Les actualités Malgaches du Dimanche 14 Avril 2019

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Andry Rajoelina. FNUAP 50 ans. Discours au Carlton, le 12 avril 2019

« Messieurs les chefs d’Institution,

Mesdames et Messieurs les Ministres,

Excellences Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Représentants du Corps diplomatique,

Monsieur le Représentant du Fonds des Nations Unies pour la Population,

Distingués invités,

A la Jeunesse présente ici,

Mesdames et Messieurs.

Je suis heureux d’être parmi vous ce soir, et je voudrais commencer mon allocution en adressant au du Fonds des Nations Unies pour la Population et à son Représentant, mes sincères félicitations pour l’organisation de cet évènement sur le lancement et la remise du rapport sur l’état de la population mondiale à l’État malagasy.

Je me réjouis pour l’honneur que vous faites à mon épouse, Mialy Rajoelina, de la nommer comme Ambassadeur du FNUAP pour la lutte contre les violences basées sur le genre et la reconnaissance de ses engagements envers les populations les plus vulnérables, et particulièrement pour lutter contre les diverses formes de violence faites aux femmes et aux enfants, ainsi que la lutte contre les mariages des mineurs.

Mais, malheureusement, les récentes actualités nous rappellent que le travail forcé, l’esclavage moderne et la traite d’êtres humains, touchant majoritairement les femmes, demeurent un fléau frappant. Pour ne citer que les cas des femmes qui ont travaillé au Koweït, au Liban et en Arabie Saoudite.

Mais pour revenir sur l’évènement d’aujourd’hui, comme le rapport vient de le marquer, il coïncide, cette année, avec deux jalons historiques importants. A savoir : la création du FNUAP, il y a 50 ans et la Conférence internationale sur la Population et le Développement du Caire, il y a 25 ans. Des jalons qui mesurent l’ampleur et la raison d’être. Donc, ces deux évènements traduisent la volonté de l’organisation de contribuer au bien-être des populations et à la recherche des voies et des moyens pour protéger leurs droits y compris en sauvant et en transformant des vies.

En ce qui concerne Madagascar, vous nous avez accompagnés, Monsieur le Représentant, sans discontinuité,depuis 1978, soit pendant 41 ans. Le thème de ce rapport intitulé « Une tâche inachevée : la poursuite de l’acquisition des droits et des choix pour tous » qui est en parfait alignement avec notre vision pour rattraper notre retard de développement accumulé par Madagascar, dans le cadre de l’IEM ou l’Initiative pour l’Émergence de Madagascar.

Je me suis engagé, particulièrement lors de l’annonce de la Politique générale de l’État, en janvier dernier, à faire de « l’Éducation pour Tous » une réalité ; à ce que la Santé soit un réel droit inaliénable pour chaque citoyen sur l’ensemble du territoire malagasy, et que l’accès à des emplois décents permette de rendre la dignité et la fierté à mes compatriotes.

Au cœur de toute notre démarche, se trouve le respect des droits humains, sans distinction d’âge, de sexe, de condition sociale et d’origine ethnique. Fort de cette conviction de vouloir contribuer à l’essor de la population, et comme l’indique votre rapport, il nous appartient, désormais, de passer aux actions concrètes, afin de stopper les inégalités et d’envisager un meilleur avenir pour chacun des Malagasy, notamment pour nos femmes et pour nos jeunes.

Il est clair que beaucoup reste à faire et que les efforts doivent se poursuivre pour transformer notre vision en action, afin que le développement soit une réalité. Quoi qu’il en soit, l’État malagasy a déjà démontré son engagement à changer la trajectoire des vies de la population pour permettre à celle-ci de jouir de ses droits dans tous les domaines. Je voudrais ainsi souligner également que j‘accorde à toutes les questions liées à la population et au développement, en particulier tout ce qui concerne les franges les plus vulnérables.

A titre d’exemple, sous mon impulsion, notre pays s’engagera à augmenter les budgets des ministères responsables des volets sociaux. Il s’agira de réduire progressivement mais rapidement les inégalités tout en recentrant nos actions sur le développement humain, lequel est, à mon sens, le socle et la justification principale de la politique générale et des actions de l’État. Mais bien évidemment, nous avons bien pris note : la détaxation des préservatifs. Et je pense que, par rapport à la loi de finances rectificative, nous allons prendre acte de cette demande.

Avant de terminer, et en tenant compte du rapport sur l’état de la population mondiale, je voudrais rassurer le Fonds des Nations Unies pour la Population et l’ensemble de tous nos partenaires, que nous nous approprions les recommandations de ce rapport et nous ne ménagerons aucun effort pour que le rêve, la vision et la Conférence internationale sur la Population du Caire, soient une réalité pour le développement et l’émergence de Madagascar.

Le développement de Madagascar est sur les rails. A la tête, un TGV.

Je vous remercie de votre aimable attention »./.

Transcription à partir du prononcé : Jeannot Ramambazafy

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CAN 2019 : Madagascar dans un groupe jouable

Le tirage au sort pour la Coupe d’Afrique des Nations s’est fait au Caire, en Egypte en présence des différentes fédérations Africaines Vendredi dernier. Notre délégation a été dirigée par Béatrice Attalah, qui est actuellement à la tête du comité de normalisation. Lors du tirage, les adversaires de la bande à Ima est connue. Il s’agit entre autre du Nigéria, Guinée et Burundi. Ces équipes vont évoluer dans le groupe B.
Concernant les autres pays, nous avons dans le groupe A : Égypte, République démocratique du Congo, Ouganda, Zimbabwe, Groupe C : Sénégal, Algérie, Kenya, Tanzanie, Groupe D : Maroc, Côte d’Ivoire, Afrique du Sud, Namibie, Groupe E : Tunisie, Mali, Mauritanie, Angola, Groupe F : Cameroun, Ghana, Bénin, Guinée-Bissau. Les analystes sportifs affirment que les Malgaches ont bien leur chance de sortir de la phase de poule.
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Christian Ntsay, PM. Discours pour les 100 ans de l’OIT à Ankorondrano, le 11.04.2019

CÉRÉMONIE DE CÉLÉBRATION DU CENTENAIRE DE L’OIT

(Organisation internationale du travail)

_______________

Allocution de Monsieur Christian NTSAY, Premier Ministre,

Chef du Gouvernement de Madagascar

11 avril 2019, Gymnase d’Ankorondrano, Antananarivo

Mesdames et Messieurs,

Je voudrais commencer mon discours en vous présentant les excuses de SEM. Andry RAJOELINA, Président de la République de Madagascar, qui ne peut participer à cette cérémonie, en raison de la concomitance de deux événements de grande importance aujourd’hui et à la même heure. L’honneur m’échoit donc d’être parmi vous en ce jour de la célébration du Centenaire de l’OIT et de participer au « Tour du monde virtuel de 24 heures » que nous tous considérons comme un grand honneur et une fierté pour Madagascar.

En effet, le Gouvernement de Madagascar avec la population toute entière est heureux d’accorder un éclat particulier à cette cérémonie du Centenaire de l’OIT car nul n’a besoin de comprendre davantage que sans l’OIT, le monde et le monde du travail n’auraient pas atteint leur évolution d’aujourd’hui. Comme nous le savons, l’OIT est née et s’est bâtie sur la ruine de la Grande Guerre, au moment où les pays du monde recherchaient une civilisation de justice sociale.

100 ans après la création de l’OIT, il est autant de notre devoir d’apprécier le travail titanesque rendu possible grâce aux États membres, aux Organisations des employeurs et des travailleurs pour mieux organiser et rendre viable et durable le monde du travail, que notre responsabilité de questionner l’avenir de ce monde du travail au regard :

-de la nature évolutive de l’organisation du travail requérant des normes plus adaptées,

-du développement relativement lent des politiques du marché du travail pouvant être mieux adaptées à l’emploi des femmes et des jeunes,

-de la quasi-impuissance du monde face aux enjeux de la migration effrénée des travailleurs qui souvent subissent malheureusement par ces temps actuels la traite des êtres humains,

-de l’importance accordée à la compétitivité illimitée des entreprises au point où cela affecte le système de protection sociale des travailleurs,

-de la faible qualité du dialogue social nous amenant à nous interroger sur la place et le rôle accordés aux Organisations des employeurs et des travailleurs.

C’est à travers ce constat de l’importance de l’existence de l’OIT pour faire face aux défis de la paix sociale dans le monde et au travers de ces réflexions sur l’avenir du monde du travail que je voudrais féliciter les Etats membres, les Organisations des employeurs et des travailleurs pour ce Centenaire. Je voudrais féliciter également, au nom du Président de la République, tous les employeurs et travailleurs de Madagascar pour les efforts continus pour la promotion du travail décent dans ce pays.

Mesdames et Messieurs,

Le Centenaire marque la maturité de l’Agenda du travail décent et une multitude d’objectifs atteints afin d’instaurer la justice sociale dans le monde.

Je note et j’apprécie particulièrement le thème choisi pour cette célébration : « Ensemble pour un meilleur avenir du travail ». Comme je l’ai dit plus haut, l’avenir suscite toujours des questionnements et des réflexions même si de nos jours, les inventions et innovations humaines cherchent à le prédire. Ce thème est important car il incite encore plus tous les acteurs du monde du travail, que nous sommes, à œuvrer ensemble pour promouvoir davantage le travail décent.

Un meilleur avenir du travail, c'est un avenir où la justice sociale règne et je réaffirme qu’il n’y aura pas de paix sociale sans justice sociale.

Mesdames et Messieurs,

A Madagascar, la Politique Générale de l’Etat repose sur des priorités au cœur desquelles figure la promotion du travail décent pour tous. Aujourd’hui, le défi majeur est de faire de la jeunesse malgache fortement appauvrie en levier de développement et en vecteur de paix et de justice sociale. Cette transformation doit se faire par le biais des initiatives de promotion de l’emploi en leur faveur.

SEM. Andry RAJOELINA, Président de la République, dans les 13 velirano ou engagements qu’il a pris devant le peuple et repris dans la Politique Générale de l’Etat adoptée le 31 janvier 2019 dernier, impulse aujourd’hui une nouvelle vision pour la modernisation de Madagascar.

Dans ce cadre, le pays va s’engager dans une politique d’industrialisation sur l’ensemble du territoire en privilégiant une création massive d’emplois modernes et privés. Cela nécessite la mise en place d’instruments de financement plus appropriés pour stimuler les investissements et relancer plus efficacement l’économie.

L’entrepreneuriat des femmes et des jeunes constitue également un volet important de la politique de l’Etat. A cet effet, le Programme « Fihariana » est déjà conçu pour que les femmes et les jeunes porteurs de projets de création d’entreprises puissent bénéficier des mécanismes de financement et d’accompagnement mis en place par le programme. A cet égard, les femmes et les jeunes qui auront choisi l’agriculture et l’élevage pourront se voir octroyer des terrains classés comme des titres verts.

La modernisation de Madagascar va être soutenue par de nouveaux programmes de construction, notamment avec la création de nouvelles villes, de nouvelles centrales d’électricité utilisant les énergies renouvelables, de logements sociaux, de nouveaux ports et aéroports, des chemins de fer, des infrastructures rurales de production, de nouvelles routes et pistes, de nouveaux sites touristiques, des infrastructures scolaires, des hôpitaux, des infrastructures sportives, des infrastructures à vocation culturelle. Le secteur de la construction créera dans les années à venir des emplois massifs sur l’ensemble du territoire dont vont bénéficier les jeunes en quête d’emplois.

Le pays a besoin ainsi de préparer de façon structurée l’employabilité des jeunes pour mieux les adapter au besoin du marché du travail. Une politique active du marché du travail va être développée pour que des appuis en intermédiation entre l’offre et la demande d’emplois puissent guider et aider les jeunes dans leur recherche d’emploi, pour que de nouveaux centres de formation de qualité soient mis en place dans les régions ciblées, pour que l’accès à l’éducation pour tous soit garanti par l’Etat et obligatoire pour les enfants et les jeunes. Il convient donc de donner à chaque jeune sa chance pour son avenir et sa place dans le monde du travail.

Enfin la modernisation de Madagascar passe aussi par le changement de la gouvernance du pays en matière de lutte contre toutes les formes de traite des êtres humains.

L’Etat condamne vigoureusement la traite des êtres humains, notamment les pires formes du travail des enfants, l’esclavagisme moderne et le travail forcé dans la migration professionnelle. SEM. le Président de la République a récemment pris la ferme décision de protéger et rapatrier 137 femmes travailleuses domestiques du Koweït et qui ont fait l’objet de traite inacceptable. Madagascar vient de ratifier 4 Conventions techniques de l’OIT pour permettre de renforcer son arsenal juridique pour mieux lutter contre cette traite des êtres humains comme les Conventions 143, 181 et 189 ainsi que le Protocole n°29 relatif au travail forcé. L’appartenance de Madagascar à l’Alliance 8.7 prouve notre engagement commun pour rendre la dignité et la fierté à chaque enfant malgache.

Mesdames et Messieurs,

Des progrès ont été réalisés mais beaucoup reste à faire pour promouvoir le travail décent à Madagascar. Nous sommes les artisans des 100 prochaines années, et je lance un appel fort à tous les acteurs du monde du travail sans exception, à tous les partenaires et amis de Madagascar, pour qu’ensemble nous fassions de la justice sociale une réalité de ce pays. Que ce Centenaire de l’OIT soit le début de l’accomplissement de notre rêve, celui d’avoir une paix sociale et une vie décente pour chaque Malagasy.

Sur ce, je déclare ouverte cette journée de célébration du Centenaire de l’OIT à Madagascar.

Je vous remercie./.

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Ma jupe, mon droit - Le ministère de l'Education nationale reconnaît ses erreurs

« Le port d'une tenue vestimentaire décente diminue le sentiment de désir mêlé d'irritation des violeurs. Il est du devoir des parents d'éduquer leurs filles à ne pas s'habiller d'une manière provocante ». Cette publication effectuée par le ministère de l'Education nationale, de l'Enseignement technique et professionnel (MENETP) via sa page Facebook la semaine dernière, sous-entendant que les victimes de viol en sont responsables de par leur habillement, a fait et continue de faire couler beaucoup d'encre. Pour apaiser cette tension, cette institution a présenté ses excuses et s'est engagée à prendre les mesures nécessaires afin de sanctionner de tels agissements contraires à l'éthique et à la morale.

« Tout en reconnaissant que le fait de relier le port d'une tenue vestimentaire quelconque par une fille ou une femme à la probabilité d'une violence sexuelle perpétrée contre elle, n'est pas la meilleure façon de sensibiliser sur la nécessité de décence dans l'éducation des enfants malagasy, le ministère partage les préoccupations des uns et des autres et affirme que rien ne peut justifier les agressions sexuelles qui pourraient être commises envers les filles ou les femmes, et encore moins leurs tenues vestimentaires », rapporte-t-il dans un communiqué.   Quelques minutes après cette publication, le ministère l'a supprimé et a sanctionné le premier responsable tout en passant par la restructuration immédiate de l'Office de l'éducation de masse et des citoyens auprès de cette institution. A travers ce communiqué, le ministère a rassuré les parents sur leur crédibilité dans leur mission dans le sens d'une bonne éducation des enfants.

Pour la majorité de la population, notamment les parents d'élèves, le rôle du MENETP se définit à l'éducation nationale et l'alphabétisation des élèves. L'exigence au niveau des tenues des filles relève de ses attributions. C'est au niveau des établissements scolaires respectifs que ce sujet doit s'imposer. Ils sont libres à élaborer leur propre discipline par rapport aux habits de leurs élèves pour une réussite scolaire. « Ma fille aînée aura bientôt 18 ans. Mais je ne lui ai jamais prescrit un code vestimentaire quelconque. D'ailleurs, le genre d'habit qui n'est pas classique est  formellement interdit dans l'établissement scolaire où elle est inscrite », raconte un père de famille.

K.R.

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Tentative de braquage d’un fourgon de Brinks - 2 assaillants éliminés, trois en cavale

La tentative de cinq assaillants pour braquer un fourgon blindé de la société Brinks, a échoué pour se terminer finalement dans un bain de sang. Deux des braqueurs ont été éliminés par les membres de l’unité EP3-FIGN en patrouille dans le secteur, tandis que les trois autres ont pu s’enfuir.Cela est survenu samedi dernier, vers 13h30, près de la station Jovenna d’Ambohimanambola, sur la route du By-Pass. L’attaque s’est produite juste au moment où les agents de Brinks allaient faire l’appoint du distributeur automatique (DAB) de la banque BNI, située non loin de la station-service. Alertés par un agent de sécurité de la Jovenna, les gendarmes qui ont d’ailleurs vu la scène, étaient rapidement intervenus au secours des convoyeurs de Brinks.

Les éléments de la gendarmerie ont ouvert le feu sur le camion dans l’espoir de l’immobiliser car les 5 assaillants ont fait le forcing pour s’engouffrer tous dans le fourgon. Leurs tirs ont abouti à l’élimination des deux bandits. Une moto ainsi qu’un pistolet automatique en usage au sein des Forces de l’ordre malagasy, sans parler d’une grande quantité de munitions qu’ils ont utilisées, étaient saisis sur-le-champ. Un temps annoncé disparu et recherché par les éléments de la brigade d’Ambohimangakely, le fourgon blindé de Brinks se trouvait pourtant quelques minutes après l’attaque au siège de la société  à Ankorondrano.

« Des dirigeants de Brinks ont appelé la Gendarmerie pour l’informer que le fourgon a pu rentrer sans encombre au siège de la société. Mieux, les fonds qu’il a transportés sont intacts tandis que son équipage est sain et sauf », selon une source auprès de la Gendarmerie. Cette dernière s’est félicité à la fois de l’échec de la tentative de ces bandits pour braquer le véhicule blindé de Brinks, et surtout de l’efficacité des éléments, pourtant des stagiaires, qu’elle a dépêchés sur place pour s’affronter aux malfrats. En voulant attaquer un fourgon blindé, les assaillants se sont trompés d’adversaires étant donné que cette forteresse mobile est très sécurisée et dotée de nouvelles technologies.

Franck Roland

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Sécurité routière - Les abus des usagers s’accumulent

Sur les routes nationales, beaucoup de choses peuvent se passer. Des accidents font malheureusement partie des aventures sur  la route, c’est justement la raison pour laquelle les Forces de l’ordre essaient, en tout cas avec leur moyen et beaucoup d’efforts, de garantir la sécurité routière en effectuant des fouilles et des contrôles des véhicules, surtout des papiers du conducteur ainsi que la voiture. Cela peut en effet avoir un impact positif sur la réduction des accidents routiers mais il faut quand même dire que cela dépend des usagers de la route notamment et surtout les conducteurs qui abusent de la vitesse ou utilisent des véhicules qui ne sont plus aptes.

Mais ce n’est pas seulement sur les routes nationales que les abus se font. C’est surtout dans la Capitale que cela est le plus enregistré, avec bien-sûr l’augmentation du nombre de voitures en circulation. Justement, des agents du service de la sécurité routière d'Antananarivo feront des contrôles inopinés des véhicules en circulation à Antananarivo à partir du 16 avril. Selon les informations recueillies, ce service responsable de la sécurité au niveau de la route a dernièrement constaté un laisser-aller de certains conducteurs de véhicule.

Facteurs d’accident

Effectivement, beaucoup de véhicules, plus précisément de conducteurs font de plus en plus preuve d’incivilité et provoquent des irrégularités sur la route. Mais surtout, beaucoup de voitures ne sont plus aptes à circuler  pourtant, ils travaillent toujours, comme le cas de plusieurs « Taxis-be » de la Capitale. Ceux qui ne sont pas certains d’être en ordre ou d’avoir un véhicule en mauvais état devront donc vérifier tous les documents concernant leur véhicule. Pour améliorer la sécurité routière, les agents du service de la sécurité routière vont mener des contrôles concernant les véhicules en infraction. Les contrôles seront renforcés où ils accorderont une attention particulière aux « Taxis-be ». Les agents retireront ainsi les papiers des voitures contrôlées qui ne sont pas conformes aux normes de la sécurité routière. Les conducteurs de leur côté font remarquer que l’état général des infrastructures routières, l’incivisme et l’anarchie sont autant de facteurs d’accident que la conduite elle-même. En ville, il faut avouer que les trottoirs n’existent pas et les rares qui existent sont occupés soit par les voitures en tant que parking soit par les marchands. Conduire dans la Capitale est un exercice périlleux car les trois quart de la route sont occupés par les piétons et les marchands. Sans oublier les nids de poule devenus nids d’autruche. D’autant que les routes très étroites n’ont connu aucun entretien  et aucune réhabilitation dans les normes depuis un bout de temps. Il est vrai que la situation est en train de s’améliorer mais il faut attendre la suite pour le savoir.

T.A.

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Salon du chocolat et de la gourmandise - Des papilles toujours aussi conquises

Eveiller les sens ! Tel est le principal objectif du savoureux Salon du chocolat et de la gourmandise. Pour cette troisième édition, les organisateurs, notamment les femmes de l’association « Wednesday Morning Group » (WMG), ont enchaîné les innovations pour le plus grand plaisir des visiteurs, toujours aussi conquises au terme de chaque édition. En plus, « le nombre de participants augmente chaque année », soutient la présidente de l’association lors de l’événement qui s’est déroulé hier à l’hôtel Carlton, Anosy.

Effectivement, pour cette année, cet événement rempli de saveurs a regroupé plus d’une vingtaine de participants venant de tout horizon, alors que lors de la dernière édition, il y en avait moins. Il en est de même pour l’aménagement des espaces. Outre l’atelier de biscuits personnalisés dédié aux enfants, un salon de thé éphémère a été mis en place par l’hôtel Carlton. Un espace « Food-Court » a été également mis à la disposition des passionnés de friandises, et cela afin de leur permettre de prendre le temps de savourer et de déguster toutes les petites gourmandises exposées. Un moment de détente pour s’évader dans le merveilleux pays de Willy Wonka. C’était aussi une occasion pour se faire plaisir à l’approche des fêtes de Pâques. En tout cas, comme lors des éditions précédentes, les visiteurs ont encore afflué à Anosy.

Pour rappel, ce salon est organisé par l’association WMG depuis 2016 afin de réunir des fonds pour la réalisation de ses actions sociales. Pour cette année, elle a choisi un « fokontany » pour procéder à la réhabilitation d’une école. En plus de cela, les femmes membres sensibiliseront également les enfants de cette communauté sur la préservation de l’environnement. « C’est un point qui nous tient vraiment à cœur, plus particulièrement parce que notre pays doit aujourd’hui faire face à des impacts considérables du changement climatique. Dans cet esprit, nous allons ainsi les initier au reboisement. Nous avons choisi des arbres fruitiers pour que les habitants du « fokontany » puissent les cueillir et les vendre ensuite. Une manière d’améliorer leurs sources de revenus », explique la présidente. Ainsi, les visiteurs ont pu contribuer à une bonne œuvre tout en se régalant.

Rova Randria

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Corruption, faux et usage de faux - L’épouse d’un officier sous MD, un haut responsable du centre imma...

Un réseau de corruption en phase de démantèlement au sein du Centre immatriculateur de Madagascar (CIM), sis à Ambohidahy. C’est ce que tout le monde espère après que l’enquête effectuée par le Bureau indépendant anti –corruption (BIANCO)  a abouti à la mise en détention d’une épouse d’un officier de l’armée et au placement sous contrôle judiciaire d’un haut responsable du CIM. C’est la décision prise par le Tribunal samedi dernier après l’audition d’une dizaine de personnes suspectées dans une affaire de corruption, de faux et usage de faux en matière de mutation et d’octroi de permis de conduire.

A part l’épouse de l’officier, deux rabatteurs ont été aussi placés en détention préventive à la maison d’arrêt d’Antanimora tandis qu’une employée du CIM, à l’instar de son supérieur, reste sous contrôle de la Justice tout comme deux autres personnes détentrices de faux permis biométrique. Ce qui laisse sous- entendre, qu’ils doivent répondre à tout moment à une quelconque convocation du Parquet. Des sanctions ou mesures non appliquées à un officier du CAPSAT, l’époux de la dame, qui ne s’est pas présenté au déferrement du samedi dernier. Alors que, selon des informations, cet officier faisait partie des personnes enquêtées par le BIANCO et  aurait bien reçu l’autorisation de son supérieur pour le déferrement. Or, c’est l’agissement de cet officier de l’armée et de son épouse qui a mis la puce à l’oreille du BIANCO l’ayant conduit à ouvrir une enquête.

Habitant dans le quartier d’Itaosy, il s’adonnerait avec son épouse, selon une dénonciation anonyme déposée le mois dernier, à la confection de faux permis en vue de les transformer en biométrique auprès du CIM. La mutation de voiture ferait également partie des activités du couple. Le tout certainement avec la complicité des agents du CIM. Cette entité  a été déjà sujet de doléances de plusieurs associations en 2017 ayant conduit au placement sous mandat de dépôt de deux de ses responsables. Malgré ces arrestations et emprisonnements, d’autres membres du réseau continuent leur opération en profitant de la mauvaise qualité de service constatée du CIM. A preuve, d’autres dossiers sont encore en cours de traitement au BIANCO et concernant des méfaits opérés dans ce service public par des gens malintentionnés.

La rédaction

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Réhabilitation et bitumage de la route Ambilobe-Vohémar - Andry Rajoelina passe à l’action

Du sérieux. Promise par presque tous les régimes qui se sont succédé, la réhabilitation de la route nationale 5A (RN5A) ne sera bel et bien une réalité que sous celui du Président de la République Andry Rajoelina. Les travaux ont été lancés et seront menés à termes avant la fin du mandat de l’actuel Chef de l’Etat. Longue de 151 km, cet axe reliant la Région DIANA à celle de SAVA, est impraticable surtout pendant la saison pluvieuse où les usagers vivent un calvaire au quotidien. Pour faciliter un tant soit peu la mobilité des usagers de cet axe, la réhabilitation et le bitumange de cette route est un engagement de l’actuel régime.

« Presque tous les régimes qui se sont succédé ont ambitionné de réaliser ce projet mais aucuns travaux n’ont été concrétisés jusqu’à ce jour. La réhabilitation de la RN5 dans les plus brefs délais est un défi qui apportera le développement concret dans les Régions DIANA et SAVA », a indiqué le Président de la République Andry Rajoelina. C’était samedi dernier dans le District d’Ambilobe, lors d’une rencontre avec la population locale et après le lancement officiel des travaux de réhabilitation et de bitumage de la route nationale 5A (RN5A) reliant Ambilobe et Vohémar.

D’anciens dirigeants avaient mis en scène la pose de la première pierre de la réhabilitation de cet axe stratégique, mais cela n’a pas été suivi d’actions concrètes. Le matériel et les engins déployés sur place pour les travaux étaient répartis aussi vite qu’ils sont arrivés.

Les travaux dureront 24 mois. Le projet prévoit la construction de cinq nouveaux ponts au niveau de la RN5A tandis que dix autres ponts déjà existants seront entièrement rénovés. Cette route desservira également huit Communes à savoir : Marivorahona, Ambakirano, Betsiaka, Maromokotra, Daraina, Madirobe, Ampondra et Vohémar. Au total, 1 700 000 habitants bénéficieront directement de ce projet. La réhabilitation de la RN5A est le fruit d’un partenariat gagnant-gagnant entre la Chine et le Gouvernement malagasy. Le lancement des travaux intervient quelques jours après la signature de l’accord cadre pour un financement à hauteur de 155 millions de dollars.L’entreprise chinoise

« China Road and Bridge Corporation » (CRBC) prendra en main la réalisation des travaux. Durant sa prise de parole, le président directeur général de la CRBC a tenu à rassurer la population et l’Etat malagasy. « Les travaux seront bien menés à termes dans les délais impartis et seront réalisés selon les normes requises  », a-t-il déclaré.

Durant la rencontre avec la population d’Ambilobe, le Président Andry Rajoelina a touché mot du pont de Marivorahona, détruit par les intempéries il y a deux ans. Il a déclaré que la réhabilitation de ce pont, aux normes, débutera également d’ici quelques jours. Les travaux de réhabilitation de la route reliant Ambanja à Antsiranana, quant à eux, sont prévus débuter d’ici à la fin de cette année. Outre le désenclavement des régions, qui aura des impacts directs sur le quotidien de la population, la réhabilitation des ces infrastructures stimulera également l’activité économique de ces régions, aussi bien sur le plan commercial, agricole qu’industriel. Par ailleurs, la réalisation de ces projets développera aussi les échanges directs entre les localités à fort potentialité économique et agricole. Après sa rencontre avec la population d’Ambilobe, le Président de la République Andry Rajoelina a pris le volant d’un tout-terrain pour aller constater de visu l’état de la RN5A. Un parcours lors duquel il a notamment échangé quelques mots avec certains usagers de cette route.  

La rédaction

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Velirano en marche !

En moins de trois mois de son investiture, Rajoelina Andry Nirina est déjà à pied d’œuvre. Les grands chantiers pour honorer les engagements qu’il avait faits dans le cadre des Velirano commencent pour de bon.  Sans attendre, Rajoelina retrousse les manches et met la main dans la pâte. Tout est urgent, les travaux de « réhabilitation » ou de « reconstruction » de la Nation s’imposent. Selon le nouvel homme fort du pays, il n’est pas question de tergiverser, encore moins,  de mentir. Il faut respecter … à la lettre tout ce qu’on avait promis de concrétiser. C’est un homme de parole ! En tout cas, le terme « trahir » ne figure jamais dans son agenda personnel et de son concept de pouvoir.

Tout au long de la campagne ou même dès la pré-campagne, le candidat n° 13 Rajoelina Andry ne cessait de faire savoir qu’il ne supportait pas assister aux adversités ses concitoyens sans « bouger ». Il avait hâte d’apporter les « remèdes » ou les secours urgents. Ainsi, à  peine élu et investi, il passe à l’action !

Ayant eu vent de la détresse des jeunes femmes malagasy travaillant au Koweït, Rajoelina Andry Nirina actionne immédiatement tous les moyens pour les rapatrier au pays. En effet, en situation très difficile sous d’autres cieux, ces jeunes concitoyennes le supplièrent à faire tout le nécessaire pour qu’elles rentrent au « tanindrazana » immédiatement. Le jeune Président ne s’était pas fait prier, il a pris illico toutes les mesures utiles pour les sauver. Dans le même cadre de concept, pour soulager le malheur du petit peuple, le « vary mora » se trouve déjà sur le marché des Fokontany.

Les grands chantiers d’infrastructure de base prévus dans l’acte II du Velirano démarrent. A Toamasina, la première pierre pour la construction de l’autoroute de 9,986 km de long et de 22,5 m de large reliant le Port à la Route nationale 2 bis fut chose faite par le Chef de l’Etat en personne. De même la réfection de la route RN5-A reliant Ambilobe –Vohémar est en marche. Ce tronçon de 164 km qui faisait subir le calvaire, au sens propre du terme, à la population sera réhabilité comme l’a promis le Président. Certainement, d’autres vont suivre ! La mise en place des infrastructures sportives aux normes internationales, dans l’acte XIII, sont aussi mise en œuvre.

A la sortie du culte officié au temple du Rova Manjakamiadana le 27 janvier, le Président Rajoelina ayant constaté de visu l’état lamentable du Palais de la reine annonçait le début, d’ici peu, de la réhabilitation effective de ce patrimoine national, joyau de la souveraineté du pays. Le 11 avril, il traduit en actes les promesses et jeta les bases de la première pierre inaugurant le commencement des travaux. Une mention particulière est à noter à propos de Besakana, la « case » royale initiale, le Rova, dont l’origine de la construction remontait en 1600, à l’époque du règne d’Andrianjaka (1610-1630), le premier roi qui avait investi le site d’Analamanga. En effet, la famille Rajoelina prendra en charge de tous les frais relatifs à sa reconstruction.

Les Velirano en marche, donc ! Ce ne sont que les prémices, la grande moisson viendra.

Ndrianaivo

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FNUAP Madagascar 50 ans. Discours de Constant-Serge Bounda au Carlton

Ci-après, dans le cadre des célébrations du Cinquantenaire du Fonds des Nations unies pour la Population (Abrégé en anglais : UNFPA) et des 25 ans de la Conférence Internationale du Caire sur la Population et le Développement (CIPD) à Madagascar, l’allocution de M. Constant-Serge BOUNDA, Représentant du Fonds des Nations Unies pour la Population à Madagascar - Hôtel Carlton, Antananarivo, le 12 Avril 2019

« Excellence, Monsieur le Président de la République,

Madame la Première Dame de Madagascar et fondatrice de l’association FITIA, notre hôte d’honneur dont le patronage de ce jour nous comble,

Excellences mesdames et messieurs les membres du gouvernement,

Excellences, mesdames et messieurs les Ambassadeurs et membres du corps diplomatique,

Chers amis du système des Nations Unies, du secteur privé et de la société civile,

Très chers collègues de l’UNFPA,

Distingués invités en vos rangs et qualités respectifs,

SALAMA TOMPKO,

Après les célébrations du centenaire de l’OIT hier, le Fonds des Nations unies pour la Population (UNFPA) et la grande famille des Nations unies, « toujours unis dans l’action », sont particulièrement honorés et heureux de vous accueillir, ce soir, pour cette cérémonie solennelle de lancement du rapport sur l’état de la population mondiale, qui marque le début des célébrations à Madagascar du cinquantenaire de l’UNFPA et du 25ème anniversaire du Plan d’Action de la Conférence Internationale du Caire sur la Population et le Développement.

Excellence, Monsieur le Président de la République,

Au nom de la Directrice exécutive de l’UNFPA, Natalia Kanem, qui vous envoie ses respectueuses salutations et vœux de succès, votre présence ce soir nous honore et dénote une fois de plus de l’intérêt que vous ne cessez d’accorder au développement humain qui demeure au cœur de votre vision et action politique.

Votre détermination à promouvoir les femmes et les jeunes comme acteurs de changement pour l’émergence de votre beau pays, Madagascar, engagent l’UNFPA dont la vocation principale est de permettre à chaque jeune d’atteindre son plein potentiel.

Aussi, nous nous réjouissons de l’adéquation parfaite entre la vision de l’IEM, notamment à travers ses engagements stratégiques 5 (Santé pour Tous) et 8 (Femmes et Jeunes pour l’Avenir) et le mandat de l’UNFPA.

Excellence, Monsieur le Président,

Vous êtes un Homme concret qui veut des résultats pour la prospérité et le bien être des Malgaches.

L’UNFPA est déjà en train de finaliser avec les services compétents du Gouvernement, le Ministère des finances en particulier, une feuille de route pour la capture du Dividende Démographique, cet agenda important pour Madagascar en investissant sur trois piliers : l’emploi et l’entreprenariat ; l’éducation et le développement des compétences ; la santé et le bien-être, avec un accent particulier sur la santé sexuelle et reproductive et la planification familiale.

Excellence Monsieur le Président,

La population Malgache croit chaque année à hauteur de 350,000 à 400,000, ce qui conduit à un doublement de la population Malgache tous les 20-25 ans. A titre illustratif en 1973, Madagascar avait 7,6 millions, 12 millions en 1993 et 25 millions en 2019.

Vos efforts, et nos efforts communs pour lutter contre la pauvreté, miser sur le développement humain pour réaliser la vision de l’IEM et atteindre les ODDs, resteront vains si nous n’investissons pas sur le capital humain, à travers la planification familiale et l’atteinte du dividende démographique.

C’est pour cela que nous nous réjouissons de votre engagement à travers le Fihariana qui est une vision innovante et très pragmatique de la présidence et du gouvernement Malgache pour sa jeunesse et auquel s’ancre parfaitement la feuille de route nationale du dividende démographique et le programme conjoint jeunes du système des Nations Unies, élaborée dans l’esprit de la réforme par l’ensemble du système des Nations Unies et sous la supervision de Mme la Coordonnatrice résidente.

Dans ce cadre et pour financer ces initiatives, nous nous réjouissons de votre soutien pour le partenariat que l’UNFPA pense mettre en place avec le secteur privé pour soutenir votre vision, partenariat auquel j’invite les autres partenaires techniques et financier, à l’instar du Japon, à nous rejoindre.

Excellences, Mesdames et Messieurs,

Depuis 1978, année de notre venue à Madagascar il y a 41 ans, 7 programmes ont été réalisés conjointement avec le gouvernement Malgache et nos partenaires. Les résultats sont probants, visibles, comme vous avez pu le voir à travers la contextualisation du SWOP à Madagascar.

Notre dernier rapport annuel – qui été mis à votre disposition – à travers notamment les témoignages des récipiendaires et le travail avec les partenaires est éloquent sur les performances de l’UNFPA à Madagascar.

Toutefois, les progrès enregistrés ne sont pas encore suffisants, tel que reflété dans le rapport SWOP.

Trop de tâches restent inachevées, au niveau global et à Madagascar. Beaucoup de femmes ne peuvent pas encore prendre de décisions concernant leur propre corps et leur santé sexuelle et reproductive, avec pour conséquences des décès maternels évitables (10 par jour à Madagascar) ; un faible taux de prévalence contraceptive (38,9 %) ; des avortements et des grossesses précoces parmi les jeunes filles avec pour résultat l’abandon scolaire et une pauvreté toujours plus grande, alourdissant ainsi les charges pour le gouvernement et la société malgaches.

La solution passe par un redoublement d’efforts pour réaliser la santé sexuelle et reproductive et les droits de doutes. C’est pour cela, qu’en novembre prochain, le gouvernement du Kenya, du Danemark et l’UNFPA, a co-organisé une conférence de haut niveau pour se réengager et accélérer la mise en place du plan d’action du programme de la Conférence internationale pour la population, pour nous assurer que personne ne soit laisse pour compte. Vous y êtes invites.

Excellences, Mesdames et Messieurs,

Aucun agenda de développement, que ce soit la CIPD, les ODDs ou la vision IEM, ne se réalisera si nous laissons de côté les femmes.

Nous ne pouvons pas gagner le match du développement, en laissant de cote la moitié de l’équipe, qui de surcroit donne la vie à l’autre moitié. Comme l’a dit le Secrétaire général de l’ONU : « Lorsque nous excluons les femmes, tout le monde en paye le prix, quand nous incluons les femmes, c’est le monde entier qui gagne ».

Fort de cela, nous nous réjouissons à double titre de la présence ce soir dans cette salle, de Madame Mialy Rajoelina, Fondatrice de l’Association FITIA, Première dame de Madagascar.

Excellence, Madame la Première Dame, Fondatrice de l’association Fitia

Vous êtes une source d’inspiration, un modèle pour des millions de Malgache. Votre parcours, votre sens du devoir et du partage ainsi que votre détermination de servir votre prochain est une source de motivation et un leitmotiv d’action pour beaucoup d’entre nous.

Vos actions concrètes dans les domaines du développement durable, de la santé, de l’éducation et de l’insertion des filles et des femmes dans la communauté ont permis de sauver et transformer de nombreuses vies, surtout en milieu rural.

Nous au niveau de l’UNFPA, et même du système des Nations Unies nous avons été subjugués lors de vos différentes interventions à Majunga, à l’occasion de journée internationale de la femme.

Votre message, votre cri, votre engagement en faveur de la promotion de la femme et de zéro tolérance pour les violences basées sur genre nous ont conquis et inspiré. Lutter pour la promotion de la femme et contre la violence faite aux femmes, ne saurait être qu’une option. Il s’agit d’une obligation, un devoir, une priorité dans un contexte ou plus de 41% de femmes sont victimes de violence basées sur le genre.

Excellence, Madame la Première Dame,

Non seulement vous le dites, mais de plus vous dénoncez et agissez. C’est la raison pour laquelle, à travers ma modeste personne, le Fonds des Nations unies pour la Population vous remettra tout à l’heure une distinction spéciale, de reconnaissance, d’honneur et d’excellence pour votre engagement et pour vos actions pour les plus démunis et nous vous demandons très respectueusement de devenir notre championne pour la lutte contre les violences basées sur le genre car l’un de nos trois objectifs transformateurs c’est de bâtir un monde avec zéro violence basées sur le genre, les deux autres objectifs étant zéro décès maternels évitables et zéro besoin non satisfaits en planification familiale.

Dès les prochains jours, nous nous engageons à repartir avec vous sillonner les routes de Madagascar, à l’école de la vie comme vous le dites dans votre profession de foi sur Fitia.

Permettez-moi également de vous dire Madame la Première Dame, qu’au niveau de l’UNFPA, nous souhaitons que votre engagement et vos actions continuent d’inspirer également l’Afrique et le Monde, car le monde a tant apprendre de Madagascar et vice-versa.

Dans cette perspective, nous serons heureux d’ores et déjà de vous inviter à prendre part aux événements de haut niveau que nous organisons à l’instar du sommet de Nairobi et de nos événements dans le cadre de notre partenariat stratégique avec l’Organisation des Premières dames d’Afrique pour le développement en marge de l’Assemblée générale à New York.

Sans plus tarder et sous vos applaudissements chaleureux, j’invite très respectueusement MADAME MIALY RAJOELINA, FONDATRICE DE L’ASSOCIATION FITIA, PREMIÈRE DAME DE MADAGASCAR

Je vous remercie,

AU NOM DE LA DIRECTRICE EXÉCUTIVE DE L’UNFPA,

Je vous décerne cette distinction d’honneur et d’excellence pour votre engagement et vos actions en faveur de la promotion de la femme et de la lutte contre le VBG

L’UNFPA reconnait en vous désormais, Sa Championne, son Avocat, Son Porte-voix pour la promotion de la femme et de la lutte contre la VBG et le mariage des enfants »./.