Les actualités Malgaches du Dimanche 13 Août 2017

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Délestage à Itaosy - Les habitants descendent dans la rue

Encore une grève des habitants d’Itaosy. La société Jirama (« Jiro sy Rano Malagasy ») n’a pas encore retenu la leçon après la grande révolte du mois de février. Cela fait plus de 24 heures que le quartier d’Ambodihady, situé dans la Commune rurale d’Itaosy, a été privé d’électricité. Cette coupure de courant a affecté grandement plusieurs activités. Les habitants se sont ainsi manifestés dans la rue le soir du samedi 11 août dernier. Ils ont mis en place des barrages à côté d’un établissement privé et un cabinet de vétérinaire pour exprimer leur colère. Des cris ont été lancés à l’endroit de cette société.

« Qui vont réparer les dégâts engendrés par ce délestage, qui vont payer la facture ? », tels sont les énoncés de centaines d’habitants mécontents qui se sont manifestés. « Le quartier vit quotidiennement dans le noir mais aucune réaction ne vient des responsables », hurle un abonné. Selon ses dires, ils ne peuvent plus accepter une telle situation, d’où cette grève. Celle-ci a causé un embouteillage considérable, sans parler d’autres dérangements nocturnes. Devant cette révolte, les gendarmes ont essayé de rétablir l’ordre. En espace de 15 minutes, ils ont pu contacter la Jirama afin qu’elle règle le problème sur l’heure. Pour cela, les techniciens de ladite société se sont dépêchés et en deux minutes, le courant a été rétabli. Face à cette résolution immédiate du problème, les habitants se posent la question si la pression s’avère être toujours nécessaire. Par ailleurs, pour la soirée de samedi dernier, d’autres endroits avoisinants ont également été affectés par la coupure. Cette fois-ci, le délestage a duré une heure environ. Outre le délestage, les habitants d’Itaosy se plaignent également de la coupure d’eau. « On n’a accès à l’eau que la nuit tombée, et cela, vers 20 heures jusqu’à 5 heures du matin pour avoir de l’eau en abondance », explique un habitant. Il faut ainsi remplir des dizaines de bidons par jour. Kanto R.

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Affaire Free News vs Honoré Rakotomanana - Acharnement contre Lalatiana Rakotondrazafy

La loi portant Code de la communication médiatisée, qui avait été adoptée au  forceps par le Parlement il y a un an, consistait à supprimer la condamnation à l'emprisonnement sans pour autant enlever le caractère pénal de l'infraction et que seule la peine d'amende subsiste.  Dans leur aveuglément, le président du Sénat en particulier et le régime Rajaonarimampianina en général menacent pourtant de nouveau d'emprisonner des journalistes... 

La directrice générale du groupe Free News, Lalatiana Rakotondrazafy et deux de ses journalistes sont en effet convoqués devant Tribunal de première instance du Palais de Justice d'Anosy. Il est indiqué dans leurs convocations que l'audience aura lieu mercredi 16 août 2017. Des convocations qui font suite à une plainte déposée par le président du Sénat Honoré Rakotomanana, après un article paru dans le journal Free News faisant état d'un immeuble de 5 étages en cours de construction qui appartiendrait à l'actuel numéro Un de la Chambre haute du Parlement. Dans le cadre de cette affaire, les deux journalistes en  question, à savoir le rédacteur en chef et le directeur de publication du journal Free News, avaient déjà été auditionnés au mois de juin dernier à la Brigade criminelle.  Pour bon nombre d'observateurs, cet énième rebondissement s'apparente à un acharnement. En effet, cette convocation intervient malgré une médiation qui avait pourtant été diligentée par l'Ordre des journalistes de Madagascar (Ojm) qui aurait dû aboutir à un traitement moins « saignant »  de l'affaire et un droit de réponse publié en bonne et due forme par le journal…En tout cas, comme indiqué dans leurs convocations, outre « la publication et la diffusion de fausses nouvelles » qui sont des infractions prévues par le Code de la communication médiatisée, les deux journalistes sont aujourd'hui également accusés de « dénonciation abusive ». Une infraction qui, au regard de l'article 373 du code pénal malgache, est passible « d'un emprisonnement de six mois à un an et d'une amende de 100 000 ariary à 1 000 000 ariary. La peine d'emprisonnement pourra être portée au double ». Selon sa convocation, Lalatiana Rakotondrazafy est quant à elle poursuivie pour complicité. Une infraction que le code pénal punit de la même peine le ou les auteurs de l'infraction. Cette patronne de presse et ses journalistes sont donc sous la menace d'emprisonnement à l'heure actuelle.   Recul démocratiqueIl s'agit d'un recul démocratique. Le paradoxe est en effet éloquent. L'absurdité aussi. En adoptant la loi portant Code de la communication médiatisée l'an dernier, le pays avait dépénalisé les délits de presse. Le régime Rajaonarimampianina avait alors claironné sur tous les toits qu'en matière de délit de presse, les journalistes ne seraient plus emprisonnés. Déjà abonné au culte de la pensée unique et allergique aux débats contradictoires, le pouvoir actuel menace pourtant de nouveau ouvertement la presse, considérée comme premier « contre-pouvoir ». Le Code de la communication médiatisée avait été élaboré pour régir le métier du journalisme et pour sanctionner les infractions y afférentes. Toute infraction commise par voie de presse est donc censé être sanctionnée par les dispositions de cette loi portant Code de la communication médiatisée. Le pouvoir avait fait le forcing à l'époque pour faire adopter cette loi au Parlement. Pourtant le régime actuel met actuellement une épée de Damoclès sur la tête de journalistes en usant du Code pénal... Il faut se demander, depuis quand un article de presse peut-il être qualifié de « dénonciation abusive » ? Depuis quand un patron de presse également est-il considéré comme « complice » ? C'est ridicule. Le Code de la communication précise pourtant que les propriétaires de journaux sont solidairement et civilement responsables des condamnations pécuniaires. Autrement dit, le propriétaire d'un journal écrit n'intervient dans la procédure qu'une fois qu'une condamnation est prononcée et non au cours des convocations. De tout ce qui précède, il apparaît clairement que toute cette affaire n'est pour beaucoup qu'un acharnement destiné à faire taire Lalatiana Rakotondrazafy et son équipe. Recueillis par A.R.

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Football-Qualification Chan 2018 - Les Barea concèdent un match nul à domicile

L’élimination reste encore ouverte. Les Barea de Madagascar n'ont pas réussi à s'imposer face aux Angolais et concèdent le nul à domicile (0-0), après avoir mené au score jusqu'à la 79e minute lors de cette 28e journée de ligue 1. Il s'agit du douzième match des Malgaches sans défaite avec quatre nuls. « Quoi qu’il en soit,  le score nul nous convient parfaitement. On a joué à l’offensive avec les longues balles aériennes.

Mais cela a permis aux Angolais de s’imposer à chaque fois », dixit leur entraîneur malgache, Raux Auguste.  Les Malgaches ont d'abord souffert pour mettre le pied sur le ballon dans un premier mi-temps sans rythme. Organisés dans son traditionnel 4-2-3-1, les Barea se sont procuré leur première opportunité sur une frappe de Dimby dans la petite surface mal assurée (45e) après une passe décisive de Njiva.  Le gardien angolais Gerson était bien placé pour écarter son équipe du danger d’une bonne parade. Très défensives, les charnières angolaises étaient impénétrables avec leurs six défenseurs pour avoir le nul. Bien au contraire, ce sont les visiteurs qui ont imposé leur jeu en réussissant six corners contre quatre pour les Malgaches. Le duo Macamo et Vladmir ont failli débloquer le compteur angolais à 78e mais Toby était là pour sauver les Barea devant un stade de Mahamasina remplit à 100%. « Prendre le dessus sur un but de plus sera notre objectif. Tout en se méfiant d’une équipe dangereuse comme les Malgaches au match retour. Mais on va jouir de l’avantage du match retour qui se jouera chez nous », annonce Beto Bianchi, l’entraineur des Palancas Negras. Le match retour se jouera le samedi 19 août en Angola.Elias Fanomezantsoa

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Collège « La Lumière international » - L’autorisation d’ouverture retirée !

Plus d’activités pédagogiques à partir de la prochaine rentrée ? Le retrait de l’autorisation d’ouverture du collège « La Lumière international » (ILC), ayant 2 établissements situés à Talatamaty, est désormais officiel. « Cette décision a été prise suite aux irrégularités techniques de l’établissement. En fait, ce dernier a changé son appellation « Lycée La Lumière » enregistrée au niveau de l’administration en « Light school ».

De plus, son propriétaire a démissionné et est parti vivre à l’étranger depuis 2015. A cela s’ajoute le départ de certains enseignants turcs en pleine année scolaire si d’autres préparent leur retour en Turquie », avance une source proche de l’affaire. Les enseignants et parents d’élèves inscrits à l’Ilc ont été avertis de cette situation depuis la précédente année scolaire, à en croire un responsable auprès du ministère de l’Education nationale. D’après notre interlocuteur, la création d’une association malagasy pour mettre en place un nouvel établissement leur a été proposée pour faire face à cette situation, lors d’une rencontre avec les responsables ministériels, le 11 février dernier.Des parents sereinsL’Ilc a demandé le sursis à exécution du retrait de l’autorisation d’ouverture de l’établissement, mais en vain. Le Conseil d’Etat a rejeté cette demande mercredi dernier, à travers un arrêt stipulant la cohérence de cette décision étatique. Mais l’établissement a de nouveau lancé un recours, dont le verdict sera connu le 30 août prochain. Pour leur part, des parents d’élèves semblent sereins malgré cette « tension », laquelle a commencé depuis la déclaration de l’ambassadeur de la Turquie. Rappelons qu’au début de cette année, ce représentant diplomatique a prévenu les gouvernants malagasy de surveiller de près l’établissement en question, lequel aurait un quelconque lien sur une affaire de terrorisme. « L’Ilc n’existe plus, surtout depuis le changement récent de son appellation. Mais ma fille sera quand même scolarisée dans cet établissement, dont la rentrée aura lieu le 18 septembre prochain », nous confie une mère de famille dont l’enfant y est inscrit dans le primaire.« Concernant le départ d’un directeur et de certains enseignants de nationalité turque à cause de l’irrégularité de leurs papiers, les responsables nous ont rassuré que d’autres enseignants étrangers vont prendre le relais dès la prochaine rentrée », ajoute un autre père de famille, n’ayant aucune inquiétude quant au sort de l’établissement incluant son enfant. Le collège a pris, notons-le, certaines dispositions pour éviter une quelconque instabilité pédagogique, dont l’assemblage des classes de filles-garçons au niveau secondaire. Affaire à suivre !Recueillis par Patricia Ramavonirina

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Bni Tsimbazaza - L’employé et les millions d’ariary toujours introuvables

Yves Rivofanantenana Daniel ou Yves (40 ans), cet employé de la Bni de Tsimbazaza, fortement soupçonné de s’être enfui jeudi dernier avec la somme de 440 millions d’ariary, n’a toujours laissé aucune trace de lui. Or, les dispositifs mis en œuvre par les Forces de l’ordre dont les barrages aux portes de la Capitale en vue d’appréhender le fugitif, mesure accompagnée d’un avis de recherche sur le concerné, n’ont pas donné jusque-là les résultats escomptés. Pour le moment, il est encore difficile d’avoir une quelconque idée où peut bien se trouver le banquier, encore moins sa Renault Clio ayant servi à transporter le fonds. Hier, une source auprès de la Brigade criminelle a critiqué l’attente sinon le retard des responsables au sein de la banque victime pour réagir.

« Figurez-vous que le suspect a eu une marge de 3 heures de temps pour filer. Avec le type de véhicule qu’il a conduit, à vous donc d’imaginer la distance qu’il a pu parcourir s’il a par exemple quitté la Capitale ! », observe-t-on du côté de cette source. N’empêche, des simples citoyens reprochent également aux policiers d’avoir sorti tardivement l’avis de recherche de cet employé. Ce n’est en effet que dans l’après-midi de vendredi, soit 24 heures après le coup, que le public a été informé qu’un certain Yves Razakarivony, photo à l’appui, ainsi que son véhicule, sont activement recherchés.  En attendant l’issue, à huis clos, de l’audition des membres du personnel, en particulier du service de sécurité dudit établissement financier, aucun d’eux n’aurait jamais douté un seul instant le motif exact de ces va-et-vient du quadragénaire entre la banque et sa Renault Clio, du moins ce qu’on avait appris auprès de certaines sources. Après tout, qui allait lui poser ce genre de question étant donné qu’il a la responsabilité du coffre, donc un employé censé être digne de confiance. De plus, des riverains ont également affirmé avoir vu son curieux manège durant les heures creuses du midi, jeudi dernier à la banque, mais ils ne s’étaient alarmés outre mesure.   Pour revenir brièvement sur les faits, Yves a éveille le soupçon de ses collègues et surtout de ses supérieurs hiérarchiques lorsqu’il n’a plus pointé à son bureau vers 14h le jeudi 10 août dernier. Toutefois, il devait être sur place. Selon la Police, les responsables au sein de ladite banque n’ont procédé à la vérification du compte que… 3 heures après la disparition d’Yves. Là, ils ont alors fait un rapprochement entre cette absence inexpliquée du quadragénaire et le trou s’élevant à 440 millions d’ariary dans le compte. Ce n’était donc seulement que vers 17h qu’ils ont déposé une plainte à la Police. Cet employer de banque, suspecté de vol et de détournement, a alors emporté les 215 millions d’ariary prévus à l’approvisionnement des guichets automatiques de banque (Gab) pour la semaine, mais aussi la somme déjà en compte d’un montant de 225 millions d’ariary. Du coup, les mesures le concernant sont encore loin d’être levées. Les recherches se poursuivent.Franck Roland

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Monde fou !

Le monde carcéral malagasy affiche complet, voire archi-complet ou archi-comble. Les normes, en termes de capacité numérique de « réception », sont de très loin dépassées. La Grande île dispose de 68 prisons dont la « contenance » normale ne doit pas excéder 10 000 détenus. La réalité est tout autre. On en recense, en ce moment, environ 20 000 « pensionnaires » à travers tout le pays. Un monde fou !

Sur le plan international, il semble que le problème de surpopulation carcérale n’est seulement pas malagasy. En Afrique ou en Amérique Latine, pour ne citer que les cas de deux espaces continentaux, les prisons accusent une surpopulation exagérée. Apparemment, il s’agit d’une tare des pays en développement. Les responsables politiques ne parviennent pas à le maîtriser. Mais, même dans les pays riches, toute proportion gardée, on enregistre le même cas. En France, Emmanuel Macron, durant la campagne électorale, en constatant l’insuffisance en nombre des prisons françaises, avait promis d’en rajouter.Pour le cas de Madagascar, la situation est alarmante. L’Association chrétienne pour l’abolition de la torture (Acat) tire la sonnette d’alarme. Elle crève l’abcès en dénonçant l’état critique du monde carcéral de Madagascar. Entre autres, le manque total de respect des droits fondamentaux humains, l’état délabré de l’ensemble des bâtiments et la tendance maladive à la pratique des tortures.La détention préventive abusive, selon les membres activistes de l’Acat, en est la cause principale de cette surpopulation. Selon les statistiques avancées, 55 % des personnes en mandat de dépôt attendent leur jugement. Une situation plus qu’inhumaine ! Les arrestations arbitraires figurent parmi les origines les plus visées. Le pouvoir politique brandit, à l’excès, ce « triste outil tranchant » pour dissuader les leaders des partis d’opposition à toute tentative « malveillante ». Une épée de Damoclès pendue, en permanence, sur leurs têtes. Ainsi, la prison devient un espace où les effets pervers s’entrecroisent. D’abord, la promiscuité qui par la force des choses donne libre cours à toutes formes de violence (viols, bagarres,…) à l’intérieur d’une même cellule.Ensuite, la surpopulation carcérale dévie, entièrement, chaque lieu de détention de la mission qui lui est normalement confiée. Au lieu d’être un cadre de redressement et de réinsertion sociale efficaces, la prison se transforme en « vivier » de reproduction d’éléments pour banditisme, encore plus dangereux. En fait, le passage ou le retour, en cas de récidive, à Antanimora ou à Tsiafahy, leur donne l’occasion de se radicaliser. Enfin, dans ce monde fou de surpopulation, la corruption règne en puissance. Un cadre de prédilection pour les « affaires » où tout le monde (prisonniers et agents en service) trouve son compte. Là-bas, « sous-terre », on entend souvent dire que « si tu as de l’argent, mets-toi à l’aise ! ». En effet, un richard taulard pourrait être servi à sa guise. Et même, il pourrait… sortir et effectuer quelques courses ou prendre de l’air ou… s’évader, pourquoi pas ! Un monde fou de corrompus et de corrupteurs.Les tenants du régime, comme il fallait s’y attendre, adoptent l’attitude de la sourde oreille. Ils trainent les pattes pour s’occuper du cas désespéré de ces pensionnaires « gênants ».  Il n’est pas du tout dans leur intérêt de faire le nécessaire à corriger la situation.   Ndrianaivo

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Marc Ravalomanana à Toamasina - « Le régime nous pousse à descendre dans la rue »

L'ambiance était tendue chez les Forces de l'ordre, mais plutôt détendue chez les partisans du « Tiako i Madagasikara », samedi dernier à Toamasina. Alors que l'ancien Président Marc Ravalomanana se préparait à retrouver ses partisans au Magro de Tanambao V, l'endroit était déjà quadrillé par un nombre impressionnant d'éléments des Forces de l'ordre. Ce qui y a rendu l'accès impossible. 

Visiblement contrarié par cette nouvelle interdiction, le président national du parti Tim ne s'est pourtant pas laissé abattre. Vêtu d'un pantalon noir, d'une chemise blanche et de son emblématique cravate rouge, l'époux de Lalao Ravalomanana a vite rejoint les rangs de ses adeptes regroupés devant l'enceinte du Magro. Une décision a été prise pour déplacer la célébration à l'Akany Fjkm situé à proximité. Fidèle à lui - même, le numéro un du Tim n'a pas délaissé ses habits de « showman » en prenant le temps de jouer de la percussion avec un groupe de « vakodrazana » venu sur les lieux. Notons que la veille - même de cette manifestation à Toamasina, le préfet de la ville du Grand port a annoncé le refus d'autorisation qui frappe, une fois de plus, le Tim.Lettre ouverteAu cours d'une brève interview accordée à la presse, l'ex - chef d'Etat a, une fois de plus, évoqué ses relations avec les membres de la Communauté internationale qui l'auraient encouragé à discuter avec le Président Hery Rajaonarimampianina. « Je n'irai pas le rencontrer. Comment pourrai - je alors qu'il agit de cette façon ? », a lancé le locataire de Faravohitra. Selon ses propos, il aurait déjà adressé une lettre ouverte à l'Union européenne, l'Union africaine, ainsi que les Américains pour dénoncer les exactions du régime. Et de poursuivre que « c'est le régime même qui nous pousse à descendre dans la rue en nous interdisant de nous réunir dans un endroit clos qui est pourtant notre propriété ». En tout cas, il n'a pas précisé la prochaine riposte de son parti après autant d'interdiction. Les réactions du Tim dans les prochains jours permettront de savoir si cet affrontement entre le Tim et le Hvm est réel, ou relève d'une mise en scène comme le soupçonnent  bon nombre d'observateurs.S.R.

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Deux voitures criblées de balles, une femme pris en otage

Si la RN7, reliant Antananarivo-Toliara, a toujours été réputée pour son manque de sécurité, à cause des innombrables attaques à main armée, cette insécurité routière gagne désormais du terrain sur la RN4. Les attaques à main armée se multiplient sur l’axe reliant notamment la capitale à Ambondromamy, la ville se trouvant à mi-chemin entre Mahajanga et Antananarivo obligeant les transporteurs en commun à prendre des mesures drastiques. Mais les dispositions prises jusqu’ici semblent déjà être dépassées par les événements.

Pas plus tard que dans la soirée de samedi à dimanche, deux voitures, transporteurs, ont été les cibles d’un groupe de plusieurs dizaines de bandits au lieu-dit Borikely, entre Manerinerina et Maevatanana. Les deux véhicules, tous des sprinters, ont été criblés de balles. Une personne, l’épouse d’un militaire aurait été prise en otage par les bandits, selon les transporteurs. Mais aucune source officielle n’affirme, ni infirme cette information. Il n’y aurait pas également eu de perte en vie humaine ou encore de blessés graves. Mais les passagers sont sous le choc.

Un chauffeur d’une ligne reliant Antananarivo-Ambanja estime qu’il s’agit d’un coup bien préparé et ciblé, parce que les véhicules qui ont circulé sur cette portion de route avant les deux véhicules victimes de cette attaque auraient déjà remarqué plusieurs personnes en train d’ériger des barrages sur la route sans qu’ils décident de les arrêter. Mais lorsque la caravane dans laquelle se trouvait l’épouse d’un militaire est passée, les malfaiteurs ont ouvert le feu pour arrêter les véhicules.

Plusieurs chauffeurs de la ligne Antananarivo-Ambanja confirment que cela fait environ un mois que les attaques à main armée règnent sur la RN4 et la RN6, notamment sur la portion de route entre Ankazobe et Maevatanana. Presque haque semaine, des transporteurs en commun, surtout ceux qui voyagent de nuit pour essayer de rattraper le temps perdu à cause du mauvais état de la route, en sont principalement les cibles. En collaboration avec les forces de l’ordre, les conducteurs et compagnies s’organisent pour mieux prévenir les attaques, mais cela est difficile.

« Etre chauffeur de transport en commun sur la zone nationale est un véritable risque, non seulement à cause des éventuels accidents de la circulation dus à de nombreux facteurs, mais également ces attaques à main armée de plus en plus récurrente ces derniers jours  », regrette Naina de la ligne Kofmad, reliant Antananarivo- Ambanja. En véritable porte-parole des chauffeurs, il interpelle les dirigeants malgaches à prendre des mesures strictes et efficaces pour lutter contre cette insécurité grandissante dans le pays.

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Les membres du gouvernement interdits de meeting politique durant les campagnes électorales

Les ministres, membres du Gouvernement, ne peuvent pas participer à la campagne électorale se rapportant à l’élection du Président de la République dont le premier tour de scrutin est prévu pour le 7 novembre 2018 et le second tour, le 19 décembre 2011. La Haute Cour Constitutionnelle (HCC) a émis cet avis (Avis n°04-HCC/AV du 11 août 2018 relatif à l’interprétation de l’article 39 de la Constitution) samedi dernier à la requête du premier ministre Ntsay Christian en date du 17 juillet aux fins d’interprétations des dispositions de l’article 39 de la Constitution.

En effet l’article 39 de la Constitution dispose que « L’Etat garantit la neutralité politique de l’Administration, des Forces Armées, de la Justice, de la Police, de l’Enseignement et de l’Education. Il organise l’Administration afin d’éviter tout acte de gaspillage et de détournement des fonds publics à des fins personnelles ou politique. » Le premier ministre avait alors sollicité l’avis de la HCC sur trois questions : « Est-ce que les membres du Gouvernement peuvent participer aux campagnes électorales pour l’élection qui se déroulera durant les mois de novembre et décembre 2018 ? En d’autres termes, quelle est la limite de la neutralité des membres du Gouvernement ? Cette neutralité des membres du Gouvernement impose-t-elle une interdiction absolue de participer aux campagnes ? »

Cet avis de la HCC devrait donc mettre fin au débat sur la neutralité de l’administration. Concrètement, les membres du gouvernement ne pourront pas prendre la parole en public ou assister aux meetings politiques en arborant les tee-shirts ou les outils de campagne des candidats à la présidentielle. Les exigences de neutralité de l’Administration et d’impartialité des services publics concernent aussi bien les ressources humaines que les ressources matérielles et logistiques de l’Administration, selon la HCC.

Pré-campagne

Les trois formations politiques à savoir le HVM, le TGV/Mapar et le TIM devront ainsi se passer de certains poids lourd et pilier de leur partis durant la campagne électorale. Les Henry Rabary Njaka, Christine Razanamahasoa, Augustin Andriamananoro ou encore Guy Rivo Randrianarisoa, ministres en exercice devront s’abstenir de participer aux meeting et autres manifestations.

Entre temps, certains ministres du gouvernement de consensus ont déjà participé indirectement à la pré-campagne électorale et ont servi l’intérêt de leurs partis d’origine aux fins des élections. On peut notamment citer la question de la réouverture de la société Tiko-Triple A lorsque le ministère de tutelle a été octroyé au TIM, ou encore la mise en place d’un nouveau logo orange associable au Mapar au ministère de l’aménagement du territoire détenu par Christine Razanamahasoa. La question est de savoir maintenant les dispositions qui seront prises par le premier ministre au cas où certains ministres s’obstinent à outrepasser cet avis de la HCC.

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La loi sur les ZES déclarée conforme à la Constitution

Le dossier sur la Zone Économique spéciale (ZES) était en instance auprès de la Haute Cour Constitutionnelle (HCC) depuis la dernière session extraordinaire du Parlement. Adoptée par l’Assemblée Nationale et le Sénat successivement en mars et en avril 2018, la loi relative aux ZES pourrait être promulguée prochainement. La HCC a publié sur son site web ce week-end que les dispositions relatives à cette loi sont désormais conformes à la constitution.

Rejetée une fois au mois de janvier par cette juridiction institutionnelle, six articles de cette loi ont été dû être révisé. Adoptée de manière un peu expéditive par trente huit députés à l’Assemblée nationale, et sans amendement au Sénat, la loi sur la ZES a reçu des contestations de la part de la Société civile à l’instar du Collectif Tany qui considère cette loi comme une porte ouverte à l’accaparement des terres dans le pays. Le Fonds Monétaire international (FMI) de son côté avait émis des doutes sur ce projet de loi. Ce dernier avait considéré que la loi sur les ZES ne va pas attirer de nouveaux investisseurs en dehors de ceux qui sont de toute façon, déjà prêts à venir sans cette nouvelle loi. Les tenants du pouvoir actuel pourtant voulaient faire passer cette loi coûte que coûte. Le président de la République va sans aucun doute se dépêcher pour promulguer cette loi et la rendre effective avant la fin de son mandat.

Pour rappel, la ZES est une zone géographique ou zone spécifique de développement délimitée physiquement et destinée à devenir un pôle d’investissement. La ZES ayant un statut juridique spécial, elle accorde aux investisseurs un nombre d’avantages fiscaux et douanières. Madagascar comptera quatre dans un premier temps à savoir la ZES Ehoala Parc à Fort-Dauphin, la ZES textile city à Moramanga et enfin la ZES touristique au nord, dans région Diana à Antsiranana.