Les actualités Malgaches du Dimanche 13 Mai 2018

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Quand deux artistes et une ancienne présentatrice d’émission TV font le buzz sur les réseaux sociaux

Une fois de plus, on est obligé de voir les enjeux de l’utilisation des médias sociaux et des réseaux sociaux dans le pays. Quand l’histoire, avec plusieurs versions, d’un conflit entre les stars de la télé rend la population connectée complètement confuse.
Tout a commencé par une publication très tôt le matin du samedi dernier, une ancienne présentatrice d’une émission dans une station audio-visuelle très connue a posté l’histoire d’un conflit qu’elle avait eu avec un artiste et sa compagne qui sont très connus dans un lounge. La première avait stipulé à travers sa publication que son sac aurait été volé, pendant qu’elle faisait la queue aux toilettes par la compagne de l’artiste, cette dernière qui est aussi une artiste. La présentatrice de continuer qu’en demandant à l’artiste son sac, elle aurait tout d'abord été insulté puis après tabassée. Même son Mari qui voulait la protéger se faisait aussi agresser à son tour par plusieurs personnes. Le propriétaire du lounge aurait appelé la police. Cette dernière a tout de suite conduit tous les acteurs au poste de police. En faisant une fouille dans la voiture des artistes, le sac n’a pas été trouvé. Puis la présentatrice a demandé à retourner au lounge pour vérifier. Coup de théâtre, son sac a été retrouvé derrière le toit du lounge. La présentatrice a déposé une plainte pour coups et blessures.
Mais samedi après-midi, après avoir désactivé son compte facebook, l’artiste en question et sa compagne sortent du silence. Ils ont affirmé que ce qui a été raconté par l’ancienne présentatrice est une demi-vérité. Une toute autre version des faits a été rapportée par les deux artistes qui laissent les gens perplexe face à cette histoire. Pour l’artiste, c’est sa copine qui a été victime de coups et blessures, et que l’ancienne présentatrice a menti sur sa publication sur facebook. On attend la police pour nous éclaircir cette situation. Jusqu’à maintenant cette histoire tourne en boucle sur les réseaux sociaux.
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Interview exclusive d'un jeune talent, JOANNE RADAO

Joanne est une artiste franco-malgache de 26 ans. Elle vient de terminer un projet musical intitulé "MORA MORA" dont le premier EP sortira au cours de l'année 2018, dans la foulée elle crée son propre label de musique à Paris. Voici l'interview d'un jeune talent malgache à découvrir...


J’ai travaillé pour différentes boites de productions à Paris et ça m’a donné assez de cran pour imaginer un label dédié à mes projets perso.
Je suis admirative de musiciens « auteur-compositeur-interprète » comme Lauryn Hill, Bob Marley, Feist ou encore Matthieu Chedid.
C’est fascinant les artistes qui créent, réalisent, produisent et gèrent tout de A à Z.
Je pense à Chagall, Charlie Chaplin ou Frida Kahlo…
Ces artistes ont touché à plusieurs disciplines pour construire leurs univers, cela donne quelque chose de plus complet et riche.
C’est pourquoi j’ai créé « Chapô », une société productrice de contenu créatif lié à la musique. Dans cette aventure, je me suis entourée de ma sœur et de trois amies proches.
Et donc MORA MORA est le premier projet musical soutenu par Chapô.

Depuis un an et demi, on travaille sur MORA MORA avec mon acolyte et complice de toujours Vincent Charpin (batterie/programmation).
Trois super musiciens nous ont rejoint et nous sommes partis dans les montagnes avec un ingénieur du son pour finir de composer et pour enregistrer. On a vraiment déplacé un studio d’enregistrement dans les Alpes du Sud… A Pompiéry plus exactement. C’était fou !

Forcément, petit clin d’œil à mes racines (rire). Il y a du sens et une histoire derrière ce nom.
« Moramora » c’est une incitation à prendre son temps, à se laisser aller, à son rythme, pour ne garder que la douceur de vivre.
Dans mes chansons je parle du rapport au temps face à la guérison du corps et de l’esprit, cela résonne beaucoup avec le projet.

C’est assez important un premier clip. Il y a beaucoup d’attentes qui entourent une première vidéo. Toute la réalisation a été assurée par Chapô.
L’idée c’était d’imaginer un univers visuel qui corresponde à la musique et de servir ce titre déjà fort à mon sens.
Il s’agit du premier single, il est très pop, il rentre dans la tête.
Cette chanson « Goldpaint » compte beaucoup pour moi, je l’ai écrite et composée avec mes tripes et je crois qu’elle me ressemble.
Les cérémonies funéraires malgaches m’ont inspirée. Le famadihana ou « retournement des morts ». Rien de glauque (rire) bien au contraire c’est un moment beau et festif pour les malgaches !
Ça parle de danses exaltées pour partager et dépasser la peine. De tambours sortis dehors. C’est une expérience que j’ai vécue.

J’ai toujours fait de la musique. Mes parents m’ont mis au conservatoire à 4 ans, j’ai commencé le piano à 7. Je devais avoir 15 ans quand j’ai écrit et composé pour la première fois. Depuis j’ai collaboré à pas mal de projets.
Mon cousin a été l’une des premières personnes avec qui j’ai travaillé. On a commencé à enregistrer ensemble et on a toujours eu envie d’évoluer dans ce milieu… C’est chose faite.
Aujourd’hui c’est important de continuer à se soutenir. Je suis à Paris, il est à New York mais on continue à s’appeler et on se donne des conseils. Il sait ce que je prépare en ce moment et on va se retrouver très vite. Donc c’est une chose assez naturelle d’allier famille et musique.

Nous avons un premier EP qui va sortir très bientôt. Cela suppose des concerts en France, en Europe et bien entendu à Madagascar !
Cliquez sur le lien ci-dessous pour écouter Mora Mora
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Bagarre dans un Lounge - Kougar et ADR accusés de vol et d'agression!

Buzz du week-end. Cette fois-ci, ce sont les noms de deux chanteurs et une ex- présentatrice télé qui ont été vus et entendus à plusieurs reprises dans les médias et surtout sur les réseaux sociaux. Il s'agit apparemment d'une dispute entre Thieraa Kougar, sa partenaire Andriann connue par son nom de scène ADR, et Christina, l'ancienne présentatrice d'une émission phare dans une télévision locale dans un Lounge bar de la Capitale qui a eu lieu dans la soirée du vendredi. Affaire de vol qui s'est mal terminée, de jalousie ou bien tout simplement un règlement de compte et de vengeance... ? Jusqu'à maintenant, rien n'est sûr, les deux camps ont chacun donné leur version. Les deux artistes concernés ont narré à la presse cette fameuse soirée au Lounge qui risque de ternir leur image au cas où leur culpabilité est avérée. 

 

Des versions

Christina, la " victime " de l'histoire était la première à publier sur son mur facebook les faits avec comme appui des photos de son visage, de ses mains et de son cou couverts de plaie et d'égratignure. Selon sa version, elle et son mari étaient venus dans le Lounge dont le propriétaire était leur ami en commun. Assis sur le minibar, avec ce dernier, et ayant commandé des choses à grignoter et à boire, Christina a laissé seul son mari pendant quelques instants pour aller faire ses besoins aux toilettes. Pendant ce temps, deux filles à savoir ADR et sa compagne de scène se sont pointées sur le bar et ont commandé des boissons. Cependant, Christina, trop pressée pour faire ses besoins, n'a pas attendu la longue file pour entrer aux toilettes des filles et a préféré sortir à l'extérieur. " Il faisait trop noir à l'extérieur et j'ai préféré rentrer à l'intérieur. C'est à ce même moment que j'ai vu les deux filles partir chacun de leur côté dont l'une était partie avec ses boissons et l'autre avec mon sac à main. Ayant vu cela, moi, mon mari et le proprio du bar ont rattrapé la fille et a demandé ce qu'elle a fait du sac. Cette dernière après avoir nié m'a insultée et m'a frappée partout en me trainant à l'extérieur", a expliqué Christina. 

Bagarres 

A peine rentrée dans l'enseigne, elle a pris des coups de poing de la part de Kougar qui  l'a traitée de menteuse. " Je me suis relevée et il m'a poursuivie jusqu'à la clôture du Lounge où il a donné des coups. Il a même agressé les agents de sécurité qui m'ont secourue ". C'est à ce moment que le proprio du Lounge a appelé la Police. C'est en route pour la poste de Police que Christina a vu son mari inconscient au bord de la route. En tout cas, Christina et son mari ont porté plainte pour vol, coups et blessures. 

" Ce n'est pas vrai! "

De leur côté, ADR et Kougar ont expliqué n'avoir rien volé et qu'ils étaient en fin de compte les victimes. " Je n'étais au courant de rien pourtant ils nous ont crié dessus pour savoir où était passé leur sac. Mon ami a été pris de force par la gorge par le mari de Christina..., explique ADR. De son côté, Kougar affirme juste sauver sa partenaire qui a été tabassée par plusieurs personnes. 

Bref, une longue histoire qui reste encore un charabia pour le grand public. Les deux versions ne sont pas claires, il faut attendre ainsi la décision de la Police qui a pris l’affaire entre ses mains avant de tirer une quelconque conclusion… 

Publius

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Fausse piste.

Joaquim Chissano, médiateur en chef de la crise malagasy, se dit confiant. La crise qui oppose les 73 députés pour le changement avec le régime n’est pas, selon lui, plus difficile que celle de 2009. Rencontrant les journalistes, lors d’un point de presse, Chissano affirmait, après avoir rencontré le Chef de l’Etat, le président du Sénat et du HVM et certains chefs de partis dont sont issus les députés « pour le changement », que la voie de sortie est envisageable. La rencontre avec les 73 députés n’entrait pas dans l’agenda de son programme. Dommage !  D’emblée, les observateurs notent que Mr Joaquim Chissano fait fausse route. En mésestimant l’importance des 73 députés pour le changement dans le règlement de cette crise, il commet une grosse bêtise.  

Lors de la crise de 2009, le Mozambicain Joaquim Chissano, désigné médiateur en chef par la SADC, débarqua à Madagascar. Rappel des faits. Suite aux dérives totalitaires répétées du Chef de l’Etat de l’époque, Marc Ravalomanana, une grande mobilisation politique dirigée par le jeune Maire TGV de la Capitale, Andry Rajoelina, secouait le régime TIM et finissait, d’ailleurs, par l’emporter. Très inquiète de la situation critique, la South African Development Community (SADC) dépêchait sur place un émissaire spécial en la personne du Dr Joaquim Chissano, ancien président du Mozambique. En vertu et par respect du principe de la subsidiarité, l’ONU et l’UA  laissèrent à l’Organe sous-régional (SADC) dont fait partie Madagascar le soin de régler le conflit. Malheureusement, Chissano, parti d’un mauvais choix, fit fausse route. Il s’égarait dans des interminables négociations avec des « mouvances » qui, en fait, n’avaient rien à voir, directement, avec la crise. Il s’entêtait à convier autour d’une table, à Maputo ou ailleurs, les anciens Chefs d’Etat (Ratsiraka, Zafy Albert,…) qui, eux aussi, ont été chassés du pouvoir ou bien d’autres. Mal parti, Chissano errait et tournait en rond dans le « désert ». Frappant à des mauvaises portes, il a eu affaire à des  « mauvaises personnes ». Toute mauvaise option conduit à une fausse solution. En effet, la Feuille de Route définie par Chissano et consorts pour la sortie de crise dévia le pays vers l’impasse. Le concept « ni…ni » mena tout droit vers le chaos. Et nous y sommes ! Le même Chissano atterrit en ce moment et… récidive. Il réédita les erreurs du passé et continua de  frapper aux « mauvaises portes ». Le combat que dirigent les 73 députés pour le changement n’a rien à voir avec les Chefs de partis. Il s’agit d’un litige direct entre le Chef de l’Etat et sa clique au pouvoir et les élus de l’opposition au Parlement. Tant que les négociateurs ignorent les 73 députés, il n’y aura point d’apaisement. Arrivés au terme de leur mission, sans avoir pris la peine de rencontrer les principaux concernés, les 73 députés, les négociateurs quittèrent le pays sur un ton optimiste alors que la crise reste entière. Un goût d’inachevé manifeste !  Hery Rajaonarimampianina, très sûr de la fidélité des grosses têtes des Forces Armées et confiant de la complicité des Chissano et consorts, snobe la Place du 13 mai.   Aucun accord politique n’apparaitrait à l’horizon sans passer par les 73 députés. Inutile de s’enticher à de fausse piste ! 

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Menace d’arrestations - Les 73 députés répondent au SEG

L’engagement des « députés pour le changement » ne plait décidément pas aux autorités du pays qui menacent les leaders de ces derniers d’arrestation. Lors d’un rassemblement au Toby Ratsimandrava en début de semaine dernière, le Secrétaire d’Etat chargé de la Gendarmerie, le Général Randriamahavalisoa Gérard avait brandi des menaces d’arrestation à l’encontre des leaders du mouvement populaire actuel. Durant un discours de près d’une demi-heure, prononcé devant ses troupes, cet officier général avait pris la défense du régime Rajaonarimampianina et tiré à vue sur les 73 députés et leurs militants, qu’il accuse de verser dans une campagne de dénigrement et de diffamation contre le pouvoir en place. Et le numéro Un de la gendarmerie nationale malgache de poursuivre en donnant pour consigne à ses éléments de prendre des photos et d’enregistrer les sons qui serviront d’éléments matériels à charge pour procéder ultérieurement aux arrestations. « Il faut laisser la tempête passée (…) nous agirons plus tard» a laissé entendre le SEG durant sa longue tirade. Si le ton est à l’apaisement du côté des protagonistes, le premier responsable au niveau de la gendarmerie préfère jouer la carte de la provocation en menaçant les députés. 

 

Même pas peur

Une menace d’emprisonnement dans les geôles du régime actuel ou de placement en résidence surveillée, qui n’a pas du tout fait reculer les députés pour le changement. Loin de là.  Le collectif des 73 députés continue de militer et de se battre pour la démission de Hery Rajaonarimampianina en dépit des menaces.  « Les députés ont bu le calice jusqu’à la lie et n’ont pas peur des intimidations. Placez nous en prison ou en résidence surveillée ». Les leaders du mouvement populaire du 13 Mai, Maître Hanitra Razafimanantsoa, Christine Razafimanantsoa, Tinoka Roberto Raharoarilala ou encore Guy Rivo Randrianarisoa seraient principalement dans la ligne de mire des barons du HVM, selon les précisions de la première personne citée, lors de son discours samedi dernier à Analakely.  « Arrêtez nous de suite, nous n’avons pas peur. C’est vous et vos casseroles qui envisagez de nous arrêter ? » a lancé Maître Hanitra Razafimanantsoa, qui rappelle que les députés ont toujours suivi la Constitution et les textes en vigueur contrairement aux gens du régime qui n’ont eu de cesse de violer la loi fondamentale. La député élue dans le premier arrondissement de la Capitale d’appeler par ailleurs la Procureur de la République « à ne pas s’aventurer à poser sa signature sur des mandats contre les députés ». Aux forces de l’ordre, la porte-parole du mouvement des députés pour le changement d’indiquer qu’il ne fallait pas aller à contre-courant des aspirations populaires.

La Rédaction

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Athlétisme-Diego - Milomay Mampitroatsy règne en maître

Le marathonien originaire de Mahajanga a bien défendu son statut à Antsiranana lors des 10km de « Diego milomay», ce samedi 12 mai dernier. Une course jumelé avec «rodobe des femmes ». Cette dernière a attiré une foule en liesse dans la Ville de Diego. Les victoires s'enchaînent pour Mampitroatsy pour un début de saison morose.  Après sa récente victoire au tournoi de La Réunion en avril (3 000 m), Le majungais continue sur sa lancée avec une très belle victoire aux 10 kilomètres de «Diego Milomay». Un événement soutenu par Telma Madagascar et la boissons Eau Vive. Cette événement a marqué la Ville d'Antsiranana. 470 athlètes ont participé à la course. La présidente Norolalao Ramanantsoa ne peut être que fière de l’engouement des athlètes notamment dans la course de rodobe des femmes . Les coureurs se sont amusés dans la course de 5 km autour de la ville. 

 

 

L’occasion pour  le champion des foulées écolo (10 km) du marathon international de Madagascar de 2017 de se montrer confiant et convaincre les techniciens qu'on peut encore compter sur lui cette saison. Malgré sa petite taille il a bouclé le parcours avec un meilleur chrono en 30mn26s en devançant le militaire du Club omnisport des forces armées (Cosfa), Hajanirina  Andriamparany, crédité de 31mn35s.  Tsirendrena Alphonse le coureur local a sauvé l'honneur de la Ville en se hissant sur la troisième place du poduim avec 32mn50s au chronomètre. 

Chez  les dames, la victoire revient à Arrone Herone Mortage qui était en balade chez elle. Elle a scotché le meilleur temps féminin en s’imposant avec 44mn 53s devant Arissa Razanatiana et Denise, créditée respectivement de 57mn39s et 1h 16mn15s.

Pour le relais inter-établissement, la compétitiona été dominée par les athlètes de l’école privée Avotra Lazaret qui ont bouclé les 5 km en 17mn 12s. Les athlètes de l’école Notre Dame finit deuxième devant ceux du Lycée Mixte. 

Macellin Andriamalaza chez les garçons (19m 47s) et et Soamary Francine chez les filles  (23mn33s), les deux des athlètes de HCDA Diana ont dominé les 5 km cadets. 

 

Les athlètes paralympiques étaient également à l’honneur à Antsiranana. En handirun, Spérier Dovique a marqué les esprits en bouclant les 10 km avec son fauteuil roulant en  43mn 23s. 

Elias Fanomezantsoa

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Conjoncture politique - Plusieurs personnalités sur liste noire

Alors que les démarches de médiation battent leur plein aussi bien par les entités nationales qu’internationales, le HVM s’apprêtent déjà à jeter son dévolu sur ses adversaires politiques.  L’heure des représailles aurait –elle déjà sonné pour les tenants du régime ? La question se pose à juste titre face aux bruits qui courent sur une menace d’arrestation contre plusieurs personnalités issus de différents secteurs. D’après des sources bien informées, il existe même une liste de ces « têtes à abattre»  et auxquelles les tenants du régime prêtent un lien direct ou indirect au mouvement populaire actuel. Contrairement aux menaces d’arrestation lancées à titre d’intimidation par la Préfecture d’Antananarivo avant la manifestation du 21 avril, cette fois – ci il s’agirait d’une procédure judiciaire en bonne et due forme.

 

Cette fameuse « liste noire » contiendrait des noms de grands opérateurs économiques, des journalistes, des politiciens (issus notamment des partis Tim et du Mapar) ainsi que des parlementaires en première ligne dans le mouvement des députés pour le changement. Le régime par le biais de la Justice pourrait donc déclencher sa machine infernale dans l’unique but de mater voire bloquer la manifestation initiée par les députés pour le changement sur la place du 13 mai. En tout cas, si l’objectif est d’éteindre le feu, le régime Rajaonarimampianina aura tout faux. Ce genre de manœuvre  risque en effet d’attiser  davantage la tension entre le régime et les personnes qui lui sont hostiles.  

Atteinte à la sûreté de l’Etat

A priori, le Hvm procèdera comme à son habitude en montant de toutes pièces des dossiers et des chefs d’accusation dont les plus courants comme l’atteinte à la sûreté de l’Etat.  D’après les indiscrétions, il n’est donc pas à exclure que les personnalités concernées feront très bientôt l’objet de convocation voire d’arrestation par la justice. Un fait qui n’étonne pas pour un régime où la Justice fonctionne à deux vitesses. La différence de traitement est d’autant plus flagrante car d’un côté, il y a des membres du régime qui peuvent agir en toute impunité tandis que de l’autre côté, il y ceux qui osent porter des critiques voire s’opposer carrément à la mauvaise gouvernance de l’Etat. Ces derniers deviennent des coupables tout trouvés qui font office de bouc émissaire  au nom d’un pseudo – Etat de droit.

Rappelons que le sénateur Lylison René de Rolland a déjà subi le même sort il y a deux ans de cela lorsqu’il a appelé les citoyens d’Antananarivo à faire de la Capitale une ville morte au mois de mai 2016. L’ancien Directeur de la Force d’Intervention Spéciale (FIS) a, par la suite, fait l’objet d’un mandat d’arrêt avant d’être jugé par contumace par le tribunal pour trouble à l’ordre public et atteinte à la sûreté de l’Etat.  En cavale depuis près de deux ans, cet officier de la Gendarmerie a dû délaisser son poste en tant que membre de la chambre  haute. 

La Rédaction

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Ankadikely Ilafy - Démantèlement d’un réseau de voleurs de moto par la Police

9 suspects interpellés, 9 motos saisies, toutes ayant été volées, évidemment. Tel a été le résultat de l’opération policière menée par des éléments de la Brigade criminelle (BC4) mercredi et jeudi derniers à Ankadikely Ilafy, notamment.  Les Forces de l’ordre ont été informées sur les agissements d’un particulier dont la mission est de revendre des motos volées dans cette Commune d’Antananarivo Avaradrano.  La Police s’était donc dépêchée sur les lieux au cours de la matinée du mercredi pour y arrêter un certain Rado (31 ans). Plusieurs motos déclarées volées étaient encore trouvées à son domicile au cours d’une perquisition. Durant son audition, il a avoué les avoir achetées pour ensuite les revendre. 

 

La poursuite de l’enquête révèle qu’il travaille avec 4 démarcheurs. Ces derniers lui remettent les motos aux alentours des 3h du matin chez lui à Ankadikely. Rado aurait précisé sélectionner les motos qui lui conviennent en vue de la paperasserie administrative, effectivement fausse.  Durant les deux journées successives donc, la Police a arrêté 8 suspects dont une jeune femme. Rado les désigne comme étant ses acheteurs. D’ailleurs, ils sont tous encore en possession des faux documents concernant ces motos. Rado n’a pas caché aussi avoir fait l’acquisition de ces motos dans une fourchette de prix allant de 200 000 ariary à 500 000 ariary et qu’il tire un bénéfice de 500 000 ariary pour chaque moto vendue. 

Enfin, les membres supposés du réseau ont affirmé faire certaines de ces motos de pourvoyeuses de pièces détachées. Dans leur jargon, cela s’appelle « atao kotoleta » et qu’ils n’hésitent pas non plus pour modifier le moteur ou bien le carénage, rendant ainsi plus difficile pour reconnaître les motos. D’ailleurs, tous auraient reconnu les faits avant leur déferrement samedi dernier.

Franck Roland

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Marc Ravalomanana - « J’ai demandé aux médiateurs internationaux de rentrer chez eux »

L’ancien président Marc Ravalomanana a été direct hier à Ambalavao Tsienimparihy. Il s’est adressé brièvement aux fidèles de l’église protestante FJKM du synode éponyme en sa qualité de président du Comité préparatif de la célébration du 50e anniversaire de cette entité cultuelle et du bicentenaire de l’arrivée des missionnaires londoniens à Madagascar. Profitant de l’occasion, il a évoqué au passage la situation politique actuelle.

Le président du parti Tiako i Madagasikara a rendu compte de l’avancée du processus de dialogue entre les parties en friction à Antananarivo. « J’ai dit aux représentants de la communauté internationale de retourner chez eux. Je leur ai dit de nous laisser le soin de résoudre nous-mêmes notre problème », a-t-il indiqué.

 

Succinct rapport

Selon sa révélation, le dialogue amorcé ce week-end se poursuivra cet après-midi à partir de 15 heures. « C’est déjà important. On a besoin de s’expliquer d’abord. La divergence de vue ne doit pas diviser », a-t-il lancé. Partant, il a mis l’accent sur la coopération entre l’église et les responsables étatiques au niveau local. « L’église en tant que telle fait partie intégrante de la nation », a-t-il insisté.

Concernant plus particulièrement du jubilé, il a procédé à un succinct rapport des activités touchant les projets de construction dans ce cadre. La phase consistant en la pose de toit pour la bâtisse de 50x19 mètres sise à Ivato débutera cette semaine. La nouvelle infrastructure est destinée à abriter les programmes de formation pour les pasteurs FJKM. Ceux en activité sont seulement au nombre de quelque 1 250 pour 6 700 paroisses réparties dans toute île.

Non exclusion

Les nouveaux bâtiments dans l’enceinte du collège privé David Jones à Toamasina sont aussi en cours de finition. « Le travail avance bien. En juin prochain, nous irons au Pays de Gale, Royaume-Uni, dont étaient originaires David Jones et Thomas Bevan. Ils nous ont invités à y venir. Nous leur dirons que les missionnaires nous ont montré un bel exemple », a-t-il mentionné.

Une fois de plus, Marc Ravalomanana a exhorté les gens à la non exclusion, au sens du partage et à la preuve de maturité que ce soit en acte et en parole.Le synode d’Ambalavao compte 22 pasteurs et 142 catéchistes pour 145 paroisses. Pour assister au culte dans la ville d’hier, beaucoup de fidèles ont effectué une marche à pieds de 90 km en aller-retour.

M.R.