Les actualités Malgaches du Dimanche 14 Janvier 2018

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Eric Randrasana. Dans quelle galère s’est-il fourré pour oser renier ses convictions?

Solo Ignace Randrasana, le 14 juillet 2010 à la Résidence de France, Ivandry

Août 2011. Ketaka aux cheveux blancs et ses enfants et petits-enfants. Eric est à l'extrême-droite sur la photo

Lui, je ne le connais pas personnellement. Mais ses parents si, puisqu’il s’agit d’amis sinon de membres de ma famille. Sa mère est Raymonde (Ketaka) et son père Solo Ignace Randrasana, cinéaste de renom, qui nous a quittés le 26 août 2011. Et il doit certainement lui rester quelques gènes d’un héritage de droiture et d’honnêteté quelque part. Mais… Je parle d’Eric Jean-Joël Randrasana qui vient d’être nommé en conseil des ministres du 11 janvier 2018, directeur du cabinet civil de la présidence de Madagascar. Qui est cet homme de 51 ans, marié et père de trois enfants? Et dans quelle autre galère s’est-il fourré depuis 2014?

Après deux années de droit à l’Université d’Antananarivo (EESDEGS 1985-1987), Eric a étudié la comptabilité et la finance dans une université privée et a décroché son diplôme Supérieur de Sciences Comptables (INSCAE 1988-1990) où professait un certain Hery Rajaonarimampianina. Eric Randrasana a fait son entrée dans le monde du travail dans un cabinet de comptables. Là, il a gravi tous les échelons, commençant assistant pour finir manager.

Il est ensuite engagé comme Directeur administratif et financier d’un groupe textile dont il deviendra Directeur général, avant de voler de ses propres ailes en devenant le Directeur général de la société de transit Galaxam Logistics Sarl qu’il a créé en 2002. Au fil du temps, il reconnaît avoir bataillé dur pour arriver là où il était (avant l’appel du Hery Vaovao), «à force de persévérance et de travail. Je suis intimement persuadé que ces deux notions sont les meilleures armes dans la vie». En un mot, Eric Randrasana ne doit rien à personne. Seulement voilà…

Une fois Hery Rajaonarimampianina arrivé au pouvoir, Eric Randrasana devient le spécialiste du dossier de l’African Growth and Opportunity Act (AGOA) auprès de la présidence de la République. Il est alors très optimiste:

«Lors de l’AGOA Forum à Washington en août 2014, auquel j’ai participé, un panel important de parlementaires majeurs américains, démocrates et républicains, a affirmé unanimement que la reconduction de l’AGOA n’est pas une question mais une certitude. Je ne pense pas que même si des modifications majeures sont apportées dans le cadre de l’AGOA V, celles-ci affecteront les pays les moins développés dont nous faisons partie. J’aimerais rappeler par ailleurs que l’AGOA ne concerne pas que le textile, mais englobe quelque 7000 références douanières pouvant en bénéficier. Le véritable enjeu pour nous – et l’ambition affichée – est de faire en sorte que nous profitions au maximum de ces autres opportunités pour créer des emplois, améliorer le niveau de vie du plus grand nombre et soutenir notre développement économique» (in Business magazine 23 N° 1165 – Janvier 2015).

Je ne sais pas où on en est mais de l’AGOA, on n’en parle plus beaucoup depuis de longs mois à Madagascar…

Officiellement aussi, Eric Randrasana est Conseiller spécial du président dans le domaine de l’Economie. En janvier 2017, il est nommé membre du Conseil d’administration de la Jirama (société nationale malgache d’eau et électricité) pour «compétence particulière» mais «sans expérience notable dans le secteur énergétique», a alors écrit africaintelligence.fr… en tout cas, cela ne fait pas un pli: Eric Randrasana est bel et bien un «homme du président». Et c’est là que je me lève car ce qui suit prouve indéniablement que si le pouvoir corrompt, le pouvoir absolu corrompt absolument. Il aurait bien pu continuer à faire vivre sa famille loin des aléas conjoncturels socio-économiques auxquels est confronté la majorité des Malgaches, surtout actuellement, mais il faut croire qu’il y a, quelque part, une dette morale à honorer.

Sept ans après la création de sa société de transit, la question suivante lui a été posée, en tant que Dg: Quelles sont les qualités indispensables à un bon dirigeant?Voici sa réponse: «Il faut qu’il sache à l’avance où il veut aller, c’est-à-dire prévoir des stratégies sur le court, le moyen ou le long terme. Il faut avoir une vision claire du sens que l’on veut donner à son travail et toujours être à l’affût des opportunités. La pro-activité (faire en sorte que quelque chose se produise pour pouvoir agir) est aussi essentielle. Pour ne pas perdre le nord, beaucoup de rigueur dans la gestion et le maintien du cap que l’on s’est fixé est importante. Enfin, l’honnêteté au sens large du terme doit guider sa conduite. Honnêteté envers l’État, les employés, les clients, soi-même… etc.».

En tant que dirigeant de la nation malgache toute entière, Hery Rajaonarimampianina pratique-t-il réellement ces intimes convictions d’Eric Randrasana? Quoi qu’il en soit, à la veille de sa nomination en tant que directeur du cabinet civil de la présidence de Madagascar, il a sorti, pour le journal «La Dépêche» du 9 janvier 2018 -certainement au parfum de cette nomination-, des «vérités» qui ébranlent ses propres convictions, mélangées à des commentaires très Hvm du «journaliste» Rado Andriamampandry:

«Nous avons souvent commencé des choses sans jamais les concrétiser». C’est un triste constat que le conseiller économique de la Présidence, Éric Randrasana, a soulevé à Antaninarenina, dernièrement. En se référant à l’histoire des investissements à Madagascar, la continuité des actions déjà entreprises demeure pourtant comme étant la clé du développement, a-t-il précisé. Depuis le retour à l’ordre constitutionnel, le pays a acquis une confiance inébranlable des bailleurs de fonds, lui ayant permis de financer plusieurs projets d’envergure. Si ce n’est que pour cette année, plus de dix grands projets ont obtenu chacun un financement de centaine de millions de dollars. Et ce n’est évidemment pas pour rien. «Obtenir cette confiance pour lancer un projet est une chose. Mais la maintenir pour le concrétiser et pour que celui-ci profite réellement à la population en est une autre», a-t-il poursuivi. Or, à maintes reprises, le Président Rajaonarimampianina a martelé que ces projets ne sont pas censés se réaliser dans un court délai. «Laisser ces projets aux mains d’un autre, pour une réalisation incertaine a toujours été considéré par le Président actuel, comme étant irresponsable. Les politiciens, avec leurs égos démesurés, ont d’ailleurs tendance à abandonner des projets qu’ils n’ont pas initiés, qu’au final rien ne se concrétise», s’est-il désolé. Il y aura donc de fortes chances qu’un changement de structure changera la donne et tout remettre à zéro. Si entre 2014 et 2016, l’État s’est attelé à mettre en place le fondement, l’année 2017 est surtout considérée comme une année de concrétisation, si ce n’est que la validation des nouveaux cadres de programmation Pays pour Madagascar à savoir, ceux de la Banque mondiale, de la Banque africaine de développement, qui s’étalent dans les trois années à venir./.

Effectivement, depuis que Hery Vaovao a parlé de «rupture dans la continuité», la continuité de l’État -quel que soit le dirigeant élu- est faite pour les chiens à Madagascar. Deux jours après la parution de ces déclarations dans le quotidien «La Dépêche» donc, Eric Jean-Joël Randrasana est nommé directeur du cabinet civil de la présidence de Madagascar, succédant au titulaire Henry Rabary-Njaka, limogé en juillet 2015 (devenu Ministre des Affaires étrangères en août 2017), et à Herisoa Razafindrakoto, la fidèle parmi les fidèles, qui avait assuré l’intérim durant un temps très long… A quelques mois de la fin du mandat du président Hery Rajaonarimampianina, quelle potion miraculeuse Eric Randrasana, issu du secteur privé, va-il concocter pour faire perdurer celui qui l’a embarqué dans le domaine de la politique politicienne publique où il ne sera jamais qu’un novice qui débute? Une «menace» pour les «zanak’an-trano»… En tout cas, il doit savoir pertinemment qu’en affaire il n’y a pas de philanthropie et que le temps c’est de l’argent («time is money»). La grande question est donc de savoir pour qui roule ces deux hommes de même formation: pour ce régime Hvm au bord de l’implosion ou pour le plus grand nombre de Malgaches?

Vu le peu de temps imparti (politique) qu’il leur reste, je ne crois pas au miracle mais je ne peux en vouloir tout à fait à Eric Randrasana même si, désormais, il doit quelque chose à quelqu’un. Qu’il le veuille ou non. Dans la vie, on a toujours le choix et refuser en est un. Au fait, connaissez-vous le travail d’un directeur de cabinet, poste à très haute responsabilité s’il en est? Non? Voici:

Le directeur de cabinetest souvent le plus proche collaborateur de son patron, qu'il seconde dans ses prises de décision. Son rôle est d'ordre politique et le profil repose sur les critères suivants selon Wikipédia:

* Politique (relation avec les formations politiques, gestion des élus, stratégie, notes d'analyse, plume) ;

* Technocratique (note d'analyse, gestion de dossiers complexes ou sensibles, relations avec des institutions, mise en œuvre et suivi d'initiative politique) ;

* Superintendance (facilitateur, organisateur, gestion d'agenda et communication).

Gageons que le salaire et les avantages -payés par le contribuable malgache- sont à la hauteur de la tâche… Ceci explique donc cela, hors esprit patriotique, I’m sure.

Jeannot Ramambazafy – 14 janvier 2018

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Première réunion des organisateurs malgaches de France - vendredi 12 janvier 2018.

L'union fait la force. Les organisateurs malgaches de France ont décidé de faire leur cet adage à partir de cette année 2018.
Une grande première dans la communauté, les organisateurs de soirée malgaches de France ont décidé de se réunir. D'abord pour fêter la nouvelle année, se souhaiter de belles choses mais également discuter de différents points autour de l'organisation d'événements, sujets qui concernent tous.
Un ordre du jour a été préparé par l'équipe Madaplus à l'initiative de cette soirée. La rencontre commence par une présentation de chacun, une belle manière de connaître et de comprendre les activités des uns et des autres. Puis viennent les échanges, les débats, les expériences se racontent, puis les décisions pour mieux organiser le groupe qui vient de se créer. Tout ceci se déroule dans une ambiance: de bonne humeur et de bonne entente... chacun conscient de l'importance de s'unir afin de donner le meilleur d'eux mêmes au public et que finalement en s'organisant mieux ils peuvent s'entraider sans forcément marcher sur les plates bandes des uns et des autres.
C'est ainsi que naît le COM (Collectif des Organisateurs Malgaches) de France!
Ils se promettent de se revoir dans 3 mois pour refaire le point, ajuster... mais certainement une occasion de refaire la fête comme ils savent bien le faire.
A la bonne franquette: boissons, champagnes, amuse bouche, repas ... et comme on dit en malgache "nifampy zara ny manta sy ny masaka".
La soirée se finit tard comme il se doit et chacun part et se congratule pour cette belle initiative en se promettant de réaliser les décisions prises durant la rencontre!

>> Plus d'images sur cette soirée en cliquant sur les photos >>
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Article n°12273


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Golf- Ringer Score - « La banque Bni souhaite s’ouvrir vers d’autres disciplines »

Fidèle au rendez-vous. La banque verte, Bni Madagascar vient de lancer le premier tour de la 21è édition du fameux tournoi «  Bni Golf Ringer Score » au golf du Rova à Andakana ce dimanche 14 janvier.  Cette année, la compétition a réuni  128 golfeurs  pro et amateurs inscrits. Un chiffre record jamais enregistré si les éditions précédentes ont toujours frôlé en moyenne les centaines de participants.  Golf Ringer Score se tiendra tous les 2e dimanches du mois durant les 9 tours jusqu’au mois de novembre. Au mois de juin et juillet, les participants auront droit à deux mois de  « break » avant de reprendre le parcours en mois d’août et le rendez-vous final est prévu  le 10 novembre. 

 

Comme chaque année, durant la cérémonie d’ouverture, une initiation au golf a été proposée à la presse sportive par Bni. Le cours a été assuré par Mahandry Laza Randrianjafy, prof de golf au Rova d’Andakana.  « Ce tournoi est une occasion pour la Bni de véhiculer le message apporté par le golf.  La banque a fait tout son possible pour mettre en exécution toutes ses promesses. Elle souhaite, pour cette année, soutenir plus d’événements sportifs comme le sport populaire et s’ouvrir vers d’autres disciplines.  Nous sommes déjà en cours de négociation  mais l’officialisation de tout cela sera communiquée plus tard », relate Ndriana  Ralaimanisa chargé de la communication avec les institutions de la banque Bni Madagascar. Avant d’ajouter « En ce qui concerne Golf Ringer Score, ce tournoi entre dans notre politique de proximité depuis 20 ans avec nos clients. Le tournoi est l’occasion pour ces derniers d’entamer des approches et faire des échanges entre eux. En un mot, ce golf est un vecteur d’échanges  entre les cadres supérieurs au sein des entreprises ». 

 

Elias Fanomezantsoa

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Météo - Après Ava, Berguitta !

Baptisée depuis samedi après-midi. La perturbation dans l’océan Indien est devenue une tempête tropicale modérée (Ttm) nommée « Berguitta ». Après le cyclone tropical « Ava », il s’agit de la 2è tempête tropicale dans l’océan Indien, laquelle rôde dans la côte Est malagasy. Son centre a été localisé à 1450km à l’Est de Toamasina, hier à 9h locales.

Le système s’accompagne d’un vent de 83km/h avec des rafales de 117km/h à proximité de son centre. Selon la prévision rapportée par le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (Bngrc), cette Ttm va devenir un système mature et dangereux pour les îles sœurs en début de cette semaine. Toutefois, elle n’aura pas encore d’impact sur les conditions météorologiques de Madagascar d’ici vendredi prochain. Néanmoins, le système poursuit son cap vers le Nord-ouest à un rythme réduit de 6 à 10 km/h, dans les prochaines 24h. Affaire à suivre ! Pour les 3 prochains jours, le temps sera clément mais venteux pour les hautes terres, y compris Antanananarivo, ainsi que pour la partie Sud de l’île. La pluie sera pourtant au rendez-vous pour la partie Nord et Est malagasy. La température connaîtra une légère baisse et variera entre 15 et 25°C pour les hautes terres contre 22 et 34°C pour les zones côtières.

 Recueillis par Patricia Ramavonirina 

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Visas aux frontières - Piraterie publique-privée sur les 200 milliards de recette annuelle

Depuis le 1er janvier 2018, la perception de droit de timbre pour l’obtention de visa de séjour à partir de tous les aéroports et ports  internationaux de Madagascar (communément appelé visa aux frontières) a été attribuée exclusivement à la société privée Ametis ou Agence malgache d’édition de titres et de timbres sécurisés. Un marché juteux qui, selon les estimations, générerait une recette annuelle de 200 milliards de francs malagasy au bas mot. Un pactole sur lequel s’est abattue, tel un rapace sur sa proie, une véritable « piraterie publique privée » (3P). Car le contrat de concession s’y rapportant, non seulement est loin de briller par sa transparence tant par sa conclusion que ses contours, mais il prend aussi appui sur ce qu’il conviendrait de qualifier de « décret-fantôme ».

 

Sur ce dernier point, il faut savoir en effet que le décret n°2017-1021 instaurant le système de visa électronique pour les étrangers (eVisa) et qui, en même temps, ouvre la possibilité de concéder ce service à une tierce personne, censé avoir été adopté par le Conseil du Gouvernement  du 7 novembre 2017, ne figure nulle part parmi les textes réglementaires adoptés lors dudit Conseil. Du moins si l’on se réfère au communiqué publié le même jour par les porte-paroles du Gouvernement.  Là où l’on ne peut plus parler de « simple » oubli ou omission, c’est lorsqu’il apparaît que le même sujet de l’instauration de l’eVisa a fait l’objet  d’une « communication verbale » de la part du ministère de la Sécurité publique lors du Conseil des ministres du lendemain, c’est-à-dire le  8 novembre 2017, alors qu’il est censé avoir  déjà été adopté par décret la veille !!! Les bœufs après la charrue en quelque sorte. On demande aux administrateurs civils, dont le Premier ministre  Solonandrasana Olivier, de se prononcer sur cette bizarrerie administrative. Les profanes, pour leur part, n’hésiteront pas à parler d’ « adoption fictive » du décret en question.  Quoi qu’il en soit, c’est donc sur la base de ce 

« décret-fantôme »  - qui prévoit en son article  6 une « convention de délégation de Service public » entre le ministère de la Sécurité  publique et un délégataire  - que l’ensemble du système eVisa a été attribué exclusivement  à la société Ametis. Mais les aberrations ne vont pas en rester là pour aller au contraire en se  multipliant.

 

Dans la précipitation et sans appel d’offres

Il se trouve en effet que c’est moins d’un petit mois après que le fameux décret ait été adopté (ou plutôt censé l’être) qu’aurait été conclue la convention confiant le système de l’eVisa à la société Ametis. A preuve, dès le 7 décembre 2017, une réunion technique s’est tenue entre les représentants de la Direction générale des impôts (Dgi) et ceux de la société Ametis, avec comme objet principal le basculement vers cette dernière du traitement du droit de visa aux frontières. Ce qui ne peut vouloir dire que la signature de la convention entre le ministère de la Sécurité publique et la société Ametis est forcément intervenue dans le court laps de temps allant du 7 novembre  au 7 décembre 2017. Dans ces conditions, il est évidemment hors de question de penser qu’il ait pu y avoir un quelconque appel d’offres lancé pour les besoins de la cause. 

Par la suite, les choses vont encore aller de mal en pis. Opérationnelle au niveau de l’aéroport internationale d’Ivato dès le 1er janvier 2018, il apparaît que la société Ametis applique des tarifs largement supérieurs à ceux prévus par le code général des impôts (voir comparaison ci-bas). Une surtaxe qui n’est pas sans rappeler le fameux Acd (Advanced cargo declaration) qui, faut-il le rappeler, consistait à frapper d’une taxe additionnelle les cargaisons des navires accostant ou en partance des ports malagasy. Une initiative prise au plus haut niveau de l’Etat qui a provoqué la levée de boucliers généralisée des opérateurs de l’import-export et du transport maritime et même de certaines chancelleries étrangères. 

Où atterrit la différence ?

Pour en revenir à l’instauration de l’eVisa à Madagascar, on est parfaitement en droit de s’interroger sur la légalité de la surfacturation pratiquée par Ametis. Car le droit de timbre sur les visas de séjour étant ni plus ni moins un impôt (à preuve, il est défini par le code général des impôts),  la stricte logique eut dicté que le prestataire de 

service en charge de sa collecte soit rémunéré à travers un pourcentage prélevé sur les  montants perçus, et nullement sur le dos du contribuable, lequel ne devrait s’acquitter que de ce qui lui est exigé par la loi. Quand et comment exactement  sont intervenues l’adoption du décret 2017-1021 ainsi que, consécutivement la conclusion de la convention de délégation de service public entre le ministère de la Sécurité publique et la société Ametis ? Pourquoi n’y a-t-il pas eu d’appel à manifestation d’intérêt émis dans ce cadre ? En étant différents de ceux prévus par le code général des impôts, quelle entité détermine les tarifs de droit de visa appliqués à l’heure actuelle à l’aéroport international d’Ivato, le président directeur général de la société Ametis  (voir article par ailleurs) soutenant y être totalement étranger et affirme s’en tenir strictement à ce qui est stipulé par la loi en vigueur ? Et enfin et non des moindres, où diable peut donc atterrir le surplus de recette encaissé ? Autant de bonnes questions qu’il appartient au Bianco de poser aux bonnes personnes. Car il est clair que ceux qui se sont engagés à se livrer à ces graves et flagrantes entorses aux règles de base de l’administration publique ne peuvent avoir agi qu’en contrepartie de « compensation » suffisamment à la mesure du risque encouru ainsi que, bien évidemment, du montant en jeu, qu’ils savent pertinemment colossal. 

La Rédaction 

L’ombre de Mbola Rajaonah

Outre la Primature, 6 ministères (Sécurité publique, Intérieur et Décentralisation, Affaires étrangères, Finances et Budget, Tourisme, Transport et Météorologie) sont les signataires du décret n°2017-1021 instaurant l’eVisa à Madagascar. Un texte qui, on l’a vu, a été accouché d’une manière fantaisiste, en vue uniquement de servir de justificatif à l’attribution  -  dans la précipitation et l’opacité totale  -  du traitement de l’eVisa à la société Ametis.  Aux yeux de l’opinion publique, pour bénéficier d’un tel traitement de faveur   -  par ailleurs indiscutablement hors la loi  -, cette entreprise privée doit sûrement jouir de puissants appuis dans les hautes sphères, dans tous les cas suffisamment haut placés pour avoir mainmise sur la Primature et 6 départements ministériels. Dans sa dernière édition, le journal en ligne « Lettre de l’Océan Indien » (Loi) n’hésite pas à citer le nom de Mbola Rajaonah, un conseiller du Président de la République et non moins proche parmi les proches de Voahangy Rajaonarimampianina, comme étant l’un des instigateurs de cette « piraterie publique-privée », l’énième du genre dans cette quatrième République.  Pour sa part, le président directeur général de la société  Ametis, Laurent Mandridake, joint au téléphone vendredi dernier, bizarrement, persiste à nier certains faits pourtant avérés. Visiblement, l’homme est sur la défensive, l’on ne sait pour quelle raison. Ainsi, questionné sur le tarif pratiqué depuis la prise en charge par Ametis du traitement de l’eVisa, l’homme soutient que sa société n’a absolument rien à y voir et que le montant appliqué est celui défini par la loi de Finances. Une affirmation démentie par la réalité sur le terrain. A titre d’exemple, les tarifs affichés  à l’aéroport international d’Ivato à la date du 4 janvier 2018 pour les droits de visa sur les séjours de moins de 90 jours sont de 35 000 ariary supérieurs à ceux prévus par l’article 02.05.06 du code général des impôts.  De même, en ce qui concerne le rôle exact d’Ametis dans la procédure de la délivrance de l’eVisa, Laurent Mandridake d’affirmer que cela consiste exclusivement à établir les bases de données des immigrants et à confectionner et fournir les documents sécurisés à apposer sur leurs passeports. Or, dans les procès-verbaux des deux  réunions sur l’eVIsa entre les services administratifs concernés et la société Ametis, il est clairement affirmé que c’est cette dernière qui perçoit les droits de visa sur tous les ports et aéroports internationaux du pays. On ne peut que se poser des questions sur cette frilosité et cette tendance du patron d’Ametis à vouloir se dérober des responsabilités financières que sa société a pourtant endossées. Jackpot Enfin, il convient de noter que la société Ametis a déjà eu deux expériences  -  apparemment avortées  -  de partenariat avec le Gouvernement en matière de fourniture de documents sécurisés. La première concernait le ministère du Commerce et visait à doter les commerçants de cartes dites « infalsifiables ». L’objectif annoncé était  « la professionnalisation du secteur commerce » ainsi que d’ « offrir de meilleurs accès aux opportunités de marché » aux acteurs concernés. La seconde impliquait le ministère de la Santé publique et consistait à apposer sur chaque boîte de médicament un hologramme baptisé « Meditrace » et ce, afin « d’en assurer l’authenticité et d’en garantir l’origine ».  Datant d’avril 2015, ces deux conventions de partenariat semblent n’avoir pas eu de suite. D’un côté, rares sont les commerçants à avoir actuellement entre leurs mains leur « carte infalsifiable » tandis que, de l’autre, les hologrammes de Meditrace continuent à briller par leur absence sur la totalité des boîtes de médicament en vente sur tout le territoire national. Apparemment, la raison de ce double échec prend sa source dans la difficulté pour la société Ametis de tirer son épingle du jeu. En effet, à défaut d’être rémunérée par le ministère-partenaire, pour faire son beurre, elle devait se rabattre sur les portefeuilles des commerçants et des malades, lesquels n’étaient évidemment pas  -  et ne sont pas  -  prêts à se laisser plumer. Avec l’eVisa, Ametis semble enfin être en passe de décrocher le jackpot. Sur un plan plus général, il convient de remarquer que, ces derniers temps, Madagascar est en train de devenir le terrain de prédilection d’arnaqueurs en tous genres dans le domaine de la haute technologie, notamment en matière de documents et matériels dits  « sécurisés ». Et ceci, avec la complicité active des autorités. Pour ne citer que les cartes grises et permis de conduire soi-disant biométriques qui se sont révélés être de vulgaires bouts de carton plastifiés. En attendant les cartes d’identité nationale « infalsifiables », la carte à puces pour bovidé, annoncée pompeusement par le Président de la République, sera certainement du même acabit.

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Imerintsiatosika-Ambohidratrimo - 4 personnes tuées dans des accidents fluviaux

Vers 20h le 11 janvier, deux hommes répondant aux noms de Robert Ramiandrisoa (28 ans) et de Jean-Baptiste (32 ans) ont été avalés par les eaux de la rivière Mahazina dans la Commune rurale d’Imerintsiatosika. Les victimes sont les membres d’une fratrie. Les puissants flots engendrés par la montée sans précédent du niveau de l’eau ont donc fait chaviré la barque transportant les deux proches. Le fokonolona a participé à la recherche des corps des victimes. Malgré les difficultés liées au manque de moyens pour le sauvetage et surtout à l’obscurité,  les efforts de recherche ont abouti par le repêchage des dépouilles qui ont été, par la suite, ramenées sur la terre ferme.

L’affaire est entre les mains de la Brigade de gendarmerie d’Imerintsiatosika. Mais un drame similaire ayant coûté la vie à une mère de famille et à son enfant s’était produit la veille même de cet incident, précisément dans l’après-midi du 10 janvier dans la Commune de Fiadanana, District d’Ambohidratrimo. La mère et son enfant ont pêché des écrevisses dans une rivière de la région lorsque leur embarcation s’était brusquement retournée, emportant les passagers dans les crues déchaînées. Comme dans le cas précédent, le fokonolona a recherché les corps des noyés. Une heure après les recherches, celui de la femme fut retrouvé. En revanche, celui de sa progéniture ne l’était que le lendemain matin, précisément à 7h.  Des éléments du poste avancé de gendarmerie d’Ampangabe s’étaient rendus sur place pour démarrer une enquête. De son côté, le médecin légiste du Csb II de la même localité a constaté des décès par noyade. Ainsi, la navigation fluviale continue toujours de faire des victimes, non seulement dans les  provinces mais surtout aussi dans la Région de l’Analamanga. Tout cela prouve qu’elle reste dangereuse même dans une période post-cyclonique.

Franck Roland

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Hery Rajaonarimampianina - Miser beaucoup sur l’énergie

Opportunités. L’équipe de la Présidence dans sa toute nouvelle composition a débarqué à Ambohimanambola vendredi pour inaugurer les deux centrales thermiques fonctionnant avec du fuel lourd pour le compte de la société Jovenna, filiale du groupe Axian dont le multimilliardaire Hassanein Hiridjee est le big boss. Moins de 24 heures après sa nomination à la direction du cabinet civil du Président Hery Rajaonarimampianina, Eric Randrasana a fait une apparition publique avec une nouvelle casquette.

 

La veille, il était à Faravohitra aux côtés de Hyacinthe Befeno Todimanana, le président du Conseil d’administration (Pca) de la société d’Etat Jirama, du directeur général de celle-ci Olivier Jaomiary ainsi que de son adjoint Henri Randriamanana. En effet, le Pca, parmi les candidats au poste du Premier ministre sous la transition, et le fraichement nommé directeur de cabinet civil sont tous les deux conseillers à Iavoloha. Ils sont nommés administrateurs de la Jirama au titre de la présidence depuis un an déjà.

 Besoin réel

 Spécialiste du dossier de l’African Growth and Opportunity Act (Agoa) auprès de la Présidence de la République, Eric Randrasana, est directeur général de la Galaxam Logistique Sarl depuis 2002. L’homme d’affaires à la « compétence particulière », selon la presse locale, a pris la place de Harison Randriarimanana à la coordination du cercle des conseillers économiques. Ce dernier a succédé à Rivo Rakotovao, nommé sénateur en novembre, à la tête du ministère auprès de la Présidence chargé de l’Agriculture et de l’Elevage.

« Nous marchons vers le développement des énergies renouvelables et la satisfaction des besoins. Nous avons un potentiel de 7 800 mégawatts de ressources disponibles en matière d’énergie hydroélectrique. Mais nous en exploitons à peine les 5 % aujourd’hui », a déclaré le chef de l’Etat à Ambohimanambola. De fait, le besoin réel du pays est estimé à près de 4 000 mégawatts tandis que la puissance installée avoisine les 700 mégawatts.

 Visite officielle

 La nouvelle politique de l’énergie nécessitant un total d’investissements de 12 milliards de dollars pour la période de 2015-2030 entend combler le gap. Ceci représente alors de grosses opportunités pour les acteurs du domaine parallèlement à la mise en œuvre du projet Pagose financé par la Banque mondiale dans le cadre du redressement de la Jirama et de la transition énergétique à Madagascar. Le mix énergie, ou l’hybride, est privilégié pour atteindre les objectifs. Des partenaires dans les thermiques, polluants mais rentables à court terme, et dans les renouvelables, propres mais à investissements lourds, se sont déjà manifestés. L’horizon de 2020 est le plus important pour eux. La visite officielle du vice-président de la Banque africaine de développement Amadou Hott à Antananarivo en novembre s’est inscrite dans ce sens. Entre temps, des contrats ont été signés alors que plusieurs autres sont en cours de discussion.

 Colonne vertébrale

 Les bailleurs restent prudents avec le régime. Ils hésitent à ouvrir grandes les vannes. Pratiquement aucun gros projet requérant de consistants appuis financiers de l’étranger n’a démarré jusqu’ici excepté les chantiers dont les financements nécessaires ont été obtenus à une autre époque. Les nouveaux financements annoncés ne viendront pas non plus de sitôt dans les assiettes. Parallèlement, on n’a presque plus entendu parler des 10 milliards de dollars, objet de la conférence des bailleurs et des investisseurs à Paris en décembre 2016 alors que la fin du mandat approche. Face au manque flagrant d’appuis extérieurs et du faible enthousiasme des investisseurs internationaux à venir chez nous, le secteur énergétique semble être le seul à pouvoir marcher. L’énergie reste la colonne vertébrale de toutes les activités économiques. Elle bénéficie aujourd’hui d’un intérêt grandissant partout où les exigences des objectifs du développement durable et de l’Accord climatique de Paris en 2015 (devenu une loi en vigueur à Madagascar depuis septembre 2016) alimentent les discours officiels.

 Marquer les esprits

 Par ailleurs, les conseils pratiques du Pr Eugène Mangalaza en matière d’électricité semblent avoir capté l’attention de la haute sphère du pouvoir. Dès 2016, ce membre du Conseil du fampihavanana malagasy a insufflé des idées innovantes dans ce sens. Il a alors soufflé aux oreilles présidentielles la faisabilité d’un programme national d’envergure dénommée « Opération panneau solaire », « Tanàña mazava », « Un toit, une lumière » ou encore « Je ne sais plus rêver dans le noir ».

Selon le philosophe, sa mise en œuvre permettrait à chaque foyer du monde rural d’accéder à la lumière électrique. « Cette opération panneau solaire va certainement marquer les esprits comme ce fut le cas avec l’opération radio transistor du temps de la Première République. Quand elle sera engagée à l’échelle nationale, elle ne manquera pas de marquer les esprits. En tout cas, elle sera politiquement valorisante lors des élections », a-t-il alors indiqué. A voir ses gesticulations, le régime semble s’engager dans cette voie. Pourtant, la fausse promesse quant à la fin du délestage en trois mois à partir de janvier 2014 marque aussi les esprits lucides. Ils croient difficilement que la lumière parvienne aux villages d’ici l’expiration du mandat bien que le régime mise beaucoup sur la promotion de l’énergie. De plus, la promotion des renouvelables ne plaira jamais aux groupes d’intérêt qui ont fait fortune dans l’électricité à Madagascar.

 Manou Razafy

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A quand ?

 Les choses commencent à bouger ailleurs. Les séismes du changement ébranlent les anciennes habitudes de certains pays.  En Arabie Saoudite, premier producteur mondial du brut (pétrole), un pays longtemps réputé d’être hermétiquement fermé à toute influence étrangère, notamment de l’Occident, commence à ouvrir, bien que timidement, les portes et enclenche des changements notables.  Entre autres, les femmes saoudiennes, depuis toujours ignorées, retrouvent, peu à peu considérés, leurs droits les plus élémentaires. Désormais, elles peuvent entrer au stade et voir des matches ; elles peuvent conduire, etc… En outre, le roi Salmane affiche sa détermination de moraliser la vie publique, surtout, dans les rangs de la famille royale. Personne « n’est plus » au-dessus de la loi.

Onze princes viennent d’être interpellés et inculpés pour des faits de corruption ou d’abus divers. Le sacro-saint principe d’impunité dont bénéficie la famille royale ne tient plus route. Le pays, durement touché par la dégringolade du prix du brut, victime d’énormes déficits budgétaires pouvant atteindre jusqu’à 258 milliards de dollars, entend désormais mener une politique de restriction financière sans précédent. Pour la première fois, on parle d’austérité en Arabie Saoudite. En Afrique, l’avènement au pouvoir de nouveaux visages apporte un nouveau souffle dans certains pays, pour ne citer que deux cas. Au Zimbabwe, le nouveau Chef de l’Etat Emerson Mnanangawa fait la toilette dans le cercle restreint du pouvoir. Des anciens ministres de Mugabe accusés de malversations financières (corruptions ou autres), ont été arrêtés. Et la « chasse » continue. En Angola, le Président Lourenço, le nouvel homme fort de Luanda, fait le ménage autour de lui. Des coups de balai écartent quelques membres de la famille d’Edouardos Dos Santos, en particulier, ses enfants. En tenant, durant le long règne du père, les manettes de l’économie angolaise, ils étaient les premiers à  faire les frais du changement. Quant à nous, à Madagascar, à quand soufflerait-il le vent du renouveau ? Le Chef de l’Etat, lors de son discours d’investiture à Mahamasina le 24 janvier 2014, avait promis de grandes orientations de nature à changer totalement le pays. Quatre ans après, en fin de son mandat, le changement tant promis tarde à faire son apparition. L’impression d’un blocage se fait sentir quelque part. La situation se dégrade et les choses se compliquent, voire, s’empirent.  La corruption, le cancer qui mine la vie entière de l’Etat, a encore des jours heureux devant elle. L’impunité, cette intouchable « dame » qui fait sa loi au sein du régime, ne se voit même pas inquiétée. Les voraces et les prédateurs qui évoluent dans l’orbite fermé de la haute sphère du pouvoir croquent et avalent tout. Trafics et affaires louches sont leur champ de prédilection. Et ils sont …intouchables ! Et enfin, pour un pays très pauvre comme le nôtre, on n’en décèle aucun signe de volonté à appliquer une politique d’austérité. A quand, donc,  cet assainissement, le vrai ? La journée du 10 janvier fut décrétée  « Journée nationale de l’assainissement », mais disons la part des choses, c‘est le régime, lui-même, qui nécessite l’implication d’un vrai assainissement. Le Chef de l’Etat doit faire un grand ménage, pas uniquement de son entourage, mais, du régime, en général. Il y a trop de saletés qui souillent l’honorabilité de l’Etat.

 Ndrianaivo

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Transport - La Rn7 et la Rn34 posent toujours problème

Fin du calvaire pour certains. Plusieurs voies de communication terrestre reliant Antananarivo et le Sud de Madagascar sont maintenant opérationnelles. Le pont Bailey de Vohiposa (situé sur la Rn7)  étant installé, les transporteurs assurant la liaison entre la Capitale et Fianarantsoa peuvent d’ores et déjà reprendre leurs activités. Tous les types de véhicule peuvent d’ailleurs traverser ledit pont. Du côté de Ranomafana, les routes coupées ont été réhabilitées, ce qui fait que les transporteurs opérant dans cette Région peuvent se lancer sur la Rn25 sans avoir peur de faire face à un quelconque transbordement.

 

Pour autant, une partie de la Rn7 n’est pas encore opérationnelle. En effet, les travaux au niveau du pont d’Andranovorivato, reliant Fianarantsoa et Toliara sont encore en cours, et ce afin de permettre aux véhicules poids lourds de traverser ce dernier. Les voitures légères et les taxis-brousse peuvent quant à eux traverser le pont concerné. Les transporteurs opérant sur la Rn34 vivent toujours au rythme des transbordements. Ainsi, pour aller à Morondava, il faut se préparer à plusieurs remue-ménages avant d’arriver à destination. 

Après passage du cyclone Ava, les transporteurs assurant la liaison avec le Sud du pays ont connu des pertes considérables. Ces derniers ont vu leur chiffre d’affaires dégringoler car le nombre de clients a considérablement diminué. Et à cet effet, les quelques courageux voyageurs qui ont dû prendre la route sur l’axe Sud ont dû débourser une petite fortune afin de pouvoir acheter de quoi se nourrir. Pour rappel, quand le pont Bailey de Vohiposa n’était pas encore fonctionnel, les voyageurs étaient coincés sur les lieux. Des commerçants avides de gain se sont vite empressés de rejoindre la localité pour y proposer de la nourriture à des prix exorbitants. A titre d’exemple, un plat a été vendu à 10 000 ariary. Pour ainsi dire, le malheur des uns fait sans équivoque le bonheur des autres.

Marinà R.

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Tic et télécommunications - Les chaînes payantes ont la cote

En pleine expansion. Aujourd’hui, la télévision est devenue un moyen de divertissement indispensable. Et les ménages malagasy investissent de plus en plus dans les chaînes payantes. Ce choix est particulièrement justifié par la panoplie d’offres mises à la disposition de la clientèle. « J’ai choisi de m’abonner aux chaînes payantes parce que je trouve qu’elles me permettent de mieux s’ouvrir au monde, de faire de nouvelles découvertes avec les différents documentaires et de me divertir avec les différents clips vidéo, les séries ainsi que les films », témoigne Adrien Rasolojatovo, un jeune comptable. Actuellement, les maisons malagasy sont de plus en plus équipées d’antennes satellites. Et cette expansion ne se remarque pas seulement à Madagascar, mais également dans toute l’Afrique. 

 

Selon une étude de

« Digital TV Research », publiée lundi dernier, « le marché des chaînes payantes va enregistrer une montée fulgurante en Afrique au cours des cinq prochaines années ». Effectivement, selon le rapport d’études, les revenus générés par le secteur passeraient de 2 milliards de dollars à 6,64 milliards de dollars de 2017 à 2023, soit une augmentation de plus de 40 %. Cette augmentation est principalement due à l’accroissement constant du nombre d’abonnés, mais aussi à la baisse des prix causée par la forte concurrence. Rien qu’à Madagascar, 4 acteurs opèrent déjà dans le secteur et sont en compétition pour offrir le meilleur de la télévision aux abonnés. Il faut dire que les chaînes payantes sont vraiment à leur apogée.

Des lacunes au niveau des chaînes locales

 Les chaînes françaises sont celles les plus prisées. Pour Madagascar, les familles malagasy s’intéressent à ces chaînes payantes afin de satisfaire leurs besoins, lesquels sont notamment centrés sur du sport, des documentaires, des programmes spécifiques de divertissement comme les « télénovelas », des émissions de culture générale... Certains clients considèrent que les chaînes locales ont un certain nombre de lacunes. « La raison de mon abonnement est simple : je veux que mes enfants puissent se cultiver à travers des émissions autres que des dessins animés. La majorité des chaînes locales ne projettent des documentaires qu’à de rares moments, affirme Niry, une mère de famille ». Les abonnés de ces chaînes payantes venant de l’étranger peuvent ainsi retrouver des programmes adaptés à leurs envies et retrouver les journaux télévisés des chaînes locales pour se tenir informés. A l’heure actuelle, la Télévision numérique terrestre (Tnt) ne semble plus d’actualité. 

Rova R. 

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Ivato. Sokatra miisa 126 saika haondrana tamin’ny alalàna «ordre de mission» sy «passeport diplomatiq...

TSINDRIO ETO RAHA TOA KA TSY MAHITA TSARA IANAO. MISAOTRA BETSAKA

 

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Madagascar FSAM. Le temps n’efface pas les crimes commis, Jimmy

Cela pourrait paraître incroyable mais nous sommes à Madagascar. La nouvelle année 2018, qui vient d’être entamée de deux semaines déjà, est bien une année d’élections. Ainsi du renouvellement de la présidence de la Fédération du Sport Automobile de Madagascar ou FSAM, dirigée depuis presque une vingtaine d’années par un individu qui a réussi à endormir (le mot est faible) d’autres individus peu scrupuleux durant tout ce temps.

Je parle de Jimmy Rakotofiringa qui, jusqu’ici, n’a présenté aucun audit des trois comptes (eh oui!) qu’il a ouvert au nom de la fédération. Si bien qu’il est le seul à savoir où passe les sous et ce qu’il advient réellement de l’argent des cotisations et des aides comme celle de la Fédération Internationale de l’Automobile ou FIA. Quatre licenciés de clubs affiliés à la FSAM ont demandé cet audit, mais la réponse a été à la hauteur de la réputation surfaite de ce triste sire déjà condamné pour abus de confiance pour une histoire de sous: à travers une entité montée de toutes pièces, pompeusement dénommée Assemblée générale et acquise à sa cause, of course, il a fait suspendre les quatre licenciés en question qui sont: Sandy, Yachine, Teddy et Solo. Du coup, ils n’ont pu participer à aucune compétition en 2017.

Le 15 novembre 2017, un simulacre de tribunal dénommé Tribunal d’Appel Sportif ou TAS, créé le 21 octobre 2017, et présidé par Lanto Andrianantenaina Rajaonarison, du club SRK, a organisé une séance publique au siège de la FSAM (Lire: «Madagascar Sport auto : Jimmy Rakotofiringa et sa volonté de tout escamoter» in La Gazette de la Grande île du 15 novembre 2017). Les deux suppléants ayant brillé par leur absence ce jour-là, le Lanto en question décide unilatéralement de reporter ce TAS au 18 décembre 2017. Mais sans lever la suspension des quatre licenciés qui n’ont pas pu participer aux dernières compétitions clôturant la saison. Le jour prévu du second TAS arrivé, la stupeur a été énorme, gigantesque! Même le président du TAS, Lanto Andrianantenaina Rajaonarison donc, n’a daigné venir. Un constat d’huissier a été effectué et tout le monde attend la suite de ce nouveau crime commis par Jimmy and Co.

Durant près de deux ans, à présent, Jimmy aura mené tout le monde en bateau, à croire que la Direction du Sport Fédéral (DSF) du ministère de tutelle est plus complice que victime de son incompétence à mettre de l’ordre dans ce foutu bordel. L’affaire est pourtant très simple: qu’est-ce qu’on attendait de Jimmy alias le Chinois alias BB? Qu’il accepte que les comptes financiers de la FSAM pour l’année 2016, dont de l’argent venant de la FIA, soient audités. Face à son mépris sournois, les quatre licenciés cités plus haut ont déposé une plainte. Notons qu’il s’agit de membres pilotes et/ou co-pilotes licenciés des deux plus grands clubs du sport automobile de Madagascar: la FMMSAM et l’ASACM. C’est alors que Jimmy and Co sont montés sur leurs grands chevaux et ont appelé à leur rescousse de hauts dirigeants politico-économiques dont un sénateur Hvm qui, heureusement pour lui, a repris ses esprits... C’est à travers ces démarches qu’il a été découvert que Monsieur le donneur de leçon, Jimmy Rakotofiringa, n’était pas aussi clean qu’il voulait le faire paraître.

Pour en revenir à sa condamnation, elle remonte à 2012 et c’est l’agence Tazako qui l’a mis en cause et qui a porté plainte. Et, dans ce conflit d’intérêts minables, selon l’arrêt du tribunal de première instance d’Antananarivo, portant le n°2051_FD/B en date du 16 octobre 2012, Jimmy Rakotofiringa a été condamné à huit mois de prison avec sursis et à payer 10 millions d’ariary de dommages-intérêts. S’est-il acquitté de cela? Quoi qu’il en soit, il paraît qu’il va rempiler pour un énième mandat à la présidence de la FSAM. Et il sera réélu tant que l’Assemblée générale sera composée de tout sauf de sages. Ainsi va la vie à Madagascar, le Pays-des-hommes-corrompus.

Les documents comptables dont vous pouvez voir une partie dans cet article n’ont, jusqu’à présent, pas été audités. Une agence d’audit dénommée Apex avait entamé une démarche, mais elle n’a pu arriver jusqu’au bout de son travail car la FSAM n’a pas daigné lui communiquer certaines informations… capitales. Et Jimmy fait le dos rond, espérant que cette histoire d’audit sera oubliée. Mais pas du tout l’ami: le temps n’efface pas les crimes commis! Homme de terrain dont l'ami est la poussière («naman’ny vovoka»), hein? Mais nous retournerons tous en poussière!

Jeannot Ramambazafy - Article paru également dans le quotidien "La Gazette de la Grande île" du samedi 12 janvier 2018