Les actualités Malgaches du Jeudi 14 Mars 2019

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Kidnapping à Tsaratanàna : Le candidat député toujours introuvable, 40 millions Ar de rançon réclamés

Jusqu’à hier, le candidat député qui a été enlevé dimanche 10 mars en fin d’après-midi à Tsaratanàna est resté introuvable. Selon les dernières informations, les ravisseurs ont contacté la famille hier pour réclamer 40 millions Ar contre la libération de l’otage. Cette demande de rançon a eu lieu alors que l’enquête sur cette affaire commence à porter ses fruits. L’information recueillie auprès de la gendarmerie a révélé l’existence d’une femme et d’un homme, tous deux suspectés d’être impliqués dans cet acte, sont déjà arrêtés et tenus en garde à vue à la brigade de la gendarmerie de Tsaratanàna. Les forces de l’ordre ont arrêté la première en soupçonnant celle-ci d’aller remettre des vivres aux ravisseurs. Le deuxième a été appréhendé pendant la poursuite lancée par le « fokonolona » et les forces de l’ordre dès l’alerte de ce kidnapping. Les poursuivants l’ont interpelé alors qu’il se cachait dans des arbustes bordant la route. Durant son interrogatoire, cet homme aurait reconnu sa culpabilité et a dénoncé les noms de ses deux complices qui sont toujours en cavale.

Des éléments du GSIS en renfort. Il est à rappeler que cet enlèvement a été commis alors que ce candidat qui aurait dû se présenter aux législatives sous la couleur du Mapar était en route pour déposer son dossier de candidature au bureau de l’OVEC de Tsaratanàna. Il était sur sa moto quand trois individus l’avaient attaqué à la sortie de la commune de Bekapaika pour rejoindre Tsaratanàna. Les malfaiteurs l’ont alors emmenés avec eux après avoir subtilisé son dossier. Actuellement, des éléments du groupement spécial d’intervention et de sécurité (GSIS) de la gendarmerie se sont dépêchés dans la localité pour renforcer les forces de l’ordre déjà sur place afin de rechercher l’otage. Ce dernier qui est, selon toujours les informations, un ancien directeur régional de l’Education nationale dans la région de Betsiboka. Cet enlèvement serait lié à son statut ou s’agit-il d’un acte de banditisme purement et simplement. Le pire est de constater que ce kidnapping a eu lieu juste après le passage d’une délégation du Gouvernement conduite par le Premier ministre Christian Ntsay et composée du ministre de la Défense nationale, du ministre de la Sécurité publique ainsi que du secrétaire d’Etat chargé de la Gendarmerie nationale à Tsaratanàna pour voir comment lutter contre l’insécurité qui prévaut dans la localité. En commettant encore cet enlèvement, les « dahalo » défieraient-ils l’Etat ?

T.M

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Soupçonné de trafic de bois de rose : Un opérateur économique dans la course aux législatives

Un certain Antonio a été placé sous mandat de dépôt le 12 mars dernier à Maroantsetra, il est soupçonné d’avoir tué sa domestique, le jour de la journée internationale des femmes. L’acte s’est passé devant tout le monde. Il est le fils d’un opérateur économique sis à Rantabe. On est actuellement dans l’attente du procès. Notons que le père de cet accusé entretient des relations avec un candidat qui va se présenter aux prochaines législatives dans le district de Maroantsetra. Même si ce candidat aurait voulu se présenter au nom du TGV, finalement son nom n’a pas été retenu par ce parti. Cet opérateur économique qui semble trempé dans le trafic illicite de bois de rose pense siéger à Tsimbazaza pour pouvoir bénéficier, dit-on, de l’immunité parlementaire. D’après notre source, il est soutenu par un certain Damena. Faut-il rappeler qu’il s’est déjà présenté aux législatives mais il n’a pas été élu.

Recueillis par Dominique R.

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Histoire : « Être métis en Imerina aux XIXe-XXe siècles », résumé en 45 minutes à Ambohitsaina

Souvent la question de métissage était abordée d’une manière anecdotique dans certains travaux de recherche. Celui de Violaine Tisseau était un travail qui retrace la trajectoire des métis à Madagascar en général et en Imerina en particulier.

Etudiants et professeurs sont venus assister à la conférence de Violaine Tisseau hier. Ils en sont tous sortis satisfaits. L’historienne a résumé en 45 minutes l’histoire des métis en Imerina.

La présentation de l’ouvrage « Etre métis en Imerina » écrit par Violaine Tisseau s’est tenue à l’Amphi 10 de la Faculté des Lettres et Sciences humaines à l’université d’Ambohitsaina. L’historienne Violaine Tisseau a tracé la trajectoire des métis du XIXe au XXe siècle en Imerina. Elle a choisi la région de l’Imerina car c’est dans cette région qu’il y avait plus de métis étant donné que les Européens se concentraient sur les Hautes Terres Centrales.

Même si le livre est un peu différent de sa thèse, l’ouvrage relève plus ou moins les mêmes idées générales : l’itinéraire des enfants nés d’union entre Européens et Malgaches. Souvent, cette union ne respectait ni les règles matrimoniales merina, ni européennes. En effet, l’historienne a choisi l’époque chronologique qui va de l’arrivée de Jean Laborde jusqu’au retour de l’Indépendance. Ce découpage chronologique n’est pas arbitraire car c’est une période charnière pendant laquelle le métissage semble gagner du terrain en Imerina.

Pour enrichir son ouvrage, elle a consulté les registres de l’état-civil européen pendant la période coloniale. Il s’avère que l’historienne avait des sources très intéressantes. Ensuite, elle a effectué des entretiens auprès des familles métisses, par le biais desquelles elle a pu retracer les trajectoires de ces dernières et de connaitre la vie quotidienne de leurs aïeux.

Tisseau a relevé que le métissage était un moyen d’intégration des Français dans la société malgache. Cependant, ils sont aussi caricaturés aussi bien par les colonisateurs que par les Malgaches. Pour l’autorité coloniale, les métis fragilisent l’ordre colonial, du côté malgache, les métis sont qualifiés de « têtus ».

L’historienne a encouragé les étudiants à effectuer des recherches sur le métissage car c’est  passionnant et enrichissant.

Iss Heridiny

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Naivo Raholdina : Unique candidat de l’IRD dans le Ve arrondissement

Naivo Raholdina reste le candidat unique de l’IRD. ( Photo Kelly)

Le dossier de candidature de Naivo Raholdina a été bel et bien déposé le 11 mars dernier. A cet effet, il a eu son certificat d’enregistrement de candidature aux élections législatives du 27 mai 2019. Par ailleurs, il a eu la bénédiction du président fondateur de TGV-MAPAR et non moins Président de la République Andry Rajoelina. Le communiqué fait état, en outre, que la liste conduite par Naivo Raholdina reste l’unique candidat présenté par TGV-MAPAR sous les couleurs de la plateforme « Isika rehetra miaraka amin’i Andry Rajoelina »(IRD). L’ancien député de réitérer que les rumeurs qui circulent sur l’existence d’autres listes au nom de l’IRD ne tient pas la route. Ceux qui persistent dans ce sens ne feront plus partie du TGV-MAPAR, a-t-il indiqué. Tout en soulignant au passage la discipline du parti.

Certificat d’enregistrement. Il a d’ailleurs fait remarquer que s’il a eu son certificat d’enregistrement c’est que ses dossiers sont complets et ne présentent ainsi aucune anomalie. Il n’a pas manqué également de remercier ceux qui l’ont soutenu ainsi qu’au Président de la République Andry Rajoelina et au Secrétaire national du TGV MAPAR pour avoir mis leur confiance en lui. Faut-il rappeler que l’IRD est composé notamment du MAPAR, TGV, Freedom, du parti vert et de « Hiaraka Isika ».

Recueillis par Dominique R.

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Conversation diplomatique de Patrick Rajoelina : « Les entrepreneurs malgaches doivent participer à la d...

Selon Patrick Rajoelina, « l’émergence de Madagascar doit se faire avec le maximum d’acteurs et en matière de diplomatie économique de combat, ces acteurs sont les entrepreneurs ».

La conversation diplomatique de Patrick Rajoelina, un lobbyiste de renom et conseiller stratégique, le 1er mars dernier, se résume en une belle leçon diplomatique axée sur la promotion des entreprises malgache.

« Les opportunités de Madagascar face à la nouvelle Trilatérale : USA, Russie et Chine ». C’était le thème de la « conversation diplomatique » de Patrick Rajoelina, un grand homme de la communication, le 1er mars dernier, à l’Institut des Études Politiques (IEP) Ampandrana. Un moment de partage durant lequel il a exposé, dans un premier temps, les forces et les faiblesses de chacune de ces puissances mondiales ainsi que les prétendues « dissensions réelles ou supposées » qui existent entre elles. Dans un second temps, il a mis l’accent sur la manière dont la diplomatie malgache devrait fonctionner pour améliorer l’image et la visibilité du pays face à l’hégémonie de ces puissances qu’il appelle aussi « la nouvelle gouvernance du monde ».

Défendre les intérêts économiques. Face à ce schéma, « Madagascar est l’ami de tout le monde mais il n’y a pas d’exclusivité », lance-t-il. Une manière pour lui de dire que le peuple doit passer avant toute chose. Et d’ailleurs, il l’a souligné durant son intervention : « quand un diplomate malgache intervient à l’étranger, il doit penser aux 26 millions de Malgaches et non faire plaisir à un tel ou un tel parce qu’il est en bisbille avec une autre puissance ou parce qu’il peut obtenir un certain nombre de choses ». Ce modus operandi se traduit, toujours selon Patrick Rajoelina, par un degré d’engagement considérable au niveau international ou régional dont le but est de défendre les intérêts économiques et sociaux du pays. « Madagascar doit se singulariser et porter sa stratégie pour défendre ses intérêts économiques à chaque vote important au niveau régional ou international », indique-t-il. Une mission qui nécessite, entre autres, une grande maîtrise des techniques de négociations internationales même les plus complexes et des expériences importantes dans le milieu.

Diplomatie économique de combat. Et ce n’est pas tout. Patrick Rajoelina insiste sur le fait que la diplomatie malgache ne doit pas être seulement au service du peuple, mais aussi et surtout au service des entreprises locales. Le but étant de promouvoir, en amont, l’entrepreneuriat malgache et le développement économique de Madagascar en aval. C’est ce qu’il appelle « diplomatie économique de combat » dont les entrepreneurs malgaches  constituent, selon ce concept, les grands piliers. « Les fonctionnaires ne sont pas au cœur des réalités », constate-t-il, et donc, « nous devons renforcer nos postes diplomatiques par des hauts fonctionnaires qui sont des lobbyistes, des entrepreneurs malgaches ».

Visibilité internationale. Et pour ce faire, les syndicats des entrepreneurs devraient apporter grandement leur contribution. Comment ? La solution émane de lui-même : en créant une équipe « Madagascar en relation avec les postes diplomatiques » aux côtés du ministère des Affaires étrangères. Ce sera un espace de concertation de dialogue, de concertation où les aspirations des entrepreneurs malgaches seront entendues. Dans cette même optique, il est temps pour Madagascar d’améliorer sa visibilité sur le plan international en faisant participer les entreprises innovantes aux rencontres internationales (foires commerciales internationales, les « happenings » mondiaux, …).

Obligations de résultats. Toujours sous cet angle, Patrick Rajoelina condamne le fait qu’il n’y ait aucun compte-rendu de la part des diplomates par rapport à leurs missions. « Un diplomate à l’étranger coûte cher au budget national malagasy. Il faut disposer d’une équipe de diplomates dédiés au développement économique de Madagascar avec impérativement, une obligation de résultats », précise-t-il. Et ce, en illustrant à travers l’exemple subséquent : « Demandez à telle ambassade, vous avez rapporté combien d’emplois, de technologies, de crédits internationaux à Madagascar ? ». Une très bonne idée qui doit, désormais, faire partie des pratiques diplomatiques du pays.

Recueillis par Aina Bovel

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Andry Rajoelina : “Oser l’aventure Madagascar”

« Mauritius – Madagascar. Transcending to a New Area of Economic Collaboration ». C’est le thème du Business Forum organisé conjointement hier par l’EDBM Madagascar et l’EDB Mauritius au Westin Hotels Resorts à Maurice, avec comme chief guest, le président Andry Rajoelina.

La salle de conférence de l’établissement hôtelier s’est avérée exiguë pour contenir les 450 participants composés essentiellement de capitaines d’industrie issus de Madagascar et Maurice. Deux pays qui tendent « Vers une nouvelle ère de relations économiques ». Pour le Chief Executive Officer (CEO) de l’EDB Maurice, François Guibert, « il y a une grande complémentarité et une synergie à développer ». Et d’ajouter que « Maurice et Madagascar ont une vision convergente pour assurer une économie régionale prospère ». Le DG d’EDBM Madagascar de renchérir que « Madagascar et Maurice ont une destinée commune et sont au carrefour de deux grands marchés : l’Afrique et l’Asie ». Andry Ravalomanda d’ajouter que « ce Forum des affaires s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de l’IEM ».

Pour sa part, le ministre malgache des Affaires Etrangères, Naina Andriantsitohaina a fait remarquer que « Madagascar et Maurice sont des alliés naturels qui ont une proximité géographique ». Et d’enchaîner qu’ « il y a une nouvelle donne politique à Madagascar qui est à l’aube d’une nouvelle ère pour rattraper le retard de développement ». Le ministre d’exposer les grandes lignes de la Politique Générale de l’Etat (PGE) ainsi que « les principes qui guident notre diplomatie économique ». Il a lancé un appel au secteur privé mauricien et malgache avant de faire savoir que « nous sommes à la croisée des chemins. Nous savons où aller et nous vous invitons à aller avec nous ».

Nouvelle vague de dirigeants. « Si Maurice avait pu le faire, Madagascar le peut aussi avec ses richesses énormes », estime le ministre mauricien des Affaires Etrangères, de l’Intégration régionale et du Commerce international, Seetunah Lutchmeenaraidoo. S’adressant au président Andry Rajoelina, il a déclaré que « vous représentez non seulement cette nouvelle jeunesse, cette nouvelle vague de dirigeants, mais vous montrez que Madagascar est en train de changer ». A son avis, « il y a dans l’IEM, tout ce que les investisseurs mauriciens attendent ». Pour lui, « l’Océan Indien ne sépare pas Madagascar et Maurice mais les unit ».

40 000 logements sociaux. Le président Andry Rajoelina de souligner à son tour que ce Forum des affaires va « apporter une nouvelle dynamique à notre coopération ». Il a tenu également à dire que « l’alternance démocratique est un signal fort de la stabilité politique à Madagascar ». Sur le plan économique, il a réaffirmé son « engagement solennel de rattraper le retard de développement de Madagascar grâce à une vision qui sera matérialisée par des actions ». Le chef de l’Etat a rappelé ses « velirano » concernant la sécurité, la santé, les infrastructures, le tourisme… Concernant ce dernier secteur, il a annoncé la construction de « 10 hôtels 5 étoiles en 5 ans » ainsi que la tenue d’un grand forum sur le tourisme en juin prochain. Il n’a pas toutefois oublié l’habitat avec la construction de « 40.000 logements sociaux ». Le président d’appeler les investisseurs mauriciens à « oser l’aventure Madagascar et à créer un socle commun car notre coopération est sur les rails avec à sa tête un TGV ».

R.O

(Maurice)

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Antanambao-Bevilany : Fanafihana mpivarotra, dahalo roa maty

Poa-basy nirefodrefotra. Nifampitifitra tao anatin’ny orana mikija ny tompom-barotra iray sy ny andian’olona miisa folo niirongo basim-borona nikasa hanafika tranombarotra, teny amin’ny tanàna antsoina hoe Antanambao, fokontany Bevilany, any amin’ny kaominina Tsararano, ato anatin’ny disitrikan’i Maevatanàna, ny alin’ny zoma 09 martsa lasa teo. Hita faty tany an-kara, taorian’izany ny roa tamin’ireo dahalo. Tifitra no voafaritra fa nahafaty azy roa lahy ireto. Naratra voatifitra teo amin’ny lamosiny sy ny tratra kosa ilay tompon’ny   fivarotana. Nivoaka haingana ny tompon-trano rehefa nahita an’ireo jiolahy nitondra basy ary nitsoka kiriorioka. Fotoana vitsy taorian’izay, dia nirefotra ny poa-basy. Tsy tazana noho ny fisian’ny orana ny fiavian’ny tifitra variraraka. Namaly izany avy hatrany no nataon’ity lehilahy tompom-barotra ity. Resy tosika ireo olon-dratsy. Taorian’izay vao samy nivoaka ny tranony ny fokonolona teo amin’ny manodidina nanenjika ireo malaso. Tamin’izany no nahitana ny vatana mangatsiakan’ny lehilahy roa tany an-kara. Ny tompon’ilay  fivarotana kosa nalefa namonjy ny hopitaly be ao Morafenokely  Maevatanàna hanaraka fitsaboana. Ny ampitso  vao tonga tany an-toerana nisehoan’ny fanafihana ny zandary avy ao amin’ny « Poste Fixe Bevilany » nanao ny fizahana sy ny fanadihadiana.

Ratantely

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Législatives : le processus : électoral enclenché

Apparemment, le processus électoral est bien enclenché. Les dépôts de dossiers de candidatures à la députation ont eu lieu normalement. Les chiffres communiqués par les OVEC, 800 à la clôture du dépôt hier,  montrent qu’il existe un certain intérêt pour la chose publique. Une liste provisoire des candidatures sera publiée par la CENI demain avant un examen plus approfondi des pièces des dossiers. On saura le 19 mars au plus tard les noms de ceux qui vont se lancer dans la bataille électorale.

Législatives : le processus : électoral enclenché

La campagne pour la députation se déroule sur le plan local. L’étendard politique est certes important, mais c’est surtout la personnalité du candidat et ses actions dans la circonscription qui prédominent. La capacité d’écoute et l’empathie manifestée par ce dernier envers ses électeurs comptent énormément. Les thèmes sociaux seront abordés prioritairement lors des déplacements sur le terrain. Mais la question financière ne peut pas être sous estimée car le candidat doit disposer d’un budget de campagne convenable pour véhiculer ses messages. La communication sera cette fois ci encore un outil indispensable, mais elle n’aura pas une envergure aussi importante que celle de la campagne présidentielle. La CENI a repris la main et elle suivra des règles très strictes. Les candidats disposeront d’un temps de passage équitable sur les médias audiovisuels publics. La campagne électorale débutera officiellement le 6 mai. Des sanctions seront appliquées si certains devancent cette date. La commission nationale est claire sur ce point. Néanmoins, elle précise qu’il n’est pas interdit de faire des préparatifs. On se rend compte cependant de l’ambigüité des termes employés. Le processus électoral est donc maintenant enclenché. Les explications du vice-président de la CENI sont claires. Les états-majors politiques ont établi leur stratégie. On verra quelle tendance l’emportera le 27 mai prochain.

Patrice RABE

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Ankazoabo-Atsimo : Omby miisa 100 no lasan’ny dahalo, mitohy ny fanarahan-dia…

Mirongatra ny asan-dahalo ao anatin’ny distrikan’Ankazoabo-Atsimo, faritra Atsimo-Andrefana, aman-jatony ny omby lasan’ny dahalo  isaky ny misy  fanafihana amin’ity distrika ity. Na dia eo aza ny ezaka ataon’ny fanjakana any an-toerana, dia tsapa ho sahirana ireo mpitandro ny filaminana noho ny tsy fahampian’ny olona sy ny fitaovana hoenti manana. Manampy trotraka ihany koa ny faharatsian’ny lalana misy any an-toerana, ka manjaka tokana ireo dahalo.

Omaly talata, tamin’ny tanànan’Antsakoavato, kaominina ambanivohitra Ankelika,  dia omby miisa zato indray no lasan’ny dahalo, tompon’omby iray no lavon’ny balan’ny dahalo, ary iray hafa naratra mafy, tapaka ny fehy. Araka ny vaovao voarainay tany an-toerana, ny alararobia 13 marsa, dia mbola eo am-pelatanan’ireo malaso ary miroso an’ andrefana izy ireo. Mitohy ny fanenjehana ataon’ireo zandary miaraka amin’ny fokonolona.

Anastase

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Ankadimbahoaka : Fiara handeha hanatitra vola voatafika

Mitentina eo amin’ny 45 tapitrisa ariary mahery any ho any no vola lasan’ireo olon-dratsy, ny talata teo tetsy Ankadimbahoaka. Volana tobin-tsolika iray eny an-toerana izy io ary saika handeha haterina any amin’ny banky.

Nirefodrefotra indray ny basy teny amin’iny faritra Ankadimbahoaka iny ny marain’ny talata lasa teo, tokony ho tamin’ny sivy ora sy sasany maraina tany ho any. Araka ny fampitam-baovao azo dia fiara iray an’ny toby fivarotan-tsolika iray teny an-toerana no notafihan’ny andian-jiolahy maromaro nitondra môtô. Ankevitry ny efa fantatr’ireto olon-dratsy ireto mihitsy ny ora nialàn’ilay fiara tao amin’ilay tobin-tsolika, ary fantany ny lalana halehany. Raha iny vao niala kely teo Ankadimbahoaka ary hizotra hihazo an’i Tanjombato, toerana misy ny banky saika hanaterana ilay volabe mantsy, no notsenain’ireo olon-dratsy ilay fiara. Nandeha môtô  ireto farany ary avy hatrany dia nobahanin’zy ireo ny lalana. Raha ny angom-baovao azo dia niisa teo amin’ny enina teo ireo olon-dratsy, izay samy tsy nanao saron-tava tamin’izay fotoana izay. Vantany vao tafajanona dia nanapoaka basy ireto jiolahy nentina nampitahorana ireo lasibatra. Avy eo nanatona ny fiara ary nanambana basy ireo olona tao anatiny, ny mpitantana ilay tobin-tsolika mihitsy ny iray. Tsy nisy alaharo alaharo fa nitaky ny vola izy ireo, ary rehefa azony izay nilainy dia nandray ny môtô-ny izy ireo ary nitsoaka, nihazo iny lalana mankany Bypass iny. Raha ny voalaza dia nahatratra teo amin’ny telo hetsy sy dimy ambin’ny efapolo tapitrisa ariary ny vola lasan’ireo jiolahy tamin’io fanafihana io. Taorian’io dia efa nisy fepetra noraisin’ireo pôlisy izay nampandrenesina ny amin’ny fanakanana ireo lalana mety ho nandalovan’ireo olon-dratsy, saingy mbola tsy nahitam-bokany aloha io hatreto. Na izany na tsy izany, efa mandeha ny fanadihadiana sy  fikarohana ireo jiolahy ataon’ny pôlisy misahana ny ady amin’ny heloka bevava etsy Anosy.

m.L

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Mahazomà-Maevatanàna : Jiolahy efatra ikoizana amin’ny fanafihana mitam-piadiana, no tra-tehaky ny zand...

Noho ny firongatry ny asan-dahalo manao sesilany ato amin’ny disitrikan’i Maevatanàna dia manao ny ainy tsy ho zavatra ny mpitandro ny filaminana. Taorina’ny fanafihana niseho tany amin’ny tanàna antsoina hoe Ambodirano, fokontany Anaidrano, any amin’ny kaominina Mahazomà, ny alin’ny alahady 13 janoary lasa teo, izay nahaverezana omby telopolo, dia tsy mikely soroka amin’ny fikarohana ireo olon-dratsy ny zandary. Ny alatsinainy 04 martsa lasa teo, dia mbola saika hanafika an’io tanàna volaza etsy ambony io ireo dahalo. Soa ihany fa mailo ny zandary sy ny fokonolona izay nanao ny fiambenana ny tanàna, ka tra-tehaka nandritra izany ireo malaso efa-dahy teo am-panaovana ny asa rastiny, tafaporitsaka kosa ny naman’izy ireo. Raha ny vaovao voarainay hatrany dia sarona nadritra izany koa ny basim-borona sy basy poleta vitagasy, miampy fanamiana miaramila miaraka amin’ireo moara, odim-bala. Raha ny fantatra, dia omaly maraina no natolotra ny fampanoavana izy efatra mirahalahy ireto, rehefa  vita famotorana sy fanadihadiana teny amin’ny borigadin’ny zandary eto Maevatanàna. Mbola mitohy kosa ny fikarohana ireo malaso sasany.

Ratantely

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Maevatanàna : Vehivavy lehibe tratra nangalatra silipo valo, saika niharan’ny fitsaram-bahoaka.

Manana ny teti-dratsy fanaony manokona mandritra ny asa ratsiny ity vehivavy lehibe tra-tehaka nangalatra silipo miisa valo ity. Ny Alakamisy lasa teo, no fantatra fa vehivavy lehibe iray no tratra, tena an-tsena, tao amin’ny fokontany Andranomangatsiaka, ato anatin’ny Kaominina Maevatanàna voalohany. Noho ny firongatry ny halatra lamba mahazo an’ireo mpivarotra ary mampihena ny vola miditra amin’ny kitapom-bolan’izy ireo, dia tezitra ny olana raha nahita an’ity vehivavy lehibe nitondra silipo halatra ity, ka saika niharan’ny fitsram-bahoaka. Taorian’ny fifampiresahana tamin’ilay tompona silipo very, dia nasaina nosoloina ny vidin’ireo silipo valo, ary avy eo dia nalefa nody ihany ilay vehivavy lehibe.

Ratantely

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Municipales/Communales : Les élections se tiendront au plus tard en août

Le vice-président de la Ceni (Commission Électorale Nationale Indépendante), Thierry Rakotonarivo, sur une station de radio privée, avant-hier, a déclaré que les élections municipales/communales se tiendraint au plus tard en  août. « Les Maires ont commencé leur mandat le 22 septembre 2015. Voilà qu’ils sont en fin de mandat, les nouveaux doivent, en principe, prendre leurs fonctions le 22  septembre 2019 », indique-t-il. Et lui de rassurer que « la Ceni va parfaitement respecter ce délai, dans la mesure où, après la proclamation des résultats définitifs des législatives par la HCC (Haute Cour Constitutionnelle), qui aura lieu au plus tard le 2 juillet, la commission va pouvoir se focaliser sur les municipales/communales ». Et même avant le 2 Juillet, la Ceni proclame les résultats provisoires des élections législatives, le 17 juin.

PDS. Néanmoins, l’hypothèse d’une prolongation du mandat des Maires a été soulevée par le journaliste ayant interviewé Thierry Rakotonarivo. Ce dernier a été clair dans ses réponses. « Pour les députés, le mandat de cinq ans est un délai impératif imposé par la Constitution. Ce qui fait qu’après cinq ans, nous sommes obligés d’organiser des élections législatives. Mais pour les Maires, la durée de leur mandat est fixée par une loi organique. Donc, au cas où la tenue des municipales/communales ne se ferait pas en août, nous avons deux options : la première consiste à élaborer une loi organique portant prolongation du mandat des Maires, la seconde étant de procéder à la nomination de délégations spéciales si jamais nous décidons de maintenir la date du 22 septembre et de ne pas prolonger le mandat des Maires », a-t-il expliqué. A suivre.

Recueillis par Aina Bovel

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Législatives : 855 candidatures pour 151 sièges de députés

Le vice-président de la CENI Thierry Rakotonarivo.

Malgré le délai de grâce de 48 heures accordé à ceux qui n’ont pas encore versé les dossiers complets auprès des OVEC dans le délai légal, on sait actuellement que 855 candidatures ont été enregistrées dans tout Madagascar. C’est-à-dire 855 candidatures déposées pour 151 sièges à pourvoir à l’Assemblée nationale. Parmi ces 855 candidatures, 515 ont été présentées par des indépendants, contre 340 par les partis ou les groupements politiques. Et l’on a appris hier que sur les 210 partis et groupements politiques officiellement enregistrés au ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation, seulement 85 participeront aux Législatives du 27 mai.

TIM et Mapar. Seule la plateforme politique pro-Rajoelina (Isika Rehetra Miaraka amin’i Andry Rajoelina) pourra couvrir tous les 119 districts de Madagascar. La plateforme TIM- K 25 sera absente dans quelques circonscriptions électorales. Quoi qu’il en soit, on s’achemine vers une lutte électorale acharnée entre les candidats de « Isika Rehetra Miaraka Amin’i Andry Rajoelina » et ceux du TIM- K 25. Dans certaines circonscriptions, les candidats indépendants sont à craindre. D’après le vice-président de la CENI Thierry Rakotonarivo, les OVEC (Organes de Vérification et d’Enregistrement des Candidatures) publieront  demain les listes provisoires des candidats aux prochaines législatives.

R. Eugène

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Andry Rajoelina à Maurice. «Madagascar est une source intarissable d’opportunités»

Balaclava, île Maurice, Hôtel « The Westin Turtle Bay Resort Spa », le 13 mars 2019

Lors de sa visite d’État entrant dans le cadre du 51è anniversaire de l’Indépendance de l’île Maurice, le président de Madagascar, Andry Rajoelina a procédé à l’ouverture du Forum des Affaires, organisé par l’EDBM (« Economic Development Board »). Voici la transcription intégrale de sondiscours à cette occasion.

« Excellences, Messieurs les ministres des Affaires étrangères,

Mesdames et Messieurs les Présidents des groupements patronaux

Mesdames et Messieurs les Présidents des EDBM,

Mesdames et Messieurs les Capitaines d’industrie mauriciens et malagasy,

Honorable assistance.

C’est avec joie, une joie et une fierté de faire l’ouverture de ce Forum des Affaires malgacho-mauricien, aujourd’hui. L’organisation de cette rencontre entre les opérateurs économiques de nos deux pays, traduit notre volonté commune de raffermir nos relations d’amitié et de partenariat, en apportant une nouvelle dynamique à notre coopération de longue date. Cet évènement constitue un excellent moyen de réunir tous les acteurs économiques pour avancer avec conscience et détermination, vers la prospérité constante de nos deux pays. L’alternance démocratique démontrée par ces dernières élections présidentielles, est un signal fort de stabilité politique de Madagascar.

Nous commençons actuellement un long chapitre de notre histoire, une page que nous souhaitons écrire avec l’île Maurice comme amie, alliée et partenaire essentielle à notre avancée. Cette coopération internationale sous le signe de l’équité, de l’efficacité, du respect mutuel, sera l’un des piliers de notre redressement. Nos échanges seront fréquents et mèneront vers l’aboutissement de projets structurants, faisant la part belle au partage de nos savoir-faire, de nos ressources et de nos expériences.

Excellences Mesdames et Messieurs,

Ainsi vous l’aurez compris : nous sommes réunis, aujourd’hui, pour donner une nouvelle approche, nouvelle approche de travail entre Maurice et Madagascar. A ce titre, je tiens à remercier chaleureusement les deux EDBM ainsi que tous les participants à ce Forum des Affaires.

Je remercie également les nombreuses entreprises mauriciennes et malagasy qui nous accompagnent aujourd’hui pour représenter la fierté de notre tissu entrepreneurial. Comme vous le savez, nous avons pris l’engagement solennel de rattraper le retard de développement accumulé de Madagascar après 58 années du retour de l’Indépendance et ce, grâce à un Leadership fort et une vision qui se transformera en actions.

Cette vision est actuellement matérialisée par la Politique générale de l’Etat qui nous donne les orientations stratégiques permettant d’atteindre les objectifs de l’émergence de Madagascar. J’ai clairement exprimé les « Velirano » qui signifie engagements en malagasy, traduisant les axes prioritaires et les résultats attendus par la population, à mettre en application dans un meilleur délai. Il s’agit, entre autres, des priorités suivantes :

La Sécurité.

La sécurité, à la fois des biens et des personnes et des investissements. Nous le savons, c’est une condition essentielle à la venue des investisseurs. Ainsi, nous allons mettre en place des mesures de protection du capital Investi. Des mesures fortes seront également engagées au niveau de la sécurité quotidienne et de proximité. Nous allons sécuriser nos routes, nos villes, les habitants, mais également la sécurité en ce qui concerne les investissements.

L’Énergie et l’Eau pour tous.

L’état actuel des réseaux électriques malagasy, représente un chantier colossal. Il est donc condamnable et inconcevable, aujourd’hui, que l’énergie produite à Madagascar soit la plus chère en Afrique. Elle varie entre 20, 30 et parfois même 40 centimes de dollar le kilowatt/heure. Notre objectif est de doubler la production énergétique et de réduire de moitié de moitié de tarif de l’énergie en 5 ans. Je vais juste prendre un exemple. Aujourd’hui, à Madagascar, nous n’avons que 400 Mégawatts de production d’électricité pour 25 millions d’habitants. Ce qui est très peu. Et je prends juste l’exemple de la Côte d’Ivoire qui a aussi 25 millions d’habitants, mais la Côte d’Ivoire a plus de 2000 Mégawatts de production d’électricité.

Aujourd’hui, avec les contrats que j’ai déjà accepté et signé, nous allons démarrer plus de 300 Mégawatts en hydraulique cette année. Cela veut dire que notre objectif est de doubler, voire même tripler la capacité de production d’énergie à Madagascar, qui sera largement atteinte dans les 5 prochaines années. Ceci est donc un enjeu prioritaire car Madagascar ne peut opérer sans énergie, etil est primordial de sortir les Malagasy de l’obscurité. Cependant nous voulons un développement rapide, certes, mais surtout durable.

Ainsi, j’appelle toutes les personnes qui opèrent dans le secteur de l’économie verte à venir investir et s’épanouir à Madagascar, dans le domaine de l’éolien, solaire, l’hydraulique et l’éthanol. Des produits des secteurs d’avenir pour un pays d’avenir.

La Corruption.

Nous allons également lutter contre la corruption de manière intransigeante, afin de garantir la paix sociale et restaurer la confiance dans les institutions publiques. Les administrations ainsi que les démarches seront clarifiées et assainies pour favoriser la transparence des interactions et des transactions.

L’Éducation et la Formation professionnelle assureront l’employabilité de tous car le développement du Capital humain est le pilier de l’émergence. L’ambition de développer le développement de Madagascar demande de la main-d’œuvre qualifiée. Il est annoté que 60%population malagasy a moins de 25 ans. De jeunes Malagasy motivés, avec l’envie de travailler, d’apprendre mais surtout de réussir. Nos hommes, nos femmes et notre jeunesse sont nos plus grands atouts. Ils ont besoin de soutien et de stimulation. C’est pour cela que nous allons implanter de nombreux centres de formation professionnelle dans les 22 régions de Madagascar.

L’Accès à la Santésera facilité grâce au déploiement d’équipe mobiles dans les 119 districts ainsi que l’amélioration des centres de santé de base. Nous avons donc d’investissements pour équiper nos hôpitaux aux normes internationales. L’importation des médicaments de Madagascar est aujourd’hui de 150 millions de dollars par an. Étant donné que notre objectifest de tout produire localement, nous encourageons les laboratoires pharmaceutiques à venir s’implanter dans la Grande île. Nous avons non seulement l’espace nécessaire pour la construction d’usines et de laboratoires, mais aussi de nombreuses matières premières à la fois pour l’industrie pharmaceutique chimique mais aussi pour les médecines naturelles. Madagascar est donc une source intarissable d’opportunités.

Nous voulons garantir un poids décent à toutes les populations malagasy. Un nouvel objectif est de produire localement tous les besoins du pays. Pour ce faire, des mesures prises pour faciliter l’implantation des opérateurs industriels à Madagascar seront prises dans les prochaines semaines. Des actions seront déployées pour promouvoir la création de développement de l’industrie comme l’agro-alimentaire, la pharmaceutique, l’industrie automobile et l’assemblage de panneaux solaires pour répondre aux besoins de la population.

En ce qui concerne l’industrie touristique, celle-ci assure un grand nombre de créations d’emplois et de croissance rapide, tout en garantissant de fortes rentrées de devises. Grâce à l’offre de produits touristiques diversifiés, nous pourrons franchir le cap de 800.000 touristes car, actuellement, Madagascar accueille seulement 300.000 touristes contre 1.500.000 à l’île Maurice. Et pourtant, nous avons les moyens de relever ce défi grâce à notre nature 5 étoiles. Madagascar détient en effet 80% des espèces endémiques et 5% de la biodiversité mondiale, sans parler de nos 5.000 kilomètres de côté et aussi nos sublimes plages de sable blanc. Dans le classement mondial des pays détenteurs d’une méga biodiversité, Madagascar est le n°1 du top 10. Nous avons des réserves touristiques propices à l’investissement que nous mettrons à la disposition des opérateurs avec des cahiers de charge précis mentionnant nos besoins spécifiques et les délais d’exécution.

A titre d’information, nous visons la construction de 10 hôtels 5 étoiles en 5 ans pour le démarrage du tourisme de prestige à Madagascar. L’évidence est là : nous allons miser sur un tourisme de qualité : infrastructures, services et produits touristiques en conformité aux normes internationales. ? Nous vous incitons fortement à venir nous accompagner dans cette aventure passionnante. Nous mettrons en place des mesures incitatives et un cadre règlementaire pour faciliter vos investissements. Pour appuyer cette volonté de développement de notre offre touristique, le Forum, le premier Forum dans l’Initiative pour l’Émergence de Madagascar dédié au Tourisme se tiendra au mois de juin prochain. C’est une grande première à Madagascar. Nous vous invitons à venir y assister et à participer à cet évènement.

Nous atteindrons l’autosuffisance alimentaire grâce à l’extension des surfaces cultivables de 100.000 hectares en 5 ans. Notre premier objectif est de produire 500.000 tonnes de riz avant 2024 et redevenir le Grenier à riz de l’océan Indien. Nous ne nous limiterons pas au secteur rizicole car nos demandes en produits agricoles divers sont existantes et fortes. Nous souhaitons exporter dans la région indo-océanique mais aussi en Afrique, dans un premier temps, pour capitaliser sur notre proximité géographique. C’est la raison pour laquelle nous voulons dynamiser au maximum les investissements pour exporter des produits aux normes internationales. A titre d’exemple, 21% des importations de l’île Maurice sont des produits alimentaires, y compris 50.000 tonnes de maïs acheminés depuis l’Argentine et le Brésil ?

Saviez-vous qu’il n’y a que 884 kilomètres de trajet entre Toamasina et Port Louis ? Alors pourquoi chercher si loin, à l’autre bout du monde, ce que vous pouvez trouver si près de vous ? Nous sommes prêts à fournir à l’île Maurice tout ce dont vous avez besoin. Pour ne citer que les oignons, les grains secs, les pommes de terre et les poulets. Parce que les Mauriciens consomment 28 kilos par individu de poulet chaque année. Contre 2 kilos à Madagascar. Et pourtant nous avons tout pour fournir l’île Maurice. Nous sommes conscients de l’importance de la gestion durable et de la conservation de nos ressources naturelles.

Nous allons normaliser et assainir la filière aurifère de Madagascar. Je tiens juste à vous rappeler que lors de mon discours que j’ai prononcé à l’Union africaine qu’il est inconcevable que le continent africain est le premier exportateur mondial de l’or, or que nous ne possédons même pas de réserve d’or dans nos banques centrales. Donc, il faut changer et inverser l’Histoire. Et c’est pour cette raison que nous envisageons une production de 25 tonnes d’or par an, et souhaitons travailler main dans la main avec des experts en extraction de métaux précieux, afin de moderniser les pratiques dans ce secteur. Juste à titre d’information, on dit que Madagascar exporte 2,5 à 2,8 tonnes d’or chaque année, contre 25 tonnes en Côte d’Ivoire. Nous pourrons faire plus. Des spécialistes ont remarqué que Madagascar pourrait produire même jusqu’à 50 tonnes d’or chaque année. Il est à noter que 25 tonnes d’or c’est l’équivalent de 800 millions jusqu’à un milliard de dollars. Or, aujourd’hui, l’aide de l’Union européenne à Madagascar est aux environs de 100 millions d’euros chaque année. Pour dire qu’avec nos ressources j’espère que Madagascar pourrait aider les pays amis dans quelques années.

Concernant l’habitat.

L’habitat et la modernisation de Madagascar figure parmi les projets prioritaires à promouvoir. La construction et la promotion immobilière sont des moteurs de croissance et de création d’emplois. Nous commençons le chantier de Tanamasoandro, une nouvelle ville à Madagascar, dès cette année même. Car la Capitale de Madagascar a été créée pour 300.000 habitants. Aujourd’hui, nous sommes à 3 millions. Et c’est pour cette raison que nous allons créer une nouvelle ville et d’ores et déjà, cette année même, nous allons commencer la construction de la ligne pour le tramway à Madagascar. C’est un défi mais avec la foi et le courage, rien n’est impossible. Nous allons également construire 40.000 logements. D’autres nouvelles villes seront également construites en région, de nombreuses infrastructures publiques tels que des marchés couverts et des aires d’autoroute sont à l’ordre du jour.

La transformation de Madagascar est en train de s’opérer et de grandes avenues d’opportunités s’ouvrent à tous. A nous d’oser l’aventure malagasy. La réhabilitation des réseaux routiers sera incontournable pour permettre l’acheminement des produits et l’exportation. La construction d’infrastructures telles que les routes, les ports, les aéroports, est prioritaire. De nombreux appels d’offre seront lancés pour le démarrage de ces travaux structurant.

Le Sport, pour renforcer l’esprit combatif et le bien-être sur la Culture, pour porter bien haut la fierté nationale, seront valorisés. Nous avons de grands projets novateurs pour la promotion sportive et culturelle. Nous prévoyons, d’une part, la construction de la première Académie nationale des Sports de haut niveau, pour professionnaliser le sport malagasy et nous avons en chemin la création de la première Maison de la Culture et des Arts malagasy, ainsi que des salles de spectacle.

Dans la mise en œuvre de cette politique, nous avons mis en place la Politique générale de l’Etat. Nous comptons, certes, sur nos propres ressources mais nous aurons également besoin du soutien de nos partenaires aussi bien bilatéraux que multilatéraux. Maurice, dont la proximité n’est plus à démontrer, et le second pays fournisseurs d’investissements à Madagascar, si l’on se réfère au nombre d’entrepreneurs mauriciens installés sur la Grande île.

Mesdames et Messieurs,

Honorable assistance,

Nous le savons, nous le constatons aujourd’hui, les liens entre l’île Maurice et Madagascar sont empreintes d’amitié et se construisent grâce à une volonté partagée de développer nos échanges économiques et nos partenariats qui se distinguent par un dynamisme de croissance sur tous les plans. Je suis convaincu que notre coopération sera porteuse de nouvelles idées pour la transformation de Madagascar et aussi pour l’essor économique et social de l’océan Indien. Ce sera un élan neuf dans les relations entre nos deux pays.

En cette période de renouveau pour Madagascar, pour les îles Mascareignes ainsi que pour le continent africain, il est crucial pour chaque gouvernement de tracer pour ses populations et son économie, le contour d’un avenir meilleur répondant à leurs aspirations légitimes. Dans ce sens, je souhaite renforcer et consolider nos échanges, en vue d’édifier un véritable partenariat stratégique plus fort entre nos deux pays, surtout dans les domaines vitaux de l’économie mauricienne et malagasy.

Chers entrepreneurs mauriciens, vous serez toujours les bienvenus à Madagascar, quel que soit la taille de votre projet. Venez nombreux et prenez place. Construisons ensemble de grandes choses. Joignons nos ambitions et concevons nos efforts pour créer ainsi un cercle productif commun où l’océan Indien s’unit et n’aura plus à se battre pour la postérité et la stabilité économique. Le gouvernement malagasy sera et fera l’honneur et le plaisir de faciliter et d’accompagner les initiatives des projets de développement auxquels Maurice voudra participer.

Ainsi, je formule le vœu que les années à venir soient une période exaltante, riche en succès remarquables et en croissance réelle pour nos deux pays. Désormais, notre coopération est sur les rails, avec à la tête un TGV.

Je déclare ouvert solennellement ce Forum des Affaires en Maurice et Madagascar ».

Andry Rajoelina

Président de la République de Madagascar

Transcription : Jeannot Ramambazafy, envoyé spécial à l’île Maurice