Les actualités à Madagascar du Dimanche 15 Janvier 2017

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Madagascar Tribune172 partages

Le régime attendu au tournant

Ce ne serait plus qu’une question de temps, l’arrestation de l’ancien président de la République, Marc Ravalomanana serait imminente affirme une source auprès du ministère de la Justice. Depuis quelques temps, le principal concerné avait en effet multiplié les provocations à l’encontre de la justice malgache et du régime Rajaonarimampianina en général. Soulignant que le régime n’oserait tout simplement pas y procéder. Notifier de sa condamnation pour la tuerie du 7 février, l’ancien président de la République avait déclaré haut et fort l’incompétence du tribunal qui avait sorti la décision de ce temps là et de la justice malgache en général. Multipliant les raisons selon lesquels le régime de transition n’ayant pas eu la légitimité des urnes ou encore que le procès était uniquement de motivation politique. Marc Ravalomanana qui pourtant peu faire opposition de la décision ou éventuellement user des voies de recours octroyer par notre système n’en a rien fait jusque là et ce depuis son retour en catimini au pays en 2014. Face à cela, la garde des sceaux du temps de la Transition, Christine Razanamahasoa a tôt fait de réagir. Selon cette dernière, la juridiction qui avait jugé Marc Ravalomanana était tout à fait compétente. Aussi, la condamnation du 28 août 2010 prononcé à l’encontre de l’ancien président est tout à fait applicable et doit être appliquée. Etant donné que cela entre dans le principe de la continuité de l’Etat. Pourrait-on donc considérer que du côté du parti Miaraka amin’ny Prezida Andry Rajoelina (MAPAR), on ne verrait aucun inconvénient à ce que Marc Ravalomanana soit mis derrière les barreaux ? Et ce malgré la déclaration de celui-ci d’une alliance contre nature certes mais envisageable avec le parti de Andry Rajoelina.

En somme, le régime est donc attendu au tournant dans cette affaire. D’une part, le principal concerné brandi la menace d’un soulèvement populaire si tant est qu’il soit arrêté, d’autre part, ce serait un signe de faiblesse de plus de la part du régime que de rester dans le silence, jusqu’aux élections. D’ailleurs, aucun condamné ne devrait pouvoir se prévaloir de la conjoncture politique afin d’échapper à son verdict, malheureusement cela devient courant dans le pays.

Marc Ravalomanana est pour le moment absent du territoire. Il a réuni samedi dernier ses sympathisants en France et en Europe à Savigny le Temple (France). Une présentation de vœux et d’échanges avec ses partisans qui se sont mobilisés en masse pour l’écouter étaient au programme.

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Des arriérés en tout genre

Les dirigeants de la compagnie nationale d’électricité JIRAMA avaient annoncé à la fin de la semaine dernière que la compagnie pourrait éponger toutes ses dettes cumulés depuis toujours d’ici trois ans. Notamment et surtout grâce à la lutte contre le vol d’électricité ainsi que les branchements illicites occasionnant la majorité des pertes de la société. Toutefois, jusqu’à l’heure actuelle, la JIRAMA ne fait que cumuler les arriérés en tout genre.

Il y aurait actuellement un peu moins de 30 000 demandes de compteurs électriques en attente et n’ont reçu aucune réponse positive de la part de la société. Des demandes qui pour certaines datent de 2012. Ceci alors que les frais de dossiers demandés par la JIRAMA auraient déjà été payés en totalité selon un usager en attente de l’installation de son compteur. Les responsables au niveau de la société d’Etat ont souligné que la mise en place de ces compteurs sera effectuée avant la fin de cette année. La JIRAMA aurait importé plus de 70 000 compteurs afin de répondre aux besoins des usagers. Des plaintes sont également venues de la part des compagnies pétrolières, fournisseurs en carburant de la société. Selon ces derniers, la JIRAMA devrait actuellement 300 milliards d’Ariary d’impayés à ses fournisseurs. Bien que les dirigeants de la société d’Etat soient optimistes, il reste de ce fait beaucoup à faire au niveau de la gestion et la remise à flot de celle-ci.

La taxation des simples usagers et des industries avec la hausse du prix de l’électricité et de l’eau ne devrait pas être la seule solution proposée afin de résorber ces pertes. Si la hausse du prix de l’électricité est effective depuis ce mois de janvier avec une augmentation moyenne de 8,5 %, la Jirama compte également réviser le tarif de l’eau prochainement. Les détails sur ce nouveau plan tarifaire ne sont pas encore communiqués mais une hausse de prix avec la conjoncture actuelle risque de pénaliser les ménages déjà en grande difficulté et la productivité des entreprises du secteur privé.

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Interdiction de garer sur les trottoirs et les rues à double sens

Il était temps ! Il est désormais interdit aux automobilistes de se garer sur le trottoir ou sur les rues à double sens de la capitale. La commune urbaine d’Antananarivo (CUA) a pris une décision y afférente le 7 janvier dernier. L’objectif est de fluidifier la circulation centre-ville et d’éviter le parking sauvage qui pourrait occasionner des perturbations de la circulation. Cette décision concerne principalement des portions de routes de la capitale considérées comme étant à l’origine des bouchons dans la ville :Boulevard de l’Europe : du rond-point « Jesosy Mamonjy » au pont d’Ankasina aux 67Ha ; l’avenue Lénine : du pont de Behoririka au rond-point Antanimena ; rue Docteur Rahamefy : de l’Ekar Antanimena à l’établissement Ratifoson dans le sens descendant ; rue Ratsima James : de la FDC Ankorondrano à la sortie de l’office du bac à Ankadifotsy, rue Andrianaivoravelona Fils : de l’immeuble Aro Ampefiloha au chemin de fer, côté gauche ; rue Russie : de Vola Boutika Isoraka à l’immeuble Besoa, côté droit ; rue avenue général Ramanantsoa : de Bio 33 à Ambatonilita.

Cette décision de la CUA n’a pas manqué de réagir les usagers de la route qui, ces derniers temps, se plaignent des interminables bouchons bloquant l’entrée et la sortie de la ville. Certains saluent cette prise de cette décision mais s’interrogent quant à son application et à son suivi. D’autres indiquent que ce ne sont pas uniquement le parking sauvage qui occasionne les embouteillages dans la capitale, il y a aussi le non-respect des arrêts par les transporteurs en commun et surtout la dégradation de l’état de la route.

Après près de deux semaines de pluie, certaines portions de routes sont impraticables dans la capitale. Cela engendre de gros ralentissement, voire blocage de la circulation par endroit. C’était, entre autres, le cas hier entre Ampitatafika et Anosizato où il a fallu aux automobilistes deux heures pour effectuer une distance d’environ un kilomètre. Beaucoup de routes des 67 Ha et d’Isotry sont également concernés par cette dégradation dont la réhabilitation relève de la compétence de la commune urbaine et du ministère des Travaux publics.

A un an de sa fin de mandat, Lalao Ravalomanana, actuelle maire d’Antananarivo-ville aura certainement du pain sur la planche. Lors de son allocution hier lors de la cérémonie de vœux avec ses collaborateurs à l’hôtel de ville à Analakely, elle pris l’objectif des 100 jours pour réaliser des travaux d’assainissement à Tana.

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Une collecte de signatures à l’Assemblée nationale

Il y a du mouvement actuellement au niveau de l’Assemblée nationale. Après une fin de session ordinaire quasi-déserte et une autre extraordinaire marquée par de nombreuses chaises vides, les députés commencent à revenir à Tsimbazaza. Une collecte de signatures pour la proposition du nom du nouveau Premier ministre en serait la cause. La nomination du premier ministre devrait encore respecter l’article 54 de la Constitution qui stipule que le part majoritaire à la Chambre basse propose les noms du Premier ministre au président de la République. Les députés Mapar d’Andry Rajoelina étant majoritaire avec plus d’une quarantaine d’élus. Il leur revient ainsi de proposer le nom du futur chef du gouvernement.

Selon les indiscrétions, le nom de l’actuel Premier ministre, Christian Ntsay, circule beaucoup à Tsimbazaza. Ce dernier aurait de fortes chances d’être reconduit à son poste. Proposé par Andry Rajoelina à l’issue du mouvement des 73 députés de l’opposition sur le parvis de l’Hôtel de Ville, Christian Ntsay, a été nommé Chef de gouvernement de consensus et de sortie de crise au mois de juin 2018. Il avait notamment pour comme principale mission l’organisation de l’élection présidentielle qui a vu la victoire de Andry Rajoelina.

Au niveau de l’Assemblée nationale, le mandat des députés prendra fin le 5 février 2019 à minuit selon l’avis n°01-HCC/AV du 16 février 2018 de la Haute Cour Constitutionnelle (HCC). « Les pouvoirs de l’Assemblée nationale et le mandat des députés qui la composent, issus des élections du 29 décembre 2013, arrivent à échéance le 5 février 2019 à minuit » d’après l’article 2 de cet avis.

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Une collecte de signatures à l’Assemblée nationale

Il y a du mouvement actuellement au niveau de l’Assemblée nationale. Après une fin de session ordinaire quasi-déserte et une autre extraordinaire marquée par de nombreuses chaises vides, les députés commencent à revenir à Tsimbazaza. Une collecte de signatures pour la proposition du nom du nouveau Premier ministre en serait la cause. La nomination du premier ministre devrait encore respecter l’article 54 de la Constitution qui stipule que le part majoritaire à la Chambre basse propose les noms du Premier ministre au président de la République. Les députés Mapar d’Andry Rajoelina étant majoritaire avec plus d’une quarantaine d’élus. Il leur revient ainsi de proposer le nom du futur chef du gouvernement.

Selon les indiscrétions, le nom de l’actuel Premier ministre, Christian Ntsay, circule beaucoup à Tsimbazaza. Ce dernier aurait de fortes chances d’être reconduit à son poste. Proposé par Andry Rajoelina à l’issue du mouvement des 73 députés de l’opposition sur le parvis de l’Hôtel de Ville, Christian Ntsay, a été nommé Chef de gouvernement de consensus et de sortie de crise au mois de juin 2018. Il avait notamment pour comme principale mission l’organisation de l’élection présidentielle qui a vu la victoire de Andry Rajoelina.

Au niveau de l’Assemblée nationale, le mandat des députés prendra fin le 5 février 2019 à minuit selon l’avis n°01-HCC/AV du 16 février 2018 de la Haute Cour Constitutionnelle (HCC). « Les pouvoirs de l’Assemblée nationale et le mandat des députés qui la composent, issus des élections du 29 décembre 2013, arrivent à échéance le 5 février 2019 à minuit » d’après l’article 2 de cet avis.

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Une collecte de signatures à l’Assemblée nationale

Il y a du mouvement actuellement au niveau de l’Assemblée nationale. Après une fin de session ordinaire quasi-déserte et une autre extraordinaire marquée par de nombreuses chaises vides, les députés commencent à revenir à Tsimbazaza. Une collecte de signatures pour la proposition du nom du nouveau Premier ministre en serait la cause. La nomination du premier ministre devrait encore respecter l’article 54 de la Constitution qui stipule que le part majoritaire à la Chambre basse propose les noms du Premier ministre au président de la République. Les députés Mapar d’Andry Rajoelina étant majoritaire avec plus d’une quarantaine d’élus. Il leur revient ainsi de proposer le nom du futur chef du gouvernement.

Selon les indiscrétions, le nom de l’actuel Premier ministre, Christian Ntsay, circule beaucoup à Tsimbazaza. Ce dernier aurait de fortes chances d’être reconduit à son poste. Proposé par Andry Rajoelina à l’issue du mouvement des 73 députés de l’opposition sur le parvis de l’Hôtel de Ville, Christian Ntsay, a été nommé Chef de gouvernement de consensus et de sortie de crise au mois de juin 2018. Il avait notamment pour comme principale mission l’organisation de l’élection présidentielle qui a vu la victoire de Andry Rajoelina.

Au niveau de l’Assemblée nationale, le mandat des députés prendra fin le 5 février 2019 à minuit selon l’avis n°01-HCC/AV du 16 février 2018 de la Haute Cour Constitutionnelle (HCC). « Les pouvoirs de l’Assemblée nationale et le mandat des députés qui la composent, issus des élections du 29 décembre 2013, arrivent à échéance le 5 février 2019 à minuit » d’après l’article 2 de cet avis.

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Interdiction de garer sur les trottoirs et les rues à double sens

Il était temps ! Il est désormais interdit aux automobilistes de se garer sur le trottoir ou sur les rues à double sens de la capitale. La commune urbaine d’Antananarivo (CUA) a pris une décision y afférente le 7 janvier dernier. L’objectif est de fluidifier la circulation centre-ville et d’éviter le parking sauvage qui pourrait occasionner des perturbations de la circulation. Cette décision concerne principalement des portions de routes de la capitale considérées comme étant à l’origine des bouchons dans la ville :Boulevard de l’Europe : du rond-point « Jesosy Mamonjy » au pont d’Ankasina aux 67Ha ; l’avenue Lénine : du pont de Behoririka au rond-point Antanimena ; rue Docteur Rahamefy : de l’Ekar Antanimena à l’établissement Ratifoson dans le sens descendant ; rue Ratsima James : de la FDC Ankorondrano à la sortie de l’office du bac à Ankadifotsy, rue Andrianaivoravelona Fils : de l’immeuble Aro Ampefiloha au chemin de fer, côté gauche ; rue Russie : de Vola Boutika Isoraka à l’immeuble Besoa, côté droit ; rue avenue général Ramanantsoa : de Bio 33 à Ambatonilita.

Cette décision de la CUA n’a pas manqué de réagir les usagers de la route qui, ces derniers temps, se plaignent des interminables bouchons bloquant l’entrée et la sortie de la ville. Certains saluent cette prise de cette décision mais s’interrogent quant à son application et à son suivi. D’autres indiquent que ce ne sont pas uniquement le parking sauvage qui occasionne les embouteillages dans la capitale, il y a aussi le non-respect des arrêts par les transporteurs en commun et surtout la dégradation de l’état de la route.

Après près de deux semaines de pluie, certaines portions de routes sont impraticables dans la capitale. Cela engendre de gros ralentissement, voire blocage de la circulation par endroit. C’était, entre autres, le cas hier entre Ampitatafika et Anosizato où il a fallu aux automobilistes deux heures pour effectuer une distance d’environ un kilomètre. Beaucoup de routes des 67 Ha et d’Isotry sont également concernés par cette dégradation dont la réhabilitation relève de la compétence de la commune urbaine et du ministère des Travaux publics.

A un an de sa fin de mandat, Lalao Ravalomanana, actuelle maire d’Antananarivo-ville aura certainement du pain sur la planche. Lors de son allocution hier lors de la cérémonie de vœux avec ses collaborateurs à l’hôtel de ville à Analakely, elle pris l’objectif des 100 jours pour réaliser des travaux d’assainissement à Tana.

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Le Sénat s’en prend aux ordonnances présidentielles et saisit la HCC

Un nouveau bras de fer est engagé entre le Sénat dont les membres sont majoritairement composés des partis de l’opposition et l’Etat. Dans une lettre adressée au Président de la Haute Cour Constitutionnelle (HCC), le président de la chambre haute, Rivo Rakotovao demande à cette institution de déclarer la caducité des quatorze ordonnances prises en conseil des ministres par le président de la République en 2019.

Ces ordonnances présidentielles concernent entre autres, la loi relative au patrimoine routier, la modification de certaines dispositions fixant les règles relatives au fonctionnement du sénat ainsi qu’aux modalités d’élection et de désignation de ses membres, la loi relative à l’ordre malgache, la loi portant abrogation totale de celle portant sur la politique nationale du cinéma et de l’image animée ou encore la loi relative au recouvrement des avoirs illicites.

Le Sénat affirme que les différentes étapes pour légiférer par ordonnance n’ont pas été respectées.

Si les ordonnances entre en vigueur dès leur publication, un projet de loi de ratification doit être déposé devant le Parlement. « Il est toutefois constaté qu’aucun projet de loi de ratification des ordonnances prises en 2019 n’a été déposé devant le Parlement au cours de la seconde session ordinaire », déplore le président du Sénat. « De telle omission rentre en violation des dispositions de la Constitution aux termes desquelles les arrêtés et les décisions de la haute cour constitutionnelle sont motivés, ils ne sont susceptibles d’aucun recours. Ils s’imposent à tous les pouvoirs publics ainsi qu’aux autorités administratives et juridictionnelles », argumente Rivo Rakotovao.

Le président de la Chambre haute estime ainsi que toutes les ordonnances non soumises à ratification en 2019 par le parlement en sa seconde session ne devront plus être maintenues en vigueur.