Les actualités à Madagascar du Lundi 13 Juillet 2020

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Midi Madagasikara322 partages

Coronavirus : Les Français continuent de quitter Madagascar

Dans un contexte de crise de la pandémie qui est toujours préoccupante, les ressortissants français veulent retourner dans leur pays d’origine. Depuis le début de la crise, ils sont déjà des milliers à avoir quitté Madagascar pour rejoindre l’Hexagone. Des vols spéciaux sont organisés par leur gouvernement pour les embarquer. Hier encore, trois cent-six Français et Européens ont pris le vol de la compagnie Air France depuis la capitale à destination de Paris. Selon l’ambassade de France, cent soixante-trois de ces passagers sont des résidents à Madagascar et les cent quarante-trois non-résidents dont cent-deux sont des ressortissants français.

D’autres vols spéciaux sont prévus cette fin de semaine, notamment pour dimanche prochain, et le dimanche 26 juillet. Ils vont rapatrier d’autres Français et Européens à partir d’une liste établie par l’ambassade française. Aussi, un autre vol charter de la compagnie privée espagnole Wamos Air quittera Antananarivo le samedi 25 juillet prochain pour embarquer d’autres Français pour mettre le cap à Paris.

D’autres avions ont été affrétés pour les autres Français qui sont actuellement en province et qui ne sont pas en mesure de rejoindre la capitale après la fermeture des frontières de la région Analamanga dans le cadre d’un reconfinement décrété par le gouvernement. Selon l’ambassade de France, un vol spécial a été organisé, en coopération avec Air Madagascar, le 10 juillet dernier, avec un départ de Majunga puis Nosy-Be et à destination de La Réunion. Une fois arrivées sur cette île sœur, les personnes résidant à La Réunion ont dû s’engager à se soumettra à un test PCR à l’arrivée, suivant les recommandations de la représentation française. Les personnes qui poursuivent leur voyage, quant à elle, ont pris un vol des compagnies Air Austral ou Corsair.

Rija R.

Midi Madagasikara93 partages

Madagascar-AFD : Un don de 9 000 000 d’euros pour la formation professionnelle du secteur des BTP

L’AFD continue d’appuyer Madagascar dans le domaine de la formation professionnelle.

L’Agence Française de Développement (AFD) apporte un appui pour la formation professionnelle et l’enseignement technique du secteur des bâtiments et travaux publics.

Une convention de financement d’un montant de 9 000 000 d’euros, à titre de don et relative à la formation professionnelle et à l’enseignement technique du secteur BTP/RS a été en effet signée, vendredi dernier, entre le gouvernement malgache et l’AFD.

14 établissements. Les deux parties ont été représentées respectivement par le ministre de l’Economie et des Finances, Richard Randriamandrato, d’une part, et l’Ambassadeur de France à Madagascar, SEM Christophe Bouchard, et Jérôme Bertrand Hardy, Directeur de l’AFD, d’autre part. Le projet d’appui à la formation professionnelle et à l’enseignement technique du secteur BTP/RS va contribuer à renforcer l’offre de formation professionnelle dans le secteur BTP. Le projet s’étalera jusqu’en 2025. En tout, 14 établissements vont bénéficier de ce financement. A savoir 5 établissements du premier cycle, 5 établissements du second cycle et 4 établissements d’enseignement supérieur. Il s’agit notamment des Lycées Techniques de Mahamasina, de Mantasoa, d’Antsiranana, de Toamasina et le Centre Professionnel, soutenus dans le cadre d’un précédent projet. 5 autres établissements ont été sélectionnés de manière à couvrir toutes les provinces de Madagascar, notamment Fianarantsoa, Mahajanga, Toliara, Toalagnaro et Alarobia, afin que ces 10 lycées techniques soient capables de mettre en œuvre des formations professionnelles de qualité et de diversifier leurs sources de revenus.

Opérationnalisation. La deuxième composante de ce financement est destinée à l’appui à l’opérationnalisation des conclusions de l’étude menée au niveau de 4 établissements d’enseignement supérieur et de formation continue, à savoir l’INFRA, l’IST, l’ESPA et l’ESBTP Bevalala. L’objectif étant d’intégrer la dimension changement climatique et l’efficacité énergétique dans leurs offres de formation. Cet appui va également permettre au MENETP (Ministère de l’Education Nationale, de l’Enseignement Technique et Professionnel) de poursuivre ses réformes clés dans le cadre de la Politique Nationale d’Emploi et de Formation Professionnelle (PNEFP) notamment dans la promulgation du cadre réglementaire fixant l’organisation de la formation par alternance, la promulgation des textes relatifs à l’autonomie de gestion des établissements et le développement du processus d’accréditation et de labellisation des établissements

R.Edmond.

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Covid-19 : Les hôpitaux saturés, 724 nouveaux cas en 2 jours

1 décès et 289 nouveaux cas, hier, 12 juillet 2020, et 435 cas dont 401 dans la seule région d’Analamanga pour la journée du samedi 11 juillet. En 48h, 724 nouveaux cas de Covid-19 ont été confirmés, dont la grande majorité, toujours à Antananarivo.

Le décès du président de l’église luthérienne FLM, survenu dans la nuit du samedi 11 juillet et comptabilisé hier, porte à 35 le nombre des décès liés au coronavirus à Madagascar, tandis que le nombre des nouveaux cas continue d’augmenter. En deux jours, les cas confirmés dépassent la barre des 700. En effet, ces dernières 48 heures, 724 nouveaux cas ont été enregistrés, à raison de 435 samedi (dont 401 localisés à Analamanga) et 289 dimanche (dont 249 à Analamanga). Les autres régions citées pour la journée de samedi sont l’Atsimo Andrefana (5 cas), la Haute Matsiatra (4) ; l’Analanjirofo (3 cas) et l’Anôsy (2 cas). Pour la journée du dimanche 12 juillet, outre la région Analamanga, celle d’Itasy compte 9 nouveaux cas ; 7 dans la région Diana ; 6 dans l’Analanjirofo ; 4 dans l’Alaotra Mangoro ; 3 dans l’Atsimo Andrefana et 1 dans le Menabe, plus précisément dans le district de Morondava. Il convient de préciser que la localisation de 7 cas parmi les 289 d’hier n’a pas été indiquée. Notons également les 104 guérisons de samedi et les 91 d’hier, dimanche.

Branle-bas de combat. Face à cette vague de malades, les hôpitaux sont complètement saturés. Nombreux sont les malades qui peinent à trouver une place dans les établissements hospitaliers. Les principaux hôpitaux publics d’Antananarivo ont déjà largement dépassé leur capacité d’accueil et refusent des malades depuis plusieurs jours. Dans les cliniques privées, les places sont chères et les lits existants ne sont pas suffisamment nombreux pour accueillir les flux de malades. Résultat : les malades et leurs familles font le tour de la ville, remuent ciel et terre pour essayer de trouver une solution pour leur admission. Dans les structures privées où les séjours et les soins sont bien entendu payants, il faut compter autour de 100 000 ariary en moyenne pour une nuitée. S’y ajoutent les frais liés au traitement. Lorsqu’il s’agit de cas graves, les coûts liés à l’usage des respirateurs, essentiels pour les malades en situation de grande détresse respiratoire, sont élevés. En cas de nécessité de placer le malade dans un coma artificiel, les produits et médicaments nécessaires pour ce faire ne sont disponibles que dans les pharmacies hospitalières. « Trouver ces médicaments relève de l’exploit », témoignent des familles de malades.

C’est donc le branle-bas de combat dans les hôpitaux. Visiblement, les soignants sont débordés et fatigués. En dépit de la bonne volonté affichée par les autorités et responsables sanitaires dans les médias, la majorité des malades, sur le terrain, se sentent livrés à eux-mêmes. Les prochaines décisions à prendre en haut lieu pour stopper l’épidémie, sont fortement attendues.

Hanitra R.

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Crise sanitaire : Le manque d’aide financière cité par 20% des ménages

Cela fait cinq mois maintenant que la crise sanitaire due au Coronavirus met à mal la société malgache. Selon les dernières enquêtes menées par l’Institut national de la Statistique (Instat) auprès de 1 240 ménages du pays durant la première moitié du mois de juin 2020, 80 % des ménages sont satisfaits des mesures prises par le gouvernement dans la gestion de cette crise. Pour les 20 % qui ne sont pas convaincus, c’est l’absence d’aide financière, le plus souvent, qui est le plus évoquée. Et ce sont les habitants des zones rurales qui regroupent le plus de non satisfaits.

En effet, la situation est très difficile pour tout le monde, ici comme ailleurs. Si dans les pays économiquement avancés comme le Québec, depuis le début de cette crise sanitaire mondiale, les travailleurs qui ont dû cesser leurs activités professionnelles reçoivent une aide d’un montant de 2 000 dollars toutes les deux semaines ; le gouvernement malgache n’est pas en mesure d’offrir une telle aide pour la simple raison que le budget alloué aux aides sociales est loin d’être suffisant. Ce qui n’a pourtant pas empêché l’Etat de faire de son mieux pour aider les plus touchés, notamment avec les « Tosika Fameno », « Vatsy Tsinjo » et autres dénominations. Des aides plus que nécessaires à en juger les longues files d’attente lors de la distribution de ces denrées alimentaires et PPN. Malheureusement, pour les ménages dont le niveau de vie est jugé moyen, le soutien est quasi inexistant. Ce qui est problématique car ces personnes dépourvues de leur gagne-pain, deviennent tout aussi vulnérables. Aussi, ils doivent trouver d’autres moyens de survivre à cette crise, ce qui n’est pas une mince affaire vu que les entreprises ne recrutent pas actuellement. Au contraire, elles se défont de certains de leurs employés.

L’image du serpent qui se mord la queue trouve alors tout son sens. Pour endiguer la pandémie, il faut rester chez soi et augmenter ses défenses immunitaires notamment en se nourrissant convenablement. Or, avec des moyens financiers limités, il est difficile de s’approvisionner. Aussi, certaines personnes se retrouvent sans arme face au Covid-19.

Anja RANDRIAMAHEFA

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Andry Rajoelina : CEPE le 1er septembre, BEPC le 14 septembre, BAC le 5 octobre

A entendre le président de la République, le pic de la pandémie sera atteint fin août.

On entame depuis le week-end le 8ème état d’urgence sanitaire dans le cadre de la lutte contre le Coronavirus. Une prolongation de 15 jours a été décidée à l’issue du Conseil des ministres, samedi dernier.  » On est encore en pleine guerre « , a souligné le président Andry Rajoelina lors de l’émission spéciale diffusée hier soir sur TVM. Il n’a pas manqué de présenter ses condoléances aux proches de ceux qui ont perdu la vie à cause de cette pandémie, entre autres un sénateur, un député, un haut responsable au sein de l’Unicef, un médecin auprès de la représentation de l’OMS, un conseiller municipal à la Commune Urbaine d’Antananarivo, ainsi qu’aux proches du président en exercice du FFKM et du FLM, le Docteur David Rakotonirina.  » Ce n’est pas le moment de baisser les bras « , a réitéré le Chef de l’Etat. Il a profité de cette occasion pour lancer un énième appel à la solidarité de tous les Malagasy et à la prise de responsabilité de tous les responsables à tous les niveaux.

Entourage direct. Hier, le président Andry Rajoelina a confirmé que la Présidence de la République et l’Administration malgache sont désormais contaminées par le Covid-19. Les coursiers qui circulent beaucoup dans les bureaux sont les plus exposés aux risques. Pour ce qui est de la Présidence, des personnes parmi l’entourage direct du président sont atteintes. Il y aurait même, selon ses dires, 7 personnes occupant le même bureau qui sont toutes contaminées. Une manière à lui de confirmer que le Coronavirus touche la première Institution de la République. En ce qui concerne les autres institutions, 11 députés sont testés positifs et 14 contaminations au Sénat, sans parler des cas positifs dans les ministères.  » Ce virus est partout et il faut faire preuve de prudence maximale « , a soutenu le président de la République qui a tenu à réitérer que lui et sa famille se portent bien et ne sont pas atteints du Coronavirus. Pas de symptôme non plus. C’est prouvé d’ailleurs car pendant une émission qui a duré plus d’une heure, il n’a ni toussé ni présenté des signes.  » Moi et ma famille, nous respectons les gestes barrières et les mesures sanitaires et nous suivons le cure au Covid-Organics « , a affirmé Andry Rajoelina. Il a d’ailleurs donné une petite astuce pour ceux qui ont du mal à avaler le Tambavy.  » On peut y ajouter du miel et du citron, c’est ce que moi je fais « , propose-t-il.

Essais cliniques. En effet, durant son intervention d’hier, le numéro Un d’Iavoloha a défendu l’efficacité du Covid-Organics.  » La majorité des patients guéris a pris ce remède « . Il a cependant fait savoir que parmi ses proches collaborateurs, il y en a qui sont contaminés car ils n’ont pas pris convenablement le CVO. Actuellement du côté d’Anosiala, les essais cliniques sont en cours. Sur 63 patients, 51 utilisent le CVO gélule et 12 sont traités avec le Tambavy. 60 personnes ont obtenu la guérison. Certaines d’entre elles ont même présenté des formes graves, a-t-il annoncé. Concernant les polémiques autour des statistiques publiées par le Centre de Commandement Opérationnel Covid-19, le Chef de l’Etat confirme que les chiffres apportés par le Pr Vololotiana Marie Danielle sont fiables. Ce n’est pas dans l’intérêt du régime de modifier ou de cacher les résultats, soutient-il.

Ouf de soulagement. Le président a aussi confirmé que les examens officiels auront bel et bien lieu. Un ouf de soulagement pour les élèves et leurs parents car, enfin, Andry Rajoelina a révélé les dates des examens. Aussi, le CEPE aura-t-il lieu le 1er septembre prochain, tandis que le BEPC se déroulera du 14 au 18 septembre et le baccalauréat débutera le 5 octobre. Vu le fait que l’enseignement soit suspendu pour le moment, et ce, jusqu’à un délai encore indéterminé, le ministère de tutelle va certainement se prononcer sur ce sujet et donnera les instructions y afférentes dans les jours qui viennent. De son côté, le Chef de l’Etat a déclaré que le pic de la pandémie ne sera atteint que vers fin août.  » Jusqu’à ce délai, les chiffres vont encore exploser « , a averti Andry Rajoelina. Selon ses dires, 50% des tests effectués actuellement au CMC Andohatapenaka aboutissent à des résultats positifs.

Paradis fiscaux. Il a aussi touché mot des polémiques autour de la gestion des aides financières. Sur les 10 millions de dollars annoncés par la Banque mondiale, 5 300 000 de dollars ont déjà été décaissés et utilisés dans le soutien aux familles vulnérables dans le cadre de la propagation du Coronavirus. 150 000 familles ont bénéficié du tosika fameno dont 151 300 à Tana et 42 000 à Toamasina. La distribution d’aides reprendra dès cette semaine, notamment au niveau du 1er et 5e arrondissement. Cette fois-ci, afin de garantir la transparence, il n’y aura plus de distribution d’argent mais de vivres pour les ménages. En effet, le président Andry Rajoelina a choisi cette émission pour répondre aux accusations de placement d’argent dans les paradis fiscaux.  » La transparence et la bonne gestion sont des priorités « , réitère-t-il. Et de soutenir que si le régime bénéficie de nombreuses aides financières c’est parce que les partenaires techniques et financiers nous font confiance et reconnaissent notre bonne gestion. Si 40 millions de dollars d’aides ont été prévues en 2019, la Banque mondiale a augmenté à 200 millions de dollars, outre les 50 millions de dollars en cas de catastrophes naturelles dont 15 millions déjà décaissés. 20 millions de dollars seulement sont réservés pour la gestion du Covid-19, a-t-il expliqué. Et d’ajouter que selon le rapport de la Banque mondiale, ces détournements ont été réalisés durant la période de 2002 à 2008. Il refuse ainsi l’impunité. Il, c’est Andry Rajoelina qui a annoncé au passage que  » nous allons travailler avec la Banque mondiale pour que cet argent soit restitué « . L’on ignore pour le moment si l’Etat entend intenter une action en justice contre les responsables de ce détournement. En tout cas, le Chef de l’Etat a laissé entendre que le Samifin et le Bianco vont travailler sur ce dossier. Il a aussi pointé du doigt les détournements à Vohidiala et à la minoterie Mana de Tamatave. Ce sont tous ces vols qui ont incité la Banque mondiale à suspendre le financement de Madagascar en 2008, a rappelé le président. Et lui de soutenir qu’actuellement, chaque dollar est utilisé à bon escient.

Mesures. Pour les 15 jours à venir, toutes les mesures dans le cadre du reconfinement total sont maintenues pour Antananarivo. Toutes les activités sont suspendues à l’exception des services essentiels. La fermeture des marchés est ordonnée à midi. Pas de transport en commun. Seuls les taxis sont autorisés à travailler. Les entrées et sorties des frontières de la région Analamanga sont toujours suspendues et toutes les réunions et attroupements sont interdits. Le couvre-feu s’applique de 20h à 4h. La Région Diana ferme aussi ses frontières, a annoncé le Chef de l’Etat. En effet, actuellement, plusieurs villes sont aussi contaminées par le Covid-19. L’on peut citer, entre autres, Ambanja, Nosy-Be (16 cas), Fort Dauphin (24 cas), Androy (2), Mahajanga (6), Toliara (8) Itasy (18), Antsirabe (30), Alaotra Mangoro (42), Sainte-Marie (13), Fianarantsoa (13). Andry Rajoelina a appelé les Malagasy à ne pas attendre les résultats des tests mais à commencer tout de suite les traitements dès l’apparition des premiers symptômes. Pour ce qui est de la capitale, les 18 CSB2 à Tana vont traiter le Covid-19 dès la semaine prochaine.

Davis R

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Réseau 5G : Expérimentation en indoor, aucune commercialisation autorisée

Des acteurs du secteur de la télécommunication reprochent à Telma de mettre la charrue avant les bœufs. Avec Ericsson, cette société a mené des actions de communication – au niveau national et même à l’international – relatives au lancement de la technologie 5G, qui fera de Madagascar, « le premier pays africain à bénéficier de la nouvelle génération de connectivité mobile ». Sollicités pour apporter des éclaircissements sur le sujet, l’ARTEC (Autorité de Régulation des Technologies de Communication) a fourni des compléments d’informations. « L’utilisation des services 5G reste encore dans une phase d’expérimentation à Madagascar, comme dans nombre de pays membres de l’Union Internationale des Télécommunications. L’ARTEC a délivré une autorisation temporaire d’un mois à Telma en juillet 2019. La validité de celle-ci prend effet à partir de la date à laquelle a été entamée l’expérimentation. Après l’écoulement des 30 jours d’expérimentation, l’autorisation n’a plus effet. En outre, cette autorisation d’exploitation temporaire n’est pas l’exclusivité de Telma. Tous les autres opérateurs peuvent en faire l’expérimentation, à condition de soumettre au préalable des demandes auprès de l’ARTEC », a déclaré l’autorité de régulation.

Pas accessible. Selon les techniciens de l’ARTEC, la technologie 5G n’est pas encore disponible pour la population malgache. « L’autorisation temporaire ayant pour objet l’expérimentation, aucune commercialisation n’est autorisée. Le 5G est encore en phase de recherches et d’études, pas seulement à Madagascar mais sur le plan international », ont-ils expliqué. En effet, la technologie 5G n’est pas encore accessible au grand public à Madagascar, même si le communiqué de Telma, daté du 26 juin 2020, affiche certaines ambiguïtés. « Telma Madagascar a activé son réseau commercial 5G pour offrir aux abonnés des services très haut débit grâce à la nouvelle génération de connectivité mobile. Propulsé par Ericsson, le réseau 5G est désormais opérationnel à Antananarivo », a indiqué l’opérateur au premier paragraphe de ce communiqué. De son côté, l’ARTEC a souligné, que les phases d’expérimentation doivent se faire en indoor, dans une zone bien déterminée au préalable. Selon les explications, l’opérateur qui procède à l’expérimentation de 30 jours, suivant les textes en vigueur, devra envoyer un rapport détaillé, en vue d’une conclusion.

Antsa R.

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Préhistoire : « Kongonaphon kely » l’ancêtre « malgache » des dinosaures géants

Le Tarbosaurus était le plus craint des dinosaures carnivores géants.

Une découverte majeure grâce à Madagascar, le « Kongonaphon kely », est l’ancêtre commun des dinosaures géants selon une étude malgache et américaine. La nouvelle est tombée il y a cinq jours.

La découverte est de taille pour une petite créature, le « Kongonaphon kely » a été récemment découvert à Madagascar selon une étude effectuée au niveau de “l’American Museum of Natural History”. Ses fossiles datent d’au moins 237 millions d’années. D’après toujours les résultats de ces recherches, le « Kongonaphon kely », nom scientifique de cette espèce où le mot « kely » vient du malgache, cet animal serait l’ancêtre des plus grands dinosaures et des ptérosaures volants de l’« époque trias ». Et c’est là que se trouve le paradoxe. En effet, cet animal ne mesurait que 10 cm. Même une brosse à dents aurait l’air d’un géant à côté de celui-ci.

Avec sa petite taille, les scientifiques ont ainsi conclu que la bête se délectait d’insectes. Cependant, suite à l’évolution, ses descendants sont devenus des carnivores féroces et énormes. L’autre caractéristique de cet animal était sa faculté à auto-réguler sa chaleur. Selon les scientifiques, son environnement climatique était très hostile. Avec des changements de pression et de température, des chaleurs accablantes sévissaient le jour, la nuit était glaciale. Sans doute, cela expliquerait aussi le déplacement des espèces pour trouver des terres plus sereines.

Le « Kongonaphon kely » aurait eu cette apparence physique.

Travail et patience. Des études menées depuis 1998 ont permis de découvrir des sites dans le sud-ouest malgache. Ensuite, des fossiles y ont été découverts par une équipe de chercheurs américains et malgaches, dont le professeur Lovasoa Ranivoharimanana. Il a fallu donc attendre plus de quinze ans, voire beaucoup plus, pour qu’enfin les ossements trouvés sur place ne révèlent cette grande avancée dans le domaine de la paléontologie.

Le « Kongonaphon kely » confirme ainsi que Madagascar est une terre particulière, dont les secrets préhistoriques n’ont pas encore tous été décelés. Ces études complètent ainsi un vide dans les recherches sur l’évolution des espèces vertébrées dans le monde. En effet, une partie des réponses jamais trouvées sur d’autres sites à travers le monde a été trouvée grâce au « Kongonaphon kely ». Pour le moment, ces chercheurs sont encore au stade de la découverte. Par ailleurs, les raisons de la miniaturisation de cet ancêtre seraient encore à explorer. Il faut souligner que les ptérosaures volants, c’est-à-dire un de ses descendants, pesaient autour des 250 kilos. Une récente découverte a mis à jour des restes osseux de cette bête géante au Canada.

Politique culturelle. Ils font partie des animaux connus parmi les plus grands du règne animal. A titre de comparaison, le ptérosaure atteignait ou dépassait la taille d’une girafe adulte. A cela sont ajoutés de grandes ailes et on pouvait avoir une idée de ses facultés. Avec cette découverte, Madagascar peut ainsi se dire être un des berceaux de plusieurs espèces paléolithiques. Par contre, ces connaissances ne sont pas démocratisées auprès de la jeunesse et du citoyen lambda malgache. L’absence d’intérêt de la population, oppressée par la pauvreté, entraîne le manque flagrant d’initiative dans la politique culturelle depuis des dizaines d’années jusqu’à maintenant. Les Malgaches continuent d’oublier, ou d’être incités selon certains, à être indifférents à l’endroit de leur histoire.

Et à l’instar de la découverte des sites d’occupation humaine, datant au minimum de -500 ans avant Jésus Christ, -1 500 ans pour des études récentes, ces études confirment que l’histoire de Madagascar est loin d’avoir débuté au XVIe siècle ou à l’arrivée des premiers blancs avec l’alphabet latin. Les terres malgaches ont été un témoin privilégié de l’histoire de ce monde. Avec le « Kongonaphon kely », l’histoire se compte par centaine de millions d’années avec la Grande île comme décor.

Maminirina Rado

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Sénat : 14 personnes contaminées par le virus

Des sénateurs qui ont passé le test PCR.

C’est confirmé. Le Sénat est contaminé. Les résultats des tests effectués sur les parlementaires et le personnel du Sénat, publiés ce week end dernier, révèlent que quatorze personnes sont atteintes de la pandémie au niveau de la chambre haute. Il s’agit en fait de sénateurs et des membres du personnel de cette institution, qui sont testés positifs au Covid-19.

Jeudi dernier, une grande partie des sénateurs ainsi que des agents et cadres du Sénat ont passé des tests PCR pour identifier les malades. Après la publication des résultats, des mesures ont été prises au niveau du Sénat, qui est touché de plein fouet par la pandémie, pour éviter l’horizon d’un foyer de contamination. Les portes de l’institution sont désormais fermées et le palais sera interdit à toute fréquentation. Tout le local sera désinfecté systématiquement, a-t-on indiqué. Les restrictions imposées lors des différentes réunions dans le cadre de la session ordinaire, qui vient d’être terminée il y a une semaine, n’ont pas empêché la transmission du virus.

Le président du Sénat, Rivo Rakotovao, a exhorté le personnel à prendre soin de leur santé, à respecter les consignes sanitaires et à rester confinés pour éviter toute nouvelle contamination. Toutefois, le personnel du service médico-social de l’institution sera disponible pour les parlementaires et les agents en cas de nécessité de soins.

Le Sénat est la première institution à avoir réalisé officiellement un test au Coronavirus pour l’ensemble de son personnel. Des rumeurs ont circulé depuis la session ordinaire du parlement que les deux chambres accueillent des parlementaires atteints du virus. Mais seuls les dirigeants de la chambre haute ont eu le courage de passer au test pour « connaître l’état de santé » de son personnel et pour couper court à toutes les rumeurs qui circulent. L’assemblée nationale, elle, est déjà victime de la pandémie.

Rija R.

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Football – CAN féminine 2020 : L’annulation contestée par la FIFA

L’instance internationale de football ne partage pas la décision de la Confédération africaine de football (CAF) d’annuler la Coupe d’Afrique des nations féminine (CAN-2020).

Lors de son intervention sur le World Football Summit par visioconférence le vendredi 10 juillet dernier, Gianni Infantino, président de la Fifa, a réaffirmé la détermination de cette instance mondiale pour le développement du football féminin. « Le football féminin est une priorité absolue pour la Fifa. Nous ne devrions pas user du Coronavirus comme prétexte pour mettre de côté le football féminin. Au contraire, nous devons continuer à aider le football féminin car il a un bel avenir », a déclaré Gianni. Une déclaration qui intervient  dix jours après la décision du comité exécutif de la CAF  d’annuler la Coupe d’Afrique des Nations féminine 2020. Plusieurs footballeuses africaines ont lancé une  pétition exigeant la restauration de la CAN-2020, avec un report pour 2021 et non une annulation. La secrétaire générale de la Fifa, Fatma Samoura, a également enfoncé le clou et s’aligne à la cause des joueuses. « La CAN féminine 2020 a été annulée tout simplement parce qu’il n’y aura pas de Coupe du monde en 2021, et qu’il y en aura une en 2023 ? Cela veut dire qu’entre 2019 et 2023, les filles qui ont fait leurs preuves en France l’année dernière (2019) n’auront la possibilité de jouer la qualification que dans 4 ans. Ce n’est pas possible ! Comment voulez-vous qu’un pays africain puisse rêver de remporter une Coupe du monde avec ce genre de management ?», s’est indignée la SG de la Fifa. Pourtant, la Fifa vient d’allouer 500 000 dollars à chaque fédération membre pour aider au développement du football féminin et faire face aux conséquences de la pandémie de Coronavirus. Fanja Andriamampandry, ancienne membre de la commission football au sein de la Fédération Malagasy de Football (FMF) partage l’inquiétude des joueuses africaines. « Si on veut un développement et un envol du football féminin en Afrique, la multiplication des compétitions s’avère indispensable. Or, le comité exécutif de la Caf a décidé d’annuler la CAN 2020 féminine au lieu de la reporter comme la CAN 2021 en 2022 et le CHAN 2020 en 2021 », a-t-elle souligné.

 Recueillis par T.H

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Stations-service : Fermeture à 18h pour Antananarivo

Clôture des activités à 18 heures pour les stations-service de Tanà.

La nouvelle a surpris plus d’un. « Les stations-service sont autorisées à exercer leurs activités de distribution de produits pétroliers chaque jour jusqu’à 18 heures ». Peut-on lire dans une note relative à la fixation des heures limite et des activités dans les stations-service situées dans la région Analamanga durant l’état d’urgence publiée en date du 11 juillet dernier et signée par l’Office malgache des hydrocarbures. La même note de préciser dans son article 2: « Seules les activités de distribution ainsi que les produits pétroliers définis au sens des dispositions des articles 7,1 et 7,2 de l’annexe 1 de l’arrêté n°2924/2000 du 24 mars 2000 fixant le cahier des charges afférents aux dispositions communes aux licences d’exploitation des hydrocarbures et à chaque catégorie de licence tel que modifié par les arrêtés n°5003-2004 du 08 mars 2004 et n°48705-2009 du 26 octobre 2009, sont concernées …». Outre la fermeture des stations-service à 18 heures, la note émanant de l’Office malgache des hydrocarbures clôt également « à 12 heures », « la réalisation des autres activités accessoires ainsi que les ventes des autres produits non définis dans le cahier des charges cité à son article 2 ». S’arrêteront donc à partir de midi les activités telles que « le petit entretien des véhicules des usagers, les ventes des autres produits : destinés aux véhicules des usagers, une mesure nécessaire pour lutter contre la propagation du coronavirus ou encore les produits permettant aux foyers d’accéder quotidiennement à leurs besoins essentiels ». Pour conclure, la note émanant de l’Office malgache des hydrocarbures interdit aux stations-service d’exercer d’autres activités.

Recueillis par José Belalahy

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Madagascar : Décès du Pasteur David Rakotonirina

Le pasteur David Rakotonirina est un pasteur luthérien, président de la communauté des Églises Luthériennes FLM ( Fiangonana Loterianina Malagasy), ainsi que président du conseil œcuménique des Églises Chrétiennes ( FFKM ).
Celui ci est décédé samedi dernier, suite a une maladie, selon les informations. Il était à Menabe, organisant des réunions synodales et a du être évacué d'urgence à Antananarivo mais, malheureusement, n'a pas pu résister contre sa maladie. L'inhumation a eu lieu hier même, avec seulement un nombre limité d'assistance à l'église Luthérienne d'Ambatovinaky. Un représentant du président de la République était sur les lieux, afin de participer au dernier hommage.
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Madagascar : L'état d'urgence sanitaire continue

L'état d'urgence sanitaire se remet en place pour une durée de 15 jours encore. Ce dimanche 12 juillet, le Président de la République a pris parole dans l'émission spéciale pour le coronavirus sur la chaîne nationale. Les mesures restent inchangées pour cette nouvelle période. Andry Rajoelina a expliqué que la Banque Mondial envisage de débourser une somme de 200 000 000 000 d'Ariary, ainsi qu'une autre somme de 80 000 000 d'Ariary pour Madagascar. Des aides sociales, pour les familles les plus démunies seront réalisées à partir de cette semaine, toujours selon lui.
Il a, ainsi, encore une fois insisté sur l'efficacité du Tambavy Covid Organics, et de la nouvelle gélule CVO+ qui sera bientôt disponible. Le président de la République a profité pour annoncer les dates des examens officiels pour cette année scolaire 2019 - 2020. Le CEPE est prévu pour le début du mois de septembre prochain, le brevet pour le 14 septembre et le baccalauréat se déroulera à partir du 05 octobre 2020.
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Football - LMS - Carton plein pour Romain Métanire

C’est officiel, Romain Métanire prolonge avec le Minnesota. Premier match et première victoire pour le Minnesota United. Le Major League Soccer vient de redémarrer aux Etats-Unis. La Formation de Minneapolis a disputé sa première rencontre, dimanche dernier. Elle s’est imposée devant le Sporting de Kansas City, deux buts à un. Il s’agit de la 3ème victoire consécutive de la bande à Romain Métanire en ce début de saison en Major League Soccer. Malgré la domination des hommes de Peter Vermes, lors de la majeure partie de la rencontre, Adrian Heath a su adapter son schéma tactique par rapport aux assauts de l’équipe adverse. Titulaire indéboulonnable sur le flanc droit, Romain Métanire a rendu une copie au-dessus de la moyenne. Comme à son habitude. Booster par la signature d’un nouveau contrat dernièrement, il a prouvé à tout le monde qu’il mérite amplement une prolongation de son deal. Il était même à l’origine du but de la victoire dans le temps additionnel (90’+7) avec un centre vers où il trouve Raheem Edwards au deuxième poteau et où Molino en attente de l’offrande n’a pas tremblé. Rappelons qu’il a joué avec le Stade Reims en 2017-2018 avant son transfert vers les Etats-Unis en 2019.Comme il fallait s’y attendre, l’international malagasy vient de signer sa deuxième saison dans la Major League Soccer. Désormais, il est sollicité de toutes parts vu son statut qui fait de lui le meilleur joueur de son poste dans le championnat américain. La saison dernière, il a joué 27 matches avec un but et 7 passes décisives sur son compteur. Il a su imposer sa notoriété dans le MLS. Admiré par beaucoup d’entraîneurs du championnat, ses coéquipiers et fans du MLS,  pour sa première participation, le Malagasy figurait déjà dans le « All star » du championnat aux Etats-Unis. « Nous sommes tout simplement heureux de l’avoir dans l’équipe et de le faire signer encore quelques années supplémentaires. Il a joué comme il l’a toujours fait jusqu’ici. J’espère qu’il sera encore meilleur que l’année dernière et figurera toujours parmi les meilleurs joueurs de la ligue au poste de latéral », exalte Andrian Heath, entraîneur du Minnesota United.Recueillis parElias Fanomezantsoa

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Nouvelles technologies - Madagascar, le premier pays d’Afrique à bénéficier de la 5G

Madagascar est le pays leader africain des nouvelles technologies en 2020. C’est un fait rarissime pour une Nation dite sous développée de devancer les autres en saisissant l’opportunité.  C’est le cas de la technologie 5G, débutée en août 2018 aux Etats-Unis et déjà déployée en juillet 2019 dans 17 pays, avec 31 réseaux en service il y a un an.Aujourd’hui, en juillet 2020, ce sont déjà près de 50 pays qui ont déployé la 5G (soit 80 réseaux en service aujourd’hui dans le monde). Ainsi, Madagascar, depuis le 26 juin 2020, date du 60ème anniversaire de son indépendance, figure parmi ces 50 pays et le premier en Afrique  à avoir lancé son réseau commercial 5G grâce à Telma.Le Cabinet IHS Markit prévoit de plus le déploiement de 100 nouveaux réseaux par trimestre à venir en 2020, soit plus de 250 réseaux 5G prévus en service fin 2020 dans le monde.Sur ces 250 réseaux, seulement 15 parmi eux devraient être africains en 2020. Madagascar a devancé ainsi les grandes Nations du continent, entre autres l’Afrique du Sud et les Seychelles.  La 5G se met en place beaucoup plus rapidement que la génération précédente de mobiles 4G.20 modèles de Smartphones sont déjà compatibles en 5G à ce jour. Et d’ici la fin de l’année, plus de 50 nouveaux modèles vont rejoindre ce club, dont le très attendu « iphone 12 ». On estime ainsi que fin 2020, 250 millions de personnes auront accès à la 5G dans le monde grâce à la disponibilité de ces terminaux.« La 5G est une technologie qui finalement consommera 5 fois moins d’énergie » En effet, les premières mesures montrent que la 5G peut consommer jusqu’à 3 fois plus d’énergie pour des vitesses 15 fois plus élevées, donc des usages 15 fois plus importants. La vitesse mesurée pour la 5G varie de 100 Mbits à 20 Gbits selon les fréquences utilisées.Il existe deux groupes de bandes de fréquenceS communément utilisées pour la 5G à ce jour : la bande 5G Sub-6 (des bandes de fréquences inférieures à 6 GHz) où l’on observe des vitesses de 100 Mbits à 1 Gbit et la bande 5G des ondes millimétriques (des bandes supérieures à 24 GHz) où l’on obtient des vitesses de 1 Gbit à 20 Gbits. Ces fréquences ont certes une puissance plus forte mais une portée plus limitée.A Madagascar, l’ARTEC a privilégié pour 2020 les bandes 5G Sub-6 pour le lancement de la 5G, en particulier les bandes n7, n20 et n28 attribuées notamment à Gulfsat dès 2018 et la bande n78 (dite « bande moyenne ») attribuée en 2019 à Telma pour son lancement du 26 juin 2020.Un consortium d’éminents spécialistes, basé en Allemagne, l’ICNIRP, a évalué les risques posés par l’exposition aux radiations de la 5G depuis plus de deux ans et a rendu un rapport sur le moindre risque. « La 5G est certifiée sans danger pour la santé », conclut dans son rapport le consortium international des scientifiques. Cette conclusion répond ainsi clairement aux fausses informations véhiculées par certains réseaux sociaux malveillants…

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Exploitation de bois précieux - Des arnaqueurs promettent des autorisations

50 millions d’ariary. « Telle est la somme réclamée par les arnaqueurs pour une promesse de délivrance de permis d’exploitation de bois ordinaires mais aussi précieux », a rapporté un responsable au niveau de l’Unité de lutte contre la corruption (ULC), au sein du ministère de l’Environnement et du Développement durable (MEDD). Ces malfaiteurs usent ainsi du nom du ministre de l’Environnement et du Développement durable pour faire valoir leurs faux documents, être plus crédibles et obtenir ainsi l’argent de leurs victimes, sans rien leur donner en échange. Il ne faut pas oublier que le ministère a sorti l’année dernière, au mois de janvier, deux notes suspendant la délivrance de permis et toute autre autorisation pour toutes les exploitations et exportations de bois, autant ordinaires que précieux. Face à cette situation, le MEDD a publié une note pour avertir toutes les personnes susceptibles de tomber dans leur piège mais aussi afin d’identifier toutes les victimes. « Actuellement, seule une victime s’est manifestée. Mais avec cette note, nous envisageons de stopper net toute action d’usurpation pour préserver les opérateurs de la filière bois, et plus particulièrement pour conserver nos ressources forestières, déjà que cette crise a accentué les crimes environnementaux un peu partout dans le pays. Jusque-là, les deux notes de l’année dernière sont donc toujours en vigueur », a ajouté ce responsable. Avec la crise sanitaire, les opérateurs de la filière bois se retrouvent également en grande difficulté. Vahinala Baomiavotse Raharinirina, ministre de l’Environnement et du Développement durable, les a ainsi rencontrés en mi-juin dernier afin de trouver une solution commune qui conviendrait aux deux parties. A l’issue de cette rencontre, il a été décidé que les opérateurs ont quatre mois pour évacuer les stocks de bois légaux. Les arnaqueurs tirent ainsi profit de cette ouverture pour promouvoir leurs « fausses » autorisations. Toutefois, les opérateurs sont toujours priés de s’adresser aux autorités compétentes pour tout renseignement afin d’éviter que le business de ces malaiteurs prospère. Selon les autorités, cette action a débuté depuis quelques semaines. La situation actuelle tourne sans aucun doute en faveur de ces arnaqueurs. Cet appel à victimes est très important pour permettre l’identification de ces arnaqueurs. « Nous collaborons déjà de près avec la Police pour la mise en place d’un protocole afin de les traquer et les arrêter. Dans tous les cas, l’enquête a déjà démarré », soutient l’Unité de lutte contre la corruption au niveau du MEDD. Rova Randria

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Assaut de bandits à Maintirano - Le maire d’une localité assassiné froidement

Comme d’autres localités excentriques du pays, Maintirano connaît une situation d’insécurité préoccupante. Pas plus tard que le week-end dernier, un gang a frappé dans un quartier de cette ville, et avec quelle cruauté ! Leur cible : le maire âgé de 44 ans d’une petite commune locale, celle de Belitsaky, et non moins gendarme hors classe basé dans la même région.D’après une source, les assaillants - dont l’effectif n’est pas connu - ont feint de frapper chez cette petite famille et au moment où le maître de céans a pris une petite somme. Loin de douter quoi que ce soit, les locataires leur ont alors ouvert la porte. Mais sans autre forme de procès, les agresseurs ont fait immédiatement feu, en prenant soin de viser le chef de famille, alors complètement livré à leur merci.Cette affaire a laissé le commandement local de gendarmerie perplexe du fait qu’un certain  calme et un ordre règnent dans la région, le déploiement des troupes étant une explication. L’assassinat de ce maire, doublé d’un officier au sein de la Gendarmerie nationale, aurait été donc prémédité, du moins aux yeux de cette Force. D’autant plus que lesdits assaillants semblaient ne pas s’intéresser particulièrement à un quelconque butin. Généralement, les bandits  de cette région commettent un crime, non seulement pendant une razzia mais aussi dans le cadre d’un quelconque règlement de compte. Et lorsque les membres des Forces de sécurité se montrent un peu trop regardants dans leurs affaires, ils n’hésitent pas à utiliser les grands moyens, histoire de les forcer à se taire ou les écarter tout simplement de leur chemin car susceptibles de les gêner dans leurs sales activités.A part cela, les attaques visant les employés de multinationales de la région semblent s’estomper du coup, contexte du Covid-19 oblige. Idem pour les assauts contre les véhicules de tourisme et de transport, toutes catégories confondues. Puisque c’est encore la saison morte dans le domaine du tourisme, mesures restrictives oblige, les dahalo de Maintirano doivent se rabattre sur les razzias et s’en prendre aux Forces de l’ordre.Franck R

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« Allons enfants de … »

Ce jour du 14 juillet, la France célèbre sa fête nationale. En temps normal, sans Covid-19, tous les Français où qu’ils soient entonnent, ce jour, avec enthousiasme et fierté et dans une liesse populaire l’hymne national, « La Marseillaise » populairement connu en ces termes « Allons enfants de la Patrie » ! Au départ, ce fut un chant de ralliement et de guerre de l’Armée du Rhin écrit et composé par un officier du génie Claude Joseph Rouget de Lisle en 1792 et adopté par la Convention comme hymne national en 1795.On ne peut pas ignorer ni passer inaperçu les soixante-quatre longues années d’esclavage au visage parfois primitif et à la  fois moderne que Madagasikara avait subis sous la colonisation française. Les aînés gardent toujours en mémoire ces « années  folles » au cours desquelles on les imposait à apprendre à chanter … correctement la Marseillaise dans la cour des Ecoles officielles. Les colons, sous la bénédiction du pouvoir colonial, de la France par extension, abusaient des indigènes sous toutes formes d’excès allant du corps physique aux ressources naturelles. En ce jour, au moment où  les Français chantent « Allons enfants de la Patrie, le jour de gloire est arrivé… ». Ils doivent bien savoir et ancrer dans leur tête que cette « gloire », s’il y en a eu, ils l’ont eu au prix du sang et de la sueur des autres peuples dont les Malagasy.En ces temps-ci, Madagasikara traverse l’une de ces périodes les plus critiques de sa vie. La pandémie de ce virus implacable qui fait souffrir tant de pays, à travers le monde, sévit dans la Grande île. Des morts, des malades aux formes graves et des contaminés dont le nombre ne cesse de grimper au fil du jour nous créent des fantasmes et ennuis combien compromettants. Selon le Président Rajoelina, dans la soirée du dimanche 12 juillet, on n’est pas près d’atteindre le pic. Le pire se trouve encore devant !Paniqués, désemparés et plongés dans le désarroi ! Tel est le constat général du comportement sociétal qui prévaut dans le pays suite au regain d’intensité du Covid-19. La pandémie atteint, en dépit du fait que les chiffres ne soient si ahurissants qu’ailleurs, une proportion alarmante. Les autorités craignent le pire et décident de prendre le taureau par les cornes mais la population ne cache pas son angoisse. Alors, allons-nous baisser les bras et se laisser emporter ensemble par la vague de la terreur ? Evidemment, non ! C’est le négatif total ! Il faut à tout prix et par n’importe quel moyen qu’on se lève et qu’on avance, sans peur ni reproche, pour attaquer de front cet ennemi fût-ce invisible. Notre Dirigeant, en sa qualité de chef de guerre, nous encourage à aller de l’avant. Si on nous a habitués à concevoir que l’ « impossible n’est pas français », maintenant pour la même démarche, nous affirmons que le terme « invincible » (« tsy hay resena ») n’est pas malagasy. « Tsy misy mafy tsy laitran’ny zoto », disaient nos Ancêtres les Ntaolo.Allons enfants de la … Grande île, le jour de renforcer la bataille contre le coronavirus pour la gloire est arrivé ! Ne reculons jamais.

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Examens officiels - Des candidats et parents soulagés

Les avis divergent. Lors de son intervention sur la chaîne nationale, dimanche soir, le Président de la République Andry Rajoelina a annoncé les nouvelles dates pour les examens du CEPE, du BEPC et du baccalauréat. « Le Conseil du Gouvernement qui s’est tenu récemment nous a permis de définir les dates des examens officiels. Si le CEPE se tiendra le 1er septembre prochain, le BEPC se fera du 14 au 18 septembre. Pour le baccalauréat, la session se déroulera à partir du 5 octobre », a informé le Chef de l’Etat. Une annonce qui a soulagé la majorité des candidats et parents. « Après ma peur d’une année blanche, favorisée par l’évolution actuelle du coronavirus, je suis tellement contente que l’examen aura quand même lieu, surtout en octobre. Personnellement, je continue à réviser mes leçons et traiter des sujets-types d’examen, en cette période de confinement », nous confie Hasina R., parmi les candidats à l’examen du baccalauréat inscrits à Antananarivo. « Nous avons encore quelques semaines pour préparer nos enfants. L’aîné passera son BEPC et la cadette son CEPE cette année. J’espère vivement que la propagation de la pandémie s’allégera d’ici les dates prévues pour les sessions », avance Malanto A., mère de famille résidant aux 67 Ha. Ce soulagement n’est toutefois pas partagé par tous les parents. Certains préfèrent une année blanche pour leurs enfants. « Je ne veux pas courir le risque que mon fils unique contracte le virus, en allant passer son examen du CEPE. Sa santé passe avant son diplôme », s’exprime Fidélis T., père d’un candidat.Pour leur part, les établissements scolaires privés mettent à jour leur organisation pour faire face à la fois à la pandémie et aux prochains examens officiels. « Nous continuons à proposer des devoirs, notamment des sujets-types d’examen, pour nos élèves. Ils doivent ensuite nous le rendre en fin de semaine sur des feuilles de copie que nous notons. Si la situation pandémique s’améliore, nous envisageons de les faire retourner en classe au mois d’août, pour les révisions générales et LES dernières recommandations au profit des candidats », avance Jacqueline Razanoelisoa, Directrice du  Collège moderne d’Ambodifasina (CMA). Pour cet établissement, les parents ne sont pas forcés de payer les frais de scolarité. Les enseignants et chargés de cours reçoivent pourtant des subventions à la place du salaire. Le loyer et le fonctionnement du collège restent suspendus, faute de moyens.Patricia Ramavonirina

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Désinfection avec l’association - Fitia Une quarantaine de marchés concernés

Quinze (15) jours de campagne menée dans l’Avaradrano, Atsimondrano et Ambohidratrimo. 42 marchés issus de ces 3 Districts de la Région d’Analamanga sont concernés par la désinfection, initiée par l’association Fitia. Cette campagne fait suite aux actions déjà entreprises par ladite association présidée par Mialy Rajoelina, également Première dame de Madagascar, afin de limiter la propagation du Covid-19. Les « taxis-be », les gares routières et les marchés ont déjà été touchés par la campagne de désinfection depuis le début de la pandémie. L’objectif étant de contribuer à la protection et au bien-être de la population, tout en soutenant les efforts déployés par l’Etat dans la lutte commune contre le coronavirus. D’ailleurs, les lieux choisis pour mener la campagne sont les plus fréquentés, même durant cette période de  reconfinement. Les commerçants ainsi que ceux qui sont contraints de faire quotidiennement leurs courses ont besoin de protection. Raison de plus pour minimiser la propagation du virus à travers la désinfection.L’association Fitia mobilise quotidiennement 28 de ses membres pour la mise en œuvre de la campagne de désinfection des marchés. Ceci en collaboration avec divers partenaires, entre autres la Région d’Analamanga conduite par le gouverneur Hery Rasoamaromaka, les Communes concernées ou encore des volontaires. Ils utilisent le Virokryl pour la désinfection des marchés et des étals, ainsi que de l’alcool et du « Ravintsara » pour la purification de l’air. Le lancement de la campagne s’est déroulé hier au grand marché d’Ivato, en présence du gouverneur d’Analamanga, du maire de ladite Commune ainsi que des membres de l’association Fitia. Les marchands n’ont pas manqué d’exprimer leur reconnaissance envers l’initiateur et les partenaires dans la tenue de cette campagne. Avec le nombre de personnes qui font des allers-retours pour leurs courses journalières, les marchands ne sont pas à l’abri des risques de contamination du Covid-19, ceci malgré le respect des mesures et gestes barrières. « Nous sommes soulagés qu’une désinfection se fasse quotidiennement au marché », s’exprime une commerçante à Ivato.Recueillis par Patricia Ramavonirina

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Covid-19 - Le pic attendu dans 45 jours

Lors de son intervention dimanche soir sur toutes les chaînes, le Président de la République Andry Rajoelina a annoncé que le pic pour Madagascar est prévu vers la fin du mois d’août. Joint au téléphone hier, le directeur de cabinet auprès du ministère de la Santé publique, le docteur Lamina Arthur a expliqué que le pic se traduit par l’évolution du nombre de cas ou encore l’apparition de nouveaux cas. Ceci dépend de la transmission du virus ainsi que le taux de production en fonction des stratégies de riposte Covid-19 élaborées. « Une fois qu’un certain niveau de contamination au niveau de la population soit atteint, la chaîne de transmission est rompue progressivement. Les individus qui ont déjà attrapé le virus développent une immunité qui fera  ainsi barrage à la propagation. C’est du même principe que la vaccination. Plus il y a des gens vaccinés, moins la maladie circule. Effectivement, ce chiffre implique des millions de d’individus contaminés, mais il est important de préciser que la majorité des personnes infectées sont des porteurs sains. Nombreux ont recouvré la santé à domicile sans passer par des tests PCR », argumente-t-il. Selon le Professeur Vololontiana Marie Hanta Danielle, porte-parole du Centre de commandement opérationnel - Covid-19 Ivato et non moins doyenne de la Faculté de médecine à l’université d’Antananarivo, le pic constitue une théorie épidémiologie voire une projection. « La détermination se repose sur une modélisation élaborée par des épidémiologistes suivant une probabilité mathématique. Elle incombe différents critères, à savoir les mesures sanitaires, le nombre de tests réalisés régulièrement », souligne-t-elle.   Un observateur malagasy a déjà affirmé que ce réflexe est axé principalement sur le respect des mesures de confinement voire la mise en œuvre du plan d’urgence sanitaire par le Gouvernement. Dans le cas contraire, la propagation est entrainée par la mobilité démographique en quête de survie. Plus la population est mobile, plus le virus se propage.Scientifiquement parlant, la détermination du pic résulte d’un travail complexe basé sur une courbe épidémique établie par les autorités sanitaires malagasy. Elle marque le début de l’épidémie, le 19 mars 2020, date de l’annonce officielle de  la première contamination à Madagascar. En tenant compte du temps d’incubation et de la proportion des cas asymptomatiques, une marge d’incertitude s’installe toujours malgré la date exacte des premiers cas recensés. Cette étape se combine avec l’étude du taux de reproduction du virus, à savoir le nombre de personnes contaminées par un seul malade. Dans la Grande île, les scientifiques malagasy ont estimé qu’un cas positif peut contaminer deux et même trois individus par jour. En outre, les ripostes Covid-19 sont également mises en exergue. C’est avant tout l’évaluation de l’efficacité des mesures de confinement, notamment l’application des gestes de barrières sanitaires. Le Président de la République Andry Rajoelina a décidé reconfiner la Région d’Analamanga le 6 juillet dernier. Logiquement, plus les stratégies de riposte sont efficaces, plus le pic arrive tôt. K.R.

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Lutte contre le coronavirus - La venue des médecins français en discussion

La France comme l’a annoncé le Président Macron à son homologue malagasy apportera son aide à Madagascar dans la lutte contre le Covid-19. Des médecins français pourraient venir dans la Grande île pour renforcer leurs confrères malagasy dans cette bataille de longue haleine. Les deux Etats sont actuellement en pourparlers pour la concrétisation de ce projet qui entre également dans le cadre de la coopération des hôpitaux de la région de l’océan, Indien. C’est ce qui ressort de la réception des aides venant de l’hôpital de l’île de La Réunion hier à l’aéroport international d’Ivato. C’est l’ambassadeur de France à Madagascar, Christophe Bouchard, qui a remis au nom des autorités françaises ce don au ministre malagasy de la Santé, Ahmad Ahmad.Avec la multiplication des centres de traitement du Covid-19 à Analamanga et bientôt dans d’autres régions les plus touchées par ce virus qui a fait déjà plus de 500.000 morts dans le monde entier et contaminé plus de 10 millions de personnes, l’aide de la France arrive au moment opportun. Ce don de l’hôpital de l’île de La Réunion est composé entre autres de 120 masques à haute concentration d’oxygène, de concentrateur d’oxygène, 550 lunettes oxygènes (adultes et pédiatriques), 2000 équipements individuels (EPI), des sondes d’intubation armée, 100 unités de mandrin d’Eschmann, 80 unités de masque facial à bourrelet, 75 unités de raccord en T pour respirateur avec filtre bactérien et bien d’autres. A l’instar des pays amis venus apporter leur aide à Madagascar comme l’Allemagne,  la Chine, le Maroc, les Etats-Unis, la France a offert des matériels très utiles aux hôpitaux et au personnel médical.La Rédaction

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Magistrats et professionnels judiciaires - Interdiction de recevoir des justiciables au bureau ou au domicile

« Nous pourrons peut-être accompagner de manière constructive, au niveau de nos juridictions respectives, une amélioration du système judiciaire en tant qu’usager averti », lancent les partisans de la lutte contre la corruption à l’occasion de la Journée africaine de la lutte contre la corruption (JALCC), célébrée samedi dernier, et dont le thème est « Combattre la corruption par un système judiciaire efficace et efficient ».A ce propos, la proposition de l’ancien ministre de la Justice et membre du Haut Conseil pour la défense de la démocratie et de l’Etat de droit (HCDDED), Anaclet Imbiki, s’appuie par l’application stricte d’un texte réglementaire datant de 1997, de la mise en œuvre effective de tous les dispositifs anti-corruption, outre la moralisation des magistrats et les autres professionnels judiciaires (greffiers, avocats, officiers de police judiciaire, huissiers).Selon l’auteur d’une proposition adressée au Président Andry Rajoelina le 2 juin, il n’est pas superflu de préciser que l’une des causes de l’échec de la lutte contre la corruption judiciaire réside dans l’absence de volonté politique. « Je n’en cite comme preuve irréfutable que le défaut de l’application de la circulaire du garde des Sceaux, ministre de la Justice n° 109-MJ/CAB du 2 octobre 1997 relative à l’interdiction faite aux magistrats de recevoir des justiciables au bureau ou au domicile en dehors des procédures contradictoires », rappelle-t-il.Aucune dépenseEt lui de poursuivre : « Qui osera contester de bonne foi que la réception par un magistrat en charge d’un dossier, d’une partie à un procès à son bureau, à plus forte raison à son domicile, favorise la corruption ? En tout cas, l’autre partie au courant d’une telle rencontre en dehors d’une procédure contradictoire ne fera jamais confiance au magistrat qu’il soupçonne à juste titre de commettre une corruption.« Pire, elle va entreprendre la même démarche pour corrompre le magistrat. En tout état de cause, nul n’est besoin d’être expert en éthique et déontologie judiciaires pour comprendre qu’une telle réception d’une partie au procès est à proscrire. En effet, un citoyen lambda doué d’un simple bon sens est convaincu qu’un tel magistrat enfreint gravement une obligation éthique d’impartialité ».Anaclet Imbiki se demande pourquoi les autorités judiciaires n’appliquent pas depuis de nombreuses années cette circulaire, alors que cette application n’implique aucune dépense budgétaire. C’est cela précisément, selon lui, l’illustration d’un « manque de volonté politique », même si des gouvernants ou politiciens n’aiment pas qu’on utilise cette expression pour justifier l’échec de la lutte contre la corruption à Madagascar. Il faut appeler un chat un chat.Les plus corrompus« C’est pourquoi, conformément au dicton « Aux grands maux les grands remèdes », des réformes profondes doivent être mises en chantier et des mesures audacieuses prises, mais dans le respect des principes fondamentaux judiciaires, si on souhaite réellement des résultats probants dans un délai raisonnable », insiste le président national de Malagasy Miara-Mandroso Aron’ny Demokrasia (Mamimad) ayant pour objectifs de « promouvoir et défendre la démocratie, les droits de l’homme, la bonne gouvernance, le développement harmonieux et intégré de toutes les régions sans exclusion pour quelque cause que ce soit, la répartition équitable des richesses nationales entre les collectivités et entre les citoyens, la responsabilisation des jeunes ainsi que l’approche genre et l’éducation citoyenne ».« Ce qui est plus navrant, c’est que la Justice, une structure institutionnelle constituant le dispositif central gouvernemental de la lutte contre la corruption, pour être en aval de la chaîne anti-corruption, est classée de façon constante depuis plusieurs années parmi les trois ou quatre services publics malgaches les plus corrompus », regrette l’ancien ministre de la Justice.« Plus préoccupante encore, selon les observateurs, est la perception de l’extension de la corruption au sein de la Justice administrative. En effet, presque seul l’ordre judiciaire était le domaine privilégié des pratiques corruptrices. Mais depuis quelques années, les tribunaux de l’ordre administratif en étaient aussi, affirme-t-on, affectés, notamment à l’occasion des contentieux électoraux communaux et municipaux », ajoute-t-il.Crainte de Dieu« Dès lors, comment pourrait-on espérer à Madagascar gagner dans un délai raisonnable la lutte contre ce fléau national, si la Justice elle-même sur laquelle repose principalement cette lutte ne montre pas au préalable patte blanche ? En effet, avant de juger, les magistrats sont aussi jugés par l’opinion publique », tranche-t-il.« Lorsque l’on procède à l’analyse des faits de corruption dans divers secteurs du domaine public, il est surprenant de constater de façon quasi systématique, les relations étroites qui existent entre milieu politique et milieu économique. C’est en effet dans le cadre des rapports de la politique et de l’argent que la corruption prend naissance », cite-t-il Frédérique Farouz-Chopin.Il préconise alors, entre autres choses, la mise en œuvre effective et immédiate des circulaires concernées par la nécessité de moralisation de la profession de magistrat, et surtout l’application rigoureuse et sans faiblesse des dispositions des lois n° 2015-056 du 17 décembre 2014 portant création de la Chaîne spéciale de lutte contre le trafic de bois de rose et/ou de bois d’ébène, n° 2016-021 du 22 août 2016 relative à la lutte contre la corruption ainsi que n° 2016-021 du 22 août 2016 sur les Pôles anti-corruption.Dans sa conclusion, il dit : « En matière de lutte contre la corruption, outre la nécessité impérieuse de la lutte contre l’impunité, il importe d’inculquer chez les agents publics, magistrats compris, l’éthique malagasy de la rétribution des actes par le tody après la commission du tsiny. « Ny tody tsy misy fa ny atao no miverina » ainsi que celle de la crainte de Dieu (Tahotra an’Andriamanitra). « Celui qui fait le mal, par la commission de la corruption, se révolte contre Dieu ».Recueillis par M.R.

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Dettes de Madagascar - Le Sénat demande un effacement et non allégement

Rapatriement des avoirs déposés aux paradis fiscaux, impacts du Covid-19, relance économique de la post-pandémie, transparence de la gestion des aides, allègement et effacement des dettes, protection de l’environnement, économie bleue, taxe de carbone… Tels ont été les sujets débattus en visioconférence par des représentants des réseaux parlementaires des 36 pays, appuyés par la Banque mondiale et le Fonds monétaire international, qui s’est tenue jeudi dernier.Madagascar y a participé par le biais du premier questeur du Sénat Mourad Abdirassoul et du conseiller technique du président Rivo Rakotovao, Alain Désiré Rasambany. Depuis Washington DC, les experts de la Banque ont échangé avec les délégués des Parlements au sujet de la gestion efficiente des dettes et d’un financement de 160 milliards de dollars qui profiteront aux pays concernés au cours des quinze prochains mois pour atténuer les impacts de la crise sanitaire, en vue d’un lendemain meilleur pour les habitants.Les participants ont examiné ensemble la question des dettes actuelles causées par le Covid-19 et la façon dont Washington envisage de rendre transparente leur gestion. La Banque, par le biais de l’Association internationale pour le développement (IDA), se penche plus particulièrement sur le cas des pays plus pauvres en leur accordant de nouveaux fonds pour le développement durable. Le Parlement joue un rôle crucial dans le processus de redressement économique du pays en vue des résultats satisfaisants.Cadre propiceLes parlementaires mondiaux ont appris les répercussions de la pandémie sur le système de financement international. Ils ont eu vent des décisions pris par le G20 ainsi que d’autres partenaires de la Banque au sujet de l’allègement des dettes consécutivement à la grande récession entraînée par la propagation du virus dans le monde, de la relation Etats-Unis-Chine, de la révision des politiques nationales, des budgets nationaux, de la politique environnementale, des critères de vulnérabilité, de la femme et de l’enfant notamment.Les représentants du Sénat de Madagascar ont demandé à l’équipe de la Banque mondiale l’effacement des dettes et non de leur allègement. Les pays pauvres doivent en bénéficier eu égard à leur fragilité accrue en raison de la grande récession à l’échelle planétaire. Ils ont aussi fait part de leur préoccupation quant à la garantie des investissements internes et le contrôle sinon l’éradication de l’usage des dettes au profit des placements aux paradis fiscaux.Tout s’accorde à dire de la nécessité de créer un cadre propice à une économie revigorée après la crise sanitaire, à la promotion de la taxe de carbone, à la mesure des sanctions à l’encontre des destructeurs de l’environnement, au programme national de sécurité alimentaire pour les ménages vulnérables, à la santé publique robuste, à la lutte contre la violence, au planning familial, au développement du commerce électronique…Les mesures prises sont, selon la Banque, destinées à endiguer les mauvaises pratiques. La gestion des dettes doit être transparente. La définition des priorités nationales s’avère impérative au stade actuel de l’évolution des choses. L’effacement des dettes souhaité sera intégré dans l’ordre du jour du G20 et des partenaires de la Banque.M.R.

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« Allons enfants de … »

Ce jour du 14 juillet, la France célèbre sa fête nationale. En temps normal, sans Covid-19, tous les Français où qu’ils soient entonnent, ce jour, avec enthousiasme et fierté et dans une liesse populaire l’hymne national, « La Marseillaise » populairement connu en ces termes « Allons enfants de la Patrie » ! Au départ, ce fut un chant de ralliement et de guerre de l’Armée du Rhin écrit et composé par un officier du génie Claude Joseph Rouget de Lisle en 1792 et adopté par la Convention comme hymne national en 1795.On ne peut pas ignorer ni passer inaperçu les soixante-quatre longues années d’esclavage au visage parfois primitif et à la  fois moderne que Madagasikara avait subis sous la colonisation française. Les aînés gardent toujours en mémoire ces « années  folles » au cours desquelles on les imposait à apprendre à chanter … correctement la Marseillaise dans la cour des Ecoles officielles. Les colons, sous la bénédiction du pouvoir colonial, de la France par extension, abusaient des indigènes sous toutes formes d’excès allant du corps physique aux ressources naturelles. En ce jour, au moment où  les Français chantent « Allons enfants de la Patrie, le jour de gloire est arrivé… ». Ils doivent bien savoir et ancrer dans leur tête que cette « gloire », s’il y en a eu, ils l’ont eu au prix du sang et de la sueur des autres peuples dont les Malagasy.En ces temps-ci, Madagasikara traverse l’une de ces périodes les plus critiques de sa vie. La pandémie de ce virus implacable qui fait souffrir tant de pays, à travers le monde, sévit dans la Grande île. Des morts, des malades aux formes graves et des contaminés dont le nombre ne cesse de grimper au fil du jour nous créent des fantasmes et ennuis combien compromettants. Selon le Président Rajoelina, dans la soirée du dimanche 12 juillet, on n’est pas près d’atteindre le pic. Le pire se trouve encore devant !Paniqués, désemparés et plongés dans le désarroi ! Tel est le constat général du comportement sociétal qui prévaut dans le pays suite au regain d’intensité du Covid-19. La pandémie atteint, en dépit du fait que les chiffres ne soient si ahurissants qu’ailleurs, une proportion alarmante. Les autorités craignent le pire et décident de prendre le taureau par les cornes mais la population ne cache pas son angoisse. Alors, allons-nous baisser les bras et se laisser emporter ensemble par la vague de la terreur ? Evidemment, non ! C’est le négatif total ! Il faut à tout prix et par n’importe quel moyen qu’on se lève et qu’on avance, sans peur ni reproche, pour attaquer de front cet ennemi fût-ce invisible. Notre Dirigeant, en sa qualité de chef de guerre, nous encourage à aller de l’avant. Si on nous a habitués à concevoir que l’ « impossible n’est pas français », maintenant pour la même démarche, nous affirmons que le terme « invincible » (« tsy hay resena ») n’est pas malagasy. « Tsy misy mafy tsy laitran’ny zoto », disaient nos Ancêtres les Ntaolo.Allons enfants de la … Grande île, le jour de renforcer la bataille contre le coronavirus pour la gloire est arrivé ! Ne reculons jamais.

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Fandikan-dalàna ny ady amin’ny Covid-19 : Olona roa naiditra am-ponja vonjimaika ao Fenerivo atsinanana

Olona roa no nosamborin’ny mpitandro ny filaminana tao amin’ny sakana ara-pahasalamana tao Fenerivo atsinanana, tao amin’ny fokontanin’i Namahoaka, ny alin’ny alatsinainy 06 jolay teo nifoha ny talata 07 jolay. Tsy iza izy ireo, fa ilay mpamily sy ny mpanampy azy tamin’izay, ny antony dia ny fitondran’izy ireo olona 08 an-tsokosoko avy aty Toamasina hiditra ny faritra Fenerivo atsinanana. Raha ny fanazavana moa dia nafenina tao ambadika garaba ireto olona ireto nandritra izany mba hanasarotra ny fisavana, saingy izao tratra izao ihany noho fahamailoan’ny mpitandro ny filaminana. Nandritra ny fahatrarana ireto olona ireto  dia nogiazana avy hatrany ny fiara ary naverina aty Toamasina niaingany ireto olona 08 tratra ireto, izy roa lahy nitondra azy ireo kosa avy hatrany dia nanaovana fanadihadiana teny anivon’ny mpitandro ny filaminana. Ny antony dia ny lalam-pirenena faha-05 mbola mikatona amin’ny fitaterana olona afa-tsy ny entana ihany no afaka mandeha, amin’izao ady atao amin’ny Covid-19 izao. Niakatra fampanoavana tao amin’ny fitsarana ambaratonga voalohany Fenerivo atsinanana izy roa ireto, ka taorian’ny fandinihan’ny mpitsara ny raharahan’izy ireo, dia nivoaka ny didy savaranonando, fa miandry fitsarana am-ponja ao Fenerivo atsinanana izy roa lahy ireto noho ny fandikan-dalana nataony.

Malala Didier

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Cours du pétrole : Redressement en fin de semaine

Le cours du pétrole s’est redressé depuis la fin de la semaine dernière. A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre s’est apprécié de 89 cents, soit 2,1%, pour clôturer à 43,24 dollars. A New York, le WTI pour le mois d’août gagnait 93 cents, ou 2,4%, pour finir à 40,55 dollars. Selon les analystes de l’Agence internationale de l’Energie (AIE), cet allant est favorisé par les espoirs d’un vaccin contre le Covid-19, d’un léger recul du dollar et des dégâts sur la demande plus limités que prévus. « Des nouvelles positives autour de vaccins et traitements contre le Covid-19 ainsi que la baisse du dollar soutiennent les cours du brut », a estimé Edward Moya, analyste de Oanda. A noter que deux des candidats vaccins sont au stade le plus avancé, la phase 3, où l’efficacité est mesurée à grande échelle. Il s’agit du projet européen de l’Université d’Oxford, en coopération avec la société AstraZeneca, et celui chinois du laboratoire Sinovac, en partenariat avec l’institut de recherche brésilien Butantan.

Prévisions. Les acteurs et observateurs de marché ont accueilli, vendredi, les derniers chiffres de l’AIE, dont les prévisions de chute de la demande en 2020 se sont révélées moins sévères qu’anticipées. Finalement, elles sont attendues à 92,1 millions de barils par jour (mb/j) cette année, soit une chute de 7,9 mb/j par rapport à 2019. Cette dernière prévision est un peu mieux que ce que l’AIE avait prévu jusqu’ici, car la baisse au deuxième trimestre a été finalement moins sévère. Après avoir atteint son plus bas en neuf ans, la production mondiale de pétrole devrait de son côté repartir à la hausse dès ce mois, avec la reprise de la demande, selon toujours les anticipations de l’AIE.

Recueillis par Antsa R.

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Omnisport- ASIEF : John Love guéri du Covid-19

« Le sport est le meilleur remède pour lutter contre les maladies », affirme John Love.

Encore un autre dirigeant sportif testé positif au Covid-19 qui témoigne à propos de la manière dont il a pu guérir. Il s’agit du numéro un de l’Association sportive interministérielle pour l’entretien des fonctionnaires (ASIEF), Jean Aimé Andrianarison dit John Love.

« Méfiez-vous car cette épidémie de Covid-19 est déjà très répandue », c’est qu’a annoncé en premier Jean Aimé Andrianarison, le président de l’Association sportive interministérielle pour l’entretien des fonctionnaires (ASIEF) sur son compte Facebook. D’après sa publication, il a été testé positif au Covid-19, selon les résultats qu’il a reçus il y a dix jours de cela. « Moi personnellement, j’ai déjà fait le test TDR deux fois successifs mais toujours avec un résultat négatif. Mais il y a 10 jours, dès que j’ai fait le test PCR, j’ai été testé positif. Donc les résultats du TDR ne sont pas fiables », a-t-il fait savoir. Pourtant, son état de santé s’est visiblement amélioré et qu’il n’y a rien à craindre.

Ainsi, il a précisé que l’endroit où il était contaminé était à Toamasina lors de ses travaux acharnés. Et malgré son état de santé, selon ses dires, il est diabétique de type 2, il s’est porté volontaire pour aider ses compatriotes. D’ailleurs, il fait partie du personnel de santé. « Je connais mon état de santé mais cela ne m’a pas empêché d’aider mes proches et je n’ai besoin d’aucune compensation de la part de qui que ce soit. Je rectifie les rumeurs disant qu’on a reçu là-bas beaucoup d’argent. Au contraire, on a fait les choses gratuitement. Certes, on a reçu un soutien alimentaire pour lequel on tient à remercier le président malgache. Je ne cherche pas non plus à avoir une place politique. Je pourrais en avoir si je voulais mais ce n’est ni le moment pour briguer une chaise, ni le moment pour se rejeter les torts mais le moment d’agir », a-t-il ajouté.

Par ailleurs, John Love a eu une discussion avec le ministre de la Santé publique concernant la prime pour le personnel de santé. « Pour l’histoire de prime, je n’ai pas plus de détails, mais à ce qui a été dit par notre chef, il faut encore attendre un peu et cela ne m’a posé aucun problème. Je souhaite bon courage à tous ceux qui travaillent dans le domaine de la santé car notre travail est sacré. Un être humain ne meurt que lorsque son heure a sonné », a encore enchaîné le président de l’Asief.

Dans son témoignage, il a mentionné qu’il est en bonne santé après avoir suivi tous les traitements et respecté les consignes. « Mes traitements étaient à base de « evoka ravitsara », Chloroquine, Azitromicine, Vitamine C, « Angivy » cru, et un peu de sport. Je termine mardi mes 15 jours de traitements », a-t-il conclu.

Recueillis par Manjato Razafy

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Tennis de table : Mamison Raoiliarivony s’est éteint !

Le grand pongiste malgache, Mamison Raoiliarivony, est parti pour un monde meilleur.

Le monde du sport en général, et du tennis de table malgache en particulier, est en deuil ! La fédération vient d’annoncer le décès de l’ancien entraîneur Mamison Raoiliarivony, hier à l’âge de 58 ans. Il était un ancien joueur membre de l’équipe nationale à l’époque. En effet, Mamison Raoiliarivony est passé par toutes les étapes en étant joueur (capitaine de l’équipe nationale). Il avait brillé et arraché plusieurs médailles, si on ne cite que celles lors des Jeux des îles de l’océan Indien et des Jeux africains. Puis il était devenu entraîneur de l’équipe nationale. Il avait passé plusieurs années en faisant des pratiques de la discipline avec laquelle il a accompli beaucoup de choses.

La dépouille quittera Anosiala ce jour et sera inhumée à son tombeau familial à Alasora. A toute sa famille et ses amis, Midi Madagasikara adresse ses sincères condoléances.

Manjato Razafy

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Fivarotana lehibe tsy manara-dalàna : Naiditra « violon » ireo tompony, ary nosaziana avokoa ny mpividy

Raha ny omaly alahady fotsiny, dia fivarotana nahatratra teo amin’ny 37 isa teo ho eo, izay tsy tokony hisokatra, ato anatin’izao fihibohana fanindroany izao  no mbola tra-tehaka tsy nanara-dalàna ka voatery nandraisana fepetra henjana hoy ny avy eo anivon’ny polisim-pirenena. Teny amin’iny faritra Tsaralalàna, Antaninarenina, Behoririka, Isotry, Andraharo, Andravoahangy, … izy ireo.

Tsy misy indrafo intsony na iza io na iza … Hentitra tanteraka ireo mpitandro filaminana amin’ny fampiharana ireo fepetra rehetra noraisina hiadiana amin’ny fiparitahan’ny valan’aretina Covid-19, indrindra fa ny eto an-dRenivohitra. Efa napetraka, fa ireo mpivarotra entana tena ilaina  andavanandro sy ireo fivarotam-panafody ihany no afaka misokatra mandritra ity fihibohana ity kanefa hita fa mbola betsaka ireo mpivarotra zavatra hafa no mbola misokatra. Anisan’ireny ireo mpivarotra fitafiana sy ireo magazay mivarotra kojakojan-tokantrano, teny amin’iny faritra Tsaralalàna iny, ireo « quincaillerie » sasantsany teny Andravoahangy sy Andraharo, ary ny sasany tamin’ireo « casino » teny Antaninarenina sy Behoririka. Nakatona avy hatrany ireto toerana ireto, hoy hatrany ny filazam-baovao avy eo anivon’ny polisy ary nosaziana avokoa ireo olona (mpividy sy ny mpivarotra ) tratra tao anatin’izany. Ny tompon’ireny toerana ireny kosa dia nentina natao fanadihadiana sy nampidirina « violon » avy hatrany. « Ny polisy no mbola mampitandrina sy manasazy raha tsy manaraka ny fepetra ianao fa ny aretina kosa dia mamono avy hatrany rehefa azony ianao ».

m.L

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Aires Protégées : Vers un délogement des occupants illicites et des planteurs de cannabis

Le taux de perte de la couverture forestière au niveau de la réserve naturelle intégrale de Tsaratanàna a augmenté de manière inquiétante.

La Fondation pour les Aires Protégées et la Biodiversité de Madagascar (FAPBM) a accordé un fonds d’intervention spécial aux deux aires protégées gérées par Madagascar National Parks, à savoir l’aire protégée de Midongy du Sud et la réserve naturelle intégrale de Tsaratanàna.

Ce fonds permettra à l’unité de gestion de ces aires protégées de réaliser des missions de brigades mixtes pour le délogement des occupants illicites et des planteurs de cannabis à l’intérieur de ces parcs nationaux, a-t-on appris. Pour le cas de la réserve naturelle intégrale de Tsaratanàna, entre autres, la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19 a des retombées négatives sur l’économie locale. A titre d’illustration, les prix des produits de rente ont connu une baisse faute de preneur. Face à cette situation, la population riveraine se livre au trafic de cannabis, d’après toujours les informations publiées par la FAPBM. Ce qui favorise l’accroissement du nombre des occupants illicites à l’intérieur de cette aire protégée, intensifiant les défrichements et les feux. Selon les alertes satellitaires récentes provenant du GLAD (Global Land Analysis and Discover), le taux de perte de couverture forestière au niveau de la réserve naturelle intégrale de Tsaratanàna a augmenté de manière inquiétante dès le début de cette année 2020. Cela s’est aggravé depuis le début de la crise sanitaire.

Sécurisation. Parlant de l’aire protégée de Midongy du Sud, le Fonds d’Intervention Spécial alloué par la FAPBM servira à renforcer les activités de surveillance à l’intérieur de ce parc national. En fait, les agents de ce parc ont réduit leurs activités en ne faisant plus que la surveillance par patrouille, le suivi des feux et le suivi écologique en raison de la diminution des fonds de Madagascar National Parks. Cela résulte notamment de l’absence de recettes due à la fermeture des aires protégées aux visiteurs depuis le début de la propagation du Coronavirus à Madagascar. Des occupants illicites profitent ainsi de la grande superficie de cette aire protégée pour effectuer des défrichements en vue de cultiver du riz pluvial. Les dégâts causés par ces défrichements sont énormes et le gestionnaire du parc ne dispose pas des moyens financiers nécessaires pour faire face à ces pressions d’envergure, a-t-on soulevé. Raison pour laquelle la Fondation pour les Aires Protégées et la Biodiversité de Madagascar a accordé ce Fonds d’Intervention Spécial à l’unité de gestion de ces deux aires protégées en vue de renforcer la sécurisation des parcs nationaux.

Soutien supplémentaire. Il est à noter que le FIS constitue un soutien supplémentaire apporté par la Fondation aux aires protégées en réponse à cette crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19. Ce fonds permettra aux gestionnaires des parcs nationaux de faire face aux situations imprévisibles qui, en l’absence d’actions, engendrent une perte de la biodiversité ou remettent en cause les activités de conservation de l’équipe de gestion de l’aire protégée. Il s’agit, entre autres, d’un support pour cette dernière afin de mieux préserver l’intégrité écologique du parc. Tous les gestionnaires des aires Protégées peuvent ainsi soumettre une demande auprès de la FAPBM pour pouvoir bénéficier de ce FIS. A ce sujet, aucune périodicité n’est fixée pour le dépôt de cette demande à condition de pouvoir justifier le caractère urgent, imprévisible et ponctuel de la situation, a-t-on conclu.

Navalona R.

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Lozam-pifamoivoizana teny amoron-dranomasina : Maty ilay karana mpamily ilay fiara nandona olona

Raha hiverenana dia nitrangana lozam-pifamoivoizana teny amoron-dranomasina mifanila amin’ny “cercle mess militaire” teo aloha. Nivadibadika in-04 ity fiara nandritra izay noho ny fandehanany mafy, raha ny angom-baovao. Naratra mafy ilay tera-tany karana monina ao Analakininina hopitaly be, ka nitarika ny tsy fahatsiarovan-tenany izany nampidirina teny amin’ny hopitaly be. Nodimandry ity tera-tany karana ity vokatr’ io ratra mafy nahazo azy io, ka lasa roa izany ireo nodimandry tamin’ity lozam-pifamoivoizana ity, raha mbola miady aman’aina eo anivon’ny hopitaly aza ilay tapa-tongotra roa nitondra moto. Maro ny resa-be nandeha tamin’ity tranga na lozam-pifamoivoizana ity, ka nanambara ny vadin’ilay karana maty tamin’izany, fa tsy nisy izany rongony tratra izany tao anatin’ilay fiara, araka nolazain’ilay mpitandro filaminana nanao fanamiana sivily tamin’ny mpanao gazety. Ankoatra izany, dia mirongatra be ny lozam-pifamoivoizana eto Toamasina amin’izao fihibohana izao, izay saika ireo moto scooter no miteraka loa ary mazana, araka ny angom-baovao.

Malala Didier

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Pasteur David Rakotonirina : Le président du FFKM et du FLM enterré hier dans l’enceinte de l’église...

Lors de l’enterrement du pasteur David Rakotonirina, hier, dans l’enceinte de l’église luthérienne d’Ambatovinaky.

De son vivant, ce chef d’église était très actif sur le plan spirituel. Tout récemment, il a été dans la région Menabe pour diriger une réunion synodale.

L’église FLM est en deuil. En effet, le président de l’église luthérienne de Madagascar, le pasteur David Rakotonirina, a rendu l’âme samedi dernier à 21h30. Le lendemain même, il a été enterré dans l’enceinte de l’église luthérienne à Ambatovinaky. Il y a une semaine, il avait dirigé une réunion synodale dans la région Menabe. Ayant été malade, il a été évacué dans la capitale en avion. Arrivé à Tanà, il a dû subir aussi un test PCR pour détecter une éventuelle contamination au Coronavirus. Pour plus de précautions, les personnes ayant participé aux réunions qu’il avait dirigées avaient été placées en quarantaine. Selon le communiqué émanant du centre régional de commandement opérationnel (CRCO) Covid-19 du Menabe, il est décédé suite à sa maladie due à une fatigue générale. Toutefois, le professeur Vololontiana Marie Danielle, porte-parole du centre opérationnel, a annoncé hier qu’un dirigeant d’église est mort du Coronavirus. Un 35e décès. Les gens ont vite fait le lien avec ce décès du pasteur même si le professeur n’a pas cité son nom. Et cela a été confirmé par le président Andry Rajoelina.

Grand homme de l’église luthérienne. Le président du FLM est titulaire d’un Honorary doctor of divinity du Niagara Lutheran Theological Institute (NLTI) aux Etats-Unis. Toujours est-il que le pasteur David Rakotonirina a dirigé l’église luthérienne depuis 2016. Quant à son parcours, après son baccalauréat, il a suivi des études dans le domaine de la théologie. Par la suite il a dirigé l’église FLM Ambohibao de 1997 à 2002, l’église FLM 67Ha de 2002 à 2006. Il a été également directeur et enseignant au « Sekoly Teolojikam-Paritany Loterana (STPL) Atsimoniavoko ». Depuis le 20 janvier de cette année, il est à la tête du FFKM. Notons que les dirigeants du FFKM ont tenu une conférence de presse, hier, en mémoire de ce grand homme de l’église luthérienne. Le parcours du défunt pasteur a été retracé, notamment, lors de cette rencontre avec les journalistes.

Recueillis par Dominique R.

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Rédaction en ligne : Aubaine ou exploitation des travailleurs ?

Le secteur de la rédaction en ligne pour le web connaît un regain de force durant cette crise sanitaire. Une situation qui profite à la fois aux auteurs Malgaches œuvrant déjà dans le milieu et aux nouveaux venus à la recherche d’une nouvelle source de revenus en raison de l’arrêt temporaire de leurs activités professionnelles.

Arrivé en masse à Madagascar il y a dix ans de cela, le métier de rédacteur en ligne a attiré bon nombre de Malgaches qui y ont trouvé un moyen de se faire beaucoup d’argent en rédigeant des contenus pour des blogs et des sites Internet étrangers. Pour 0,02 à 0,06 centime le mot, un rédacteur peut gagner entre 10 et 30 euros en écrivant un article de 500 mots. Ce qui est alléchant pour le rédacteur local qui, en convertissant cette somme, touche à peu près 80 000 ariary pour un article de 500 mots. Or, un auteur peut produire jusqu’à 2 000 mots par jour, soit environ 320 000 ariary au quotidien. Et ce n’est certainement pas les demandes qui manquent dans ce secteur depuis ces dix dernières années. Si, au départ, ce sont surtout les « Freelancer » qui accaparaient ce marché, l’idée de créer une agence de rédaction est vite née. Et depuis, elles sont une centaine dans la capitale Antananarivo à employer des rédacteurs capables de rédiger 3 000 mots par jour et payer approximativement dans les 300 000 à 600 000 ariary par mois selon chaque boîte. Un salaire motivant dans un pays où il est presque rare de gagner un tel revenu mensuel. C’est d’ailleurs ce qui explique l’engouement des jeunes pour ce métier.

Robots à écriture. Les compétences requises pour devenir rédacteur web francophone se résument en général à la maîtrise du français à l’écrit et à la connaissance des règles d’optimisation vis-à-vis des moteurs de recherche ou SEO. Mais même si plusieurs sociétés étrangères ont choisi d’externaliser dans la Grande île, certains clients commencent à se plaindre de la qualité des produits livrés par les auteurs malgaches. « J’ai l’impression que vous êtes des robots à écriture. J’ai arrêté de confier des missions à certains auteurs en raison de la qualité des articles qui sont parfois médiocres. Ce qui est étonnant parce que les Malgaches parlent très bien le français. Peut-être est-ce dû à l’appât du gain ? Ils cherchent à produire une grande quantité d’articles et ne prêtent plus attention à la qualité rédactionnelle ? », nous a évoqué un Marocain dont les offres de rédaction pour les Malgaches sont toujours d’actualité en ce moment.

Décalage honoraire. Si une société décide d’externaliser ou de sous-traiter ses prestations dans un autre pays, c’est pour réduire le coût de la main-d’œuvre. Une offre de rédaction de contenus affichant une rémunération à 17 euros l’article de 1 000 mots est considérée comme une insulte en France, tandis qu’elle représente une aubaine pour l’auteur local. Certes, le coût de la vie dans les deux pays n’est pas le même mais le rendu et le volume de travail demandé sont presque pareils. Pour un « freelancer » qui travaille pour son propre compte, le tarif est négociable s’il s’entretient directement avec le client. Mais pour celui qui passe par un intermédiaire ou une agence, il doit se plier à la rémunération de 15 à 30 ariary le mot. La question est : est-ce l’agence ou la personne en contact direct avec les clients étrangers qui brade le prix au mot ou bien est-ce qu’il y a une surexploitation des rédacteurs dans ce secteur ? En tout cas, ce qui est certain, c’est que les rédacteurs malgaches qui peuvent gagner une dizaine de millions par mois ne s’en plaignent pas.

Anja RANDRIAMAHEFA

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Afrique : Madagascar dans la danse avec Sport News Africa

Samuel Eto’o est un soutien de taille pour Sport News Africa.

L’Afrique se place dans le flux mondial de l’information, avec le lancement officiel du Sport News Africa le 3 juillet, soutenu par Samuel Eto’o, l’international camerounais, en personne. En termes de couverture, Sport News Africa compte des correspondants dans les pays suivants : Côte d’Ivoire, Congo, République Démocratique du Congo, Sénégal, Togo, Bénin, Maroc, Algérie, Mauritanie, Burkina Faso, Madagascar, île Maurice, Burundi, Gambie, Niger et le Gabon.

« Sport News Africa vise à promouvoir le sport et les cultures africaines dans le but de développer un modèle sportif et journalistique panafricain et fédérateur. Conscient de la précarité du métier de journaliste sur le continent, SNA s’est engagé à apporter de la stabilité à ses correspondants locaux tout en les formant pour une information vérifiée, fiable et de qualité. Nous sommes fiers de pouvoir présenter un média doté d’une telle ambition et sommes enthousiastes à l’idée de mener cette aventure », a déclaré Séné Ossebi, Directrice Générale de Sport News Africa. SNA propose également une rubrique « Féminine zone » dédiée aux sports féminins ainsi qu’une rubrique « E-sport » dédiée au « gaming ». Deux domaines encore peu médiatisés sur le continent. Enfin, une rubrique spéciale « Portraits » permettra de mettre en valeur les sportifs contribuant au rayonnement du continent, à l’image de l’international camerounais Samuel Eto’o. SNA se veut être une vitrine du monde du sport et de la culture en Afrique et participe au rayonnement des sportifs et artistes africains au-delà de leurs frontières. Sport News Africa jouit d’une communauté importante sur les réseaux sociaux, avec près de 100 000 abonnés cumulés, notamment sur Facebook et Instagram. Lancé en mai 2020 avec plus de 30 000 visiteurs uniques dès le premier mois, SNA s’appuie sur une direction jeune et féminine.

Maminirina Rado

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Cisco Toamasina I : Hatao ny alakamisy 16 jolay ny CEPE andrana

Efa vonona amin’ny fanadinam-panjakana ny eto Toamasina, araka nanambaran’ny lehiben’ny CISCO Toamasina I azy, na mbola tsy fantatra aza ny datim-panadinana nolazain’ny praiminisitra. Raha ny nambaran’ny lehiben’ny SISCO Toamasina I, dia miisa 7.431 ireo mpiadina amin’ny CEPE amin’ity taona ity, raha  6.357 kosa ny isan’ny mpiatrika ny fanadinana BEPC. Miisa 4.717 ireo mpiadina misafidy ny hanao fanatanjahantena hoy hatrany ny lehiben’ny SISCO Toamasina I. Raha efa nahavita ny fanadinana andrany avokoa ireo SISCO any amin’ny faritra hafa, dia ny alakamisy 16 jolay ho avy izao no hanao ny andrana fanadinana CEPE ny SISCO Toamasina I, izay ahitana ny sekoly tsy miankina sy ireo sekoly ara-panjakana. Ny teknisian’ ny SISCO Toamasina I no manamboatra ny laza adina, ka mifanaraka amin’ny fianarana vita sy izay hitranga amin’ny tena fanadinana CEPE ho avy no hitranga amin’izany. An-kilan’izany dia ny 03 aogositra ho avy izao no hanaovana ny adina ara-panatanjahantena ho an’i Toamasina I araka ny fandaminana. Ankoatra izany dia manainga ny sekoly rehetra ny lehiben’ny SISCO Toamasina I hanaraka ny toro marika, sy ny fandaminana mikasika ity fanadinana andrana hatao amin’ny fanadinana CEPE andrana ity.

Malala Didier

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8ème prolongation pour une 9ème quinzaine

Cela fera 4 mois et …4 jours que l’état d’urgence sanitaire est en vigueur depuis sa proclamation sur toute l’étendue du territoire le 21 mars 2020.

8ème prolongation pour une 9ème quinzaine

Limitée dans le temps, la situation d’exception peut être toutefois prolongée dans les mêmes formes, par tranches ne pouvant excéder chacune la période initiale dont la durée est de 15 jours. Ce qui a amené le Conseil des ministres à proroger à huit reprises l’état d’urgence sanitaire. La dernière en date ayant été prise le 11 juillet jusqu’au 25 de ce mois. En somme, c’est la 9ème quinzaine de l’état d’urgence sanitaire qui n’est pas près de prendre fin, compte-tenu de l’augmentation des cas confirmés de Covid-19. C’est une véritable « calamité publique » au sens de l’article …13 de la loi relative aux situations d’exception qui prévoit également que « la situation d’urgence peut être proclamée en cas de péril imminent résultant d’atteintes graves à l’ordre public ou à la sécurité de l’Etat ». Pareil scénario n’est pas à exclure face à la propagation rapide du virus, tel que l’attestent les résultats des tests effectués jusqu’à hier dont le nombre total représente à peine un peu plus du 1/100e de la population de la capitale où se situe l’épicentre de la pandémie. Nonobstant d’hypothétique explosion exponentielle par rapport au nombre d’habitants, le risque d’une explosion sociale n’est pas non plus à exclure à cause des impacts socio-économiques de la crise sanitaire. Notamment les « effets secondaires » du reconfinement qui amènent bon nombre de gens à dire qu’il « vaut mieux succomber demain du coronavirus que de mourir de faim aujourd’hui ». Avec ce que cela suppose comme relâchement des mesures-barrière où les « maux » d’ordre semblent être « raha maty aho, matesa rahavana ». Littéralement, « Si je meurs, que meurent les autres ». Ce qui est tout à fait contraire au slogan « arovako ny tenako, arovako ny hafa ».

R.O

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Patrimoine : La résidence de Tsiranana à Anahidrano serait forcée à devenir un musée

Philibert Tsiranana, le président de la République malgache.

La maison familiale de l’ancien président de la République Philibert Tsiranana à Anahidrano, dans le district d’Antsohihy, se trouve dans le collimateur d’une reconversion en musée. La famille et les héritiers du défunt commencent ainsi à manifester leur inquiétude face à un « prétendu » forcing des autorités locales de porter ce projet à terme. Pour le moment, cette résidence d’Anahidrano appartient à l’ancien chef de l’Etat. Il s’agit d’une propriété personnelle qu’il ne partage pas, même un centimètre carré, avec l’Etat ou les autorités en charge du patrimoine. Leur avis est donc essentiel pour attribuer un nouveau statut à ce bien. Comme il a été la résidence du premier président de la République de Madagascar, il est tout à fait normal qu’elle ait été témoin de plusieurs faits historiques. D’ailleurs, la famille y célèbre tous les ans la journée du 14 octobre 1958, date de l’abrogation de l’annexion de Madagascar par les colons français et proclamation de la République malgache. C’est devenu une tradition dans la localité depuis tout ce temps. Pour la famille, les responsables devraient discuter avec elle sur les tenants et aboutissants de ce projet avant de décider en amont. Pour ne pas risquer de créer un scandale retentissant comme le fameux colisée d’Anatirova malgré les mesures légales prises.

Maminirina Rado

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Football – Ris-Orangis : Défaite de Madagascar face à la Turquie

Premier revers. L’équipe malgache a signé sa première défaite dans la compétition de football à Ris-Orangis, France. Opposée à la sélection turque, la bande à Thino s’est inclinée sur le score de 3 buts à 2, vendredi, lors de la 5e journée des matchs de poule. Pourtant, les Malgaches ont mené au score par 1 but à 0 à la pause sur une réalisation de Ridjkard, qui ne cesse de marquer les esprits de rencontre à rencontre. A la reprise, Madagascar repart des plus belles en inscrivant le second but. Avec un peu de relâchement et un manque de concentration, les joueurs ont craqué, ce qui ont permis aux Turcs de revenir au score et même de prendre le dessus en marquant 3 buts de suite à quelques minutes de la fin de la rencontre. Une première débâcle pour les protégés de Ando Ratre après avoir signé deux victoires et deux matchs nuls. Mais ils ont tous leur chance de se qualifier pour les quarts de finale. Les Malgaches seront opposés aux Congolais, demain, mardi 14 juillet, pour leur avant-dernier match.

T.H

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Andranomadio Toamasina : Tovovavy namaky trano, nosamborin’ny polisy

Hafa kely ity tranga na vaky trano tany Mangarano P/elle 11/47, satria ny mpanofa trano ihany no namaky izany tamin’ny fotoana tsy naha-tao ny tompon-tranony. Nisy fotoana tsy tao an-tranony ny tompon-trano ka nohararaotin’ilay tovovavy 21 taona ity novakiana izany. Raha ny fanazavana, dia nitsoaka niala tao amin’ilay fokontany 11/47 ity tovovavy, ka nifindra tany Andranomadio P/elle 11/43 . Rehefa tonga anefa ny tompon-trano nahita ny zava-nisy, satria ny entana rehetra tao an-trano mihitsy no nanjavona tamin’izay fotoana izay. Nitory teo anivon’ny polisy misahana ny boriborintany faha-02 tarihan’ny kaomisera Rakotovao Jean Christian ilay tompon-trano. Avy hatrany vao naharay ny fitoriana izy ireo, dia nanao ny hetsika tamin’ny fitadiavana ilay tovovavy 21 taona namaky trano ny tompon-tranony. Raha natao ny fikarohana dia tao Andranomadio no tratra ny tenany ary mbola teny aminy ireo entana sasany avy nangalariny. Raha ny fanazavana, dia niaiky ny vaky trano nataony ity tovovavy 21 taona ity. Niakatra fampanoavana androany ny raharaha araka ny fanazavana mba hamantarana ny sazy mety hoazony tamin’izao heloka vitany izao.

Malala Didier

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Musique : « Maty lastiky »de Basta Lion inonde les réseaux sociaux

Le petit prince du Ragga sortira bientôt un nouveau morceau.

Le confinement n’empêche pas les artistes de produire. Au contraire, cette période difficile devient une source d’inspiration pour eux. Basta Lion, le jeune reggaeman malgache fait partie de ces artistes qui produisent même en temps de guerre sanitaire. Après sa collaboration avec Ga Ei, il y a une semaine, le membre de “PNS Label” sort un nouveau morceau qui a déjà fait le tour de la Grande Ile. Sorti le 7 juillet, intitulé « Maty lastiky », le single a été produit par Ratakinga, un studio très fréquenté par les jeunes artistes de la capitale. Fidèle à son rythme, Basta Lion n’a pas changé de sonorité. « Maty lastiky »est proche de celle de « Coup d’envoi », la chanson dédiée à l’équipe nationale malgache de football lors de la Can 2019. Ainsi, Basta Lion veut garder cette qualité acoustique pour « gagner les oreilles » de ses inconditionnels. Néanmoins, certains auditeurs remarquent une redondance de la part du jeune chanteur. « On a l’impression qu’il reprend la même phrase dans ses chansons » atteste un de ces fans. C’est le plus “jamaïcain” des Malgaches. La créolisation de langage devient une tendance actuellement. Les chanteurs urbains utilisent des mots anglais créoles afin de ressembler aux chanteurs comme Mr Vegas, Shaggy. C’est d’ailleurs l’une des spécificités de Basta Lion. Il maîtrise bien ce langage assez étrange. Les conservateurs ne cachent pas leur inquiétude en disant que les jeunes ne parlent plus correctement leur langue maternelle.

Iss Heridiny

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Belitsaky-Maintirano : Maty voatifitra ny ben’ny tanàna

Tsy nisy na inona na inona nalain’ireo olon-dratsy izay tonga nanafika azy tao an-trano fonenany. Vao nisokatra ny varavarana rehefa nandondona toy ny olon-tsotra ireo olon-dratsy, avy hatrany dia tifi-basy no nanjo an’ilay olom-boafidy. Maty tsy tsa-drano ny ben’ny tanàna; izay voafidy tao amin’ny kaomina ambanivohitra Belitsaky, ao amin’ny distrikan’i Maintirano. Tsy alim-be akory, fa manodidina ny tamin’ny fito ora hariva no tonga nandodona ny mpanafika ary nitifitra avy hatrany. Vao vita izay, dia nitsoaka ary nanjavona tao anatin’ny haizin’ny ririnina ireo mpamono olona. Ilay tompon’andraikitra voalohan’ny tanàna kosa dia nitsidraka, nihoson-drà tamin’ny tany. Natao ihany ny ezaka fialana nenina ary notaterina teny amin’ny toeram-pitsaboana izy, kanefa teny an-dàlana dia efa tsy nisy aina intsony. Nikoropaka ny olona teo amin’ny manodidina raha naheno ny feom-basy. Ny sasany niezaka nanaraka ny olon-dratsy ary ny hafa nanampy tamin’ny fitaterana ny naratra. Hatreto, raha ny fahitana ny raharaha, dia ny ain’ny ben’ny tanàna mihitsy no nokendrena nesorina tamin’ity heloka bevava ity. Araka ny voalaza etsy ambony, dia tsy nisy entana nalain’ireo, fa ny nitifitra nahafaty ihany no tena nataony. Nanokatra ny fanadihadiana ny zandary ao an-toerana.

D.R

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Digue : Nisy mpandeha moto maty indray

Ny asabotsy manodidina ny tamin’ny fito ora hariva no nitranga ny lozam-pifamoivoizana. Nidona tamin’ny sarety iray ny scooter. Vokatr’izany dia maty tsy tsa-drano ilay mpitaingina moto raha tsy naninona kosa ny mpitarika sarety. Misesy ary mampitsangam-bolo ny maro hatrany ny lozam-pifamoivoizana ateraky ny moto eto an-drenivohitra satria isan-kerinandro izany dia saika mahafaty olona hatrany. Eo ihany ny fisetrasetràna ho an’ny mpampiasa kodiaran-droa sasany, fa miampy ny tsy fahampiana na faharatsian’ny fotodrafitrasa toy ny làlana simba dia vao mainka mitera-doza tanteraka. Manampy trotraka izany ny fikorontanan’ny fifamoivoizana, toy izay nitranga teo amin’ny digue, mbola misy sarety mandeha ihany, indrindra koa amin’ny alina izay sarotra ny mahita azy ireny noho ny tsy fisian’ny jiro.

D.R

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Relance post-Covid : Besoin de restructuration financière pour les PME

La crise provoquée par la pandémie de Covid-19 engendre un ralentissement sans précédent des activités économiques et des flux commerciaux. Les PME doivent être aidées pour leur restructuration financière et leur repositionnement stratégique après la crise, selon les participants au webinaire sur « le financement des petites et moyennes entreprises dans le contexte du Covid-19 », organisé par le partenariat MFW4A (Making Finance Work for Africa). En effet, de nombreuses entreprises, en particulier les PME, fonctionnent en situation d’inquiétude, au ralenti, ou ont même fermé temporairement et risquent la faillite. Selon la BAD (Banque Africaine de Développement), les PME en Afrique perdraient entre 20 et 40 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2020. C’est d’ailleurs pour débattre des défis liés au financement des PME dans le contexte du Covid-19 que le partenariat MFW4A a organisé ce panel virtuel, qui a réuni des institutions financières avec des représentants de banques et de fonds de capital-investissement. Le webinaire a permis d’échanger sur les défis actuels et les approches réussies en matière de financement de PME, ainsi que sur les opportunités qu’offrent les solutions numériques.

Antsa R.

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“Single” : Smaven revient avec « Anao tiany »

Smaven garde le rythme.

Il y a trois ans, il a fait fureur avec “Mafana” caracolant à la première place dans les hits tout en faisant danser les fêtards dans les endroits huppés de Madagascar. En véritable machine à tube, le jeune homme vient tout juste de mettre en ligne sa dernière ponte « Anao tiany ». Sans changer de registre, Smaven se base sur de “l’afro beat” qui lui a réussi depuis ses débuts. Toujours fidèle à ses premiers pas, on peut également entendre de la bonne musique du terroir. Une formule gagnante qui lui a permis de se forger une notoriété de fer. Evidemment, la chanson parle d’amour. Le clip met en scène une déclaration flamboyante à l’endroit d’une policière qui ne laisse pas de marbre son interlocuteur. Comme à l’accoutumée, le tout se passe sous le soleil des tropiques où l’amour se raconte en musique. Dans tous les cas, « Anao tiany » met du baume au cœur en ces temps difficile. Un petit bout de rayon de soleil en cette période de froid pour combattre la morosité et pour réchauffer les cœurs. Un morceau idéal pour se faire une petite chorégraphie sympathique et pourquoi pas du “tiktok” comme on les aime.

Zo Toniaina

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Ambalavao –Isotry : Un septuagénaire mort dans un incendie, deux soldats du feu blessés

Le quartier d’Ambalavao-Isotry a été le théâtre d’un terrible incendie dans la nuit du samedi 11 au dimanche 12 juillet. Un bâtiment à deux étages a pris feu dont le bilan fait état d’un mort, deux blessés et cinquante personnes sans-abri. Selon les informations, la caserne des sapeurs-pompiers de la commune urbaine d’Antananarivo à Tsaralalàna a reçu l’appel annonçant la catastrophe samedi vers 20 heures 30. Sitôt alertés, des soldats du feu à bord des quatre camions citernes se sont dépêchés sur place. L’embrasement a déjà atteint l’ensemble de la maison quand les secouristes ont débarqué sur les lieux. Ce qui a compliqué leur intervention. Les voisins ont signalé qu’un homme de 75 ans, souffrant d’un problème de tension artérielle, était piégé dans cet incendie. Après une longue bataille contre le feu, les secouristes ont retrouvé le corps calciné de la victime dans une pièce au rez-de-chaussée. Deux sapeurs-pompiers ont été blessés durant cette opération. L’un est asphyxié par une explosion de gaz et l’autre a reçu des coups lors d’une chute. Le feu a été maîtrisé vers 23 heures et fut complètement éteint vers 2 heures 30 du matin. Heureusement qu’il n’a pas atteint les maisons situées aux alentours. Selon toujours les informations, neuf ménages composés des 50 personnes habitaient ce bâtiment réduit en cendres. Pour le moment, l’enquête sur la cause exacte de cet incendie qui aurait été provoqué par un court-circuit, est en cours.

T.M.