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Les actualités à Madagascar du Lundi 15 Février 2021

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Mbola Talenta – guitar hero : « Le bà gasy était joué dans les bas-quartiers »

Mbola Talenta (à gauche) porte haut le flambeau du « bà gasy » existant depuis plus de cinq siècles grâce aux ancêtres malgaches.

Une technique qui ferait rêver les apprentis, Mbola Talenta, est dans le top des meilleurs guitaristes malgaches de sa génération. Tout d’abord, la musique est pour lui une âme avant d’être une technique et du doigté. Naturellement, comme une création de Razilinah, un de ses idoles, un entretien avec ce “guitar hero” s’est imposé.

Midi Madagasikara : Comment a débuté votre grande aventure avec la guitare ?

Mbola Talenta : J’avais dans les six ans, notre père nous a initié à la guitare, nous, ses trois enfants. Il s’appelait Jacquis Rasoamanana et jouait dans le groupe Totorebika, une formation qui faisait la promotion des Iraimbilanja, Ny Nanahary. A Talatavolonondry, c’était entre les années 1985 et 1986. J’étais alors tout de suite captivé. Je me souviens de la première chanson qu’il m’a apprise, c’était « Jeux interdits ». Il y avait aussi une chanson de Poopy. Il m’a également initié à l’écoute. Je ne sais pas vraiment expliquer comment maîtriser l’écoute, mais pour moi, c’est venu naturellement. Disons qu’en étant encore un gosse, je captais facilement les choses.

Midi Madagasikara : Donc vous avez débuté avec la variété, le bà gasy était où ?

Mbola Talenta : Il n’était pas encore question de « bà gasy », mon apprentissage se basait sur la variété. Iraimbilanja, Njila, Mahaleo, les stars de l’époque.

Midi Madagasikara : Par rapport à maintenant, les années ’80, c’était déjà une autre époque, comment ça se passait pour un débutant ?

Mbola Talenta : La seule station radio était la Radio Nationale Malgache, on enregistrait les chansons diffusées sur les cassettes à bande. Pas encore de CD. Comme « Hazo boboka » la chanson de Filah, celles des groupe Mala, Son, Vintsy, les « Tsenan’Ambohitoaka », « Aza mba manary toky », les (il chantonne) « Tiana aza mampifilafila an/rehefa misy tiana ». Ou encore, les artistes qui étaient diffusés sur la Télévision Nationale, on enregistrait aussi sur des cassettes.

Midi Madagasikara : Quand vous est venue l’idée de vous professionnaliser dans la musique ?

Mbola Talenta : J’étais un polytechnicien de Vontovorona, on s’amusait durant des feux de camp. Et j’appréciais de jouer pour les potes. C’était alors du Ricky, du Samoëla. Et plus tard, cela m’a mené vers les animations.

Midi Madagasikara : Vous êtes une référence dans le bà gasy, ayant déjà joué avec des grosses pointures comme des membres du groupe Mahaleo et beaucoup d’autres, ce qui n’est pas vraiment perçu dans votre parcours musical…

Mbola Talenta : Vers dix ans, j’ai joué pour la première fois de l’« accord malgache », avec les « Lesabotsy », du Razilinah, Ralanto. Mais c’est vraiment plus tard que j’ai approfondi. Je me suis aperçu que l’« accord malgache » peut être exploité pour jouer toutes les chansons sur cette terre. Apprendre l’« accord malgache » est plus laborieux. Il y a plus d’exigence. Premièrement, la technique. En second lieu, et le plus important, c’est de ressentir l’âme du « bà gasy ». Voilà pourquoi, je dis, la musique a une âme. Cela part de l’éducation. Comme je le dis, il faut faire « des piqûres » de musique. Par exemple, chez les musiciens de hard rock, ils se définissent déjà par leurs vêtements, leur chevelure. C’est cela quand on arrive à capter l’âme de la musique et qu’elle peut affirmer son identité.

Midi Madagasikara : Pourquoi quand on parle de chanson d’antan, trois noms sont les plus cités, pourtant il y avait aussi d’autres compositeurs aussi talentueux à l’époque ?

Mbola Talenta : Quand la chanson d’antan est évoquée, il y a trois références d’habitude : Naka Rabemanantsoa, Andrianary Ratianarivo et Justin Rajoro. Parce que ces trois ont laissé un patrimoine immense, vraiment immense, dans la création musicale malgache. Je pense que c’est normal. Nous, en tant que guitariste, essayons de reproduire avec notre instrument leurs créations au piano. Il y avait ce fameux « Dada Paoly » ou Paul Ratianarivo, le frère d’Andrianary Ratianarivo. Il serait le pionnier du « bà gasy ». Que Razilinah, le grand maître a ensuite repris, ensuite les Ny Antsaly, les Sakelidalana, les Mahaleo et pour finir avec notre génération.

Midi Madagasikara : Ces « kalon’ny fahiny » ont été tirés de pièces théâtrales. Quand on regarde le théâtre italien « commedia dell’arte », la ressemblance est flagrante que ce soit au niveau musical, il en est de même pour les histoires. Est-ce que ce ne serait pas plus juste de dire que ce que nous appelons « kalon’ny fahiny » n’est que le fruit de beaucoup d’emprunts à la culture musicale européenne ?

Mbola Talenta : Je pense que c’est faux. La culture musicale européenne est basée sur la musique classique. A travers la rythmique, les mesures régulières sont 4 sur 4, 2 sur 4 et 3 sur 4. Avant l’arrivée des colonisateurs, les malgaches avaient un rythme populaire, ce que nous appelons le « vako–drazana ». Nous n’avions même pas, probablement, la notion des do, ré, mi, fa, sol, la, si, do. Je suis sûr que nous jouons sur du 12/8. Alors, les colons ont apporté le solfa, le solfège, l’harmonie et leurs rythmes. Tout en interdisant de jouer les chansons populaires, le « bà gasy » dans les églises. Il était alors joué dans les bas-quartiers. C’était à travers le théâtre que les Naka Rabemanantsoa et les Justin Rajoro ont combiné la musique populaire malgache et la culture musicale européenne. Et cela a produit des chansons comme « Aody ry Analamangako » et compagnie. Et les « vazaha » n’arrivent jamais à jouer le rythme irrégulier, 12/8. Que nous avons hérité de nos lointains ancêtres, vers 1500 peut-être.

Midi Madagasikara : Vous avez fait un récital mémorable avec Sanda Ranaivosoa, comment avez-vous trouvez ce mélange de genre ?

Mbola Talenta : C’était une expérience formidable. C’est un grand maître du jazz. C’était du métissage. Moi j’apportai le bà gasy, et lui, le jazz. Et nous, moi et Sanda, avons un projet qui sortira sous peu.

Midi Madagasikara : Jazz et bà gasy, est-ce qu’il y a des points de convergences ?

Mbola Talenta : Bien sûr, parce que toutes deux sont des musiques traditionnelles. Dans les années 1800, ce qui s’est passé à Madagascar et en Amérique se ressemblaient. Donc, il y a sûrement des complémentarités.

Midi Madagasikara : Qu’est-ce que vous direz à un apprenti guitariste très motivé ?

Mbola Talenta : Il faut avoir trois choses, l’amour de la musique, la volonté et la ténacité. Savoir quel instrument vous voulez jouer : la guitare, le piano… Et après, il faut faire les « piqûres » de musique. Parce que le talent ne s’acquiert pas comme ça.

Maminirina Rado

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Digitalisation des bourses d’études : Bras de fer entre la BNI et la Paositra Malagasy

La digitalisation de la gestion des bourses d’études sera effective, d’ici peu.

Le président Andry Rajoelina l’a annoncé à plusieurs reprises : « Les bourses d’études pour les étudiants des Universités publiques seront attribuées, via Paositra Money ». Cependant, des procédures contradictoires sont actuellement en cours.

 Confusion au niveau de l’Administration publique ! Selon une source auprès de l’Unité d’Exécution du PIFM (Projet d’Inclusion Financière de Madagascar), un appel à manifestation d’intérêt a déjà été lancé le 19 juillet 2019, pour la digitalisation des moyens de paiement des opérations publiques, notamment au niveau des universités. Un processus – s’inscrivant dans le cadre du projet de modernisation des services de proximité, initié par le MEF (Ministère de l’Economie et des Finances) – qui aurait abouti à la sélection de la BNI Madagascar, pour assurer l’émission de monnaie électronique, la mise en place et le déploiement d’un système automatisé de paiement des bourses universitaires, par le biais du paiement digital.

Contradictoires. Sur près d’un an, le dossier n’a pas avancé d’un cran, jusqu’au surlendemain du jour où le président de la République, Andry Rajoelina a déclaré devant les médias, que la digitalisation de la gestion des bourses d’études en question, sera confiée à la Paositra Money, un service financier de la Paositra Malagasy. C’était le 3 mai 2020. Cette déclaration a déclenché une réaction du PIFM, qui a préparé et fait circuler une Convention à signer entre la BNI Madagascar et l’Administration Publique représentée par le MEF, le MESUPRES (Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique) et le PIFM. Malgré cette contradiction, entre la déclaration présidentielle et le processus enclenché, le président Rajoelina a martelé de nouveau – devant les médias lors d’une descente à Ambatondrazaka – que les bourses d’études seront attribuées aux bénéficiaires, via Paositra Money.

Bras de fer. Une question titille l’esprit. Y a-t-il un clivage et une insubordination, quant à ce dossier ? Jusqu’à aujourd’hui, la question se pose, sur l’entité qui mettra en œuvre cette digitalisation du paiement des bourses d’études. Pas plus tard que la semaine dernière, le ministre de l’Energie et des Hydrocarbures, Christian Ramarolahy, s’est prononcé sur le sujet. Le 8 février, il a soutenu sur la chaîne nationale, que la mise en œuvre de la digitalisation des bourses d’études sera confiée à la Paositra Money, d’après les instructions du président de la République. Des propos qu’il a réitérés lors de son intervention dans le journal télévisé d’une chaîne privée, le 11 février. En bref, le Gouvernement affiche actuellement un ministre qui soutient l’option Paositra Money, suivant la décision du président Andry Rajoelina, et deux autres qui optent et œuvrent pour l’option BNI Madagascar, soutenant le processus lancé par le PIFM. Il faut noter que cette lutte présente un enjeu majeur, si l’on se réfère aux 2,7 milliards d’ariary de bourses mensuelles, dédiées à plus de 34.000 étudiants au sein des universités publiques, dont environ 13.000 sont à Antananarivo. L’affaire reste à suivre.

Antsa R.

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Savorovoro tao amin’ny Jesosy Mamonjy Ankorondrano : Nakaton’ny Fanjakana vonjimaika ilay fiangonana

Misavorovoro tanteraka ny toe-draharaha ! Hisorohana ny mety ho sakoroka vaovao indray, toy izay nitranga tetsy amin’ny Fiangonana Jesosy Mamonjy Foibe Ankorondrano, dia nandray fepetra ny Fanjakana hanakatona vonjimaika izany trano fivavahana izany. Navoak’ireo mpitandro filaminana ny faritry ny fiangonana avokoa ireo mpino ny sabotsy lasa teo.

Nirava maina ireo mpino avy eo anivon’ny Jesosy Mamonjy saika hanatontosa fivoriana ny sabotsy maraina teo tetsy Ankorondrano. Notemerina mpitandro filaminana ny trano fivavahan’izy ireo ary nasaina nivoaka sy tsy nisy nahazo niditra tao intsony. Izany dia noho ny antony nisian’ny savorovoro nitranga tao an-toerana ny herin’ny sabotsy sy alahady lasa teo. Savorovoro, izay nifototra tamin’ny resaka fifidianana izay ho filoha hitondra ity antokom-pivavahana ity. Nizara roa tanteraka mantsy ireo mpino sy ireo mpitandrina ao an-toerana hatramin’izao. Ao ireo mpomba ny rafitra mipetraka amin’izao, izay voalaza fa tsy tokony mbola ho lany andro, ary ao ireo nikasa ny hanova izany rafitra izany ary nanantanteraka fifidianana izay ho filoha vaovao, izay tsy neken’ireo andaniny. Tsiahivina fa ny taona nivalona iny no nodimandry ny filoha mpitantana ity fiangonana ity ary izao iadian-kevitra izao, izay hisolo azy.

Raha ny omaly alahady manokana dia nangina tanteraka ny teny an-toerana, raha tomefy olona izany amin’ny fotoam-pivavahana mahazatra. Tanora avy eo anivon’ity fiangonana ity maromaro no mijoro sy misava eo amin’ny vavahady ary tsy mamela miditra ireo olona, afa-tsy izay manana « badge ». Raha ny angom-baovao azo teny an-toerana mantsy dia toa hoe mandeha ny feo fa mety hisy « fanafihana » ary mety ho « tonga hatramin’ny fifofoana ny ain’ny mpitondra fivavahana ao an-toerana ity raharaha ity », raha ny fitantaran’ireto mpino ireto. Saingy mijanona ho siosion-dresaka ihany anefa aloha. Ireo mpitandro filaminana rahateo, tazana miselintselina eny an-toerana, manara-maso ny zava-misy. Marihina fa samy nitondra ny fanazavàny avy ny andaniny na ny ankilany ary samy nampiantso mpanao gazety teny an-toerana, afak’omaly sy omaly. Hatreto anefa aloha dia samy manaiky am-pilaminana ity fepetra noraisin’ny Fanjakana ity avokoa ny rehetra ary samy miandry izay mety ho tohiny. Indrindra fa ny fampiantsoana ny roa tonta, izay fantatra fa atao ny alarobia ho avy izao, raha tsy misy ny fiovàna.

m.L

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Lutte contre le paludisme : Le détournement des médicaments mis à nu

Outre les médicaments, l’utilisation de moustiquaires imprégnées d’insecticides contribue aussi à lutter contre le paludisme.

Les médicaments dédiés à la prise en charge du paludisme dans les établissements de soins publics s’épuisent de manière suspecte. Le ministre de la Santé publique fait part de malversations dans la gestion des stocks.

Le paludisme demeure encore un problème de santé publique mais la lutte contre le détournement des médicaments pour la prévention et la guérison de cette maladie est aussi un défi à surmonter. C’est le ministre de la Santé publique, le Pr Hanitrala Jean Louis Rakotovao lui-même, qui a crevé l’abcès en dénonçant cette mauvaise pratique au niveau des structures de santé publique. « Les médicaments auprès des formations sanitaires feront l’objet d’un contrôle strict. Certains centres ne disposent pas d’ACT (Artemisinin-based combination treatment ) alors que ce médicament est commercialisé juste à côté dont le lot est identique à celui que l’on trouve dans les établissements publics », s’indigne-t-il. Ces points ont été évoqués durant la réunion du ministère avec les partenaires techniques et financiers en vue d’élaborer des stratégies.

Multiplication des décès. Suite à ces mauvaises pratiques, cette maladie continue toujours de tuer car certaines personnes sont privées de soins médicamenteux. C’est surtout le cas dans les zones enclavées. Le Pr Jean Louis Rakotovao a aussi fait remarquer dans la foulée que dans certaines zones, les stocks de médicaments sont également épuisés plutôt que prévus. « Dans certains cas, le stock destiné pour couvrir les besoins en six mois s’épuise en un mois ou deux mois seulement. C’est ce qui explique les alertes lancées par les usagers concernant l’inexistence de traitements dans certaines localités », a-t-il expliqué. Il a souligné que les décès dus à cette maladie ne seront plus tolérés et que des mesures seront prises pour lutter contre le fléau.

Mesure pérenne. Pour pérenniser la disponibilité régulière des médicaments, la prise de responsabilité de tout un chacun a été fortement sollicitée. Le ministre a surtout lancé un appel à l’endroit des représentants de l’Etat au niveau des communautés, allant des chefs “fokontany” aux députés. Ces responsables devraient signaler au ministère central les problèmes liés à l’approvisionnement de médicaments au niveau de leurs localités respectives. L’objectif étant de faciliter la collecte d’informations pour que des mesures soient prises en retour. « Un budget est déjà dédié à l’achat des médicaments et des tests, cependant des doléances sont encore reçues par rapport à la rupture de stocks. Il est aussi à signaler que le traitement reste toujours gratuit », renchérit-il.

Narindra Rakotobe

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Opposition : Le régime resserre l’étau

Vonison Andrianjato apparaît en chair et en os lors de l’émission « Miara-manonja » à Itasy.

Samedi dernier a été annoncée comme une « journée spéciale » pour les opposants.

L’opposition n’est pas prête à abandonner. Au contraire, elle est plus que déterminée. Et même si elle se trouve avec une marge de manœuvre de plus en plus réduite, les griffes du régime ne les font pas reculer, ont laissé entendre les députés Hanitra Razafimanantsoa et Fidèle Razara Piera. Samedi dernier, les opposants ont annoncé une « journée spéciale » et l’émission « Miara-manonja » a changé de style mais ne perd pas sa virulence. Elle a été organisée depuis le district de Soavinandriana, a-t-on su. Sur la page officielle de l’émission, on affirme qu’elle a été organisée à Itasy. Dans la Capitale, les éléments des forces de sécurité ont investi différents points stratégiques de la ville.

Haine. Le régime a déjà mis en garde l’opposition concernant les discours de haine et la velléité de semer le trouble. Au sein du gouvernement, on réitère à plusieurs reprises que toute tentative de déstabilisation ne sera en aucun cas la bienvenue et mérite la répression. Et les forces de l’ordre, qui sont déjà mobilisées, se sont montrées intraitables sur ce sujet. La présidente de l’Assemblée nationale, Christine Razanamahasoa, quant à elle, a « rappelé à l’ordre » les députés du Tiako i Madagasikara concernant leurs attributions en tant que parlementaires.

Gendarmerie. Mais les opposants ne vont pas céder et attisent la tension. Dans le camp du régime, la riposte risque de monter également en degré. La semaine dernière, les premières sanctions ont commencé à tomber. La chaîne MBS a été empêchée de diffuser sur satellite « car l’incitation à la haine et à l’insurrection est avérée », s’est justifié le ministre de la Justice, Johnny Richard Andriamahefarivo. Une procédure judiciaire a été, en effet, engagée par la chaîne pour revenir parmi les chaînes satellitaires. Vonison Andrianjato, quant à lui, a été convoqué par la gendarmerie et risque de faire face à la justice. Il a été pointé du doigt par les partisans du régime pour avoir véhiculé la démission du chef du gouvernement suite à une brève sortie du concerné à La Réunion pour un contrôle médical. Jusqu’à présent, cet ancien ministre de la Communication n’a pas répondu à la convocation et reste introuvable.

Rija R.

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Antaninarenina, Ambohijatovo : Déploiement massif des forces de l’ordre

Les forces de l’ordre ont investi les points sensibles de la capitale. (Photo d’archives)

Les points sensibles de la Capitale ont été investis par les forces de l’ordre, samedi dernier. Elles ont été notamment fortement présentes à l’Hôtel de ville, à Antaninarenina, à Anosy et à Ambohijatovo. Pour cette dernière localité, des bruits ont circulé sur les réseaux sociaux qu’il y allait avoir un rassemblement sur ce site. Un appel a été notamment adressé aux chômeurs, aux grévistes (Paramed et ENS) et aux consommateurs à rallier le lieu. C’est ce qui a probablement poussé à la mise en place de ces dispositifs militaires. Sans parler de la tension qui ne cesse de monter entre les tenants du pouvoir et l’opposition. Une situation qui risque d’être explosive.

Message. Toujours est-il qu’Ambohijatovo a toujours été le haut lieu de la contestation du pouvoir en place. Et ce ne sont pas les exemples qui manquent, que ce soit en 2002 et en 2009. C’est ce qui a sans doute mis en garde les tenants du pouvoir même si les informations relèvent de Facebook. D’ailleurs, l’opposition a déjà soulevé la question, pourquoi ne pas donner la place de la Démocratie afin que celle-ci puisse s’exprimer ? Mais une suggestion qui n’a pas eu d’écho de la part du régime. Notamment car elle se trouve en plein centre-ville. Ce qui est, en outre, le plus grand souhait du « Rodoben’ny Mpanohitra ho an’ny Demokrasia eto Madagasikara » (RMDM) d’avoir « la chance » de faire passer son message au peuple malgache, en général et à la population tananarivienne en particulier. Mais pour le moment ce n’est pas le cas.

Descentes dans la rue. De l’autre côté, les partisans du régime voient dans ce qu’ils qualifient de descentes dans la rue, des tentatives de coup d’Etat. D’autres craignent une nouvelle crise politique au vu de la situation qui prévaut dans le pays. Une crise que le pays ne pouvait plus supporter, avancent-ils. Certains proposent une table ronde placée sous l’égide du FFKM. Cependant, quelques-uns voient en cela une autre façon de partager des sièges. Ce qui ne fait qu’avantager les politiciens, ont-ils soutenu. Wait and see.

Dominique R.

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FEC : Le dossier Madagascar devant le Conseil d’Administration du FMI au mois de mars

Le ministre de l’Economie et des Finances Richard Randriamandrato et le gouverneur de la Banque Centrale Henri Rabarijohn ont présenté les résultats des négociations fructueuses avec le FMI.

Le programme avec le FMI, d’un montant de 320 millions de dollars vise à soutenir la reprise après la pandémie, à préserver la stabilité macroéconomique et à faire progresser la dynamique de réforme pour stimuler une croissance durable et inclusive.

Un grand pas de franchi. Après de longues et intenses discussions menées sous forme virtuelles, les services respectifs du gouvernement malgache et du FMI sont parvenus à trouver un accord en vue d’un programme soutenu par une Facilité Élargie de Crédit (FEC). Une victoire que le ministre des Finances et de l’Economie Richard Randriamandrato et le Gouverneur de la Banky Foiben’i Madagasikara Henri Rabarijohn ont partagé lors d’une conférence de presse, samedi dernier.

Accord décisif

« Le dossier Madagascar passera devant le Conseil d’Administration du FMI au mois de mars prochain », a fait savoir le ministre Richard Randriamandrato. Et d’ajouter qu’il n’y a pratiquement plus d’obstacle pour que Madagascar décroche ce financement. Sur ce point d’ailleurs, Charalambos Tsangarides, Chef de mission du FMI pour Madagascar déclare dans un communiqué que « les services du FMI ont achevé des entretiens avec les autorités à propos d’un nouveau programme à moyen terme qui pourrait être appuyé par les ressources du FMI, à hauteur d’environ 320 millions de dollars, au titre de la facilité élargie de crédit ». Il s’agit en tout cas d’un accord décisif pour l’avenir des relations de Madagascar avec les autres bailleurs de fonds. « Cet accord fait office de quitus du FMI sur le programme de Madagascar et il est d’une importance particulière car il nous ouvre les portes des autres bailleurs de fonds multilatéraux et bilatéraux », a ajouté le ministre de l’Economie et des Finances. Il a cité entre autres, la Banque Mondiale, l’Union Européenne, la Banque Africaine de Développement, la Banque Arabe pour le Développement Economique en Afrique… Des bailleurs de fonds qui vont apporter des appuis budgétaires et des aides à projet pour financer le développement de Madagascar conformément aux objectifs fixés dans les « Velirano » du président de la République.

Emergence

Des Velirano qui seront concrétisés dans le cadre du Programme Emergence Madagascar. « Le programme à moyen terme des autorités est axé sur le soutien à la reprise post-Covid-19 et sur la relance de la dynamique des réformes pour augmenter et soutenir une croissance inclusive et réduire la pauvreté, en s’appuyant sur les priorités du gouvernement détaillées dans le Plan Emergence Madagascar », précise le FMI. « Dans ce contexte, en plus de continuer à atténuer les conséquences sociales et économiques de la pandémie, le nouveau programme vise à reconstituer un espace budgétaire pour les dépenses et les investissements sociaux indispensables ; à faire progresser le programme de réformes structurelles, y compris le renforcement du cadre monétaire et de la surveillance financière ; et à améliorer la gouvernance. Il est aussi attendu que l’appui financier du FMI contribue à stimuler les investissements du secteur privé et à catalyser le soutien financier des partenaires du développement ».

Bonnes perspectives

Mais le programme ne se contentera pas des appuis extérieurs. Des efforts seront réalisés pour augmenter les recettes publiques. « La politique budgétaire du programme devrait être orientée vers l’accroissement des recettes intérieures. Un plan ambitieux de mobilisation des recettes à moyen terme doit s’appuyer sur une stratégie globale de réformes fiscales et de collecte des recettes. Cela permettra de libérer des ressources publiques pour augmenter l’enveloppe de dépenses pour les secteurs sociaux, notamment la santé et l’éducation, ainsi que pour augmenter les investissements publics, tout en préservant la viabilité de la dette ». De bonnes perspectives en somme pour la marche de Madagascar vers le développement inclusif et durable. « Le défi est de taille et on doit plus que jamais faire preuve de rigueur », a ajouté le ministre de l’Economie et des Finances en précisant que dorénavant il n’y a plus de place aux tergiversations. Priorité au travail pour la relance vers un Madagascar émergent.

R.Edmond

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OTIVTANA–SMMEC : Vers une acquisition foncière pour développer le reboisement

Près de 2 000 jeunes plants ont été mis en terre à Tsiafahy.

L’institution de microfinance OTIVTANA-SMMEC s’engage dans la préservation de l’environnement en contribuant au reverdissement national durant quatorze ans d’affilée. En effet, d’aucuns reconnaissent les effets néfastes de la dégradation de nos ressources forestières dans la vie quotidienne pour ne citer que la sécheresse et le problème d’adduction en eau pour la population, les bétails et l’agriculture, et ce, en raison de l’insuffisance des pluies. Raison pour laquelle, le reboisement constitue une des actions prioritaires pour cette entreprise dans le cadre de la mise en œuvre de ces activités de RSE. Tout récemment, des dirigeants  des agences de l’OTIVTANA-SMMEC réparties dans la Capitale et les périphéries ont mobilisé leurs collaborateurs respectifs pour mettre en terre près de 2.000 jeunes plants à Tsiafahy, dans la commune rurale de Bongatsara. Ils sont en tout 500 personnes à avoir accompli ce devoir de citoyenneté envers la nation.

Les autres agences de cette institution de microfinance dans les régions prennent également part au reverdissement du pays, conformément à la politique nationale de restauration forestière de l’Etat. Cette action entre dans le cadre de la célébration de ses vingt années d’existence. Divers événements seront d’ailleurs organisés pour marquer cette célébration pour ne citer que le changement de dénomination de l’OTIVTANA en SMMEC (Société Malagasy Mutualiste d’Epargne et de Crédit). Par ailleurs, celle-ci prévoit également d’investir dans l’acquisition foncière afin de développer ces activités de reboisement, et ce, au profit des générations futures, il s’agit notamment d’une superficie de terrain à grande échelle.

Navalona R.

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Jirama : Pas de hausse des tarifs prévue

Il n’y aura pas de hausse des tarifs de la Jirama. Le souhait présidentiel de ne pas augmenter les tarifs d’eau et d’électricité de la Jirama sera exaucé. En effet, les négociateurs malgaches ont réussi à convaincre le FMI pour le maintien de la subvention de la Jirama. Ce qui veut dire que les autorités peuvent utiliser cette subvention pour maintenir les tarifs actuels. Par contre Air Madagascar, une autre entreprise à participation majoritaire de l’Etat, ne sera plus subventionnée. La compagnie aérienne nationale devra donc trouver des solutions ailleurs. Le business plan d’Air Madagascar prévoit, notamment, le recours à un autre partenaire stratégique. Notons, par ailleurs, que la vérité des prix du carburant sera appliquée. Nous en reparlerons.

R.Edmond.

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The Voice : Prestation de haute voltige de Marghe

Le regard intense de Marghe à la fin de sa prestation à The Voice.

Impressionner sur une seule chanson, Marc Lavoine et Florent Pagny, ce n’est pas donné à tout le monde. C’est ce qu’a réalisé Margherita Davico, la Malgache de 21 ans, lors du concours The Voice diffusé samedi sur TF1. Dans une audition à l’aveugle où les membres du jury semblaient être plus rigoureux que d’habitude, la jeune femme a pu étaler tout son talent. C’est Florent Pagny qui a été le premier à faire tourner son siège, sous les cris de joie de la famille dans les loges. C’est avec un titre aux allures dociles au début, grimpant en intensité vers la fin, « Donne moi ton coeur » de Louane, que Marghe a, en deux minutes et quelques secondes, mis deux juges dans sa poche. Des Malgaches qui participent à ce télé-crochet n’étonnent guère plus. Cela reflète le vivier de talent que la Grande Île possède pour chaque génération. La prochaine étape, puisqu’elle a choisi Florent Pagny comme coach, sera les éliminatoires.

Maminirina Rado

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Destruction de biens publics : Affrontement évité de justesse à Tsaralalana, vendredi

La journée du vendredi 12 février dernier était tendue pour les habitants d’Ampasamadinika. Cette situation a fait suite à l’existence des employés qui sont venus sur les lieux pour continuer les travaux de construction de murs de clôture au profit d’un particulier dans la localité. Les habitants se sont mobilisés contre cette construction jugée illégale suite à un arrêté municipal publié par la mairie de la commune urbaine d’Antananarivo, le 14 octobre 2020. Ce vendredi-là, un affrontement a failli éclater entre les deux parties car ces ouvriers ont insisté pour travailler malgré l’interdiction faite par les habitants. Heureusement qu’un terrain d’entente a été trouvé entre les deux parties après des pourparlers entre les chefs de ce chantier et le président de l’association des habitants d’Ampasamadinika. Les responsables de ce chantier ont décidé d’évacuer les lieux après avoir lu de leurs yeux le contenu de l’arrêté communal susmentionné en disant qu’ils n’étaient pas tenus au courant de l’existence de ce document. C’est tout à fait normal parce qu’ils ne font qu’exécuter les travaux demandés par leur employeur. Regroupés dans une association baptisée « Fikambanana Ampasamadinika tananako », des habitants du quartier d’Ampasamadinika du côté de Tsaralalana se plaignent des préjudices dont ils sont victimes suite aux travaux effectués par ce particulier dans la localité. Parmi lesquels le terrassement à l’endroit d’un versant en verdure qui soutenait naturellement la hauteur d’Ampasamadinika et où passait l’escalier public qui servait de principale servitude de passage du quartier d’Ampasamadinika à Tsaralalàna et de Tsaralalàna vers Isoraka. Il a également abattu et dessouché tous les arbres qui étaient présents et servaient de protection naturelle pour les structures en période de pluie. En conséquence, le 21 septembre 2020, un éboulement s’est produit et a emporté une grande partie de l’escalier public, créant un fossé et entraînant la coupure d’un tuyau de distribution de la JIRAMA desservant presque la totalité du quartier. De plus, plusieurs maisons situées aux alentours de l’endroit de l’éboulement présentent des fissures et risquent de s’écrouler à tout moment. Ayant porté ce problème auprès des autorités compétentes, l’association a eu gain de cause parce que la commune urbaine d’Antananarivo a sorti l’arrêté susmentionné qui ordonne la cessation du remblai irrégulier effectué par cet individu sur place et la remise à l’état initial de la ruelle servant de passage aux riverains. Et cela devrait être exécuté dans un délai de 24 heures à compter de la date de notification de cet arrêté. Des travaux d’aménagement qui ne sont jamais exécutés par l’intéressé. Par contre, il continue encore à multiplier ses actes dévastateurs, déplorent les habitants d’Ampatsakana. C’est pourquoi, le président de leur association demande aux autorités compétentes de faire exécuter cet arrêté.

T.M.

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Mandrosoa Ivato - Deux gendarmes sanctionnés pour agression

Décidément, le masque anti-Covid et les Forces de l'ordre ne font pas bon ménage ! C'était le cas le 14 février dernier à Mandrosoa Ivato où deux Gendarmes, basés au poste avancé local, ont été récemment sanctionnés par des mesures disciplinaires pour entorse au code et à l'éthique régissant la Gendarmerie et ce, suite à une récente décision au niveau du commandement hiérarchique.

Les gendarmes mis en cause ont été accusés d'en venir aux mains, puisqu'il s'en est agi ainsi, avec un certain Jean Pierrot Nambinintsoa Ratsimbazafy, alias Bona du fait de sa réticence de ne pas suivre les conseils desdits gendarmes pour mettre son masque. Très rapidement, l'affaire s'est répandue après que des internautes l'ont partagée sur les réseaux sociaux. De son côté, le civil, qui s'estime être victime, a rejeté le fait d'avoir publié l'information sur facebook. « Je crois que ce sont plutôt des membres de ma famille qui l'ont fait », a-t-il fait savoir aux enquêteurs de la Gendarmerie.

Mais avant que les choses ne se dénouent ainsi, on peut lire sur le mur (facebook) d'un proche dudit Bona l'accusation qu'il portait ouvertement sur les gendarmes. Sur un passage de cette déclaration, l'internaute accuse la Gendarmerie d'avoir agressé son proche, et que les supérieurs de ses deux éléments mis en cause se seraient défilés simplement quand vint le moment où la famille a voulu lui demander de s'expliquer. « Ces différents supérieurs hiérarchiques des deux gendarmes en cause se sont simplement renvoyés la balle », déclare publiquement le facebooker.

Franck R.

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Dynamisation des cantines scolaires dans le Sud - Près de 6000 élèves servis quotidiennement

Des solutions d’urgence face au « Kere », effectives au long de l’année scolaire. 5597 élèves inscrits dans 20 établissements scolaires des Régions Androy et Anosy bénéficient depuis la semaine dernière de la réouverture de leurs cantines scolaires. Cette redynamisation de l’alimentation scolaire se fait dans le cadre du projet « Avotse ». Il s’agit d’un projet formulé par la Première Dame Mialy Rajoelina, et mis en œuvre par l’association Fitia et partenaires.

« En collaboration avec le PAM et le ministère de l’Education nationale, il a fallu quelques semaines de préparation, notamment pour le repérage, l’état des lieux et l’étude de faisabilité, avant de démarrer ce projet. Nos équipes sont actuellement sur place pour sa concrétisation », informe une responsable auprès de ladite association. Après ces quelques semaines de mobilisation des partenaires et communautés, les cantines scolaires dynamisées sont aujourd’hui une réalité.

Les élèves bénéficient de 2 repas chauds et équilibrés par jour jusqu’à la fin de l’année scolaire 2020-2021.

Motivation à revenir en classe

La famine dans le Sud affecte la scolarisation. Selon les informations recueillies, 3 élèves sur 4 étaient absents de l’école ces derniers temps. Ils préfèrent aider leurs parents à chercher de la nourriture. Cette situation a même entrainé la fermeture de plusieurs établissements scolaires, notamment dans l’Androy. Raison pour laquelle le projet « Avotse » vise à la fois à dynamiser les cantines scolaires et à soutenir l’assiduité des élèves. « Les enfants qui ont quitté l’école sont désormais plus motivés à revenir en classe, grâce aux repas fournis dans les cantines scolaires. Nous sommes reconnaissants envers l’association Fitia », s’exprime l’un des directeurs d’établissements touchés par ledit projet. « Merci Fitia de m’avoir nourri. Cela va m’aider à me concentrer sur les leçons et exercices en classe », témoigne une écolière. L’assiduité des élèves commence à s’améliorer depuis la mise en œuvre du projet de la Première Dame. Notons que les 20 établissements scolaires choisis sont implantées dans les zones les plus affectées par le Kere.

Recueillis par Patricia Ramavonirina

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De quelle médiation !

L’Opposition supplie la facilitation du FFKM (Conseil œcuménique des églises chrétiennes de Madagasikara) de bien vouloir servir de « pont » entre RMDM (Rodoben’ny mpanohitra ho amin’ny demokrasia eto Madagasikara), figure de proue de l’Opposition, et le pouvoir en place. Les jeunes RMDM en rajoutent et font appel aussi aux dirigeants des Associations cultuelles dites « Fiangonana Zandriny » aux côtés des quatre prélats du FFKM.

 

En effet, à travers les émissions « miara-manonja » et à la surprise générale des auditeurs sinon tout le monde, Me Hanitra Razafimanantsoa et Fidèle Razanapiera, députés TIM et porte-parole radicalisés de la « rive gauche » (entendre l’Opposition), prient avec insistance ou en se pliant en quatre le service de la médiation du FFKM.

Du coup, on se demande « de quelle médiation » s’agit-il ? Ce besoin subit et … urgent d’une hypothétique « négociation » de la part des ténors de l’Opposition suscite la curiosité des observateurs. Dans quel but et intérêt, Ravalomanana Marc et consorts voudraient rétablir le contact et entamer une controversée négociation avec les tenants du pouvoir. Indubitablement, on reconnait que l’autorité morale des quatre prélats du FFKM et leur interférence en tant que « Raiamandreny » pourraient avoir des impacts positifs dans le règlement des crises politiques. L’Histoire retient l’efficacité de leur interférence dans le passé. Mais toujours est-il on s’interroge pourquoi ce revirement inattendu ? A entendre les vitupérations et les vociférations, en tout genre, proférées sur les antennes de « miara-manonja », on se croit avoir affaire à des militants courageux qui ne reculent jamais devant n’importe quel obstacle, déterminés à bloc à aller coûte que coûte jusqu’au bout de leur lutte. Apparemment, ce n’est pas le cas ! Loin s’en faut. Plutôt des froussards aux grandes gueules.

Quelques éléments de réponse nous seraient utiles afin d’essarter et de pouvoir nous conduire vers une certaine piste. Deux points lumineux méritent notre attention. D’abord, la réticence de l’opinion. La grande majorité des concitoyens rejette toute tentative de trouble. On vient de sortir (encore à déterminer) d’une longue crise sanitaire (2020) dont la menace d’un retour dangereux pèse sérieusement que l’on voudrait nous embourber dans une nouvelle crise. C’en est trop ! Les quelque milliers d’Imerinkasinina ne justifient point une adhésion populaire.  Et en deuxième point qui nous illumine davantage, la fermeté du régime à écarter toute volonté de créer le chaos dans le pays oblige les leaders de l’Opposition à reculer. Toute manigance à fomenter des troubles portant atteinte à l’ordre public est inadmissible surtout en cette période très délicate que traverse le pays. Chacun assume ses responsabilités.

Seulement voilà, les grosses pointures du RMDM dont en première loge Ravalomanana Marc s’éreintent de la longue traversée du désert. La soif du pouvoir, la nostalgie des espèces sonnantes et  le rêve d’un fauteuil doré perdu les poussent à commettre l’irréparable. C’est dur cet entêtement de vouloir revenir.

Ainsi, de quelle médiation ! Evidemment, les dirigeants du pays ne les entendent pas de cette oreille. Il n’y a rien qui puisse justifier une table ronde avec l’Opposition. Il faut attendre l’élection. En tout cas, on ne peut présider « à deux ». L’un gouverne, l’élu démocratiquement, et l’autre attend, critique en tant qu’Opposition. Le tout, dans le strict respect de la loi.

Ndrianaivo

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Recensement général à Madagascar - La population a doublé en 25 ans

25 674 196. Tel est le nombre total de la population à Madagascar, évalué à partir de mai jusqu'en juin 2018, durant le troisième Recensement général de la population et de l'habitat (RGPH-3). Après la comparaison des résultats, les experts ont constaté un doublement de la population en 25 ans. En 1993, lors du dernier recensement réalisé, l'effectif de la population a tourné autour de 12 238 914.

 

« Au cours de la période comprise entre 1993 et 2018, la population de Madagascar a connu une croissance annuelle moyenne de 3,01 %, soit une augmentation annuelle d'environ 368 123 personnes. Le taux de croissance de la population est particulièrement élevé dans deux ex-Provinces, notamment à Toliary (3,5%) et Mahajanga (3,4%). A ce rythme, Madagascar verrait sa population doubler d'ici les 23 prochaines années », a expliqué Isaora Zefania Romolahy, directeur général de l'Institut national de la Statistique (INSTAT), hier, dans les locaux du ministère des Affaires Etrangères à Anosy, lors de l'atelier de dissémination officielle des résultats définitifs du RGPH-3.

Vu cette évolution, certaines ex-Provinces ont vu doubler le nombre de leur population plus rapidement que les autres, en particulier à Toliara où la population a augmenté de 100 % en 20 ans seulement. Toutefois, cette évolution prend plus de temps à Toamasina, où le temps de doublement de la population est de 26 ans.

Avec ce nombre d'habitants, Madagascar est le second pays le plus peuplé en Afrique australe, devant le Malawi, la Zambie et le Zimbabwe mais après l'Afrique du Sud qui compte près de 58 millions d'habitants.

Dans les détails, la population de Madagascar se compose d'un peu plus de femmes que d'hommes, et ce, quel que soit leur lieu de résidence. Le nombre total de femmes est ainsi de 13 015 251 contre 12 658 945 d'hommes. De plus, ces habitants sont inégalement répartis sur le territoire national. « Il faut savoir que la population malagasy est essentiellement rurale, soit 20 731 294 habitants ou près de 80,7 %. Un peu plus de la moitié des habitants, soit 52 %, se concentrent sur les Hautes terres centrales, à savoir 14,1 % à Analamanga, 8,1 % à Vakinankaratra et 5,6 % à Haute-Matsiatra, ainsi que dans quelques zones littorales, notamment Atsimo-Andrefana (7 %), Sofia (5,9 %), Atsinanana (5,8 %) et Vatovavy-Fitovinany (5,6 %) », détaille l'INSTAT.

En tout cas, ces résultats vont particulièrement servir de base. « Au cours des dernières années, nous avons toujours utilisé des valeurs relatives. Mais aujourd'hui,  une base de données fiable est désormais à la disposition des forces économiques, sociales et politiques pour une meilleure prise de décision », soutient Ntsay Christian, Premier ministre. Avec des domaines d'enquête élargis, les résultats du RGPH-3 vont en effet servir autant pour le secteur privé que le secteur public.

Rova Randria

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Prix Anzisha - La candidature malagasy encouragée

100 000 dollars à la clé. Le Prix Anzisha a procédé hier au lancement de l'édition 2021 de la plus grande récompense d'Afrique pour les jeunes entrepreneurs âgés de 15 à 22 ans. « Le monde de l'emploi a radicalement changé alors que nous sommes confrontés à une pandémie. Les jeunes entrepreneurs sont restés inébranlables et ont aidé leur communauté à surmonter les difficultés. Nous sommes ravis de récompenser les 20 prochains jeunes chefs d'entreprise qui sont, sans aucun doute, essentiels à la création d'emplois sur le continent », a déclaré Melissa Mbazo-Ekpenyong, directrice adjointe du Prix Anzisha.

La candidature de Madagascar est particulièrement encouragée sachant que deux jeunes malagasy se sont déjà démarqués grâce à leurs projets. L'an dernier, Matina Razafimahefa, 22 ans, a notamment reçu 15 000 USD en tant que première finaliste 2020. Elle est la fondatrice de Sayna, une école de l'entreprise Edtech, basée à Madagascar. Cette entreprise recherche, forme et produit de jeunes Africains hautement qualifiés dans le domaine des compétences numériques spécifiques à l'industrie. A ce jour, Sayna donné des formations et a permis à plus de 2 000 personnes de trouver un emploi dans plusieurs pays africains.

Cette année, le Prix Anzisha célèbre ses dix ans de soutien aux plus jeunes entrepreneurs africains. A ce jour, les 142 propriétaires d'entreprise participant au programme ont créé plus de 2 500 emplois. L'emploi des jeunes demeure un défi majeur dans de nombreux pays, sachant que le taux de chômage élevé en Afrique constitue l'un des principaux obstacles à la prospérité de la croissance sur le continent. Les jeunes entrepreneurs sont une indication que la population jeune pourrait constituer un atout nécessaire pour la transformation du climat de l'emploi sur le continent. « Pour stimuler la reprise économique sur le continent, nous devons exploiter toutes les ressources disponibles. Cela inclut les jeunes entrepreneurs.. Il faut pour cela faire preuve d'intentionnalité. L'engagement des Prix Anzisha à l'identification et le soutien des très jeunes entrepreneurs n'a fait que gagner en importance à la suite de la pandémie. De ce fait, la créativité, l'agilité et l'ingéniosité des jeunes ne sont que plus précieuses », a déclaré Daniel Hailu, responsable régional de Mastercard Foundation pour l'Afrique orientale et australe.

Bien que l'avenir de l'emploi ait été altéré par une pandémie, la création d'emplois par de jeunes entrepreneurs demeure une solution importante au chômage des jeunes. Soutenir et investir dans les jeunes entrepreneurs est une entreprise intelligente pour un avenir économiquement fort.

Recueillis par Rova Randria

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Carnet biométrique - Les « Fokontany » font des heures supplémentaires

Les 192 « Fokontany » au sein des 6 Arrondissements de la Capitale ont déjà reçu le registre pour la réception du nouveau carnet biométrique. Chaque « Fokontany » dispose encore de quelques jours pour remplir la fiche de renseignement, puisque la liste provisoire devra être retournée auprès du District, le 19 février prochain. Afin d’atteindre ce délai, des dispositifs ont été mis en place par chaque « Fokontany », entre autres les affichages au niveau de chaque secteur. Ainsi, chaque habitant doit remplir la fiche de renseignement auprès de son « fokontany » ou y vérifier son nom.

 

A cet effet, les agents au sein des bureaux de « Fokontany » font des heures supplémentaires pour satisfaire les concitoyens. Pour le Fokontany d’Alarobia Amboniloha, se trouvant dans le 5ème Arrondissement, les agents ont décidé de travailler en dehors des heures de bureau dont le samedi et dimanche dans la journée, afin de lutter contre les longues files devant le bureau. Pour d’autres « Fokontany », ils profitent ainsi de cette occasion pour faire un recensement et recevoir une nouvelle base de données. D’après Rémy Rakotondrasoa, chef de Fokontany d’Ankadilalana, outre la numérisation, il régularise la situation de certains citoyens. En effet, durant la distribution des « Vatsy Tsinjo » et « Tosika Fameno », toutes les failles sur l’utilisation des anciens carnets de « Fokontany » ont été démontrées. Outre ceux qui ne sont pas enregistrés dans le registre, beaucoup ont profité de la pression au niveau des responsables locaux pour souscrire à plusieurs fois au niveau de leur « Fokontany ». Désormais, ce projet est donc une occasion à saisir pour régulariser la liste.

Recueillis par Anatra R.

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Etat-major de l’Armée à Andohalo - 210 armes saisies exhibées à la presse

Des puissants fusils d’assaut, d’autres de chasse, et enfin des revolvers tous calibres confondus, et parfois de manufacture locale. Au total, 210 armes que l’Armée malagasy a confisquées par différents moyens, avaient été exhibées à la presse. Cette opération a eu lieu hier matin dans l’enceinte de l’Etat-major de l’Armée à Andohalo.

 

D’après le Général se trouvant à la tête de cette plus haute sphère de l’entité militaire du pays, ces fusils ont été, soit confisqués directement par les militaires en mission de sécurisation, soit remis par leurs propriétaires à des unités militaires disséminées à travers le pays. D’après ses explications, ces prises ont été effectuées dans quatre grandes Circonscriptions militaires de la Région d’Analamanga, de l’ex-Province de Fianarantsoa, du Sud-est, et enfin d’Ihorombe. « Des propriétaires ont volontairement remis leurs armes auprès des responsables militaires à la suite de la campagne de sensibilisation à cet objectif », déclare sans ambages le Général.

A ce dernier de poursuivre encore que des officiers, des sous-officiers et surtout des hommes de rang ont tous participé avec le plus grand professionnalisme, et selon la loi en vigueur, dans ces missions en vue du désarmement du public. « Souvent, l’opération est périlleuse pour l’Armée, notamment lors d’un affrontement avec des "dahalo" », concède-t-il. Et preuve que la tâche de l’Armée est loin d’être facile, ces opérations militaires de désarmement ont coûté la vie à ses recrues. Car entre la fin de l’année 2020 jusque dans le courant de cette année, sept militaires ont déjà péri en effectuant ces missions.

Enfin, comme la règle le stipule, les armes récemment confisquées devraient être détruites comme l’Etat-major l’a toujours recommandé. « Il n’y aura jamais aucune complicité des militaires avec des chefs de bande, du moins chez les premiers pour tenter de remettre tacitement ces fusils aux mains des bandits », rassure-t-il. A preuve, plus de 1 400 autres fusils avaient été détruits entre juin et novembre 2020.

Franck R.

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Ampasamadinika - La construction d’un mur de soutènement aggrave la situation

Le conflit entre les habitants et le propriétaire d’un terrain s’intensifie à Ampasamadinika. En fin de semaine dernière, des employés sont venus sur les lieux afin de poursuivre les travaux de construction d’un mur de soutènement, ce qui a engendré un éboulement aux alentours du chantier. Les habitants ont déjà empêché la poursuite des travaux suite à un arrêté municipal publié par la Mairie de la Commune urbaine d’Antananarivo le 14 octobre 2020. Après avoir lu l’arrêté, les responsables de ce chantier ont décidé d’évacuer provisoirement les lieux.

 

Après plusieurs éboulements, la destruction des tuyaux de la JIRAMA et des ruelles, la Direction de l’urbanisme au sein de la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA) a délivré un arrêté ordonnant la cessation du remblai irrégulier effectué par le propriétaire du terrain. Et ce, afin de remédier à la situation et d’éviter tout risque de danger. Ce dernier doit ainsi réparer les dégâts qu’il a causés, en s’attelant immédiatement à la réfection des ruelles et des escaliers, tout en assurant la protection des vies humaines.

Les dégâts causés par les travaux effectués par ce propriétaire de terrain ne font que s’aggraver de jour en jour. Durant cette période de pluie, au moins six éboulements se sont produits aux alentours du chantier. 5 maisons sont menacées de s’effondrer à tout moment, y compris un musée âgé de 200 ans. Outre le glissement de terrain, l’approvisionnement en eau est aussi perturbé à cause de cette construction illicite.

Recueillis par Anatra R.

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Football - Orange Pro League - Five FC gagne la phase aller de la conférence Nord

Fin des matches ''aller'' pour la conférence Nord dans la course au titre de champion de Madagascar Orange Pro League 2021. Five FC mène provisoirement au classement à l'issue des 5 matches comptants pour le match ''aller'' de la conférence Nord. Le nouveau venu de la compétition, qui vient de monter dans cette division, ne cesse de surprendre les grandes équipes. Five FC, une modeste équipe du 5ème Arrondissement, figure parmi les grands clubs actuellement. Au vu de sa prestation dans la phase ''aller'', il a dompté toutes les grosses cylindrées de la compétition.

En commençant par sa victoire (0-1) face au Fosa Juniors FC à Mahajanga. Puis vient le tour du Jet Kintana battu sur le même score, et enfin Five FC a écrasé (8-1) le Tia Kitra Toamasina chez eux. Tenus en échec, les militaires du COSFA n'ont pu égaliser qu'à la dernière minute de jeu. Lors de la 5ème journée, la formation de Naval a battu (0-1) Elgeco Plus sur son terrain.

Après cette rencontre, les dirigeants du club ont reçu une étonnante note, de la part des gérants de l'Elgeco Plus Stadium, interdisant le club de s'y entrainer. Five FC devra donc se contenter de son terrain, celui du Fokontany « Lekoma », Ambohimirary. Pour l'instant, les dirigeants du club ont trouvé une alternative : s'entrainer au centre Technique national à Carion.

Rappelons que Vévé, capitaine du Five FC, et sa bande trouveront Elgeco Plus le 28 février prochain pour le compte de la 6ème journée de la phase ''retour''. Cette phase déterminera le top 2 et le top 5 de chaque groupe. Les deux meilleures équipes de chaque groupe disputeront le play-off en ''aller'' (23, 26 et 30 mai 2021) et ''retour'' (27 ,30 juin et 04 juillet 2021).  Bref, les deux meilleures équipes du play-off disputeront le titre de champion dans une finale.

Le top 5 restera dans la Pro League tandis qu'un club de la conférence Nord et deux de la conférence Sud seront relégués en division inférieure la saison prochaine.

Au classement provisoire de la conférence Nord, Five FC est premier avec 13 points glanés après 5 journées, à 3 unités du second, COSFA (10 points). Jet Kintana est troisième à 7 points, Fosa Juniors (4 points) et Elgeco Plus descend à la 5ème place avec 5 points puis Tia Kitra FC (1 point) ferme la marche.

As Adema (13 points) et FCA Ilakaka (10 points) dominent dans la conférence Sud. Ajesaia complète provisoirement le podium (3ème avec 8 points). USCAFOOT le suit de près (4ème avec 7 points) devant Zanakala FC (7 points) et CS DFC (4 points). 3FB Toliara reste dans la zone de relégation avec un zéro pointé après 5 journées.

Elias Fanomezantsoa

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L’attitude de plus en plus rigide du pouvoir

Le pouvoir a décidé de durcir son attitude. La présence massive de forces de l’ordre en ville, ce week-end, a montré qu’il n’entend plus laisser le champ libre à une opposition qui a pris une certaine assurance depuis le début de l’année. Les appels de certains partisans du régime à une plus grande fermeté vis-à-vis de ses porte-paroles semblent avoir été entendus par le régime. L’atride des animateurs de la radio « Miara-manonja » qui ont déserté leur studio habituel et ont adressé leurs messages depuis la région d’Itasy est significative à plus d’un titre.

L’attitude de plus en plus rigide du pouvoir

L’absence durant la journée de samedi de l’émission de « Miara-manonja » et puis la prise de parole des animateurs en début de soirée était plutôt singulière. Les éditorialistes s’adressaient aux auditeurs depuis la région d’Itasy et le ton qu’ils adoptaient était plutôt grave. C’était des messages véhiculant toute leur volonté de ne rien lâcher et de continuer la ligne adoptée depuis le début. Mais on sent maintenant que le  pouvoir a décidé de reprendre la main et d’empêcher toute velléité de contestation. Les partisans du régime demandent à ce que la loi, disent-ils, soit appliquée. Ils affirment que les propos des animateurs de l’émission « Miara-manonja » tombent sous le coup de la loi. Ils demandent à ce que les autorités sévissent. MBS a été retiré du bouquet satellitaire de Canal+, Startimes et Parabole Madagascar  D’autres mesures vont certainement suivre pour empêcher le ton persifleur adopté par les animateurs de cette émission de radio ayant une audience de plus en plus large. Quelle attitude  ces derniers vont maintenant adopter ? On a eu un début de réponse samedi dernier lorsqu’ils ont fait leur émission spéciale en direct de la région d’Itasy. Ils étaient tous là, Andrianjato Vonison en premier. Ils semblent vouloir essayer de trouver tous les moyens pour continuer ce qu’ils ont commencé.

Patrice RABE

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Football – Pro League : La mayonnaise ne prend pas encore pour CNaPS-Disciples

Le stade d’Ampasambazaha avait pris un air de fête après la victoire du FCA Ilakaka de 3 buts à 1 devant la CNaPS Sport-Disciples de dimanche. Ce n’était pas encore faute d’avoir essayé pour cette fusion entre la CNaPS et Disciples qui a pourtant sorti, au propre comme au figuré, l’artillerie lourde, bien trop lourde pour espérer battre Ilakaka et l’arbitre tuléarois Frangelot Raherinarivony.

Le match entre Ilakaka et la CNaPS Sport-Disciples annoncé comme très prometteur, n’a pas du tout tenu son pari. On avait pourtant prédit le pire pour les protégés du bouillant président de la Ligue d’Ihorombe en l’occurrence Zidane qui élevait la voix quand ça n’allait pas durant la première période. À cela, une seule raison, le retour des cadres de la CNaPS avec Rija Rasoanaivo, Tojo Kely, Niasexe et Nando auquel s’ajoute Bevardo qui était là depuis le début de l’aventure. Et un avenir en pointillé tant que les joueurs de la CNaPS ne retrouvent pas leur poids de forme. Devant ce problème non négligeable, le premier d’Ilakaka était venu tout seul sur un débordement qui trouva Gotz au second poteau. À l’heure du jeu, Niasexe s’est vu refuser le but d’égalisation. Et comme ce qui devait arriver arriva, Ilakaka ajoute un second but par Pao. Un but litigieux en vérité mais l’assistant fianarois Herinirina Gabriel se garda d’intervenir. En bon Fianarois car Ilakaka se sentait vraiment chez lui au stade d’Ampasambazaha avec le soutien indéfectible du public. Ce même public qui porta l’équipe à bout de bras pour amener le troisième but par l’intenable Gotz. Hasina, rentré dans le dernier quart d’heure, réduisait le score d’un superbe tir croisé à ras de terre durant les arrêts de jeu (3 à 1). Ilakaka remonte donc au deuxième rang de cette Conférence Sud après cette victoire. Dans l’autre match d’hier mais au By Pass, l’Uscafoot a battu le Zanakala sur un unique but de la partie. Un résultat qui est reçu comme une douche froide à l’annonce du résultat à Ampasambazaha.

Clément RABARY

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SOMAPRO : Une donation pour l’EPP Rova Manjakamiadana

Dans le cadre de la mise en œuvre de ses activités de RSE, la société malgache de propreté (SOMAPRO), accompagnée par l’association Baobab, a effectué hier une donation pour l’école primaire publique Rova Manjakamiadana à Ambohimitsimbina. L’association avait déjà apporté de l’aide aux victimes du “kere” à Tsihombe. Parlant de la donation, elle est notamment composée de 3.600 shampoings, de poudres de soja, de pâtes, de biscuits et de fournitures scolaires au profit des 466 élèves de cette EPP. Les shampoings fabriqués localement par SOMAPRO, le producteur de la marque IMPEC, peuvent être utilisés quotidiennement par chaque élève, et ce, pendant une semaine. En outre, les parents de ces élèves ont bénéficié de vêtements. Il faut savoir que ce don a été remis en présence du Directeur général de cette entreprise, en la personne de Hanif Haji Djivan ainsi que de l’ambassadeur de l’Iran à Madagascar, SEM Hassan Alibakhshi. Par ailleurs, les donateurs ont distribué des repas chauds au profit de 509 personnes lors de cette cérémonie.

Navalona R.

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Covid-19 : Sept décès et 238 nouveaux cas

Les statistiques publiées hier.

2.458 tests ont été effectués du 6 au 13 février dernier selon les statistiques relatives à l’évolution de l’épidémie de Covid-19 publiées à la télévision nationale vers 19h locales hier.

Analamanga compterait 139 nouvelles contaminations sur les 238 enregistrées du 6 au 13 février de cette année d’après le bilan épidémiologique diffusé sur la chaîne de télévision nationale dans la soirée d’hier. Un bilan qui annonce également que la maladie à couronnes a causé sept nouvelles pertes humaines portant le nombre de décès à 292 depuis le début de la pandémie. Les nouvelles pertes humaines sont réparties comme suit : trois survenues à Analamanga, deux à Vakinankaratra, une dans la région Haute Matsiatra et la dernière enregistrée à Analanjirofo. Le bilan épidémiologique fait également savoir que l’Atsinanana compte 33 nouveaux cas, Menabe 26, Anosy 10 et Vakinankaratra 7. Les régions Atsimo-Andrefana, Boeny, Diana, Amoron’i Mania, Ihorombe, et Haute Matsiatra comptent respectivement : 5, 4, 3, 2, 2 et une nouvelle contamination à la Covid-19. La zone d’enregistrement d’un dernier nouveau cas serait par ailleurs non identifiée selon toujours le bilan épidémiologique.

Isolé. Alors que des pays du monde optent pour la vaccination contre le coronavirus, les communications officielles dans la Grande Île ne supposent pas un changement de position des tenants du pouvoir. Jusque là, Madagascar ne fait pas partie des pays africains qui voudraient bénéficier des vaccins. Et ce, même si « l’Union Africaine acquiert 270 millions de doses, dont 50 millions seront disponibles, d’ici juin » selon l’agence Ecofin dans une publication sur sa page Twitter il y a de cela quelques semaines. Ce qui n’est pas le cas pour certaines îles voisines comme les Comores, les Seychelles ou encore Maurice qui ont déjà lancé leurs campagnes de vaccination. La position malgache pourrait avoir des conséquences importantes en termes d’échange aussi bien commercial et touristique qu’en termes de relation économique et diplomatique. Dans sa politique de relance du secteur tourisme par exemple, les Seychelles ont décidé d’ouvrir uniquement leur ciel aux personnes vaccinées et munies d’un test PCR négatif de moins de 72 heures. La tendance serait à peu près la même pour de nombreux pays ayant opté pour les campagnes de vaccination contre la covid-19. À un an et quelques semaines de la pandémie liée au Coronavirus, la situation de crise ne semble pas avoir connu beaucoup de changement à Madagascar. Tandis que la vaccination semble avoir ouvert de nombreuses perspectives de relèvement pour beaucoup de pays du monde.

José Belalahy

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Nouvel an : BAFIAM, l’exemple à suivre !

Les autorités de Betafo à la cérémonie de présentation de vœux du BAFIAM à Fianarantsoa.

Les universitaires de Fianarantsoa et originaires de Betafo ont montré, samedi, un bel élan de solidarité lors de la cérémonie de présentation des vœux du nouvel an à la grande salle de Tsianolondroa. Un bel exemple à suivre tant dans sa conception que dans ses actions basées sur l’entraide pour ces étudiants réunis sous la bannière BAFIAM ou Betafo Atambatry ny Fianarana AMbony. La soirée était trop belle pour raviver ce sentiment d’appartenance à une ville gâtée par le président Andry Rajoelina qui a offert un stade synthétique doté d’une piste en tartan, un gymnase de 1.000 places, un boulodrome, un lycée agricole, un nouvel abattoir et last but not least, une usine de transformation de pomme de terre sans doute pour faire des « mpitsok’ovy » en plus vrai. L’existence des associations BAFIAM disséminées dans les quatre coins de l’île, renforce l’idée comme quoi Betafo est capable de former ses futurs cadres. Des arguments de poids développés durant cette soirée par le député de Betafo, le Dr Lova Fiarovana, en présence du président du club de football, le CS-Disciples, Andriamiariniriantso, qui ambitionne de réunir toute la ville autour du football. C’est dire que la soirée incluant une petite séance de bizutage des étudiants de première année, était une réussite.

Clément RABARY

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Football – OPL : L’Adema joue au gagne petit

On savait que l’AS Adema allait gagner face à la lanterne rouge de la Conférence Sud notamment le 3FB. C’est ce que les hommes de Roro Rakotondraibe ont fait. Mais on ne s’attendait à un score de seulement 2 à 0 face à une formation qui a l’habitude de prendre une raclée. Than avait ouvert le score à la 13e mn avant que Fabien ne rajoute un second. Certes l’essentiel était de gagner mais c’est devenu une habitude pour l’Adema de jouer au gagne petit.

Clément RABARY

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Infrastructures : Tinoka Roberto enchaîne les visites de chantiers

Le ministre était à Ihosy pour constater l’avancement des travaux.

Les travaux de construction des infrastructures sportives avancent à vitesse grand « V ».

L’Etat est convaincu de la nécessité impérieuse dans la mise aux normes des infrastructures pour le développement réel du sport. Madagascar regorge de championnes et champions en sport, toutes disciplines confondues. Les performances et titres divers sont au rendez-vous et ce malgré l’état actuel des infrastructures sportives. Les infrastructures existantes  sont toutes concentrées dans les grandes agglomérations, au détriment des périphéries, pourtant pépinières de champions potentiels. Contraints d’effectuer des déplacements pénibles, périlleux et harassants durant plusieurs jours pour rejoindre la Capitale afin de participer aux tournois nationaux, les équipes venant des régions reculées comme Diégo ou Toliara, se voient grandement pénalisées. Il est plus que nécessaire d’investir dans les infrastructures sportives aux normes qui seront à la hauteur de ces performances. Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Tinoka Roberto, a effectué un marathon de visite des chantiers. Le 12 février, il a visité le Stade et le Gymnase d’Antanambao à Ihosy pour la région Ihorombe et avant cela, il a fait une escale à Betafo pour constater de visu l’avancement des travaux de construction du Stade et du Gymnase. Le 30 janvier, le numéro Un du sport malgache était à Toamasina pour une visite des sites du CRJS et des lieux pour la construction du gymnase de 4.000 places. Le 28 janvier, il était à Mahajanga pour lancer les travaux du nouveau gymnase couvert de 4.000 places, de la piscine olympique d’une capacité de 1.000 places et des courts de tennis. Et lors de la campagne de lancement du reboisement, le ministre a accompagné le président de la République, Andry Rajoelina lors de la visite de l’avancement des travaux de construction du gymnase à Faradofay. La mise en place de ces nouvelles infrastructures est un facteur qui va booster davantage les performances des athlètes en particulier celles de la relève et qui contribuera à l’émergence sportive de la Grande Île, sans oublier l’accueil des événements sportifs internationaux qui pourront être organisés dans tout Madagascar où toutes les régions pourront en bénéficier. L’organisation à domicile des Jeux des Iles de l’Océan Indien en 2023 a plus que boosté la construction de ces infrastructures au niveau des chefs-lieux de province.

T.H

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Concert : D-Lain en toute assurance

D-Lain a rempli l’Arena Ivandry hier dans l’après-midi, ce qui est un bon début pour son passage à Madagascar. Tout d’abord, ce chanteur c’est une voix au micro, c’est son cachet. Une voix juste et surtout adaptée à tous les rythmes, il fallait donc s’y attendre. C’est surtout la gente féminine qui a rempli la salle. L’occasion aussi pour le vainqueur du Castel Live Opéra de 2012 de présenter les chansons de son cru. « Ato am-ponay », « Maty aminao », « Arosoy amin’izay » et des meilleurs. Pour faire ressortir tout le potentiel de sa voix, D-Lain s’est entouré des meilleurs musiciens actuels. Ce qui a aussi donné une polyphonie surprenante à sa prestation. Premier pari donc réussi pour le chanteur qui a désormais acquis une fanbase, une belle manière de fêter son anniversaire pour le chanteur.

Maminirina Rado

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Journée mondiale de la radio : 10e anniversaire

La RNM est la plus ancienne radio du pays. (Photo d’archives)

13 février 2011-13 février 2021. La Journée mondiale de la radio a 10 ans d’existence. En effet, la Conférence générale de l’UNESCO a proclamé la Journée mondiale de la radio le 13 février, lors de sa 36e session en 2011. Cette date a été proposée par la directrice générale de l’UNESCO et correspond à la date de création de la radio des Nations Unies. Cette année, cette journée a été placée sous le thème « nouveau monde, nouvelle radio ». En effet, la radio s’est toujours efforcée d’être un outil majeur de transmission de l’information. Dans la Grande-île, certaines radios ont choisi d’émettre dans des régions spécifiques.

Recueillis par Dominique R.

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Anosibe : Un homme de 29 ans retrouvé mort après un accident

Un homme de 29 ans est décédé après avoir été percuté par un véhicule, à Anosibe samedi soir. La police s’est rendue sur place pour effectuer un constat, et les forces de l’ordre ont confirmé la cause du décès de cet homme. Les circonstances de l’accident demeurent inconnues. D’après les premiers éléments de la police, l’homme aurait été renversé par un véhicule qui circulait sur la route d’Anosibe, puis le conducteur a pris la fuite. Une enquête a été ouverte et la police invite toute personne ayant des éléments en sa possession sur ces faits à se manifester auprès d’eux.

Un autre fait à Soanierana Ivongo. Un accident corporel de circulation mettant en cause un véhicule du corps diplomatique. Un chauffeur à l’ambassade américaine à Madagascar s’est présenté volontairement à la brigade de Soanierana Ivongo vendredi. Il a alerté la brigade qu’un véhicule 4×4 de marque Toyota, appartenant à l’ambassade des États-Unis, roulant en direction de Fénérive Est sur la RN5 conduit par lui-même, a commis un accident corporel de circulation. En effet, un piéton a traversé brusquement la chaussée au “fokontany” Manankinany, au PK 147 vers 17 heures. La victime est une écolière de l’école primaire publique de Manankinany, et qui a été évacuée au CHRD de Soanierana Ivongo pour les soins d’urgence. Trois gendarmes se sont dépêchés sur les lieux en vue de procéder à la constatation et effectuer une enquête. Après constatation, le véhicule en cause est immobilisé et garé à la brigade de Soanierana Ivongo avec le conducteur pour leur sécurité. Le procureur de la république près le tribunal de la première instance de Fénérive-Est et le chef de district de Soanierana Ivongo ont été informés. À signaler que le même jour, la victime est encore dans le coma et évacuée vers CHRR de Fénérive-Est.

Yv Sam

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Brickaville : Niharan-doza ny fiara nitondra ny Tarika Tence Mena

Tra-doza ny fiara Sprinter nitondra ny Tarika Tence Mena, tokony ho 15 km tsy hiditra an’i Brickaville ny zoma teo, raha ndeha hanatanteraka lanonana Saint Valentin any amin’ny Calypso Toamasina ny harivan’io. Tsy nisy ny aina nafoy fa nisy mpihira iray naratra mafy nentina tany amin’ny vonjy aina ao Brickaville. Tsy fantatra mazava izay tena nahatonga ny loza, raha ny fanazavana. Somary malama ny lalana amin’iny lalam-pirenena faharoa iny noho ny oran’andro. Mety nandeha mafy ny fiara noho ny fanenjehana fotoana ka niharan-doza. Tonga teny an-toerana ny mpitandro filaminana nanao ny fanadihadiana ary nandefa ny naratra nihazo ny toeram-pitsaboana. Tranga mitovitovy amin’izy ity ihany koa no nitranga tany amin’ny lalam-pirenena fahafito iny. Fiara Spinter iray no nivadika noho ny fandehanana mafy tamin’izany. Tsy nisy ny maty fa nisy kosa ny naratra tamin’izany loza izany.

Trano an’ny « croix rouge » any Carion Manjakandriana no potika tantetraka vokatry ny fandonan’ny kamiao lehibe iray azy io. Ireny kamiao lava ireny no namantana tany amin’ilay trano io. Soa fa tsy nisy ny aina nafoy na ny naratra tamin’ity loza ity. Ao anatin’ny fotoanan’ny orana izao, malama ny arabe, indrindra amin’ny lalam-pirenena ka samy tokony hitandrina ny rehetra, na fiara be na fiara kely. Mety hamoizana aina ny lozam-pifamoivoizana, ka tompon’andraikitra amin’ny fiara na moto entiny ny rehetra.

Yv Sam

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Jeux Paralympiques : Aurélie Faravavy a un pied à Tokyo

Aurélie Faravavy et son guide Olivier Razafimahandry.

Deux médailles dont une d’argent et une de bronze. Tels sont les résultats des athlètes malgaches qui ont participé au Grand Prix d’athlétisme de Dubaï, un tournoi qualificatif pour les Jeux paralympiques à Tokyo au mois d’août. Cette belle moisson est en partie l’œuvre de la sprinteuse Aurélie Faravavy. La para-athlète vient d’ajouter deux titres à son palmarès après ceux obtenus aux Jeux des îles de l’Océan Indien et au meeting d’athlétisme du Maroc en 2019. Elle était engagée dans la course de vitesse sur une distance de 100 et 200m des malvoyantes. En effet, Aurélie Faravavy s’est emparée de la médaille d’argent en 100m. Accompagnée par son coach Olivier Razafimahandry, elle a raté de peu le métal précieux en bouclant un chrono de 14″51, alors qu’il fallait 14″50 pour décrocher les minima. Son évolution au cours des trois dernières années est perceptible. En 2017, son meilleur temps était de 25″. En 200 m, elle termine troisième et remporte la médaille de bronze. Il est fort probable qu’Aurélie représente Madagascar aux Jeux Paralympiques grâce à une wild-card malgré le fait qu’elle n’ait pas obtenu les minima. La 16e édition des Jeux paralympiques d’été, initialement prévue du 25 août au 6 septembre 2020, se déroulera du 24 août au 5 septembre 2021, à Tokyo au Japon.

« L’objectif a été atteint. Les épreuves qu’on a subi, moi et mon athlète, n’ont pas été faciles. Beaucoup sont ceux qui se sont moqués de nous même si d’autres nous ont encouragés. Pourtant, nous ne nous sommes pas découragés et avons continué nos entraînements. Sans la grâce de Dieu, nous n’aurions pas pu obtenir ce résultat. Nous attendons maintenant peut-être les jeux paralympiques, puisque Aurélia a une meilleure chance d’y participer. On devrait se préparer intensément », a fait savoir Olivier Razafimahandry, chef de la délégation malgache. Quant à Alban Ranomenjahary engagé au lancer de poids, il se trouve à la quatrième place. Il a été disqualifié à plusieurs reprises durant le concours pourtant la médaille d’argent était à portée de ses biceps.

Manjato Razafy

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My french Film festival : Les cinéphiles se rencontrent à l’Alliance française d’Antsiranana

Plus d’une cinquantaine de personnes ont pu bénéficier de ces projections gratuites à l’Alliance française de Diego-Suarez.

Cette année, et pour la première fois, l’Alliance française de Diego-Suarez a présenté le My French Film Festival. Le festival en ligne MyFrenchFilmFestival.com est un concept inédit qui a pour but de mettre en lumière la jeune génération de cinéastes francophones et qui permet aux internautes du monde entier de partager leur amour du cinéma français. Pour sa onzième édition, le festival revient avec de nouveaux films, de nouvelles plateformes partenaires et des lancements en salles dans plusieurs pays.

Du 15 janvier au 15 février 2021, les cinéphiles d’Antsiranana ont eu accès aux films de cette 11e édition du premier festival de cinéma francophone en ligne. Le principe : dix longs-métrages et dix courts-métrages en compétition, dont un long-métrage et un court-métrage belges. Les internautes sont invités à noter tous les films et à laisser leurs commentaires sur le site. La sélection compte également, hors-compétition, un film suisse, un long métrage canadien, une section jeune public, une section réalité virtuelle et des films de patrimoine.

Pour les lauréats, cinq prix sont décernés à l’issue du festival : Le Prix du Jury International récompensera un long-métrage en compétition. Les Prix du Public, les internautes du monde entier peuvent voter pour leurs films préférés sur la plateforme du festival. Ces prix récompensent un long et un court-métrage en compétition. Le Jury est composé de journalistes de grands médias étrangers. Le Jury International et le Jury de la presse internationale se réuniront durant le festival pour voter pour les films gagnants.

Entièrement gratuite en Afrique en ligne, l’Alliance propose de redécouvrir gratuitement la sélection de l’année dernière du 15 janvier au 15 février avec : Les fauves, Perdrix, Exfiltrés. Plus d’une cinquantaine de personnes ont pu bénéficier de ces projections gratuites à l’Alliance. La sélection de cette année sera projetée dans les mois à venir, tel que Énorme, Camille ou encore d’autres courts-métrages en Culturbus.

Iss Heridiny

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Face à l’opposition :Les partisans du pouvoir se ressoudent

Au Sénat, l’IRD ne veut pas perdre le MMM.

Les pro-régimes se mobilisent et font taire les rivalités pour affronter l’opposition.

Réponse du berger à la bergère. Une semaine, jour pour jour, après la manifestation politique des opposants à Imerinkasinina, les partisans du président de la République ont également organisé un rassemblement. Dans le cadre d’une sortie verte, samedi dernier,  les ténors des différents partis et associations, élus et hauts responsables, qui soutiennent Andry Rajoelina,  se sont donnés rendez-vous dans la commune de Talata Volonondry, district d’Avaradrano pour se retrouver avec leurs militants, qui sont, d’ailleurs, venus nombreux à ce rendez-vous à fort relent politique.

Rassemblement. Face à l’offensive de l’opposition qui mise beaucoup sur la mobilisation, les partisans du régime répliquent avec la même formule. La manifestation à Imerinkasinina a manifestement éveillé la conscience  de ces derniers qui, n’avaient pas organisé depuis quelques mois de rendez-vous avec leurs militants. La sortie de samedi a été, d’ailleurs, le premier rassemblement des militants du parti TGV cette année. « C’est une occasion pour nous de connaître ceux qui partagent la même conviction », nous a affirmé un militant. Et sur les ondes, les deux émissions « Miara-manonja » et « Tambatra » ne ratent aucune journée pour multiplier les passes d’armes.

Verrouillage. Au Sénat, les partisans du régime font taire les rivalités. Le parti Malagasy Miara-Miainga décroche le portefeuille de la commission sociale, culture et communication au Sénat, dont la présidence a été confiée à Ndriana Rakotondrainibe. Alors qu’un verrouillage de l’IRD est pressenti à la Chambre haute, étant donné la relation devenue glaciale entre cette plateforme et le parti de Hajo Andrianainarivelo, lequel a pu faire élire deux sénateurs à Antananarivo et Toamasina, lors de l’élection des nouveaux présidents des commissions, vendredi dernier, les sénateurs IRD ont lâché prise et offrent un poste au MMM. Ce choix pourrait signifier que les ponts ne sont pas complètement coupés entre ces partis.

Mastodonte. Avant les élections sénatoriales, la tension entre la plateforme IRD et le parti MMM était encore à son comble et avait affecté les militants des deux formations qui se démanchaient durant les campagnes. Le choix du MMM à faire cavalier seul face au mastodonte IRD est considéré comme un affront par certains leaders de la plateforme. La relation se refroidit et Hajo Andrianainarivelo, président national du MMM, n’a pas hésité à lancer des piques en public contre certains hauts responsables. Le parti MMM est devenu critique face au régime. Cette formation, bien qu’elle ait pris son écart vis-à-vis de la plateforme IRD regroupant les partis qui soutiennent le président de la République, le Malagasy Miara-Miainga ne quittera pas la barque des pro-régimes et ne basculera pas à l’opposition.

Rija R.

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Football-Pro League : JET et Fosa dos à dos

Le duel tant attendu entre JET Kintana et Fosa Juniors a accouché d’un score de parité de 1 à 1. Un résultat sans doute très frustrant pour les Majungais dont la situation devient de plus en plus compliquée. Mais ce nul donne un sérieux avantage au Five FC4 qui reste en tête avec ses 13 points. JET Kintana reste toutefois devant son adversaire du jour grâce à son capitaine Tsito qui a encore marqué très tôt (19e mn). Mais le temps de remplacer Santatra et Sambatra réussi à niveler le score, preuve que jusqu’ici Salvatore Mobile n’a pas encore trouvé son équipe type procédant par à-coups et se permettant de faire sortir André pour faire entrer Elefoni ou encore Nicolas par Radokely. Comme Jean Yves est resté aphone et que Rinjala est toujours blessé, la batterie offensive de Fosa a du mal à convaincre. Pour rester dans cette conférence Nord, le COSFA a nettement battu Tia Kitra sur le score de 4 buts à 1.

Clément RABARY

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Entrepreneuriat social : La formation des mères célibataires à l’honneur

L’originalité de cette technique permettra aux bénéficiaires de cette formation de conquérir le marché.

Quelques étudiants, issus de l’Institut national des sciences comptables et administration d’entreprise (INSCAE), se sont lancés dans l’entrepreneuriat social grâce à une matière de leur cursus « comportement du manager ». L’objectif étant de proposer une formation qui pourra ensuite générer un revenu sur le long terme pour les cibles. Ces étudiants ont ciblé les mères célibataires de l’association Fiavotana et ont dispensé une formation sur la technique du « tie and dye ». C’est une  teinture par nouage qui consiste à décolorer les textiles.  A travers cette formation, ces étudiants souhaitent contribuer en partie à l’autonomisation de ces femmes. « L’entrepreneuriat social peut s’imposer comme une solution pertinente, en répondant non seulement aux besoins d’évolution des pratiques commerciales mais aussi aux questions sociales. Il s’agit en réalité d’impulser un changement ayant un impact positif au niveau de la société », selon Hariniaina Rio Rakotoarivelo Garyskoper, étudiant à l’INSCAE.

Narindra Rakotobe

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Opposition : Le régime resserre l’étau

Vonison Andrianjato apparaît en chair et en os lors de l’émission « Miara-manonja » à Itasy.

Samedi dernier a été annoncée comme une « journée spéciale » pour les opposants.

L’opposition n’est pas prête à abandonner. Au contraire, elle est plus que déterminée. Et même si elle se trouve avec une marge de manœuvre de plus en plus réduite, les griffes du régime ne les font pas reculer, ont laissé entendre les députés Hanitra Razafimanantsoa et Fidèle Razara Piera. Samedi dernier, les opposants ont annoncé une « journée spéciale » et l’émission « Miara-manonja » a changé de style mais ne perd pas sa virulence. Elle a été organisée depuis le district de Soavinandriana, a-t-on su. Sur la page officielle de l’émission, on affirme qu’elle a été organisée à Itasy. Dans la Capitale, les éléments des forces de sécurité ont investi différents points stratégiques de la ville.

Haine. Le régime a déjà mis en garde l’opposition concernant les discours de haine et la velléité de semer le trouble. Au sein du gouvernement, on réitère à plusieurs reprises que toute tentative de déstabilisation ne sera en aucun cas la bienvenue et mérite la répression. Et les forces de l’ordre, qui sont déjà mobilisées, se sont montrées intraitables sur ce sujet. La présidente de l’Assemblée nationale, Christine Razanamahasoa, quant à elle, a « rappelé à l’ordre » les députés du Tiako i Madagasikara concernant leurs attributions en tant que parlementaires.

Gendarmerie. Mais les opposants ne vont pas céder et attisent la tension. Dans le camp du régime, la riposte risque de monter également en degré. La semaine dernière, les premières sanctions ont commencé à tomber. La chaîne MBS a été empêchée de diffuser sur satellite « car l’incitation à la haine et à l’insurrection est avérée », s’est justifié le ministre de la Justice, Johnny Richard Andriamahefarivo. Une procédure judiciaire a été, en effet, engagée par la chaîne pour revenir parmi les chaînes satellitaires. Vonison Andrianjato, quant à lui, a été convoqué par la gendarmerie et risque de faire face à la justice. Il a été pointé du doigt par les partisans du régime pour avoir véhiculé la démission du chef du gouvernement suite à une brève sortie du concerné à La Réunion pour un contrôle médical. Jusqu’à présent, cet ancien ministre de la Communication n’a pas répondu à la convocation et reste introuvable.

Rija R.

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Ambohimangakely : Attaque suivie d’une tentative de viol dans un épi-bar

L’insécurité reprend de l’ampleur dans les périphéries de la Capitale malgré les efforts déployés par la gendarmerie à travers le déploiement de patrouilles dans les zones réputées sensibles ces derniers temps. Hier à Ambohimangakely dans le district d’Antananarivo Avaradrano, un épi-bar était la cible d’une bande de malfaiteurs composée de cinq individus. L’acte a été commis vers minuit dans le village de Behintsy, “fokontany” Andranovao. A visages masqués et munis des deux pistolets de fabrication artisanale, ces brigands se sont introduits de force dans ce commerce après avoir fracturé la porte d’entrée. Une fois à l’intérieur, ils ont menacé avec leurs armes les occupants de la maison. Maîtrisés, ces derniers ont dû se soumettre aux exigences des assaillants qui ont réussi à s’emparer de 300.000 ariary et quelques bouteilles de boissons alcoolisées. Avant d’évacuer les lieux, ils ont tenté de violer une femme de 34 ans qui se trouve être l’employée de la maison. Mais, ils ont renoncé à la dernière minute à cause de l’urgence de la situation. Selon les informations, les malfaiteurs étaient déjà partis quand la gendarmerie de la localité a été alertée vers 1 heure 30. Sitôt avisés, des gendarmes en patrouille dans le village d’Ambohimarololo dudit “fokontany” se sont dépêchés sur les lieux pour intervenir et toutes les unités limitrophes ont été mobilisées pour lancer la poursuite. Mais aucun suspect n’a été arrêté. Puisque les victimes et les riverains n’ont pas encore les numéros des forces de l’ordre à appeler en cas d’alerte, des numéros verts de la gendarmerie leur ont été distribués. L’enquête est en cours.

T.M.