Les actualités à Madagascar du Jeudi 12 Novembre 2020

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Découverte : Fihamy, le banian sacré de la vierge

Le site mythique où se trouve le Fihamy, le banian sacré de la vierge.

Au nord de Toliara, moyennant un cyclo pousse à 10.000 ariary, se trouve la localité de Miary abritant le fameux arbre sacré, « Fihamy ». Un lieu d’émerveillement et de quiétude pour les visiteurs.  

Miary, une localité située à 10 km au nord de Toliara, notamment de l’université de Maninday, dévoile un vaste paradoxe de l’eau. Si actuellement, la cité manque cruellement d’eau, c’est pourtant à cause d’un trop plein d’eau qu’elle doit son histoire.

Car elle abrite la fameuse “Fihamy” un arbre sacré datant de l’époque royale de Madagascar. Dessous gît à jamais une jeune vierge, offerte par son père pour stopper les crues qui ravageaient la région. Mais, ce n’est pas aussi simple que ça. Etienne de Flacourt (1607–1660) avait visité les environs en son temps. Il a alors répertorié la présence d’un groupe humain en 1658 : les « Machichores », plus communément, les « Masikoro ».

Le bon voisinage n’était pas de rigueur avec les Maroserana, une dynastie du puissant groupe humain Sakalava. Une proximité ayant fini par une guerre entre les deux royaumes. D’autres spécialistes évoquent aussi des confrontations avec les Bara. Tout cela a ainsi causé le déplacement des Masikoro plus à l’Ouest et plus proche de la mer.

Dadabe Venance, un ancien, fils du village et mémoire de l’histoire de Miary.

Guerres de proximité. Soumis par les Sakalava, Andrevola était dirigée par une reine et cette dernière épousa le roi des nouveaux venus. Scellant ainsi leur rapprochement pacifique. Mais Miary est connu à travers la région pour son banian sacré, imposant et monolithique, où les oiseaux égayent et ajoutent un sentiment d’harmonie au lieu.

Dadabe Venance, un ancien du village, explique. « Il y avait un roi, qui disait que nous avons besoin de sages devins. A cette époque, le cours d’eau était dénommé Maninday. Ce sont les devins sages qui ont donné le nom de Miary. Une jeune fille vierge a été enterrée dans une grande marmite avec l’arbre, que l’on a arrosé et qui a donné cet imposant banian ».

En effet, les eaux du fleuve causaient de grands ravages dans le royaume Andrevola. Les champs, les bêtes d’élevage et les villages se trouvaient souvent sous les eaux. Le roi a ainsi décidé d’appeler des sages pour trouver une solution. Ces derniers ont donc demandé une grande marmite, un zébu à la robe royale ou « Mazavaloha » et d’autres compléments.

Le plus difficile à trouver des compléments, causant des terribles tourments au roi, fut l’élément accompagnant l’arbre divin. Pas question pour le monarque de tuer qui que ce soit, puisqu’il s’agissait d’une jeune fille vierge. Cependant, un père de famille venant du groupe « Tsatsaky » offrit sa fille pour le sacrifice. Depuis, les Masikoro et les Tsatsaky sont liés par un pacte historique de fraternité.

Don de soi. Quand les rituels ont été remplis, l’eau a dévié et n’a plus jamais inondé la région et en particulier le village qui a ensuite été dénommé Miary. A cause de ce sacrifice « biblique » et vital pour le collectif, les pèlerins ont alors commencé à sacraliser le lieu où se trouve l’arbre. Comme une marque d’immense reconnaissance envers la jeune vierge.

Tellement sacré que « ce lieu déteste les mensonges. Par exemple, je vous vole quelque chose et nous discutons ici. Vous m’accusez de ce vol, pourtant moi je persiste à nier. Alors, il m’arrivera quelque chose dans les prochains jours. C’est inévitable. Le mensonge n’a pas de place ici », ajoute Dadabe Venance.

Dans la ville de Toliara, que ce soit dans l’ébriété des bars ou dans les discussions familiales, quand on évoque le nom de Miary, un silence respectueux s’installe pendant quelques millièmes de seconde.

Maminirina Rado

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Ravinala airports : Le nouveau terminal international équipé de nouveaux équipements de sûreté

La construction du nouveau terminal international est dans sa phase finale.

La construction du nouveau terminal international d’Ivato est actuellement dans sa phase finale. Grâce à la contribution des intervenants, une ère nouvelle se dessine pour le secteur aérien malgache.

Malgré les perturbations provoquées par les blocages nés de la crise sanitaire du coronavirus, Ravinala Airports continue les travaux de finalisation du nouveau terminal international de l’aéroport d’Ivato.

Partenariat

Le gestionnaire des aéroports internationaux d’Antananarivo Ivato et de Nosy-Be Fascene travaille également en partenariat avec les autres entités aéroportuaires pour une meilleure efficacité des services de cette nouvelle infrastructure aéroportuaire moderne. Ravinala Airports contribue, en effet, à l’opération d’équipement en matériel de sûreté et de douane du nouveau terminal. D’une valeur totale de 4 millions d’euros, ces équipements de dernière génération sont composés notamment de détecteurs de traces, d’appareils radioscopiques, de scanners, de détecteurs de métaux, et de détecteurs de métaux portatifs. Cette dotation prouve en tout cas l’effectivité d’une entente entre les intervenants comme Ravinala Airports, la douane et la CSPI. Cette dernière, rappelons-le, est chargée de la sûreté et de la sécurité aéroportuaires dans les aéroports internationaux de Madagascar. Grâce à ces équipements, le nouveau terminal international répond aux exigences de qualité, de sûreté et de sécurité en vigueur. Une assurance supplémentaire, en somme, pour l’avenir du transport aérien à Madagascar.

Soutien

Pour en revenir à Ravinala Airports, l’on attend encore l’ouverture du nouveau terminal international. Et même si la crise sanitaire complique les travaux, la construction qui est dans sa phase finale se poursuit. On rappelle également que Ravinala Airports s’est prêté à d’autres travaux et missions de soutien comme les dons d’équipements médicaux dont 38 concentrateurs et 9 respirateurs au ministère de la Santé publique  durant les heures sombres de la Covid-19. Il y a également eu la participation au traitement des vols nationaux au départ d’Antananarivo et la participation au traitement des vols au départ de Nosy be. Des actions au service du secteur aérien mais également au bénéfice de la société.

R.Edmond

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Jean Claude Ratsimivony, le PDG du groupe JCR : « Il faut produire et consommer sur place pour relancer ...

« Il faut consommer les produits « Vita Malagasy » afin de soutenir les entreprises locales », dixit le Dr Jean Claude Ratsimivony, le PDG du groupe JCR.

D’aucuns reconnaissent que les conséquences économiques de la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19 prévalant dans le pays, se font maintenant sentir.

« Des entreprises n’arrivent plus à s’en sortir et sont ensuite obligées de déposer leur bilan en ce moment tandis que d’autres ont dû ralentir leurs activités. Tout cela a des répercussions au niveau des emplois. Force est ainsi de constater que l’économie nationale est paralysée à la suite de cette crise sanitaire», a expliqué le Dr Jean Claude Ratsimivony, le PDG du groupe JCR, qui plus est, le vice-Président du FIVMPAMA (Fivondronan’ny Mpandraharaha Malagasy). Du coup, « la relance économique doit être menée de manière plus rapide, et ce, au niveau local, étant donné que les autres pays surtout occidentaux sont encore frappés de plein fouet par la 2e vague de la pandémie de coronavirus », a-t-il poursuivi.

Production spécifique. Rappelons que le président de la République Andry Rajoelina a incité les entreprises à produire localement tous les biens de consommation et les services nécessaires pour satisfaire la demande de la population malgache. Cette dernière est entre-temps sollicitée pour consommer les produits « Vita Malagasy » afin de soutenir les entreprises locales. « J’adhère à cette vision du Chef de l’Etat. En effet, il faut produire et consommer sur place afin de relancer au plus vite l’économie nationale. Ce qui permettra entre-temps aux entreprises locales de maintenir, voire même de créer des emplois. De plus, développer la production spécifique à chaque région compte tenu de la potentialité de ses ressources, qui est inscrit dans les « Velirano » du Président, constitue également un levier de développement de l’économie nationale », a fait savoir le PDG du groupe JCR. Il soutient entre autres, la promotion du tourisme national effectuée par l’Etat afin de faire connaître à la population malgache toutes les destinations touristiques à Madagascar

Obstacles. Mais avant tout cela,  il a soulevé que les entreprises locales ont tout de même besoin des mesures incitatives de la part de l’Etat pour se remettre à flot après cette crise sanitaire sans précédent. « Force est de reconnaître que de nombreuses opportunités ont été identifiées dans le cadre de cette crise, pour ne citer que l’expansion des ventes en ligne ainsi que les livraisons à domicile. Des innovations ont été également développées. Cependant, il y a encore de grands obstacles contraignant les opérateurs à développer leurs entreprises ou bien les promoteurs de projet à créer un start-up. Il s’agit de l’accès à l’énergie fiable et abordable ainsi que de l’accès au financement.  Le coût de l’électricité de la JIRAMA reste encore très élevé, ne permettant pas aux entreprises d’être compétitives. La grande majorité de leurs dépenses sont constituées notamment de charges liées à la consommation d’énergie et de charges du personnel. C’est une des principales raisons qui empêchent les entreprises naissantes à atteindre une durée de vie de plus de 5 ans alors qu’en Chine, l’électricité est subventionnée pour  les nouvelles sociétés créées, sur une période de 5 ans », d’après toujours ce vice-Président du FIVMPAMA.

Il suggère ainsi le développement de l’énergie solaire et le soutien aux entreprises utilisant de lourdes machines qui pourraient être endommagées à cause de l’instabilité de la puissance électrique de la JIRAMA. Par ailleurs, le Dr Jean Claude Ratsimivony a réitéré qu’il ne faut pas se relâcher mais rester toujours vigilant en respectant les mesures sanitaires afin d’éviter la propagation d’une 2e vague de Covid-19 à Madagascar.

Navalona R.

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Conseil des ministres : 3 nouveaux gouverneurs dont 2 femmes

Une série de nominations aux hauts emplois de l’Etat a été prise hier à Iavoloha.

13 nominations ont été décidées hier au sein de 5 ministères. Presque la moitié concerne le ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation avec 3 nouveaux gouverneurs dont 2 femmes, en l’occurrence, Mme Mamiarisoa Aline (Amoron’i Mania) ; Mme Nomenjanahary André Tafita Sareine (Ihorombe) ; et M. Ratsitohara Nerarivony Patrick (Melaky). Ont été aussi nommés au niveau de l’Administration territoriale, Tilahizandry Niaina Angelo, Secrétaire général de la Préfecture de Nosy Be ; Andrianjaka Ernest, SG de la Préfecture d’Antsirabe ; Ravelomanjaka, Chef District Ikongo.

Directeurs. Pour sa part, Randrianarison Sitraka Tsitohaina est nommé président de la Commission Nationale des Marchés au ministère de l’Economie et des Finances. Côté ministère de l’Education nationale, il y a trois nouveaux directeurs régionaux, à savoir, Vonjy Nomenjanahary Tantely (Betsiboka) ; Rakotoarimanana Heriniaina Nomenjanahary ( Vakinankaratra) ; et Razafindrahety Christian (Menabe). Au titre du même département ministériel, Volony Jimmy est le nouveau directeur du CNAPMAD. Par ailleurs, Raharimanantsoa Andrianomenjanahary est nommé DG de l’Office Malgache des Tabacs (OFMATA) au niveau du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche. Quant à Kotomangazafy Stephason François, il devient directeur de la Météorologie appliquée au sein du ministère des Transports, du Tourisme et de la Météorologie.

Travaux forcés. La lutte contre les violences sexuelles se trouvait aussi à l’ordre du jour du conseil des ministres durant lequel la peine de travaux forcés à perpétuité a été décidée contre les auteurs. De même, peine sévère contre les auteurs de feux de brousse. Face au « kere » dans le Sud, le « kaly tsinjo » figurait également au menu du Conseil des ministres qui a, par ailleurs , adopté, des projets de loi et textes réglementaires. Entre autres, le décret portant octroi d’une bonification d’ancienneté de port de grade des officiers de carrière de la Gendarmerie nationale. Pour les militaires, il y a le projet de décret modifiant et complétant certaines dispositions du décret portant révision des indices de solde et accessoires des militaires des forces armées. En somme, c’est le cas de le dire, rien que du bonus pour les « militants en uniforme » comme l’appelait un certain Amiral.

Recueillis par R.O

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Météo : Orages attendus ce jour sur les Hautes Terres centrales

Des scènes que les tananariviens retrouveront probablement durant les prochains mois.

Betafo a déjà connu cette semaine son épisode orageux, assorti de grêles, au grand désarroi des paysans dont les cultures étaient criblées d’impacts des grêlons. De quoi anéantir toute la récolte d’une saison. Pour Antananarivo, après plusieurs jours de chaleur étouffante, Météo Madagascar annonce des averses orageuses qui couvriront notamment les régions des Hautes Terres centrales. La présence d’un amas nuageux le long de la partie Sud et Ouest de Madagascar pourrait être à l’origine de ce changement. Météo Madagascar souligne par ailleurs que ceci annonce le début effectif de la saison pluvieuse. Plusieurs régions de l’île devront s’attendre, ce jour et jusqu’au week-end prochain, à une série d’activités orageuses, avec éventuellement de la grêle sur les zones d’altitude. Pour Analamanga en particulier, ces averses seront probablement plus intenses sur la partie Est de la région.

Comme chaque année, la vie des tananariviens, notamment ceux habitant les zones basses de la capitale, sera à nouveau conditionnée par les aléas météorologiques et renouera avec les scènes de rues inondées, de canaux bouchés et autres déversements de détritus vers lesdites zones basses.

Par ailleurs, les températures maximales connaîtront une légère baisse. Entre 23°C et 25°C dans les régions des Hautes terres centrales, si les régions du Nord afficheront autour de 33°C. Les températures minimales, quant à elles, se situeront autour de 13°C comme pour le Vakinankaratra, à 15°C comme pour Analamanga.

Hanitra R.

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Table ronde avec les bailleurs : Les projets d’infrastructures routières soutenus par le MATP  

Table ronde avec les partenaires techniques et financiers, organisée par le MATP.

Madagascar, un pays moderne avec un réseau routier moderne. C’est le défi à relever par le Ministère de l’Aménagement du territoire et des Travaux Publics (MATP), suivant la vision et les Velirano du président Andry Rajoelina. Dans ce cadre, une stratégie et un programme pour la période 2020-2024 ont été élaborés par la Direction générale des Travaux publics, au sein du MATP. Les projets, prévus être réalisés durant cette période, ont été présentés, mardi dernier, aux différentes entités et acteurs concernés par les projets d’infrastructures routières, lors de la table ronde avec les partenaires techniques et financiers. Les représentants des bailleurs de fonds, des partenaires de développement et les organisations partenaires du MATP, à l’exemple de la Agence japonaise de coopération internationale (JICA), l’Union Européenne, l’Agence française de développement (AFD) étaient au rendez-vous. D’autres partenaires comme la Banque africaine de développement (BAD) et la Banque mondiale ont également participé à la table ronde, mais en virtuellement.

Financements. Outre la stratégie et le programme, les différents projets qui pourraient être financés par les partenaires techniques et financiers ont également été étudiés durant la rencontre. Selon le ministère de tutelle, l’objectif est de permettre à ces partenaires de mieux connaître l’utilité et les impacts attendus de ces projets en question, et également d’avoir une idée des financements nécessaires pour la réalisation de ces projets à Madagascar. Lors de son intervention, le ministre Hajo Andrianainarivelo a indiqué que cette rencontre avec les partenaires a permis une concertation sur le développement et l’amélioration des routes et des ponts sur les réseaux routiers du pays.

Antsa R.

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Matchs Barea – Côte d’Ivoire : Une dizaine de fans zones à Tana

Jour J pour le match-aller opposant les Barea de Madagascar contre les Éléphants de la Côte d’Ivoire. La double confrontation du 12 et 17 novembre sera décisive pour l’avenir de ce groupe. Quoiqu’il en soit, du côté de la présidence de la République, l’on considère cette campagne pour la qualification à la CAN 2021 comme une affaire d’Etat. Le Velirano n°13 du président Andry Rajoelina prévoit le développement du sport, le chef de l’Etat encourage ainsi le soutien de l’Etat aux Barea. Mardi dernier, le ministère de la Communication et de la Culture, après avoir mené des négociations auprès de la Confédération africaine de Football (CAF), a procédé au paiement d’une somme de 150.000 euros pour obtenir la retransmission en direct de tous les matchs des Barea. Désormais, la Télévision Malagasy détient le droit de retransmission de tous les matchs de l’équipe nationale dans le cadre des éliminatoires pour la CAN. Pour sa part, la présidence de la République a conclu un accord avec Canal+ Madagascar pour installer plusieurs fans zones à travers l’île. Au total, 23 fans zones vont être installées à travers l’île, dont une dizaine à Antananarivo. En effet, des écrans géants vont être installés notamment à Itaosy, à Ambohidratrimo, à Sabotsy Namehana, et au niveau des six arrondissements de la Capitale. Des camions écran ont aussi quitté Antananarivo, hier, pour rejoindre entre autres Toamasina, Antsirabe, Fianarantsoa, Moramanga, Miarinarivo et Maevatanana où des fans zones seront aussi installées. D’après les informations, les consignes viennent du président Andry Rajoelina. Par ailleurs, le chef de l’Etat aurait aussi donné des instructions aux chefs de région et à toutes les collectivités décentralisées afin de mettre tout en œuvre pour installer des écrans géants, au moins au niveau des chefs-lieux des régions. Et ce, afin que le peuple malgache puisse suivre les matchs en direct et supporter les Barea même si les matchs se jouent à huis clos.

Davis R

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Réforme du PAC : L’adoption attend le Sénat

Le controversé projet de réforme des textes fondateurs du pôle anti-corruption est actuellement bloqué au niveau du Parlement. Initié par le député d’Ampanihy Ouest, Idealson, le projet de loi a été adopté par l’Assemblée nationale en juillet dernier, dans le cadre de la session extraordinaire du Parlement. Le texte devrait alors passer en examen au niveau de la Chambre haute lors de l’actuelle session ordinaire. Cependant, la grève des sénateurs compromet la poursuite de la procédure sur l’examen de ce texte suivi de très près par le système anti-corruption. A cet effet, hier, la présidente du comité pour la sauvegarde de l’intégrité, Sahondra Rabenarivo, a fait appel aux sénateurs pour se pencher sur ce projet de loi sur la réforme du PAC. Cette dernière veut que les membres de la Chambre haute se penchent sur ce dossier pour fixer le sort de l’initiative du député Idealson.

Tolérance zéro. Hier, le comité de sauvegarde de l’intégrité a présenté son rapport annuel pour l’année 2019. La stratégie nationale de lutte contre la corruption, qui a été élaborée pour une durée de 10 ans, est un sujet qui préoccupe le comité. Il se trouve aux commandes de la mise en œuvre de la stratégie qui arrive actuellement à mi-parcours. Le document a été harmonisé avec la politique générale de l’Etat et le plan pour l’émergence de Madagascar. Ces documents de référence placent, d’ailleurs, la lutte contre la corruption en tant que défi majeur de l’État et des administrations pour les années 2019-2024. Dans son axe n°3, la PGE met en exergue une « lutte contre la corruption avec tolérance zéro » parmi les treize priorités. En effet,  « la stratégie nationale de lutte contre la corruption mise à jour traduit ainsi la nouvelle orientation vers la prévention, par des réformes à mettre en œuvre dans différents secteurs de l’Administration », a souligné le comité de sauvegarde de l’intégrité.

Emprisonnement. Les objectifs fixés par cette stratégie comptent, entre autres, réduire significativement les opportunités de corruption dans la délivrance du service public et la passation des marchés publics et de réduire la vulnérabilité des citoyens malgaches, des agents de l’administration publique et des institutions du système anti-corruption. Également, elle vise à renforcer l’État de droit de manière à disposer d’un État capable de répondre aux aspirations de justice des citoyens. Et pour y parvenir, la stratégie privilégie, selon le comité de sauvegarde l’intégrité, les sanctions fortes et exemplaires telles que les recouvrements des avoirs, la révocation des agents convaincus de corruption, l’inéligibilité aux élections ou même l’emprisonnement ainsi que le renforcement du mécanisme de dénonciation et le renforcement de l’exigence citoyenne d’intégrité.

Inflation législative. Dans son rapport annuel, le comité de la sauvegarde de l’intégrité a aussi fait un diagnostic de l’état de la gouvernance à Madagascar à travers la mise en œuvre de la politique nationale de bonne gouvernance. « Ce diagnostic révèle que l’inflation législative et règlementaire engendrée par la volonté d’améliorer ladite gouvernance depuis 2003 contraste avec l’inapplication des textes en vigueur », rapporte l’entité. De même, toujours selon cette dernière, la multiplicité d’institutions a généré des empiètements de compétences doublés d’un cloisonnement des activités. Cette anomalie confirme la nécessité d’une meilleure coordination et synergie, plaide le comité de sauvegarde de l’intégrité. Des déficits de qualité du service public sont également constatés par cet organe. La gouvernance économique, toutefois, connait, selon toujours le comité, des avancées notables dans l’amélioration de l’environnement des affaires et la réforme des secteurs porteurs. « Elles demeurent, néanmoins, tributaires des pesanteurs dans la libéralisation effective des échanges, de l’insuffisance des infrastructures et des progrès technologiques ainsi que de la sécurisation des investissements malgré l’attractivité de la fiscalité du pays », a souligné le rapport.

Recueillis par Rija R.

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Parti TIM : Solofonantenaina Razoharimihaja n’est plus

Grande fut la stupéfaction hier dans le camp des partisans de Marc Ravalomanana. Le parti Tiako i Madagasikara a subitement perdu un de ses cadres. Il s’agit de Solofonantenaina Razoharimihaja, ancien président national du parti en 2004 et en 2014, qui vient de quitter, hier, cette terre pour un monde meilleur. L’information a très vite fait le tour des réseaux sociaux accompagnée des hommages de ses compagnons de lutte. Solofonantenaina Razoharimihaja est parmi les alliés de première heure de Marc Ravalomanana, artisans de son ascension au pouvoir en 2002. Elu député à Ambatondrazaka, sa ville natale, en 2003, ce « Tiko Boy » est toujours resté fidèle à sa famille politique. Depuis la chute de Marc Ravalomanana, en 2009, Solofonantenaina Razoharimihaja s’est retiré de la scène politique après huit ans de carrière au service du parti. Il est ensuite revenu dans l’arène pour essayer de donner un second souffle au TIM en 2014. Mais ce retour a été bref et discret. Le journal Midi Madagasikara présente ses condoléances à la famille et aux proches du défunt.

Rija R.

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Tanjondava Talatamaty : L’EPP fait peau neuve

En cette période de rentrée scolaire, les élèves de l’EPP Tanjondava Talatamaty sont gâtés. Ils vont étudier dans des bâtiments flambant neufs. Conscient de la place que l’éducation joue dans le développement du pays, le groupe Filatex s’engage dans ce secteur clé. Il y a quatre mois, à la place de cette nouvelle infrastructure s’érigeait un bâtiment en piteux état où le système d’aération et la luminosité faisaient défaut sans parler de la promiscuité. Partant de ce constat, le groupe Filatex a décidé de financer les travaux de construction d’une nouvelle infrastructure respectant les normes sanitaires et sécuritaires. L’inauguration du bâtiment s’est déroulée, hier, en présence de la ministre de l’Education nationale, Sahondra Marie Michelle et du directeur RSE du groupe Filatex, Tanteraka Rakotoarisoa. « Le secteur de l’éducation est l’un des engagements clés de Filatex. Si nous voulons avancer et développer le pays, cela doit passer par l’éducation de la population, en commençant par la base. A part le bâtiment, 100 tables-bancs ont été remis en plus du programme santé scolaire dont les élèves vont bénéficier », a souligné Tanteraka Rakotoarisoa. Il est à signaler qu’un élève de l’EPP d’Andrefanan’Ambohijanahary, soutenu par le groupe Filatex, a eu la meilleure note a l’examen du CEPE à Tana-Ville. Le numéro un de l’éducation nationale à Madagascar a souligné que ce partenariat public-privé contribue à la vision de l’Etat dans l’amélioration de la qualité de l’éducation au pays.

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Elections sénatoriales - 12 465 grands électeurs inscrits dans la liste définitive

La Commission électorale nationale indépendante a procédé hier à l’arrêtage définitif de la liste électorale aux élections sénatoriales du 11 décembre prochain. Il y a en tout 12 465 grands électeurs qui éliront les 12 sénateurs.

 

La CENI, la commission en charge de l’organisation des élections qui se déroulent à Madagascar, procède étape par étape dans l’organisation des élections sénatoriales du 11 décembre prochain. Hier, elle a procédé à l’arrêtage définitif de la liste électorale. Le président de la commission Hery Rakotomanana a affirmé qu’il y a en tout 12 465 grands électeurs qui iront aux urnes.

A la date du 11 janvier 2020, il y avait 12 480 grands électeurs. Mais entre cette date et l’arrêtage définitif hier, il y a eu des additions et des retranchements. Le nombre d’additions est de 268 grands électeurs tandis que les retranchements étaient au nombre de 280. Il y avait eu donc plus de retranchement que d’addition.

La Province de Fianarantsoa compte le plus grand nombre de grands électeurs. Elle possède 3 144 grands électeurs. La Province d’Antananarivo se trouve en seconde position avec 2 428 grands électeurs. S’en suit la Province de Toliara avec 2 140 grands électeurs, la Province de Toamasina avec 1 854, la Province de Mahajanga avec 1 785 grands électeurs. La Province d’Antsiranana se trouve en dernière position avec ses 1 414 grands électeurs.

Les additions et les retranchements s’expliquent par le fait qu’il y a eu des conseillers municipaux qui ont passé l’arme à gauche ou qui sont encore en litige devant soit les Tribunaux administratifs soit devant le Conseil d’Etat. Et il lui appartenait d’effectuer la mise à jour de la liste en fonction des dossiers ou lettres administratives y afférentes qui lui sont parvenus.

L’élaboration de la liste s’est faite en toute transparence a expliqué le président de la CENI Hery Rakotomanana. En effet, après l’arrêtage provisoire, les listes électorales ont été envoyées auprès des Districts où les votes se dérouleront afin que les maires et les conseillers puissent vérifier eux-mêmes si leurs noms y sont inscrits.

Par ailleurs, la CENI s’est ouverte à toutes les parties prenantes dans toutes les étapes du processus électoral. D’ailleurs, il y avait eu un cadre de concertation avec les acteurs concernés notamment dans l’élaboration de la liste électorale. Les représentants des listes de candidats, les partenaires techniques et financiers ainsi que la société civile ont été associés dans le processus électoral.

Enfin, le président de la commission a mentionné que les textes en vigueur ont été respectés dans les étapes suivies. La confection de cette liste électorale définitive ainsi que de la période même de confection ont respecté les lois applicables en matière électorale. Le président a apporté ces trois précisions pour témoigner que le processus électoral est conforme à la règlementation.

Cette liste électorale a donc été arrêtée à 12 465 grands électeurs. Il s’agit d’un arrêtage définitif. Aucune modification ne pourra plus être apportée à la liste électorale. Les grands électeurs éliront les 12 sénateurs à raison de 2 sénateurs par Province. Le vote se déroulera dans les Chefs- lieux de District où les grands électeurs du District déposeront leur bulletin unique dans une urne unique.

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Agressions sexuelles sur mineurs - Mialy Rajoelina part en guerre !

La Première Dame et Ambassadrice de lutte contre les violences basées sur le genre (VBG) enchaîne les activités de sensibilisations face à la hausse des cas d'agressions sexuelles sur mineurs, constatée ces derniers temps. Après la diffusion d'une vidéo de sensibilisation et les rencontres avec les victimes et leurs familles, la Présidente de l'association Fitia a participé depuis hier à une série de sensibilisations auprès des écoles primaires publiques (EPP). D'un autre côté, le renforcement des sanctions attribuées aux auteurs de viols vient d'être validé en Conseil des ministres.

 

« Nous ne pouvons plus accepter ni tolérer ce qui se passe actuellement, au détriment des enfants innocents. Les impacts des violences, notamment des agressions sexuelles sur mineurs, laissent des séquelles à vie. Chacun d'entre-nous devons adopter des mesures et prendre des mesures pour y remédier ». Mialy Rajoelina l'a affirmé hier EPP 67Ha Nord et à l'EPP Anosibe, lors d'une série de sensibilisations sur la lutte contre les violences sexuelles. Cette descente constitue une sorte de guerre pour alléger, voire mettre fin à ce phénomène courant destructeur. « L'éducation est la base du changement. Les écoles servent de théâtre pour renforcer la lutte contre les violences à l'égard des enfants », ajoute la Première Dame, également Présidente de l'association Fitia et non moins Ambassadrice de lutte contre les VBG.

Mialy Rajoelina s'est adressée aux enseignants, lesquels jouent un grand rôle dans l'éducation des élèves. « A travers votre métier, vous contribuez à un avenir meilleur tant des familles que de la Nation. Vous êtes également les premiers au courant du bonheur ou du malheur de vos élèves. Nous sommes ici pour vous épauler et vous pour vous porter assistance pour l'éducation de nos enfants », lance t-elle aux éducateurs. Les élèves ne sont pas en reste dans les messages que la Première Dame a lancés. « Mes chers enfants, vous avez le droit de dénoncer tout abus ou violence à votre égard. Personne ne va vous blâmer puisque vous n'êtes pas responsable de ce qui vous êtes arrivé. Vous devez dénoncer ceux qui vous cause du tord. D'ailleurs, nombreuses sont les personnes qui peuvent vous écouter et vous aider », informe l'Ambassadrice de lutte contre les VBG.

Des élèves en parlent…

Au programme de la séance de sensibilisations d'hier, l'association Fitia a enseigné aux élèves que leur corps est sacré et que personne ne doit en toucher, même un membre de sa famille. « J'ai retenu aujourd'hui que les enfants ne doivent parler ni accepter les avances des inconnus. En cas de comportements suspects, nous devrons appeler au secours et en parler à nos parents, enseignants ou les autorités compétentes comme la Police ou les Chefs Fokontany », nous confie M., élève en classe de 10è à l'EPP 67Ha Nord. « J'ai déjà été témoin d'une agression sexuelle d'une adolescente dans notre quartier mais je n'ai rien fait à l'époque. Désormais, je sais quoi faire et qui consulter face à une telle situation », ajoute S., écolier en classe de 8è.

Pour l'EPP 67Ha Nord, les sensibilisations sur la lutte contre les violences à l'égard des enfants vont se poursuivre durant le cours d'éducation civique, dispensé dès la classe de 11è. « Une élève en classe de 9è inscrite dans notre établissement a été victime de viol il y a 3 ans passé. Son enseignante a constaté un changement de comportement de l'écolière, laquelle sort souvent pour aller aux toilettes. Ses camarades l'ont confirmé. Nous en avons fait part à ses parents, qui ont par la suite consulté un médecin et la Police », se souvient Hanitra Ramamonjisoa, Directrice dudit établissement. Ce responsable reconnait la grande responsabilité des enseignants, considérés comme 2è mère. « Elles détectent facilement les changements de chaque élève et ont la capacité de s'approcher d'eux. Certains écoliers leur font des confidences », poursuit la Directrice. cette EPP enregistre, notons-le, 1055 élèves et 24 enseignants au titre de l'année scolaire 2020-2021.

Patricia Ramavonirina

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La voie est libre

Désormais, Naina Andriantsitohaina roule librement sur la grande avenue de la Commune urbaine d'Antananarivo (CUA). Le Conseil d'Etat a rejeté, en cassation, les requêtes pour annulation déposées par le candidat malheureux du TIM, Riana Randriamasinoro, à l'encontre du candidat IRD élu Andriantsitohaina lors de l'élection du maire d'Antananarivo. En fait, le Conseil d'Etat emboîte le pas au Tribunal administratif d'Antananarivo qui avait déclaré la victoire de Naina Andriantsitohaina.

 

La voie est libre. Il s'agit de l'ultime recours pour Riana Randriamasinoro. Le verdict du Conseil d'Etat ne fait plus l'objet d'aucun recours. C'est la plus haute juridiction en matière d'élection générale (Communale et Municipale).

En réalité, le Conseil d'Etat à travers son irrévocable Arrêt coupe l'herbe au pied d'un certain Marc Ravalomanana qui voit ainsi son avenir politique, lui et son poulain, se rétrécir davantage sinon dans l'incertitude. Le plus perdant dans tout ce micmac du TIM téléguidé par son fondateur ne peut être autrement que son nouveau protégé. Totalement inconscient du danger qui le guette, Riana Randriamasinoro fonce les yeux bandés et la tête baissée. En effet, il ne se rend pas compte qu'il se précipite vers un ravin profond. Marc Ravalomanana, un vieux routier sadique et sans scrupule, pousse ce jeune trop novice et naïf dans le labyrinthe de la politique. A l'allure où vont les choses, Riana risque fort de déraper et se casser la figure sur ce « terrain inconnu et glissant ».

Maintenant que l'ultime obstacle s'efface, Naina Andriantsitohaina a les coudées franches pour mener à bien sa politique, le « Veliranon'Iarivo », et conduire à bon port la Ville des mille. Mais, les enjeux et les défis sont loin d'être sous contrôle. Le redressement de la Capitale requiert la maîtrise de tous les paramètres. Entre autres, une stratégie bien définie et structurante réalisable à court et à moyen terme. Ensuite, une capacité en ressources humaines et une faisabilité matérielle et technique de nature à mettre en œuvre dans les meilleurs délais le programme préalablement établi. Et enfin, la concrétisation ! En principe, tout est en place et consigné dans le « Veliranon'Iarivo ». Le plus dur reste à faire à savoir les traduire en actes.

En sa qualité de premier magistrat de la ville, Naina endosse la responsabilité principale dans toutes les démarches à effectuer. Sans trop pousser loin, il est le seul maître à bord. Certes, le Conseil municipal est là, l'équipe technique de même ! Mais en tant qu'élu au suffrage direct, le maire bénéficie de l'onction populaire qui, en fait, l'adoube officiellement et solennellement à son poste. Il reste à attendre la grande cérémonie de remise officielle de l'écharpe en tant que premier édile d'Antananarivo, la Capitale de Madagasikara.

De toute évidence, afin de pouvoir relever les défis et surmonter les obstacles, la collaboration franche et sincère entre le maire et le Conseil municipal, dans sa composante telle qu'elle est, revêt un caractère primordial. Il est navrant de constater qu'un(e) membre du Conseil traine en Justice le maire pour des raisons essentiellement d'incompatibilité. Un tel comportement ternit l'image de la CUA.

La voie est libre ! Naina Andriantsitohaina, conforté et confirmé à son poste, mérite les félicitations. Qu'il puisse agir tout au long de son mandat en toute liberté et de manière responsable.

Ndrianaivo

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Pâtes alimentaires, couverture et détergents en poudre - Création de six nouvelles industries locales

Une première expérience concluante. L’application de la hausse des droits de douane sur les produits importés notamment les pâtes alimentaires, la couverture et les détergents en poudre a apporté ses fruits. Le taux additonnel est respectivement de l’ordre de 30%, 41% et 39% en 2018. Le ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (MICA) a alors dressé, hier, au Pavé Antaninarenina le bilan de cette mesure en présence du ministre de tutelle Lantosoa Rakotomalala et Hassim Amiraly, président du Syndicat des industries de Madagascar (SIM).

Il faut dire que les impacts sur l’investissement local en l’espace d’une année et demie sont nettement positifs. Six nouvelles industries sont créées grâce à cet instrument de défense commerciale. « La demande nationale en pâtes alimentaires s’élève à 52 000 tonnes. En 2018, la branche de production locale approvisionnait 7 000 tonnes de la consommation locale contre 45 000 tonnes par les importateurs. Les chiffres se sont rapidement améliorés l’année dernière puisque l’industrie locale a produit 21 000 tonnes et la part de marché des importateurs est réduite à 30 000 tonnes. Il en est de même pour les détergents en poudre dont la consommation locale est de 14 000 tonnes alors que la capacité de production s’élève à 7 000 tonnes. Des industries installent actuellement de nouvelles unités de production pour ces deux produits. On peut citer le cas de l’Extra Propre, Vao Line, Illico, Presto qui sont désormais fabriqués sur place. Quant aux couvertures, la capacité de production nationale couvre entièrement la consommation locale avec une production de 4 500 tonnes sur 3 000 tonnes de besoin de la population locale » rapporte Barthélémy, directeur général de l’Autorité nationale des mesures correctives et commerciales (ANMCC).

 Création d’emplois et hausse de recette fiscale

Avant l’application de la mesure de sauvegarde, les industries locales étaient contraintes de réduire le nombre de personnel à cause de la perte considérable de part de marché. L’initiative a alors favorisé la création d’emplois à Madagascar. 447 personnes ont trouvé du travail en 2019 et 131 en 2020. Les recettes fiscales ont augmenté en ce sens. « Les droits de douane ont crû de 52% au cours de cette période passant d’environ 8 milliards à 18 milliards d’ariary. Il est vrai que la recette douanière a diminué à cause des produits importés mais les recettes fiscales ont connu une hausse grâce à l’améloration de la branche de production nationale en plus de la perception des droits de douane sur les trois produits », poursuit Barthélémy.

Le ministre Lantosoa Rakotomalala a tout de même souligné, pour sa part, que cette mesure est un enjeu de taille vu que 80% de l’approvisionnement à Madagascar dépendent encore de l’importation. Il est important de trouver un équilibre entre les parties prenantes que ce soit l’administration publique, les consommateurs, les opérateurs nationaux et les importateurs.

Solange Heriniaina

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Salon Bons Plans Tourisme Madagascar - Les voyages organisés ont le vent en poupe

La solution pour voyager sans se ruiner. Pour convaincre les citoyens malagasy à voyager à travers tout le pays, les opérateurs touristiques, plus particulièrement les agences de voyage et les tours opérateurs, misent sur les voyages organisés. Ils en font particulièrement la promotion à l’occasion du salon Bons Plans Tourisme Madagascar ou « Tsenaben’ny fizahantany », organisé par le ministère des Transports, du Tourisme et de la Météorologie, actuellement, au jardin public d’Antaninarenina, pour favoriser le tourisme local. Ce type de voyage réduit considérablement les dépenses, ce qui rend les destinations comme l’île Sainte-Marie, Morondava ou encore Toliara plus accessibles.

« Les citoyens malagasy sont toujours freinés par les coûts des voyages. Nous avons une culture ancrée comme quoi voyager rime toujours avec grosses dépenses. Cette culture fait que les Malagasy partent rarement en vacances, soit ils partent mais toujours dans les mêmes destinations comme Mahajanga ou encore Toamasina. Les voyages organisés tentent alors d’inverser cette tendance », soutient un opérateur. Dans les détails, les voyages organisés peuvent se faire en groupe ou en couple, et surtout en famille. Les agences de voyage et les tours opérateurs conçoivent des packages incluant le transport, l’hébergement mais aussi la restauration et les différentes activités ludiques, et ce à des tarifs préférentiels. « Contrairement à ce que l’on croit, avoir recours aux agences de voyage ne revient pas si cher que cela, au contraire. Il faut savoir qu’elles signent des conventions de partenariat avec divers établissements et obtiennent alors des rabais conséquents. Des rabais que les voyageurs ne pourront pas obtenir par leurs propres moyens. De plus, les agences de voyage peuvent également proposer des produits touristiques complètement méconnus du grand public » explique Joël Randriamandranto, ministre des Transports, du Tourisme et de la Météorologie, hier, en marge de l’ouverture du salon.

L’offre «Majunga Evasion» concoctée par Malagasycar, transport première classe, en collaboration avec l’éco-lodge Antsanitia en est l’exemple même. A seulement 565 000 ariary, deux personnes pourront s’évader le temps d’un week-end sur les belles plages d’Antsanitia, frais de transport, hébergement et petit déjeuner compris. Alors que si ces derniers sont vendus séparément, les clients devront payer près du double de ce prix. Ces formules offrent alors des avantages financiers mais aussi en termes de gain de temps. Aujourd’hui, les vacanciers commencent à s’intéresser de plus près aux voyages organisés, surtout ceux qui veulent découvrir de nouvelles destinations. Dans tous les cas, la promotion du tourisme local ne se limitera plus à cette période post-covid. Les opérateurs sont en effet conscients que ce dernier a beaucoup de potentiel.

Rova Randria

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Baccalauréat à Antananarivo - Les résultats publiés ce week-end

Seules les deux ex-Provinces d’Antsiranana et d’Antananarivo n’ont pas encore publié les résultats du baccalauréat 2020. Aux dernières nouvelles, les enseignants- correcteurs déployés à l’université d’Antananarivo passent ce jour à l’étape des délibérations. Une organisation qui ne dicte à aucun cas la date exacte de la proclamation des résultats. Au début, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (MESUPRES) a déjà avancé que les candidats pourraient connaitre les résultats du baccalauréat entre les 14 et 17 novembre prochains.

Effectivement, les correcteurs vont délibérer la moyenne d’admission. Mais rien n’indique encore que les résultats sortiront demain, il faut tenir compte des dates annoncées par le ministère de tutelle. Les membres de jury doivent d’abord passer à la dernière vérification. Mais une fois les résultats finaux connus, les concernés peuvent se rendre auprès des centres d’examen respectifs pour voir les affichages. En collaboration avec des opérateurs téléphoniques, les candidats peuvent aussi recourir au sms. A cela s’ajoute le support « papiers journaux » explique Razafindraleva, directeur des examens nationaux Tana.  Si l’on tient compte des écoles supérieures publiques à Fianarantsoa, Toamasina, Mahajanga et Toliara, tous les candidats obtenant la moyenne supérieure ou égale à 9,75 sur 20 décrocheront ce premier diplôme universitaire.

Il est à noter que Toliara a été le dernier département venant de sortir les résultats du baccalauréat 2020. La série générale a enregistré un taux de réussite de 41%. Quant aux séries technique et technologique, un taux de 56% est noté. Le trophée du District qui a le meilleur taux de réussite est décerné à Belo/Tsiribihina avec un taux de 73%.

K.R.

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Opération “Mahakama ho an’ny Atsimo” - 7 000 ménages bénéficient d’une distribution de vivres

Une aide d'urgence à travers la distribution de vivres. Les premières cargaisons de vivres sont déjà arrivées dans le District d’Amboasary Atsimo. Pour cette première phase du projet « Mahakama ho an' ny Atsimo », environ 2 000 ménages issus des Fokontany Barikavelo, Tanandava, Tsileha, Ifotaka, Fenoaivo ainsi que les villages de Tsivory ont reçu leurs parts de vivres, depuis le début de cette semaine. Ce projet initié par le Programme alimentaire mondial (PAM), cible 7 000 ménages dans le District d’Amboasary Atsimo.

Afin que tout le monde ne soit pas mis à l’écart, la distribution se fait par vague, selon l’arrivée des camions dans la ville. La Congrégation des filles de la Charité sera ainsi approvisionnée pour qu’elle puisse continuer la distribution des repas pour les familles démunies. En effet, tous les jours, des milliers de personnes frappent à la porte de cette association chrétienne pour demander à manger. Outre les vivres, les enfants victimes de la malnutrition aigüe sont pris en charge par les volontaires de l’ONG Médecins de l’océan indien.

D’après le recensement du PAM dans le cadre de ce projet, environ 7 000 ménages sur les 8 500 que compte cette localité se trouvent dans une situation alimentaire critique.

 « Mahakama ho an’ny Atsimo » est une opération qui vise à distribuer des vivres pour la communauté touchée par le Kere dans la Région Sud de Madagascar. Durant cette première phase du programme, 3,675 millions de repas seront distribués à près de 35 000 bénéficiaires.

 A noter qu’ à l’issue du Conseil des ministres qui s’est tenu mercredi dernier, le Président de la République, Andry Rajoelina, a réitéré le maintien du « Kaly Tsinjo » dans ces localités, frappées de plein fouet par le « Kere » et a donné l’ordre à tous les ministères concernés d’agir au plus vite.

Anatra R.

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Détournement de deniers publics - Un inspecteur du trésor écope de 15 ans d’emprisonnement ferme

Actuellement, des fonctionnaires en exercice ont été jugés au Pôle anti-corruption ou PAC des 67ha pour détournement au sein des différents ministères qui les emploient. C’est le cas pour cet inspecteur du trésor répondant au nom de Lovanirina Ramasimahavola, la quarantaine. La Cour criminelle du PAC l’a condamné à une peine de 15 ans d’emprisonnement ferme pour détournement de deniers publics. La somme détournée s’élève à 3 milliards d’ariary. A la barre, l’accusé a tout avoué et il a agi seul. L’affaire a éclaté l’année dernière où le gouffre à milliards dû à ce vol, a été décelé au cours d’un audit sur les comptes ou autres mouvements de capitaux dans le service occupé par le fonctionnaire en cause.

Quant à son méfait  proprement dit , rien n’a permis de déceler la supercherie, du moins au premier coup d’œil,  car l’inspecteur aurait suivi la déontologie des mouvements de capitaux dans le service,  dont il avait d’ailleurs la responsabilité. Par exemple, il donne bien des factures ou autres reçus aux personnes, aux partenaires du trésor, ou encore à des agents de recouvrement des organismes , surtout  ceux d’autres ministères venus verser un fonds, ou  effectuer un quelconque paiement dans son  bureau. Mais en réalité, toutes ces sommes d’argent, il les empochait toutes ou du moins une partie.

Les questions-pièges du président de la Cour ont failli déstabiliser l’accusé pour expliquer le motif de son comportement.

 Mais acculé, l’inspecteur a fini par lâcher prise, au fur et à mesure où les débats deviennent sulfureux. D’abord, il a déclaré avoir été confronté à un grave problème, un endettement jusqu’au cou, et qui l’aurait poussé à puiser directement dans les caisses du trésor public. “J’avais emprunté de l’argent à des usuriers. Or, les taux de remboursement étaient trop élevés que je n’avais plus les moyens de les rembourser convenablement. J’ai dû alors prendre directement dans la caisse du trésor”, s’était-il défendu.

A l’entendre bien parler, il s’est également comporté comme un homme d’affaires audacieux, et qui investit dans le transport, mais qui a finalement tout perdu. D’ailleurs,  il a affirmé avoir utilisé une bonne partie  du fonds volé en l’investissant dans l’achat de biens comme des camions, ou autres minibus.

Qui plus est, il affirme vouloir aider son épouse à monter et à faire fonctionner l’entreprise qu’elle a créée. Ce qui expliquerait également, du moins en partie, l’appétit gargantuesque de l’inspecteur de liquidités. Puisque l’accusé n’est donc pas en mesure de rembourser le trésor public, la Justice a dû procéder à une saisie des biens amassés par l’accusé et sa femme, maisons et véhicules compris. Notons que cette dernière n’a pas été pour autant poursuivie pour cela.

Après son arrestation vers le début de cette année, donc à l’éclatement de l’affaire, le Parquet d’Anosy l’avait fait placer sous mandat de dépôt le 4 février dernier. Après les deux trésoriers du ministère de la Justice qui ont été écroués au cours de la semaine dernière, également pour détournement de deniers publics, voilà donc que  c’est au tour de cet inspecteur du trésor de leur emboîter le pas, c’est-à-dire derrière les murs de la prison.

Franck  R.

 

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Convention entre la CNAPS et la BOA - Une offre inédite pour les retraités

Les retraités malagasy pourront d’ores et déjà faire le retrait de leur pension dans les 150 distributeurs automatiques de la Bank of Africa (BOA) et sur les 94 agences dans tout Madagascar. Tel est l’objet de la signature de convention de partenariat entre la Caisse nationale de prévoyance sociale et la BOA, qui a eu lieu hier à son siège à Ampefiloha. Une offre inédite sera mise à la disposition des intéressés. Une offre permettant aux retraités de faire le retrait de leur pension et leur rente pour les victimes d’accident du travail. Une offre « Tahiry » et une carte « Mauve » seront offertes gratuitement aux bénéficiaires.

 

« L’objectif est d’éviter que nos aînés fassent la queue très tôt pour récupérer leur pension de retraite. C’est un début aussi vers la bancarisation et la digitalisation des prestations de la CNaPS. Désormais, les bénéficiaires pourront récupérer leur bien à n’importe quel moment et n’importe où. C’est la CNaPS qui prendra en charge de tous les frais de transaction », explique Alain Ratsimbaharison, directeur de communication de la CNaPS.

« En plus, pour les retraités qui font encore du travail indépendant, ils peuvent effectuer des prêts bancaires exceptionnels au même titre que les comptes chèques à travers la même offre « Tahiry pour retraités », explique Othmane Alaoui, directeur général de la BOA Madagascar. Et d’ajouter « Les relations entre la CNaPS et BOA Madagascar vont connaitre un nouvel élan, cela grâce à la signature de cette convention laquelle va permettre aux dizaines de milliers de pensionnés de la CNaPS de bénéficier d’une offre BOA exclusive comprenant le produit et le service notamment digital. Ceci entre également dans le cadre de la bancarisation et de facilitation de l’accès aux services financiers prônées par BOA Madagascar ».

Toutefois, la CNaPS précise que cette offre n’est pas obligatoire pour les 50 000 retraités et 5 000 rentiers.

E.F.

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Qualification CAN 2022 - Les chances des Barea restent intactes

Les Barea de Madagascar se sont inclinés sur un score de deux buts à un devant les Eléphants de la Côte d’Ivoire, hier, lors de la troisième journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2022. Malgré cette courte défaite, l’équipe de Nicolas Dupuis garde ses chances intactes pour une qualification pour la phase finale de la compétition.

 

Retardé à cause des conditions climatiques difficiles, le match entre la Côte d’Ivoire et Madagascar a tenu toutes ses promesses. Les deux équipes se sont livrées à une belle bataille durant la première mi-temps, qui se terminera toutefois sur un score nul de 0 à 0. Les Eléphants de la Côte d’Ivoire ne sont pas parvenus à concrétiser leurs nombreuses occasions de but. Ces derniers parviendront toutefois à trouver le chemin des filets de Melvin Adrien peu après le retour des vestiaires. Après un cafouillage dans la surface de réparation, l’ailier gauche de Parme, Gervinho ouvre le score à la 48e d’une frappe limpide. Le néo international ivoirien Sébastien Haller, remplaçant de Koudjia sorti sur blessure lors de la première mi-temps, doublera la mise à la 55e (2 buts à 0). Alors que l’on pensait les Malagasy à terre, Voavy Paulin réduit le score à la 68e minute de jeu.

Après s’être joué du latéral droit de Tottenham Serge Aurier, le petit ailier place la balle hors de la portée du portier des Eléphants. Dominés durant la fin de la première mi-temps et le début de la seconde, les Barea renversent alors petit à petit la tendance. Mais les attaquants malagasy ne parviendront jamais à concrétiser leur domination. Le match se soldera par une courte défaite pour la sélection nationale malagasy face au grand favori du groupe K. En tout cas, même avec cette défaite,

les chances des Malagasy de rallier la phase finale de la CAN restent intactes. Avec neuf points chacun, la Côte d’Ivoire et Madagascar sont en tête de leur groupe, trois unités devant l’Ethiopie. Tout reste donc possible pour Madagascar. Carolus, Voavy Paulin et consorts disposent encore de toutes les cartes entre leurs mains. Ils semblent en position favorable pour accrocher une des deux places qualificatives pour la phase finale de la CAN. La Grande-ile a besoin de prendre quatre points lors de ses trois prochains matchs pour composter son ticket pour la grand- messe du football africain. En l’emportant face à ces mêmes Eléphants ivoiriens la semaine prochaine à Toamasina, à domicile, les Barea, feront déjà un pas supplémentaire vers le Cameroun.

La rédaction

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Samedi magnifique : Iraimbilanja revient au “Trass” Tsiadana

Place au rock intemporel avec Iraimbilanja.

Incontestablement, le rock de Iraimbilanja est intemporel. C’est une des raisons pour lesquelles la bande à Batata fait toujours des heureux après plus de trois décennies de scène. Privilégiant les scènes restreintes, Iraimbilanja revient au “Trass” Tsiadana samedi après-midi pour renouer et confirmer cet engouement fondé pour le groupe. Pour ces doyens du rock old school, la nostalgie de leur répertoire est à l’ordre du jour. Histoire de revivre l’âge d’or des « Mosoara », Roger et ses compères reprendront les incontournables, les tubes et les chansons que seuls les inconditionnels connaissent. Soucieux de respecter les consignes sanitaires nécessaires et les gestes barrières, il va sans dire que le nombre d’invités est forcément limité. Le port de masque et l’utilisation de gel hydro alcoolique resteront obligatoires. En attendant les grands spectacles, place donc aux shows intimistes.

Zo Toniaina

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CFM tao Toamasina : Tokony hifanampy amin’ny kere any atsimo isika

Nanao antso avo ny filoha lefitra ny komitin’ny fampihavanam-pirenena avy eto Toamasina (CFM), Atoa Rasolondraibe Jean Jacques, amin’ny tokony hifanampiantsika Malagasy amin’ny havantsika kere any atsimo. Tsy mifidy ny fanampiana azo atao, fa izay foy rehetra dia azo atolotra avokoa hoy ny CFM, ka haterina eny amin’ny birao rezionaly BNGRC izany fanampiana avy amin’ny vahoaka izany. Efa nahavita ny azy ireto mpikambana amin’ny CFM ireto noho izy ireo mpanentana amin’izao fifanampiantsika Malagasy izao. Ankilan’izany dia nanao antso avo ny mbola hanajana ny fepetra ara-pahasalamana momba ny “coronavirus” izy isan’izany ny fanaovana aro-tava, sy fielanelanana 1m, ary ny fanasana tanana matetika. Tena mbola eto amintsika ny valanaretina covid-19 hoy ny CFM, satria ny herinandro nivalona teo dia isany nahitana tranga ny teto amin’ny faritra atsinanana na telo aza no hita niabo tamin’izany, niisa 19 kosa ny tao amin’ny faritra Alaotra tamin’izay, ary mbola nahitana tranga olona 5 matin’izany covid-19 izany. Ankilan’izay dia nanentana ny mpifidy vaventy hamita ny adidiny amin’ny fifidianana senatera ny 11 desambra ho avy izao ny CFM teto Toamasina. Adidy goavana ho an’ny mpifidy vaventy izany ka mila manefa ny adidiny izy ireo, ary sahy haneho ny heviny amin’izay kandida tiany amin’izany senatera izany. Tsara ny fisian’ny hevitra tsy mitovy satria mariky ny demokrasia izany hoy ny CFM, saingy tsy eken’izy ireo kosa ilay fidongiana tsy mifidy tian’ny sasany atao noho izany mety hiteraka zava-doza eo amin’ny fanaovana politika eto amintsika. Efa nitenin’ny fitsarana avo momba ny lalampanorenana, ka tsy afaka hanohitra izany intsony ny CFM amin’ny maha-komity ny fampihavanam-pirenena mandala ny lalàna azy ireo.

Malala Didier

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Ambohidratrimo : Tokantrano voatafika, maty voatifitra ny tompon-trano

Nitrangana fanafihana mivaivavy teny amin’iny faritra Ambohidratrimo iny ny alin’ny alatsinainy hifoha talata lasa teo. Tokantrano iray tao amin’ny fokontany Anovorano, Imerimandroso distrika Ambohidratrimo. Ankoatr’ireo entana sarobidy lasan’ireo olon-dratsy mantsy dia maty voatifitra tao anatin’izay rangahy tompon-trano ary naratra mafy ny vadiny. Raha ny angom-baovao azo teny an-toerana dia manodidina ny tamin’iray ambin’ny folo alina teo no nanao amboletra niditra tao amin’io tokantrano io ny andian-jiolahy maromaro nirongo basy. Tsy fantatra mazava izay tena nitranga tao ka nahatonga ny tifitra variraraka nahafaty ilay raim-pianakavina. Heverina no nisy fifanoherana tao na tsy nanaiky velively izay nangatahin’ireo mpanafika angamba, na izy na ramatoa vadiny ka voatery nampiasa herisetra ankitsirano ireo jiolahy. Bala maromaro araka izany no niantefa teny amin’ilay rangahy. Nandriaka ny rà ary maty tsy tra-drano vokatr’izay izy, araka ny fampitam-baovao azo. Ilay ramatoa kosa dia niharan’ny daroka sy vono. Hany ka naratra mafy ihany koa vokatr’izay. Rehefa avy nanjakan’ireo andian-jiolahy toa izany ity tokatrano ity ary nibata izay zakany izy ireo dia nitsoaka nandositra. Ireo fokonolona teo an-toerana no niezaka namonjy ireo niharam-boina ary nitondra ilay naratra tany amin’ny hôpitaly. Marihana, hoy hatrany ny angom-baovao azo fa ny maraina tokony ho tamin’ny enina ora tany ho any, izay hoe efa adim-pamantaranandro maromaro taorian’ilay trangam-panafihana vao nisy nampandre ireo mpitandro filaminana. Na izany aza moa dia tonga teny an-toerana avy hatrany izy ireo fotoana fohy avy eo, nijery ifotony ny zava-nisy ary nanokatra ny fanadihadiana, hikarohana ireo nahavanon-doza.

m.L

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Mpanakanto “Dadi Love” : Naratra mafy teo am-pilalaovana baolina kitra

Tena ao anatin’ny fitetezam-paritra taorian’ny hamehana ara-pahasalamana, tsy nahafahan’ny mpanankato nihetsika, ny mpanakanto Dadi Love ankehitriny. Tao amin’ny Distrikan’i Maroantsetra izy tao anatin’ny herinandro izay, manao izay fampisehoany mitety faritra izay.

Ny tolakandro ny talata 10 novambra teo dia nisy ny lalao baolina kitra nifanaovan’n ekipen’ny Dadi Love sy ny ekipan’ny “Les Roberts”, izay mitety faritra amin’ny faovana lanonana ihany koa, avy ao Mananara Avaratra tao Maroantsetra teo amin’ny kianja CAPJ. Nitrangana loza anefa i Dadi Love teo am-pilalaovana ny baolina kitra nandritra ilay lalao ara-pirahalahina nifanaovana nandritra ny fizaram-potoana faharoa. Efa hifarana ny lalao no nitarika baolina tsy nisy nanakana kanefa nianjera tampoka i Dadi Love. Tsy dia taitra loatra ny olona raha tafatsanaga izy noho izy mpanao “comedie”, raha notarafina teny amin’ny hopitaly anefa taorian’ny fitarainany hita fa nisy tapaka ny taolam-peny havanana. Efa nahazo ny fitsaboana izy taorian’izay, nefa mbola nisy mpilalao telo hafa koa tratran’ny faharatrana nandritra ity baolina kitra ity saingy tsy nampahanahy ny azy ireo. Ny faharatsian’ny kianja CAPJ ao Maroentsetra no ambetin-tenin’ireo mpilalao nahatonga ny loza faharatrana goavana tamin’ny mpanakanto Dadi Love ity. Raha vao nandre izany fahavoazana izany ny fiadidian’ny repoblika dia nandefa fiaramadina manokana naka azy tao Maroantsetra ny alarobia 11 novambra antoandro, ary nanatitra azy tany Mahajanga izay safidy teo amin’ny Dadi Love hanohizany ny fitsamboan-tenany. Hakalaza ny tsingerin-taona nahaterahany ny 16 novambra ho avy izao anefa i Dadi Love izay hahatonga azy ho feno 33 taona amin’izay.

Malala Didier

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Accident de la circulation : Deux gendarmes périssent à Malaimbandy

Ils étaient en mission commandée avec une équipe de six éléments de la gendarmerie et onze militaires. Ils avaient pour mission de récupérer un homme qui venait d’être arrêté par la foule à la suite d’un enlèvement qu’il avait tenté de commettre. Tout s’est déroulé comme prévu et l’opération de récupération n’a connu aucun problème. En chemin pour retourner vers la caserne, le véhicule de la gendarmerie a fait une sortie de route et a fini sa course dans un ravin après avoir effectué plusieurs tonneaux. La première hypothèse sur l’origine de l’accident serait que le conducteur était fatigué. Il aurait travaillé cinq jours sans relâche pour assurer le déplacement des éléments des forces de l’ordre. L’état délabré de la RN35 n’a pas arrangé les choses. « Il a évité trois nids de poule successifs, quelques mètres avant l’endroit où a eu lieu l’accident. Il a fini par perdre la maîtrise du véhicule », a-t-on appris de sources informées. Bilan de l’accident : deux morts, dont les gendarmes Randriatsiorimamonjy Hasimanana Bienvenu et Andriambelosoa Vahatrantenaina André. Le premier est décédé sur le coup et le second a fini par rendre l’âme, malgré les tentatives de réanimation d’un centre de santé de Morondava. Les corps sans vie ont été déposés au réfectoire de la caserne à Malaimbandy. Ils seront acheminés, à Ambatondrazaka et Imerintsiatosika, leur ville natale. Les autres passagers ont tous été blessés durant l’accident.

D.R

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Double meurtre à Manandriana-Avaradrano : Un couple de sexagénaires sauvagement assassiné à son domicile

Hier dans la matinée, les corps sans vie d’un couple de sexagénaires ont été découverts à leur domicile dans le village d’Ambohimanandray, fokontany et commune rurale de Manandriana, district d’Antananarivo-Avaradrano. Agés respectivement de 69 ans, ces individus ont été tués de manière atroce. Leurs têtes présentaient des blessures qui auraient été provoquées par des coups d’objets massifs. Un marteau et une barre de fer qui auraient été les armes du crime ont été trouvés sur place. Selon les informations, ce double meurtre a été commis quelques jours avant cette découverte macabre. Puisque le domicile des victimes est situé dans un endroit isolé, dans une propriété clôturée, ce sont des riverains qui se sont aperçus de la présence d’une personne allongée sur son ventre et inanimée dans la cour de la maison. Surpris, ils ont alerté les membres du fokonolona et les autorités de la localité. Avisés, des gendarmes accompagnés par un médecin légiste se sont rendus sur les lieux hier vers 15 heures pour constater les faits. C’est à ce moment qu’ils ont trouvé le corps du mari dans la cour et celui de l’épouse à l’étage de la maison. L’observation du médecin a révélé que le couple a probablement été tué dimanche. Cette hypothèse a été confirmée par les proches des victimes. Chrétienne assidue et responsable de l’école du dimanche ou « Sekoly alahady » des dignitaires ou « Loholona » à l’Eglise FJKM Manandriana Lovasoa Avaradrano, l’épouse n’était pas venue assister au culte ce dimanche alors qu’elle avait une part active pour l’accomplissement de ce culte dominical. Cela laisse penser que ce double meurtre a été commis le matin de ce dimanche-là. Selon toujours les informations émanant de la gendarmerie, le mari aurait été en train d’entretenir son élevage de poulet quand les malfaiteurs l’ont agressé. Le couple travaillait dans l’élevage de poulets de chair. Pour ce faire, il disposait de trois employés. Mais ces derniers n’étaient pas sur les lieux quand les autorités se sont rendues sur place. Le pire est d’entendre qu’aucun indice d’effraction n’a été constaté sur les lieux. Ce qui signifierait que les criminels ne seraient pas étrangers aux victimes. On attend alors la suite de l’enquête qui est déjà ouverte auprès de la gendarmerie. D’autant plus que jusqu’ici aucun suspect n’est encore arrêté.

T.M.

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Musique urbaine : Kosomaso, une rappeuse tenace

Kosomaso a toute la jeunesse devant elle pour réussir dans le hip-hop.

Après avoir produit plus d’une vingtaine de morceaux, elle en sortira un nouveau cette semaine : “Reprezent”. Un morceau féministe qui plaira aux fans de rap.

Après le succès avec son groupe Feminaly, Kosomaso, la rappeuse de 21 ans s’émancipe avec un premier single qui est un mélange de sa culture malgache et de rap, le tout avec des sonorités hip-hop. Son style est inspiré par différents genres musicaux et sa musique ne semble avoir aucune frontière. Un style à l’image de son histoire personnelle, elle qui a grandi dans la capitale malgache.

Sa voix et son rythme s’accordent sur une fusion entre un texte typiquement malgache et une mélodie motivante. Son talent de polyglotte remarquable brouille les frontières. Sa virtuosité ne fait aucun doute, tout comme sa capacité à absorber les adeptes de rap malgache par la délicatesse de sa voix aérienne qui contraste avec les rythmiques de percussions ancrées solidement dans le sol. Kosomaso dévoile les liens profonds et intimes qui peuvent exister entre tous ces courants musicaux, en s’affranchissant des genres préexistants.

« La majorité des titres ont été enregistrés dans ma chambre et produits par des potes. Nous n’avons demandé aucune aide. C’est vraiment du fait-maison et je pense que c’est représentatif de cette période. » Malgré le côté rudimentaire de sa genèse, Government Tropicana sonne pourtant comme l’un des meilleurs albums de hip-hop entendus cette année.

Voyageant d’un home-studio à l’autre, tout en écrivant des paroles sur la route, Kosomaso est enfin prête à encapsuler une tranche de son parcours musical et de son état d’esprit du moment. Flottant sur la musique grâce à ce charisme déconcertant qu’elle dégage, elle s’est entourée de proches talentueux le temps de quelques couplets, ou pour enjoliver son “flow” avec des productions de qualité. Elle n’a pas eu à choisir ses collaborateurs, c’était comme faire de la musique avec ses amis qu’elle respecte, dans une atmosphère très amicale. Ce sont avant tout des amis, mais elle est aussi fan de leur travail. Kosomaso survole sa propre évolution au sein d’une capitale cosmopolite.

Iss Heridiny

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Single : Jacquis Randia se redécouvre avec « Tsô fo zaho »

Avec « Tsô fo zaho » Jacquis Randria s’aventure hors de sa zone de confort.

Si l’audio a fait ses preuves depuis 2019, le clip de « Tsô fo zaho » de Jacquis Randria vient tout juste d’être dévoilé. Signée Davalt Records, la vidéo dévoile une toute autre image du chanteur. Ce dernier a habitué ses inconditionnels au registre soul, mais dans cette vidéo il s’aventure loin des sentiers battus pour mettre l’accent sur le son acoustique, sans pour autant dépayser les oreilles de ses fans. Entre les sons du ‘kabosy’ de Jery Randrianarisoa, et son style de prédilection qu’est le Rnb/Soul, on peut entendre une mélodieuse introduction qui fait le succès de toute chanson d’amour digne de ce nom. Evidemment, la chanson parle d’amour, elle raconte l’histoire de deux amants qui hésitent à s’engager alors que l’amour et les sentiments sont au rendez-vous des deux côtés. Les avis sont mitigés dans ce genre de situation, et bon nombre de couples sont confrontés à ces circonstances. Si « Tsô fo zaho » est son dernier clip en date après « Saino ihany », son duo avec Njara Marcel, le jeune homme promet déjà quelques surprises musicales pour l’année prochaine.

Zo Toniaina

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Tennis : Le Grand Open Canal+ pour la reprise de la saison

Il s’agira de la première grande compétition post-confinement pour les tennismen.

Pour le plus grand bonheur des fans de tennis, qui sont restés les bras croisés durant la longue pause du confinement, le club de l’Amicale Culturelle et Sportive d’Ambohidahy (ACSA) et son comité de direction organisent un tournoi dénommé « Grand Open Canal Plus 2020 », qui se déroulera les 28 et 29 novembre, les 5 et 6 décembre ainsi que les 12 et 13 décembre prochains sur les courts de l’ACSA. La compétition sera placée sous l’égide de la Fédération malgache de tennis (FMT).

Les inscriptions sont ouvertes à tous les joueurs licenciés de toutes les ligues régionales existantes à Madagascar affiliées à la Fédération, jusqu’au vendredi 20 novembre au bureau de la gérance à Ambohidahy. Les moins de dix ans ne sont pas autorisés à participer. Pour être plus précis, ce tournoi sera réservé aux joueurs âgés de plus de 11 ans pour cette saison 2020, 1re série, 2e série, 3e et 4e séries hommes et dames. L’organisateur tient à préciser qu’il n’y aura aucune prise en charge des joueurs des ligues régionales pour la participation à ce grand open. Les inscriptions sont fixées à 20.000 ariary, tandis qu’elles seront à 15.000 ariary pour les entraîneurs et les sparrings des clubs.

Le Grand Open Canal Plus 2020 se jouera en individuel avec tableau progressif et se déroulera en élimination directe. Il y aura cependant des finales dans les catégories 4e, 3e, 2e et 1re séries hommes et dames. Les vainqueurs de ce tournoi recevront la somme de 400.000 ariary contre 200.000 pour les finalistes de la 1re série, et 150.000 ariary pour les champions des 4e, 3e et 2e séries selon encore les organisateurs. En effet, une somme de 3 780.000 ariary sera à partager entre les meilleurs de ce grand open.

Manjato Razafy

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Football – CAN 2022 : Et si les Barea ferment le jeu ?

Un match à huis clos. Tel est le choix de la CAF. Mais un choix bien à l’avantage des Barea, même s’il n’est pas du goût de la dynamique diaspora malgache en Côte d’Ivoire, qui aurait aimé être là pour soutenir son équipe. 

Tous les yeux sont rivés sur le match de cet après-midi au stade olympique Arc de Triomphe d’Ebimpé. À la télévision bien sûr, car la Confédération africaine de football (CAF) a ordonné à ce que les deux rencontres se fassent à huis clos. Mais c’est peut-être mieux ainsi pour les Barea et, dommage pour le public tamatavien, qui ne peut espérer mieux en raison de la réciprocité. Même si le président Andry Rajoelina en fait la demande au président Ahmad, on ne pense pas que la CAF va revenir sur sa décision liée à la Covid-19 pour ne pas être taxée de partisane.

D’un cran au-dessus. Reste que sur le terrain, c’est perçu comme une très bonne affaire pour des Barea qui n’auront pas à subir la pression de 60.000 spectateurs, la capacité de ce stade d’Ebimpé.

Mais il reste à voir les réalités du terrain où théoriquement les Éléphants sont d’un cran au-dessus. Imaginez un duo d’attaquants formé par Nicolas Pepe d’Arsenal et Sébastien Haller de West Ham, et vous conviendrez que la défense malgache aura fort à faire.

Il reste toutefois une opportunité à saisir, celle de fermer le jeu dans un système de 5-4-1. L’essentiel est de ramener le nul d’Abidjan, et de faire douter les Ivoiriens dans la perspective du match retour.

Mais rien ne dit que Carolus Andriamahitsinoro, placé seul en pointe, n’est en mesure de marquer s’il bénéficie du soutien d’Hery Bastien ou de Dax Arohasina, à même de le lancer dans un couloir.

Guerre. Selon des suggestions concordantes, la défense serait mieux avec trois axiaux, notamment Jeremy Morel, mais aussi Rayan Raveloson dont le talent ne se dément pas. Et dans une guerre pareille, Bapasy Razakanantenaina serait plus indiqué pour briser l’élan des attaquants des Éléphants.

Sur les deux flancs, Jérôme Mombris et Romain Métanire semblent incontournables.

Les quatre joueurs du milieu dépendent du choix du sélectionneur, mais on ne pense pas qu’il va laisser sur le banc Ibrahim Amada et Marco Ilaimaharitra, connus pour leur combativité. Comme il fallait des hommes prêts à mouiller le maillot, Bolida reste aussi un choix prioritaire.

La balle est donc finalement dans le camp de Nicolas Dupuis, chargé de trouver tous les moyens, vraiment tous, pour permettre aux Barea de se qualifier. Car il s’agit bien de cela.

Clément RABARY

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Football- CAN 2022 : Du public au match Sénégal-Guinée Bissau

La CAF aurait finalement accepté de revoir sa copie en laissant l’initiative à la fédération hôte de laisser entrer un public réduit. C’était le cas à Thies où le Sénégal recevait la Guinée Bissau pour le compte de la troisième journée des éliminatoires de la CAN. En clair, il serait possible si on en fait la demande auprès de la CAF de faire entrer au stade un public assez réduit. Mais pour que cela n’aurait pas l’air d’une entente malgacho-malgache, il faudrait accorder ce privilège aux Ivoiriens pour cet après-midi. Cela permettrait aussi à la diaspora malgache en Côte d’Ivoire de se trouver aux premières loges et crier le mot magique “Alefa Barea”.

Clément RABARY

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Barea : Njiva bloqué, Amada arrive !

Malgré tous les moyens déployés, Njiva n’a pu sortir du territoire thaïlandais.

Hormis Abel Anicet, Njiva Rakotoharimalala fait aussi partie des grands absents des Barea pour les prochaines éliminatoires de la CAN 2022. L’ancien attaquant de la CNaPS Sports est bloqué en Thaïlande, et manquera définitivement à l’appel de Nicolas Dupuis. Il l’a confirmé sur sa page Facebook, hier. « C’était très difficile pour moi d’entendre la décision finale, car c’est toujours un grand honneur pour moi de porter le maillot de l’équipe nationale et j’ai toujours répondu à l’appel. Mais le contexte sanitaire qui prévaut dans le monde pose un léger problème. Les différents responsables étatiques ont cherché des solutions et ont déployé tous les efforts, et je voudrais exprimer ma gratitude. Mais pour des raisons indépendantes de ma volonté, je n’ai pas pu rejoindre mes frères et mes amis des Barea. En conclusion, je souhaite bonne chance aux Barea ainsi qu’à nous tous. J’espère que nous nous reverrons tous bientôt si telle est la volonté du Seigneur. Je suis de tout cœur avec l’équipe nationale », a publié l’auteur de l’unique but contre la Guinée Équatoriale qui a permis aux Barea de se qualifier à la CAN 2019. Quant à Ibrahim Amada, il est bel et bien arrivé au sein du groupe hier soir.

Manjato Razafy

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Education : Des conditions quelque peu difficiles en milieu rural

Un élève de l’EPP Maharidaza assemblant une voiture avec des Lego.

Le gouvernement projette de mettre en place une éducation de qualité pour tous à Madagascar car pour l’instant, force est de constater qu’il y a un fossé entre le niveau des élèves scolarisés dans les grandes villes et ceux dans les coins reculés. Néanmoins, « étudier à la campagne ne serait pas un désavantage », selon Mandimby Ramasimanana, enseignant dans une école publique en milieu rural.

À 32 kilomètres d’Antananarivo, ce n’est plus tout à fait la même situation. Les enfants de l’école primaire de Maharidaza doivent parcourir plus de trois kilomètres pour rejoindre leur école. De plus, ils ne sont pas nourris convenablement chez eux en raison du faible revenu de leurs parents. Ceci témoigne des conditions déplorables des enfants des zones reculées du pays. Ceci dit, cela n’empêche pas la communauté de s’investir dans l’éducation de leurs enfants. Pour le cas de l’EPP Maharidaza, outre l’aide de l’association Un Repas pour un Enfant, les parents des élèves et le comité de direction de l’école ne cessent de redoubler d’ambition pour offrir aux enfants un cadre propice à l’apprentissage. Si l’association du Dr Josoa Rasolofomamonjy a fait construire une cantine et une cuisine pour l’école, les parents et la direction de l’école témoignent de leur engagement, puisqu’ils sont aussi à l’origine de plusieurs améliorations au sein de l’école. Anasthasie, directrice de l’établissement, a expliqué : « Nous cherchons tous les moyens pour faire fonctionner l’école. Nous commercialisons par exemple du bois grâce à nos reboisements. Cela dit, nous avertissons le ministère de chaque initiative que nous prenons car c’est le règlement ». Et avec les bénéfices, l’école a pu s’acheter des briques qui vont permettre de parfaire l’enclos de l’école et d’effectuer certains travaux.

Avantage ou désavantage ? « Enseigner certaines matières comme les sciences naturelles aux enfants de la campagne est plus simple. En effet, il leur est plus facile de comprendre certaines choses en rapport avec l’agriculture et la nature puisque cela correspond à leur quotidien », avance Mandimby Ramasimanana, enseignant dans une EPP située en zone rurale. « En revanche, ces enfants ont aussi leurs faiblesses, notamment parce qu’ils n’ont pas accès à la télévision, à internet et aux livres, à l’inverse des enfants des grandes villes », a-t-il ajouté, avant de suggérer que le programme scolaire devrait être adapté à chaque milieu, de manière à ce que l’éducation réponde au besoin réel de la société.

Covid-19. Les difficultés de l’éducation à la campagne ont été aggravées par la crise sanitaire. « Certains d’entre nous doivent prendre le taxi-brousse tous les jours pour venir à l’école. Mais depuis, les frais de transport ont doublé, et les transporteurs exigent de longues procédures, conformément à ce qui a été déclaré par le ministère des Transports », s’est plainte Anasthasie de l’école de Maharidaza. Par ailleurs, l’approvisionnement de la cantine scolaire connaîtrait aussi quelques soucis, en raison de la hausse des prix des produits frais sur le marché. Mais tout ceci est loin de décourager les habitants de la campagne, qui s’investissent corps et âme pour la réussite de leurs enfants. Lors de notre passage à Maharidaza hier, les parents étaient en pleine réunion pour finaliser le projet FEFFI, ou Farimbon’Ezaka ho Fahombiazan’ny Fanabeazana eny Ifotony.

Anja RANDRIAMAHEFA

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Emploi et formation professionnelle : Une politique à revoir impérativement

Seulement un nouveau venu sur le marché du travail sur douze a lapossibilité de trouver un emploi dans le secteur privé formel (Banque Mondiale, 2020).

La loi portant politique nationale de l’emploi et de la formation professionnelle date de 2015. Les contextes nationaux et internationaux ont changé depuis.

Instabilité. C’est ce qui pourrait définir le mieux la situation de l’emploi et de la formation professionnelle à Madagascar lorsqu’on lit une note aux médias signée par l’Organisation internationale du Travail et le Ministère du Travail, de l’Emploi et de la Fonction publique et des Lois sociales. En effet, si la politique portant sur les deux domaines – la loi n°2015-040 ou PNEFP – a été adoptée en 2015, le plan de mise en œuvre quant à lui a été validé en 2016. Un plan qui devait permettre l’application de ladite politique. Du moins, sur papier car, la « réalisation de la majorité des chantiers inscrits dans le plan de mise en œuvre ainsi que dans la politique nationale de l’emploi et de la formation professionnelle a été bouleversée » si l’on s’en tient au document publié le 10 novembre dernier. « Les changements institutionnels entre la période de 2016 à 2020 ainsi que leurs conséquences en termes de continuité et de capacités » sont avancées comme l’une des causes de la perturbation. Comme changement institutionnel, le document prend l’exemple de la gouvernance de l’emploi. « Celle-ci a été assurée par deux ministères différents entre la période de 2015-2018 », fait savoir la note aux médias. Ce dernier avance également une autre cause ayant freiné l’application de la PNEFP en faisant savoir que « la mise en œuvre de la PNEFP n’a pas bénéficié d’une allocation budgétaire appropriée pour soutenir suffisamment les objectifs et les programmations ambitieux ».

Mise à jour. Le ministère de l’emploi entend changer la donne afin « d’être en mesure de répondre efficacement aux enjeux, d’une part de la croissance inclusive et durable soutenue par l’emploi décent, et d’autre part de la justice sociale », peut-on lire dans la note aux médias. L’organisation d’une réunion par le ministère de tutelle avec l’appui de l’OIT le 10 novembre dernier rentrerait dans le cadre de cette volonté de renouveau. Des spécialistes en emploi de l’OIT Genève, du Bureau de l’OIT de Prétoria et Antananarivo ont apporté leurs expertises afin de former et d’informer une trentaine de représentants constitués par les entités publiques, privées et associatives du ministère du travail, des ministères sectoriels, des organismes d’appui, des organisations d’employeurs et des travailleurs ainsi que de la société civile sur le processus de formulation et de mise en œuvre de la nouvelle génération de politique de l’emploi. Une approche justifiée selon le ministère de l’Emploi.

José Belalahy

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PNUD : Revue annuelle des projets ce jour

L’atelier de revue annuelle 2020 et de planification 2021 des projets appuyés par le PNUD commence ce jour et se tiendra jusqu’à demain 13 novembre au Novotel Ivandry. Selon les organisateurs, cet atelier sera l’occasion de faire le bilan de la mise en œuvre des programmes appuyés par le PNUD à Madagascar en mettant l’accent sur les résultats stratégiques, de définir les grandes lignes d’activités pour le premier semestre 2021 et d’échanger sur les priorités pour le prochain cycle de coopération de juillet 2021 – décembre 2023. Les réalisations, des projets et programmes soutenus par le PNUD, seront donc présentées, afin de pouvoir capitaliser les expériences et les acquis du partenariat des institutions publiques, des ministères sectoriels et de la société civile avec le PNUD et serviront d’orientation pour la transition vers le nouveau cycle du programme d’appui du PNUD à partir de juillet 2020. Parmi les participants à l’atelier figurent les représentants des institutions publiques et ministères partenaires, les représentants de secteur privé et de la société civile bénéficiaires, ainsi que les points focaux des projets et programmes du PNUD.

Recueillis par Antsa R.

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Réinsertion professionnelle : Des formations pour les adhérents vulnérables de la CNaPS

Les avantages à accorder aux adhérents  frappés par la pandémie de Covid-19 sont au centre des  conventions signées, hier, entre la CNaPS et ses partenaires du monde de la formation professionnelle.

Le  Centre National de l’Artisanat Malagasy (CENAM), la Chambre de Commerce et de l’Industrie France Madagascar (CCIFM), le  Centre de Développement d’Andohatapenaka (CDA) et la Maison du Petit Elevage (MPE). Tels sont les partenaires  de la CNaPS dont le principal objectif est d’assister  les adhérents se trouvant dans une situation de vulnérabilité, et de les aider dans leur réinsertion professionnelle, à travers des formations.

Plans d’action

Les formations seront prises en charge par la CNaPS et les chômeurs voulant prendre part à la formation devront juste s’y inscrire. Concrètement, la mise en œuvre de cet accord cadre implique des plans d’actions communs qui concernent notamment l’identification et la sensibilisation des personnes à assister, et à promouvoir des activités génératrices de revenu à leur endroit; la formation technique suivant les besoins exprimés; la formation des formateurs si nécessaire; et enfin l’appui à la promotion commerciale notamment la recherche de débouchés pour leurs produits. Ainsi, ceux qui ont perdu leur emploi entre mars et octobre pourront bénéficier de ces formations et pourront ainsi éventuellement exercer des activités génératrices de revenus en attendant leur réembauchage.

Vulnérables

Le programme est ouvert aux affiliés vulnérables de la CNaPS, notamment pour les individus âgés de 21 ans et plus, vivant dans une situation de vulnérabilité financière, appréciés par les travailleurs sociaux du Centre d’Écoute et d’Orientation de la CNaPS, et ayant déposé, auprès de la Caisse, un dossier de demande d’appui à la formation professionnelle, avec les pièces justificatives requises (Carte CNaPS, CIN) afin d’en avoir droit. Pour s’engager, la CNaPS assurera le local pour les formations, payera tous les matériels nécessaires ainsi que les frais de formation de cette année, et dotera les apprenants de gels désinfectants et masques pour éviter toute contamination au coronavirus.

R.Edmond.

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Armistice : 102 ans déjà

Commémoration de l’armistice hier à Anosy. ( Photo Yvon Ram)

11 novembre 1918 – 11 novembre 2020. Cela fait 102 ans déjà que l’Armistice a été signé par les représentants des Alliés composés notamment de la France, de la Russie, du Royaume-Uni et des Etats-Unis, et par les forces armées allemandes. Il a été signé dans un wagon restaurant situé en pleine forêt de Compiègne, dans l’Oise. Cette commémoration a également été célébrée, hier, à la stèle au lac Anosy. D’ailleurs, sur la stèle est inscrite : « Aux soldats français et malgaches morts pour la France ». Cette 0cérémonie a vu la présence du ministre de la Défense nationale, le général de corps d’armée Rakotonirina Léon Richard, du ministre de la Sécurité publique, le contrôleur général de police Fanomezantsoa Randrianarison ainsi que le maire d’Antananarivo, Naina Andriantsitohaina. Par ailleurs, le corps diplomatique a été fortement représenté. Notons que, comme il est de tradition, on a procédé à un dépôt de gerbes, hier à Anosy. Pour rappel, les pertes humaines de la Première guerre mondiale s’élèvent à 18,6 millions de morts.

Dominique R.

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Iavoloha : Les nouveaux ambassadeurs de Maurice et Chine reçus par Andry Rajoelina

La prise de fonction est désormais officielle pour les nouveaux ambassadeurs de l’île Maurice et de la Chine. En effet, ces derniers ont présenté leurs lettres de créance auprès du président Andry Rajoelina hier. Son excellence Madame Marie Noëlle Françoise LABELLE, ambassadeur de Maurice a exprimé sa volonté d’œuvrer pour le développement des relations bilatérales entre les deux pays. Les domaines de l’économie et la culture figurent parmi les priorités. Elle a aussi évoqué après sa rencontre avec le chef de l’Etat, les projets en cours de mise en œuvre, notamment l’implantation d’une zone textile à Moramanga. L’ambassadeur mauricien a aussi profité de son entrevue avec le président de la République pour inviter les autorités de la Grande-île à participer à la mise en place du Musée Intercontinental de l’esclavage qui est une initiative mauricienne consistant à la réhabilitation de l’Histoire.

Bénéfices mutuels. Quant à elle, GUO Xiaomei, nouvel ambassadeur de la République Populaire de Chine à Madagascar, a déclaré qu’elle va fournir tous les efforts pour promouvoir les échanges amicaux et de coopération aux bénéfices mutuels entre Madagascar et la Chine. Elle entend aussi poursuivre et renforcer les coopérations entre les deux pays dans le cadre de la gestion de la lutte contre la COVID-19, et la relance économique après cette pandémie.

Davis R

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Johary Ravoajanahary : Mise à disposition du ministre de la Justice

La sortie de l’ancien DG de l’ORTM n’est pas passée à la… télé nationale.

L’ancien directeur général de l’ORTM est sorti avant-hier de la prison d’Antanimora. Il est mis à disposition du ministre de la Justice en attendant de pouvoir bénéficier d’une liberté provisoire (LP) qui pourrait intervenir aujourd’hui ou demain.

Placé dans un premier temps sous contrôle judiciaire, il devait, contre toute attente, faire l’objet d’un mandat de dépôt le 23 octobre 2020. Le jour même du communiqué de presse d’Amnesty International  qui a justement dénoncé « le recours excessif à la détention provisoire à Madagascar ». En témoigne le cas de celui qui avait fait les beaux jours de la TVM. C’est pour cette dernière qu’il avait d’ailleurs décidé d’affecter une partie des recettes publicitaires de la chaîne nationale à l’organisation des débats télévisés durant la dernière campagne présidentielle puisque la Commission électorale nationale indépendante (CENI) avait tardé à débloquer les fonds destinés à financer les émissions. Le décor y compris.

Négligence. En somme (au propre comme au figuré), Johary Ravoajanahary est en quelque sorte, victime de la négligence de la CENI quoique cette dernière ait finalement versé l’enveloppe financière dans les caisses de l’ORTM. Autrement dit, il n’y avait pas eu à proprement parler détournement de deniers publics mais un jeu de compensation. A la limite, il pourrait s’agir d’un non-respect du principe de non affectation des recettes de la part de cette ancienne grande figure du petit écran qui avait servi loyalement pendant des années la TVM, c’est-à-dire, l’Etat et les téléspectateurs. Cela lui avait même valu d’être pris à partie en direct par des partisans de l’un des finalistes de l’élection présidentielle lors de l’ultime débat télévisé précédant le deuxième tour. Johary Ravoajanahary n’avait jamais fui ses responsabilités comme il n’est pas susceptible de prendre la fuite quelque part dans le pays ou ailleurs à l’étranger, pour qu’il fasse l’objet d’un mandat de dépôt. A preuve, il avait répondu présent à chaque convocation et à toutes les étapes de la procédure dont la prochaine sera sa mise en liberté provisoire. Et ce, après avoir passé 20 jours difficiles à… Antanimora.

R.O

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Le combat d’arrière garde de Trump et de son camp

Au sujet du refus de son adversaire à l’élection présidentielle de reconnaître sa défaite, Joe Biden a dit que « c’était une source d’embarras », mais il s’est empressé d’affirmer que « cela n’affecterait pas le transfert du pouvoir ». Néanmoins, pour le monde entier, l’attitude du président sortant paraît incompréhensible. Elle s’apparente à de l’entêtement, du désespoir. Ses plus farouches partisans l’encouragent à ne pas lâcher prise et à user de tous les recours pour faire admettre que la victoire lui a été volée. Ce que de nombreux observateurs qualifient de combat d’arrière garde navre la population.

Le combat d’arrière garde de Trump et de son camp

Le Premier ministre britannique Boris Johnson, la chancelière allemande Angela Merkel ou le président français Emmanuel Macron se sont déjà entretenus avec Joe Biden qui leur a dit : « L’Amérique est de retour ». Le président turc Erdogan et le Premier ministre israëlien Benyamin Netanyahou, qui entretenaient d’excellentes relations avec Donald Trump, ont fini par adresser leurs messages de félicitations au probable nouveau locataire de la Maison-Blanche. Mais cela n’ébranle pas la confiance des partisans de Trump qui pensent que la victoire de ce dernier sera bientôt proclamée. Le chef de la diplomatie, Mike Pompéo, a affirmé le plus sérieusement du monde qu’« il préparait une transition en douceur pour le deuxième mandat de Trump ». Lui et son champion dénoncent de multiples fraudes qui ont été faites, mais n’avancent aucune preuve. Tout est fait pour que la nouvelle administration en train de se constituer ne puisse pas travailler. Cette volonté de blocage nuit considérablement au pays. Vue de l’étranger, cette situation paraît plutôt dérangeante, mais les Etats-Unis sont une grande démocratie et ils sauront traverser cette épreuve le mieux possible.

Patrice RABE