Les actualités Malgaches du Dimanche 12 Novembre 2017

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La Vérité6277 partages

Primature - Comportement indigne d’un conseiller du Premier ministre

Un fait honteux s’est déroulé hier au stade d’Ampasambazaha de Fianarantsoa à la dernière journée de la Thb ligue des champions. Il s’agit d’un acte commis par le président du club Elgeco Plus qui, selon des sources, serait un conseiller du Premier ministre Mahafaly Olivier Solonandrasana. On ne sait pas quelle mouche a piqué ce président de club pas comme les autres mais il a poussé sans ménagement  à la tribune officielle le chef de région d’Itasy. Celui-ci a fait une chute en dégringolant les  quelques marches de la tribune et a fini sa course en bas, la tête en premier. Une situation qui a mis en émoi les invités ainsi que les témoins sur place qui se disent choqués par le comportement du soi-disant conseiller du Premier ministre et l’humiliation faite à un chef de région, représentant de l’Etat.

Sans ses gardes rapprochées et le sang-froid des personnes présentes sur place, le président d’Elgeco Plus aurait certainement passé un mauvais quart d’heure. D’après les informations, celui-ci n’est pas à ses   premiers méfaits  ou autres comportements indignes et ce devant le public. A Toamasina, les férus du ballon rond se souviennent de son geste qui a donné un coup de pied des chaises sur la tribune officielle. Un geste compréhensible à l’époque à cause la tension de la rencontre et des ratés de ses joueurs. Tout dernièrement toujours à Fianarantsoa et à la phase aller de la même compétition, ce dirigeant de club a fait ses siens envers le public fianarois et aurait lancé que celui-ci est profane en matière de football. C’est peut-être la raison principale de sa menace, avec deux autres clubs à savoir Cosfa et Hzma, de ne pas disputer la phase retour à Fianarantsoa. Une menace non suivie d’exécution dans la mesure où le Cosfa a fait machine arrière, de même que le Hzam, d’autant plus que la fédération nationale ne s’est pas laissé intimider par cette menace en décidant de maintenir les rencontres quoiqu’il advienne à Fianarantsoa. Alors que la compétition s’est bien déroulée durant les deux premières journées, le chaos s’est produit hier à la dernière rencontre entre la Cnaps Sport et Elgeco Plus avec ses écarts du président d’Elgeco et de son équipe. Cette dernière à la 82e minute a refusé de continuer le match en arguant la pénombre…

 Rata

Madagate29 partages

Antananarivo. Villa Elizabeth: Dieu a voulu et veut que les mensonges étatiques soient révélés

Ne vous fiez surtout pas à ses airs de ménagère inoffensive

Si ce régime Hvm en décomposition -car dégageant une odeur pestilentielle (l’adjectif qui sied à cette peste qui joue à cache-cache)- pouvait envoyer à la maison de force de Tsiafahy ce Jésus ressuscité, il l’aurait bien fait. Mais c’est humainement impossible. Même avec des milliards de milliards de milliards de dollars américains. Aussi, toutes les conneries de ces charlatans seront découvertes jusqu’au moment où Dieu le Père sera excédé et, d’une pichenette («Indray mipi-maso»), jettera hors de ce pouvoir usurpé, ces apprentis sorciers qui détruisent tout le système économico-social d’une nation.

Andriambo­lolona Vonintsalama Sehenosoa de son nom complet? C’est la haute fonctionnaire qui a été nommée ministre des Finances et du Budget, en juillet 2017, par le filoham-pirenena Hery Rajaonarimampianina. Si son prédécesseur, Gervais Rakotoarimanana, (grand ami du filoha, pourtant) a démissionné, il y a bien eu une raison -sinon des tas de raisons- lui donnant raison. Andriambo­lolona Vonintsalama a été Directeur général du Trésor public à un moment et est très proche collaboratrice du Hery vaovao lorsque celui-ci a été ministre des Finances et du Budget durant toute la transition 2009-2013. Ce qui n'a pas empêché son limogeage en 2015 par qui l'on sait (ICI). C’est dire que c’est une femme du sérail de la haute finance à Madagascar. Mais il ne faut jamais se fier aux apparences. Sous ses airs de ménagère inoffensive (attention, je n'ai jamais dit femme de ménage, hein! Mais qui sait? Il y a ménage et ménage...), elle sait manipuler aussi bien les gens que les faits. Elle a été frappée depuis longtemps de la baguette Hvm (Haute Velléité Mensongère).

En ce qui concerne l’affaire villa Elizabeth (cela s’écrit Elisabeth en français), au côté de son collègue chargé des projets présidentiels, l’inamovible et interchangeable Benjamina Ramanantsoa Ramarcel (de 2011 à nos jours, il a été ministre des Transports, puis ministre du Tourisme, ensuite re-ministre des Transports, enfin actuellement, ministre auprès de la Présidence en charge des Projets Présidentiels, de l'Aménagement du Territoire), elle avait affirmé ne pas avoir été mise en courant de l’existence de la vente du terrain. C'était le 31 octobre 2017. Madame, il ne faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages. Par ailleurs, depuis la  loi 2008-014 portant sur le domaine privé de l'Etat, des Collectivités Décentralisées et des personnes morales de Droit public, l’annulation de cette vente par arrêté ministériel est nul et n’a aucun effet devant la justice en cas de litige ou de contestation. Andriambo­lolona Vonintsalama, qui a annoncé cet arrêté ministériel, va-t-elle encore oser dire qu’elle ignore aussi cette loi-là? Quant au Benjamina, il a déclaré que « le président de la république a eu vent de l’affaire et qu’il les a mandaté pour y trouver une solution ». No comment.

En matière de lois, justice et tribunaux, seules les preuves écrites originales comptent. Elles ont été révélées, le 10 novembre 2017, par Serge Zafimahova, représentant autorisé de la famille du Pr Zafy Albert. Faut-il encore que je vous explique les choses? Bon, pour résumer, c'est l'histoire d'un terrain appartenant à l’État malgache qui a été vendu par des personnages -vendus également- pour une bouchée de pain. En principe, les service des domaines publics est incontournablement au courant. Mais il semble que non car, ensuite -la meilleure-, c'est le même État malgache (en l'occurrence le ministère des Finances et du Budget, ici) qui est allé quémander une portion de ce terrain pour y construire u bâtiment. Incredible but true! A présent, interpréter, interpréter, il en restera toujours quelque chose. Mais une chose est sûre er certaine: dans cette affaire aussi nauséabonde qu’un village du Moyen Âge envahi par le bacille Yersinia pestis, Dieu a voulu et veut (fait en sorte quoi) que les mensonges étatiques soient révélés. Et il en sera de même pour leurs mensonges, abus de pouvoir et confiscation du choix populaire réel en 2018. Puis, Dieu se fâchera pour de bon. Pour l’heure, voici les preuves transmises par Serge Zafimahova aux journalistes. Peu les ont publiées. Ce n’est pas grave, Dieu m’a chargé de le faire pour vous. Retenez bien les dates et les noms.

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Jeannot Ramambazafy – Photos: Harilala Randrianarison

Madagate22 partages

Antananarivo. 4è Festival mondial des Lémuriens, patrimoine national et amis à protéger

Madaplus.info19 partages

Hetsika Sampana Dorkasy SP 37 vatofehizoro ampitandranomasina

“ Fa Kristy no Fihavanantsika". Efes 2:14
"Car le Christ est notre paix". Ephesiens 2:14
Le Sampana Dorkasy SP 37 a organisé son "Hetsika" (ou action) annuel le samedi 11 novembre dernier à Sèvres dans le 92.
Au programme de cette journée: un culte à 10h conduit par la présidente du Sampana Dorkasy SP 37 Harisoa Randrianarivelo en présence du pasteur Charles Rakotonirina (Pasteur du FJKM Ziona Vaovao) accompagné de son épouse. Notons également la présence de Hanta Randriamora (épouse du Pasteur Max Randriamora ancien pasteur du FJKM Wagner).
C'est le pasteur Charles Rakotonirina qui a fait la prédication.
Le culte a été suivi de spectacle de chants offert par chacune des Sampana Dorkasy des églises FJKM présentes.
Au menu spécialités malgaches diverses et le traditionnel vary sy loka.
Ainsi malgré le temps pluvieux, l'existence d'autres événements similaires ou autres, qui concernent notre communauté, de nombreuses personnes ont fait le déplacement pour marquer leur amitié au Sampana Dorkasy SP 37.
A cette occasion, le Sampana Dorkasy SP 37 a annoncé la date du 1er décembre 2018 pour leur prochain rassemblement.
Cliquez sur les photos pour voir l'album.
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Objectif ONTM : Attirer plus de touristes anglais

Les touristes d’origine anglaise ne représentent que les 5 % des visiteurs qui se rendent à Madagascar selon le rapport de l’Office National du Tourisme de Madagascar. Pourtant, les touristes européens tels que les Anglais peuvent être intéressés par la diversité de la ressource écologique que renferme la grande île.
D’après Joel Randriamandranto, président de l’ONTM, Madagascar accueillera bientôt des touristes ressortissants anglais à travers Ash Dykes, un ambassadeur touristique qui promeut le tourisme local en Angleterre. L’Ambassadeur va promouvoir le pays et il se chargera d’attirer plus de touristes anglais à visiter Madagascar. Il va également convaincre ses concitoyens à se rendre à la grande île. Ash Dykes contribue au développement du tourisme dans le marché anglophone pour une promotion. Une vingtaine de personnes a déjà confirmé leur arrivée dans le pays pour l’année prochaine.
Madaplus.info1 partages

Rumeur sur la vaccination de peste : des écoles ont fermé leurs portes

La rumeur qui circule selon laquelle des éléments de Force de l’Ordre et des médecins auraient tenté de vacciner les élèves contre la peste a semé la zizanie.
Certains parents ont préféré venir dans les écoles de leurs enfants pour les en faire sortir. Selon le responsable de l’établissement scolaire de l’École Primaire Publique d’Ambohipo, qui a déjà rouvert vendredi, les parents étaient en furie et n’ont voulu entendre aucune explication. La seule chose que les parents voulaient était de faire rentrer leurs enfants à la maison. Pourtant, lui de réitérer que ce ne sont que des rumeurs infondées. L’après-midi, il n’y avait plus que les institutrices qui étaient sur les lieux. Face à cet incident, le Ministère de la Santé publique de confirmer qu’il n’existe aucun vaccin contre la peste. Le Ministère de l’Enseignement national, Paul Rabary de déclarer que les rumeurs ne devraient pas troubler la paix des écoles. De son côté, le Ministère de la Défense nationale incite les parents à garder le calme. Les éléments de Force de l’Ordre collaborent avec les écoles au cas où des personnes viendraient vacciner les élèves.
La Vérité1 partages

Rivo Rakotovao - Un candidat de substitution pour 2018

A peine élu président du Sénat, Rivo Rakotovao a effectué une tournée qui l’a emmené dans la partie Nord du pays notamment du côté de Mahajanga. Lors de ce séjour, le numéro un du Palais de verre d’Anosy en a profité pour vanter les mérites du régime actuel. Pour de nombreux observateurs, le numéro deux du pays a visiblement effectué une précampagne en vue des élections de 2018. Une question que se sont posés quelques analystes est alors de savoir pour qui cette précampagne a été menée, pour l'actuel Chef de l'Etat Hery Rajaonarimampianina ou pour lui-même.  Rivo Rakotovao, candidat à l’élection présidentielle en lieu et place de Hery Rajaonarimampianina ? Voilà une hypothèse qui fait en effet actuellement son bonhomme de chemin actuellement.

Au sein des rangs du Hery vaovao ho an’i Madagasikara, l’éventualité est évoquée. Et se pose alors l’épineuse question du remplaçant. Quelques noms sont avancés dont celui de l’actuel président du Sénat.  Pour le moment, la possibilité d'une candidature de l'actuel Chef de l'Etat Hery Rajaonarimampianina pour un second mandat tient la corde. D’ailleurs tous les signes tendent vers un dépôt de candidature de l’actuel locataire d’Iavoloha pour se succéder à lui-même. Pour ne citer que le parachutage d’un des proches parmi les proches à la tête du Sénat ou encore l’élaboration de textes électoraux déjà très controversés au niveau des acteurs politiques et des organisations de la société civile. Au sein de la famille politique du numéro un de l’Etat, certains semblent néanmoins réfléchir déjà à un remplaçant le cas échéant. Autrement dit à devenir un candidat de substitution.  En tout cas, si Hery Rajaonarimampianina devait renoncer à sa propre succession il devrait appuyer une personnalité susceptible de reprendre le flambeau du parti Hvm. D'un point de vue statutaire et au regard des rapports de force politique, Rivo Rakotovao a pour bon nombre d’observateurs  le gabarit et la carrure  pour prétendre au poste. D’abord parce que l’homme est président d’un parti, en l’occurrence le parti Hvm.  En outre, Rivo Rakotovao bénéficie de la confiance indéfectible de l’actuel Chef de l’Etat Hery Rajaonarimampianina qui a toujours été ministre dans les divers Gouvernements depuis le début du régime actuel. Après avoir été ministre auprès de la Présidence en charge de l’Agriculture et de l’Elevage, Rivo Rakotovao a été nommé au Sénat pour ensuite être propulsé à la tête de cette deuxième institution du pays.  Un poste stratégique car en cas de démission de l’actuel Chef de l’Etat, ce serait au numéro un de la Chambre haute d’être amené à prendre les rênes du pouvoir.  Dans les salons huppés de la Capitale, il se dit également que Rivo Rakotovao serait le seul à oser tenir tête et à recadrer le Chef de l’Etat si besoin était. Reste que le président national du Hvm est tout autant comptable que Hery Rajaonarimampianina du bilan calamiteux du quinquennat. Un argument qui ne joue pas en sa faveur dans l’éventualité d’une candidature de sa part.  

Recueillis par  A.R.

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Élection présidentielle 2018 : HVM ne sous-estime aucun des candidats concurrents

Aucun report de la présidentielle ne sera prévu d’après le propos de Rivo Rakotovao, le président national du parti politique HVM et nouveau président du Sénat. Le nouveau président de la République sera donc connu, avant le 24 janvier 2019 a-t-il expliqué.
Le parti politique HVM n’infériorise aucun candidat de l’élection présidentielle de 2018 selon toujours Rivo Rakotovao. Le parti se mobilise à la course à la magistrature suprême. Le 24, 25 et 26 novembre prochains, le parti tiendra une assise régionale à Majunga, qui sera suivie de celle de Diégo. L’assise régionale aura lieu le premier trimestre de l’année 2018 pour Antananarivo. Les candidats remplissant les conditions requises par la Loi pourront aisément se présenter au scrutin.
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Itaosy - 4 personnes arrêtées pour détention de faux billets

Mercredi dernier, la Brigade de gendarmerie d’Itaosy a interpellé quatre suspects  dont trois femmes pour avoir tenté de faire circuler des faux billets d’un montant total de 450 000 ariary. Selon une information, les concernés s’apprêtaient déjà à utiliser les fausses coupures dans le secteur d’Amboatavo Ambavahaditokana Itaosy.

 

Sitôt informés sur cette situation, les gendarmes de la brigade locale s’étaient rapidement dépêchés sur place. L’ouverture d’une enquête et une perquisition chez les suspects, ont permis aux Forces de l’ordre de vérifier et confirmer l’existence sinon le bien-fondé de l’information concernant tous ces faux billets. 

Pour revenir au cas des suspects, ils ont été tous placés sous mandat de dépôt à Antanimora après le défèrement de l’affaire vendredi dernier. En revanche, un cinquième larron a réussi à prendre la fuite juste au moment du coup de filet de la Gendarmerie. Un avis de recherche est lancé sur le fugitif. Ce coup de filet fut couronné de succès grâce au renseignement fourni à la Gendarmerie par des indicateurs qui ont tous requis l’anonymat. 

S’il existe un fléau qui a terni le plus l’image du régime en place, c’est bien la question du développement de la circulation des faux billets de banque. Souvent, ces infractions sont l’œuvre des ressortissants étrangers du continent africain ou asiatique mais qui bénéficient d’une large complicité des faussaires nationaux. Beaucoup reprochent ainsi le pouvoir en place d’avoir tacitement facilité sinon favorisé l’entrée de ces étrangers sur notre territoire. 

Franck Roland 

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Mahamasina - Tentative ratée d’un vol de voiture de compétition

Fait singulier samedi matin pendant le rallye international de Madagascar au stade de Mahamasina. La photo d’un inconnu d’une vingtaine d’années, vêtu  de blanc, de condition moyenne, dans la posture d’un quelconque malfaiteur en captivité, a fait le tour des réseaux sociaux.  Autour de lui se trouvaient des Forces de l’ordre. Selon une première information, ce jeune d’une allure respectable a été soupçonné d’un forfait, à savoir une tentative de vol sur une voiture de compétition garée dans le parc fermé. Il possédait même un trousseau de clés et se trouvait déjà dans le véhicule, une Citroën Saxo T4. 

 

Aussitôt après que les agents de sécurité des organisateurs l’eurent maîtrisé, les Forces de l’ordre l’ont ensuite embarqué au Commissariat de Mahamasina avant de le relâcher quelque temps plus tard. La raison invoquée est que le concerné souffrirait d’une instabilité psychique. Un renseignement fourni par la Police parle d’un passionné de bolides et qui s’exalte souvent tel un gamin  pendant une épreuve de sport mécanique. L’information a également mentionné sa possession d’une clé.  Mais en réalité, ce n’était que la clé de son appartement. 

« Même le propriétaire du véhicule a aussitôt baissé la garde en le voyant et a décidé de ne pas porter plainte », déclare une source policière. Et comme confirmation, les proches du concerné ont dû expliquer son cas au Commissariat. Néanmoins, les policiers, méfiants, ont toutefois mis en garde sa famille sur le risque en relation  avec le  comportement de cet homme, qui pourrait causer, selon toujours, des préjudices. Heureusement pour ce jeune que les témoins de la scène ne se sont pas aventurés à lui infliger la vindicte populaire.

Franck R.

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Agriculture et élevage - Trouver des initiatives pour développer le Sud

Incompatibilité. Nombreuses sont les régions de la Grande île qui font encore face à une insécurité alimentaire alors qu’elles regorgent des grandes potentialités inexploitées. Pour y remédier, des recherches axées sur le développement durable dans le grand Sud ont été réalisées par le Centre national de recherche appliquée au développement (Fofifa). Toutefois, pour mener à bien ces recherches et afin d’obtenir des résultats tout à fait palpables, le Fofifa a travaillé en collaboration avec les différentes entités concernées à savoir l’Ecole supérieure des sciences agronomiques (Essa), l’Agence nationale de contrôle officiel des semences et plants (Ancos), le Centre international de recherche agronomique pour le développement (Cirad) ainsi que le Gret, le professionnel du développement solidaire et le Centre technique d’agro écologie du Sud (Ctas). Effectivement, toutes ces entités sont concernées, de près ou de loin, et doivent trouver les solutions qui conviennent à l’amélioration de l’agriculture et de l’élevage qui permettra l’éradication de l’insécurité alimentaire et le développement de l’économie locale.

 

Par conséquent, le Fofifa et le Gret ont alors organisé un atelier de restitution des initiatives mises en place, jeudi dernier, à Ampandrianomby. Cet atelier a permis, à tous ceux qui ont contribué, de partager leurs réalisations mais également de présenter toutes les actions menées cadrant dans le secteur semencier et de définir les normes régionales adaptées aux normes agro-écologiques du Sud. Les chercheurs ont, en effet, enregistré plus d’une quarantaine de variétés de semences correspondant aux conditions climatiques et autres du Sud de l’île. Ces semences ont donc été diffusées auprès de la population locale pour qu’elle puisse les exploiter. Par conséquent, les participants ont constaté qu’il y a une liaison indéniable entre l’agriculture et l’alimentation et qu’il faut développer l’agriculture familiale durable qui contribuera à l’augmentation de la production agricole. En ce qui concerne l’élevage, du progrès a été enregistré, notamment au niveau de l’alimentation et de la santé des animaux.

Il faut préciser que ces initiatives de développement du Sud de Madagascar ont été exécutées grâce au partenariat avec les grandes institutions internationales : l’Union européenne, la coopération allemande (Giz), le Catholic relief services (Crs) mais également l’Organisation mondiale de l’agriculture et de l’alimentation (Fao) et les Agronomes et les vétérinaires sans frontières. 

Propos recueillis par Rova R. 

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L’invincible !

Le professeur agrégé en médecine, Mamy  Lalatiana Andriamanarivo, ministre de la Santé publique, confirme sans ambages que l’épidémie de la peste est désormais sous contrôle. En dépit de la probable persistance de certains cas isolés, incontrôlables, le fléau ne représente plus aucun danger pour le pays. Les efforts déployés ont porté leurs fruits. Et cela, grâce à la solidarité de la Communauté internationale, notamment les pays amis et les Organismes non gouvernementaux et surtout le système des Nations unies, en particulier l’Oms et l’Unicef qui ont largement contribué à contenir l’épidémie. Une  louable mobilisation que Madagascar apprécie dans sa juste valeur. Rappelons que la peste a fait, au moins, 130 victimes et quelque 1 500 cas suspects.

 

Mais voilà, une autre « épidémie » sévit dans le pays depuis des années et des années sinon même des siècles : la rumeur ! Le « tsaho » ou le « feo mandeha » ou » encore le « honohono ». Ailleurs, on l’appelle le « téléphone arabe ». Un comportement  sociétal qui dominait et continue de l’être dans un cadre culturel, social et politique des pays  pauvres comme la Grande île et, bien entendu,  valable en Afrique. Dame rumeur est particulièrement efficace dans le milieu populaire ou rural  où le niveau culturel, notamment, intellectuel reste aléatoire. Les régimes successifs n’avaient pas hésité d’utiliser cet imprenable outil suivant les intérêts  en jeu. A l’époque de la royauté, les sujets du roi ou de la reine « sous le ciel », ny ambany lanitra, vivaient au rythme des bruits qui couraient. Ils pourraient être le fait des entourages du Palais concernant, surtout, la santé du souverain ou de sa mort. De l’opacité entourait, souvent, tout ce qui touche directement la vie ou la mort du roi ou de la reine. A l’époque coloniale, des bruits persistants 

couraient sur l’existence des monstres, les « biby olona », qui maraudaient dans les quartiers. Il y avait aussi les « mpaka rà » ou « mpaka fo », référence faite aux membres de la  « franc-maçonnerie ».  Et les rumeurs allaient bon train.Des vents  de panique affolent les gens. Et le phénomène se  perpétue de nos jours.  De folles rumeurs, en vraie fumée noire, enveniment sinon polluent l’atmosphère ces derniers temps. On fait circuler le bruit faisant état d’un monstre innommable ou non identifiable qui ravagerait tout sur  son passage, animaux domestiques ou d’élevage et même des petits enfants. Et vient cette vague de fausses informations sur la nécessité de se faire vacciner pour mieux se protéger contre la peste dans les établissements scolaires. Les actions se concentreraient au niveau des élèves. Comme il fallait s’y attendre, la rumeur crée un terrible vent de panique chez les parents. Finalement, on est tenté de croire qu’un tel  phénomène ne pourrait ne pas être que l’œuvre de certains éléments du régime qui seraient les seuls à avoir intérêt. Une occasion pour eux de dévier les attentions sur certains points focaux monopolisant les esprits. Des manœuvres dilatoires dont l’auteur serait des « activistes » mal intentionnés au sein du régime. Une opportunité offerte aussi pour  les tenants du pouvoir de coincer certaines têtes gênantes. Si la rumeur donne l’impression d’être invincible, c’est parce qu’elle bénéficie d’un support d’entretien d’en haut.

Ndrianaivo

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Assemblée nationale - Une semaine décisive…ou pas !

Les regards seront rivés vers Tsimbazaza ce mercredi. Le projet de loi des Finances 2018 sera au cœur d’une séance plénière prévue à cette date d’après l’ordre du jour publié par la Chambre basse dans le cadre de la session budgétaire qui a débuté à la mi – octobre. Dans cette optique, la semaine au Parlement de Tsimbazaza pourrait être décisive ou pas, dans la mesure où l’issue des débats (s’il en aura) portant sur la Lfi est déjà prévisible. Alors que la saisie au fond de la commission des Finances et du budget devait encore se poursuivre ce mardi, le texte aurait déjà fait l’objet d’adoption par les parlementaires de cette commission, la semaine dernière. Une adoption hâtive qui n’annonce rien de très positif quant à la prochaine séance plénière de ce mercredi. 

 

Un autre texte sensible passera également à l’Assemblée nationale cette semaine, il s’agit du projet de loi N°015/2017 du 13 juin 2017 sur le recouvrement et l’affectation d’avoir illicite. Le texte sera au cœur de travaux par la Commission juridique à partir de demain. Une législation qui comporte de nombreux enjeux pour les prochaines échéances électorales de 2018 et risque donc d’être source de polémique.  

Interpellation  de la société civile

 Vendredi dernier, les organisations de la société civile rassemblées au sein de la Ccoc (Collectif des citoyens et des organisations citoyennes) ont lancé une interpellation concernant le retard dans la publication de la loi des Finances 2018. A une dizaine de jours de la date limite légale de dépôt du projet de loi de Finances, ce texte devrait déjà être accessible au public.

« Dans notre légitime droit d'avoir accès à ce texte pour pouvoir émettre des avis et ce afin que l'intérêt des populations guide effectivement l'examen et le vote des parlementaires, nous demandons que le Plf2018 soit rapidement mis en ligne et que l’État ne relâche pas ses efforts pour la transparence et la recevabilité qui sont des droits pour les citoyens et des outils incontournables pour nous permettre d'avancer vers un développement inclusif et pérenne », peut – on – lire dans un communiqué du Ccoc. Une interpellation également pertinente pour les membres de la presse qui n’ont pas encore reçu de copies de ce texte d’une importance capitale pour le pays !

 S. R.

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Reprise d’activités d’exploitation d’or à Betsiaka - Un conseiller du ministre pointé du doigt

A peine sortie, des voix s’élèvent  à Ambilobe et dans la Commune rurale de Betsiaka pour contester  la levée de la note de suspension des activités d’exploitation d’or dans le  « bongon’ny Jaiky » à Ambilo  et précisément l’exploitation  du filon à partir du « vavam- patana » ou l’entrée du gisement immatriculé n°505 qui fait l’objet de litige entre l’équipe d’un dénommé Zara Robert  et celle de Kamisy hely par le ministère auprès de la Présidence chargé des mines et du pétrole (Mpmp). Il s’agit de la note n°160-17/Mpmp/Sg/Dgm dans laquelle ledit  ministère  autorise la démolition de la cloison entre les « fatana » n°844 et 505 afin de permettre à Zara Robert de continuer l’exploitation de ce qui est considéré comme étant son filon à partir de celui-ci, interdit toute activité pouvant perturber l’exploitation en question et recommande l’orientation du  « fatana » n°844 de Kamisy hely vers d’autres filons.

Cette note intervient après que des émissaires du Mpmp dont un membre de cabinet du ministre dénommé J.L  aient mené une enquête sur place il y a quelques mois. Mais de l’avis du camp adverse, celui de Kamisy hely J.L l’enquête ainsi  diligentée a été maquillée par J.L. Celui-ci par exemple, ont indiqué des exploitants miniers d’Ambilo, n’a pas tenu compte du « Dina » sur l’exploitation d’or à Betsiaka lequel est pourtant  homologué par le Tribunal dans sa soi-disant enquête. « Nous avons pensé que ce conseiller du ministre était descendu à Ambilobe pour s’enquérir de la réalité et écouter les 2 parties antagonistes. Mais ce ne fut pas le cas. Il ne faisait que recevoir qui il voulait dans sa chambre d’hôtel.  Il avait déjà une idée précise et ne visait que son propre intérêt. Cela va surement vous surprendre mais sachez que le fatana n° 505 dont il est question ne se trouve même  pas dans le « bongon’ny Jaiky » mais dans le « bongon’ny Mahery Avaratra » et inscrit effectivement au nom de Zara Robert. Vous pouvez le vérifier dans les archives de la Commune rurale de Betsiaka » ont-ils expliqué. Et de continuer « le ministre des Mines a été induit en erreur. Il importe de signaler que le Comité national des mines (Cnm) a mené une enquête approfondie sur le litige en question. Le ministère aurait dû attendre le rapport du Cnm avant de trancher sur cette affaire ». « En fait, nombreux sont les responsables intéressés par le filon de « bongon’ny Jaiky » et parmi eux des responsables de la société Mada Mining, des magistrats, des parlementaires, des anciens élus, des gendarmes, certaines autorités locales et autres qui sont prêts à tout pour se faire de l’argent et qui ont choisi le camp de Zara Robert. C’est la triste vérité » ont-ils ajouté visiblement indignés.

 

Risque d’affrontement

 

En tout cas, dans sa hâte d’annuler la suspension des activités d’exploitation d’or dans le « bongon’ny Jaiky » et d’écarter l’équipe de Kamisy hely, le Mpmp risque de provoquer à nouveau le désordre dans la Commune rurale de Betsiaka. Un risque d’affrontement n’est pas à écarter entre les 2 camps antagonistes alors qu’il est possible de les concilier. C’est d’ailleurs, selon nos sources, ce que le Cnm  compte faire à l’issue de son enquête. Par ailleurs, il y a lieu de savoir que même une société à laquelle la Kraoma a donné un périmètre à Ambilo est contre la note sortie par le Mpmp et l’attribution du fatana n°505 à Zara Robert.

 

Attaqués par leurs  propres partisans

 

Pour couronner le tout, Zara Robert et une certaine dame dénommée Mboty  Geneviève sont attaqués par des membres de leur propre équipe lesquels dans une lettre qu’ils ont envoyée au ministre des Mines le 28 septembre dernier ont dénoncé les magouilles et l’ingratitude  des premiers. « Le fatana n°505 n’appartient pas exclusivement à Zara Robert mais à nous tous. C’est nous qui avons creusé ce tunnel jusqu’à sa profondeur actuelle qui est environ de 80m. Et sur le  plan financier, nous sommes soutenus par Thierry Mananjara dit Thierry Golden. Nous sommes surpris d’apprendre qu’actuellement Zara Robert et Mboty Geneviève se targuent d’être les propriétaires légaux et  légitimes de ce « fatana » et reconnus  par le conseiller du ministre J.L..Rakotomalala Olivier est le véritable propriétaire de ce périmètre mais il a donné procuration à Zara Robert » ont-ils expliqué.  Par ailleurs, ces derniers s’insurgent contre ce qu’ils qualifient d’exploitation de la part de Zara Robert et la dame en question  à leur égard. « Ils nous exploitent. Sachez que nous ne recevons qu’à peine 1/3 des bénéfices. Ils   gardent les 2/3 et ont déclaré qu’une partie est destinée aux autorités afin que ces dernières nous protègent. De quoi ? Nous aimerons bien le savoir » ont-ils indiqué. Dans la foulée, ces propres hommes de Zara Robert ont fait part de l’existence d’un vazaha intéressé par le gisement qu’ils exploitent avec qui travaille ce dernier avant de demander au ministre des Mines de dépêcher un responsable autre que son conseiller J.L. à Ambilobe dans la mesure où ce dernier a failli à la mission qui lui a été assignée. Mais de toute évidence, les revendications  de ces petits exploitants miniers n’ont pas été entendues. A preuve, cette note de service n° 160-17 sortie par le ministère de tutelle le 2 novembre dernier à l’issue de la soi-disant enquête menée par le conseiller technique du ministre. Maintenant que ce dernier est informé de la situation, les observateurs osent espérer qu’il va reconsidérer sa décision. Il n’est jamais trop tard pour bien faire à moins que la cupidité l’emporte.                                          

 A. Lepêcheur

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Thb Ligue des champions - La Cnaps Ok, Elgeco Plus Ko

Le parfum de la Coupe a des effluves amers. L'ivresse a vite viré à la gueule de bois. Que leur prestation, moyenne, les renvoie finalement au rôle de figurants. Que l'injustice est encore plus douloureuse quand elle frappe les plus faibles. La Cnaps Sport Itasy a remporté son sixième titre consécutif hier en battant (1-0) l’Elgeco Plus Analamanga lors de la dernière journée de la poule des As, Thb Ligue des champions  au stade synthétique d’Ampasambazaha.  Il a fallu un match nul pour les caissiers pour remporter le titre. Et ils l’ont eu. C’est un penalty sur une main indiscutable  de Johnny, le défenseur central d’Elgeco Plus, dans la surface de réparation à la 31e qui a fauché le dernier espoir de l’équipe. Par ailleurs, il a fallu un écart de 3 buts pour permettre aux protégés d’Oelison Rafanomezantsoa dit Careca pour prendre sa revanche face à la Cnaps.

 

Match inachevé

Du coup, il n'y a pas de consolation possible pour les «petits» perdants. Englués dans le sentiment d'être passés très près du paradis rond, l’Elgeco Plus n’a rien trouvé de mieux que d’interrompre le match à la 82e minute. La raison, son gardien de but, Eddy Bastia n’a plus de visibilité des ballons alors que leur remplacement est déjà terminé. Décision finale de l’arbitre, il a sifflé la fin du match. Victoire de la Cnaps Sport. C’est à la deuxième finale que les deux équipes s’opposaient durant les deux saisons consécutives et l’Elgeco Plus n’a  pas eu sa revanche.  Par contre, la Cnaps Sport a tout raflé, du titre aux palmarès, ses deux attaquants, Lalaina  élu meilleur joueur et Niasexe meilleur buteur (15 buts) ont bien garni l’escarcelle des caissiers. Sans parler du titre de meilleur entraineur attribué à Tipet Andriambolonana. Signalons que   l’Elgeco Plus a refusé  de recevoir les médailles . Un manque manifeste de fairplay de l’équipe championne d’Analamanga.  Dans l’autre match, le Cosfa a battu le Hzam (2-0) et termine troisième du classement général. 

Elias Fanomezantsoa

 

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Le parti présidentiel, HVM, monte au créneau

Le parti Hery Vaovao ho an’i Madagasikara (HVM) sort de son silence. Alors que les attaques de toutes parts accablant leur candidat à la présidentielle se font jour, les membres du bureau permanent de ce parti présidentiel ont contre-attaqué. La réalisation du premier tour de l’élection n’a pas respecté les normes établies selon la loi, déclarent-ils. Les ténors du HVM confirment également avoir constaté des fraudes de toutes sortes.

« Plusieurs bureaux de vote n’ont pas respecté l’heure d’ouverture fixée par la loi en vigueur ; il y a également les problèmes des cartes électorales ». A cela s’ajoute les doublons dans la liste électorale que le collectif des 25 candidats ayant réclamé, entre autres, l’ouverture de la liste électorale a déjà dénoncé. Le HVM a par ailleurs constaté l’utilisation des feutres au lieu des stylos, selon les indications de la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

Ironie du sort : c’est le pouvoir en place composé majoritairement du parti présidentiel qui a préparé et organisé l’élection avec la Commission électorale nationale indépendante (CENI), cela va de la préparation de la liste électorale à l’organisation générale de la tenue du premier tour qui s’est déroulé le mercredi 7 novembre dernier. Dans ce cas, il devrait être garant de la transparence et de la tenue d’une élection sans aucune fraude.

Actuellement, le président sortant Hery Rajaonarimampianina du HVM se trouve en troisième position dans la course à la présidentielle (environ 7%), largement derrière Andry Rajoelina qui a un peu plus des 39% des suffrages exprimés et Marc Ravalomanana avec près de 37% des voix.

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Une affaire de gros sous confirmée par les observateurs européens

La distribution d’argent lors de la campagne électorale a été signalée par la Mission d’observation électorale de l’Union Européenne (MOE EU) à Madagascar qui a effectué vendredi dernier sa déclaration « préliminaire » par rapport au scrutin tenu le 7 novembre dernier. La MOE EU a constaté des infractions commises lors de meetings par des candidats à l’instar de l’utilisation de véhicules de l’Etat, la participation d’agents publics et membres de l’administration étatique aux événements de campagne, la distribution d’argent dont certains cas sont camouflés par un remboursement de frais de transport des partisans venus assister à la campagne.

Dans ce rapport préliminaire, la MOE EU précise que ces actes de distributions d’argent ont surtout été observés lors de la campagne de Hery Rajaonarimampianina et d’Andry Rajoelina. Deux des trois candidats les plus nantis de cette élection avec Marc Ravalomanana. Les partisans de ce dernier en profitent alors pour critiquer les deux candidats concernés et lancer des fleurs à l’endroit du candidat N° 25 qui prétend suivre le droit chemin.

Dans les détails de ce rapport, la Mission d’observation de l’Union Européenne indique que pour le cas du président sortant, la distribution d’argent a été constatée à Fort-Dauphin le 23 octobre où un ex-député a offert une enveloppe de 200.000 ariary à un chef fokontany, un autre a distribué de l’argent aux Tangalamena le 1er novembre à Fanandrana, Tomasina II, région Atsinanana. Même cas pour le candidat Andry Rajoelina à Farafangana, région Atsimo-Atsinanana le 26 octobre où une somme de 12 millions d’ariary a été offerte au roi local Tadatsy des Antefasy, et à Vangaindrano le 30 octobre, une somme de 6 millions d’ariary au roi local Eliandre des Zafimananga.

La distribution d’argent à titre de défraiement de partisans ayant assisté à la propagande a notamment été observée lors de la campagne du candidat Andry Rajoelina à Antsiranana I, le 8 octobre ; à Sambava Centre le 10 octobre, à Tolagnaro le 19 octobre, à Ampasimazava, Toamasina I, le 21 octobre, à Fénérive-Est, le 23 octobre, Mahamasina, le 27 octobre, à Morondava Centre, région Menabe le 27 octobre, à Vangaindrano, le 30 octobre. Même cas pour le candidat Hery Rajaonarimampianina à Analavory le 9 octobre, à Marovoay, le 23 octobre, à Morondava, le 24 octobre, à Sambava centre et Ambarimihambana, respectivement le 27 octobre et le 2 novembre.

Mais la mission d’observation électorale de l’Union européenne souligne qu’il n’y a pas que ces deux candidats qui procèdent au remboursement des frais de transport de leur partisans respectifs, le candidat Zafimahaleo Rasolofondraosolo alias Dama l’aurait également fait à Toamasina I, le 28 octobre ; le candidat André Mailhol à Sambava centre le 2 novembre et le candidat Orlando Robimanana à Farafangana, le 30 octobre.

Mais il n’y a pourtant pas que dans le cadre de la campagne électorale que les affaires de gros sous a été relevées. Quelques jours après la tenue du scrutin, des accusations sont également lancées à l’endroit d’un membre du gouvernement et de certains membres de la Commission nationale électorale indépendante (CENI) qui auraient perçu une somme d’argent pour détourner des voix. Face à ces accusations, la réponse de Hery Rakotomanana, président de la CENI, ne s’est pas fait attendre en invitant ceux qui ont porté ces accusations à apporter des preuves.

Le hic est que malgré les affirmations concernant la distribution d’argent et les diverses infractions, la Mission d’observation de la communauté internationale ne peut que lancer l’alerte, la loi en vigueur dans le pays ne lui permet pas d’engager des procédures pénales. De même, les accusations lancées à l’endroit de certains membres de la CENI et des membres du gouvernement pourraient être classées sans suite si aucune enquête n’est ouverte. La réaction du Bureau indépendante nationale anti-corruption par rapport à ces affaires de gros sous est ainsi attendue.