Les actualités à Madagascar du Dimanche 14 Mai 2017

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Midi Madagasikara54 partages

Antanety-Ambohijanaka : Fito lahy nanafika épi-bar , polisy ny iray

Tokantrano iray fivarotana sy fisotroana iray no  notafihan’ny  jiolahy  fito, ny alin’ny sabotsy hifoha alahady teo. Araka ny vaovao, dia tamin’ny 1 ora no nitrangan’izany. Nitondra “barre à pince”, basy kilalao, sy kibay ireo jiolahy raha araka ny vaovao avy tamin’ny zandarimaria izay miandraikitra ny fanadihadiana ity raharaha ity.

Tafiditra tao an-trano ireo jiolahy rehefa avy nanapitsoka ny varavarana. Avy hatrany, dia nizotra tany amin’ny trano fatorian’izy mivady tompon-trano. Ireto farany izay nilaza fa tsy naheno na inona na inona mihitsy raha tsy efa ireo jiolahy nanambana basy sy nanery azy ireo hatory amin’ny tany? Nandeha ihany koa ny vely kibay mba hanerena azy mivady hanoro ny toerana misy ny vola. Vokany:  lasan’ireo jiolahy ny vola 500 000 ariary maty tamin’ny varotra iray andro, “lecteur “ iray, VTT iray, finday 4, fakan-tsary iray, ary entam-barotra vitsivitsy.

Soa  ihany anefa fa tafaporitsaka ilay rangahy tompon-trano ka niantso vonjy tamin’ny manodidina. Nitsoaka avy hatrany ireo jiolahy ka nenjehin’ny fokonolona, saingy niala maina. Nandritra ny fanadihadiana nataon’ny zandary avy ao Andoharanofotsy; izay miandraikitra iny faritra iny no niantefan’ny ahiahy tamin’ny olona efa-dahy izay tsy mba namonjy tamin’ilay antso vonjy nataon’ny tompon-trano tamin’ny fanafihana. Nentina teny amin’ny zandary ireo olona ireo ka tadidin’ilay Ramatoa ny akanjon’ny iray tamin’izy ireo izay mbola teny an-kodiny. Tsy afa-niala intsony ranamana ka noraisim-potsiny izy efa-dahy izay voalaza fa polisy mpiana-draharaha ny iray.  

Araka ny fanamarihan’ny tompon-trano ihany, dia isan’ireo olona nisotro tao amin’ny fivarotany ireo jiolahy ireo, ny alin’io sabotsy nialoha ny nitrangan’ny fanafihana io.

T.M.

Madagate6 partages

TOLIARA. DISTRICT D’ANKAZOABO SUD, FIEF DE BRIGANDS

S’il y a un lieu où le vol de zébus est roi c’est bien dans le district d’Ankazoabo dans la Région Sud Ouest, pas très loin de Toliara, la capitale du Sud.

Deux personnes de la communauté locale d’Amberomena, commune rurale de Fotivolo, du district d’Ankazoabo, ont perdu leur vie dans la poursuite des brigands de grands chemins, voleurs de zébus, le 5 mai 2017 dernier. Ces voleurs sont armés jusqu’aux dents, des armes de guerre qui font dissuader policiers et gendarmes à les poursuivre. Ils sont spécialistes en embuscades et tireurs d’élites, ce qui sous entend que ce sont d’anciens militaires, policiers ou gendarmes. Les habitants de ces localités se plaignent très souvent mais leurs plaintes n’arrivent pas bien loin. Ondirait qu’ils se plaignent en l’air. Non seulement ils perdent leur richesse, mais encore leur vie et personne ne vient à leur secours.

Face à cette menace des voleurs, les gens de la localité s’unissent pour lutter contre les brigands et adoptent une convention qu’on appelle DINABE. C’est le Chef de Région actuel, le Colonel Rabe Jules qui en est l’instigateur. La convention ne prend effet qu’une fois validée et homologuée par le tribunal de la localité. Le Dinabe contraint les cosignataires à venir en aide à celui qui a été attaqué et poursuivre les voleurs par tous les moyens jusqu’à ce que les traces des sabots de zébus volés les mènent tout droit chez le voleur ou complice ou receleur. C’est ce dernier qui paie, rembourse et dédommage la perte, non seulement la victime du vol mais aussi tous les participants à la chasse aux voleurs.

A qui profite le vol? Bien que le risque soit grand, la motivation dans la poursuite des malfaiteurs aussi en vaut la chandelle. Grâce à l’action du Dinabe, le vol de zébus a diminué substantiellement dans la Région Sud Ouest, reconnaissent les administrés, sauf dans le district d’Ankazoabo. Les descentes ou autres « coups de poings » programmés par l’État-major des armées sont efficaces, mais aussitôt que les forces de l’ordre ont tourné le dos que les violences, viols et vols reprennent. Les gens de la localité rapportent que des fonctionnaires hauts placés et parlementaires sont mêlés au commerce de zébus, ce qui engendre un conflit d’intérêt énorme, et qui fait perdurer la violence et le vol dans le district d’Ankazoabo.

Charles RAZA, Journaliste correspondant à Toliara

Madagascar Tribune4 partages

Augmentation de la production rizicole de 10% dans l’Alaotra

La production totale de riz pour l’Alaotra pourrait dépasser les prévisions de cette année et atteindre les 600 000 tonnes. Une augmentation conséquente par rapport à l’année dernière durant laquelle la filière a souffert des nombreux aléas du climat, que ce soit la sècheresse, les cyclones et les inondations qui ont suivi.

Cette hausse de la production, de l’ordre de 10% par rapport à celle de 2017 entrainera une baisse des importations de riz du pays. Notons que l’année dernière, Madagascar avait importé près de 400 000 tonnes de riz tout au long de l’année. D’autre part, les prix devraient également en être impactés, une baisse du prix du kilo devrait normalement se produire. L’année dernière, les pics des prix du riz de 2 500 ariary le kilo avaient été atteints. Le marché malgache avait été ravitaillé à 70% de riz importé d’Inde ou du Pakistan.

La faible production de l’année dernière avait en effet obligé l’Etat malgache à faciliter l’importation de riz par les opérateurs économiques afin de palier à la faible production locale. Selon un rapport de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) datant de 2017, Madagascar serait le deuxième consommateur mondial de riz derrière le Myanmar (Birmanie). La Grande ile ne se trouve pourtant qu’à la 19ème position en tant que producteur avec un faible rendement de quelques 3,4 millions de tonnes de paddy par an pour les 1,2 million d’hectares de plantation.

Madagascar Tribune3 partages

Le président défend la promulgation des lois électorales

Dans son émission hebdomadaire « Fotoambita », le président de la République Hery Rajaonarimampianina a défendu le fait qu’il ait promulgué les lois électorales à la fin de la semaine dernière.

Une promulgation à laquelle personne ne s’attendait après les décisions de la Haute Cour Constitutionnelle. La HCC avait rejeté la totalité ou presque des dispositions nouvelles et litigieuses dans les trois lois organiques, dont la question des financements des campagnes électorales, la question du bulletin n°2 du casier judiciaire ou encore celle des bulletins de vote et de la durée des propagandes.

Selon Hery Rajaonarimampianina, ces lois ont résulté de plusieurs concertations avec la société politique et civile malgache depuis l’année 2016. Les critères qui y avaient été insérés ont été étudiés afin de répondre à l’attente et aux besoins du pays en matière politique et électorale. Pour le président de la République, la promulgation de ces lois, en prenant en compte les décisions de la HCC et en apportant les rectifications qui s’imposaient, ne devait plus attendre. Ceci afin que l’on puisse procéder à des élections avant la fin de l’année, n’évoquant toutefois plus la période précise voulue par la Constitution. Pour que des élections puissent avoir lieu, il faut la promulgation des lois, l’ancienne loi électorale ayant été élaboré sur la base de la feuille de route de sortie de crise de 2009, elle n’est plus adaptée à une nouvelle élection. Ainsi, en évoquant sa responsabilité, Hery Rajaonarimampianina a décidé de ne plus passer par le parlement pour des débats qui auraient pu trainer en longueur et s’avérer infructueux.

Avancée démocratique

Pour le président de la République, les dispositions nouvelles qui ont été rejetées par la HCC constituaient une « avancée démocratique » selon lui. « J’appelle cela une avancée démocratique, et même si la Haute Cour Constitutionnelle a refusé ces dispositions. J’espère que tous les acteurs politiques et surtout les candidats prendront tout de même leurs responsabilités », avait-il déclaré. Toujours est-il qu’il n’existe donc plus à ce jour de raison technique ou juridique devant empêcher l’avancée du processus électoral et la préparation des élections. Si la Commission électorale nationale indépendante (CENI) avait réclamé le cadre juridique des élections, celui-ci est maintenant en place. La question est de savoir si les députés de l’opposition entameront une quatrième semaine de manifestation. Manifestation qui avait débuté par le refus des lois électorales promulguées à ce jour. Du côté du régime, la démission du président de la République n’est envisagée à aucun moment, mais pourtant devenue la première réclamation de l’opposition.

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Paysage audiovisuel - Lalatiana Rakotondrazafy réclame l’ouverture de « Free Tv »

A un moment où les médias d’obédience proche du pouvoir central ont ouvert leurs portes, des responsables des organes de presse soulèvent la question de leurs médias. Avec insistance, Lalatiana Rakotondrazafy a demandé l’ouverture de sa station de télévision.  « "Free Fm" a six ans. "Free News" aura bientôt un an. Nous avons également besoin de "Free Tv". Nous réclamons son ouverture », a martelé la chroniqueuse politique sur sa propre chaîne de radio « Free Fm », lors de la célébration du sixième anniversaire de cette chaîne de radio privée, samedi dernier au « Kianjan’ny Kanto » à Mahamasina. « Les documents sont entre les mains des responsables », a renchéri cette journaliste de profession devant l’assistance. 

Lalatiana Rakotondrazafy de dénoncer par ailleurs un deux poids deux mesures. Et elle de se demander en effet pourquoi persiste-t-on à ne pas permettre l’ouverture de « Free Tv », alors que bon nombre de nouvelles stations de radio et de télévision ont été autorisées à émettre durant les trois dernières années. Toutes les chaînes de télévision doivent suivre le même chemin, estime-t-elle. La journaliste indique pourtant que la paperasserie administrative et le cahier des charges de la station « Free Tv » sont en règle. « En tant que simples citoyens, nous réclamons son ouverture », martèle Lalatiana Rakotondrazafy. Et elle d’annoncer également le lancement d’une pétition pour demander l’ouverture de « Free Tv ». Une collecte de signatures sera menée au siège de la station de radio « Free Fm » à Antanimena. Lancée en 2011, cette station de radio a fêté ses 6 ans par une célébration au « Kianjan’ny Kanto » à Mahamasina, samedi dernier. La station « Free Fm », aujourd’hui toujours dirigée par Lalatiana Rakotondrazafy Andriantongarivo, s’est ancrée dans le quotidien des Tananariviens et c’est avec eux qu’elle a entendu fêter dignement cet anniversaire.

L.A.

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Insécurité - Le fils de Danyl Ismaël kidnappé

A nouveau, la Capitale renoue avec les histoires d’enlèvement de membres de la communauté indo-pakistanaise du pays. Hier, entre 10 et 10 heures 30 minutes du matin, le fils âgé de 23 ans d’un industriel, Danyl Ismaël, venait d’être enlevé devant sa famille juste dans le périmètre d’une mosquée et à la fois de cimetière non loin du terminus de la ligne 192 à Ilafy.

La famille de la victime, notamment son père est très connu non seulement dans le milieu économique mais également dans le milieu social à travers sa campagne annuelle de consultation médicale et soins gratuits pour les défavorisés en milieu rural en collaboration avec les médecins de l’océan Indien. L’enlèvement s’est soldé par une fusillade sanglante.  En effet, les cinq bandits équipés d’au moins trois fusils « Kalachnikov » et qui étaient venus à bord d’un Mazda, n’ont pas hésité à ouvrir le feu sur les deux policiers qui assurent la surveillance et la sécurité de ces personnes, ont affirmé les témoins. Sérieusement touché, l’un des deux a été envoyé d’urgence à l’hôpital. « Le malheureux avait été criblé de balles et il est maintenant entre la vie et la mort », apprend-on ensuite auprès d’une source policière. Le kidnappé s’était rendu sur les lieux pour se recueillir sur une tombe, du moins selon une information préliminaire. Le véhicule qui a transporté les membres du gang était arrivé en trombe et s’est aussitôt immobilisé à la hauteur de la victime, prise totalement au dépourvu. Elle venait à peine de quitter sa voiture lorsque les ravisseurs ont émergé, l’arme au poing. C’était dans ces circonstances que les deux policiers ont réagi. Mais avant même qu’ils ont pu appuyer sur les gâchettes de leurs armes, c’étaient leurs adversaires qui se montraient plus rapides qu’eux. C’était dans ce bref mais brutal échange de tirs que le policier a été touché en différents endroits de son corps. Une rapidité qui faisait penser aux témoins que les kidnappeurs savent manier les armes lourdes et ne sont pas des amateurs. Des témoins ont, encore, affirmé avoir vu la voiture se dirigeant vers une ruelle du quartier et non vers la route principale. Informée en premier, la Gendarmerie d’Ankadikely Ilafy s’est tout de suite impliquée afin d’alerter toutes les Brigades de la gendarmerie avoisinantes pour une mise en place d’un barrage. Quelques minutes plus tard, la Brigade criminelle s’est rendue sur place et a repris l’affaire. Hier, vers le milieu de l’après-midi, elle a assuré n’avoir toujours pas entendu parler de demande de rançon de la part du gang. En revanche, elle a assuré que le véhicule fugitif des bandits aurait été identifié. L’enquête suit son cours. Avec ce énième enlèvement d’un ressortissant « Karàna », et ce, quelques jours seulement après le kidnapping d’un autre adolescent à Andranomena, les ressortissants indo-pakistanais dont la plupart sont de nationalité française vivent totalement dans l’inquiétude. Une affaire de kidnapping qui certainement va sortir le Consul français à Madagascar et l’ambassadeur de ses gongs…Franck R.

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Décès d’un influent indo-pakistanais - Une suspicion de suicide ?

Un père de famille indo-pakistanais d’une trentaine d’années, qui fut marié à une jeune femme malgache a succombé à la suite de circonstances floues, samedi.

Pris d’un grave malaise, qui lui allait être donc par la suite fatal, le trentenaire fut évacué d’urgence dans un centre de soins de la Capitale où il a rendu l’âme quelques moments à peine après que les médecins l’ont examiné.  Pour le moment, les versions sont confuses pour tenter de mettre la lumière sur la cause exacte du malaise, qui va entraîner la mort plutôt suicidaire du patient. Et pas n’importe lequel ! Les bruits de coulisses susurrent que la victime serait une personnalité influente pour le régime. Une version avance que le malheureux aurait pris une quarantaine de comprimés de tranquillisant. Une autre encore privilégie l’hypothèse d’une prise d’alcool associée à une prise de tranquillisant, ce qui est le moins probable pour provoquer sa mort. Mais qu’est-ce qui pourrait lui a poussé à cette exacerbation au point de chercher la grande faucheuse ? Les premiers éléments de l’information relatent que l’Indo-pakistanais serait déprimé après un échange de propos assez vif avec son épouse. D’ailleurs, ce qui a valu à celle-ci l’ire des proches de l’Indo-pakistanais. Ils lui reprochent vivement d’être à l’origine de son acte suicidaire. Cependant, cette dame se serait bien défendu que son conjoint aurait été inquiété par une affaire bien plus grave qu’une simple dispute conjugale, et qui ne l’aurait pas laissé tranquille ces derniers temps.  Quoique nos différentes sources aient catégoriquement refusé de décliner son identité, le défunt aurait vraiment un poids dans la vie nationale. Pour preuve, des coups de fil émanant de personnalité  haut placée dans les instances judiciaires du pays n’auraient pas cessé de s’enquérir sur la situation et semblaient vouloir chercher de plus amples informations sur le sort de l’Indo-pakistanais dès son admission à la salle de réanimation. 

Franck Roland

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Alimentation - Une suspension d’approvisionnement en viande de zébu vers Antananarivo

Filière « zébu » inquiétante. L’approvisionnement en viande de zébu vers la Capitale  a été suspendu depuis mercredi dernier. Les éleveurs de bovins de Tsiroanomandidy n’acceptent plus l’irresponsabilité des Forces de l’ordre devant les rackets ainsi que les vols de bœufs,

des phénomènes devenus incessants. Compte tenu de cette situation, il est fort possible qu’il y aura une augmentation de prix d’ici quelques jours. « Le kilo de la viande de zébu est actuellement à 9 200 ariary», a indiqué un boucher à Andavamamba, hier.  Dernièrement, des centaines de zébus ont disparu et ne sont pas encore retrouvés. Lors des transports de ces bovidés, les éleveurs doivent recourir à des escortes pour assurer leur sécurité. Or, à chaque déplacement, ils doivent payer 1 000 à 2 000 ariary par tête de zébu. Se sentant arnaqués, ils ont décidé de ne plus payer cette somme, ce qui a entraîné un désaccord avec les gendarmes qui servent d’escorte. De plus, ils ont arrêté de fournir de la viande à Antananarivo. Toutefois, il s’agit d’une activité qui constitue une véritable source d’argent aussi bien pour la communauté rurale qu’urbaine. Faisant partie du secteur primaire, la filière « zébu» intéresse presque toute la population issue de divers domaines de production.  Quotidiennement, des plaintes informant le vol d’une centaine voire des milliers de bovidés sont déposées auprès des postes de la Gendarmerie, notamment dans les endroits enclavés. Suite à cette recrudescence de l’insécurité s’ajoutant aux problèmes avec les gendarmes, la coopérative de la filière « zébu » dénommée « Mada Omby » a ainsi décidé de prendre ces mesures. Cette coopérative regroupe près de 1 600 éleveurs, des commerçants, des grossistes ainsi que des gérants d’abattoir. Il s’agit de la seule et unique coopérative bovine à Madagascar. Elle a été créée le mois de juillet dernier afin de réaffirmer la valeur de la filière « zébu » à Madagascar.  Ses membres veulent inciter les responsables hiérarchiques concernés à réagir et à prendre leurs responsabilités. Actuellement, les bovins qui ont été destinés à être envoyés dans la Capitale restent à Tsiroanomandidy. 

Kanto R.

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Rugby - Championnat national scolaire - Une grande première avec Orange

Pour la première fois dans l’histoire de la balle ovale à Madagascar, un championnat national scolaire sera instauré. Une grande première également pour une discipline sportive, dans la mesure où les autres se contentent du championnat scolaire organisé par le ministère de l’Education nationale. Il s’agira d’un évenement annuel qui ne concernera que quelques disciplines et dont le rugby n’en fera pas partie, alors qu’il demeure un sport populaire à Madagascar après le football.

L’oubli est corrigé avec cette initiative de l’association « Terres en Mêlées » soutenue par Orange Madagascar, premier sponsor de la balle ovale dans la Grande île.L’évenement aura lieu cette année et concerne les élèves des U-16. Quatre tournois de qualification se dérouleront à Ambanja (du 19 au 21 mai), Fianarantsoa (du 26 au 28 mai), Toliary (du 9 au 11 juin) et Antananarivo (23 juin). La phase finale se tiendra à Antananarivo le 25 juin avec la présence des deux équipes à VII françaises et de la sélection malagasy. A cette phase finale, le vainqueur du tournoi d’Ambanja affrontera celui d’Antananarivo, tandis que l’autre affiche sera composée du vainqueur de Toliary à celui de Fianarantsoa.Pour que les jeunes se trouvent sur le même pied d’égalité et afin de mettre en place une structure technique dans les écoles, une formation des professeurs d’éducation physique et sportive (Eps) a été organisée. Ils sont 37 issus des 22 Régions à avoir bénéficié de ce stage de mise à niveau, abrité par l’Institut national de la formation professsionnelle pour le côté théorie et le stade des Makis pour la pratique. Un stage sanctionné d’un diplôme de la fédération internationale et à l’issue duquel, les stagiaires ont reçu des matériels pédagogiques concernant le rugby. La création d’une section sportive « rugby » dans leur école respective et la participation au premier championnat national scolaire s’avèrent les obligations de ces 37 professeurs d’Eps.Rata

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Table ronde Union européenne-Madagascar - Les obsctacles du secteur privé mis à nu

Lors de la troisième édition de la table ronde économique entre Madagascar et l’Union européenne (Ue) à l’hôtel Carlton, Anosy, le 12 mai dernier, la non application fréquente des textes a été évoquée. Il n’y a pas eu de coordination interministérielle. En plus, la confiance entre opérateurs et investisseurs n’est pas mise en place.

Aussi, il importe de créer un cadre juridique et politique stable. Concernant les exportations, le problème de conformité des produits malgaches constitue toujours un sujet de préoccupation majeure.

Accord de partenariat économique

Madagascar bénéficie de plusieurs financements européens pour la mise en œuvre de l’accord de partenariat économique comme le programme Procom (Programme d’appui à l’emploi et à l’intégration régionale d’une valeur de huit millions d’euros sur une période de cinq ans). Son objectif est d’appuyer la compétitivité des petites et micro-entreprises afin qu’elles bénéficient au mieux de cet accord. Une enveloppe de 950 000 euros sur les 4 millions d’euros est mise à la disposition des quatre pays signataires de cet accord de partenariat économique, dans le cadre de l’enveloppe régionale du 10e Fonds européen de développement. 

L’accord de partenariat économique bénéficie déjà aux entreprises de Madagascar. Par exemple, des entreprises bénéficient de l’accès au maché de l’Ue. D’autres opportunités concernent les projets d’électrification rurale en énergie renouvelable qui peuvent bénéficier d’un accès hors taxe aux douanes pour des équipements de qualité comme les panneaux solaires.

D.H.R.

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Protection de l’environnement - Les « cookers » fonctionnant à l’énergie renouvelable conquièrent...

Doucement mais sûrement. Les familles malagasy sont de plus en plus nombreuses à investir dans l’utilisation des appareils fonctionnant à l’énergie renouvelable. Outre les kits et batteries solaires qui commencent à avoir des abonnés,

notamment dans les zones rurales, les cuisinières  (« cookers ») fonctionnant à l’énergie renouvelable font de plus en plus d’adeptes. Ces appareils sont actuellement disponibles dans beaucoup de points de vente, à des prix plus ou moins chers. Leur capacité en matière d’économie d’énergie a fait leur preuve et conquiert de plus en plus de consommateurs malagasy.  « Nous utilisons actuellement le "cooker " qui marche à l’éthanol. Nous n’étions pas convaincus de sa qualité au début. Mais nos voisins qui en utilisaient un nous ont dit que ce produit est véritablement économique. Ce qui est vrai puisqu’actuellement, nous économisons trois fois plus qu’en utilisant le gaz et le charbon », a témoigné une mère de famille. A part leur capacité en termes d’économie d’énergie, les « cookers» sont rechargeables et faciles à utiliser. « Le seul problème réside dans leur prix qui n’est pas accessible à tous les Malagasy, moyennant la somme de 100 000 à 150 000 ariary », a expliqué un vendeur. D’autre part, l’utilisation de ces appareils est une contribution à la protection de l’environnement car les produits utilisés pour leur chargement et leur fonctionnement sont « bio », et n’ont aucun recours à l’électricité. C’est le cas du « cooker » fonctionnant au bioéthanol.

Tiasoa  Samantha

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13 mai - Une commémoration sans Alain Ramaroson

Morose. La commémoration du 45e anniversaire du 13 mai 1972 l’a été. Ce fut également la première fois que le politicien Alain Ramaroson, fervent défenseur des mouvements de révolution populaire à Madagascar dont celui de 72, a été absent.

Le numéro un du parti « Masters » est placé sous mandat de dépôt à la prison d’Antanimora où son « séjour » vient même d’être prolongé de quelques mois. Rappelons que l’arrestation de l’ex-membre du Conseil supérieur de la Transition (Cst) remonte au 3 août 2016 pour faux et usage de faux, suite à une plainte déposée par un membre de son cercle familial. Depuis, il a été placé en détention préventive à Antanimora en attendant son procès.  Au rythme où vont les choses, l’ancien membre du Cst risque encore de passer un premier 26 juin, voire un 2e Noël en prison. Malgré cette absence significative, les proches d’Alain Ramaroson ont tenu à honorer ce devoir de mémoire en se relayant aux groupements politiques qui ont effectué un dépôt de gerbes sur la place du 13 Mai. Durant les commémorations précédentes, le politicien ne manquait pas de lancer des critiques à l’endroit du régime.

Défilé 

Plusieurs acteurs politiques ont tenu à commémorer la date du 13 mai. Les premiers arrivés sur les lieux furent la conseillère municipale, Lalatiana Ravololomanana et consorts. Ils furent suivis par maître Willy Razafinjatovo dit Olala et quelques-uns de ses compagnons de lutte, cet avocat qui ne rate pas une seule commémoration du 13 mai car ayant été parmi les jeunes étudiants leaders de mouvement à cette époque. Les représentants du « Masters » d’Alain Ramaroson ont pris le relais un peu plus tard. Le défilé des politiciens a été clôturé par celui de la plate-forme Rmtf ou « Rodoben’ny Malagasy tia tanindrazana ho an’ny fanorenana », dont environ une dizaine de ses membres ont été présents sous la houlette du pasteur Edouard Tsarahamy. Une journée sous très haute surveillance également puisque très tôt dans la matinée, les lieux furent déjà quadrillés par des centaines d’éléments des Forces de l’ordre. Outre ce déploiement spectaculaire d’agents armés de l’Emmo-sécurité, la journée du 13 mai 2017 s’est déroulée comme une commémoration ordinaire !

S.R.

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Nomination d’ambassadeurs - Couacs de dernière minute ?

Attendue la semaine dernière, la nomination des ambassadeurs n’a pas eu lieu. Repoussée ou annulée ? Telle est la question que se sont posés bon nombre d’observateurs  En marge de la réception organisée par le chef de délégation de l’Union européenne, Antonio Sanchez Benedito-Gaspar en début de semaine dernière à la villa Iranja de Tsarasaotra, dans le cadre de la célébration de la Journée de l’Europe, la ministre des Affaires étrangères Atallah Béatrice a pourtant annoncé aux journalistes la nomination très prochaine de nouveaux ambassadeurs auprès des pays partenaires de Madagascar. 

Si elle n’a pas mentionné les pays ou organisations hôtes de ces nouveaux ambassadeurs, le numéro « Un » de la diplomatie malagasy est toutefois allé jusqu’à déclarer qu’il fallait voir de près le dernier Conseil des ministres. Malgré cette annonce, les nominations n’ont pas eu lieu. Le communiqué de presse relatant les décisions prises lors du dernier rendez-vous hebdomadaire de l’Exécutif a accouché sur la nomination de nombreux nouveaux hauts employés de l’Etat, parmi lesquels ne figurait aucune nomination d’ambassadeurs. 

Les observateurs ne peuvent que se demander les raisons pour lesquelles ces nominations n’ont pas eu lieu ? Y a-t-il eu des couacs de dernière minute dans la liste des pressentis ambassadeurs ? Cet épisode est en tout cas caractéristique des soubresauts continuels que vit le pays depuis l’accession de Hery Rajaonarimampianina. Après 40 mois passés à Iavoloha, le Président malagasy n’a toujours pas procédé à la nomination d’ambassadeurs, alors que l’imminence de la nomination de ces représentants de l’Etat malagasy a été à  maintes reprises, annoncée. 

Si l’on voit ce que le Chef de l’Etat Hery Rajaonarimampianina fait depuis trente-neuf mois qu’il est à la tête du pays, on peut exactement dire qu’il tâtonne, cafouille et se cherche désespérément. C’est comme si le Président de la République était un égaré dans les dédales sinueux de son magistère. Faut-il souligner que les ambassadeurs ont pourtant pour mission de représenter et de défendre les intérêts du pays. Notons donc que Madagascar n’aura pas d’ambassadeur lors de la rencontre qui serait prévue dans la semaine entre le tout nouveau Président de la République française Emmanuel Macron avec les membres du corps diplomatique accrédité en France… Reste à savoir si la nomination des ambassadeurs aura lieu cette semaine ou bien si cela sera de nouveau reportée.

L.A.

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Mirages

En plein dans le désert, au milieu des dunes de sable à l’infini, au zénith, les yeux semblent voir une nappe d’eau en surface, au loin. En vrai, ce n’est qu’une illusion de vue, des mirages ! En plein marasme des années noires de 80, le régime socialiste faisait croire à son pauvre peuple que le bout du tunnel serait proche et que le paradis socialiste se profilerait à l’horizon. Durant tout son règne, l’Amiral rouge par la magie de la parole, la démagogie, parvint à faire admettre, des fois par la force, que le pays se dirigerait vers la prospérité. Le peuple devait s’armer d’une patience de fer tout en continuant à produire, sans relâche. En fin de compte, le navire s’écoula et « atterrit » au fond de l’océan. La suite, on le savait.

L’Afrique regorge de démagogues. En effet, le Continent noir excelle par la floraison des champions de la démagogie. Larousse définit le terme « démagogie » par une « attitude consistant à flatter les aspirations à la facilité ou les préjugés du plus grand nombre pour obtenir ou pour conserver le pouvoir ». C’est justement le cas dans la plupart des Etats d’Afrique dont fait partie malheureusement la Grande île où, les hommes politiques, pour conquérir le pouvoir et le maintenir, promettaient la lune durant la campagne et au début de leurs mandats. Seulement, une fois investis et bien assis sur leur trône, ils oubliaient tout. Pire, ils se calfeutraient, paisiblement, dans leurs luxueux palais et ignoraient les souffrances et les cris de détresse du bas peuple.

Le respect de la parole donnée fait tragiquement défaut de nos hommes politiques. A Madagascar, les dirigeants ne se gênent point de considérer comme nulles et non avenues les promesses qu’ils avaient fait miroiter aux gens. La culture des mirages fait des ravages dans les esprits de simples citoyens. Le Président malagasy se dédouane, sans le moindre scrupule, sur le non-respect du deadline imposé par la Constitution à la mise en place de la Haute Cour de Justice, et cela, trois ans et demi après son investiture (24 janvier 2014). Chose que le candidat numéro 3 avait, formellement, promis  l’exécution sitôt après qu’il soit élu. La culture de la « chose promise, chose due » ne l’enchante guère. La désillusion s’amplifie quand on assiste à l’indifférence déroutante des Institutions censées contrôler l’action du pouvoir à l’image de la Haute Cour constitutionnelle qui se mure dans un silence coupable devant les dérives manifestes et répétées des tenants du régime. L’éminent constitutionnaliste Eric Rakotoarisoa semble donner sa bénédiction aux errances, notamment au niveau de la « crête » de l’Exécutif. Les observateurs avisés se désolent de prélever qu’il est en train de somnoler quelque part dans les hauteurs de la colline d’Ambohidahy. Une sieste prolongée !

Néanmoins, l’entretien des mirages ne n’est pas le seul apanage des barons du régime. Les dirigeants des groupuscules ou des partis qui poussent comme des champignons, ici et là, se réclamant de l’opposition et promettant d’apporter le renouveau total, prenaient les gens pour des canards sauvages. Ils font signe de leur détermination d’investir l’emblématique Place du 13 Mai et conviaient la population d’Antananarivo d’en faire autant. Au final, rien que des mirages ! 

Ndrianaivo

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La CUA commémore le 13 mai 1972

En mémoire des étudiants blessés et tués lors du mouvement estudiantine du 13 mai 1972, la Commune Urbaine d’Antananarivo (CUA) avait commémoré cet évènement hier en déposant des gerbes de fleurs sur le parvis de l’hôtel de ville à Analakely, anciennement place du 13 mai.

Lors de la cérémonie de commémoration, Edouard Tsarahame du Rodoben’ny Malagasy Tia tanindrazana ho an’ny Fampandrosoana (RMTF), la conseillère communale Lalatiana Ravalolomanana ou encore le Tiako i Madagasikara de Marc Ravalomanana, par le biais de son secrétaire général, Olga Ramalason, ont notamment insisté sur la nécessité de continuer le combat pour le développement.

47 ans après le mouvement des étudiants malgaches sur la place du 13 mai, des partis politiques réclament toujours qu’on poursuit le combat pour le développement, la libération et l’indépendance de Madagascar. Pour eux, la Grande île est encore loin de retrouver sa liberté et son indépendance vis-à-vis la Communauté internationale. Mais le pays doit également faire face à une corruption grandissante, à une restriction inquiétante de la démocratie et surtout à la pauvreté honteuse qui gangrène l’économie nationale.

Maitre Willy Razafinjatovo alias Maître Olala, un des étudiants ayant participé à la manifestation à l’époque témoigne que leur mouvement était plus sincère et animé par un réel patriotisme à l’époque. 47 ans plus tôt, ils militaient notamment contre la structure éducative jugée inadéquate, la mainmise des étrangers, notamment des Français sur Madagascar malgré le retour de l’Indépendance et la pauvreté. Actuellement, cette situation ne semble pas encore près de changer, en dépit des sacrifices de nombreux manifestants et l’ampleur du sang ayant déjà coulé.

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Le dossier de 79 députés accusés de corruption transmis au Pôle anti-corruption

L’histoire de mallette au sein de l’Assemblée nationale ne restera certainement pas impunie. Le dossier concernant une suspicion de corruption commise par des anciens députés dans le cadre du vote de la loi organique portant sur le code électoral en avril 2018 a été transmis au Pôle anti-corruption (PAC). L’affaire impliquerait 79 anciens parlementaires qui ont participé au fameux « conclave du Paon d’Or » à Ivato.

Le Bureau indépendant anti-corruption (Bianco) saisie de cette affaire a reçu une doléance dénonçant de fortes suspicions de corruption lors d’une réunion de plusieurs députés au luxueux hôtel cinq étoiles à Ivato. La réunion a duré quelques jours, du 28 mars au 3 avril 2018. Les 79 parlementaires ayant participé à ce conclave auraient reçu une somme de 50 millions d’ariary par personne pour faire passer sans amendement le projet de lois électorales à Tsimbazaza.

Le 3 avril 2018, le code électoral, quoique controversé, a été adopté par 77 députés. Les médias locaux, notamment ceux de l’opposition à l’époque, n’ont pas tardé à dévoiler au grand jour ces suspicions de corruption en dénonçant une pratique très récurrente depuis de nombreuses années au niveau de la chambre basse.

Il a ainsi fallu plusieurs mois au Bianco pour rassembler toutes les pièces du puzzle et aboutir à la transmission de ce dossier au PAC. Les anciens parlementaires impliqués devraient être convoqués incessamment auprès du PAC. Leur mandat étant achevé depuis le 5 février 2019, ils ne bénéficieront plus de l’immunité parlementaire qui pourrait les protéger dans cette affaire. Pour certains d’entre eux qui se sont encore portés candidats aux prochaines élections législatives, leur immunité parlementaire ne serait effective en cas d’élection qu’après publication des résultats provisoires par la CENI.

Faut-il rappeler que l’adoption des lois électorales au mois d’avril 2018 au niveau de l’Assemblée nationale a été à l’origine d’une manifestation ayant causé les débâcles du régime HVM de Hery Rajaonarimampianina. Des députés TIM et Mapar, contestant les lois électorales controversées, sont descendus dans la rue. Ils se faisaient appeler les « 73 députés pour le changement ». Après, deux mois de manifestation sur la place du 13 mai, ils sont parvenus à faire tomber le Premier ministre de l’époque, par le biais d’une décision de la Haute Cour constitutionnelle (HCC).

Des députés impliqués dans cette affaire de corruption lors du conclave du Paon d’Or se présentent aux prochaines législatives sous la bannière de la plateforme de soutien à Andry Rajoelina. Reste à savoir si le Chef de l’Etat oserait leur tourner le dos si jamais le PAC prendrait des sanctions à leur encontre.

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Le dossier de 79 députés accusés de corruption transmis au Pôle anti-corruption

L’histoire de mallette au sein de l’Assemblée nationale ne restera certainement pas impunie. Le dossier concernant une suspicion de corruption commise par des anciens députés dans le cadre du vote de la loi organique portant sur le code électoral en avril 2018 a été transmis au Pôle anti-corruption (PAC). L’affaire impliquerait 79 anciens parlementaires qui ont participé au fameux « conclave du Paon d’Or » à Ivato.

Le Bureau indépendant anti-corruption (Bianco) saisie de cette affaire a reçu une doléance dénonçant de fortes suspicions de corruption lors d’une réunion de plusieurs députés au luxueux hôtel cinq étoiles à Ivato. La réunion a duré quelques jours, du 28 mars au 3 avril 2018. Les 79 parlementaires ayant participé à ce conclave auraient reçu une somme de 50 millions d’ariary par personne pour faire passer sans amendement le projet de lois électorales à Tsimbazaza.

Le 3 avril 2018, le code électoral, quoique controversé, a été adopté par 77 députés. Les médias locaux, notamment ceux de l’opposition à l’époque, n’ont pas tardé à dévoiler au grand jour ces suspicions de corruption en dénonçant une pratique très récurrente depuis de nombreuses années au niveau de la chambre basse.

Il a ainsi fallu plusieurs mois au Bianco pour rassembler toutes les pièces du puzzle et aboutir à la transmission de ce dossier au PAC. Les anciens parlementaires impliqués devraient être convoqués incessamment auprès du PAC. Leur mandat étant achevé depuis le 5 février 2019, ils ne bénéficieront plus de l’immunité parlementaire qui pourrait les protéger dans cette affaire. Pour certains d’entre eux qui se sont encore portés candidats aux prochaines élections législatives, leur immunité parlementaire ne serait effective en cas d’élection qu’après publication des résultats provisoires par la CENI.

Faut-il rappeler que l’adoption des lois électorales au mois d’avril 2018 au niveau de l’Assemblée nationale a été à l’origine d’une manifestation ayant causé les débâcles du régime HVM de Hery Rajaonarimampianina. Des députés TIM et Mapar, contestant les lois électorales controversées, sont descendus dans la rue. Ils se faisaient appeler les « 73 députés pour le changement ». Après, deux mois de manifestation sur la place du 13 mai, ils sont parvenus à faire tomber le Premier ministre de l’époque, par le biais d’une décision de la Haute Cour constitutionnelle (HCC).

Des députés impliqués dans cette affaire de corruption lors du conclave du Paon d’Or se présentent aux prochaines législatives sous la bannière de la plateforme de soutien à Andry Rajoelina. Reste à savoir si le Chef de l’Etat oserait leur tourner le dos si jamais le PAC prendrait des sanctions à leur encontre.