Les actualités Malgaches du Vendredi 15 Mars 2019

Modifier la date
Midi Madagasikara45 partages

Poésie : « La beauté s’ invite au 16e Printemps des Poètes des Afriques »

Hanitr’Ony et Thierry Sinda

« Les bourgeons claquent, claquent, claquent violemment puis éclatent flamboyeusement pour annoncer avec balafons, sifflets, tam-tams et valiha le Retour du Printemps des Poètes des Afriques et d’Ailleurs, 16e du nom ! » écrit Thierry Sinda dans la ligne éditoriale du Printemps des Poètes des Afriques et d’Ailleurs 2019 dont il est l’artisan avec le soutien artistique du metteur en scène algérien Moa Abaïd. Placé sous le parrainage de Martial Sinda, son père, premier poète de l’Afrique Equatoriale française, et compagnon de lutte de Jacques Rabemananjara et de Flavien Ranaivo à l’époque coloniale. L’événement se tiendra du 16 au 24 mars à Paris. Le thème est « Beauté des Afriques et d’Ailleurs ». Thierry Sinda en s’appuyant sur son ouvrage Anthologie des poèmes d’amour des Afriques et d’Ailleurs fera le samedi 16 mars une conférence sur « la beauté de la femme noire depuis la Bible à la Néo-Négritude ». C’est un thème sensible qui touche aux canons culturels de la beauté. Dans le poème Lamba nous rappelle Thierry Sinda, Jacques Rabemananjara fait un hymne à la femme malgache qui possède ses propres canons de beauté : « Mais ta beauté / n’est pas celle de la femme où l’entendent exégètes et cymbaliers [Blancs] /ni la complexité de la perle et du bijou ».Le festival est dédié au poète, économiste et Académicien guyanais Raoul-Philippe Danaho, âgé de 93 ans. Il fut en poste à Madagascar en qualité administrateur civil pendant quatre ans, et garde un très bon souvenir de Madagascar qui lui rappelle son île natale. La journée du 21 mars donnera carte blanche à Hanitr’Ony, petite-fille de Dox, auteur de Deux fois une et Présidente d’HAVASTA-UPEM-section France.Les autres poètes malgaches présents : Fredy Jaofera (le petit-fils de Fredy Rajaofera), Francine Ranaivo (la nièce de Flavien Ranaivo), Antsiva, et la princesse Houria Volamamy de Maromandia.

Patrice RABE

Midi Madagasikara9 partages

Ces Malgaches dont les Malgaches sont si fiers !

Il n’y a pas la moindre doute, l’arrivée des bi-nationaux a boosté les performances des Barea aujourd’hui qualifiés à la Coupe d’Afrique des Nations, n’en déplaise à Paul Pogba qui ironisait l’autre jour sur cette présence malgache en Egypte.

Le joueur de Manchester United semble oublier que dans ses jours fastes, l’équipe nationale malgache a pu tenir tête aux Lions de la Téranga pourtant auréolés de stars dont Sadio Mané mais aussi  Ismalia Sarr et autre Kalidou Koulibaly. Le coach sénégalais Aliou Cissé sait très certainement quelque chose de quoi sont capables les Barea version 2018-2019.

Une très grosse performance qui, ne nous voilons pas la face, est en partie dû à la présence de ces Vazaha qui ont réussi à s’intégrer dans le moule d’un groupe aujourd’hui assez solide, à l’exception sans doute de cette défaite à domicile devant le Soudan. Mais c’était au lendemain de la qualification où les Barea étaient plutôt enclins à fêter l’événement que de se faire de nouveau plaisir devant le public de Vontovorona.

Aujourd’hui, tous les férus du football en particulier et tous les Malgaches en général sont fiers des Barea. Certains ne jurent plus que par le talent de certains joueurs notamment Jerôme Mombris, Romain Métanire, Thomas Fontaine, et tout récemment Jeremy Morel, l’un des cadres de l’Olympique lyonnais qui a réussi à faire douter le Barça.

Jerôme Mombris et son calme olympienJerôme Mombris : Un authentique cadre de Grenoble Foot 38

L’indispensable défenseur latéral gauche de Grenoble Foot 38 et des Barea a réussi à forger ces derniers temps, une solide réputation liée sans doute à son calme presque olympien avec lequel il joue. Un jeu tout en finesse où il donne l’impression de ne pas faire d’effort, mais il arrive toujours à subtiliser le ballon à ses adversaires.

Il ne s’emballe jamais et ses relances sont d’une précision d’un orfèvre. Et on se réjouit qu’il est Malgache de par son grand-père car c’est un cadre authentique tant pour le Grenoble Foot 38 que pour les Barea. Né le 27 novembre 1987 à Saint-Pierre d’un père originaire de la Réunion qui est parti s’installer en Bretagne à Saint Brieuc où, le jeune garçon a fait ses débuts pour enfin devenir professionnel même sur le retard, à 25 ans avec Grenoble Foot 38.

Il a franchi un palier sous la direction d’Erick Mombaerts avec la réserve du Havre AC avant d’intégrer l’équipe première où il n’a pas choisi la facilité en étant la doublure de Benjamin Mendy.

Il est ensuite parti depuis 2016 au GFC Ajaccio avant de revenir au Grenoble Foot 38 en 2018.

Romain Métanire : Le premier Malgache en MLS

Romain Métanire vient de faire parler de lui en allant signer au Minnesota United. Il est donc le premier Malgache à évoluer dans le championnat nord-américain du Major League Soccer.

Un nouveau contrat qui n’est pas le fruit du hasard tant il a montré des qualités dans le flanc droit de la défense du Stade de Reims, Ligue 1 française,  où il est arrivé en 2017 après un essai infructueux dans le championnat belge avec le KV Courtrai, pour tenter de mettre un terme à la monotonie de sa carrière au FC Metz, le club de sa ville natale où il a vu le jour le 28 mars 1990.

Ceux qui suivent sa carrière ont vécu en direct la manière dont il a muselé Cavani quand le Stade de Reims recevait le PSG. Mais il a fini par convaincre tout le monde à Mahamasina quand il mettait sous l’éteignoir un certain Sadio Mané.

Rugueux sur ses charges mais également doté d’une vitesse hors du commun, Romain Métanire est une vraie force de la nature. Un physique qu’il a peut-être hérité de ses origines bien malgaches de par sa mère.

Thomas Fontaine constitue le tour défensif de MadagascarThomas Fontaine: Un défenseur qui ne lâche rien

Thomas Fontaine est sans doute le plus capé des Barea lorsqu’il termina à la 4ème place du Mondial des moins de 20 ans en 2011 mais sous les couleurs de l’équipe de France et à côté d’un autre Sénégalais célèbre qui n’est autre que le Napolitain Kalidou Koulibaly.

Ce natif de Saint Pierre, à La Réunion, est presque inconnu des clubs de l’élite car après un début dans la réserve lyonnaise en 2008, il passa en Ligue 2 avec Tours FC, puis Auxerre de 2014 en 2015 avant d’atterrir à Clermont Foot 63 puis depuis 2018 en Ligue 1 avec le Stade de Reims.

Thomas Fontaine constitue un véritable tour de la défense qui ne lâche rien. L’arrivée de Jeremy Morel dans l’axe ne lui fait pas peur car les deux hommes peuvent être complémentaires même si Bapasy Pascal Razanantenaina qui vient de marquer dimanche dernier avec la Saint Pierroise, sera assez difficile à déloger.

Zotsara a réellement franchi un palier avec les BareaZotsara Randriambololona : Il vient d’apprendre l’hymne national

Zotsara Randriambololona est né le 22 avril 1994 à Nice. Français de naissance mais malgache d’origine comme l’atteste son nom, ce jeune homme à l’immense talent aime bien Madagascar au point de passer une grosse partie de la nuit à apprendre à chanter le « Tanindrazanay Malala ».

C’est dire qu’il n’a réellement commencé à apprendre le malgache que lorsqu’il a intégré les Barea.

Mais avec le temps, il s’est pris d’amour pour ce pays qu’il commençait à découvrir.

Il évolue aujourd’hui au FC Fleury, une équipe de la Nationale 2, au poste de relayeur et ce, après avoir passé plusieurs saisons dans le championnat belge d’abord au Virton de 2014 en 2017, il effectue deux ans au Royal Antwerp, puis une autre année au KSV Roulers avant de revenir en France.

En l’absence de Dax, Zotsara est le mieux placé pour tenir le rôle de numéro 10 au sein des Barea. Mais tout dépend du dispositif que va prendre l’entraîneur Nicolas Dupuis.

Jeremy Morel apportera toute son expérience aux BareaJeremy Morel : Le plus capé du lot !

L’arrivée de Jeremy Morel est perçue comme un bol d’air frais pour les Barea qui vont pouvoir rajouter un tour de clé supplémentaire dans une défense déjà solide.

Celui a débuté attaquant au FC Lorient depuis qu’il était chez les benjamins a finalement trouvé sa voie en défense. D’abord latéral gauche avec le FC Lorient, il est remis dans l’axe par Marcelo Bielsa lors de son arrivée à l’Olympique de Marseille où il passait trois années de pur bonheur avant d’aller à l’Olympique Lyonnais où il est devenu une pièce maîtresse de l’équipe.

L’homme le plus capé des Barea a toutefois connu une fin de saison 2018-2019 à l’OL car pour des raisons obscures, on lui a remplacé par Fernando Marçal alors que son talent est resté intact.

Mais il est plutôt habitué à avoir de la concurrence comme c’était le cas à Marseille où il avait sur le côté gauche un certain Benjamin Mendy.

Même aux Barea, Jeremy Morel aura encore fort à faire pour espérer prendre une place car sur la gauche, il y a Jerôme Mombris et dans l’axe Thomas Fontaine. En clair et comme il est polyvalent, Nicolas Dupuis peut toujours le mettre à côté d’Ibrahim Amada comme premier rideau.

Dossier réalisé par Clément RABARY

 

Midi Madagasikara8 partages

Musée de la Photographie de Madagascar : Un événement autour des esclaves oubliés de Tromelin

l’île de Tromelin

Lieu de découverte et d’apprentissage de l’histoire de Madagascar, le Musée de la Photographie organise deux fois par mois, un jour de samedi, un Café-histoire. Causerie conviviale et décontractée, cet événement prend la forme d’un exposé, suivi de discussions animées par un intervenant.

Pour une cinquième édition du Café-histoire, l’archéologue Bako Rasoarifetra sera l’invitée du Musée samedi le 16 mars. Elle parlera, à partir de résultats de fouilles archéologiques, du quotidien, des esclaves oubliés de Tromelin.

Les esclaves oubliés de Tromelin. Dans la nuit du 31 juillet 1761, l’Utile échoue sur l’Île de Sable, un petit bout de terre perdu au milieu de l’océan. Ce vaisseau de la Compagnie française des Indes orientales avait quitté Foulpointe, avec une cargaison illicite de 160 esclaves malgaches.

En quelques mois, les rescapés parviennent à construire un navire de secours, à partir des restes de l’épave.  Cependant, seuls les membres de l’équipage de l’Utile pourront s’embarquer dans ce bateau. Ces derniers font la promesse aux esclaves, sans jamais la réaliser, de revenir les chercher.

Ces esclaves trouveront des moyens ingénieux pour survivre sur cette île déserte. Ce n’est qu’en 1776, après quinze ans de calvaire, que les derniers survivants de ce naufrage seront récupérés.

Ce que racontent les objets retrouvés. Cuillères, gamelles, marmites, peignes, ou encore ossements d’oiseaux et carcasses de tortues, découverts grâce à des fouilles archéologiques menées à l’île de Tromelin, redonnent aujourd’hui la parole à ces esclaves malgaches.

Fascinée par la culture matérielle, Bako Rasoarifetra présentera, lors du prochain Café histoire, l’importance, aux yeux de ces rescapés de Tromelin, des objets recueillis et confectionnés. Ils devaient être chargés de symbolique et représenter un lien fort avec le monde des vivants – au-delà des mers, la terre de leurs ancêtres.

Receuilli par Iss Heridiny

La Vérité2 partages

Visite du Président Rajoelina à Toamasina - L’excès de zèle du préfet fait jaser !

L’initiative d’une époque révolue. Tel pourrait – on qualifier le geste du préfet de Toamasina qui vient de publier une note aux allures d’injonction. Très vite, le document a fait le tour de la Grande toile et n’a pas manqué de faire le buzz sur les réseaux sociaux, hier. Ledit document cacheté et signé en bonne et due forme par le secrétaire général de la Préfecture (par délégation du préfet) appelle la population du Grand Port à venir en masse pour accueillir le Président de la République, Andry Rajoelina à l’aéroport d’Ambalamanasy où il est prévu débarquer demain, dimanche. Chaque foyer est également encouragé à hisser le drapeau national. Des actions visant une « mobilisation collective pour honorer le Président de la République », selon toujours le communiqué. Une initiative qui a fait énormément jaser car devrait désormais appartenir à une époque révolue.Il est certain que cet excès de zèle ne plaira nullement pas au Chef de l’Etat. Dès son arrivée au pouvoir, le Président Andry Rajoelina a, en effet, inscrit parmi ses chevaux de bataille la rupture avec les anciennes et mauvaises pratiques du passé. A titre d’exemple, à ses sorties internationales ou ses retours au pays, le Président Andry Rajoelina refuse que les chefs d’institution, ministres ou hauts responsables se déplacent à l’aéroport d’Ivato pour le saluer ou l’accueillir. « Que les responsables se mettent au travail au lieu de perdre leur temps à ces protocoles inutiles », a-t-il lancé en Conseil des ministres. L’initiative du préfet de Toamasina, au lieu d’augmenter la cote du Chef de l’Etat, ne fera que ternir son image.

Rupture avec le passéFaut – il rappeler que dans le passé, les anciens régimes avaient l’habitude d’adopter les mêmes pratiques pour pousser les citoyens à faire allégeance aux dirigeants. Le régime impopulaire du HVM usait et abusait, d’ailleurs, de ce genre de pratique. L’on se souvient qu’à chacun des déplacements de l’ancien Président Hery Rajaonarimampianina, ses lieutenants avaient la très mauvaise habitude de rameuter des présumés partisans contre rémunération pour faire allégeance au numéro un de l’Exécutif à cette époque. Pire, il arrivait même que les chefs fokontany posent des tracts pour inciter les citoyens à venir. Idem pour les élèves des établissements publics qui ont été contraints d’arrêter les cours pour assister à des évènements comme les inaugurations et autres. Si l’on va un peu plus loin dans le passé, le régime socialiste de Didier Ratsiraka avait aussi appliqué les mêmes pratiques. Bref, inciter ou forcer les gens de manière directe ou indirecte est le lot des régimes impopulaires. Perpétuer ce genre de pratique ne fera qu’accélérer le déclin voire la baisse de cote d’un régime. Maintenant que c’est dit, gare aux zélateurs !La Rédaction

Midi Madagasikara2 partages

Conditions carcérales à Madagascar : Une 2018 bien chargée pour le CICR

Les conditions carcérales des détenus Malagasy seraient loin d’être les meilleures au monde.

Le Comité International de la Croix rouge n’a pas chômé durant l’année 2018. Le bilan des activités relatives à la détention à Madagascar de ladite année démontre que le comité en question a mis l’accent sur le respect des droits des personnes détenues. Dans les initiatives d’amélioration des infrastructures et l’hygiène par exemple, le rapport fait savoir que « dix prisons ont été partiellement réhabilités ». Les travaux ont surtout concerné « l’amélioration des cuisines, incluant la réhabilitation et/ou la construction de magasins de stockage alimentaire, des systèmes de distribution d’eau et d’assainissement, ainsi que l’augmentation des surfaces de couchage pour 8 849 détenus« . Toujours dans le même volet, le Comité International de la Croix Rouge de rapporter que « 41 344 articles d’hygiènes ont été distribués à 16 518 détenus de 22 prisons« . Côté accès aux soins de santé, la pharmacie centrale du ministère de la Justice a été approvisionnée en médicament. Une initiative qui a bénéficié à environ 22 000 détenus. Par ailleurs, deux rapports : l’un sur la situation des personnes détenues ayant formé des pouvoirs en cassation et l’autre sur le système d’octroi de la libération conditionnelle ont été remis par le CICR durant l’année 2018. Des documents « compilant huit ans de recherche, d’analyse et de démarches du CICR » font savoir le rapport. Les conditions carcérales sont jugées inhumaines à Madagascar. La surpopulation en constitue une parfaite manifestation. D’un côté, les organismes de lutte pour le respect des droits humains dénoncent  à maintes reprises la question. De l’autre, les initiatives pour changer la donne se font attendre…au détriment des personnes détenues.

José Belalahy

Midi Madagasikara1 partages

Volley-ball – Elections : Les ligues régionales se plaignent

A six jours de la tenue de l’assemblée générale élective de la Fédération malgache de volley-ball, la dernière élection au niveau des ligues régionales s’est déroulée, hier à Mahajanga. Initialement prévue se tenir la semaine dernière, l’élection du nouveau président de la ligue de Boeny a eu lieu finalement, hier, dans les locaux de la direction régionale de la Jeunesse et des Sports à Mangarivotra. Dominique Rakotoarison a été élu nouveau président avec quatre voix contre trois pour son adversaire. Les 15 présidents de ligues votants sont désormais connus et les tractations sont lancées en vue de l’élection du 21 mars.  De leur côté, pour les  présidents de ligue, l’incertitude règne car l’actuelle équipe dirigeante de la FMVB n’a pas encore envoyé  la convocation. « Pour le moment, j’ai peur que la  ligue d’Anosy ne pourra pas participer à l’élection car en voyant l’état des routes, c’est un peu difficile. A six jours de l’élection à Toliara, on ne connait pas encore les informations, on est toujours en attente », a expliqué son président, Falimanantsoa Rasolomanana. Pour l’élection du 21 mars, ils seront deux candidats à en découdre. Il s’agit de Jocelyn Andriamandimbisoa, président sortant et Tahiana Andriamanantena, ancien joueur et dirigeant de l’AS Voara.

T.H

Madaplus.info0 partages

Madagascar : Un candidat aux législatifs retenu à la gendarmerie pour cause de kidnapping, dans le distr...

Le 14 Mars 2019 dernier, un candidat pour les élections législatives 2019 a été soupçonné de commettre des actions de kidnapping à l’encontre d’un autre candidat. Ce candidat a, en effet, disparu vers 20 heures du soir après qu’il ait pu déposer sa candidature aux élections de députés, auprès de l’OVEC.
En rentrant chez lui, sur sa moto, il a été attaqué et séquestré dans un endroit qui reste introuvable jusqu’à ce jour. Rappelons que la demande de rançon pour la libération de cet homme s’élève à 40 millions d’Ariary. Selon une source auprès de la gendarmerie, le soupçonné kidnappeur est membre d’un parti s’opposant au pouvoir.
Madagate0 partages

Nairobi. Le Président Andry Rajoelina dévoile à l’Afrique une partie de l’IEM

VIDÉO ICI

Nairobi, 14 mars 2019. Dans le cadre de la 3è édition de la réunion au sommet à propos de l’Environnement dénommé One Planet Summit et initié par le Président Emmanuel Macron, celui-ci est allé droit au but, en annonçant que la France rallongera de 500 millions d'euros, d'ici à 2022, sa contribution à un programme d'équipement de l'Afrique en panneaux solaires. Énergie solaire ! C’est justement un des chevaux de bataille de l'IEM (Initiative pour l’Émergence de Madagascar) du président malagasy, Andry Rajoelina, qui l’a dévoilé lors de ce Sommet qui a eu lieu dans la Capitale du Kenya.

Voici la transcription de son intervention:

« Madagascar est la plus Grande île de l’océan Indien et du continent africain. Quand vous regardez la carte du monde, c’est la plus grande île. En fait vous n’allez pas rater Madagascar qui se situe au Sud-est de l’Afrique et facilement identifiable, mais souvent ignoré. Et c’est pour cette raison que j’aimerai situer Madagascar. Dans le classement mondiale des pays détenteurs d’une méga-biodiversité, Madagascar est le numéro Un du Top Ten. Nous détenons 85% des espèces endémiques, et 5% de la biodiversité mondiale.

Malheureusement, nous ne sommes pas épargnés du changement climatique, car 45% de diminution de la surface des forêts, ont été spécifiés et notés en 60 ans. 150.000 de déforestation par an. Dès le début de mon mandat, c’est-à-dire il y a un mois et demi de cela, j’ai adopté des mesures fortes pour initier une grande campagne de reboisement nationale. L’objectif est de reboiser une surface de 40 à 80.000 hectares par an, avec un minimum de 40 à 80 millions d’arbres chaque année.

Pour ce faire, nous allons mobiliser tous les citoyens pour mener une action collective de reforestation. Chaque Malagasy devra donc, désormais, planter, au minimum, cinq arbres par an.L’État leur offrira gratuitement ces plants, grâce à des pépinières que nous allons établir dans les 22 régions. Si on appelait Madagascar l’île rouge, désormais elle sera l’île verte grâce à notre plan national de reforestation.

Les Malagasy cuisent également leur repas avec du bois de chauffe ou du charbon de bois depuis plusieurs siècles. C’est pour cette raison que nous allons promouvoir l’utilisation des réchauds à éthanol dans les ménages. Notre objectif c’est de fournir environ 200.000 réchauds chaque année. Si l’on fait le calcul, chaque famille est en train de détruire un hectare de forêt chaque année. Donc, si on arrive à distribuer un million de réchaud pendant ces cinq prochaines années, cela veut dire que nous allons protéger un million d’hectare de forêt chaque année à Madagascar.

Ma présence, ici, marque la volonté de Madagascar à se joindre à la grande famille des Nations Unies mais Madagascar soutient aussi l’appel du Président Kenyatta dans cette initiative pour la reforestation et la préservation des forêts. Nous allons mettre en place un plan d’urgence sociale dans le domaine de la Santé, de la Sécurité et de l’Éducation.

Mais des mesures seront également prises pour l’Environnement car, actuellement, seulement 15% de la population ont accès à l’électricité. Nous allons adopter des solutions pour la vulgarisation des kits solaires car, actuellement, chaque Malagasy dépense, en moyenne, quatre à cinq dollars pour éclairer leur foyer. Mais à travers la vulgarisation des kits solaires, les ménages vont déjà préserver l’environnement et ils ne payeront qu’entre un à deux dollars pendant deux ans, les kits scolaires que l’État va fournir ».

Recueillis par Jeannot Ramambazafy

La Vérité0 partages

Manakara - La réhabilitation du port en suspens

En ruine. Le port de Manakara a cessé d’être fonctionnel depuis plus de 20 ans. Il a pourtant assuré la survie de plusieurs ménages pendant des années, voire le développement de tout le District. Depuis, aucune réhabilitation n’a été entreprise au point que cette infrastructure se trouve actuellement dans un état de délabrement avancé. Depuis, l’économie du District, voire de la région Vatovavy-Fitovinany (V7V), s’est affaiblie tout comme les sources de revenus des centaines de familles. Toutefois, la réhabilitation du port de Manakara fait partie des grands projets de la V7V, inscrits dans un document officiel élaboré en 2017 avec l’appui de la Chine. Les travaux y afférents auraient dû démarrer en 2018-2019 quoi qu’ils restent en suspens jusqu’ici. « Une réunion avec des autorités locales et décideurs s’est tenue en début de ce mois de mars pour relancer ce grand projet. Une occasion de faire appel aux partenaires et bailleurs afin de les convaincre de s’investir dans la réhabilitation du port. Une lueur d’espoir dans la reprise du projet se profile à l’horizon », avance Fridolin Caleb, chef de région par intérim de la V7V.

Environ 496 millions  de dollars  de financement Outre la réhabilitation du port de Manakara, la redynamisation de la ligne ferroviaire Fianarantsoa-Côte Est (FCE) fait partie des grands projets de la V7V. La réalisation de ces derniers requiert pourtant un financement jusqu’à plus de 496 millions de dollars. Les bailleurs ne se sont pas encore manifestés mais l’Etat pourrait s’assurer de leur réalisation, à en croire les suppositions du chef de Région par intérim. La ligne ferroviaire FCE constitue le moyen le plus rapide pour écouler les produits locaux, notamment les bananes et autres fruits, le gingembre ou encore les produits de rente comme le café, le girofle, le poivre et maintenant la vanille. Bref, il s’agit de l’artère de développement pour les Régions de V7V et Haute- Matsiatra, à en croire le chef de Région par intérim. Cette ligne ferroviaire reste encore opérationnelle mais à un axe restreint, d’où la difficulté d’écouler les produits locaux. Patricia Ramavonirina

La Vérité0 partages

Accidents sur la Rocade Tsarasaotra - Deux citoyens montrent l’exemple

Un homme encore dans la force de l’âge fut grièvement blessé à la suite d’un accident aux circonstances floues sur la Rocade de Tsarasaotra, précisément au PK 1+700, hier. A part le fait que la victime soit   touchée sévèrement, car elle  gisait longtemps inerte et tout en sang sur le macadam, personne semblait loin de s’empresser de courir à son chevet. Le motocycliste, puisqu’il s’en est agi, aurait fini par faire une chute en voulant éviter un piéton qui a, pour sa part, coupé la voie de façon imprévue. Des témoins assurent qu’aucun des automobilistes, ayant emprunté la voie rapide dans les deux sens, n’a même pas daigné s’arrêter pour essayer de voir ce qui est arrivé au malheureux. C’était dans ces circonstances que, de retour de Betroka via Ivato, le secrétaire d’Etat à la gendarmerie, le Gal Richard Ravalomanana, a montré l’exemple du comportement de citoyen responsable. Aussitôt, le Seg a fait embarquer la victime, toujours dans le coma dans sa voiture pour la transporter d’urgence au centre de santé de base à Anosivavaka. Après ce premier  acte plein de bienveillance de sa part, le Seg est ensuite retourné sur le lieu de l’accident pour y récupérer la moto de la victime.

La veille, dans la soirée,  un  accident mettant en cause un jeune motard s’est aussi produit sur cette rocade de Tsarasaotra. Victime d’une glissade, le jeune a été mal en point et n’arrivait plus à se lever. Malgré l’heure tardive, vers 20 heures, une personne de bon cœur est venue en aide à la victime lui demandant son identité. Par la suite, afin d’alerter la famille de l’accidenté, elle a partagé la photo de celui-ci sur facebook en n’omettant pas de préciser qu’elle ne quittera pas le lieu tant que les proches de la victime n’arrivent sur le lieu de l’accident.  Les comportements du Général Ravalomanana et de ce facebooker méritent amplement d’être dupliqués par les citoyens malagasy qui, ces derniers temps, semblent avoir perdu le sens de l’entraide. Or, la non- assistance d’une personne en danger est punie par la loi….F.R

La Vérité0 partages

Parc industriel à Moramanga - « Je ne reculerai pas pour l’intérêt de la Nation », dixit Andry Rajo...

Sans détour. Hier, à  l’aéroport international d’Ivato, Andry Nirina  Rajoelina, Président de la République a de nouveau répondu à la polémique naissante suite à son annonce depuis Maurice de l’implantation d’un site industriel à Moramanga, dont  80Ha seraient réservés aux entreprises textiles mauriciennes.  Malgré les critiques, il a affirmé son intention de ne pas reculer et ce pour l’intérêt général. « Je suis étonné d’entendre certaines personnes m’accuser de vendre la terre de nos ancêtres. Il faut clarifier une chose : Madagascar n’est pas à vendre. La terre de nos ancêtres n’est pas à vendre.  Toutefois, je ne resterai pas sans rien faire et regarder uniquement les richesses entre nos mains », a indiqué le Chef de l’Etat, au cours d’un point de presse à sa descente d’avion.  A Maurice, au cours d’une visite d’Etat, et lors de la signature des protocoles d’accords entre Madagascar et Maurice, le numéro Un malgache   avait annoncé qu’un site industriel de 600Ha sera implanté à Moramanga. Depuis Nairobi, où il avait assisté au « One planet summit » et à l’Assemblée générale des Nations Unies sur l’environnement, le Chef de l’Etat avait déjà réagi une première fois, affirmant qu’il était hors de question de vendre nos terres aux étrangers. Cette fois-ci, le Président de la République donne plus de clarifications sur le projet et se défend contre toute accusation de vente de terres des ancêtres.  Le Président Andry Rajoelina de préciser d’emblée que la mise en place de ce parc industriel cadre avec ses engagements de campagne concernant la création d’emplois et l’industrialisation du pays. Le projet vise ainsi à créer des emplois par milliers, à attirer les investisseurs étrangers et locaux.

Le parc industriel, d’une superficie avoisinant les 600 à 800Ha sera dédié aux zones textiles telles que les zones franches.  Le projet de construction d’un barrage hydraulique à Sahofika est en cours, ce qui permettra, à terme, de diminuer de dix centimes de dollars le prix du kilowatt heure à Moramanga et Antananarivo. Le terrain sur lequel va s’implanter le parc industriel appartient à l’Etat. Il ne sera ni vendu, ni donné. Nous regarderons en premier lieu l’intérêt du pays, de la population et des jeunes sans emploi. Les industries, gérées aussi bien par des citoyens malgaches ou des étrangers compétents, seront créés dans ce parc industriel. La Banque africaine de développement apportera sa contribution dans la viabilisation du projet.   « Les mentalités doivent changer. Nous avons encore trop tendance à tirer vers le bas ceux qui avancent. S’il s’agit de l’intérêt du pays, de la population et des jeunes malagasy, rien ne me fera reculer. Je ferai les efforts nécessaires pour que  chaque malagasy ait un emploi », a fait savoir le Chef de l’Etat. Recueillis par  L.A.

La Vérité0 partages

Nécrologie - Manandafy, le bouillant politicien n’est plus

«  Notre père nous a quitté ce matin à 10h15 ». C’est par ce post publié sur les réseaux sociaux par son fils, Mahery Lanto, que les Malagasy ont appris hier la mauvaise nouvelle du décès d’un des rares grands politiciens de Madagascar. Bien qu’affaibli de l’amputation de sa jambe en 2015, Manandafy Rakotonirina possède toujours sa capacité intellectuelle et ne rate jamais l’occasion d’exprimer ses avis critiques tant sur les dirigeants que les opposants malagasy. Né le 30 octobre 1938 à Fandriana, il  a fait ses études primaires à Ambositra et Antsirabe avant de devenir des années plus tard professeur de sociologie, le point de départ de sa longue carrière politique. A la tête du parti MFM, Manandafy Rakotonirina était derrière les mouvements populaires qui ont émaillé l’histoire de la République de Madagascar, en avril 1971 avec le regretté Monja Jaona, en mai 1972 durant la manifestation estudiantine, en 1991 avec Richard Andriamanjato, Zafy Albert et consorts et tout dernièrement en 2002.  « Vaut mieux l’avoir avec soi que contre soi », aimait répéter Didier Ratsiraka en enrôlant Manandafy Rakotonirina en 1977 au sein du Front national pour la défense de la révolution (FNDR) et ce après avoir placé en résidence surveillée ce bouillant politicien pendant des mois. Habitué à ce genre de « sanction politique », Manandafy l’a vécu souvent durant ses quarante-sept ans de carrière politique.

Depuis la 2e jusqu’à la première partie de la 4e République, le président du  MFM faisait toujours partie des membres du sérail du pouvoir en étant Conseiller Supérieur de la Révolution (CSR), co-président du conseil pour le redressement économique avec Richard Andriamanjato sous la transition de Zafy Albert en 1991 et conseiller politique des présidents Marc Ravalomanana et Hery  Rajaonarimampianina. Par trois fois, Manandafy Rakotonirina avait brigué la magistrature suprême et obtenait des scores honorables, 20%  aux présidentielles de 1989, second derrière Ratsiraka Didier et 10,2%, troisième derrière le même adversaire et Zafy Albert en 1992. Par contre en 2006, il n’a récolté que 0,33% face à Ravalomanana Marc.A 81 ans et après de bons et loyaux services à la République de Madagascar, Manandafy Rakotonirina tire sa révérence. A sa famille et à tous les membres du parti MFM, la rédaction du journal « La Vérité »  leur présente ses sincères condoléances.La Rédaction

La Vérité0 partages

Assainissement et non règlements de comptes !

La traque des auteurs de magouilles continue et s’intensifie même. Les interceptions s’amplifient et ne font aucune distinction ni un « deux poids, deux mesures ». Tous les anciens dignitaires ayant commis des malversations (conseillers spéciaux, ministres, Dg ou autres, des opérateurs économiques, ...) passent à la trappe. Les mesures de rétorsion contre toutes les formes d’exaction portant atteinte aux intérêts supérieurs de la Nation sont diversement appréciées auprès de l’opinion et de certaine classe politique. Pour les « ennemis » du régime, en place, il ne s’agit ni moins ni plus que de vilains actes de règlements de comptes. Les principales cibles étant, pensent-ils, les anciens dignitaires du pays. Selon les commentaires véhiculés à travers certains quotidiens de la place et par réseaux sociaux interposés, la nouvelle équipe dirigée par Andry Rajoelina  s’acharne, sans ménagement, contre les membres influents de l’ancienne équipe au pouvoir, et cela, pour leur rendre la monnaie de la pièce. Ces ennemis du régime actuel rappelent dans leurs commentaires  que, les barons aux cravates bleues avec la bénédiction de leur Patron, Hery Rajaonarimampianina, menaient la vie dure à leurs anciens compagnons d’armes qui, au fait, les avaient conduits au pouvoir. Les élus MAPAR, du moins ceux qui étaient fidèles à leur famille politique, subirent les exactions morales et physiques des hommes à Rajao. Pour ne citer que quelques cas représentatifs, Christine Razanamahasoa, députée élue MAPAR d’Ambatofinandrahana, ancienne ministre et ancienne présidente de l’Assemblée nationale qui fut expulsée manu militari, tôt le matin, de son domicile de fonction à Amparibe. L’ancien ministre de la Transition et membre influent du MAPAR, Augustin Andriamananoro, dans l’affaire Soamahamanina,  sa localité natale, avait été appréhendé sans aucune considération humaine et placé sous mandat de dépôt à Antanimora pour des raisons floues sinon banales. Sans parler des abus de pouvoir orchestrés à l’encontre des proches de l’ancien président de la Transition. Bref, le régime HVM matraquait, pour des motifs superficiels voire sans fondement, les hauts dirigeants du MAPAR/TGV.   Les partisans du régime précisent tout de même que les arrestations de ces derniers jours relèvent plutôt des affaires démasquées au temps de l’ancien régime mais que les enquêtes ou les exécutions des ordres ont été délibérément ralenties  pour des raisons que tout le monde connait. Adepte de la politique de la tolérance zéro, les dirigeants actuels ne se constitueront pas un obstacle à la bonne marche de la machine judiciaire. La récente incarcération à Antanimora  d’un candidat aux élections législatives, et non moins ancien haut responsable des services fonciers,  sous la couleur de la mouvance présidentielle en est une preuve.  Le peuple décida de remettre la pendule à l’heure. Entièrement et profondément désabusé par les inepties et aberrations, à répétition, des tenants du pouvoir HVM, il opta pour un changement ... radical. La population qui ne supporte plus que l’on  lui marche dessus a balayé d’un coup de ... balai décisif le régime délétère de Rajao. Zandry Kely revient, de la manière la plus noble, à la barre. Un nouveau régime s’installe. Sous la bonne garde de Rajoelina Andry Nirina, Président de la République et sous l’impulsion de l’Initiative pour l’émergence de Madagasikara (IEM), le nouveau pouvoir est déterminé à combattre, sans fioriture, les errements de l’ancien régime. Aucune tolérance n’est admise ! L’impunité zéro est appliquée ! Déterminés à imposer le holà à toutes les aberrations commises, la nouvelle équipe a pris des mesures draconiennes  à l’encontre de tous les fauteurs. Farouchement contre et déterminé à éradiquer la corruption, à punir les auteurs de détournements de deniers publics et à s’opposer contre les cessions des terres des Ancêtres, Rajoelina ne reculera jamais sur ces mesures d’assainissement qu’il ne faudrait jamais confondre avec les futiles règlements de comptes.  Ndrianaivo

Midi Madagasikara0 partages

Port de Toamasina : Travaux d’extension achevés à 25 %

Les travaux d’extension du Port de Toamasina avancent à grand pas.

Dix mois après le lancement des travaux d’extension du Grand Port, la SPAT (Société du Port à Gestion Autonome de Toamasina) affiche une réalisation impressionnante. Aujourd’hui, les travaux avancent à grand pas avec un achèvement de 25%.

Le calendrier est parfaitement respecté par le consortium d’entreprises composé de PENTA Océan et de DAHIO Corporation, chargé de l’exécution des travaux. C’est ce qu’a affirmé Samuel Ranaivojaona, directeur du développement et de l’aménagement portuaire de la SPAT. Avec un financement prévisionnel de 639 millions USD dans le cadre d’un partenariat avec l’Agence de Coopération japonaise JICA,  le port de Toamasina   bénéficie aujourd’hui du plus important financement consacré à la construction d’une infrastructure publique réalisée à Madagascar après l’indépendance. D’après les explications, la mise en œuvre du projet est divisée en deux phases, appelée Package I et Package II. « C’est le Package I  qui a démarré en avril et qui devrait durer 30 mois. Il comprend le remblayage de dix hectares  sur le récif Hastie et la fabrication de 3600 unités de blocs de  béton appelés Dolos, pesant 35 et 50 tonnes chacun. Dans un premier temps, la nouvelle terre-plein accueillera d’abord le chantier de fabrication des Dolos mais à terme, il servira de zone de stockage de conteneurs. Quant aux blocs de bétons géants, ils serviront à prolonger de 345 mètres supplémentaires la brise- lame déjà existante », a expliqué le directeur Samuel Ranaivojaona.

Travaux. Sur le chantier, près de 300 personnes s’activent déjà quotidiennement dans la réalisation des travaux. Outre une poignée de techniciens japonais, tous sont des Malgaches, la grande majorité issue de la région de Toamasina, le recrutement local faisant  partie des exigences imposées par la SPAT aux entreprises qui exécutent  les travaux. Par ailleurs, le vaste terrain né du remblayage sur le récif Hastie qui deviendra le futur terre-plein commence également à prendre forme. D’après les informations, le Package II devra démarrer juste après la fin du Package I au cours de l’année 2020. A noter que l’appel à manifestation d’intérêt pour choisir les entreprises qui vont l’exécuter, a déjà été lancé au mois d’octobre de l’année dernière. « Lorsque cette deuxième phase démarrera, les besoins en mains d’œuvre et en techniciens devront connaitre une augmentation importante. Il en est de même pour les besoins en services et de sous-traitances qui devront bénéficier aux entreprises locales », a indiqué le représentant de la SPAT.

Opérationnel. Selon la SPAT, les cinq hectares de nouvelle aire de stockage seront bientôt opérationnels. A noter que le projet d’extension initié avec les japonais comprend la construction d’une nouvelle aire de stockage de dix hectares pour les conteneurs devra être achevé en 2022. « Avec une croissance annuelle de 10% du volume de marchandise conteneurisée qui transitent au port de Toamasina, les infrastructures existantes risquent d’être complètement saturées bien avant. Voilà pourquoi la Société du port à gestion autonome de Toamasina a décidé d’initier avec ses propres moyens la construction d’une nouvelle aire de stockage d’une surface de cinq hectares. Lancés l’année dernière, les travaux sont déjà presque achevés aujourd’hui et devront même être inaugurés bientôt. Cette nouvelle infrastructure permettra de soulager, à court terme, le problème d’engorgement, qui peut affecter grandement le service au port de Toamasina et pénalise les usagers », ont expliqué les responsables.

Durable. D’après Namiki Hiromi, Team Leader sur le chantier, ces infrastructures nouvellement construites auront la même qualité que celles des ports japonais. Quelques techniciens japonais sont d’ailleurs présents sur le chantier des travaux d’extension. Selon Namiki Hiromi, le principal responsable de l’équipe, le rôle de ces techniciens étrangers consiste surtout à veiller à ce que la qualité des constructions respecte les normes les plus rigoureuses dans le domaine portuaire. Selon lui, toutes les infrastructures qui seront construites auront la même qualité que celles existantes dans les ports japonais.

Efficience. Le projet d’extension du Port de Toamasina inclut également plusieurs volets. Une cellule anticorruption (CAC) accompagne le projet. « C’est une grande première à Madagascar. Le rôle de la CAC consiste à éviter que la corruption pollue  ce projet historique, qui devra faire la fierté de Madagascar. La cellule supervise donc tous les points susceptibles d’être touchés par la corruption, à l’exemple des procédures de passation de marché, ou le recrutement du personnel », a affirmé Tsifoina Andrianarivelo, président de la CAC. En ce qui concerne l’environnement, des cahiers de doléances sont à la disposition de la population. Selon le commandant Jami Injona, responsable de la Cellule environnement, la protection de l’environnement fait partie des volets les plus importants de ce projet. La SPAT et les partenaires japonais ont veillé à ce que tous les risques soient étudiés de près pour éviter qu’ils n’influent sur l’environnement. Une équipe spéciale est donc en place pour veiller au grain et prendre les mesures correctives nécessaires en cas de besoin.  La contribution des populations vivant ou travaillant dans les zones pouvant être touchés est ainsi sollicitée. « C’est dans cette optique que des cahiers de doléances ont été mis à la disposition des habitants au niveau des communes pour que les citoyens puissent remonter régulièrement les informations au niveau des responsables. Des cahiers de doléances seront également mis en place dans d’autres communes afin d’élargir le nombre de population pouvant apporter leurs contributions », a affirmé le commandant Jami Injona.

 Antsa R.

Midi Madagasikara0 partages

Affaire Villa Elizabeth : Trois personnes placées sous mandat de dépôt

A un certain temps, l’affaire villa Elizabeth a défrayé la chronique. De hauts responsables étatiques ont été cités, à cette occasion. Actuellement l’affaire est bouclée au niveau du Bianco qui a transmis les dossiers au   Pôle Anti -Corruption. Selon un communiqué émanant de Bianco, vers la fin de l’année 2017, la Branche du Bianco d’Antananarivo a été saisie de plusieurs doléances concernant la cession de la Villa Elisabeth sise à Ivandry, qui aurait été entachée de multiples faits de corruption entre plusieurs responsables publics de l’époque avec un promoteur immobilier bien connu, qui aurait acquis illicitement ledit domaine.

Fuite. Le promoteur immobilier qui a fait l’objet de plusieurs mandats d’arrêt et d’avis de recherche, du fait de sa volonté de se soustraire à la justice, n’a pas pu être présenté devant le magistrat. Malgré sa fuite, les enquêteurs du Bianco ont pu clôturer le dossier à leur niveau et ont présenté toutes les autres personnes impliquées dans cette affaire auprès du parquet du Pôle Anti Corruption, hier. Faut-il rappeler que la propriété « Saint Antoine IV » sur laquelle est  bâtie la « Villa Elisabeth » est un domaine privé de l’Etat et que par conséquent il est strictement interdit de la céder de quelles manières que ce soit. Cela n’a apparemment pas découragé ces hauts responsables et hommes d’affaires avides d’argent facile d’accomplir leur méfait au vu et au su de tout le monde.

Investigations. La transaction suspecte aurait été signée entre le Vice Premier Ministre chargé de l’aménagement du territoire  de l’époque et le gérant de la Société Madaterrain au début de l’année 2014. Suite à de nombreuses investigations, les enquêtes du Bianco ont été clôturées et quatre personnes sont impliquées dans cette affaire notamment l’ancien Vice Premier Ministre en question, un ancien Directeur Général des Services Fonciers, un autre employé des services fonciers et le promoteur immobilier qui est en fuite depuis maintenant plus de deux ans. Aux dernières nouvelles, trois personnes ont été placées sous mandat de dépôt. Il s’agit de l’ancien DG des services fonciers, du conservateur et d’un autre employé des Domaines.

Recueillis par Dominique R.

Midi Madagasikara0 partages

Bilan la tempête Tropicale IDAI : 1100 sinistrés, un décès et deux portés disparues

IDAI n’a pas touché terre dans la Grande Île mais elle a quand même causé des ravages sur la partie Ouest du pays.

Lourd. Le Bureau National de Gestion des Risques et Catastrophes a publié un bilan lourd du passage de la tempête tropicale IDAI dans le canal de Mozambique. Selon le bureau national, l’on dénombre 1 100 sinistrés. « 800 d’entre eux proviennent du district de Besalampy et de la région Melaky. Les 300 autres sont des habitants de Soalala« , peut-on lire dans le rapport du BNGRC. Le passage de la tempête tropicale IDAI dans le canal de Mozambique a également causé une perte humaine. Un enfant du quartier d’Ambodimanga, district de Besalampy a perdu la vie par noyade, révèle le rapport. Avant de noter que deux autres personnes sont actuellement portées disparues. Des dégâts matériels ont également été observés si l’on s’en tient toujours au bilan du BNGRC. « Un pont reliant Besalampy et le quartier d’Antanamary Sud a été complètement détruit« . Par ailleurs, l’on observerait une forte montée des eaux dans divers quartiers dont les conséquences auraient été désastreuses sur environ 2 400 ha de rizières.

72 h. Les prévisions de la direction générale de la météorologie font savoir que « les pluies persisteront sur la moitié nord et sur la partie ouest de l’île dans les trois jours à venir ». Les mêmes prévisions de noter que « les hautes terres ne bénéficieront des pluies que vers dimanche prochain« . Une bonne nouvelle pour les habitants de cette partie du pays qui accordent une attention particulière aux Week- end. La direction générale de la météorologie préconise toutefois la vigilance pour les usagers maritimes de la moitié Sud et de la partie Est de Madagascar. La présence de forte houle en serait la cause.

José Belalahy

Midi Madagasikara0 partages

Législatives : Vers des scores serrés à Tana et Toamasina

La bataille démocratique pour l’élection des deux futurs députés de Toamasina I s’annonce très disputée.

La bataille électorale n’est pas gagnée d’avance pour certains candidats dans certaines circonscriptions.

855 candidatures pour 151 sièges à pourvoir à l’Assemblée nationale. Ce nombre des candidatures pourrait changer car les OVECs (Organes de Vérification et d’Enregistrement des Candidatures) vont publier ce jour les listes provisoires des candidatures qu’ils ont enregistrées. Et au plus tard le 19 mars prochain, la Commission Electorale Nationale Indépendante sortira les listes officielles des candidats autorisés à participer à la course vers Tsimbazaza. D’après nos informations, il y a des candidats qui ont déposé des dossiers de candidature auprès des OVECs, mais ils ne se sont pas encore acquittés de la caution de 5 millions d’ariary. La CENI aura le dernier mot sur cette question. En tout cas, la compétition électorale du 27 mai 2019 s’annonce acharnée dans certaines grandes villes dont Antananarivo et Toamasina I. Dans les six arrondissements de la Capitale, malgré la présence d’autres listes dans la course, la compétition se traduira en des duels opposant deux grandes forces politiques dont le TIM-K 25 et l’IRD (Isika Rehetra Miaraka Amin’i Andry Rajoelina ). Le scrutin de liste à la représentation proportionnelle sera le mode de scrutin à appliquer car deux sièges de député seront à pourvoir au niveau de chaque arrondissement d’Antananarivo.

Candidatures de poids. A l’issue des Législatives du 19 décembre 2013, le TIM et le TGV se sont partagés les sièges de députés dans la Capitale. Sauf miracle, on s’achemine vers le même topo cette fois-ci. Reste cependant à savoir lequel du TIM-K 25 ou de l’IRD obtiendra le plus grand nombre des voix au niveau de chaque arrondissement.  La bataille n’est pas non plus gagnée d’avance à Toamasina I où 13 candidats vont se disputer deux sièges de député à l’Assemblée nationale. Dans la Capitale des Betsimisaraka, un membre du gouvernement sera dans la course, en la personne de Lucien Irmah Naharimamy. Ancienne députée de Mahanoro, elle a décidé de se présenter sous les couleurs de l’IRD à Toamasina I parce qu’elle penserait qu’être un député d’un chef-lieu de province aurait un autre statut politique qu’un député d’un petit district. En face d’elle, il y aura une autre femme, ancienne ministre et ancienne députée de la circonscription, en l’occurrence Ndahimananjara Johanita. L’ancien ministre, non moins ancien maire de Toamasina et candidat aux présidentielles de 2018 Roland Ratsiraka se trouve également dans le starting-block.  La quatrième candidature de poids est celle de l’ancien vice-premier ministre et ancien directeur général du Port de Toamasina, Botozaza Pierrot. Ce dernier a été déjà également élu député de Toamasina I. Contrairement à l’ancien chef de région Atsinanana Alain Mahavimbina, l’actuel maire Elysée Ratsiraka a fait faux bond. Il a choisi de se présenter à Mahanoro.Majorité présidentielle. Malgré le désintérêt de certains politiciens aux Législatives du 27 mai prochain, force est d’anticiper que la bataille électorale serait dure cette fois-ci. La diminution du nombre des candidatures par rapport aux élections de décembre 2013 n’aurait pas d’impact sur la légitimité des futurs élus. Au contraire, la qualité de la compétition s’améliorera. Désormais, la question qui se pose est de savoir si la plateforme présidentielle (IRD) arrivera à avoir la majorité absolue (76 députés) à l’Assemblée nationale à l’issue du scrutin du 27 mai. Faute de cette majorité absolue, elle serait obligée de composer avec les députés d’autres forces politiques ou avec les indépendants. Ces derniers ne seront pas à sous-estimer, et ce malgré le fait que le principe de mandat impératif n’est pas compatible avec les candidatures indépendantes. En tout cas, sur les 855 candidatures enregistrées auprès des OVECs, 515 sont indépendantes contre 340 pour les partis et groupements politiques. Ces chiffres signifient grand-chose dans la place qu’occuperont les députés indépendants au sein de la future Chambre Basse.

R. Eugène

Midi Madagasikara0 partages

Une belle finale Tia Kitra – JET Mada

Midi Madagasikara0 partages

Concert : Vero Ranaivoson glorifiera le Seigneur au CCESCA

Depuis le mois de février, elle a publie son concert. Ce qui veut dire qu’elle est déjà prête !

La chanteuse de la musique évangélique  Vero Ranaivoson  effectuera un grand concert au CCESCA  à Antanimena  samedi 30 mars prochain. Elle interprétera plus de 15 chansons. taratra, manaiky aho,  mamela ny helokay, hiverina aminao  seront dans le repertoire de Vero.

C’est la première fois que cette ravissante jeune femme organise un grand concert. Des effets spéciaux, écran géant  décoreront la scène de Vero Ranaivoson.  Des artistes évangéliques partageront la scène avec elle. « Il y aura aussi des danseurs qui vont danser sur la scène pour glorifier le Seigneur » a affirmé la chanteuse.

Actuellement,  Vero Ranaivoson prépare son premier album.  Même si le titre n’est pas encore’ devoiler, la chanteuse promet un rythme plus ou moins varier.

Iss Heridiny

Midi Madagasikara0 partages

Pêche et l’aquaculture durable : L’enjeu africain abordé au Maroc

En 2016, le Maroc lance, en marge de la COP 22 à Marrakech, l’Initiative de la Ceinture Bleue, une plateforme pour la durabilité de la pêche et de l’aquaculture en Afrique. Le mois dernier, une conférence de haut niveau sur cette initiative s’est tenue à Agadir où , des représentants de 22 pays d’Afrique mais aussi des représentants de Norvège, d’Espagne et de la Fédération de Russie ainsi que des experts internationaux et des membres de la FAO, se sont penchés sur l’économie halieutique durable en Afrique.L’Initiative de la Ceinture Bleue entre dans le cadre de l’agenda de la Conférence des Nations Unies sur le Changement Climatique et constitue un cadre fédérateur favorable à l’émergence d’une économie halieutique sobre en carbone, à faible empreinte écologique sur les écosystèmes marins côtiers. A Agadir, l’énorme potentiel du continent africain était reconnu comme une certitude. Il « sera à l’origine de la moitié de la croissance démographique dans trente ans », a-t-il été avancé, mais « ne contribue aujourd’hui qu’à 7 % de la production mondiale de poissons et 3 % du commerce international des produits de la pêche ». À l’issue de la conférence, la Déclaration d’Agadir sur l’Initiative de la Ceinture Bleue a réaffirmé le rôle stratégique que représentent l’économie des océans et l’aquaculture en Afrique en termes d’alimentation, de croissance économique, d’emplois et d’innovations. De même, le défi posé par le changement climatique y a été reconnu, ainsi que ses menaces sur l’équilibre des écosystèmes côtiers et marins et ses impacts sur la pêche et l’aquaculture, sources d’emplois et de sécurité alimentaire de plusieurs millions de personnes sur le continent. L’investissement dans l’économie bleue, plus particulièrement la pêche et l’aquaculture durable, apparaît ainsi comme une nécessité absolue.

Recueillis par Hanitra R.

 

Midi Madagasikara0 partages

Le projet ambitieux de la reforestation

L’engagement du  nouveau régime en faveur de la reforestation de Madagascar est très fort si l’on s’en tient aux engagements pris récemment. Le  président Andry Rajoelina l’a réaffirmé lors de son discours au sommet « one planet » de Naïrobi. On ne peut donc que souscrire à cette volonté très ferme de réparer les  dégâts causés par le laxisme et le laisser-aller de ces dernières années. Les paroles sont fortes, mais maintenant, il faut passer aux actes et  le nouveau pouvoir doit veiller à mener jusqu’au bout les mesures qu’il a prises.

Le projet ambitieux de la reforestation

Les participants au sommet de Naïrobi ont pris acte des promesses  du président  Andry Rajoelina, et  ils  l’ont accueilli avec une certaine sympathie. Il a pu dire à juste titre qu’il avait  pris des décisions importantes lors de son ascension au pouvoir. On peut en effet se référer à ce qui a été annoncé lors d’un des conseils de ministres. Il y était question de reboiser des dizaines de milliers d’hectares par an et de mettre à contribution une grande partie de la population.  Il s’agit d’un devoir national et il faut susciter un véritable élan pour réparer les immenses dégâts causés par l’homme.  La volonté est affirmée, mais il faut arriver à tenir ces engagements.  On attend donc une véritable campagne pour conscientiser  des citoyens qui  ont assisté passivement à la destruction de leur environnement. Cela nécessite des moyens humains et financiers.  Il est donc nécessaire de prioriser ce programme de reboisement qui a été établi.  C’est un projet qui va être mené sur plusieurs années.  Il est ambitieux et il requiert l’adhésion de tous.  L’exemple vient d’en haut et  on attend  le retour du  chef de  l’Etat auréolé du succès qu’il a rencontré à Naïrobi. Il a lancé la campagne de reboisement et  il doit maintenant être le moteur  de l’opération reforestation qu’il a initiée.

Patrice RABE

Midi Madagasikara0 partages

Football – CAF : Ahmad est en possession de visa pour les Etats-Unis

La copie du visa d’Ahmad pour les Etats-Unis.

Les informations sur le refus de visa du président de la Confédération africaine de football (CAF), Ahmad ont fait l’effet d’une bombe sur la toile. Un responsable au sein de cette instance continentale a confirmé qu’il a bel et bien eu son visa pour les Etats-Unis.

« Le patron du foot africain devait se rendre à Miami pour la session du 15 mars. Mais l’administration américaine ne lui a pas délivré de visa. Une information confirmée à rfi.fr par la CAF et que cette dernière peine à expliquer. D’autant que les relations entre la FIFA et les Etats-Unis se sont apaisées depuis que les Américains, les Canadiens et les Mexicains ont obtenu l’organisation de la Coupe du monde 2026 » telle est l’information publiée sur le site de rfi.fr. La confirmation de la directrice de la Communication de la CAF sur BBC également a pris le caractère officiel de cette information. « Je confirme l’information« , a déclaré à la BBC une porte-parole de la CAF, Nathalie Rabe, ajoutant qu’elle ignore la raison pour laquelle, le visa a été refusé à Ahmad. Cette information a été très vite reprise par tous les sites d’informations surtout malgaches. Nous avons essayé de contacter le directeur de la CAF basé à Mahajanga, Stanislas Rakotomalala, il a réitéré que le numéro Un du football africain a bel et bien eu son visa. «  Il a eu un visa à entrées multiples valable du 14 mars au 12 juin 2019 », a-t-il déclaré. Ce jour et demain, les hauts dignitaires du football mondial se réuniront au Ritz-Carlton Coconut Grove Hôtels de Miami, aux Etats-Unis. Plusieurs points seront débattus surtout de la Coupe du monde 2022 au Qatar à 48 équipes au lieu des 32 prévues. Actuellement, la CAF n’aura droit qu’à cinq représentants, le mondial à 48 équipes permettrait au continent africain d’aligner neuf ou dix représentants.

Recueilli par T.H

Midi Madagasikara0 partages

Parole d’artiste : Gtika, femme épanouie par la musique

Gtika, une digne représentante de Madagascar en Europe

Elle est de passage à Madagascar, Gtika se présentera sur la scène du Fatapera Antaninarenina demain à partir de 19 h 30. Un portait/interview s’est imposé naturellement.

Pouvez-vous nous parler de votre enfance musicale?

Je suis née à Antananarivo et j’ai grandi à Ampefiloha, dans une famille monoparentale, une maman sportive et indépendante et un frère mélomane et amoureux d’art.  A l’âge de 11 ans,  j’ai écrit mes premiers textes,  que je relis encore aujourd’hui, naïfs mais qui reflétaient à l’époque mon profond besoin de comprendre le monde qui m’entoure. Donc avec beaucoup de questionnements.  À l’époque,  j’ai commencé à écouter du rap,  j’ai profondément aimé. Mais j’ai compris très vite que je ne savais absolument pas « rapper », alors j’ai lâché l’affaire.  J’ai chantonné  des chansons qui plaisaient à tout le monde lors des fêtes familiales mais sans grande conviction.

Vous avez brûlé les étapes…

A 15 ans,  j’ai été acceptée dans un projet reggae avec le groupe Tana Riddim. Un genre où  j’ai fait mes débuts en chantant des refrains sur des riddims, puis sur des instrumentaux  composés à l’époque par Feokira,  un beatmaker.  La vie à fait que j’ai dû  partir poursuivre mes études en France,  où  j’ai pu rencontrer d’autres personnes avec qui j’ai pu monter d’autres projets hip-hop : We Malagasy,  Dago  s’y moov  puis Menalamba.  Après plusieurs années d’échecs à l’université,  j’ai décidé de prendre mon courage à deux mains et j’ai passé le concours d’entrée au conservatoire d’Avignon.  De là  est réellement né mon amour pour la musique funk, soul puis très vite le jazz.  Très tard mais, c’était un réel coup de foudre.

Vous vous mentionnez être « issue d’une famille monoparentale », était-ce important dans votre accomplissement artistique ?

Très important. On est ce genre d’enfant voué à l’échec et pourtant, le combat que ma mère a mené toutes ces années n’était pas vain. Faire de la musique aujourd’hui est loin d’être un échec comme bon nombre de personnes l’imaginent,  c’est à la fois un travail,  un engagement politique et social que je mène avec fierté et surtout un sens à ma vie.

Comment qualifierez-vous votre musique, pourquoi ce choix ? Et aussi vos textes ?

Je suis en quête de liberté en permanence et cette liberté, je la retrouve dans ma musique.  J’ai réussi à pousser les murs, pour à la fois m’ouvrir à tous les univers et laisser le monde venir à moi.  La musique que je fais aujourd’hui est une musique libre,  qui s’improvise et qui s’engage avec des convictions.  Mes textes, eux restent vagues !  Quand je regarde une feuille blanche, j’ai l’impression d’avoir tous les pouvoirs.  Je dénonce,  je pleure,  j’ironise. Et ça m’arrive même de déclarer ma flamme…  Mais ce, toujours en m’inspirant du monde qui nous entoure.

Avec qui avez-vous déjà travaillé et quels sont vos projets ?

J’ai eu la chance de travailler énormément avec des personnes qui aiment la musique.  Cela m’a poussé à y croire.  À 18 ans,  j’ai eu à travailler avec Shyn  et Deenyz,  c’était une expérience que je n’oublierai jamais.  Puis plus tard,  avec Rain Dago,  un ami qui est devenu comme un frère ! Entre-temps, j’ai rencontré Kim, mon duo de toujours, une chanteuse exceptionnelle, une véritable amie et alliée dans cette arène qu’est le monde de la musique. Et depuis que je suis au conservatoire, j’ai eu la chance de rencontrer les musiciens avec qui je travaille actuellement dans notre projet « Kukutwa » Joris Un guitariste de talent à la fois ami et pédagogue en termes de théorie de la musique. Florent un batteur qui groove comme un dieu,  un ami proche également qui me sauve la vie quand j’ai des examens  de rythme. Et Sébastien qui est à la fois un bassiste hors pair mais aussi un ami, amant, amoureux et un papa exceptionnel pour mon petit garçon. Hormis tous ces petits clins d’œil à ma petite famille, j’ai également eu la chance d’être la chanteuse principale du big band jazz du conservatoire avec Olivier Piot. Toute l’année je travaille avec les musiciens locaux pour des projets ponctuels : Blues on parade, Axxiom, Soundsista … Des projets, j’en ai plein la tête mais à terme j’aimerais monter ma petite structure, petite pépinière de chanteurs / chanteuses qui rêvent de liberté comme moi à travers leurs voix ! Et pourquoi pas chez nous ? Je rêve de rentrer au pays définitivement et combattre auprès de ceux qui continuent à croire qu’avec le développement de la culture on peut changer ce monde !

Recueillis par Maminirina Rado

Midi Madagasikara0 partages

Tarika « Egeba Est » Toamasina : Nodimandry ny alarobia teo i Pascal Joseph

Sendra mandalo an-tanindrazana Atoa Pascal Joseph amin’izao fotoana izao, nefa izao nodimandry ny alarobia tolakandro teo tao amin’ny trano fonenany ao amin’ny « cité Béryl Rose » Tanambao V. Raha ny fanazavana, dia narary i Pascal Joseph izao nodimandry tampoka izao. Mbola andrasana ao amin’ny trano fonenany ity ny nofo mangatsiakany miandry ny fahatongavan’ny vady aman-janany avy any Frantsa, araka ny fanazavana hatrany. Atoa Pascal Joseph, dia isan’ny andrin’ny tarika Egeba Est Toamasina, tamin’ny fotoana nahatonga ny tarika tena nanana ny lazany, satria sady mpandrindra teo anivon’ity tarika ity izy no mpamoron-kira ihany koa, ka isan’ny tena nahalalana azy ilay hira malaza hoe : « Seragnan’i Tamatave » sy ny « Antim-bavy namahan-jafy »…. Efa mipetraka any Frantsa ny tenany sy ny vady amn-janany, ka sady miasa izy any no mbola manohy ny maha-mpanakanto azy ihany koa. Very olo-manga izany ny zava-kanto eto Toamasina tamin’izao nahafaty an’i Pascal Joseph  izao, very olo-manga ihany koa ny tarika Egeba Est ankehitriny na miezaka mitana ny zava-kanto Betsimisaraka aza izy ireo hatramin’izao. Eto dia mirary fiononana ho an’ny fianakavian’i Pascal Joseph sy ny tarika Egeba Est.

Malala Didier