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Les actualités à Madagascar du Lundi 14 Décembre 2020

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Extension de l’aéroport d’Ivato : Un nouveau scandale financier en vue

L’Etat malagasy remet en cause le contrat de construction et d’exploitation du nouveau terminal international.

 

Les travaux de construction du nouveau terminal international à l’aéroport d’Ivato entre désormais dans sa phase finale qui consiste en la mise en place des dispositifs de sûreté et de sécurité. Prévue être opérationnelle dans le premier trimestre de cette année 2020, cette nouvelle infrastructure doit encore attendre un certain temps avant l’ouverture officielle. Et cette attente risque encore d’être longue. En effet, un scandale financier est en vue en ce qui concerne cette nouvelle infrastructure. De source bien informée, l’administration Rajoelina remettrait en cause le contrat de construction et d’exploitation du nouveau terminal international d’Ivato. Des travaux jugés trop chers ayant provoqué un préjudice de plusieurs milliards d’ariary à l’Etat malagasy. A entendre notre source, actuellement, des négociations sont en cours entre l’Etat malagasy qui a engagé un cabinet d’avocats international, et Ravinala Airports chargé de l’exploitation des aéroports d’Ivato et de Nosy-Be. Plusieurs vices et anomalies auraient été constatés sur le contrat de cession avec Ravinala Airports. Un contrat signé durant le régime Hery Rajaonarimampianina. En effet, à en croire nos sources, le dossier risque même d’aller jusqu’à une procédure judiciaire. Une enquête judiciaire serait en cours et des barons de l’ancien régime seraient dans le collimateur de la Justice dans cette affaire.

Surévalué. 240 millions de dollars. C’est le coût des travaux du nouveau terminal. Une somme trop exorbitante, estime le gouvernement actuel. Le choix des entreprises qui ont obtenu le marché est remis en cause. Des offres moins coûteuses auraient été reçues mais n’ont pas été prises en compte. Le prix de l’investissement présenté par le concessionnaire est considéré comme surévalué par rapport aux rendus tant sur le point de vue esthétique que sur le qualitatif et quantitatif. A titre comparatif, les travaux de construction d’un énorme aéroport à Nairobi Kenya s’élèvent à 93 millions de dollars. C’est-à-dire 1/3 du coût des travaux à Ivato. Les travaux à Nairobi comprennent des aires de stationnement des avions, la création d’un 4è terminal et de parkings, la réhabilitation et l’extension des trois terminaux de départ existants et du terminal d’arrivée, la réhabilitation de la piste d’atterrissage, du parking avions et mise à niveau du système d’éclairage, ainsi que la réhabilitation des terminaux domestiques. En revanche, en ce qui concerne Ivato, il n’y a aucune nouvelle piste. En outre, le concessionnaire a hérité toute l’ancienne infrastructure gérée par l’ADEMA et a fait construire un tarmac qui ne correspondrait pas aux normes requises après analyse du Laboratoire National LNTPB. Mais pour l’heure, le gouvernement Ntsay Christian entend d’abord primer la solution de la renégociation du contrat. Reste à savoir si Ravinala Airports acceptera de faire des concessions.

Convention de concession. Pour les pourparlers en cours, l’Etat malagasy dénonce le non-respect des principes de concession. Le concessionnaire ne supporterait aucun risque sur son investissement. Ce serait ADEMA qui encourt tous les risques de la concession. Par ailleurs, contrairement à ce qui est prévu par la convention de concession, la partie malagasy n’a aucunement participé dans le capital social du concessionnaire. Les représentants de l’Etat au sein du Conseil d’Administration, quant à eux, n’ont aucun droit de vote ni aucun droit de regard sur les aéroports d’Ivato et de Nosy-Be. Pour ce qui est de la redevance, le régime actuel pense qu’elle est inconcevable et inacceptable car non seulement elle est contraire à l’article premier de la convention de concession mais c’est aussi incompatible au principe d’indexation avec les principes règlementaires. Alors que le nouveau terminal international d’Ivato n’est pas encore opérationnel, le concessionnaire perçoit déjà depuis longtemps la redevance, a laissé entendre notre source. La redevance pour le développement des infrastructures aéroportuaires (RDIA) s’élèverait à 41,6 euros par passager pour les vols internationaux en plus de la redevance passager classique de 12,8 euros. Ravinala Airports est aussi accusé de non-respect des prérogatives de puissance publique, de renonciation à l’immunité de l’Etat malagasy et au non-respect de la souveraineté de celui-ci. En ce qui concerne le régime fiscal et douanier, l’Etat Malagasy se sent lésé et estime que cette infrastructure représente une grande perte sur les recettes fiscales publiques.

Davis R

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Marc Ravalomanana : « J’ai encore une mission pour le pays »

Marc Ravalomanana a du mal à réfréner ses ambitions. « J’ai encore une mission pour le pays », a-t-il déclaré, samedi dernier. Contrairement à ce que d’autres croient, l’ancien président ne compte pas encore jeter l’éponge, ni quitter l’arène politique. Après cette déclaration, le nuage qui planait sur sa présence lors de la prochaine élection présidentielle commence alors à se dissiper peu à peu. Même si l’échéance est encore lointaine, le camp de Marc Ravalomanana et ceux de ses partisans de l’opposition veulent déjà affirmer leur présence sur terrain. L’ancien président multiplie les sorties politiques en faisant, ces dernières semaines, le tour de certains marchés communaux. Samedi dernier, l’ancien président était au marché communal de Sabotsy Namehana, dans le district d’Avaradrano, avant de se rendre sur le site historique du Rova d’Ambohimanga. Il prend ainsi le relais des périples initiés par les parlementaires des partis Tiako i Madagasikara et Hery vaovao ho an’i Madagasikara.

Rija R.

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Forces armées : 4 Généraux de Corps d’Armée quittent les rangs

Le MDN (au centre) est actuellement le seul GCA non retraité.

Une myriade d’étoilés, dont des Généraux de Corps d’Armée (GCA), quittent la constellation militaire avec, pour chacun, un pécule de retraite équivalent à 12 mois de solde après avoir servi pendant des années « Ho an’ny Tanindrazana ».

14 décembre 1959 – 14 décembre 2020. Richard Ravalomanana souffle aujourd’hui ses 61 bougies. Atteignant ainsi la limite d’âge de son grade de Général de Corps d’Armée qui lui a été décerné, juste pour ne pas dire de justesse, la veille de son 60ème anniversaire, le 11 décembre 2019. Ce qui lui a permis de rester un an de plus dans les rangs de la Gendarmerie après sept ans de port de grade de Général de Division.

Cursus. Il a fallu l’avènement d’Andry Rajoelina au poste de président de la République et de chef suprême des forces armées pour que l’actuel Secrétaire d’Etat chargé de la Gendarmerie (SEG) décroche sa quatrième étoile, en dépit d’un cursus remarquable et remarqué : Académie Militaire d’Antsirabe ; Ecole supérieure de gendarmerie à Moramanga ; Ecole d’officiers de Gendarmerie à Melun ; Ecole d’Etat-major de Maisons d’Alfort ; Collège Interarmées de Défense à Paris. Et pour couronner le tout, Institut des Hautes Etudes de Défense nationale à Paris 13ème. 13 comme sa promotion à l’ACMIL dont il est sorti major. 13 aussi comme le numéro de l’ex-candidat élu président de la République qui gardera probablement Richard Ravalomanana dans le gouvernement, à l’instar d’autres ministres qui ont atteint l’âge de la retraite dans leur corps d’origine respectifs. En attendant, à l’occasion de son anniversaire ce jour, le Général des bérets noirs peut faire la… bombe.

Hautes responsabilités. Dans les rangs des bérets rouges, trois autres Généraux de Corps d’Armée ont été placés en position de retraite pour atteinte de la limite d’âge de leur grade. Il s’agit, selon l’ordre de radiation du contrôle de l’Armée, des généraux Roger Pierre Ralala ; Béni Xavier Rasolofonirina ; et Dominique Jean Olivier Rakotozafy. Ces trois chefs militaires ont occupé des hautes responsabilités « Pour la Patrie » puisque le premier était Secrétaire Général de la présidence et les deux derniers, ministres de la Défense nationale. Avec leur départ à la retraite et sous réserve des prochaine(s) promotion(s) dans le tableau d’avancement 2020, l’actuel Ministre de la Défense nationale (MDN), Richard Rakotonirina reste le seul GCA en activité au sein de la Grande muette. En revanche, l’ancien Ministre de la Sécurité Publique (MSP), Eric Michel Wouli Idrissa demeure l’unique « 4 étoiles » dans les rangs de la Police nationale où le grade d’ « Inspecteur Général » semble être réservé au ministre de tutelle, même si ce n’est pas le cas, du moins pas encore, pour l’actuel titulaire du poste qui continue de porter sur ses épaulettes les « 3 étoiles » de Contrôleur Général de Police.

R.O

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Orphelinat de la Police : Prendre la relève de leurs défunts pères

Le MSP Fanomezantsoa Randrianarison et son épouse.

« Fitiavana – Fahendrena – Fahazaina ». C’est la devise de l’Orphelinat de la Police nationale à Ambatolampy qui compte actuellement 70 pensionnaires à raison de 66 garçons et 24 filles. « Au début de sa création, il y avait juste sept pensionnaires », a rappelé le ministre de la Sécurité Publique, le Contrôleur général de Police, Fanomezantsoa Randrianarisona. Il connaît bien l’orphelinat pour l’avoir eu sous sa tutelle du temps où il était Directeur des Ressources Humaines du MSP. Le chef de Centre, l’Officier de Police Rahanitriniaina Marie Espérance de rapporter que « parmi les pensionnaires du Centre, 9 sur 11 ont obtenu le CEPE ; 7 sur 8 le BEPC ; 3 sur 3 le Bac avec deux Mention Assez Bien ». L’épouse du MSP, Mme Randrianarison a félicité ceux qui ont réussi et encouragé ceux qui ont échoué à persévérer dans leurs études.

14 pensionnaires. La Police compte aujourd’hui dans ses rangs 14 anciens pensionnaires du centre. D’autres viennent de passer à leur tour les concours d’entrée dans la Police nationale dans les catégories agent, inspecteur et commissaire. « L’objectif est qu’ils puissent prendre la relève de leurs pères, morts la plupart du temps en service commandé », a fait remarquer le MSP. Ce dernier était entouré samedi par les membres de son staff technique et politique lors de la remise de fournitures scolaires, effets vestimentaires, chaussures de sport, matelas, jouets, friandises, bicyclettes, ampli-baffle pour karaoké… aux pensionnaires du centre qui se sentaient en cette fin d’année, moins orphelins et orphelines.

R.O

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Trafic de tortues : A l’origine du kere dans le Sud, selon les notables Antandroy

Les notables Antandroy et Mahafaly ont fait savoir que les tortues radiées sont sacrées.

Chasser les tortues radiées en vue d’une consommation ou d’un trafic c’est souiller un tabou pour les tribus Antandroy et Mahafaly.

En effet, « cette espèce faunistique qui fait l’objet d’une identité culturelle de notre région, joue un rôle important dans la vie de notre communauté. Elle fait également partie intégrante de notre histoire. Et notre roi Andriambahoaka, durant son règne, a même ordonné qu’il faille à tout prix les protéger. Ceux qui enfreignent cette règle seront maudits », a expliqué Tsilova, un notable Antandroy, dans le cadre d’un événement spécial sur la tortue radiée, organisé par Turtle Survival Alliance (TSA) Madagascar, samedi dernier au jardin d’Antaninarenina. A titre d’illustration, « quand les tortues baillent souvent ensemble, cela signifie que la pluie va tomber prochainement. Elles contribuent également au développement de l’agriculture et à la reproduction des zébus dans notre région. Elles ont, en même temps, le pouvoir de guérir certaines maladies affectant la population et de lutter contre les ensorcellements. Cependant, depuis la recrudescence du trafic de ces espèces endémiques du pays, les pluies se raréfient. C’est pourquoi, nous sommes convaincus que le trafic est également à l’origine du kere dans le Sud », a-t-il dévoilé.

Force exécutoire. Comme solution, ces notables Antandroy et Mahafaly, qui étaient présents à cet événement, ont réitéré qu’il faudrait restaurer leurs us et coutumes en appliquant le « Dinaben’ny sokake », et ce, en étroite collaboration avec les autorités locales. Ils reconnaissent bien que les trafiquants de tortues sont notamment en provenance des autres tribus puisque pour eux cette espèce n’est pas sacrée. « Toutefois, ils ne peuvent pas les commercialiser sans la complicité des membres de notre communauté. A cet effet, les deux parties seront en même temps sanctionnées. Ils doivent payer chacun jusqu’à 2 millions d’ariary. S’ils n’en ont pas les moyens, leurs familles respectives doivent débourser. Et cette règle communautaire doit être accompagnée d’une force exécutoire. Ce « dinabe » sera appliqué à une dizaine de trafiquants dont deux mineurs qui sont arrêtés et emprisonnés », d’après leurs explications.

Exclus des tombeaux. A part cette sanction financière, ces notables Antandroy et Mahafaly ont également avancé à ce que les originaires de leurs tribus ayant été appréhendés dans les affaires de tortues perdent leur identité et soient, par la suite exclus des tombeaux ancestraux. D’ailleurs, « ceux qui sont impliqués dans les trafics de tortues, ne s’en sortent jamais dans la vie étant donné qu’il s’agit d’une espèce sacrée. Peut-être qu’ils sont rassasiés aujourd’hui, mais demain ils seront Kere», ont-ils clamé. Rappelons que Turtle Survival Madagascar travaille en étroite collaboration avec ces communautés Antandroy et Mahafaly pour protéger cette espèce endémique de Madagascar mais en voie de disparition. Cet organisme vient de bénéficier d’une subvention de l’ordre de 150 000 USD de la part du gouvernement américain pour assurer la survie des tortues saisies suite à une tentative de trafic à l’international, avant leur relâchement dans leur habitat naturel.

Navalona R.

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Météo : Moins de pluie et une hausse de la température jusqu’à jeudi

(photo d’archives)

Après une semaine où la pluie était plus ou moins présente, Antananarivo fait à nouveau face à un temps ensoleillé pour les trois prochains jours. Les services de la météorologie annoncent d’ailleurs une augmentation de la température du lundi au mercredi sur l’ensemble de l’île, à l’exception des régions Sava, Diana, Sofia, Analanjirofo, et Alaotra. Des averses orageuses pourront même être observées dans Diana et Sofia. Pour une grande majorité des régions, le temps sera ensoleillé.

Température. La température maximale dans l’Analamanga oscille entre 25 ° C et 28 ° C du lundi au mercredi. Ce qui n’est pas réellement nouveau vu la chaleur qu’il faisait il y a encore quelques semaines. Puis, dans les villes où il fait souvent très chaud, Mahajanga affiche une maximale de 34 ° C, Maevatanana à 33 ° C, et Morondava à 35 °C. Et comme cela risque de durer trois jours, il y a un risque de canicule, il vaut donc mieux prendre des précautions comme se mettre à l’ombre et s’hydrater régulièrement. A noter que la maximale pour ce jour est de 37 ° C dans l’Androy.

Si l’on se réfère à la prévision de Météo Madagascar, le temps restera sec et chaud partout, sauf à l’est du pays, jusqu’à mercredi. D’une maximale à 37 ° C pour ce lundi dans l’Androy, cette température va monter à 38 °C mardi, puis à 39 °C mercredi. Situation assez difficile à vivre pour les habitants du Sud qui, malgré le fait qu’ils soient habitués à un temps peu favorable, vont devoir endurer une nouvelle fois un soleil brûlant durant trois jours, voire plus.

Anja RANDRIAMAHEFA

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Covid-19 : Plus de 300 cas actifs et quatre décès supplémentaires

Le nombre des malades hospitalisés a connu une hausse par rapport au précédent bilan.

Les porteurs de virus sous traitement augmentent à nouveau avec un taux de positivité de 10,43% alors qu’il a toujours été compris entre 4% et 6%. Quatre personnes succombent également au Coronavirus en une semaine.

Le nombre des positifs au Coronavirus, en cours de traitement, repart à la hausse. D’après le bulletin hebdomadaire entre le 4 et 10 décembre 2020, publié sur la chaîne nationale, 336 patients sont actuellement sous traitement contre 291 dans le précédent rapport. Pour les nouvelles contaminations, 114 sur les 1093 tests effectués sont revenus positifs. Aucun détail n’est donné sur leur localisation mais le total s’échelonne maintenant à 17 587 et 96 565 pour les tests PCR. D’après toujours ce rapport, cette maladie est encore loin d’être vaincue car quatre décès supplémentaires sont enregistrés en l’espace de quelques jours, portant à 259 le cumul enregistré en neuf mois. Quoi qu’il en soit, le taux de guérison recensé ces quelques mois avoisine toujours les 90% et, actuellement, 96,61% des malades sont déclarés guéris. Dans ce dernier bilan, 65 patients ont recouvré la santé, portant ainsi à 16 992 les guérisons signalées sur tout le territoire national.

Visite interdite dans les hôpitaux. Face à l’augmentation des cas positifs ces derniers temps, des mesures ont été prises auprès des grands centres hospitaliers de la capitale. Les visites sont interdites et le nombre des accompagnateurs des malades est contrôlé minutieusement. En effet, il n’y a qu’un seul garde-malade pour chaque patient quel que soit le service où il est admis. C’est le cas pour le Centre hospitalier universitaire Joseph Ravoahangy Andrianavalona (CHU JRA) , le Centre hospitalier de Soavinandriana (CENHOSOA) ou encore le Centre hospitalier Joseph Raseta Befelatanana (CHU JRB). Cette mesure a été prise pour briser la chaîne de transmission du virus. Les consignes sont claires, toutes les personnes testées positives au Coronavirus sont obligées de se soigner à l’hôpital.

Relâchement des gestes-barrière. La hausse du nombre de cas actifs est loin d’être fortuite. Un relâchement général est constaté dans des lieux fermés si l’on ne cite que le cas des églises. Auparavant, l’enregistrement des coordonnées des fidèles était obligatoire avant les messes dominicales pour faciliter le « contact tracing ». Pourtant, la plupart des églises ne font plus attention à cette mesure préventive. Il suffit également de faire un tour à Analakely, Soarano et jusqu’à Behoririka pour découvrir l’amère réalité où on observe en permanence une foule immense mais où personne ne se soucie guère des consignes des gestes-barrière.

Narindra Rakotobe

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Couverture santé universelle: Madagascar à la traîne

L’accès aux services et soins de santé tend vers un luxe pour beaucoup de Malgaches.

Avec un indice de couverture des services de la couverture santé universelle de 28 %, Madagascar fait partie des pays retardataires.

« Si l’indice de couverture des services de la Couverture Santé Universelle (CSU) est passé d’une moyenne mondiale de 45 % en 2000 à 66 % en 2017, il n’est encore que de 28 % à Madagascar ». C’est ce qu’on peut lire dans un document relatant les enjeux de la couverture santé universelle au niveau mondial, et une étude de cas sur Madagascar, signé par le cabinet de conseil Avahi. Le document indiquant que « Madagascar fait partie des pays ayant le plus de retard dans la réalisation de la CSU », la situation de la Grande île serait et préconiserait une priorisation de la mise en place de ce principe. Avec la situation d’extrême pauvreté persistante, les dépenses pour la santé sont de moins en moins accessibles aux malgaches. Les chiffres enregistrés font savoir que le coût moyen des consultations est passé de 6 000 Ar à 26 000 Ar entre 2005 et 2012. Soit, une hausse de plus de 400 % en l’espace de sept ans. Le document faisant ainsi savoir que les dépenses de santé représentent 18 % du revenu mensuel des ménages malgaches.

Loin. La mise en place de la couverture santé universelle ferait face à de nombreux défis. En effet, selon l’analyse du cabinet Avahi, « le principal défi est financier pour la Grande Île ». Se basant sur l’analyse du système de santé à Madagascar pour guider de futures réformes, l’organisme fait savoir que « la majorité des dépenses de santé à Madagascar est financée par les ménages ». Un financement de « 45 % contre 10 % par l’État », peut-on lire dans le document. Ce dernier de continuer en avançant que « le budget annuel alloué par l’État varie autour de 7,5 % du budget national ». Outre le côté financier de la chose, l’amélioration de l’accès et de la qualité des services de santé nécessiterait un renforcement urgent des infrastructures. En effet, 76 % des centres de santé publique ne disposeraient pas « d’équipement en commodité essentielle ». Sur les 2 563 centres de santé de base (données de 2015), 44 % auraient l’accès à l’électricité, 81 % auraient accès à l’eau potable, 55 % disposeraient de toilettes et 25 % auraient accès aux équipements essentiels. Dans une telle situation, la réalisation de la couverture santé universelle cadrerait bien avec l’expression malgache….« moramora ».

José Belalahy

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Pôle anti-corruption : Trois personnes incarcérées pour trafic humain vers la Chine

Poursuivies pour trafic d’êtres humains vers la Chine, trois femmes ont été placées sous mandat de dépôt à Antanimora après avoir été auditionnées par la Parquet du Pôle Anti-Corruption, le 11 décembre dernier. Ces trois individus ont été arrêtés par le service central des enquêtes spécialisées de la lutte contre les fraudes documentaires à Fianarantsoa, le dimanche 6 décembre 2020 suite à une plainte déposée par une femme qui est l’une de leurs victimes, le 7 octobre 2020. Selon la plaignante, elle a été expédiée par ces trafiquants de personnes en Chine en 2017. Elle affirme être tombée dans le piège tendu par ces trois femmes sur Facebook, promettant l’existence d’un travail décent pour elle en Chine. Intéressée par cette offre, elle est venue à Antananarivo où elle a été accueillie par une autre femme. Celle-ci s’est occupée de tous les papiers pour son voyage en Chine. Elle affirme qu’elles étaient trois à avoir quitté le pays cette année-là. Arrivée en Chine, une autre femme l’a accueillie pour l’emmener chez l’une des suspectes qui viennent être arrêtées à Fianarantsoa. Cette femme l’a, par la suite, emmenée chez un homme résidant dans une campagne chinoise pour la forcer à se marier avec ce dernier en confisquant son passeport. Puisqu’elle a refusé, cet homme l’a séquestrée et l’a violentée durant des mois, jusqu’au moment où il l’a remise à la personne à qui il l’avait achetée. Cette dernière l’a, de nouveau, vendue à une autre personne. Prise au dépourvu, la victime affirme avoir été obligée d’obtempérer à cette manœuvre. Celui-ci lui a infligé le même traitement que le premier pendant un an. Ce mariage a donné naissance à un garçon. La plaignante affirme avoir été menacée de mort lorsqu’elle a tenté de garder cet enfant pour elle. Ce qui signifie que seul l’enfant intéressait le mari. Ayant réussi à s’enfuir, elle a eu la chance de demander secours à des proches qui travaillent et étudient en Chine. Elle a alors réussi à rentrer à Madagascar en 2018. Ayant entendu que ses trafiquants étaient déjà rentrés à Fianarantsoa, elle a porté plainte auprès de la police. Ainsi, le SCESLFD a ouvert son enquête, laquelle a abouti à l’arrestation de ces trois femmes à Fianarantsoa, le 6 décembre dernier. Ayant avoué leur culpabilité, elles ont révélé que le prix d’une femme malgache varie entre 16 millions et 20 millions ariary en Chine, et 60 millions ariary s’il s’agit d’une femme au teint clair. La recherche de leurs complices continue.

T.M.

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« Histoire de Madagascar, la construction d’une nation » : Un livre qui retrace le parcours de la Grand...

C’est à Madagascar que progresse le mouvement d’unification !

Bon nombre de citoyens reprochent aux historiens qu’ils ne font pas leur travail correctement. Pourtant, ils travaillent jours et nuits sans relâche malgré les difficultés qu’ils rencontrent en effectuant leurs tâches.

En effet, les historiens malgaches de l’Université d’Antananarivo présenteront l’ouvrage « Histoire de Madagascar, la construction d’une nation », ce mercredi 16 décembre à 14 heures 30 à l’amphithéâtre 24 de la faculté des Lettres et Sciences Humaines. Contenant 283 pages, cet ouvrage collectif, dirigé par Sylvain Urfer, voit la participation de six historiens malgaches.

Philip Beaujard, ingénieur agronome, anthropologue et historien, a effectué des travaux de terrain dans la Grande île, notamment dans la région du Sud-Est durant vingt-cinq ans. Il a publié sept ouvrages sur Madagascar. Gabriel Ratoandro, Professeur des Universités et chercheur à l’Université d’Antananarivo (Art, Lettres et Sciences Sociales), dirige des thèses de doctorat en Histoire culturelle et en Sciences Sociales du Développement au titre de l’Ecole doctorale SHS (Sciences Humaines et Sociales à l’Université d’Antananarivo). Manassé Esoavelomandroso, historien de formation, ses travaux portent sur les thèmes « Etats et économies de l’époque postcoloniale » et «Histoire et développement ». Ancien directeur de l’Université de Madagascar, fondateur et directeur de la revue d’étude historique Omaly Sy Anio (hier et aujourd’hui), il est secrétaire perpétuel de la section Sciences Morales et politiques de l’Académie malgache. Helihanta Rajaonarison, enseignante, chercheure au département d’Histoire de l’Université d’Antananarivo, soutient sa thèse d’histoire sur les usages sociaux de la photographie à Antananarivo entre le milieu du XIXe siècle et le milieu du XXe siècle. Elle est co-fondatrice et présidente du musée de la photo de Madagascar qui se propose de constituer, de préserver et de valoriser le patrimoine photographique malgache, afin de contribuer à une meilleure connaissance de l’Histoire de Madagascar. Enfin, Sylvain Urfer, jésuite, enseignant, curé d’une paroisse populaire d’Antananarivo pendant vingt-cinq ans et membre fondateur de SeFaFi (observatoire de la vie publique), dirige le centre Foi et Justice. Urfer est l’auteur de nombreux ouvrages sur la Grande île ; il a également publié des travaux sur la culture malgache avec le groupe voankazoanala et codirigé avec Ignace Rakoto l’ouvrage collectif Esclavage et libération à Madagascar. Faranirina V. Rajaonah, Docteur d’Etat en Histoire, enseigne à l’Université d’Antananarivo et à l’Université de Paris Diderot (Paris 7); elle a été, pendant quinze ans, secrétaire de rédaction de la revue Omaly sy Anio. Elle a codirigé plusieurs ouvrages collectifs sur la Grande Ile.

« Retracer les chemins de l’histoire malgache : beaucoup se sont évertués à le faire, dans des styles variés, avec des méthodes différentes. Aujourd’hui, le besoin se fait sentir d’une publication d’accès facile, qui intègre les résultats des recherches les plus récentes. Tel est l’objectif de ce livre. A leur arrivée, les premiers occupants de la Grande île peuplent les côtes. Et certains gagnent progressivement l’intérieur des terres. Suit une phase de constructions politiques, au terme de laquelle l’une d’entre elles, animée d’un rêve unificateur, se fait connaître comme Royaume de Madagascar. Son échec, suivi du moment de la colonisation, n’entrave pas la détermination de la population. L’indépendance ouvre enfin la voie à un processus difficile et de longue haleine : la quête de la démocratie et du développement. L’ouvrage décrit ainsi la marche d’un peuple vers son unité. Cette histoire retrace le parcours de Madagascar, dans sa continuité et ses ruptures…».

Evidemment, c’est dans la Grande île que progresse le mouvement d’unification. La diversité du pays, visible dans la géographie, s’est longtemps maintenue dans l’histoire même pendant les vastes brassages du XXe siècle. Cependant, Madagascar a renforcé son unité et engagé un processus délicat de modernisation.

“Histoire de Madagascar, la construction d’une nation” sera le plus fidèle compagnon pour les universitaires et tous ceux qui s’intéressent à Madagascar dans sa totalité ou à partir des grandes périodes de son histoire et des régions qui la constituent.

Iss Heridiny

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Perspectives économiques ; Relance modérée en 2022, selon les analystes

Une relance économique modérée est attendue en 2021. Cependant, celle-ci n’atteindra probablement pas les niveaux de croissance de 2019 avant 2022. C’est ce qu’ont soutenu les analystes qui ont participé à la table ronde annuelle de l’Agence pour l’Assurance du Commerce en Afrique (ACA), la semaine dernière. Selon les explications, les défauts de remboursement de dette seront certainement limités à un cercle restreint de pays, et ne devraient en principe pas être étendus à d’autres pays sur le continent. A l’occasion de cette rencontre virtuelle, des investisseurs, analystes de risque et représentants de gouvernements africains ont passé en revue les perspectives de relance post Covid-19 pour le continent. Selon le FMI (Fonds monétaire international), il faudra nécessairement mobiliser 345 milliards de dollars US au cours des trois prochaines années pour aider les pays à se rétablir complètement des effets économiques de la Covid-19. En résumé, les besoins de financements croissent davantage, alors que le contexte mondial rend encore difficile la mobilisation des fonds.

Antsa R.

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LFI 2021 : Adoptée par les députés en 2e lecture

Le ministère de l’Economie et des Finances a préparé une loi de finances taillée pour la relance post-covid (MEFB)

Finalement, le taux de la TVA sur le gaz sera réduit à 5% comme l’a proposé le gouvernement. Par ailleurs, le budget du futur Sénat ne sera pas réduit

Retour à la décision initiale. L’Assemblée nationale a adopté samedi dernier en deuxième lecture le projet de loi de finances initiale 2021.

Amendements rejetés. Réunis lors d’une séance plénière qui s’est déroulée, samedi dernier, au Palais de Tsimbazaza, ils étaient 78 députés à avoir adopté cette loi de finances sur la même forme qu’elle a été votée lors de la première lecture. De ce fait, les amendements proposés par le Sénat ont été rejetés par l’Assemblée Nationale. En somme, la proposition du gouvernement de réduire à 5% la TVA sur le gaz domestique a été maintenue. Une nouvelle qui ravira, en tout cas, les actuels et futurs utilisateurs du gaz butane dont les prix vont probablement baisser, une fois la loi de finances 2021 adoptée. Les écologistes vont également se réjouir car cette initiative gouvernementale, approuvée par les députés, vise la réduction de l’utilisation du charbon de bois et permettra ainsi de lutter contre la déforestation.

Dernier coup. Les députés ont également dit non à la proposition de l’actuel Sénat de réduire le budget du futur Sénat. En effet, en fin de mandat, Rivo Rakotovao et ses pairs ont voulu réaliser un dernier coup contre le régime actuel en tentant de réviser à la baisse le budget de ceux qui les remplaceront à Anosikely. Ce qui n’est pas de l’avis des députés, qui ont donc décidé de maintenir le budget de 16,5 milliards d’ariary pour les sénateurs fraîchement élus. Enfin, les élus de la Chambre basse ont maintenu la proposition gouvernementale d’exonérer de TVA les opérations d’achat d’or que compte réaliser la Banque Centrale de Madagascar. Compte tenu de l’imminence de la clôture de la session ordinaire du parlement, les sénateurs ne pourront probablement plus revoir ce texte budgétaire. Partant, la suite de la procédure sera le contrôle de constitutionnalité de la Haute Cour Constitutionnelle avant la promulgation de la LFI pour 2021. Une loi censée être celle de la reprise économique post-covid.

R.Edmond

Madaplus.info0 partages

Madagascar : Rapatriement – des malgaches d’Arabie Saoudite rentrent au pays

Les vols internationaux sont fermés depuis le mois de mars 2020 pour Madagascar. Malgré que la situation sanitaire s’améliore au sein du pays, les autorités compétentes ont décidé de garder les frontières fermées, pour raison de prévention.
Des travailleurs malgaches en Arabie Saoudite ont attendu de pouvoir rentrer à Madagascar depuis des mois. Le voyage a été finalement accordé, et ils ont été 75 à avoir atterri à l’aéroport internationale d’Ivato vendredi 11 décembre. Selon les règles, ces 75 travailleurs, après avoir été soumis à des tests de coronavirus, devront être mis en quarantaine.
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Mise en accusation devant la HCJ - Julien Reboza sauvé par des députés mais…

Après moult reports, le premier rapport de la commission d'enquête spéciale sur la mise en accusation devant la Haute Cour de justice a été présenté hier. Il s'agit du dossier concernant Reboza Razafindrevalo Mahavonjy Julien, ancien vice-Premier ministre chargé du Développement et de l'Aménagement du territoire. Cet ancien ministre est inculpé d'abus de fonction dans l'affaire de la vente illicite en 2014 de la Villa Elisabeth, domicile de l'ancien Président de la République feu Zafy Albert. En conclusion de son rapport, la commission spéciale a émis l'avis que le dossier en question ne doit pas être transmis à la HCJ pour la poursuite de la procédure. Le quorum requis pour l'adoption ou non de la proposition de résolution n'ayant pas été atteint, la délibération finale sur le sujet est reportée à une date ultérieure.

La loi sur la Haute Cour de justice, en son article 39, dispose que « la résolution de mise en accusation est adoptée au scrutin public et à la majorité absolue des membres composant l'Assemblée nationale ». Selon un décompte effectué, moins de 60 députés étaient présents lors du vote. Julien Reboza peut donc pour l'instant souffler un ouf de soulagement. Une trêve de quelques jours puisque la décision finale devrait être prise ce jeudi où une nouvelle séance plénière est prévue, notamment pour la présentation des autres rapports de la commission spéciale. En tout cas, la présidente de l'Assemblée nationale, Christine Razanamahasoa, a tenu à préciser au cours de son discours, lors de la séance plénière d'hier, que la Chambre basse devrait prendre une décision avant la fin de l'actuelle session ordinaire du Parlement conformément aux textes.  Pour rappel, la loi sur la HCJ prévoit que si la résolution de mise en accusation est adoptée, celle-ci ainsi que le rapport d'enquête sont immédiatement transmis par le président de l'Assemblée nationale au procureur général de la Cour suprême. Par contre, si la résolution de mise en accusation n'est pas adoptée, le dossier de la procédure est transmis au procureur général de la Cour suprême pour être classé sans suite. Après Julien Reboza, une pléthore d'anciens ministres sont attendus à la barre de Tsimbazaza. Pour ne citer que l'ancien ministre de la Santé, le Professeur Mamy Lalatiana Andriamananarivo, l'ancien ministre de l'Environnement, Anthelme Ramparany ou encore l'ancienne ministre de la Population Onitiana Realy. En tout, une dizaine de ministres doivent passer par la case Tsimbazaza. Reste à savoir quand les députés boucleront les dossiers de mise en accusation et quand les rapports d'enquête sur ces dossiers seront présentés en séance plénière… 

La Rédaction

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Lutte contre l'insécurité alimentaire - Don américain à hauteur de 100 millions d'USD

Au lendemain de la réunion avec les partenaires techniques et financiers sur le Kere tenue à Iavoloha, vendredi dernier, une première déclaration de soutien en faveur de Madagascar s'officialise. Hier, l'ambassadeur des Etats-Unis, Michael P. Pelletier, a annoncé l'octroi d'un don à hauteur de 100 millions de dollars pour financer la lutte contre l'insécurité alimentaire dans le Sud et le Sud-Est du pays.

Ce financement américain profitera à trois nouveaux projets qui apporteront une aide alimentaire immédiate et des solutions à long terme pour pallier l'insécurité alimentaire dans les zones concernées et ce à travers l'Agence des Etats-Unis pour le Développement International (USAID). Parmi lesdits projets, celui dénommé « Firangà » qui apportera une aide d'urgence de 10 millions de dollars à plus de 167.000 personnes dans les Régions Atsimo Andrefana et Androy. Le projet se focalisera également sur la malnutrition chez les enfants de moins de cinq ans. A cela s'ajoute le projet « Maharo », d'un coût de 45 millions de dollars et qui s'étend sur une durée de cinq ans. Il répondra aux besoins nutritionnels à long terme de plus de 279.000 personnes vulnérables dans l'Atsimo Andrefana et l'Androy. 

Améliorer la santé de la population locale tout en l'aidant à devenir plus résiliente et plus prospère s'inscrit à la tête des objectifs. Le 3ème projet s'intitule « Fiovana », avec un financement à hauteur de 45 millions de dollars pour une durée de cinq ans. Le projet vise à la réduction de l'insécurité alimentaire chez plus de 428.000 personnes dans les Régions Vatofavy et Fitovinany et Atsimo Atsinanana. 

Des stratégies pour le long terme

Ces projets seront mis en œuvre par le Catholic Relief Services (CRS) et l'Adventist Development and Relief Agency (ADRA), en étroite collaboration avec le programme d'actions et les efforts de développement à long terme du Gouvernement malagasy. Ces actions s'alignent avec les activités d'urgence qui sont déjà en cours, également financés par le Gouvernement américain à travers le Programme alimentaire mondial et l'UNICEF. Durant la série de discours, l'ambassadeur Michael P. Pelletier, a réitéré que le rapport entre le Gouvernement malagasy et celui américain est au beau fixe. Selon lui, son pays a toujours été et sera aux côtés du peuple malagasy. 

Le Président Andry Rajoelina a, quant à lui, adressé ses remerciements au Gouvernement américain pour sa solidarité et son soutien. A part les actions d'urgence d'ordre nutritionnel et médical, le Chef de l'Etat a mis l'accent sur des stratégies pour la mise en place de projets à long terme afin d'éradiquer définitivement le fléau du Kere. A titre d'exemple, le projet « Titre vert » qui permettra aux familles les plus vulnérables d'avoir accès à un terrain cultivable et avoir une source de revenu. 

La Rédaction

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D'une valeur inestimable !

L'Etat malagasy rachète les effets vestimentaires et des documents de la famille royale du temps de la Reine Ranavalona III. D'une valeur inestimable, ces éléments rares du patrimoine national rentreront d'ici peu « à la maison ». L'agence Kerry Taylor Auctions organisait à Londres, capitale du Royaume Uni, le 9 décembre une vente aux enchères des effets appartenant à la dernière Reine de Madagasikara et de sa famille. L'Etat malagasy s'est adjugé à « récupérer », à même au prix fort, ces objets de valeur inestimable et surtout symboles de la souveraineté nationale. Le Président Rajoelina en fait d'une affaire d'Etat.

Evidemment, le geste hautement symbolique et patriotique du locataire d'Iavoloha crée, dans une mesure, des vagues. Naturellement, la toile bouillonne dans tous ses états. Les citoyens jaloux de la culture et de l'identité de la Nation exultent et se sentent fiers. Ils ne sont pas forcément des pro-régime. Selon eux, le domaine de la politique n'interfère pas systématiquement dans l'espace culturel et historique. Pour une fois, un Chef d'Etat malagasy éprouve un respect profond et jaloux de l'identité culturelle et historique du pays. Ces concitoyens approuvent l'initiative du Président.

De l'autre côté, les éternels opposants au régimeenflamment les réseaux sociaux pour vitupérer le numéro un du pays d'avoir fait fausse route. En vrai, ils ne s'opposent pas au retour des effets personnels de la dernière Reine de Madagasikara ainsi que des objets de valeur de la famille royale, mais ils critiquent la démarche adoptée. D'après leur point de vue, il serait absurde de « payer » pour récupérerses propres biens. L'Etat malagasy aurait dû faire valoir son refus au Gouvernement de la Reine d'Angleterre à ce que la venten'ait pas lieu. Une affaire qui devait se régler entre les deux Etats.

Oui, mais ! Personne n'était pas au courant de la présence de ces précieux « objets » entre les mains d'une quelconque dame de compagnie de Ranavalona III, du nom de Clara Herbert, elle aussi bien entendu, une inconnue. Les dirigeants de l'époque coloniale n'avaient aucun intérêt à savoir nià récupérer les effets de la souveraine au moment du rapatriement de son corps. De même, les régimes successifs des trois Républiques ainsi que le précédent immédiat (2013-2018) ne manifestaient pas non plus la volonté d'y penser.

Pris de court, le régime Rajoelina n'a d'autres issues que de racheter ces éléments du patrimoine national d'une valeur inestimable. Désormais, il va falloir faire l'état des lieux de tous les biens ou objets relevant du patrimoine national éparpillé de partout. Le département de la Culture, en collaboration avec nos ambassades à l'étranger, doit déployer tous les efforts pour ce faire et organiser les éventuels rapatriements.

Compte tenu de la situation, sous la contrainte du temps, le Président Rajoelina n'a pas d'autre choix que de saisir sur l'occasion (la vente aux enchères) pour se rapproprier de ces « harem-pirenena » d'une valeur inestimable. Il ne fallait pas les laisser entre les mains d'autrui. Si l'homme fort du pays aurait raté le coche, l'avalanche de critiques les plus virulentes tomberait sur sa tête.

Pour la première fois, un Chef d'Etat s'implique personnellementdans la défense du patrimoine national. La princesse Ralandison, descendante directe de Ranavalona III, en est profondément reconnaissante à l'égard du Président Rajoelina.

Ndrianaivo

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Voyage à Madagascar - Les conditions commencent à s’éclaircir

Précision. L’Aviation civile de Madagascar (ACM) a clarifié les modalités d’entrée sur le territoire malagasy, hier, à travers un communiqué. En effet, le Gouvernement permet le déplacement pour motif impérieux de voyage en cette période de pandémie. Cependant, des demandes d’autorisation sont à déposer auprès des ministères. Un petit changement a donc été apporté car les personnes désirant entrer sur le territoire s’adressait uniquement à la compagnie aérienne auparavant.

« Les personnes mandatées par un organisme comme les organisations internationales, les missionnaires ou l’ambassade adressent une demande d’autorisation auprès du ministère des Affaires étrangères (MAE). Par ailleurs, les ressortissants étrangers, investisseurs à Madagascar  ou travailleurs titulaires d’une autorisation délivrée par le ministère de la Fonction publique et des Lois sociales doivent envoyer leur demande d’autorisation auprès du ministère de l’Industrie du Commerce et de l’Artisanat (MICA). Les autorisations concernant le regroupement familial sont à adresser au MICA ou au MAE en fonction de la catégorie de l’ayant droit principal », note l’ACM. 

Suite à l’incident survenu en fin septembre dernier, Air Madagascar et Air France ont trouvé un terrain d’entente dans l’organisation des vols spéciaux. Les deux compagnies peuvent désormais desservir réciproquement en France et à Madagascar. Les personnes de nationalité malagasy ou possédant un titre de séjour ou carte de résident valide leur adressent directement les demandes, sans passer par les ministères. 

Par ailleurs, les voyages vers Nosy Be se poursuivent suivant les consignes fixées au départ. L’Aviation civile de Madagascar rappelle l’obligation de rester sur l’île au parfum et la vérification du pays de d provenance. Trois compagnies opèrent sur Nosy Be, à savoir Air Austral, Ewa Air et Ethiopian Airlines.

Solange Heriniaina

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Foire « 4M » - Un événement multi-filières connecté

« Une vraie expérience interactive ». Ce sont en ces mots que Michel D. Ramiaramanana, président du comité d’organisation, a qualifié la foire des bonnes affaires « 4M » ou « Madagasikara Mijoro, Mifaly, Miray hina », qui se déroulera du 17 au 22 décembre prochain au parc des expositions Forello Expo, Tanjombato. En effet, cet événement sera la toute première foire « physital », comme les organisateurs l’ont dénommée, parce qu’elle sera donc à la fois physique et digitale. Les organisateurs de l’événement ont collaboré de près avec des startup spécialisés dans l’informatique et le monde numérique pour mettre en place une plateforme digitale pour la promotion de la filière Pharmacopée et des huiles essentielles, autant au niveau national qu’international.

« Cette digitalisation de la foire favorisera surtout les échanges avec les opérateurs étrangers. Pour redresser l’économie du pays notamment, Madagascar devra se tourner vers l’exportation et le développement de l’industrie locale. En tout cas, avec cet événement, nous avons constaté que les jeunes entrepreneurs malagasy commencent aujourd’hui à prendre le pouvoir sur l’économie du pays. Ils y sont effectivement présents massivement », se réjouissent les organisateurs. 

Cette digitalisation de la foire des bonnes affaires se manifeste également par la mise en place des sites de vente en ligne. « Les consommateurs pourront ainsi profiter des offres promotionnelles opérées par les différents exposants et faire leurs achats à distance, s’ils ne peuvent pas assister physiquement à la foire », explique Michel D. Ramiaramanana. Les achats peuvent ainsi se faire sur www.ketrika.mg, www.atti. mg, www.antsika.mg, de vrais sites de vente en ligne. Après les périodes de confinement, le monde digital s’est particulièrement fait une place, autant au niveau international que national. Une nouvelle économie s’est imposée d’elle-même, à savoir celle du numérique. Et les acteurs doivent s’y adapter au fur et à mesure. C’est pourquoi l’agence Première Ligne a pris les devants pour son nouveau salon. « En plus de nous digitaliser, cette foire est aussi une occasion d'ouvrir nos événements à d’autres secteurs. Le domaine cerné par ce salon est ainsi très vaste, allant de l’industrie cinématographique au monde des startup, en passant par toutes les filières rattachées à l’environnement comme la production biologique ou encore l’industrie des huiles essentielles », explique le président du comité d’organisation de « 4M ». 

Avec ce salon, c’est le monde entier donc qui s’ouvre aux producteurs malagasy. 

Rova Randria

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Fêtes de Noël et de fin d'année - Hausse du prix des volailles

La crise sanitaire due à la Covid-19 dans le pays a ainsi affecté le commerce et l'approvisionnement en volailles dans la Capitale. Leur prix a connu une hausse conséquente par rapport à l'année dernière, et notamment depuis les fêtes de Pâques, de Pentecôte et la célébration du retour à l'indépendance. En effet, les commerçants avancent comme excuse la vente à perte de leurs produits durant la période de confinement. Et cette fois-ci, ils ont comme argument de devoir compenser les pertes qu'ils ont accumulées durant cette période. Ainsi, leur production a diminué. Bon nombre d'entre les éleveurs sont confrontés à des problèmes financiers durant la période de confinement.

Ils ont été obligés de vendre à contre-temps leurs volailles, malgré qu'elles soient prévues pour être écoulées en cette fête de Noël et de fin d'année. « A cause du chômage technique, nous avons diminué la production. Si chaque année, nous sortons au moins 200 têtes de canards, cette fois-ci, ce sera seulement une cinquantaine », soupire une mère de famille, habitant à Morarano. Le poulet ou la poularde se vend actuellement entre 20 000 à 30 000 ariary. Le canard est cédé entre 20 000 et 35 000 ariary, tandis que l'oie avoisine les 70 000 ariary. Et à partir de la semaine prochaine, les consommateurs devraient s'attendre encore à une autre hausse de prix des volailles. 

Ruée vers les décorations de Noël

Les accessoires de décoration comme les guirlandes, lumières et sapins sont inséparables avec la fête de la Nativité. Depuis la semaine dernière, des longues files d'attente et des bousculades sont observés devant les grossistes d'articles de décoration pour Noël. Du côté de Soarano et Behoririka, par exemple, les étalages dédiés à la décoration sont déjà presque vides, notamment les boules de neige et les objets de décoration fluorescents. « A cause de la pandémie de Covid-19, nous avons diminué notre commande. Cependant, nous avons été surpris à cause de l'augmentation brusque du volume des ventes depuis la semaine dernière », avance Erica, vendeuse à Behoririka. Contrairement aux années précédentes, les amateurs de décoration autant que les détaillants ont une multitude de choix. 

Anatra R.

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Violence physique sur mineur - Un père tabasse son fils de 11 ans

Hier matin vers 9 heures, une alerte de violence physique sur mineur, perpetrée à Soavimasoandro Amboditanimena, a été lancée sur le réseau social Facebook. Deux vidéos publiées montrant en détail comment un homme d'une quarantaine d'années a tabassé un petit garçon ont vite fait le tour de la toile. La première vidéo a montré l'agresseur muni d'un balai en bois à côté de sa proie en train de faire des pompes, les genoux posés sur le sol. La deuxième image est encore plus écœurante.

L'enfant s'enfuit en empruntant un escalier et a fini par se jeter du haut d'un balcon. L'assaillant ne s'est pas contenté de cette chute mais l'a encore frappé par le balai une fois que l'enfant est tombé par terre. C'est à ce moment-là que deux femmes ont surgi afin de secourir la victime. L'auteur de la publication a précisé que cet enfant a voulu se suicider suite aux violences qu'il a endurées. C'était une sorte de chasse à l'homme entre un adulte et un mineur sans défense. Et d'ajouter que la communauté a voulu intervenir mais a reçu des menaces dudit homme, d'où cette dénonciation via Facebook. 

Selon une source sûre, cet enfant a été mis à pied à l'école. Son père, l'agresseur, n'a pas apprécié cette nouvelle et l'a battu violement. Pourtant, ce dernier n'a pas appris qu'il faisait l'objet d'un lynchage public sur Facebook qu'en arrivant à son lieu de travail.  

A l'heure où nous mettons sous presse, le Service de l'information, de la communication et des relations avec les Institutions (SICRI) au niveau de la Police nationale a refusé de donner plus de détails sur les faits. Et encore moins, aucune version officielle venant de la Police des mœurs et de la protection des mineurs (PMPM) située à Tsaralalàna, et ayant été saisie de ladite affaire, n'a été reçue pour le moment. 

K.R.

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Arnaque sur un investisseur étranger - L'étau se resserre autour de l'intermédiaire malagasy

Vendredi dernier, c'est à la salle 2 du tribunal Anosy que s'est déroulé le procès d'un intermédiaire malagasy accusé de faux et usage de faux. Il s'agit d'un opérateur économique dénommé R. A. qui a fait l'objet d'un avis de recherche de la Police nationale avant son arrestation et son déferrement au Parquet à l'issue duquel il a été placé sous mandat de dépôt. Bénéficiant d'une liberté provisoire, c'est en homme libre que celui qui a fait perdre 7 milliards à une société étrangère, voulant s'investir dans le secteur halieutique, s'est présenté devant les juges vendredi dernier. Le procès de vendredi ne concerne que le faux et usage de faux perpétrés par R.A. sur les quittances de la douane de Mahajanga et fausse facture de la société.

Dans un premier temps, l'avocat de l'accusé a demandé l'incompétence du tribunal pénal étant donné qu'il s'agit d'un remboursement de prêt. Une demande réfutée par le substitut qui a martelé qu'il s'agit bien d'un dossier pénal. Le substitut a d'ailleurs demandé à l'accusé sur sa soi-disant plainte contre l'agent d'une société de transit qui, selon lui, a confectionné la fausse quittance. En effet, le receveur de la douane de Mahajanga a bien confirmé lors des enquêtes préliminaires la falsification de la quittance octroyée à la société étrangère, la partie plaignante. R.A., contrairement à sa promesse d'ester en justice cet agent du transitaire, a répondu qu'il n'a pas encore porté plainte contre celui-ci. Bizarre…

Concernant la somme de 91.200.000 Ar que lui a remise la société étrangère pour payer la redevance auprès du Trésor public, il a avoué qu'il n'a versé que la moitié. C'est le ministère de la Pêche, selon ses dires, qui lui aurait dit de ne payer que cette somme. A  la barre, R.A. a avancé ou plutôt avoué qu'il a gardé pour lui la somme restante, soit 50.000.000Ar, à titre de commission. Un aveu contraire à ses affirmations dans un quotidien local où il a déclaré que c'est la représentante de la société étrangère qui aurait donné la somme restante à un agent du ministère comme pourboire.

L'avocat du plaignant a demandé au substitut du procureur de prononcer une peine ferme à l'endroit de R.A. Celui-ci, a déclaré l'avocat, est de mauvaise foi comme l'atteste sa disparition sans laisser d'adresse, une fois qu'il a signé une reconnaissance de dette. Dans son réquisitoire, le substitut est allé dans le sens de cette demande de l'avocat du plaignant.

Le verdict du tribunal est attendu pour vendredi prochain.

La Rédaction

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Tennis- Grand Open Canal Plus - Les Ranaivo survolent les débats

Rideau sur le Grand tournoi Open Canal Plus organisé par l’ACSA et son comité directeur. Faute de compétition fédérale, c’est fut un franc succès car il a permis aux joueurs locaux de s’évaluer après tant de mois d’arrêt. Les locaux ont pu aussi se frotter aux expatriés de passage qui s’entraînent au pays à cause de la Covid-19. A l’issue du tournoi, les Ranaivo, Narindra et Toky, ont confirmé leur statut de favori en gagnant le titre dans la première série de leurs catégories respectives. Narindra Ranaivo a battu Safidisoa Nomenjahanary par 2 sets à rien. 

Ainsi, chez les hommes, Andritoavina Ratsimandresy s’est incliné devant Toky Ranaivo 6/2-6/0. Ce dernier, pensionnaire du centre de Casablanca, est de passage au pays et ce depuis l’état d’urgence sanitaire, mais il est prévu rejoindre son centre au mois de janvier. Durant son passage au pays, il est entrainé par le directeur technique national, Dina Razafimahatratra.

Iriela Rajaobelina a ravi la palme de la meilleure progression féminine et Mahefa Rakotomalala chez les messieurs. Ce dernier n’a connu qu’une seule défaite sur 11 matches de la 4ème série à la 2ème série. Mais il a perdu la finale 2ème série devant Dominique Raharivony. Alors que Iriela Rajaobelina a gagné 9 matchs. Les deux joueurs ont fait un doublé sur trois finales disputées. Iriela, sur trois finales, a perdu la finale de 2ème série face à Elisoa Andriatefihasina, qui a pris sa revanche après avoir perdu les demi-finales 3ème série face au même adversaire.

Un autre grand tournoi d’envergure est déjà en gestation pour le mois de janvier et février. C’est en organisant plus de tournois que nos joueurs vont pouvoir progresser et améliorer leur niveau. Notons que le championnat zonal d’Afrique austral, prévu au mois de janvier de l’année prochaine, a été aboli par la CAT (Confédération Africaine de tennis)

« L’année prochaine sera riche en évènements. L’élection au niveau des sections, des ligues et fédération, est prévue en 2021. Madagascar participera aussi dans un circuit africain U14 et abritera pour la première fois le championnat d’Afrique U14. Ce sera aussi une opportunité de montrer notre fierté nationale et de bien la préparer comme il se doit. Ce sont les joueurs locaux qui seront affûtés pour le circuit. Les joueurs classés au classement ITF prendront part au championnat d’Afrique. Nous avons au minimum deux quotas dans chaque catégorie et six maximums. Cette compétition est prévue pour le mois de mars- avril. Madagascar participera aussi au championnat d’Afrique U16 qui se déroulera au Togo », annonce le DTN Dina Razafimahatratra.

Elias Fanomezantsoa

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Ambohidratrimo : Vola fito tapitrisa ariary saika hanaovana kolikoly teny amin’ny zandary

Olona efatra no voarohirohy tamin’ny raharaha famonoana omby vavy teny amin’iny faritra Ambohidratrimo iny, ny faran’ny herinandro lasa teo. Nikasa ny hanambitamby ireo mpanao famotorana tamin’ny lelavola fito tapitrisa ariary anefa ireto farany, hampijonana ny raharaha. Noraisim-potsiny ! Mazàna tokoa dia tanana efa zatra mitsotra ny an’ireo mpanao raharaha maloto ka na dia efa tratra ambodiomby aza dia manantena ny ho afaka mora foana amin’ny alalan’ilay hoe « lalana ambanin’ny tany ». Tsy izay intsony anefa no nitranga teto, teny amin’iny distrikan’Ambohidratrimo iny, satria sahy nandà an-kitsirano ny mena miraviravy ireo mpanao fanadihadiana.

Ny zava-nisy : nisy vaovao tonga teny anivon’ny Vondrontobim-pileovan’ny zandary Analamanga ny amin’ny fisian’ny tambajotran’olon-dratsy izay sahy mamono omby vavy teny amin’ny kaominina Ampangabe, distrika Ambohidratrimo. Marihina fa voararàn’ny lalàna velona eto amintsika ny famonoana omby vavy tsy amin’ny antony sy tsy nahazoana alalàna. Nandray an-tanana avy hatrany izany fandikan-dalàna izany ny teo anivon’ny zandary ary nanome baiko ny eny anivon’ny Vondrontobim-paritry ny zandary eny Ambohidratrimo mba hanokatra ny fanadihadiana sy handrava izany tambajotra izany. Tsy ela tokoa dia nivaly izany ary nisy olona voarohirohy tao anatiny, izay mbola tratra mihitsy teo am-pamonoana omby vavy iray ary mbola teo am-pamatorana ny iray hafa. Nosamborina avy hatrany izy ireo ary nentina natao fanadihadiana tany amin’ny biraon’ny zandary. Angamba efa zatra lalan-dririnina ry zalahy fa avy hatrany dia nitady ny lehiben’ireo zandary tany an-toerana ary nanome vola an-tapitrisany ho tambin’ny fampijanonana ny raharaha sy ny fanenjehana ny naman’izy ireo. Nandà an-kitsirano izany moa ny Kaomandin’ity vondrontobim-paritra ity ary nampilaza tamin’ny lehibeny. Tsy vitan’izay anefa, hoy hatrany ny vaovao, fa mbola sahy nanatona ity farany indray iretsy olon-dratsy, ny sabotsy lasa teo ary mbola nanolotra vola fito tapitrisa ariary ho an’ilay manamboninahitra Kolonely, Lehiben’ny vondrontobim-pileovan’Analamanga ho fandravonana ny raharaha. Efa fahasahiana diso tafahoatra loatra ary kolikoly miharihary ka tsy maintsy nosamborina . Niampy ho fanaovana kolikoly indray, araka izany, ilay fanenjehana azy ireo tetsy aloha. Nogiazana kosa ilay vola, ho porofo mivaingana entina eny anivon’ny Fitsaràna, ary nosokafana ny fanadihadiana azy efatra mirahalahy ireto, izay notanana natao andrimaso eny anivon’ny biraon’ny zandary. Nambaran’ny teo anivon’ny zandamariam-pirenena fa efa ho roa taona tsy ankiato izao ny fanentanana nataon’ireo tompon’andraikitra ambony eo anivon’ny zandary hiadiana amin’ny fanaovana kolikoly. Efa nisinisy ihany tao anatin’izay ireo teo ambany fibaikona, eny fa na hatramin’ny manamboninahitra mpibaiko aza no efa voasazy. Efa maro toraka izay kosa anefa tetsy andanin’izay ireo nomena fankasitrahana manokana satria sahy nandà ankitsirano ny vola natolotra teo ambany mason’izy ireo. Ankoatra izay dia milaza ny tsy handefitra mihitsy izy ireo ho an’ireo olona tratra manao izay kolikoly izay. Matotra ny fiaraha-miasan’ny zandary sy ny Fitsaràna amin’ity ady iraisana ity ka hotanana am-ponja avokoa ireo olona tratra manao izay, mba hanadiovana ny fiaraha-monina.

m.L

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Disciples : Le cœur n’y est plus

Abattu après cette défaite devant le Five FC et… l’arbitre, Disciples s’est de nouveau incliné devant Mama par 1 à 2. Les joueurs de Betafo avaient ouvert le score en premier, à la 8è minute, par Jean Florent avant que l’entraîneur Lalaina ne se décide à faire tourner son effectif dans l’unique but de contenter tout le monde. Logique, car il savait que le Five FC était déjà qualifié après sa victoire de 2 à 1 face au Fortiori. Il reste toutefois de ce Disciples cette impression d’avoir été une équipe qui aime le beau jeu avec ce football à une touche propre aux grands clubs. Pour l’instant, il ne l’est pas sinon il aurait trouvé le moyen de contester cette accusation sans fondement de l’arbitre Pierrot Monami alors que Tojo ne lui avait même pas adressé la parole. Comme c’était sa parole contre celle du joueur, il a sorti le carton rouge pour propos injurieux. Décidément.

Clément RABARY

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Education : Deux EPP d’Ambovombe équipées

Dans le cadre du programme conjoint OIT-PAM-UNICEF, financé par le Royaume de Norvège, le projet HIMO bâtiment de l’OIT a livré à chacune des deux EPP, celle de Beabo et celle de Mahavelona : six salles de classes équipées de tables-bancs, tableaux, une latrine pour filles, une latrine pour garçons, une cantine scolaire, une bibliothèque, un bureau, un logement pour le directeur et un système photovoltaïque pour l’électricité. Les personnalités présentes lors de l’inauguration sont, entre autres, le chef de bureau de l’Ambassade de Norvège, le représentant résident du PAM, le gouverneur de l’Androy, le député local, le préfet, les représentants des maires, le DREN, des collègues du PAM, l’UNICEF et l’OIT, le corps enseignant et les représentants de la population. L’objectif de cette dotation est d’augmenter le taux d’inscription et de rétention dans les écoles publiques puisqu’un enfant doit aller à l’école et non être contraint de travailler.

Les autorités présentes ont réitéré leur gratitude au Royaume de Norvège pour son engagement dans la promotion d’une éducation de qualité pour tous et un travail décent pour les jeunes. Cette cérémonie s’est déroulée le 9 décembre dernier.

Recueillis par Anastase

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Badminton – Championnats jeunes : Nette domination du MB2All

Trois titres sur cinq sont revenus aux badistes du MB2All aux sommets nationaux jeunes.

Après plusieurs mois de pause, la Fédération malgache de badminton a bouclé cette saison 2020 inédite par les Championnats de Madagascar jeunes ce week-end au gymnase de l’Académie nationale des sports. « Nous avons constaté que les jeunes ont eu un temps de préparation de deux mois. Ils se sont bien entraînés et motivés et la direction technique nationale a décidé d’organiser les sommets nationaux jeunes », a souligné le président de la FMBad, Jean Aimé Ravalison. 35 jeunes badistes des catégories U11, U13, U15 et U17 filles et garçons des ligues de Vakinankaratra et d’Analamanga ont partagé leurs joutes pendant deux jours. Dans la catégorie U11, Loan Rasamoelina du Mb2All défait Jonathan Rakotoarinivo d’Antsirabe par 2 sets à 0. La finale des U15 garçons était une affaire entre badistes de Saint-Joseph. Le titre est revenu à Diary Razafitsaroana face à Tsiky Rabemanana en deux sets à zéro, 21-17 et 21-13. En U17 garçons, le jeune badiste du BaoBad, Nandos Randriamalala a battu Fanilo Ranaivoson par deux sets à zéro, 21-11- et 21-6. Chez les filles, les badistes du MB2All ont raflé les mises. En U13, Mégane Andriamahefarivo s’est imposée contre Mitih Rakotondrazaka du SCI Itaosy en deux sets, 21-18 et 21-15. En U15, Tiffany Andriantsarafara a pris le dessus sur Faniry Rakotovao du SCI Itaosy en deux sets, 21-16 et 21-13.

Stage de haut niveau. Pour les championnats seniors, la compétition est programmée pour mi-janvier 2021. Plusieurs conditions devront être réunies pour la reprise des compétitions, selon les exigences de la confédération africaine et de la fédération internationale. « Un stage de reprise de haut niveau d’une semaine sera organisé par l’équipe technique au sein la fédération. La prise en charge sera assurée par la fédération. Ce stage permettra une prise en main pour éviter les éventuels problèmes, surtout après plusieurs mois d’arrêt », a continué le président de la fédération. Et dans le cadre de la vulgarisation de cette discipline au niveau des établissements scolaires, une campagne a été lancée à Vakinankaratra, les 5 et 6 décembre derniers. 21 professeurs d’éducation physique et sportive des collèges et lycées publics et privés de d’Antsirabe ont participé au stage organisé par la FMBad à l’Académie militaire.

T.H

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Jazz : Ambiance New Orleans au Motel Anosy

Le LMM Sax Quartet compte trois jeunes talentueux musiciens qui n’ont laissé échapper aucune fausse note. (crédit photo : Princy)

Le concert a eu lieu le samedi 12 décembre 2020 au Motel Anosy. Un concert de jazz dont le but était de régaler les partenaires et donateurs de Wednesday Morning Group, une association caritative qui, normalement, à cette période de l’année, organise son traditionnel bazar de Noël pour lever des fonds. Cette année, cela n’a pu se faire, donc WMG a décidé d’offrir à leurs partenaires un concert sur le thème du jazz de la Nouvelle-Orléans. Pour interpréter les morceaux phares des années 30 et 40, qui de mieux que Datita Rabeson Co et le LMM Sax Quartet ? C’est la section cuivre, le LMM Sax Quartet qui a entamé les festivités en interprétant des titres issus du drame lyrique américain « West Side Story », devant un public à la concentration imperturbable. Après quelques morceaux joués avec des saxophones, c’est Datita Rabeson et son groupe qui a ensuite pris le relais avec des classiques du jazz bien connus, toujours devant le regard éveillé d’un public composé majoritairement de notables. Le concert a duré plus de quatre heures puisqu’il a commencé à 15 h et ne s’est terminé que vers 19 h et quelques.

Petite précision tout de même, cet événement n’a pas eu pour vocation de lever des fonds pour les actions sociales de WMG. « L’unique objectif du concert est de faire plaisir aux invités, pour les remercier de leur contribution dans la réalisation des actions du groupe », selon les organisateurs.

Anja RANDRIAMAHEFA

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Loi de finances de relance

Un dernier coup fourré raté. La tentative des Sénateurs, du moins ceux de la bande à Rivo Rakotovao, de réduire le budget de leurs futurs successeurs n’a pas été couronnée de succès.

Loi de finances de relance

Après nous le petit budget. Une expression bien connue mais dans la version des Sénateurs HVM en fin de mandat qui ont amendé la loi de finances initiale 2021 avant de l’adopter. Un amendement dans le sens d’une réduction du budget du Sénat et qui serait motivé par un souci de ces futurs ex-Sénateurs de donner plus de moyens à l’achat de vaccins. Mais le raisonnement de ceux qui sont dans les derniers jours de leur mandat au Palais d’Anosikely s’apparente plutôt à un règlement de compte anticipé contre les futurs membres de la chambre qui, au vu des résultats des sénatoriales, seront majoritairement issus du clan présidentiel. Une proposition rejetée par les députés qui sont, eux aussi, de la majorité présidentielle. Mais l’autre amendement apporté par le Sénat, en l’occurrence le retour à une TVA de 20% pour le gaz domestique contre les 5% proposés par les députés, n’a pas manqué d’étonner plus d’un consommateur. Pour la bonne et simple raison que cette proposition gouvernementale va dans un sens des intérêts des foyers, qui pourront accéder plus facilement à ce combustible propre, mais également de la protection de l’environnement car en cas de réduction des prix du gaz, l’utilisation du charbon de bois sera réduite. Quoi qu’il en soit, le fait pour les députés d’avoir maintenu la proposition de réduction de la TVA sur le gaz domestique à 5% aura son pesant d’or dans les actions de lutte contre la déforestation. Dans tous les cas, avec cette adoption par les députés de la loi de finances initiale sous sa forme d’avant les amendements apportés par les Sénateurs, l’on n’attend plus que la fin des procédures d’adoption de la LFI qui a été préparée dans la perspective d’une relance économique attendue pour 2021.

R.Edmond

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Album : « Tsara joro » en soul, identitaire de Denise

Le bébé de Denise, « Tsara joro », présenté officiellement samedi comme il se doit à Antananarivo.

Avec son nouvel album « Tsara joro », présenté publiquement ce week-end, Denise confirme son statut de grande diva de la chanson malgache. Le flambeau est bien maintenu.

13 titres, dont un en featuring avec Jaojoby Eusèbe sur « Tsara tsara », l’étoffe du nouveau disque « Tsara joro » de Denise, présenté samedi au Tana Hotel Antaninarenina, dégage la classe, l’intelligence et le talent. Un talent digne d’une superstar internationale. Et malgré ce statut, un opus doté d’un caractère malgache bien trempé. Ce ne sera pas le morceau « Tsara joro », largement diffusé il y a quelques jours sur les réseaux sociaux et les médias conventionnels, qui en fera douter.

Une métaphore sonore. Un bain de sensualité et de féminité. « Tsara joro » parle de voyage, d’éloignement, de quête, de bénédiction. Rappelant ce que la majeure partie des malgaches a oublié de sa nature commune : un peuple de la mer, grand marin ayant dompté les océans. Et surtout une sacralité séculaire. Denise les comprime parfaitement dans cette chanson. Sans doute pas le tube tant attendu face à la pointure des « Azafady », « Mama », « Mitoera », « All eyes on me » etc, les autres titres de l’album. Par contre, une signature identitaire à saluer.

Il faut aussi saluer la prouesse de cette petite dame à l’élégance indéniable. Sortir un album en cette période de post-confinement aurait fait reculer les plus téméraires. Voilà pourquoi Denise semble évoquer le produit comme un aboutissement. « Cet album est mon bébé », a-t-elle tenu à mettre en lumière samedi, songeant probablement à tout le parcours pour y arriver. La diva, pétillante comme jamais, se présente ainsi en chef de file de la nouvelle vague dans la lignée des références du chant féminin malgache : Mama Bako, Tata Rahely, Poopy, Bodo…

Dans leur ensemble, les treize titres de « Tsara tsara » revêtent la tradition sonore de la moule « tamatavienne » en matière de musique urbaine. Des lignes acoustiques dans les recoins, une rythmique presque discrète, une mélodie à l’essence nostalgique et aérienne. L’arrangement millimétré et jamais figé, avec les bribes sonores, à quelques pas du glitchcore, utilisées dans les transitions. Ce qui dégage, au final, toute la modernité de « Tsara joro ». La formule tient encore la route.

Maminirina Rado

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Amparafaravola : Près des 500 exploitants illicites de béryllium pris en flagrant délit

Samedi 12 décembre, des représentants des membres de l’Organe mixte de conception (OMC) préfectoral ont effectué une descente dans le fokontany d’Ampasika, commune rurale Andilana Nord, district d’Amparafaravola pour constater de visu les réalités sur la présence d’un périmètre d’exploitation illicite de béryllium dans la localité. La descente a été dirigée par le chef de district d’Amparafaravola, accompagné du commandant de groupement d’Alaotra-Mangoro, le directeur régional de la sécurité publique, le directeur régional des mines et des ressources stratégiques, une dizaine de gendarmes conduits par le commandant de compagnie d’Ambatondrazaka, en présence du Maire de la commune rurale d’Andilana Nord et le chef d’arrondissement administratif en charge de la commune. A leur arrivée, 500 personnes reconnues comme étant des exploitants illicites ont été surprises sur le périmètre. Racontant la situation sur le terrain, le maire a souligné qu’auparavant, ces exploitants étaient nombreux mais la plupart d’entre eux ont déjà abandonné leur mine suite à leur échec et leur désillusion. Face à ces faits, le chef du district d’Amparafaravola a dirigé une séance de sensibilisation à l’endroit de ces gens illégaux. Ces derniers ont été sommés d’évacuer les lieux pour des raisons sécuritaires, sanitaires, et environnementales. Ils ont été notifiés qu’à partir du 15 décembre 2020, le périmètre sera bouclé par les Forces de l’ordre issues de l’État-major mixte opérationnel (EMMO) et aucun exploitant n’aura le droit d’y entrer tant qu’il n’aura pas régularisé les procédures administratives requises pour faire ce travail. Dans ce sens, le directeur régional des Mines d’Alaotra-Mangoro a apporté des éclaircissements sur les procédures à suivre par les petits exploitants pour régulariser leur situation. Des représentants des exploitants venant d’autres régions ont demandé à la délégation de prolonger leur séjour jusqu’au 20 décembre.

T.M.

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Ah les bons points !

Avant, les parents inculquaient à leurs enfants de mettre un point d’honneur, celui de collecter des bons points. Des petites fiches cartonnées où était marqué seulement « Bon point ». Les maîtresses les distribuaient parce que soit on écrivait bien comme un artiste peintre, soit on lisait bien sans s’interrompre et avec une diction d’acteur ou simplement quand on n’était pas dissipé mais se tenait « sage comme une image », disait-on. Puis vinrent les temps des tableaux d’honneur, les premiers diplômes, un morceau de papier de plus grande taille que les bons points mais faisait, quoi, juste un quart de page du standard A4, mais attention les « tableaux d’honneur » étaient illustrés de frises (ces bandes fleuries continues) comme les diplômes des grands qu’on affichait aux murs du salon familial. On les gardait pour les montrer fièrement à ses parents et surtout aux membres de la famille de passage à la maison. Comparés aux « Bons Points » les « Tableaux d’honneur » signifiaient que l’on assimilait déjà des « savoirs » étalonnés de notations de 0 à 20, échelle de valeurs déjà bien comprise. Mais le nec le plus ultra était les « Félicitations », obtenues aux examens périodiques, malheureusement, elles étaient en symbole, inversement proportionnelles aux « Bons Points » et aux « Tableaux d’Honneur », puisqu’elles se réduisaient seulement à une annotation manuscrite en bas du relevé de notes. Voilà pourquoi peut-être étaient-elles devenues moins alléchantes ?

Puis à pas de géant, nous voici dans le monde des adultes, on a beau avoir 45, 50 ou 60 ans mais le principe du « Bon Point » motive autant qu’avant, seulement le besoin a changé de nature. La récompense (voilà le grand mot !) ne fait pas suite immédiate aux résultats de l’effort mais fait appel à la notion du « Service accompli » pas pour soi-même mais pour l’Etat. Le chemin à parcourir est encore long et les obstacles nombreux puisqu’il faut obtenir la distinction de chevalier ; d’officier ; de Commandeur ; de Grand-Officier ; de Grand-Croix de 2è classe pour enfin décrocher le Graal « Le Grand-Croix de 1ère Classe » réservé uniquement aux Chefs d’Etat, les Chefs de Gouvernement et le Grand Chancelier. Avis aux petits dignitaires titulaires de « Bon Point », qu’ils sachent que les plus hautes distinctions ne s’obtiennent pas facilement car les critères d’obtention sont nébuleux pour le commun des mortels. Il semble que pour les obtenir, il faut avoir arpenté les allées du pouvoir, chose qui n’est pas à la portée de tout le monde. Mais d’ores et déjà, il faut apprendre aux petits le sens de la camaraderie, car à bien observer les membres de l’Ordre, il semble qu’ils se connaissent bien.

M.Ranarivao

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Seranan-tsambon’i Toamasina : Miofana momba ny lalànan’ny asa ny mpiasa

Nanomboka ny 10 desambra hatramin’ny 15 desambra dia miatrika fiofanana eo anivon’ny ivontoerana fanofanana, an’ny senanan-tsambo, PACT (Port Academy Center Toamasina), ny mpiasa eo anivon’ity orinasa ity. Ireo tale sy ireo lehiben’ny sampandraharaha samihafa eo anivon’ny Spat no miatrika izao fiofanana izao, ka ny ivontoerana INTRA, na “Intsitut National du Travail”, eo anivon’ny minisiteran’ny asam-panjakana sy ny lalàna sosialy, no mampiofana azy ireo, tamin’ny alalan’ilay Tahiry Malagasy ho an’ny Fanofanana Arak’asa.

Andiany voalohany ireto mpiofana ireto, fa hisy ny andiany faharoa aorian’izao, ka ireo lalàna tsara ho fantatra momba ny asa sy ny mpiasa ary ny mpampiasa no ampiofanina azy ireo amin’izany. Nambaran’ny tale jeneralin’ny Spat, Atoa Avellin Christian Eddy, izay niatrika sy ny nijery ny fanofanana ireto mpiasa, fa ilain’ny orinasa goavana toy ny seranan-tsambo ny fanofanana ireo mpiasa, satria ilaina ny fanarahan’ny mpiasa ireo lalàna sy ny zava-misy manodidina ny asany. Izany dia mba hisian’ny filaminana eo amin’ireo mpiasa sy ny mpampiasa. Ny INTRA mpampiofana, tamin’ny alalan’ny tale jeneraliny, Atoa Randrianirainy Heriniaina Harisaina, dia nilaza fa tena ilaina amin’ny fampiroboroboana ny asa aman-draharaha atao ny fanofanana ny mpiasa tahaka izao, satria sady mahalalana izy amin’izay no ho tompon’andraikitra ihany koa.

Ankoatra izay dia nambaran’ny tale jeneralin’ny Spat, Atoa Avellin Christian Eddy, ihany koa fa hanomboka amin’ny volana janoary amin’ny taona ho avy io ny fiverenan’ny fanitarana ny seranana, taorian’ny fiatoana vokatry ny fihibohana nateraky ny valanaretina Covid-19 iny. Ny tanjona mantsy dia ny hanajana ny fe-potoana efa nomena amin’ny fahavitan’ny asa, ka ny taona 2023 dia efa ho azo ampiasaina ny ampahan’ny fanitarana, raha ny taona 2025 no heverina fa ho vita avokoa ny asa atao rehetra.

Malala Didier

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67 ha : Jiolahy mitam-basy maty voatifitry ny UIR

Nisy vokany ny fisafoana amin’ny andro alina nataon’ny polisy misahana ny hery vonjy taitra. Nifanehatra tampoka tamin’ny jiolahy izy ireo ny alin’ny asabotsy, tetsy 67ha. Raikitra ny tifitra ka nahalavo ny jiolahy iray. Na izany aza dia nisy tafaporitsaka ny naman’io farany izay miisa roa. Raha araka ny tatitry ny polisy dia saika hampiasa fitaovam-piadiana ireo olon-dratsy saingy ny an’ny mpitandro ny filaminana no tonga aloha. Ny loharanom-baovao mitovy ihany no nanazava fa nikasa ny hanao fanafihana mitam-basy ity andian’olon-dratsy ity io nifanena tamin’ny polisy io. Mbola manamafy hatrany ny tranga toa izao fa ilaina ary mila hamafisina ny enti-manana ho an’ny fisafoana manerana an’Antananarivo. Raha hiandry antso fotsiny mantsy dia matetika efa tsy eo intsony ny jiolahy vao tonga ny mpitandro ny filaminana. Ny antony dia isan’ny alain’ny jiolahy voalohany indrindra ny finday rehefa mitranga ny fanafihana. Tsy afa-miantso araka izany ny voatafika raha tsy efa lasa elaela ny olon-dratsy. Raha tsy tsikaritry ny manodidina izany ny zava-miseho dia tena taraiky vao mandre ny mpitandro ny filaminana. Tamin’ity indray mitoraka dia tena nifanena tamin’ny hery vonjy taitra ny mpanao fanafihana ary dia nifanehatra ny roa tonta. Ilaina ny fanamafisana ny fisafoana, indrindra amin’izao manakaiky faran’ny taona izao izay mampirongatra ny asan-jiolahy, toa ny isan-taona ihany.

D.R

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Vontovorona : Mpangalatra nifanejehana matin’ny hasemporany

Hafa indray ity nitranga teny amin’ny Polytechnique Vontovorona ny alin’ny sabotsy hifoha alahady ity. Lehilahy iray voalaza fa saika hangalatra ka voasambotry ny mpianatra no maty ho azy teo am-patorana fotoana fohy taaorian’ny nahazoana azy. Arakan y fanazavana azo avy amin’ny mpitandro ny filaminana dia tamin’ny 12 ora alina no saika hamoha tranon’ny mpianata teny an-toerana ity lehilahy ity. Tsikaritr’ireo mpiantra efa manao fiambenana isaky ny faran’ny herinandro izany ka niezaka nisambotra azy ireto farany. Tafaporitsaka anefa izy ka nanomboka teo dia nifanejehana eraky ny tokotanin’ity oniversitea ity. Tratra ihany anefa izy tokony ho tany amin’ny 2 ora maraina tany ho any. Rehefa izany dia nofatoran’ireo mpianatra natao tanana ivoho izy mialoha ny hanolorana azy amin’ny zandary izay efa nantsoina. Akory anefa ny hagagan’ireto farany raha nigadona teny an-toerana, fotoana fohy taaorian’ny antso, fa olona efa maty no novantanin’izy ireo. Ny fanadihadiana natao tamin’ireo mpisambotra no nahalalana fa nitaraina ho sempotra hono ity lehilahy ity nialoha ny nahafaty azy. Rehefa nozahan’ny dokotera dia tsy nahitana ratra na vono akory ny tenany. Noho izany, mihevitra ny mpitsabo fa mety ho fijanonan’ny fo tampoka no nitarika ny fahafatesany. Tsy nahitana taratasy mety hahafantarana ny momba azy moa teny aminy. Ity farany izay tombanana ho manodidina ny 30 taona eo izy.

T.M.

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Football D2 : Five FC en Pro League

Pas de surprise au championnat de Madagascar de la deuxième division avec cette première place de Five FC dans le groupe de Toamasina. Le club a battu, samedi matin au stade de Barikadimy, l’AS Fortiori sur le score de 2 buts à 1 et, cette fois, sans le moindre carton rouge pour les Tamataviens. Rappelons, en effet, que Five a gagné face à Disciples par trois buts à un et trois cartons rouges alors qu’il a été tenu en échec sur un score de 1 à 1 par une équipe de Mama réduite à 9. De quoi soulever la colère du public qui sentait un coup tordu. Mais le mal est fait, notamment pour Disciples qui croyait pouvoir se qualifier mais qui a vu ses chances s’envoler quand le jeune arbitre tamatavien, Pierrot Monami, à sorti à trois reprises le carton rouge. Five disputera donc la finale face à l’Uscafoot du coach Henintsoa Hildecoeur. Mais quelle que soit l’issue de cette finale, la ligue d’Analamanga en est la victime car elle n’aura plus à gérer dans son championnat que des clubs de seconde zone. C’est certain que le niveau du football tananarivien va prendre un coup d’autant plus que le président Tota Rakotoarimanana a d’autres chats à fouetter en devenant le maire d’Andoharanofotsy. Pour tout dire, il a pratiquement laissé le football de côté car contrairement à son habitude, il n’était pas venu à Carion pour soutenir l’Uscafoot et encore moins à Toamasina pour encourager le pasteur Tolotra avec qui il s’entend très bien. Finalement plus de la moitié des clubs en Pro League sont de Tana. Outre les deux nouveaux Uscafoot et Five, il y a Cosfa, Adema et Elgeco Plus. Quand on sait que la CNaPS Sport et JET Mada ne sont d’Itasy que de nom, car ils vivent et s’entraînent à Tana, cela fait beaucoup. À la longue, on a bien peur que ces Tananariviens parviennent à faire le vide autour d’eux et que ce Pro League ressemble à un championnat de Tana bis auquel on va greffer Fosa Juniors et, peut-être, les Tuléarois du 3FB si ces derniers parviennent à trouver un bon sponsor.

Clément RABARY

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Transport : Les usagers boudent les taxis-brousse

Une semaine avant la fête de la Nativité, les passagers ne sont pas au rendez-vous dans les stations. A la gare routière « fasan’ny karana », les passagers viennent au compte-goutte. Par rapport à l’année dernière, le nombre des véhicules qui quittent ce stationnement a largement diminué. « 80 à 90 véhicules prennent le départ contre 150 à 160 auparavant. Aucune hausse des frais de transport n’est envisagée mais, malgré tout, aucune affluence des passagers n’est enregistrée depuis le début de ce mois », selon le vice-président de cette station du KMMTF ou comité de gestion commune de la gare routière Fasan’ny karana, Martin Randriamparany.

Par ailleurs, les responsables auprès de cette station renforcent actuellement les actions de sensibilisation et le contrôle du respect des mesures sanitaires. Un tunnel désinfectant a été installé sur place ainsi qu’un dispositif de lavage des mains avec du savon, d’après toujours Martin Randriamparany. Le port de masque est obligatoire pour tous les passagers et le contrôle sera aussi strict au départ. Idem pour la hauteur des bagages qui ne devrait pas excéder les 80 cm.

Narindra Rakotobe

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Natation – Tournoi La Persévérance : Quatre meilleures performances réalisées par Managing

Les courses étaient serrées surtout au relais hommes.

Aux nombres de médailles, Managing et Saint-Michel Natation étaient au coude-à-coude.

 Pour une grande première, le club Managing Sport Swimming a relevé le défi. En marge de la célébration de ses 15 ans d’existence, le club Managing a organisé le tournoi La Persévérance réunissant près de 180 nageurs des ligues d’Analamanga, de Vakinankaratra et d’Atsinanana. Quatre meilleures performances ont été enregistrées lors de la journée d’hier sur un bassin de 25 m, à la piscine de l’ESCA à Antanimena. Elles ont été toutes signées par les nageurs par du Managing, organisateurs de la compétition. Finaritra Razakatiana a été l’auteure d’une meilleure performance chez les benjamines au 50 m brasse avec un chrono de 36sec62 contre 37sec53 que Vola Andriamanjatoarimanana du COSFA avait réalisé le 19 décembre 2004. Chez les juniors dames, Antsa Rabejaona a amélioré sa propre performance du 50 m papillon portant le chrono de 30sec08 à 29sec91 réalisé le 29 février 2020. Chez les benjamins, Baritiana Andriampenomanana a effacé l’ancien record du 400 m NL de Lalanomena Andrianirina de l’ESCA de 4mn57sec62 établi le 18 décembre 2011 en 4mn43 sec 73. Une autre meilleure performance est celle de Mamihaja Andriampenomanana au 50m NL qui a réalisé 26sec03. L’ancien record était de 26sec33 appartenant à Ranto Ratsimisata de Dobarano. Aux nombres de médailles, Managing et Saint-Michel Natation étaient au coude-à-coude. Les collégiens d’Amparibe ont pourtant dominé les courses relais autant chez les hommes que chez les dames. « Nous remercions tous les clubs participants, surtout ceux venant de Toamasina et d’Antsirabe. Malgré la courte durée de préparation, nous avons quand même pu réunir plusieurs clubs, et l’objectif a été largement atteint. La persévérance a été de mise, car la recherche de l’excellence ne s’arrête pas là. Comme il s’agit d’une première édition, nous prévoyons d’organiser ce tournoi tous les ans », a souligné, Yvannie Rabenitana, présidente du Club Managing. MVola, partenaire du club pour l’organisation du tournoi, a offert des lots aux médaillés.

T.H