Les actualités à Madagascar du Dimanche 13 Octobre 2019

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PASITERA RAMINO PAUL ABRAHAM. NODIMANDRY NY 12.10.2019

Nandao ity tany fandalovana ity, ny Sabotsy 12 Oktobra 2019, teo amin’ny faha-77 taonany ny Pasitera Ramino Paul Abraham. Ny zanany lahy no nampahafantatra izany fahalasan’ny rainy izany.

Ny Pasitera isany Ramino, Ravalinomenjanahary ary Ranjakavelo tao amin'ny fiangonana Fjkm Tranovato Faravohitra, tamin'ny nahalasan'ny Pasitera Razafitrimo Philibert, ny taona 2007

F’iza moa ny Pasitera na Mpitandrina Ramino Paul?

Izy no nitantana ny fiangonana Fjkm Amparibe Famonjena nanomboka ny taona 1986 ka hatramin’ny taona 2007 nandehanany nisotro ronono. Izany hoe nandritra ny 21 taona izy no nitory ny Vaovao Mahafaly tao, teo anatin’ireo 50 taona nitandremany izay nankalazaina tamin’ny taona 2016.

Anisan’ny olo-ben’ny Skotisma eto Madagasikara (Tily Malagasy izay hankalaza ny faha-100 taona niorenany amin’ny 2024) ny Pasitera Ramino Paul izay mpanoratra («écrivain») sy poety ihany koa. Mpikambana tao amin’ny Havatsa Upem («Union des poètes et écrivains de Madagascar») izy.

Fantaro koa fa ny Pasitera Ramino Paul no namorona ny «Lamako» ampiasaina amina fotoan-dehibe isan-karazany na eto an-toerana na any ivelany. «Lamako, lamako, avereno, avereno, atambaro»...

Raha eo amin’ny lafiny ara-politika indray dia anisan’ny nanangana ny fikambanana «Raiamandreny Mijoro» niarahany tamin’i Ramatoa Madeleine Ramaholimihaso sy ny Pasitera Daniel Rasoaherimanjato izy, ny taona 2010. Ny tanjona dia ny hampihavana ny Malagasy.

Izay no nahatonga azy, taty aoriana, ho lasa mpikambana ao amin’ny FFM na Filankevitra ho an’ny Fampihavanana Malagasy.

Vita tanteraka antsakany sy andavany ny asan’ny Pasitera Ramino Paul Abraham tety an-tany. Isika kosa miandry ny toerana, andro, ora ary fotoana hanaovam-beloma azy farany.

Jeannot Ramambazafy

TSIAHY

Ny fankalazana ny faha-80 taonan'ny Tily Malagasy

Ny fikambanan'ny Tily Malagasy dia nanao valan-dresaka, ny alarobia 21 Janoary 2004, tao amin'ny Select Hotel. Izany no natao dia mba ho fankalazana ny faha-80 taona niorenany. Andriamatoa ANDRIAMANANTENA Georges (RADO), Filoham-boninahitry ny fikambanana, sy ny Pasitera RAMINO Paul, Filohan'ny komitin'ny jobily faha-80 taona, ary Andriamatoa RAKOTONARIVO Hajanirina, Filohan'ny Foibe Tily Malagasy no nanatontosa izany.

Nambaran'izy ireo tamin'izany ny andraikitra lehibe izay noraisin'ny Fikambanan'ny Tily eto Madagasikara eo amin'ny lafin'ny fanabeazana. Tarigetran'ny fikambanana hatramin'izay mantsy ny hamolavola olom-banona, izany hoe «olona tena ilain'ny fiaraha-monina sady azo itokisana». Ny fanabeazan'ny Tily dia atao amin'ny alalan'ny fitaizana ny olona : SAINA - TENA - FANAHY.

Nolazain'izy ireo koa fa ny mampiavaka ny Tily Malagasy amin'ny Skotisma hafa dia ny fitoriana ny Filazantsara.

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Madagascar : le Pasteur Paul Ramino tire sa révérence.

Une icône du scoutisme à Madagascar s’en est allée. Le Pasteur Paul Ramino est décédé à l’âge de 77 ans. Hier samedi 12 Octobre 2019. Il a dirigé l’église FJKM Amparibe Famonjena de 1986 jusqu’à sa retraite en 2007. Le Pasteur Paul Ramino n’est pas seulement une personnalité religieuse, mais aussi une personnalité politique célèbre et a laissé son empreinte en créant le mouvement « Raimandreny Mijoro » qui lui a permis de faire partie du Conseil pour la réconciliation nationale (FFM).
Pasteur Paul Ramino est à la fois poète et écrivain. Le « Lamako », une façon d’applaudir très connue et très utilisée par les Malgaches dans les différentes festivités, est l’œuvre du Pasteur. L’équipe de Madaplus adresse ses plus sincères condoléances à la famille du Pasteur.
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Madagascar : le Pasteur Ramino Paul tire sa révérence.

Une icône du scoutisme à Madagascar s’en est allée. Le Pasteur Paul Ramino est décédé à l’âge de 77 ans. Hier samedi 12 Octobre 2019. Il a dirigé l’église FJKM Amparibe Famonjena de 1986 jusqu’à sa retraite en 2007. Le Pasteur Ramino Paul n’est pas seulement une personnalité religieuse, mais aussi une personnalité politique célèbre et a laissé son empreinte en créant le mouvement « Raimandreny Mijoro » qui lui a permis de faire partie du Conseil pour la réconciliation nationale (FFM).
Pasteur Ramino Paul est à la fois poète et écrivain. Le « Lamako », une façon d’applaudir très connue et très utilisée par les Malgaches dans les différentes festivités, est l’œuvre du Pasteur. L’équipe de Madaplus adresse ses plus sincères condoléances à la famille du Pasteur.
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Interview de Christian Rasoamanana lauréat du Zama Awards 2019 catégorie Dirigeant



Par parcours, vous entendez le passé et pourtant j’ai envie de vous parler d’avenir. Alors je vais être bref : j’ai passé 22 ans extrêmement riches dans l’industrie du financement de projet d’infrastructures et des PPP (Partenariat Public Privé) dont plus de 10 ans à la tête du département Infrastructure et Financement de projet de PwC France. Mon métier : conseiller tantôt les Etats ou les collectivités locales tantôt les industriels, développeurs ou encore des fonds d’investissement dans le montage et le financement de projets d’infrastructure. J’ai eu la chance de travailler sur des projets variés comme des autoroutes, des aéroports, des stades, des usines de dessalement d’eau de mer, des centrales électriques, des réseaux de fibre optique et d’autres et j’ai eu l’opportunité de le faire sur des géographies diverses, en Europe bien sûr mais aussi au Moyen-Orient, en Amérique Latine et en Afrique dont Madagascar


Effectivement j’ai évolué. Il y a le pourquoi et le comment. J’ai eu la chance de travailler dans un secteur clé : les infrastructures. Ceux-ci ont de particulier qu’ils sont littéralement structurants, structurants pour les régions et les pays dans lesquels ils sont mis en œuvre, impactants pour les populations et les entreprises qui en bénéficient directement et indirectement. Avoir de l’impact : voilà mon nouveau leitmotiv. Dans le domaine des infrastructures, c’est peu dire que nos économies africaines souffrent d’un déficit important. A cet égard, mon expérience africaine m’a laissé bien des frustrations : frustration de voir peu de projets se réaliser alors que les besoins sont considérables et que contrairement à ce que l’on peut penser, ce n’est pas une question d’argent, frustration aussi de voir une jeunesse talentueuse laissée à l’écart de ces projets, comme si la complexité de ces derniers ne pouvait rimer avec compétences locales. Voilà pourquoi j’ai créé depuis mai 2019 une société de conseil spécialisée en modélisation financière dénommée First Engine Advisory. Sa particularité : une structure fière d’avoir des compétences 100% africaines et qui revendique une approche socialement responsable, à savoir donner la chance aux jeunes diplômés africains d’accéder à un métier en ligne avec leurs formations. J’ai raconté lors de la cérémonie une anecdote sur le chauffeur de taxi titulaire d’un doctorat en mathématiques qui m’avait conduit lors d’un séjour en 2014. First Engine Advisory est une réponse à cette anecdote puisque mon premier bureau ouvert est à Antananarivo. Je profite de cette tribune pour remercier M Faniry Randriamahaleo du Département de Mathématiques et Informatique de l’Université d’Antananarivo qui m’a trouvé les talents malagasy, talents que j’ai pris le temps de former ces derniers mois et qui vont être les pionniers à Madagascar d’un nouveau métier : la modélisation financière. C’est un métier clé car le modèle financier est au cœur de tout projet d’infrastructure, de tout projet d’investissement.
Par ailleurs j’ai créé avec d’autres associés africains une fondation privée à but non lucratif, InfraResources, que je préside et dont la vocation est d’appuyer les Etats africains dans la maîtrise d’ouvrage des projets de développement envisagés en PPP. Nous aurons l’occasion, j’espère, d’en reparler.


Toutes les personnes qui ont été nominées ont un parcours exceptionnel et je ne pense pas qu’il y ait de gagnant ou de perdant. Ceci dit, je comprends que le jury a voulu récompenser ceux qui avaient un engagement plus marqué pour Madagascar. Pour ma part, je veux dire que cette récompense m’honore mais au-delà, elle m’oblige. J’y vois un encouragement à l’implication de la diaspora pour le développement de notre pays où qu’elle soit. J’y vois un encouragement à l’excellence mais une excellence qui doit, à un moment ou un autre, être au service du pays. J’y vois un encouragement à la démarche de partage d’expérience, de transmission de savoir. Nous devons accepter d’être parmi les premiers de cordée, ceux qui tirent vers le haut. Merci à Zama pour son initiative à travers ces awards de véhiculer le positif car le positif est contagieux.
J’ai encore été frappé hier soir par le nombre de talents au sein de la Diaspora et ceux dans des secteurs aussi divers que l’industrie, la finance, l’art, la recherche, la communication, le digital et j’en oublie d’autres. Imaginez un instant ce qu’on pourrait tirer de cette force.


Je ne peux qu’encourager le président et son gouvernement à développer les projets d’infrastructure. Le développement de villes nouvelles pour désengorger les métropoles n’est pas une idée nouvelle, notamment en Afrique. Le projet en cours et qui fait beaucoup parler de lui de par son côté pharaonique étant la construction de la nouvelle capitale égyptienne. On peut citer aussi Diamniadio au Sénégal pour désengorger la capitale Dakar. Dans un contexte marqué par des liquidités d’investissement abondantes dans le monde, l’idée d’attirer ces ressources via les PPP fait plus que du sens. C’est un mode de réalisation des projets d’infrastructures reconnu et recherché par les différentes parties tant publiques que privées en passant par les investisseurs et bailleurs de fonds internationaux. A condition de respecter le partage des responsabilités et des risques qu’imposent ces montages.


La clé de réussite des PPP passe par la qualité de la phase de préparation avant la mise sur le marché des projets. Et cette phase ô combien cruciale doit rester de la responsabilité des Etats maître d’ouvrage. Je ne cesse de marteler ce message. Elle ne peut et ne doit pas être déléguée au secteur privé sous prétexte notamment de manque de moyens financiers. D’ailleurs, le privé cherche rarement à intervenir à un stade aussi amont des projets. A chacun ses responsabilités. Un projet comme Tana-Masoandro est un projet complexe faisant intervenir de nombreux enjeux de développement durable : enjeux d’aménagement du territoire, enjeux environnementaux y compris de prise en compte du changement climatique, enjeux de mobilité, enjeux de sécurité, enjeux socio-économiques, qu’il faut envisager simultanément et souvent le manque de coordination de ces enjeux empêche les investisseurs et les bailleurs de fonds de participer. Donc PPP, c’est préparation, préparation et préparation avant tout.
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Africa Rugby Sevens Women’s - Le bronze pour Madagascar

3 matches, 3 victoires. Tels sont les résultats de Madagascar dans la phase de groupe. Les Makis finissent ainsi à la première place dans leur groupe. Du coup, elles ont fait un exploit à Monastir, Tunisie. En quarts de finale, les Makis  dames ont battu le Sénégal 24- 05 et  finissent la compétition en remportant la médaille de  bronze et ce, après avoir perdu en demi-finales face au gotha du rugby africains, les Springboks dames 29-00.

 

Ainsi, les Makis ont disputé la troisième place face à la Tunisie, éliminée par le Kenya 19-00 dans l’autre demi-finale. Madagascar a réédité son exploit face à la même équipe de la Tunisie 05-00. Un magnifique essai en première mi-temps et une défense de fer ont permis aux Makis dames de remporter la médaille de bronze. En outre, cette équipe de la Tunisie a été déjà battue par Madagascar en match de poule. Pa et ses camarades disputeront donc un circuit mondial qui leur servira de repêchage pour une autre qualification.

A noter que douze des meilleures équipes féminines africaines se sont affrontées durant le tournoi 2019 de l’Africa Women’s Sevens de rugby dans le but de décrocher leur participation aux Jeux Olympiques 2020 de Tokyo et au tournoi de qualification du World Rugby Sevens Series.

 « Les médaillées d’argent et de bronze auront une possibilité supplémentaire de se qualifier en participant à un tournoi mondial de repêchage qui aura lieu en juin 2020. »

Rija Ravelonahiana, premier responsable des formations au sein de Malagasy Rugby, a été invité par le World Rugby au Japon pour assister à l’assemblée générale. Et ce, à cause de l’exploit de l’équipe nationale malagasy, Makis dames, au Championnat d’Afrique de Rugby à VII. En effet, elles sont premières dans le groupe C. Après avoir battu le Maroc sur le score sans appel de 34-00, les Makis dames étaient comme à l’entraînement face aux Mauriciennes qui se sont inclinées 41-00 au score, avant d’aller battre leurs homologues Tunisiennes, hôtes de cette compétition.

E.F.

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Libéralisation fibre optique - Le ministre des Télécommunications campe sur ses positions

Chrisitian Ramarolahy, ministre des Postes, des Télécommunications et du Développement numérique, défend bec et ongles la décision prise par le Gouvernement, au mois de juin dernier, concernant la libéralisation de la fibre optique à Madagascar. Il s'agit de donner carte blanche aux opérateurs de télécommunications d'investir dans le domaine de la fibre optique, ce qui n'était pas le cas auparavant. Pour ce, le Gouvernement a légèrement modifié le décret de 2014 qui interdisait aux autres opérateurs de dupliquer les infrastructures existantes.

A titre d'exemple, si l'infrastructure existe d'un point A vers un point B, aucun autre opérateur ne peut y créer mais utilise celle qui est déjà en place. Ainsi, de cette décision gouvernementale, tout opérateur a la faculté de créer une nouvelle infrastructure même si elle en existe déjà. Cette mesure prise, selon le ministre des Télécommunications dans un entretien au magazine Jeune Afrique, permet de casser le monopole. « C'est mauvais de dépendre d'un seul opérateur et je ne lâcherai pas tant que je suis là », martèle Christian Ramarolahy avant d'ajouter que nulle part ailleurs, il n'existe de telle situation.

La société Orange Madagascar et Airtel se réjouissent de cette décision gouvernementale car elle leur permet d'avoir leurs propres liaisons sans la moindre dépendance envers Telma, propriétaire des installations de fibre optique à Madagascar. Dans la situation actuelle, ces deux sociétés louent les infrastructures de Telma, ce qui selon leurs dires les défavorisent bien que le prix de « location » soit fixé par une entité tierce, à savoir l'Etat.

Pour sa part Telma qualifie cette décision du gouvernement de « fausse bonne idée ». La multiplication des infrastructures ne réduit pas automatiquement les coûts pour les utilisateurs et ne démocratisera pas l'utilisation de l'internet. D'après les statistiques, seuls 10% des ménages malagasy ont accès à l'internet, ce qui situe Madagascar au bas du tableau mondial ou même du continent. Afin de réduire le prix, la société Telma demande à l'Etat de rabaisser les droits d'accises et elle en fera autant pour le prix public. L'administrateur directeur général de Telma, Patrick Pisal Hamida craint qu'après cette libéralisation, les opérateurs n'investissent  que sur les réseaux rentables et non dans les zones reculées où il n'y a aucune infrastructure comme le fait actuellement sa société.

Le bras de fer entre l'Etat et Telma sur cette libéralisation est loin d'être fini. Le ministre Christian Ramarolahy persiste et signe que c'est la voie pour « baisser les prix pour les 25 millions de Malagasy et d'améliorer la connectivité dans un pays et si les opérateurs ne veulent pas faire le boulot, le Gouvernement investira lui-même », prévient-il pour répondre aux soucis invoqués par Telma. En plus de l'autorisation de dupliquer le réseau, le ministre annonce également qu'il va baisser le prix de location par les autres opérateurs de l'installation de Telma qui, selon lui, « est anormalement élevé ».

La Rédaction

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Baccalauréat 2019 - session exceptionnelle - Aucun changement de convocation et du centre d'examen

Bases de données gardées. La Direction des examens nationaux, section Antananarivo, se prépare déjà à la session spéciale de l'examen du baccalauréat annoncée par le président Andry Nirina Rajoelina le dimanche 6 octobre, et laquelle va se dérouler du 23 au 26 octobre prochain. Lors d'un point de presse, vendredi dernier à Ankatso, le vice-président chargé de la Formation et de la Recherche auprès de l'université d'Antananarivo, le Professeur Ravelonandro Pierre a confirmé l'utilisation des mêmes bases de données que celles de la première session.

Pour cette raison, les candidats recalés se serviront de leurs anciennes convocations aux épreuves pratiques et écrites pour cette session exceptionnelle. C'est-à-dire qu'ils se rendront aux mêmes centres d'examen et leurs noms seront inscrits dans les mêmes salles. En outre, ce sont les mêmes correcteurs qui seront également dépêchés.

Pour les centres d'examen, à l'exemple du Lycée moderne d'Ampefiloha, le renforcement de la surveillance des candidats demeure primordial. Selon une source officielle, quelques-uns des surveillants durant la première session se seraient laissé amadouer par les candidats et auraient même reçu quelques billets, en contrepartie d'avoir permis à ces derniers de s'entraider lors des épreuves. Une situation qui va certainement amener cette fois-ci les autorités à bien choisir les personnes qui vont gérer le bon déroulement de cette session exceptionnelle du bacc.

Par ailleurs, cette deuxième session ne demeure pas obligatoire. Les candidats qui ont échoué à la 1ère session ont donc le choix de poursuivre ou d'abandonner la partie.

K.R.

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Collision entre deux taxis-brousse à Farafangana - 7 morts et une dizaine de blessés dont 6 graves

Le sang nouveau a giclé sur les routes ! 7 personnes ont été tuées et une dizaine d’autres blessées dont 6 graves. La plupart des victimes sont des femmes et des enfants.  Alors que les plaies ne se sont pas encore cicatrisées sur la RN6 et la RN25, voilà donc qu’un autre taxi-brousse a fait également des siens sur la RN12, dans le Sud-est. Ce triste fait remonte samedi après-midi dernier lorsque le minibus Mazda qui a transporté des passagers venant de Sambava s’était télescopé avec un Mercedes Sprinter près de la station Nivo, au croisement de routes à hauteur d’Ankarana. Puisque la collision s’est produite au-dessus d’un pont situé à 25 km de Farafangana, le violent impact a fait éjecter la Mazda dans la rivière qui coule en contrebas. Cela explique donc le nombre élevé des victimes.

 

Pour le moment, la cause du drame, outre le fait que les chauffeurs n’auraient pas voulu chacun de leur côté cédé le passage, n’a pas été encore élucidée. Mais des témoins ont été unanimes sur un point : le chauffeur de la Mazda aurait bu. D’ailleurs, son état n’aurait pas échappé aux passagers tout au long de ce  trajet.

Les corps des victimes furent repêchés de la rivière lors d’une opération de secours. Ils sont entreposés à la morgue du CHR de Farafangana. Si on a un renseignement à propos de quatre d’entre elles, en revanche on ne sait rien concernant les trois autres. Les autorités locales ont ainsi lancé un appel à l’endroit de leurs proches pour se rendre sur place en vue d’un constat de visu, ou du moins pour s’informer. Il en est de même pour les blessés. La seule chose qu’on sait, c’est que toutes ces personnes devaient se rendre à Matangy Vangaindrano via Sambava.

Du coup, les autorités locales se sont mobilisées. Le sénateur de la Région a offert du carburant, du moins pour l’évacuation des victimes tandis que le député local a fourni des linceuls. D’autres responsables locaux ont donné des médicaments, des vivres, sans parler des soins à l’endroit des blessés. Jamais, on n’a vu s’enchaîner de façon diabolique les accidents de taxi-brousse que ces 5 derniers jours. Il y eut d’abord le drame survenu à Sahasinaka et ayant coûté la vie à deux enfants, et où la plupart des victimes sont des pèlerins d’une église FLM d’Ifanadiana. Puis, il y eut l’autre accident se produisant cette fois-ci sur la RN6 près d’Ambanja, faisant également deux morts et une vingtaine de blessés, et enfin celui plus récent qui s’est produit donc à Farafangana.

 Franck Roland

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Gestion des affaires nationales - La société civile Rohy à côté de la plaque

La sortie médiatique du mouvement Rohy, la semaine dernière, a laissé perplexe plus d'un observateur de la vie publique malagasy. Au cours d'une conférence de presse, cette plateforme d'organisations de la société civile a pourfendu le régime en place. A la lecture des diverses déclarations faites, il appert qu'il ne s'agit que d'affirmations tendancieuses, non étayées ne serait-ce que par un début de preuve ou de recoupement. Un observateur averti n'aura pas manqué de relever les inexactitudes et contre-vérités qui jalonnent les déclarations. Pour beaucoup, la plateforme Rohy semble s'être contentée d'aligner des éléments disponibles sans s'être souciée de leur pertinence. L'objectif semble avoir été de frapper l'opinion publique.

 

Le Rohy soutient par exemple que certaines décisions prises ont été faites « sans concertation régionale ni accès au document ». Des affirmations qui font rire sous cape, certains observateurs. Il faut souligner d'emblée que la plupart de ces décisions ont été prises dans un délai réduit, ne permettant donc pas de consultations. Par ailleurs, pour ne parler que de la deuxième session exceptionnelle du baccalauréat, des consultations du milieu universitaire avaient été menées par le ministère responsable avant la prise de décision. Une décision qui, du reste, a été favorablement accueillie par les parents d'élèves en général.

En ce qui concerne la nomination des gouverneurs, le Rohy semble avoir délibérément fait fi des explications fournies par le Chef de l'Etat lui-même et le Gouvernement, en critiquant encore et toujours l'absence d'assise légale de la procédure. Il a en effet été expliqué que le titre de « gouverneur » n'est qu'une appellation. Les rôles ainsi que les attributions de ce que peut être un chef de l'exécutif régional n'ont pas été touchées. D'autre part, il a été dit que la nomination de ces gouverneurs est une situation transitoire « jusqu'à la mise en place des responsables élus ». Des explications que la plateforme ne veut visiblement pas prendre en compte. Il est d'ailleurs intéressant de remarquer que l'ensemble de la société civile n'a jamais rien trouvé à redire à la nomination des chefs de région durant les derniers quinquennats alors que ceux-ci devraient être élus.

Pour ce qui est du « Plan sectoriel de l'Education », cette entité de la société civile semble faire preuve de mauvaise foi. En effet, cette plateforme a sciemment ignoré les explications du Gouvernement. Il n'a jamais été question de faire marche arrière sur les points positifs de la réforme. En outre, des consultations larges et réelles sont au programme.

Par ailleurs, sur le projet présidentiel « Tanamasoandro », de sérieuses investigations permettraient au mouvement Rohy de découvrir que la grande majorité des vrais propriétaires terrains ont pour la plupart déjà accepté de céder leurs terrains en contrepartie d'indemnisations correctes. Les pseudo-contestations de ces dernières semaines sont menées par des gens absolument extérieurs aux problèmes dont l'objectif semble être de faire capoter le projet. Une question se pose ainsi sur l'opportunité de la réaction de la plateforme Rohy, qui coïncide avec des contestations, alors que depuis la campagne électorale pour la présidentielle, durant laquelle le projet avait été annoncé par le Président Andry Rajoelina, elle s'est totalement tue sur le sujet…

La plateforme critique, pince sans rire, enfin « l'omniprésence de la Présidence dans les prises de décision au détriment des autres membres du gouvernement ». Ce qui est totalement erroné. Jamais en effet un Gouvernement n'aura été autant responsabilisé qu'actuellement. Faut-il en effet rappeler aux membres du Rohy que chaque ministre a un contrat-programme défini, sur lequel il est évalué ? Toutefois, certaines situations semblent imposer l'intervention du Chef de l'Etat.

Le  mouvement reproche finalement le manque de résultats « palpables et qui font avancer aux yeux des citoyens », malgré le travail inlassable du Président de la République, alors qu'il reconnait lui-même que "Les tâches sont immenses et que les résultats ne se réalisent pas du jour au lendemain"...

La Rédaction

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Redressement de la JIRAMA - La question de l’organisation interne en priorité

Une meilleure gestion pour de meilleurs perfomances. Soloniaina Andriamanampisoa Rasamoelina, président du Conseil d’administration (PCA) de la JIRAMA, la compagnie nationale d’eau et d’électricité, a présenté samedi dernier, au DLC Anosy, la feuille de route du plan de redressement de l’entreprise aux opérateurs membres du secteur privé, ainsi qu’aux représentants des consommateurs. Ainsi, la JIRAMA travaillera sur trois principaux points d’action, surtout dans l’objectif d’atteindre son redressement d’ici les deux prochaines années.

La question de l’organisation en interne sera le premier point à remédier. « Nous allons instaurer une gouvernance proactive et participative. Des comités seront alors mis en place pour s’occuper de chaque branche d’activités au sein de la JIRAMA, allant des investissements aux gestions des actifs et des passifs de l’entreprise, en passant par la finance, l’audit et la lutte anti-fraude. En parallèle, tous les comités seront en perpétuelle communication pour une meilleure prise en charge de chaque problématique au sein de la JIRAMA », a expliqué le PCA durant sa présentation.

Cette nouvelle organisation sera suivie de près par la maîtrise des approvisionnements en carburant de la compagnie, de même que l’amélioration de sa performance opérationnelle. Ces deux actions vont notamment lui permettre d’économiser les 366,3 milliards d’ariary, comme l’a suggéré récemment la Banque mondiale dans ses conclusions principales, suite à l’étude effectuée sur le redressement de la société. Afin de maîtriser les approvisionnements en carburant, la question de l’importation directe suggérée par le Président de la République, Andry Rajoelina, est toujours d’actualité. Il ne faut pas oublier que la JIRAMA dispose déjà d’une licence d’importation depuis le premier semestre de l’année.

Diversification d’activités

En tout cas, malgré toutes ces nouvelles initiatives, la JIRAMA enregistrerait toujours un gap à combler, selon les explications de Soloniaina Andriamanampisoa Rasamoelina. Pour contribuer à l’amélioration de ses revenus, la compagnie entend donc diversifier ses activités. « Notre statut ne nous interdit pas du tout de diversifier nos activités, tant que ces dernières dérivent de nos principales missions, à savoir la fourniture d’eau potable et d’électricité. Ainsi, nous pourrions filialiser un shop qui commercialisera des lampes économiques ou encore des accessoires électriques. Toutefois, la faisabilité de ce grand projet est encore en cours d’étude », soutient le PCA. L’idée étant de trouver des activités rentables.

Rova Randria

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Lutte contre le VIH/Sida, la tuberculose et le paludisme - La Grande île obtient le soutien financier de B...

Le rideau est tombé, jeudi dernier, sur la 6ème conférence pour la reconstitution du Fonds mondial sur la lutte contre le VIH/Sida, la tuberculose et le paludisme à Lyon, France et à laquelle une délégation malagasy dirigée par le Président Andry Rajoelina a participé. L'évènement s'est terminé sur une note positive et se résume en deux mots : objectif atteint. En effet, au moment de la clôture, le Président français Emmanuel Macron a annoncé que les 14 milliards USD nécessaires ont été réunis.

 

Ce fonds permettrait de sauver 16 millions de vie de plus avec des soins décents prodigués aux malades. A l'image des autres pays, Madagascar a annoncé sa contribution pour le Fonds mondial à hauteur d' 1million USD pour les trois prochaines années. En revanche, les besoins en financement des projets proposés par la Grande île dans le cadre des stratégies nationales de lutte contre les trois épidémies VIH/Sida, la tuberculose et le paludisme s'élèvent à 450 millions USD. Une somme qui nécessitera la contribution des bailleurs de fonds.

Lobbying présidentiel

Le Président français Emmanuel Macron, ainsi que le président de la fondation " Bill et Melinda Gates " se sont engagés à aider Madagascar à trouver le financement dont il a besoin. Un soutien qui découle d'un travail de lobbying mené par le Chef de l'Etat malagasy en personne. En effet, le Président Andry Rajoelina s'est entretenu successivement avec Bill Gates et le Président Emmanuel Macron en marge du dîner organisé par le Président français en l'honneur des Chefs d'Etat et des principaux donateurs présents à Lyon. Ce fut l'occasion pour le Président Andry Rajoelina de plaider en faveur de l'éradication totale du paludisme, par la mise en place des laboratoires de test, de diagnostic et de traitement au niveau des districts  notamment ceux situés dans la partie Est de la Grande île.

D'après les informations sur service communication de la Présidence, le milliardaire Bill Gates a assuré au Chef de l'Etat malagasy son engagement à le soutenir financièrement dans cette lutte contre le paludisme. Emmanuel Macron a, quant à lui, confirmé que Madagascar fera partie des pays bénéficiaires, aussi bien du Fonds mondial que de l'initiative 5% du gouvernement français, représentant une enveloppe globale de 5% de la contribution française à hauteur de 1,5 milliard d'euros, et destinée uniquement aux pays francophones.

La Rédaction 

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Extrait de vanille - Une commercialisation sur le marché intérieur en vue

Un secteur stratégique. Si auparavant, les extraits de vanille étaient souvent destinés à l’exportation, le ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (MICA) envisage désormais d’écouler le produit sur le marché intérieur. « Le ministère soutient le secteur privé et encourage l’investissement à Madagascar. Dans ce sens, notre département prévoit de collaborer avec les opérateurs pour vendre les extraits de vanille sur le marché local. En effet, toutes les vanilles ne sont pas forcément exportées à cause des exigences du marché extérieur, notamment le calibrage et le cahier des charges.

En ce moment, nous avons déjà détecté cinq professionnels dans le métier qui transforment la vanille. Cette initiative figure dans la politique de l’Etat qui consiste à industrialiser le pays », annonce Lantosoa Rakotomalala, ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, vendredi dernier à Anosy.

33 nouveaux exportateurs

Concernant la campagne de vanille qui s’ouvre demain, le ministère de tutelle a déjà publié la liste des exportateurs de ce produit pour la campagne 2019-2020. Cette année, 33 nouveaux exportateurs ont intégré le secteur. « Nous avons octroyé 109 agréments d’exportation. Nous avons accepté 33 nouvelles demandes tandis que le reste constitue des renouvellements de dossiers. Le MICA, le groupement des exportateurs de vanille ansi que la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) dans la Région de SAVA discutent encore sur l’octroi d’autres agréments et entament les évaluations techniques nécessaires avant de publier la liste définitive », poursuit le ministre. A noter qu’en vertu de l’article 24 de l’arrêté interministériel N° 35-255/2013, le ministère entend opérer un suivi dans le respect des normes et règlements régissant le secteur « vanille » et l’activité d’exportateur.

Hausse de l’exportation

En position de leader mondial, l’exportation de vanille n’a jamais cessé de s’accroître durant le trois dernières années. « En 2016, Madagascar a exporté 1 600 tonnes de vanille. Ce chiffre augmente de 100 tonnes chaque année pour arriver à 1 800 tonnes en 2018 », résume Edmée Ratefinananahary, responsable du commerce extérieur au sein du MICA. La filière reste un grand pourvoyeur de devises puisque les opérateurs proposent le produit à 450 000 dollars (environ 1 milliards 600 millions d’ariary la tonne). De ce fait, la filière « vanille » contribue à 6,8 % de la richesse nationale.

Solange Heriniaina

 

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Toamasina - Le « Bazary be » théâtre d'un incendie spectaculaire

Toamasina semble s'empêtrer dans ces histoires sans fin d'incendie. Après le Bazary kely, c'était au tour du Bazar be d'être le théâtre d'un incendie dévastateur, samedi dernier. Les flammes ont attaqué une partie de l'ensemble du local. Au total, 23 box ou autres stands ont été détruits.  Des marchandises ont péri dans le feu tandis que d'autres ont pu être sauvées. Le coût des dégâts n'a pas été encore évalué.  Le fait de la structure en fibre de la toiture du Bazary be expliquerait la célérité avec laquelle les flammes se sont développées. De plus, les gardiens n'auraient aucune expérience dans l'utilisation des bouches d'incendie sur les lieux. Ce samedi-là, l'on a nettoyé et l'accès des lieux a dû être fermé momentanément, selon les propos des témoins. Mais il y a un fait : l'incendie s'est déclaré aux environs des 17h.

 

Pour le moment, bien que l'hypothèse d'un court-circuit ait été avancée et que le feu aurait démarré au box N°64, cela convainc peu. Certes, le propriétaire a argué un problème de court-circuit sur un réfrigérateur. Les plus sceptiques l'ont rejeté et donc supputé des choses. Certains reprochent aux responsables de ne pas avoir éteint à temps le compteur pendant qu'on a attaqué l'endroit avec les puissants jets des lances. D'autres estiment qu'il s'agit d'un incendie  criminel. « Nous avons vu un  inconnu  pénétrer dans le marché alors que nous n'avons pas travaillé. Notre soupçon pèse sur cette personne », déclare l'un des commerçants. D'ailleurs, le Pds de Toamasina envisage de porter plainte contre X. dans cette affaire.  

L'intervention assez rapide des sapeurs-pompiers du port de Toamasina, plus tard joints par leurs homologues de la commune urbaine, a permis de maîtriser assez efficacement la situation. Sinon, les choses auraient pu se passer dramatiquement. Déjà en juillet dernier, un sinistre analogue a dévasté le « Bazary kely ». A l'époque, 1400 box ont été complètement réduits en cendres.

Comme ce qui est survenu au Bazary be samedi dernier, toute une zone d'ombre continue encore de planer sur le sinistre ayant détruit le Bazary kely. Un dénominateur commun entre ces deux incendies : ils sont survenus un samedi soir.

Franck R./T.H

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Soixante-et-un ans !

Ce jour du 14 octobre, la République Malagasy a soixante-et-un ans. En effet, le 14 octobre 1958, la République malgache est née. Une étape voulue par l'Elysée avant d'octroyer l'indépendance. Il fallait attendre deux années après (1960) pour que le Général de Gaule se décide à le faire. Le Congrès des Assemblées provinciales réuni au lycée Gallieni (Andohalo Antananarivo) approuva par 208 voix pour, zéro contre, 26 abstentions et 6 portés absents l'instauration de la République à Madagascar. Zafimahova, celui qui a présidé la séance, annonça solennellement dans un tonnerre d'applaudissements la « nouvelle » ce jour du 14 octobre 1958 à 10 h 50 tapante (source Wikipédia) tout en restant dans la grande famille de la Communauté française.

 

A l'exception de Guinée (Conakry) sous l'impulsion d'un certain Sékou Touré, l'Afrique Occidentale française (AOF) et l'Afrique Equatoriale française (AEF) et les pays d'Outre-mer dont Madagascar votèrent massivement le Oui lors du Référendum de la Constitution du 28 septembre 1958 décrété par de Gaulle, alors président de la République française signant l'avènement de la Vème République en France. Une mascarade de consultation populaire pour l'Afrique dont on savait déjà l'issue bien avant. N'empêche que certaines personnalités nationalistes de l'époque, entre autres le jeune pasteur Andriamanjato Richard Mahitsison firent voter le Non. Les militants membres du Padesm favorables au OUI dont Philibert Tsiranana exultèrent. En étant sûr de ces « arrière-gardes », De Gaulle libéra ses « protégés » dans les années 60.

Durant la Première République, du 14 octobre 1958 au 30 décembre 1975, la France garda jalousement entre ses mains le pouvoir de décision à toutes les questions hautement stratégiques  entre autres la Défense, les Affaires Etrangères, la Finance et l'Education nationale. Elle veillait au grain à la « bonne marche » de ces secteurs-clé garantissant ses intérêts vitaux. Un mirage de prospérité voilait les réalités vécues.

Les évènements du 13 mai 72 bouleversèrent la donne. Madagascar se dirigea tout droit vers une nouvelle ère, la deuxième République. Didier Ratsiraka, le nouveau maître des céans régna sans partage et la France a dû s'éclipser. L'avalanche de nationalisations dont les premières furent les sociétés et compagnies françaises n'en fit pas de détail. La dictature rouge de l'Amiral balaya les grands intérêts français de Madagascar.

Mais l'ancienne puissance coloniale ne resta pas les bras croisés. Quinze ans après, en 1990, Didier Ratsiraka fut chassé à son tour. Il n'avait pas pu résister aux pressions étrangères et aux mécontentements des concitoyens du fait que le pays court vers la ruine. Et Madagascar entre de nouveau dans une nouvelle ère avec la naissance de la Troisième République. Une

nouvelle République qui n'arrangeait point, au final, le cas des Malagasy. Les trois Présidents qui ont passé tour à tour (feu Zafy Albert, Ratsiraka Didier de retour et Ravalomanana Marc) précipitaient la Grande île vers le …ravin. Les évènements de 2009 suivis d'une longue et difficile Transition (cinq ans) donnèrent naissance à la Quatrième République. Le régime HVM de Rajao inaugure la nouvelle République. Seulement, les bévues à répétitions poussaient le pays à la dérive. La sanction populaire ne tarda pas. Rajaonarimampianina Hery dut encaisser l'échec historique et céda la place à Rajoelina Andry qui relève le défi.

A soixante- et-un ans d'âge, la République Malagasy s'identifie encore !

Ndrianaivo