Les actualités à Madagascar du Lundi 13 Avril 2020

Modifier la date
Midi Madagasikara221 partages

Amiens – France : Un Malgache poignarde sa compagne marocaine

Une cagnotte solidaire a été créée pour soutenir la famille de la défunte.

Ce sont deux élèves qui fréquentent la même école d’ingénieurs à Amiens (France). Ils sont en troisième année et, selon les informations, vivent ensemble. Ils habitent dans un local près de la place La Gambetta à Amiens. Les pompiers ont été alertés par l’une des amies de la Marocaine, qui s’inquiétait de ne pas avoir de ses nouvelles. Durant l’intervention et juste après l’arrivée sur les lieux, les pompiers ont compris qu’un crime s’était produit. La jeune étudiante marocaine de 20 ans a été découverte dans l’une des pièces, gisant dans son sang. Elle aurait été poignardée une vingtaine de fois. Son petit-ami était présent durant cette descente. La police judiciaire l’a embarqué pour une ouverture d’enquête immédiate. Le procureur de la République de la ville d’Amiens a déclaré par la suite que le petit-ami en question avait avoué être responsable du crime. Le coupable ne présente ni problème psychiatrique ni antécédents judiciaires. Le mobile du crime reste à déterminer. L’auteur de l’acte, un jeune homme, est de nationalité malgache. Lui et sa compagne étaient en troisième année à l’ESIEE, une école d’ingénieurs. Les amis de la victime ont décidé de créer une cagnotte solidaire pour aider la famille de la concernée à rapatrier son corps dans son pays d’origine. « Une aide financière pourrait soulager la famille dans ses démarches. Il faut savoir que le rapatriement du corps, la sépulture mais aussi le ‘El gnaza’ [l’enterrement religieux] coûtent cher, et nous pensons que même si cela n’apaisera pas la peine de la famille, il est important de le faire », selon les amis de la victime. Cette tragédie vient noircir le tableau du nombre de violences conjugales aboutissant à un meurtre en Picardie. Un nombre qui ne cesse de monter en flèche, surtout depuis le début du confinement. On parle à ce jour de 27 victimes depuis le début de celui-ci.

 D.R

Midi Madagasikara83 partages

Futur équipementier des Barea : Patrick Pisal-Hamida suggère un appel d’offres plus sérieux

Sponsor principal de la Fédération malgache de football (FMF), Telma a son mot à dire sur le choix du futur équipementier des Barea. Patrick Pisal-Hamida, administrateur directeur général du groupe Telma, en parle dans une interview exclusive.

 

Midi Madagasikara : Dans les derniers matchs de qualification pour la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2019, les Barea jouaient avec des maillots Adidas. Pourquoi ?

Patrick Pisal-Hamida : « Le capitaine, Faneva Ima, était venu me voir pour me dire que les joueurs voulaient porter de ‘vrais maillots de football’, c’est-à-dire des maillots techniques supportant la chaleur afin de leur permettre de s’exprimer pleinement. Avec l’aide et l’enthousiasme de l’équipe marketing et communication de Telma, nous avons acheté des maillots Adidas sur internet pour les trois derniers matchs officiels de qualification des Barea. Des maillots payés par Telma, bien entendu. »

Patrick Pisal-Hamida, administrateur directeur général du groupe Telma, sponsor principal de la FMF. (Photo fournie)

Midi : Une fois la qualification acquise des Barea pour la phase finale de la CAN 2019, Telma a lancé un appel d’offres, début 2019, pour le futur équipementier de l’équipe nationale. Racontez-nous.

PPH : « C’est très simple, nous voulions un équipementier de calibre mondial pour équiper les Barea. Dans le football il y a Adidas, Nike, Puma… et les autres comme Macron, Errea, Umbro et Kappa. Le résultat de notre appel d’offres fut clair et limpide, tant techniquement que financièrement, et malgré le fait que notre équipe, à l’époque, ne suscitait pas l’enthousiasme d’aujourd’hui. Le trio retenu présenté au Comité de normalisation était Nike, Puma et Macron. Malheureusement, le comité n’a rien décidé. Nous étions alors hors-délai pour ces trois grands équipementiers. Heureusement, le président de la Confédération africaine de football (CAF), Ahmad, nous a présenté l’équipementier Garman qui équipait le Burundi et les officiels de la CAF. Ce qui nous a permis d’obtenir, début juin, des maillots pour notre équipe nationale, quelques jours avant le regroupement au Maroc. Je veux, à ce propos, encore remercier le Club des partenaires, BNI, Canal+, Holcim, Jovena, Leader Price, Star et Telma, grâce à qui il a été possible d’acheter les maillots de la sélection et ceux des supporteurs à Madagascar. »

Midi : A propos de ces fameux maillots de supporteurs Garman, pourquoi si peu ont été mis en vente à Madagascar ?

PPH : « Pour trouver réponse à cette question, il serait mieux d’interroger la direction de la FMF. Ce que je peux vous dire, c’est que le Club des supporteurs a acheté tous les maillots [environ 4 000] que pouvait produire Garman dans les délais, et ceux-ci ont tous été vendus à Madagascar. De son côté, la fédération a acheté plus de 3 500 maillots que Garman leur a livré à Paris [France] et à Alexandrie [Égypte]. Ceux-ci ont sans doute été vendus sur place et la trace de ces ventes doit certainement figurer dans les comptes. Il suffit de vérifier. »

Midi : Que pensez-vous de l’appel d’offres lancé dernièrement par la FMF ?

PPH : « J’ai appris, comme tout le monde via la presse, d’une part la démission récente du conseiller en Europe du président de la FMF en charge du marketing et du sponsoring ; et d’autre part le résultat du comité d’évaluation technique de six personnes, dont deux qui n’ont même pas voulu répondre et dont une troisième, justement, qui a démissionné vu le ridicule de la situation. »

Midi : Pourquoi parlez-vous de « situation ridicule » ?

PPH : « Parce que parmi les cinq équipementiers interrogés, aucun ne faisait partie des trois incontournables du football mondial : Adidas, Nike et Puma. Parce que parmi les cinq équipementiers interrogés, quatre sont inconnus. Parce que Garman n’y figure même pas, alors qu’il nous a pourtant sauvé du ridicule pour la CAN 2019, avec un maillot très correct. Quel manque de respect et de correction de la fédération. Parce que parmi les cinq équipementiers retenus, deux n’ont même pas reçu la note de 2/20. Parce que l’équipementier qui a de loin reçu la meilleure note, n’a jamais fabriqué un seul maillot de football de sa courte existence. »

Midi : D’après vous, quelle est la raison qui a poussé la FMF à ne pas interroger son sponsor principal ? Et que feriez-vous si la FMF demandait votre avis ?

PPH : « Déjà, je ne comprends même pas pourquoi la fédération n’implique pas l’équipe sportive dans un dossier aussi important. Ni le coach national, ni même les joueurs professionnels expérimentés comme le capitaine par exemple. La seule décision qui s’impose aujourd’hui est de déclarer cet appel d’offres infructueux, et d’en refaire un autre plus sérieux et dans les règles de l’art, en impliquant au moins l’équipe technique. Ce n’est pas compliqué, car il suffit juste de s’appuyer, au moins, sur l’expérience des équipementiers de la dernière CAN. Il y en avait 15 pour les 24 équipes qualifiées. Parmi ceux-ci, les incontournables qui sont au nombre de 7 : Adidas, Nike, Puma, Macron, Errea, Umbro et Garman. »

Midi : Le contrat avec GARMAN prend fin le 27 avril 2020, soit dans deux semaines à peine. Que faire ?

PPH : « A la demande du coach et de la fédération, Telma vient d’acheter suffisamment de maillots pour assurer les prochains matchs de l’équipe nationale. Nous avons donc tout le temps pour chercher et trouver un vrai équipementier sportif. Bien entendu, le contrat Garman peut aussi être prolongé jusqu’à la fin de l’année civile s’il le faut. Garman nous a déjà donné son accord et c’est encore une marque d’élégance de leur part. »

Midi : Un dernier mot ?

PPH : « Les Barea ont fait rêver tous les Malgaches, ils ont enchanté tous les Africains et même au-delà. Nous rêvons tous d’une participation à la Coupe du monde qui devient enfin un objectif atteignable. Tous les jeunes Malgaches rêvent aujourd’hui de devenir Barea, de jouer comme un Barea, de représenter fièrement leur pays dans le monde entier, et de porter ainsi le maillot des Barea. Les Barea méritent un maillot à la hauteur de ces attentes et de leurs ambitions ! »

Propos recueillis par R.Edmond.

Midi Madagasikara0 partages

Lundi de Pâques : Les lieux de pique-nique visités par les forces de l’ordre

Les dromadaires de Tsimbazaza se sont sentis bien seuls ce lundi de Pâques. (Photo : Kelly)

Sorties et pique-niques interdits. Les aires de jeux d’Ambohijatovo et le parc botanique et zoologique de Tsimbazaza ont été logiquement déserts car fermés au public. Ailleurs, outre les barrages déjà érigés par la gendarmerie sur les axes de sortie de la ville d’Antananarivo, et aux points limitrophes de la région Analamanga, les lieux les plus prisés des pique-niqueurs du lundi de Pâques ont été visités par les éléments des forces de l’ordre. Ce, afin de vérifier éventuellement si des récalcitrants auraient bravé l’interdit, en dépit des consignes de renoncer aux sorties durant le week-end pascal. C’est ainsi que des véhicules de patrouille ont été vus en train de circuler sur l’axe RN1 vers Ambatomirahavavy ; la RN7 vers Bongatsara et plus au sud ; ou encore vers l’axe Avaradrano ; sur la RN4 ; et enfin la RN2 vers l’axe Carion et Manjakandriana. Les principaux lieux de pique-nique, et les terrains vagues habituellement noirs de monde le lundi de Pâques, étaient déserts. Hormis quelques cas isolés de pique-niqueurs, essentiellement des familles riveraines de ces lieux, qui ont juste eu à parcourir quelques dizaines de mètres à pied de leur habitation pour profiter de ces espaces. Si certaines d’entre elles, bien cachées dans les bois, n’ont pas été dérangées et ont pu passer quelques heures en pleine nature ; d’autres, trop proches des routes principales, ont vite été invitées à rentrer, malgré quelques protestations. Étant riveraines de ces lieux, ces familles ont estimé ne courir aucun risque. « Ici nous sommes seuls. C’est comme si nous étions chez nous à la maison : nous n’avons de contact avec personne ». Elles n’ont peut-être pas tort, mais les patrouilleurs ont tout de même préféré les voir regagner leur domicile. 

Hanitra R.

Midi Madagasikara0 partages

Andron’ny Paka : Mpanendaka roa tratra nandritry ny « couvre feu »

Araka ny voalazan’ireo mpitandro filaminana dia manararaotra tanteraka ny fahanginan’ny tanana, indrindra fa amin’ny alina ireo tontakely vao manararaotra manao ny asa ratsiny. Ny alin’ny alahadin’ny Paka lasa teo, mpanendaka roa no voasambotry ny polisy teny amin’iny faritra Antohomadinika iny, raha teo am-piandrasana izay haza atao lasibatra izy ireo. Tsy lavitra ny toby fiantsonan’ny fiara hiombonana mankany Mahitsy no nahasamborana azy ireo. Araka ny fampitam-baovao azo avy amin’ny pôlisim-pirenena hatrany dia mbola tratra teny amin’ireto roalahy ireto ny sabatra lavalela iray, fentin’izy ireo manao ny asa ratsiny. Tamin’io fotoana io tokoa mantsy dia nandalo nanao fisafoana ireo pôlisy no nahita roalahy hafahafa fihetsika anaty maizina. Tsy maintsy nanatona avy hatrany moa ireto mpitandro filaminana satria efa ao anatin’ny fotoanan’ny « couvre feu » tanteraka izany ary tsy tokony hisy olona hifamezivezy intsony. Raha vao nahita ireo mpitandro filaminana nahita azy ireo roalahy, avy hatrany dia nitsoaka, saingy tsy lasa lavitra fa ireo voasambotra ireo.

Somary mirongatra tokoa tato ho ato izay, indrindra fa tato anatin’ity fihibohana andiany faharoa ity ny resaka tsy fandriampahalemana. Ny fanendahana sy ny vaky trano no tena mamely. Raha ny angom-baovao azo aza dia eny amin’iny faritra Anosizato Atsinanana iny dia tsy tahotra tsy henatra ireo olon-dratsy mamaky tsirairay ireo tranon’ireo olona lasa any ambanivohitra, noho ny tahotry ny « coronavirus » eto an-drenivohitra ary mitaona ireo entana halatra amin’ny andro atoandro be nanahary.

m.L

Midi Madagasikara0 partages

Tence Mena : « Tompimbady », une histoire vécue

Vraie femme de bataille, Tence Mena ne cesse de surprendre son public. (Photo fournie)

Décidément, le confinement fait ressortir ce qu’il y a de plus profond et de plus secret ces derniers temps. Faisant fi de son combat contre le coronavirus, l’heure est aux confidences  pour Tence Mena. Sur sa page Facebook, suivie par des milliers de personnes, la « Lady Boss » s’est livrée à cœur ouvert à ses fans sur le titre « Tompimbady ». Une confession plutôt inattendue dira-t-on. Parmi ses tubes, « Tompimbady » a fait mouche avec environ 370 000 vues sur la plateforme Youtube. À peine sorti, le titre a bien été accueilli par le public et il était, et est encore, sur toutes les lèvres. 

Dix mois plus tard, la chanteuse avoue que la chanson a été une période de sa vie dont elle n’était pas particulièrement fière. « Comme on le dit souvent, la vie est une leçon, et avoir une aventure avec un homme marié a été une terrible erreur. Aussi jeune que j’étais, j’ai cru naïvement à sa promesse de mariage et qu’il allait bientôt divorcer avec sa femme. Inutile de préciser que ce n’était qu’une promesse d’ivrogne, mais je me suis voilée la face en espérant de tout mon cœur la concrétisation d’un rêve » relate-t-elle.

A entendre les paroles de la chanson, bien que le style reste très décontracté, sous la direction de Sylvanno Ratsimandresy, on peut croire que ce n’était qu’une histoire parmi tant d’autres. Toutefois, son vécu l’a marqué à bien des égards. Heureusement, elle en a tiré une bonne leçon et n’hésite pas à mettre en garde les jeunes esprits de ne pas tomber dans le piège. « Morale de l’histoire, ne jamais tenter l’aventure, aussi attrayantes que soient la personne et sa situation. Car au final, vous ne serez jamais qu’une simple roue de secours juste pour son bon plaisir. Et ne vous faites pas d’illusion. Il ne quittera jamais son foyer et encore moins sa femme pour vos beaux yeux. Car vous n’êtes pas une exception » avance-t-elle, en terminant sur un mea culpa à l’adresse de l’épouse de son ancien amant.  Tout en précisant que maintenant, la belle vit une histoire stable loin des tumultes et des frasques qu’elle a connus dans sa jeunesse. 

Une confidence qui n’a pas manqué de faire réagir pas moins de 7 000 personnes en seulement une demi-heure. La plupart des commentaires saluent son courage, car seuls les plus courageux ont le cran d’avouer de pareilles choses et de dévoiler un passé sordide au grand public. Mais comme on le dit, faute avouée est à demi pardonnée.

Zo Toniaina

Midi Madagasikara0 partages

Poulet de chair et poule pondeuse : Deux filières porteuses en péril 

Les poulets de chair, tout comme les autres volailles, ne trouvent pas preneur en cette période de Pâques. (Photo

Les aviculteurs ne sont pas les seules victimes de la crise sanitaire qui prévaut dans le pays. Les autres parties prenantes de ces filières d’élevage à cycle court sont également touchées.

Chaque année, la Pâque est le moment le plus profitable pour les éleveurs de poulet de chair et de poule pondeuse. En effet, en temps normal, ils réalisent de meilleures ventes de viandes de poulet et d’œufs durant cette période. Mais cette année est différente. « La filière poulet de chair et la filière poule pondeuse sont actuellement en péril à cause de la crise sanitaire qui prévaut dans le pays. Les aviculteurs ne s’y attendaient pas. Une chute brutale des ventes de poulet de chair et d’œufs est observée en ce moment », a déclaré Andriamananarivo Rabearivelo, président du conseil d’administration de Malagasy professionnels de l’élevage (MPE). 

Mesures de confinement. L’impact économique de la covid-19 sur ces deux filières porteuses est énorme.  En effet, « cette chute brutale des ventes est dûe principalement à la limitation des heures de commercialisation des produits avicoles, suite aux mesures de confinement partiel appliquées par l’Etat, notamment dans la région Analamanga. Auparavant, les éleveurs commençaient leur livraison auprès des points de vente à partir de 2 heures du matin, ce qui n’est plus possible aujourd’hui en raison du couvre-feu. Ils le font désormais à partir de 5 heures du matin. Ils n’ont ainsi pas assez de temps pour assurer la distribution de ces produits avicoles chez les commerçants détaillants. Ces derniers ne peuvent également ouvrir leurs boutiques que jusqu’à midi. Dans ces circonstances, un commerçant n’arrive à vendre, entre autres, que 15 à 20 poulets de chair par jour, contre 100 avant les mesures de confinement. En outre, la faiblesse du pouvoir d’achat des consommateurs a également été un facteur qui a entraîné une chute de la vente de ces produits avicoles », a-t-il expliqué. 

Soucis de trésorerie. Par ailleurs, les prix des poulets de chair et des œufs ont en conséquence dégringolé. « Les aviculteurs ont été obligés de vendre à perte pour pouvoir écouler à tout prix leur production. A titre indicatif, le kilo du poulet de chair vif se vend à 4 500 ariary, alors que son prix de revient s’élève à  6 400 ariary le kilo. Quant à l’œuf, le prix de l’unité au départ de la ferme est descendu à 250 ariary, contre 370 ariary avant les mesures de confinement. Les éleveurs de poulets de chair et de poules pondeuses rencontrent ainsi des soucis de trésorerie. Ils auront du mal à redémarrer leurs activités étant donné que ce sont les recettes issues de leurs ventes qui conditionnent leur réinvestissement dans leurs filières », a fait savoir le PCA de MPE. D’autant plus, après un cycle de 35 à 45 jours, l’élevage de poulet de chair n’est plus rentable. Si les volailles ne sont pas abattues, les éleveurs doivent encore engager des dépenses importantes pour leur alimentation journalière. 

Chercher une solution. Face à cet état de fait, le MPE, qui est une plateforme regroupant tous les acteurs opérant dans le secteur de l’élevage, va bientôt réunir les membres concernés afin de chercher une solution. « Il n’y pas que les éleveurs qui sont victimes de cette crise sanitaire, mais aussi les autres parties prenantes de ces deux filières porteuses en péril. On peut citer, entre autres, les producteurs de poussins d’un jour qui ne trouvent plus maintenant preneur ; ainsi que les  fournisseurs de provendes et des produits vétérinaires », a conclu le PCA de MPE. 

Navalona R.

Midi Madagasikara0 partages

Taux de consultation médicale : Baisse d’environ 60% dans la capitale 

Service minimum auprès des hôpitaux de la capitale. (Photo d’archives)

Les hôpitaux de la Ville des Mille sont plus ou moins désertés par les patients. « On observe une baisse considérable de consultation depuis la première période de confinement. Les gens ne semblent pas être motivés à aller dans les hôpitaux », explique un responsable – qui a voulu rester anonyme – auprès du CHUJRA, ou Centre hospitalier universitaire Joseph Ravoahangy Andrianavalona. Une situation qui, d’un côté, pourrait avoir été causée par la crise actuelle. Mais qui, de l’autre, pourrait également tirer son origine des dispositions prises par les responsables auprès des hôpitaux. « Les services s’organisent afin de limiter la circulation des personnes dans l’enceinte de notre établissement », lance le responsable. Avant de spécifier que « seuls les cas urgents sont priorisés ». Une façon pour les hôpitaux de réglementer les flux de personnes et d’éviter à tout prix une concentration d’individus, si l’on s’en tient toujours aux explications de notre source. « Les patients sont facilement gérables. Ce qui pourrait poser problème, ce sont les personnes qui les accompagnent. Le fait de ne prioriser que les cas nécessitant une hospitalisation réduit de façon considérable les personnes qui vont et viennent dans les services ». Ainsi, toutes les dispositions sont prises afin de limiter au mieux la propagation de la covid-19.

José Belalahy

Midi Madagasikara0 partages

Ady amin’ny fihanaky ny Covid-19 eto Toamasina : Miara-miasa amin’ny fandrarahana fanafody ireo sambo m...

Isan’ny misahana ny ady atao amin’ny fihanaky ny valan’aretina Coronavirus eto Toamasina sy ny manodidina azy ny kaominina; izay no mahatonga azy ireo ankehitriny miasa mafy amin’ny fandraharahana fanafody miady amin’ny mikaoba eran’ny Tanana, indrindra fa ireo faritra be olona sy mpivezivezy. Ankehitriny noho ny fahatsapana fa mety hitondra ny tsimok’aretina Civid-19 ny fitaterana entana samy hafa dia misy koa ny fiaraha-miasan’ny kaominina sy ireo mpitatitra amin’izao amin’ny fandraharaha fanafody, ka isan’izany ny eo anivon’ny fitaterana an-dranomasina ho an’ireo sambo misahana ny famatsiana ireo faritra sy distrika samy hafa saro-dalana. Ny sabotsy tolakandro teo dia nisy ny fiaraha-miasan’ny APMF sy ny kaominina tamin’ny fandraharaha fanafody ireo sambo 50 mahery misahana ny fitaterana entana ny tapany avaratry Toamasina (Mananara avaratra sy Maroantsetra) sy avaratry Madagasikara (Faritra SAVA) iny teo anivon’ny seranan-tsambon’i Toamasina. Nambaran’ny ben’ny Tananan’i Toamasina Rakotonirina Nantenaina Herilala, fa “tsy misy fanafodiny aloha hatreto ny valan’aretina coronavirus, ka aleontsika misoroka amin’ny fandraharaha fanafody famonoana mikraoba tahaka izao, toy izany mitsabo amin’ny mety ho fihitaran’ny aretina eto Toamasina sy ny manodidina azy ary ireo faritra hafa”. Ankoatra izany nandritra ny fe-potoana telo andro nomen’ny filoham-pirenena nahafahana nitatitra ireo olona tsy afaka namonjy ny tanindrazany noho ny fepetran’ny fahamehana, dia mpandeha 500 izay ny ankamaroan’ireo mpianatra tsy tafody no notateran’ireo sambo niainga teto Toamasina nihazo an’ny Mananara avaratra sy Maroantsetra ary faritra Sava tamin’izay.

Malala Didier

Midi Madagasikara0 partages

Vavaky ny alahadin’ny paska 2020 : Natao mivantana tao amin’ny TVM Toamasina

Noho ny fepetra noraisin’ny fanjakana ao amin’izao fihibohana sy fapetran’ny tany mihotakotaka noraisin’ny fanjakana noho izao valan’aretina Coronavirus ity, ka tsy ahafahan’ny olona maro mitangorona na mivavaka aza, dia tsy nanadino ny vavaky ny alahadin’ny Paka 2020 ny Kardinaly Mgr Désiré Tsarahazana ka nanao izany mivantana tamin’ny fahitalavi-panjakana eto Toamasina, mba nahafahan’ny mpino rehetra nivavaky ny Paka. Nihatrika izany mivantana teny anivon’ny foiben’ny Tvm/Rnm Toamasina eny Salazamay atsimo ny governoran’ny faritra atsinanana, ny prefen’i Toamasina, ary ny ben’ny tananan’i Toamasina renivohitra, sy ireo mpiara-miasa amin’izy ireo avy eo anivon’ny CCO Toamasina. Nitondra hafatra mikasika ny fandresen’ny zanak’Andriamanitra ilay fahafatesana na tao anatin’ny fotoan-tsarotra aza no niainany teto an-tany. Koa na mafy aza ny manjo ny firenentsika sy izao tontolo izao noho valan’aretina Coronavirus dia ho resintsika izany satria sambo iray isika olombelona ka ny fifananmpiantsika sy fifampiarovantsika ary ny fandraisantsika anjara amin’ny ady atao amin’ny anjaran’ny tsirairay avy no handresana izany, hoy ny kardinaly Mgr Désiré Tsarahazana. Ankoatra izay dia mila manaja ny fepetra ara-pahasalamana efa nolazain’ny fanjakana sy ny mpitsabo ny rehetra mba tsy ho tonga amin’ny atambo sy loza be ny manjo vao ho taitra isika rehetra.

Malala Didier

La Vérité0 partages

Pâques 2020 - Un lundi désert… et morose !

Cette année, les Malagasy ont passé le week-end pascal tout en restant confinés. Les mesures sanitaires les obligent jusqu’au 19 avril prochain à rester à la maison, sauf en cas d’exception requérant entre autres une autorisation spéciale. Etant donné que les rassemblements restent interdits, les lieux incontournables pour faire des pique-niques à Antananarivo et ses périphéries dont le Bout de piste d’Ivato et le By-pass, ont été presque déserts.  Le soleil était au rendez-vous du côté d’Anjomakely Ivato. Vers midi, des dizaines de gens dont quelques-uns munis d’un panier de pique-nique bien rempli mais couvert de tissus, ont été remarqués aux alentours de Croc’farm, située à 5 minutes de l’Aéroport international d’Ivato, pour admirer de loin la beauté de la nature que renferme cette ferme de crocodiles. « Nous sommes partis d’Itaosy vers 4 heures du matin. Cela fait des années que nous avons entendu parler de Croc’farm sans jamais y mettre les pieds. Aujourd’hui (ndlr : hier), nous avons décidé de s’y rendre coûte que coûte. Les gendarmes nous ont arrêtés à mi-chemin mais avec une bonne excuse, nous sommes arrivés sains et saufs à destination. Et nous pensons y passer un merveilleux moment tout en grignotant ce petit repas ramené depuis la maison », avance un groupe de trois personnes. Pour d’autres, le coronavirus ne les empêche pas de sortir. Ils pensent que tant que les mesures de confinement soient respectées, les menaces seront écartées. « Puisque nous habitons tout près, nous sommes venus en famille pour profiter de cette fête de Pâques, surtout pour que les enfants s’amusent », souligne un père de famille. Au Parc botanique et zoologique de Tsimbazaza, des Tananariviens y ont encore programmé une sortie. Malheureusement, ce lieu de distraction n’ouvre ses portes qu’après la fin de l’état d’urgence sanitaire dont la date reste incertaine. « Des groupes d'individus sont venus ce matin (ndlr: hier). Comme vous voyez sur l'affiche, le parc est fermé à tous visiteurs jusqu'à nouvel ordre en raison de la propagation du coronavirus. Ces gens formant des familles, je suppose, ne l’ont appris qu’en arrivant ici. Or, à première vue, ils sont partis de loin pour venir à pied jusqu’ici, spécialement pour admirer les espèces endémiques d’animaux et de plantes exposées dans ce parc », avance le gardien des lieux. K.R.

La Vérité0 partages

Week-end pascal - 3 morts et une quarantaine de blessés

Bien que le pays entier soit en confinement pour Pâques 2020, cela n’a pas empêché de voir nos routes faire des victimes. Durant le week-end festif, on a enregistré 3 morts et 43 blessés dont 7 graves selon à la fois un bilan de la Gendarmerie et de l’HJRA Ampefiloha qui n’a enregistré aucun cas de décès.Dans la majorité des cas, toutes ces personnes mortes ou blessées, ont été victimes d’accidents de la circulation survenus au cours des journées du samedi, dimanche et lundi matin, et ce, non seulement dans la Capitale, ou plutôt dans sa périphérie, mais aussi dans l’ensemble du pays. Et généralement aussi, ces drames ont été  les faits de transport en commun. C’est le cas, dimanche dernier, sur une route nationale desservant Vangaindrano où un véhicule de transport collectif  a fait une embardée. Bilan, un homme de 20 ans fut tué sur le coup lorsqu’il fut littéralement écrasé sous le véhicule, tandis que plusieurs autres passagers furent blessés. D’après une source d’information de la région, l’état déplorable de la route, serait à l’origine de l’accident.Les accidents ayant provoqué les deux autres décès sont survenus à la fois sur la RN9 dans les environs de Toliara II et dans le District de Sambava. Plusieurs autres personnes ont été également blessées lors d’accidents se produisant dans ces deux dernières localités où le confinement n’est pas de rigueur. Plus près, ou précisément à Mahazina Anjiro, sur la RN2, un minibus de transport Mercedes Sprinter s’est télescopé avec une moto qui venait en contresens. Preuve que le choc fut terrible, le minibus a fait des tonneaux et la moto fut totalement endommagée. Le motocycliste a payé le plus lourd tribut à cet accident, sa vie étant sérieusement mise en cause, mais les passagers du Sprinter ne l’étaient pas moins aussi. Un excès de vitesse jointe à une négligence de part et d’autre.Pour revenir à la situation dans la Capitale, les accidents de la circulation ont nettement diminué en nombre par rapport aux années précédentes, mesures restrictives oblige ! Pour une fois, le service de la réanimation chirurgicale de l’HJRA Ampefiloha connaît un certain répit. Idem dans d’autres services, en particulier celui des urgences proprement dites. Les médecins n’ont à régler que des petits bobos liés à des accidents de la vie courante tels que des chutes ou autres blessures occasionnées par des objets tranchants chez quelques patients.  Franck R.

La Vérité0 partages

Responsabilité des jeunes - Les enfants du Président donnent l’exemple

L’exemple vient d’en haut. A l’heure où la majorité des jeunes négligent l’importance de la  vie en société et leur responsabilité, il est nécessaire de relever le défi à travers l’engagement citoyen. A l’occasion de la célébration de la fête des Pâques, une dizaine de jeunes, dont les trois enfants du Président de la République, se sont engagés à repeindre les murs de l’école primaire publique (EPP) d’Ambatobe qui se trouvent dans leur Fokontany. De plus, ils y ont créé un jardin potager afin d’approvisionner la cantine scolaire des élèves qui étudient dans cette école. Lors de ce week-end de Pâques, ces jeunes ont voulu partager leur joie à d’autres enfants en leur offrant un bel environnement. Outre le désir de s’impliquer un peu plus dans la société, cette action citoyenne témoigne que dès leur plus jeune âge, il est important que les jeunes aient une part de responsabilité dans la communauté. La fête des Pâques est d’ailleurs un moment de joie et de partage. Anatra R.


La Vérité0 partages

Lutte contre le Covid-19 - Le groupe Filatex offre 13 tonnes de riz aux gens démunis

Depuis plus de 40 ans, le groupe Filatex s’active pour assurer le développement de Madagascar, d’autant plus qu’il est actuellement conscient des problèmes rencontrés par la population malagasy en cette période exceptionnelle de confinement. Ces difficultés se remarquent notamment dans le domaine alimentaire. Il s’avère que la mise en œuvre des mesures de confinement pour lutter contre la propagation du Covid-19 empêche bon nombre de gens de travailler. Pour cette raison, le groupe Filatex n’a pas hésité à appuyer le Gouvernement et la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA) pour renforcer les actions de soutien de l’Etat, axées sur la distribution de vivres dont les principaux bénéficiaires sont les plus démunis.En collaboration avec le centre INISMA, plus de 13 tonnes de riz a été distribué aux habitants de quelques quartiers défavorisés de la Capitale, à savoir Antohomadinika, Andranomahery, Ankadimbahoaka. En outre, la CUA a été également dotée de 2,5 tonnes de cet aliment de base. A cela s’ajoutent 20 cartons de macaroni et 80 litres d’huile.Rappelons que depuis le 9 avril dernier et jusqu’à la fin du confinement, ce groupe s’engage à fournir quotidiennement plus de 1 000 repas gratuits aux gens défavorisés résidant dans le quartier d’Ankasina 67Ha. Recueillis par K.R.

La Vérité0 partages

Dette publique - Un espoir d’allègement pour Madagascar

17 214 milliards d’ariary. C’est la dette du Gouvernement central en fin décembre 2019. Cette somme est équivalente à 33,2 % du Produit intérieur brut (PIB), c’est-à-dire la somme de valeur ajoutée dans notre pays. La dette extérieure, majoritairement concessionnelle, constitue 77,5 % du portefeuille de la dette publique dont 54,8 % et 26,8 % sont exposés respectivement en dollars américains et en euros. A côté de la Banque mondiale, le Fonds d’intervention pour le développement agricole (FIDA) et la Banque africaine de développement (BAD), l’Exim Bank de Chine s’impose progressivement en tant que bailleur de fonds stratégiques du pays en finançant cinq projets structurants. Face aux conséquences économiques de la pandémie de coronavirus, le pape François propose l’annulation de la dette des pays pauvres durant ses bénédictions de Pâques. Son message était surtout axé vers la solidarité nationale « en réduisant, sinon en annulant carrément les dettes qui pèsent sur le budget des pays pauvres ».Pour rappel, le Fonds monétaire international et la Banque mondiale ont déjà proposé au G20 un différé de remboursement des dettes des pays pauvres. L’Organisation des Nations unies, pour sa part, réclame 1 500 milliards de dollars pour les pays en développement et l’annulation de leurs dettes à hauteur de 1 000 milliards de dollars. « Si les dirigeants du G20 veulent respecter leur engagement de réponse mondiale dans un esprit de solidarité, des mesures devront être prises pour les six milliards de personnes qui vivent en dehors des économies de G20 », a déclaré Richard Kozulwright, un responsable de la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement. Il faut savoir que le G20 comprend l’Union européenne ainsi que 19 autres pays. On peut citer entre autres l’Afrique du Sud, l’Allemagne, l’Arabie Saoudite, l’Argentine, l’Australie, le Brésil, le Canada, la Chine, la Corée du Sud, les Etats-Unis, La France, l’Inde, l’Indonésie, l’Italie, le Japon, le Mexique, le Royaume-Uni, la Russie et la Turquie. Ces pays sont en majorité des partenaires de Madagascar. Recueillis par Solange Heriniaina

La Vérité0 partages

Covid-19 - Pâques à huis clos

Pâques 2020 restera dans les annales. A Madagascar, la messe a été célébrée en direct sur les chaînes nationales. Aucun rassemblement familial et pas de grand repas. Les Malagasy ont fêté Pâques confinés. Pour les chrétiens du monde entier, Pâques est la principale fête du calendrier liturgique chrétien,  par la résurrection du Christ. Le dimanche de Pâques rassemble traditionnellement les fidèles. Les pratiquants occasionnels choisissent également ce jour-là pour venir à l’église. Chaque année, ce week-end de trois jours est aussi pour tous l’occasion de retrouvailles familiales et amicales. Mais avec le Covid-19, la fête de Pâques de cette année n’a pas ressemblé à celles des années passées.Tout a été différent. Pâques version 2020 a été inédite. Confinement oblige, les églises sont restées vides. Les chrétiens ont majoritairement célébré Pâques depuis leur domicile. Et les fêtes familiales ont été annulées. Des offices ont tout de même été célébrés. Les prêtres ont toutefois été seuls dans leurs églises. Les fidèles ont été invités à suivre les messes en audiovisuel, retransmises sur différents supports, radio, télévision, internet, en famille. Cela a notamment été le cas à Madagascar. Sur la télévision et la radio, des églises chrétiennes malagasy, à l’instar de l’Eglise réformée de Madagascar (FJKM) ont notamment diffusé des messes dimanche. Dans la mi-journée, les églises membres du COE (Conseil œcuménique des églises chrétiennes) de Madagascar ont également organisé un culte œcuménique diffusé à la télévision et la radio nationale malagasy. Même son de cloche, au Vatican. A cause du strict confinement ordonné en Italie et dans cette cité, le pape François a donné dimanche sa traditionnelle bénédiction « Urbi et Orbi » de Pâques à l’intérieur d’une basilique Saint-Pierre totalement vide. D’habitude, 70 000 fidèles se recueillent au sein de cette place. Les fidèles catholiques ont, eux, suivi l’allocution sur Mondovision ou sur internet. Au centre Akamasoa, des solutions innovantes ont également été rapportées sur les réseaux sociaux. Le Père Pedro a, en effet, célébré le dimanche de Pâques à travers tout le quartier, à pied ou à bord d’une voiture. Les fidèles peuvent entendre le culte tout en respectant les mesures de distanciation pour éviter toute contamination liée au Covid-19. En tout cas, il y a eu une constante : de nombreuses familles ont suivi la messe de Pâques à la télévision, à la radio ou par internet. Traditionnellement fêté en famille autour d’un bon repas, dimanche a été un nouveau jour de confinement à Madagascar. Toute sortie est interdite pour continuer à lutter contre la propagation du coronavirus dans la Grande île. Ni spectacle ni pique-nique organisés n’ont d’ailleurs été autorisés. La Rédaction

La Vérité0 partages

Ministère de la Communication - L’apaisement prôné

Un calme quasi-généralisé a été observé à Madagascar durant le week-end pascal, contrairement aux grandes effervescences habituelles à cette occasion. Il n’y a pas eu trop d’incidents majeurs. C’est un signe évident indiquant que le pays en pleine bataille contre le coronavirus a besoin de sérénité. L’apaisement est de mise dans la mesure où le contexte est potentiellement anxiogène. Un rien du tout est amplement suffisant pour en rajouter à l’énervement.Le ministère de la Communication et de la Culture (MCC) a même lâché le mot « apaisement » avant les fêtes pascales. La lettre fournissant des éclaircissements sur l'affaire Arphine Helisoa signée par Nampoina Ranarivelo, directeur des Relations publiques, en date du 11 avril insiste sur ce point vers sa fin. En effet, les autorités se trouvent au cours des reproches virulents pullulant au pays comme sous d’autres cieux. Ils visent en particulier la patronne du MCC Lalatiana Rakotondrazafy.La mise en détention préventive de la directrice de publication du journal trihebdomadaire Ny Valosoa a ouvert la vanne à un flot de controverses à n’en plus finir. En dépit des éclairages nécessaires entendus ici et là, beaucoup en ont fait tout un plat. Les entités nationales comme l’Ordre des journalistes de Madagascar, l’Union nationale des femmes journalistes, certaines des composantes de la société civile et les opposants ont haussé le ton. Ils réclament la mise en liberté provisoire de la prévenue. L’atmosphère est ainsi devenue de plus en plus lourde.EssoufflementDe même, des organisations supranationales telles que Reporters Sans Frontières, Amnesty International et Union internationale de la presse francophone, fidèles à leurs démarches propre à elles, remettent en cause la décision prise par le pouvoir judiciaire du pays qui s’en tient l’indépendance de la justice. Avec des arguments qu’elles jugent valables, elles exigent aussi la libération d’Arphine Helisoa. Le cas prend une tournure internationale et les grands média ne se privent pas de droit de le rapporter pour leur audience.La missive ministérielle se veut être la plus concise possible sur les tenants et aboutissants de l’affaire. Le ministère n’a rien à voir avec la poursuite de la concernée. La décision a émané des autorités judiciaires, par le biais du Parquet d’Antananarivo, qui se sont saisies d’office. La charge retenue contre elle concerne une publication sur une page Facebook incriminant le Président Andry Rajoelina « assassin ». Puisqu’Arphine Helisoa en est administratrice, son entière responsabilité vis-à-vis de l’infraction pénalement répréhensible est établie.En cette quatrième semaine d’état d’urgence sanitaire et de confinement imposés pour contenir la propagation du Covid-19, l’essoufflement se fait sentir avec l’effondrement des structures socioéconomiques. Le souhait général est maintenant de voir le système redémarrer et tourner à plein régime pour le bien-être de tous. D’aucuns ont plus qu’assez de disputes stériles au stade actuel des perturbations dues au coronavirus. Quant à la mise en liberté provisoire de l’accusée, seule la Justice peut trancher librement sur la demande qui lui a été adressée.M.R.

La Vérité0 partages

Carburant - La consommation de Madagascar réduite de moitié

Il fallait s’y attendre. En trois semaines de confinement, les compagnies pétrolières présentes dans le pays ont vu leurs ventes baisser. La demande a en effet diminué vu que le secteur du transport, principal consommateur de carburants, est en arrêt actuellement. « Les transports à savoir les bus et les taxis dans la Capitale ainsi que dans les villes concernées par le confinement total ne fonctionnent plus. Les transports nationaux se retrouvent également, pour la majorité, en arrêt. De ce fait, la consommation en carburant a nettement diminué. Elle est aujourd’hui réduite de moitié depuis le début du confinement. Les stocks n’ont alors pas vraiment diminué. Pourtant le prochain ravitaillement est déjà en route», a notifié Olivier Jean Baptiste, directeur général de l’Office malgache des hydrocarbures (OMH). Malgré cette baisse de la consommation, les opérateurs n’ont pas encore réduit le volume de carburants importés pour ce mois d’avril. « Cette révision devrait se faire pour le mois de mai. Mais tout dépendra surtout de l’évolution de la situation sanitaire actuelle. Dans tous les cas, les opérateurs savent ce qu’ils font, mais plus particulièrement les calculs à faire dans ce genre de situation », explique le Dg de l’OMH. Cours mondialQuestionné sur la baisse du cours du pétrole sur le marché mondial et de la production pétrolière mondiale, le Dg a notamment répondu que: « comme nous n’importons pas quotidiennement de pétrole, ces changements ne nous affectent pas directement. Nos importations mettent 35 à 40 jours à arriver. Et en cette période, la situation ne cesse de varier. Plusieurs paramètres sont donc à prendre en compte pour pouvoir quantifier les impacts ». Sur le marché international, le cours du pétrole avoisine les 20 dollars. Les pays membres de l’OPEP ont convenu alors ensemble la première réduction de la production pétrolière pour que le cours augmente malgré la situation. En tout cas, ces prix bradés peuvent bien profiter aux petits pays importateurs. Rova Randria

Midi Madagasikara0 partages

67 Ha : Les jeunes fous de roller de retour

Bravant les mesures de confinement, les jeunes adeptes de roller sont de retour dans certains quartiers de la capitale. C’est le cas notamment aux 67 Ha où, profitant d’une circulation peu dense, des rolleurs jouent en plein milieu de la rue. Un jeu pourtant dangereux puisque certains chauffards roulent également très vite. On rappelle que récemment , des éléments des forces de l’ordre ont interpellé ces dangereux pratiquants de roller qui constituent un danger public. L’opération doit se répéter.

R.Edmond

(Photo : R. Edmond)