Les actualités Malgaches du Dimanche 14 Juillet 2019

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CAN 2019 - Les Barea acclamés par la foule

La date du dimanche 13 juillet 2019 est à jamais marquée dans l’histoire de Madagascar. Une marée humaine a déferlé la route reliant l’aéroport d’Ivato et le stade de Mahamasina pour accueillir les Barea de Madagascar de retour au pays. Il a fallu 12h de temps au cortège de l’équipe nationale pour effectuer les 18,4 km. Surpris par l’engouement incroyable de la foule, même les joueurs n’ont pas cru de leurs yeux. On jamais vu un tel accueil dans le pays auparavant. Même le Président de  la République Andry Rajoelina les a attendus pendant 5h temps devant le stade pour honorer leur arrivée. Le Chef de l’Etat a prévu de décorer les Barea ce jour avant que les joueurs expatriés quittent le pays pour l’Europe afin de rejoindre leur club respectif. Dès leur apparition sur le tarmac de l’aéroport, pas moins de 6000 personnes les ont acclamés en brandissant le drapeau  vert-blanc-rouge et  sont vêtues de tee-shirts où est inscrit « Misaotra Barea », ou de la copie du maillot de l’équipe nationale.

Un accueil plus que légendaire Un accueil de bienvenue digne d’une légende planétaire que les Malagasy ont réservé à leurs héros nationaux. Même Telma Madagascar, partenaire numéro Un du football malagasy, a réservé sa propre surprise aux Barea, en mettant un grand panneau publicitaire  « Misaotra Barea », avec une photo d’équipe devant l’entrée de l’aéroport et d’autres panneaux sur lesquels on a vu une photo de chacun des joueurs tout au long des rues de la Capitale.Très ému, le capitaine Fanava Ima Andriantsima était le premier à se fondre en larmes dès la descente de la délégation à Ivato. Déjà, il a fallu 1h30 aux joueurs pour rejoindre leur bus. C’est du jamais vu dans l’histoire du pays. Des millions  de supporters qui veulent faire des fêtes populaires au pays en profitant du passage des Barea.  « La tristesse et la fatigue se sont dissipées en voyant cette foule qui est venue nous accueillir. Comme si on a gagné la CAN malgré notre élimination. Je suis très touché par l’enthousiasme des Malagasy qui sont venus nous accueillir. Je n’arrive toujours pas à croire ce que je vois »,raconte Faneva Ima. Pour Pascal Razaka dit Bapasy « On  ne s’attendait pas du tout à un tel accueil. Malgré la fatigue et la déception sur notre élimination, tous les joueurs sont éblouis par la situation », s’exclame le natif de Mahajanga. « Accueil très chaleureux. Je tiens à remercier sincèrement chacun d'entre vous pour nous avoir démontré une fois encore votre confiance, votre appui et votre amour. Merci infiniment, merci de tout mon cœur », s’exalte Melvin Adrien, la star de l’équipe.  L’engouement a continué, hier, devant l’hôtel le Louvre à Antaninarenina. Elias Fanomezantsoa

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Retour des Barea au pays - Un accueil majestueux

Un accueil triomphal, c’est ce que la population malagasy a réservé aux Barea, hier à l’aéroport d’Ivato. Un événement historique qui sera inscrit dans l’histoire du football malagasy car c’est la première fois qu’on assiste à ce genre d’événement. Des milliers de personnes sont venues accueillir les héros de toute une nation, l’équipe nationale malagasy, les zébus de Madagascar. Depuis la matinée, Ivato et ses alentours, notamment à l’extérieur de l’aéroport national, commençaient à se remplir. On voyait des gens habillés en rouge, vert et blanc, comme les couleurs du drapeau malagasy, des déguisements, des pancartes et des grandes affiches sur lesquelles il est inscrit : « Merci Barea ». La joie des supporteurs malagasy était immense et tout le monde était reconnaissant de la performance des Barea. Petits et grands, filles et garçons sont venus en masse et il n’a suffi que quelques heures pour remplir le lieu destiné à accueillir les « Avengers malagasy » du ballon rond. Vuvuzela, sifflets, tambours… bref, tous les ingrédients étaient là pour faire de la journée du samedi un événement historique ponctué d’un grand carnaval.

Ambiance de folie On ne se privait pas de danser, de siffler, de crier haut et fort, de se féliciter ou même de faire des photos de groupe, tout était permis pour montrer la ferveur et à quel point les gens sont heureux. Ambiance de folie était ainsi au programme, et ce, quelques heures avant l’arrivée de l’avion emmenant l’équipe. A 15h30 , le bourdonnement de l’avion commençait à se faire  entendre. Tout le monde cherchait une place pour mieux voir les membres de l’équipe descendre de l’engin. « Voilà Carolus, voilà Melvin, waouu Voavy Paulin…m** Rakapy et encore Mombris », des cris de joie s’entendaient même à Talatamaty et chacun était fier d’avoir enfin vu son joueur préféré en face et non plus à la télévision. L’équipe et tout le staff ont même pris quelques heures pour pouvoir atteindre leur bus. La foule était tellement déchainée et folle, au bon sens du terme, d’avoir vu ses idoles que tout le monde ne voulait pas bouger de là où il était avant d’avoir touché la main des Barea. Mais pas de chance pour certains car le bus partait enfin de l’aéroport pour aller rejoindre la destination finale, Mahamasina. Des joueurs cool ! Les bus les transportant ont mis plusieurs heures pour sortir de l’aéroport. Sur les routes, des fans saluent l’équipe. Des cris de remerciement ont été entendus et même des déclarations d’amour de la part des jeunes filles. Mais les joueurs ne pouvaient pas sortir au risque de se faire arracher leurs mains,  ils se sont contentés de coucous et des petits bisous avec un geste de  la main. Faneva Ima – assis sur le devant – enthousiaste et heureux, ne se privait pas de faire des selfies malgré la foule et de signer des autographes sur des ballons et tee-shirts des fans. Melvin, l’adoré de tous, était assis derrière et la voiture qui le transportait était la plus suivie. D’Ivato en passant par la nouvelle route de Tsarasaotra, Alarobia, Ankorondrano, Analakely et Ambohidahy, des voitures ornées de logo des Barea et des posters de l’équipe et une foule immense attendaient impatiemment le passage de l’équipe.  Beaucoup ont même attendu des heures pensant que le cortège passerait plus vite, mais malheureusement, le bouchon causé par le public a retardé le trajet. L’équipe des Barea n’était arrivée ainsi  à destination que très tard, vers 23h, mais  les fans les ont attendus avec sagesse et fierté.Melvin : « Je suis déjà marié » !Mais encore pendant le trajet Ivato – Mahamasina, deux filles se sont apparemment évanouies en voyant le beau gosse de la CAN, Adrien Melvin. Celui qui a marqué cette participation de l’équipe malagasy à la compétition sportive car il a été le joueur le plus apprécié, notamment sur le plan professionnel qu’humain. Les  visages des jeunes filles étaient  peints du numéro 23 et elles étaient munies de maillot portant le numéro 23,    avec des grands posters du gardien de but. Malheureusement, ce jeune homme « crush » des jeunes filles malagasy a lancé un message sur facebook : « Pour toutes les filles qui sont à fond sur moi, il ne faut pas, je suis déjà marié ! », lance-t-il avec un grand sourire en montrant sa bague. Les petits commerces en  profitentChacun essaie d’en tirer profit  et ce suivant sa manière. L’accueil des Barea  a généré plusieurs  activités rapportant de l’argent. Les alentours  de l’aéroport international d’Ivato ont été envahis par des personnes vendant des goodies Barea tels que des sifflets ,vuvuzela, autocollants et drapeaux.Les autocollants ont été vendus entre 100 ariary  à 5000 ariary  le format A4. Ils ont été soit  collés sur les véhicules, soit appliqués directement  au niveau du visage.  Quant aux sifflets, les  vendeurs les ont cédés  entre 500 à 1000  ariary  l’unité. Le  mini drapeau a été l’article le plus vendu, indique un marchand ambulant. « J’en  ai apporté une centaine et en  moins d’une heure, je les ai tous vendus. Il  peut servir de  décoration  à la maison et peut être même réutilisé au cours d’un autre événement  de même envergure » explique Rasoa, une vendeuse de drapeau. Actuellement, même sans avoir rencontré les joueurs, je peux rentrer tranquillement avec les poches remplies, rajoute-t-elle en riant. Outre les goodies, la  vente des articles vestimentaires a également explosé. Toutes les personnes étaient  vêtues  de maillots, tee-shirts, polos, casquettes et sweat portant le logo et le nom des Barea. Des investissements ont eu lieu avant la journée.  « Afin de réserver   un accueil chaleureux  à notre équipe, montrons  que nous  sommes ensembles et que  nous les supportons en portant leur image. Nous sommes quatre dans  la famille, et à part les  deux  maillots officiels achetés au début de la Coupe d’Afrique des  Nations (CAN), nous avons commandé 4 autres tee-shirts. Afin d’être bien habillés à cette  sortie, nous  avons   alloué un budget  d’environ 100 000 ariary » indique un  supporteur des  Barea. « Notre commerce ne s’est pas arrêté au lendemain de  leur défaite au quart de finale de la Coupe d'Afrique des nations 2019 en Egypte. Au contraire, le nombre de commande de tee-shirt  a doublé voire triplé. La livraison  se poursuit  ainsi  jusqu’à la fin de  ce mois.  Depuis le lancement de cette production  vestimentaire, nous  gagnons pas mal d’argent. Et actuellement notre petit commerce s’est transformé en une petite entreprise spécialisée dans la conception et la fabrication de tee-shirts », raconte un jeune entrepreneur. Les  taxi-be ont été introuvablesDes milliers de citoyens malagasy et  plusieurs étrangers supportant  notre équipe nationale les Barea  sont venus en  masse pour accueillir  leurs héros  samedi dernier. Les  voitures particulières ont été innombrables mais pour ceux  qui n’en disposent pas, ils ont été contraints de recourir au service des   transports en commun.   Toutefois, les   taxi-be  ont  disparu de  la circulation au moment où les usagers en ont  plus besoin.La ligne  D reliant  67ha et  Ivato restait insuffisante. « Faute de  transport en commun, la marche à pied est  beaucoup plus rapide et  reste la meilleure solution», témoigne un père de famille qui est venu avec  ses deux garçons. En outre, les bus desservant Ambohimanarina et Ambohibao ont pris également une pause, du moins c’est ce que les  usagers ont constaté. « Je  suis  partie de Tsimbazaza pour rejoindre l’aéroport  international  d’Ivato   vers 10 heures. Pour échapper aux  embouteillages au niveau de la route Digue, j’ai prévu de  prendre  le  bus à Antanimena  afin d’emprunter le trajet d’Ambohimanarina à Ambohibao.   Mais malheureusement, j’avais complètement tort d’avoir pris cette décision. Ainsi, je me suis rendue à pied pour ne  pas perdre du temps » raconte Domoina, une jeune femme âgée vingtaine d’années. Des  taxis-be en location et privatisésJoindre l’utile à l’agréable. Telle a été la réponse d’un propriétaire de quelques taxis-be  qui a mis en  location vers Ivato tous ses véhicules. D’après les informations recueillies sur place, les familles nombreuses, les groupes de personnes et les petites communautés ont eu recours au service de location .« Notre voiture ne peut pas contenir  toute la  famille. Petits et grands, hommes et femmes veulent  y aller  d’où cette dépense » affirme Nirina, une des personnes  venues  accueillir les  Barea à  l’aéroport. « Nous voulons être ensemble  dans une ambiance privée pendant ce  moment historique de Madagascar » avoue  Rija, un  habitant d’Ankazomanga.

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Iles Eparses - Un comité mis en place par le Gouvernement

Naina Andriantsitohaina, ministre malagasy des Affaires étrangères, affirme qu’un comité est mis en place par le Gouvernement pour se pencher sur la question des îles Eparses. L’annonce a été faite au cours d’un discours prononcé par le chef de la diplomatie malagasy, à l’occasion de la Fête nationale française. Considéré comme étant l’un des « derniers irritants » de la relation bilatérale entre la France et Madagascar, par l’ambassadeur français, Véronique Vouland Aneini, la question des îles Eparses a été au cœur des discours prononcés hier à la Résidence de France, Ivandry. Lors d’une rencontre entre le Président de la République Andry Rajoelina et son homologue français au mois de mars, il avait été décidé de reprendre les discussions sur le statut des îles Eparses, au sein d’une commission mixte, afin d’aboutir à une solution consensuelle d’ici juin 2020, date du 60ème anniversaire du retour de l’indépendance de Madagascar. Prenant la parole pour la première fois depuis le retour triomphal de l’équipe nationale de football malagasy, « après 8h d’une longue traversée d’une marée humaine », le ministre a tenu à se faire l’écho des mots du Président de la République et de l’ensemble de la population malagasy pour remercier les Barea « pour tous ces moments de joie, de bonheur et surtout de fierté et de solidarité nationale retrouvée ». Le ministre Naina Andriantsitohaina estime que cette « solidarité nationale » sera « bien utile pour avancer sur le sujet des îles Eparses.

« A l'instar des Barea, il va falloir jouer en équipe. Et ce n'est sûrement pas à partir des gradins, en s’adressant aux médias, qu’une compétition se joue. C’est sur le terrain, la balle aux pieds et la sueur au front, en compagnie des autres joueurs de son équipe. Madagascar n’a pas besoin de 25 millions de sélectionneurs et de commentateurs. Madagascar veut 25 millions de joueurs soudés derrière le Chef de l’Etat », affirme le numéro 1 de la diplomatie malagasy. Il affirme que « si aujourd’hui le Président de la République doit traiter le sujet, c’est bien que nous sommes encore en situation d’échec et que nous devons donc tous faire preuve d’humilité ». Ce serait pour cette raison notamment que le ministre annonce la mise en place par le Gouvernement d’un comité qui réunira tous ceux qui, « de près ou de loin, auront la compétence à s’exprimer sur le sujet ». Ce comité auditionnera toutes les parties concernées, de l’environnement à la pêche, de la défense à la recherche pétrolière. Selon le ministre, le débat doit être le plus large possible comme étant un sujet de souveraineté nationale. Il prévient toutefois que « la décision est et restera politique ». Le ministre des Affaires étrangères estime par ailleurs qu’il faut saluer la volonté et le courage des Chefs d’Etat de se tourner vers l’avenir et se retrouver avant les fêtes du 60ème anniversaire de notre indépendance pour proposer une solution. « Il est temps de se mettre au travail », dit-il, avant de conclure en conviant, officiellement, la partie française à venir participer à la première réunion de la commission mixte en charge du dossier des îles de Madagascar, qui aura lieu à Antananarivo, à la date qui conviendra aux Français « mais qui ne devra pas trop attendre ».  La Rédaction

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Trafic de stupéfiants - Un Tanzanien pris dans le filet

Une nouvelle prise pour les autorités. Hier, vers 11h30, au cours de l’enregistrement des passagers d’Air Link à destination de Johannesburg, en Afrique du Sud, les agents de la Douane malagasy ont détecté un bagage suspect. Ce dernier appartenant à un Tanzanien. « Après son passage au scanner, nous avons détecté une matière organique à l’intérieur de sa valise. Nous avons alors procédé à la fouille de la valise mais malheureusement nous n’avons rien découvert mis à part des vêtements » explique l’agent, hier, lors de la présentation des faits, à l’aéroport international d’Ivato.  Après cette fouille insatisfaisante, les agents ont alors décidé de revoir l’image de la valise pour savoir exactement où il a caché cette substance mise en évidence par le scanner.  « Après cette vérification, nous avons rappelé  l’individu pour une seconde fouille. Nous avons alors détruit la valise pour voir le double fond où nous avons trouvé de l’héroïne. Il faut noter que ce trafiquant a essayé de duper notre chien renifleur en mettant de l’huile essentielle de vanille tout autour de la valise, mais il n’a pas réussi à duper le scanner », continue-t-il. Selon les informations communiquées par l’administration douanière et après les tests de vérification, 6kg 469 d’héroïne ont donc été saisis.  Après cette vérification, la Douane a déjà procédé à la destruction de ces stupéfiants dans la fin de l’après-midi à Andranotapahina avec l’appui du PAC (Pôle Anti-corruption).

Concernant le trafiquant présumé, le  Tanzanien sera déféré aujourd’hui après avoir passé la nuit au violon. A partir de là, l’affaire sera reprise entièrement par le PAC.  Pour rappel, ce Tanzanien est la cinquième prise depuis le début de l’année. La plus grande arrestation reste à ce jour celle de Lusinga Adam Martin, alias  « Papa Freddy », grand cerveau des trafiquants de drogue dans la zone indianocéanique, le 25 mai dernier. Avant d’être arrêté, il a notamment orchestré la sortie de 41kg de drogue de la Grande Ile par voie maritime. Mais cela n’a pas porté ses fruits. A ce jour, le sort de ce grand « dealer » reste encore méconnu après son arrestation. Rova Randria

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Développement du football - Le Président Rajoelina prend les « Barea » par les cornes

Faire face aux difficultés. Se qualifier à la phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) en parvenant en quarts de finale est une chose. Refaire le même coup, c’est désormais  une autre affaire. Conscient des tâches qui attendent le football malagasy en général et l’équipe nationale en particulier, le  Président Andry Rajoelina a décidé de se placer au front du développement du ballon rond malagasy. Dans la soirée du samedi, lors de l’accueil des Barea de Madagascar, Andry Rajoelina a satisfait les aspirations des amoureux du football malagasy en annonçant  des mesures concrètes. L’épanouissement de ce sport Roi se résume en quatre points : l’infrastructure, l’encadrement technique, la politique de la relève et les compétitions. « Nous avons réussi ce que ne nous n’avons jamais réalisé en 59 ans d’indépendance en qualifiant la sélection malagasy à la phase finale de la CAN. Maintenant, nous devons faire plus pour que cette participation historique ne soit pas comme un feu de paille. Désormais, on va travailler pour rééditer cet exploit et de faire mieux à la prochaine fois », lance le Président Rajoelina à l’endroit des joueurs des Barea et de la foule compacte venue les accueillir devant le stade de Mahamasina, samedi dernier.  Une foule composée d’amoureux ou non du ballon rond mais qui tout ouïe au discours du Président Rajoelina qui, à la grande déception des détracteurs sur ses faits et gestes envers la sélection nationale de ces derniers mois, a été bien accueilli par cette marée humaine reconnaissante. Contrairement à ses prédécesseurs qui en pareille circonstance subissaient la colère des sportifs, Andry Rajoelina n’est pas le genre à faire de la récupération politique à la réussite des Barea. C’est tout à fait normal ainsi que sa prise de parole a été la plus attendue à cette soirée après la présentation des Barea par leur capitaine, Faneva Ima. Ce dernier a d’ailleurs, tout comme Nicolas Dupuis, maintes fois répété ses remerciements à l’endroit du plus jeune Président de l’Afrique de ce qu’il avait fait durant cette campagne égyptienne de la sélection malagasy. Ces bases du développement du football, le Président Rajoelina a promis de les mettre en place.

« Nous allons doubler la capacité d’accueil du stade de Mahamasina pour qu’il puisse accueillir plus de spectateurs. Pour la pelouse, on va importer des gazons en Angleterre afin que ce terrain soit vraiment aux normes internationales. Avec ce relooking, le stade de Mahamasina sera le plus grand dans la Région de l’océan Indien », promet Andry Rajoelina. Habitué de la démocratie directe, il a également demandé à l’assistance la nécessité de garder ou non Nicolas Dupuis à la tête de l’équipe nationale. « Le coach m’a révélé qu’il est sollicité par certaines fédérations africaines ou arabes de diriger leur sélection. On s’est déjà parlé en Egypte mais je veux avoir votre adhésion avant de décider quoi que ce soit », a-t-il lancé. Une demande acceptée par la majorité de l’assistance. « Vous avez entendu la réponse. Ainsi vous restez avec nous pour les quatre prochaines années », lâche le Président de la République. Une décision qui certainement enlève une grosse épine aux pieds des futurs occupants de la Maison du football malagasy à Isoraka. En effet, le problème sur les charges du salaire d’un technicien étranger constitue l’obstacle majeur pour la fédération nationale pour en recruter  comme le fait souvent les grandes nations footballistiques du continent. Lors de l’entretien avec Nicolas Dupuis, celui-ci a présenté au Président de la République son « business plan » basé sur une vaste détection des joueurs susceptibles de porter le maillot national et ce dès la catégorie U-14 et U-17.  « On ne doit pas s’endormir sur nos lauriers, il est temps maintenant de se mettre au travail. On est condamné à bien se préparer et offrir une meilleure préparation aux sélections nationales. L’Afrique nous attend de pied ferme », avertit le Président Rajoelina qui apparemment n’est pas effrayé par le challenge. En lançant ce nouveau défi, Andry Rajoelina conforte les propos de l’actuel président de la CAF au temps où il occupait encore la présidence de la Fédération malagasy. « Durant mon mandat, j’ai connu trois Présidents de la République. Mais c’est Andry Rajoelina qui a beaucoup fait pour le sport malagasy et le football en particulier »…Rata

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Circoncision - Le Groupe Sodiat prend soin les enfants de son personnel

En tant qu’entreprise citoyenne, le Groupe Sodiat accorde une importance majeure aux actions sociales. Et les employés au sein de ce groupe ne sont pas en reste. Samedi dernier, des petits garçons du personnel, âgés d’entre un an et demi à 4 ans ont été circoncis au bloc opératoire de la Polyclinique d’Ilafy. Comme les années précédentes, ces enfants ont bénéficié d’une meilleure prise en charge médicale avec l’utilisation des équipements ultra modernes, non seulement pour réduire la douleur de l’enfant mais aussi le risque de complication. Ces techniques chirurgicales ont diminué l’inquiétude des parents puisque l’opération s’est ainsi déroulée dans d’excellentes conditions. De plus, le respect de l’hygiène y est de rigueur.

Outre la prise en charge des garçons, notamment l’intervention chirurgicale et les médicaments, ils ont été gâtés par le Président-directeur général du groupe, Mamy Ravatomanga et son épouse. Ces enfants ont reçu des jouets et friandises. Ayant assisté les parents et les enfants durant cette opération, le directeur général du groupe, Razanamparany Eric, a avancé que cette action de bienfaisance se tient depuis des années afin d’aider les parents et de prendre soin les enfants du personnel.  Au mois de juin dernier, c’était la Commune rurale d’Ankadikely Ilafy qui a bénéficié de cette campagne de circoncision gratuite, et ce en tant que lieu d’implantation de la Polyclinique d’Ilafy. Anatra R.

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Phénoménal !

Délirant. Les superlatifs manquent pour qualifier exactement l’intensité de l’engouement populaire à travers l’accueil que le peuple entier réservait aux Barea ce samedi 13 juillet. De retour d’Egypte après avoir participé à la CAN 2019, l’équipe à Faneva Ima a été reçue avec tous les honneurs, et ce, malgré une défaite par trois buts à zéro face à la Tunisie. En ratant ce match comptant pour les quarts de finale, les poulains de Nicolas Dupuis n’ont d’autres choix que de reprendre le chemin du retour. Seulement, pour une toute première participation à des compétitions de la Finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), Madagascar n’en démérite point. L’équipe nationale a failli accéder aux portes des demies finales. Ils ont loupé de peu le dernier carré de cette finale tant redoutée par les équipes nationales du Continent noir. Le parcours de ce petit « poucet » étonna voire effraya certaines équipes nationales. A un certain moment, la hiérarchie fut ébranlée. Désormais, les Barea ont leurs deux pieds dans la cour des grands. Un objet de fierté nationale, sans nul doute. Le monde footballistique entier reconnait dans sa juste valeur cet exploit inédit de nos héros. La preuve, l’instance internationale du ballon rond, la Fifa, à travers sa dernière publication, vient de revoir à la hausse le classement des Barea.

Depuis toujours, parmi le peloton de la queue, Madagascar remonte en grade et se trouve au 108ème rang. Certainement, on est encore loin, très loin des Top 10, comme c’est le cas des grandes équipes mondialistes de l’Amérique Latine ou d’Europe occidentale mais le fait de quitter le bas-fond illustre déjà un progrès notable. Un petit rappel. En 2016, Madagascar fut parmi les tout premiers qualifiés pour la Finale de la CAN 2019. En Egypte, les Barea ont carrément survolé les matches éliminatoires au stade d’Alexandrie. Ils terminèrent premiers dans le Groupe B en battant le Burundi par un but à zéro, en tenant en échec la Guinée, une des favorites de la CAN 2019, par 2 buts partout et surtout en battant par 6 buts à 4 les géants des « Super Eagles » du Nigeria à l’issue de la séance des tirs au but. Ce fut une grosse surprise ! La presse internationale n’hésitait pas à attribuer aux Barea le qualificatif de « révélation » de la CAN. Seulement, face la Tunisie, le Onze  national malagasy dut se rendre à l’évidence qu’il reste encore beaucoup à faire en s’inclinant par 3 buts à zéro. De retour au pays, les Barea ont été accueillis royalement par toute une population entièrement fière de leur exploit. D’Ivato à Mahamasina, le tout Antananarivo en délire de joie et de reconnaissance les reçoit. De mémoire d’homme, il n’y avait eu autant d’engouement général de ce genre dans la ville des mille. Personnellement, je garde intact en mémoire l’accueil que la population tananarivienne avait réservé aux trois députés, l’écrivain Rabemananjara Jacques, le Docteur Joseph Ravoahangy-Andrianavalona et le Docteur Raseta, de retour en exil en 1960. A leur descente d’avion à Arivonimamo, ils étaient reçus en héros. Cependant, la foule de ce samedi le dépasse de loin en nombre et en ferveur.Phénoménal, Nicolas Dupuis et ses poulains ont été accueillis solennellement et fiévreusement par toute une foule en délire.