « entana », ary hita fa rongony marobe nafatratra tao anaty anaty gony.

Ny valanaretina manao ny ataony etsy andaniny, ireo mpibizina rongony manao izay danin’ny kibony etsy ankilany. Tsy misy tahotra sy henatra intsony mantsy fa nampidinina toy ireny entana vao tonga ireny avy aty an-drenivohitra ireny ireto zava-mahadomelina mahery vaika, nafatratra tao anaty gony telo. Tamin’io fotoana io, araka ny fampitam-baovao avy amin’ny polisim-pirenena dia nisy fiara nijanona teo amin’io toerana voalaza etsy ambony io, izay akaikin’ny toby fivarotan-tsolika iray, alohan’ny hiditra ny tanan’i Maevatanàna, manamorona iny lalam-pirenena fahefatra iny. Satria efa andro alina, ary tao anatin’ny « couvre feu » dia hitan’ireo andrimasom-pokonolona tsara izany. Ho an’ireo mponina dia efa tsy mahataitra intsony ny fampidinana ireo entana tonga, satria efa ireo sisa no hany afaka mifamezivezy taorian’ny nanidina ireo faritra maromaro teto amintsika. Na izany na tsy izany aza, dia nampiahiahy ihany na ny fihetsik’ilay fiara na ilay entana natoby fotsiny teo amoron-dàlana. Fotoana fohy taorian’io no nisy nibata ireto gony vitsivitsy. Nanatona avy hatrany ireo andrimasom-pokonolona ka nanao tari-dositra ireo mpibata entana. Hita teo fa zavatra tsy mazava izany ka niantso polisy ireto farany. Tamin’io no fantatra fa rongony, milanja eo amin’ny 70 kilao, saika haparitaka tany amin’iny faritra iny izy ireto, ary niainga avy aty an-drenivohitra. Nogiazana avy hatrany moa ireto « entana » ireto. Efa mandeha kosa fikarohana izay mety ho tompony sy ireo olona nitsoaka, araka ny vaovao azo.

m.L

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Mode : Pok pok lorgne sur l’international

Pok Pok, une marque authentique de sacs en matières végétales made in Madagascar.

Le Made in Madagascar est une signature encore discrète sur la scène internationale de la mode.

Pour Pok Pok, cette année 2021 est celle de l’élargissement des horizons. Concrètement, la marque vient de lancer son e-shop à l’international. La signature d’une nouvelle page de son histoire à l’âme voyageuse. Aujourd’hui, sa nouvelle collection met davantage la Femme en lumière. L’idée est de la faire briller par sa dignité, sa résilience, et rendre hommage aux Reines qui ont façonné la Grande Île.

Essentiel. Les créations de Pok Pok ramènent à l’essentiel, les détails sont aussi précis que précieux. Chaque création est pensée pour que le design allie tradition et modernité avec un soin particulier aux détails. Des froufrous pour le mouvement, des poches en cuir, des doublures amovibles. Des formats adaptés à toutes les vies et les envies, des pièces qui savent se rendre indispensables. Chaque pièce naît d’une synergie minutieuse entre artisans, teinturiers, et s’insèrent dans une démarche honnête et responsable. D’après Andrianina Randriamifidimanana, co-fondatrice de Pok Pok, « c’est un travail qui a nécessité un an et demi de préparation, et je tiens à souligner fièrement que nous nous sommes entourées entièrement de Malgaches pour construire ce projet. Nous croyons que Pok Pok est l’expression singulière de notre éblouissante culture qui prend vie et sens lorsqu’elle est partagée au monde. Que chaque personne est unique et mérite d’être considérée à sa juste valeur. Que de la simplicité naît l’authenticité. Que magnifier l’héritage est la plus belle façon de bâtir l’avenir. »

Genèse. Pour l’histoire, Pok Pok trouve sa genèse en 2012. Sous l’impulsion de Andrianina et Fitia Randriamifidimanana, avec l’ambition de faire rayonner ce précieux héritage ancestral du savoir-faire artisanal de Madagascar et aussi l’envie d’écrire une histoire, libre et moderne. Portée par un désir poignant d’aventures singulières et de poésie, naît alors cette marque authentique de sacs en matières végétales. Pok Pok fait partie de cette nouvelle génération de créateurs, ambassadeurs du pays en proposant des pièces entièrement fait-main alliant techniques traditionnelles et créations contemporaines. Un travail qui vient porter la marque dans l’air du temps tout en respectant ses racines.

 Zo Toniaina

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Brieville : Enlèvement de la femme d’un opérateur économique

Après l’arrestation de cinq hommes auteurs de kidnapping dans le district de Tsaratanana le mois de mars dernier, un nouveau cas d’enlèvement est survenu hier à  Ambohimandroso, fokontany d’Amparihimbavy, commune rurale de Manakana vers 6 heures du matin. Les ravisseurs ont enlevé l’épouse d’un opérateur économique domicilié à Brieville, et l’homme qui l’accompagnait durant son voyage. Les circonstances de l`enlèvement restent encore floues, mais selon l’époux de la victime, cela s’est déroulé alors que sa femme et l’homme qui l’accompagnait se trouvaient dans les lieux précités. Six hommes armés ont pris de force ces deux personnes. Sans défense et sous la menace des armes, les victimes ont été contraintes de suivre les malfaiteurs. D’après les informations, les malfaiteurs se seraient dirigés vers le Sud dans la commune rurale de Marotsipoy, district d’Anjozorobe, région Analamanga. Des éléments mixtes des forces de l’ordre formés par la brigade de Brieville, de la compagnie Ambatondrazaka en renfort à Brieville, du Centre Spéciaux Aguerrissement Opérationnelle  d’Andriamena et des militaires de la 322e compagnies d’Ambakireny se sont déployés pour renforcer le poste avancé de Manakana, unité saisie pour cette affaire. La recherche des renseignements continue. Les opérateurs économiques sont les plus visés par le kidnapping dans le District de Tsaratanana. En dépit de l’opération initiée par les forces de l’ordre dans le district en vue de lutter contre ce phénomène cette année, ce nouveau cas effraie les habitants des lieux. Cela est devenu une vraie source de revenus pour les malfaiteurs d’enlever les proches des opérateurs économiques car ils leur soutirent des sommes conséquentes. L’insécurité ne cesse de croître et la population demande plus de mesures efficaces de la part de l’État.

Yv Sam