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Les actualités à Madagascar du Dimanche 14 Mars 2021

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Déstabilisation des Barea - A qui profite le crime ?

Dans dix jours, la sélection malagasy de football disputera l’avant dernière journée, et une semaine après l’ultime journée des éliminatoires de la phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2021 au Cameroun. La qualification à ce rendez-vous, pour la seconde fois consécutive, demeure le principal objectif des Barea et le souhait de tous les Malagasy, du moins la plus large majorité. Une précision utile dans la mesure où ces derniers jours, les observateurs ont fait la remarque qu’une manœuvre de déstabilisation des Barea est en cours. Qui tire(nt) les ficelles, pour quelle raison et dans quel but ? Des questions qui, malheureusement, demeurent sans réponses.

La seule certitude, c’est qu’elle est bien orchestrée et amplifiée par certains médias locaux et que les attaques n’émanent pas des Ethiopiens et des Nigériens ou encore moins les Ivoiriens, les adversaires des Malagasy pour la quête des deux billets qualificatifs à la CAN 2021. Eux, ils veulent déstabiliser les Barea sur terrain et non dans d’autres domaines.

Le premier salve venait d’un blogueur, reconnu selon certains dans le milieu du ballon rond mondial ou plutôt francophone. A lui de tirer les boulets rouges sur le coach Nicolas Dupuis qu’il accuse de monnayer la sélection d’un joueur. Si c’était vraiment le cas, il vaut mieux continuer la pratique avec les résultats que les Barea obtenaient depuis. Mais comme le technicien français l’a démenti, il n’y a pas lieu de s’attarder là-dessus. Un démenti appuyé par Carolus à qui certains ont accusé d’avoir offert une montre Rolex au coach pour être titularisé sur terrain. Le contraire serait plutôt logique, vu la prestation de cet ex-pensionnaire de « l’Académie Ny Antsika » à chaque sortie de la sélection nationale.

Alors que les attaques contre Dupuis ne sont pas encore estompées, voilà qu’on jette de l’huile sur le feu concernant le forfait volontaire de Bôlida pour les deux prochaines rencontres des Barea. Cette fois, des internautes se donnent à cœur joie pour déverser des mots inadmissibles sur l’international malagasy. Certes, celui-ci n’a pas été tendre avec la fédération nationale, mais son choix de rester avec son club, Paris FC, pour sa reprise est loin d’être condamnable. Eloigné du terrain pendant cinq mois suite à une blessure contractée en match international contre la Côte d’Ivoire, Bôlida a été choyé par son club pour que son retour sur terrain soit le plus rapide. Rétabli depuis peu, il est tout à fait compréhensible que Bôlida renvoie l’ascenseur à son club qui, durant cette période douloureuse, était toujours à ses côtés. De là à faire tout un tas de polémique, le but est sans doute de monter les joueurs contre eux-mêmes.

C’est sans doute judicieux que les Malagasy s’unissent derrière leur équipe nationale afin d’atteindre le noble objectif qu’est la présence au Cameroun et de faire partie des 24 Nations de la CAN 2021. Il se pourrait que cette phase finale sur les terres de Samuel Eto soit la dernière pour toute une génération des Barea. Avec l’arrivée du nouveau président de la CAF, Patrice Motsepe, en effet, il y a de forte chance que celui-ci épouse l’idée d’Infantino, rejetée par Ahmad, de tenir la CAN tous les quatre ans. Du coup, le prochain rendez-vous sera en 2025. Qui des actuels membres de l’équipe nationale malagasy seront encore en lice dans quatre ans. Par ailleurs, on doit s’attendre également à ce que les dirigeants de la CAF changent la formule en reprenant la phase finale de la CAN à 16 équipes et non plus à 24. Ce qui veut dire que seuls les premiers de chaque groupe de la phase éliminatoire passent directement à l’étape finale.

Des paramètres qui risquent de priver les Malagasy, de courte ou moyenne durée, d’une participation à une CAN. Alors, il faut saisir cette chance offerte à tout un peuple de voir sa sélection nationale dans le cercle fermé du ballon rond africain. Pour la deuxième fois dans son histoire…

Rata

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Covid-19 - Le reconfinement n’est pas une option sur la table

Les derniers chiffres dévoilés le week-end dernier ne sont pas bons. Plusieurs nouveaux cas ont été enregistrés. Doit-on s’attendre à un reconfinement compte tenu des chiffres de la Covid-19 ces derniers temps ? Pas dans l’immédiat, assure le Premier ministre, Christian Ntsay, interrogé en marge d’une descente samedi à Mandroseza, Ankadindratombo et Mandikanamana pour voir de près les infrastructures en vue d'améliorer l'approvisionnement en eau à Antananarivo. « Nous observons de près l’évolution des nouveaux cas à Madagascar.

Néanmoins, il n’est pas encore dans l’idée du Gouvernement de procéder à un nouveau confinement », indique le Chef du gouvernement, interrogé par la presse. Il souligne par contre que les efforts du Gouvernement seront renforcés notamment la sensibilisation de la population au respect des mesures barrières pour lutter contre la pandémie de coronavirus. Parlant toujours d’efforts renforcés, le n° 1 de Mahazoarivo souligne par ailleurs que le ministère de la Santé publique, locomotive de la lutte contre la pandémie, a mis en place des stratégies pour affronter notamment la saison hivernale et la probable présence des variantes du coronavirus. Ces efforts sont d’autant plus importants avec l’existence des souches mutantes en Afrique du Sud ou en Angleterre. Soulignons par ailleurs, que le ministère de la Santé publique a annoncé récemment la distribution de CVO+ dans les zones où sont enregistrés les plus forts taux de contamination au coronavirus, notamment dans la Capitale.

L’hypothèse d’un reconfinement apparaît comme de plus en plus probable pour certaines catégories de personnes. Ces dernières réclament déjà cette mesure. Le Gouvernement va visiblement essayer de trouver des solutions qui éviteraient un reconfinement. « La vérité de ce soir ne sera pas forcément celle de demain », opine un observateur. Ce dernier soutient que si les chiffres continuent de tendre vers le mauvais, une autre décision, celle d’un confinement pourrait être prise, mais ce n’est pour l’instant pas le scénario envisagé.

La rédaction

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Et puis, quoi encore !

Quelle suite à donner ? Les grosses têtes de « miara-manonja » sous la coupe de Ravalomanana, concoctent laborieusement la suite des évènements. Il faudra pondre un argument solide pour avoir, éventuellement, la chance de faire fléchir Tsimbazaza, la Préfecture. Telle épilogue sans fin de « titi et gros minet » où la petite souris trouve toujours le manège pour déjouer la vigilance du gros chat, les parlementaires TIM tentent l’impossible. Ils sont en train de monter de toute pièce un échafaud capable de survoler les hauteurs des implacables consignes du préfet.

 

Le 6 février, les députés TIM du « miara-manonja » organisèrent une excursion dans les parages d’Imerinkasinina, en dehors de la Capitale. Maitre Hanitra et consorts ont voulu faire le forcing de « pique-niquer » en… ville. Mais, pour des raisons impérieuses liées au maintien de l’ordre, le préfet interdit formellement toute manifestation publique à caractère politique à Antananarivo-ville. Aucune négociation n’est envisageable. Les acteurs politiques qui persistent s’exposeront à des risques de poursuites judiciaires et seront traduits devant la Justice. Toute tentative d’organiser des réunions sinon de fomenter des troubles à l’ordre public est formellement interdite en particulier pendant cette période délicate où le pays traverse ceci en raison du risque majeur de l’imminence de la deuxième vague de pandémie de la Covid-19. Ainsi, il va falloir contourner les mesures draconiennes. Pour une excursion, la Préfecture ne pouvait pas les empêcher de sortir en plein air, dans la nature. En réalité, ce samedi 6 février fut une excursion déguisée en authentique meeting politique. Comme il faudrait entretenir la flamme, l’enthousiasme ou la ferveur sinon les illusions, il importe donc de trouver d’autres astuces pouvant contourner, bien entendu, les consignes du Général.

Le 20 février, les députés TIM élus dans les six Arrondissements d’Antananarivo ont réussi à présenter leurs rapports d’activité en leur qualité de parlementaires au Magro Tanjombato. Il s’agit d’une obligation à l’endroit de chaque parlementaire après une session. La Constitution les invite sinon les oblige à rendre compte de leurs activités auprès des électeurs. Les autorités publiques n’y peuvent rien. Il leur incombe même de faire le nécessaire pour que les électeurs puissent jouir de ce droit. Seulement, les mesures de maintien de l’ordre dans le centre ville restent toujours valables. Ainsi, les députés ont dû se rebattre en dehors de Tanà. Et l’OMC/Nat ne pouvait pas s’y opposer sinon d’encadrer la réunion.

Et puis, quoi encore ? Quel truquage encore ? Certainement, il va falloir dénicher une nouvelle astuce encore plus « incontestable » et plus « convaincante » aux yeux de la Préfecture et des Forces de l’ordre car il fallait tenir toujours des meetings pour gaver les ouailles si l’on veut garder intacte la flamme de la « lutte ». De source informée fait état d’une tentative de consultation élargie des parlementaires TIM auprès de diverses sensibilités dans le but de pondre ensemble le « truc » à bluffer le préfet.

Le fantôme de la « mouvance » hante les esprits. On voudrait rééditer la Feuille de route de la sortie de crise (2009-2014). Tellement le « partage du gâteau » impatiente que Bel-Air et Ivandry gesticulent.  

Et puis, quoi encore ! Jusque-là, rien de sérieux qui vaille la peine d’attirer l’attention.

Ndrianaivo

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Rumeur sur un dysfonctionnement de la station de pesage d’Ambatolampy - Le ministère de l’Aménagement...

La semaine dernière, les transporteurs se sont plaints à propos d’une rumeur comme quoi la station de pesage d’Ambatolampy ne fonctionnerait pas comme il se doit. Selon cette rumeur, les chiffres affichés seraient erronés, empêchant ainsi d’avoir des données exactes pour prévenir les surcharges routières et préserver les infrastructures routières. Des faits qui ont été démentis par le ministère de l’Aménagement du territoire et des Travaux publics.

« Toutes les stations présentes dans le pays sont soumises à des évaluations périodiques lors des descentes systématiques de contrôle pour vérifier qu’elles fonctionnent bien. Pour ce faire, la Direction en charge de ces évaluations pèse le même objet dans des stations différentes comme Ambohimalaza et Ambatolampy. Ces évaluations sont ensuite vérifiées par le service de métrologie légale avant que ce dernier attribue une certification sur la véracité des poids affichés », explique Benja Rafaralahimanana, responsable du contrôle des charges routières au niveau de l'Autorité routière (AR), au sein du ministère. Si après les évaluations, une station ne donne pas les mêmes valeurs que les autres, cette dernière sera fermée et réhabilitée. Ce fut le cas de la station d’Ambatolampy, durant le mois de novembre jusqu’au mois de février dernier. « Toutefois, cette station a déjà été remise en état. Et elle est tout à fait opérationnelle actuellement », rajoute ce responsable.

Concernant la dégradation des véhicules de transport à cause de la station, le ministère estime que les camions touchés sont principalement en surcharge.

« L'accès à cette station a été dimensionné suivant les normes en vigueur, dans le respect de la charge admissible des véhicules et des réglementations de sécurité routière en vigueur auxquelles ils doivent répondre. Il est ainsi nécessaire d’alléger ces véhicules pour éviter de les abîmer », soutient Benja Rafaralahimanana. Toutefois, le MATP, par l'entremise de l'AR, va réaliser un contrôle des personnels et des inspections continues au niveau du fonctionnement des équipements, tout cela afin de répondre aux besoins des transporteurs et en vue d'une amélioration continue des services rendus aux usagers.

La Rédaction

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Secteur financier - Les demandes de crédit accessibles sur les réseaux sociaux

Proximité. Les agences de microfinance améliorent leur service pour faciliter l’accès de la population malagasy au service financier. Outre les applications sur téléphone et les demandes en ligne sur les sites web, certains d’entre eux exploitent désormais le réseau social Facebook. Force est de constater que seulement 20 % de la population possèdent un compte bancaire. Avec 2,8 millions d’utilisateurs au niveau national enregistrés en 2020, Facebook est devenu un outil pour favoriser l’inclusion financière.

C’est le cas de la Première agence de microfinance (PAMF). Elle utilise un « chatbot » sur Messenger pour recevoir les demandes de crédit et les demandes d’ouverture d’un compte « épargne » de leurs clients. « Nous avons capitalisé les opportunités offertes par l’ère du numérique. Ce "chatbot" est une innovation dans notre secteur d’activité. Les gens ne sont pas obligés de télécharger une application mais accèdent directement aux services par le biais de Facebook Messenger. Nous avons ainsi mobilisé l’intelligence artificielle à travers des réponses instantanées et adaptées aux besoins de chaque client. Pour le crédit, ce dernier choisit lui-même le montant à contracter et les modalités de remboursement. Les informations reçues seront par la suite traitées en 48 heures. Il faut tout de même finaliser les démarches sur papier auprès des agences », explique Santatra Andriamparany, directeur du service financier auprès de l’établissement, vendredi dernier à Antsahavola.

Selon toujours les responsables auprès de cette agence de microfinance, les demandes de crédits ont cru de 20 % suite à la pandémie de coronavirus. Les contractants sont dans la majorité des cas des petites et moyennes entreprises (PME). « Presque tous les secteurs ont été touchés par la crise sanitaire. Cependant, les PME ont le plus rencontré des problèmes de trésorerie. Il a  même fallu assouplir le montant et le délai de remboursement des clients en raison de cette crise. Lors du retour à la normale des activités, les PME avaient un besoin immédiat de liquidité pour leur reprise. Elles constituent la majorité de nos clients. Les ménages, de leur côté, s’orientent plutôt vers les prêts à la consommation. Une nette augmentation des demandes de crédit a été constatée depuis le début de l’année », rapporte Haja Andriamanana, manager auprès de la PAMF.

Solange Heriniaina

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Cantines scolaires face au Kere dans le Sud - Des enfants déscolarisés retournent en classe

80 à 90%. Tel est le taux d’assiduité dans la plupart des écoles où l’association Fitia et ses partenaires, dont le PAM, ont (re)dynamisé les cantines scolaires dans le Sud pour faire face au « Kere ». Ce projet baptisé « Avotse », formulé par la Première Dame Mialy Rajoelina, permet à 5 597 élèves inscrits dans 20 écoles primaires publiques (EPP) des Régions d’Androy et Anosy de bénéficier quotidiennement de 2 repas chauds dans les cantines scolaires.

Le projet est mis en œuvre depuis le début du mois de février jusqu’à la fin de l’année scolaire en cours. « Le taux de présence en classe était de 30 à 40% auparavant, mais cela a doublé depuis la réouverture de la cantine à l’école. De plus, les élèves sont plus concentrés en classe tandis que les parents sont plus motivés à envoyer leurs enfants à l’école. Nous sommes reconnaissants envers la Première Dame, l’association Fitia et partenaires pour ce projet au profit des enfants et de l’éducation », s’exprime Mara A., adjoint du directeur d’une des EPP concernées. « Nous sommes plus motivés à aller en classe, nous y mangeons mieux qu’à la maison », témoigne un élève en classe de CM2 auprès de l’EPP Ankamena Amboasary. « Mes enfants déjeunent à la cantine. Je suis plus soulagée puisqu’ils y mangent à leur faim et en bonne qualité », confie une mère de famille.

« En février dernier, nous avons préparé 179 349 repas chauds pour les élèves des 20 EPP bénéficiaires du projet. Il y a quelques semaines, le taux d’absence s’élevait jusqu’à 60% pour Morafeno et Ankamena à Amboasary, puisque les familles n’ont pas les moyens de se nourrir convenablement. Mais actuellement, 1 164 élèves ont pu retourner en classe, pour un avenir meilleur », a communiqué l’association Fitia dans sa page Facebook le 28 février dernier.

De multiples résultats

Trois élèves sur 4 étaient absents de l’école à cause de la famine dans le Sud, mais ils ont pu retourner en classe depuis la réouverture des cantines scolaires. Ces dernières semblent la principale motivation des écoliers à aller en classe quotidiennement, à en croire un enseignant. « Pour notre EPP, le nombre d’élèves inscrits a doublé ces dernières semaines, passant de 348 à plus de 700, grâce à la cantine scolaire. De plus, nous enregistrons moins de retard et d’absence. Les résultats scolaires se sont nettement améliorés », informe ce responsable. D’un autre côté, « la cantine scolaire réduit la charge parentale, puisque les élèves mangent 2 fois à l’école », ajoute- t-il. « Nous avons constaté, au début du projet, que les élèves étaient maigres, faibles et moins motivés. Mais après quelques semaines, ils ont pris du poids, sont plus dynamiques et joyeux grâce aux cantines scolaires », constate un représentant du PAM à Amboasary. Cet organisme onusien et partenaire dans ce projet, se charge du côté logistique. La réception des vivres et matériels depuis Antananarivo ainsi que leur distribution hebdomadaire auprès des écoles font partie de ses missions. Le PAM prête également les magasins de stockage des vivres et se charge de l’appui en renforcement des capacités des membres du comité local de gestion…

Recueillis par Patricia Ramavonirina

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Affaire 73,5 kg d’or du pays - Fortes récompenses pour retrouver les fugitifs

L’affaire qui se rapporte sur le trafic de 73,5 kg d’or, actuellement saisis par la Justice sud-africaine, connaît un rebondissement au pays. Car à la suite d’un récent coup de filet dans la Capitale, et auquel nous reviendrons encore, les sept autres personnes impliquées sont toujours en cavale. Du coup, les autorités du pays promettent de fortes récompenses à tous ceux qui détiennent des informations, afin qu’on puisse retrouver les traces des fugitifs. « Evidemment, la source d’information sera protégée et en même temps demeurée confidentielle », selon un communiqué de la Gendarmerie à ce propos.

 

Parallèlement à cela, revenons dans le récent coup de filet de la section de recherche criminelle de la Gendarmerie, dans le cadre de l’enquête sur cette affaire. Le 9 mars dernier, le surnommé Tahola, businessman informel en devises officiant à Analakely, était arrêté à cet endroit. A l’issue de son déferrement samedi dernier au niveau du Pôle anti-corruption ou PAC d’Antananarivo, le concerné a été immédiatement placé sous mandat de dépôt à la maison centrale d’Antanimora. Hier, le procureur (PAC) a confirmé l’information.

Selon une information de la Gendarmerie,   pour qu’elles puissent mettre leur gibier dans le filet, les Forces de l’ordre ont préféré adopter une stratégie, autre que celle qui consiste à le frapper d’un avis de recherche.

« Les enquêteurs se sont délibérément abstenus de le rechercher, contrairement à d’autres », soutint cette source. Mais quel rapprochement entre l’arrestation de Tahola et les sept autres suspects encore en cavale ? D’après une explication fournie par une source auprès de la Gendarmerie, Tahola est avant tout un complice potentiel. De plus, il aurait ravitaillé une quantité de devises à un certain Ben Hassan Salimo. Or, ce dernier n’est autre que l’un des suspects activement recherchés aujourd’hui du fait de son implication supposée dans ce trafic.

Enfin, ce n’est pas encore pour demain que l’enquête sur cette affaire va se terminer. D’abord, les autorités judiciaires du pays sont dans l’attente, outre la restitution de notre or, de l’extradition des trois Malagasy, actuellement retenus par la Justice sud-africaine. Mais il y a surtout aussi le jugement d’une vingtaine d’autres par le PAC.

Franck R.

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Recrudescence de la Covid-19 - Danger imminent pour Analamanga et Boeny !

L'heure est grave, plus particulièrement au niveau des Régions Analamanga et Boeny. Les statistiques en témoignent. Le Professeur Rakotovao Hanitrala Jean Louis, ministre de la Santé publique, l'a aussi confirmé vendredi dernier en marge de la cérémonie de dotation de respirateurs et de motos par l'UNICEF à Andraharo. Il a confirmé qu'Analamanga est l'épicentre de la Covid-19, tandis que la Région de Boeny recense de plus en plus de cas confirmés.

 

Des médecins travaillant auprès des grands hôpitaux l'ont bien reconnu. « Au début de l'épidémie jusqu'à l'atteinte du pic, les cas modérés avec des patients contaminés présentant des symptômes, à savoir la fatigue, la toux, la diarrhée constituent la majorité des patients. Mais actuellement, le service de réanimation est débordé (…) C'est pour vous dire que nous comptons beaucoup plus de patients sévèrement atteints par la Covid-19, notamment ceux qui développent de grandes difficultés respiratoires ces derniers temps (…) Pire encore, dans  la majorité des cas, le traitement des personnes contaminées perdure jusqu'à une vingtaine de jours », a partagé quelques médecins répartis au niveau des établissements hospitaliers. D'après leurs explications, la plupart des patients sont dépendants à l'oxygène avec des poumons atteints du virus à 70 %.

Des hôpitaux saturés !

L'afflux de patients atteints du SARS-CoV-2 est devenu compliqué pour les grands hôpitaux, en particulier ceux dans la Capitale. « En 2020, quatre de nos services ont été spécialisés dans le traitement des patients atteints du coronavirus. Après presque une année de l'épidémie à Madagascar, nous sommes déjà à deux branches saturées. Et en analysant la situation sanitaire récente, nous nous dirigeons vers le rebondissement de l'épidémie que l'on a connu en 2020 », se désole un autre médecin voulant garder l'anonymat. Effectivement, avec la hausse des cas positifs, ce sont notamment les patients présentant les formes graves de la maladie qui sont automatiquement hospitalisés. Les cas simples voire modérés peuvent être traités à domicile. Avec cette stratégie, les hôpitaux de Befelatanana, d'Andohatapenaka ou encore d'Anosiala comptent dans leur registre une centaine de nouveaux cas par jour, à majorité des cas suspects. Contrairement aux derniers mois, le nombre d'entrées n'est plus proportionnel au nombre de sorties, sachant quel seuls les cas graves y sont admis.

Plus d'un millier de tests PCR par jour

Trois laboratoires opèrent actuellement pour mener les dépistages de la Covid-19 à Antananarivo. Ce sont notamment le Laboratoire d'analyses médicales malagasy (LA2M), l'Institut Pasteur de Madagascar (IPM) ainsi que le Centre d'infectiologie Charles Mérieux (CICM). Avec une capacité de 800 prélèvements par jour, le LA2M dépasse actuellement ce chiffre. Une source a confirmé que près de 1 000 tests PCR par jour y sont réalisés. « Les résultats des analyses en laboratoire sont obtenus 24 à 48 heures après les prélèvements. Depuis quelques temps, nous devrons attendre plus de 72 heures avant d'avoir la confirmation de la contamination ou non. Déjà que l'IPM, le premier laboratoire apte à effectuer des analyses en laboratoire, est toujours limité à 160 dépistages au quotidien. De son côté, le CICM ne peut également analyser en moyenne que 80 prélèvements en 24 heures », a-t-elle révélé. Notons que le Village Voara Andohatapenaka accueille depuis quelques temps les cas suspects qui ont besoin d'effectuer un test PCR. Quotidiennement, 250 visiteurs y sont répertoriés. 60 % des cas suspects sont par la suite confirmés positifs.

Dossier réalisé par K.R. 

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Reprise post-Covid-19 - Le secteur de l'habillement et du textile priorisé

Plus de 260 000 salariés. La chaîne d'approvisionnement du textile constitue plus de 20 % des exportations totales de Madagascar, selon les informations recueillies. Pourtant, ce secteur  est affecté par un déficit en conditions décentes dont l'inégalité salariale, la discrimination, la violence et le harcèlement en milieu de travail - particulièrement envers les femmes, les heures tardives de travail et les heures supplémentaires non payées, d'après Coffi Agossou, directeur et représentant résident de l'Organisation internationale du travail (OIT) pour Madagascar, Comores, Maurice et Seychelles. D'un autre côté, ce secteur a été fortement touché par de la crise liée à la Covid-19. Le chômage technique touchant des milliers d'employés, faute de commandes, figure parmi les impacts de la pandémie.

 

Face à cette situation, le projet « Chaînes d'approvisionnement durables pour mieux se reconstruire » se concentre sur le secteur textile et de l'habillement à Madagascar. « Ce projet de 1,5 million de dollars de l'OIT, cofinancé par l'Union européenne (UE), vise à promouvoir le travail décent dans 5 chaînes d'approvisionnement mondiales d'une importance capitale pour l'Union Européenne pour une reprise juste, résiliente et durable après la crise de la Covid-19 », informe le directeur pays de l'OIT. L'UE accorde une importance particulière au travail décent dans le secteur textile, surtout dans la réponse au coronavirus, à en croire Franck Porte, chef de coopération de la délégation de l'UE dans la Grande île.

« Le projet que nous venons de lancer, et nous remercions l'UE et le BIT pour votre appui, montrerait les possibilités offertes par les chaînes d'approvisionnement et comment remédier aux problèmes qui existeraient. Ces chaînes ont une répercussion positive sur l'économie du pays, sur les fournisseurs qui exercent des activités à plus forte valeur ajoutée. Cette dernière permettrait d'améliorer les conditions sociales et de faire progresser le travail décent, pourvu que les entreprises aient la capacité et un environnement d'affaires propice, » affirme Béatrice Chan Ching Yiu, présidente de la Commission sociale du Groupement des Entreprises de Madagascar.

L'atelier de lancement dudit projet s'est tenu le 12 mars dernier au Colbert, Antaninarenina. A l'issue de cet évènement, le comité tripartite de pilotage, composé de représentants du Gouvernement, de travailleurs et d'employeurs, a été mis en place. Ce comité se chargera de la supervision du projet et de ses activités dans le pays. D'ailleurs, toutes les parties prenantes ont été unanimes sur l'importance de ce nouveau projet dans la promotion du travail décent sur la base du dialogue social. Ceci dans le but d'avoir une chaîne d'approvisionnement de textile et d'habillement plus juste, plus résistante et plus durable, pour une meilleure reprise sociale et économique après la crise sanitaire.

Recueillis par Patricia R.

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Nicolas Dupuis - L'équipe plus que jamais soudée

Le sélectionneur de l'équipe nationale malagasy, Nicolas Dupuis est sorti de son silence vis-à-vis des critiques véhiculées à l'endroit de son équipe et en sa personne. Durant la visite du chantier du « Stade Barea », il s'est exprimé pour faire haro aux rumeurs.  Des critiques qui font suite à la publication de la liste des Barea pour la double confrontation contre l'Ethiopie et le Niger les 24 et 30 mars. « Tout le monde n'est pas derrière moi et mes joueurs. Mais nous restons hyper soudés. Il y a des obstacles et des gens malveillants. Mais il faut accepter les critiques même si elles sont parfois injustes ».

 

Le coach national a abordé le nouveau règlement de la FIFA, qui permet au club de retenir les internationaux, dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux :  « Il y a cette loi de la FIFA qui bloque les joueurs comme Bôlida. C'est malheureux, mais c'est comme ça. Heureusement, d'autres seront sur le terrain et ils feront le maximum pour porter les couleurs malgaches ». Lalaina Nomenjanahary, retenu par son club, est victime de cette règle, puisque le Paris FC refuse de libérer le milieu offensif malagasy.

Lui qui est premier responsable du projet Barea Académie ; un projet présidentiel dont il a été désigné par le Chef d'Etat pour assurer les Barea futures générations.

Il en a profité pour annoncer que « le superbe écrin qui sert d'ornement autour du stade sera prêt définitivement en juin ». Une occasion aussi pour lui de parler de ses tournées de détection en provinces : « J'ai récolté les fruits de quelqu'un qui avait créé une académie il y a quelques années. A nous d'en faire autant maintenant ».

E.F.